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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Ollivander's
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Le comptoir
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Adonis Evans
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Re: Le comptoir
Adonis Evans, le  Ven 7 Aoû - 22:30

À Jennifer Wilson,

   La précieuse de bois roulait toujours entre les phalanges du jeune homme.
   Il ne s’était pas trompé, la jolie blonde n’était pas là depuis bien longtemps. Pour autant, quoiqu’elle en disait, elle semblait bien au point sur les baguettes. Elle avait tout de même choisi la bonne du premier coup. Avec une relève pareille, la boutique Ollivander’s avait encore de beaux jours devant elle.

   - Je ne vous retiens pas plus longtemps dans ce cas. Merci d’avoir répondu à mes questions, j’ai été ravi de cette discussion.

   Il était temps de partir. Adonis remercia une dernière fois la jeune femme en rangeant sa baguette de sapin dans sa veste. Il avait hâte de tester ses capacités. Il lui faudrait sûrement un temps d’adaptation mais il n’était pas inquiet. Après tout, c’était elle qui l’avait choisi.

   - Peut-être nous recroiserons-nous un de ces jours. Je vous souhaite beaucoup de réussite et un grand nombre de baguettes vendues mademoiselle. Passez une agréable journée.

   D’un pas assuré, il tourna les talons, le sourire aux lèvres. Il se sentait plus léger à présent. Cette nouvelle baguette, il allait en prendre soin. Arrivé devant la sortie, il regarda une dernière fois la jolie blonde qui s’occupait déjà d’un autre client et disparut dans le tintement de la clochette d’argent.

– Départ d’Adonis –
Un grand merci Miss Wilson ! amour

Alice Vindictam
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Re: Le comptoir
Alice Vindictam, le  Mar 11 Aoû - 21:05

Une nouvelle baguette est un choix complexe. Du moins c'est ce que lui a appris le premier vendeur, confirmé par cette vendeuse-là. Même si cette fois elle s'occupait de plusieurs clients à la fois, non pas que ça la dérangeait, elle inclina prudemment la tête à l'intention de l'élève qui l'avait salué, peut-être plus sèchement qu'elle l'aurait voulu. Elle préféra orienter son regard sur l'arrière-boutique.
Tant de baguettes, tant de possibilité et toutes avait déjà une âme sœur que ce soit aujourd'hui, demain ou dans quarante ans. Mais cela souleva une question à la jeune femme : qu'arrivait-il si une baguette se brisait avant de rencontrer son être destiné ? Un concept qu'elle ressassa longuement au point de ne pas remarquer la baguette tendue par la vendeuse revenue qui avait déjà encaissé son confrère écolier.
Elle prit délicatement la baguette en balbutiant une excuse. La prise en main était agréable, l'objet était légèrement plus long que la précédente et moins rigide. Un geste ample et une sensation agréable qui lui remonte à l'épaule. Oui, elle lui plaisait.
En reposant la baguette dans son écrin elle déposa les galions sur le comptoir, inclinant doucement la tête.

Je... Merci pour votre temps, elle est parfaite. P...Passez une agréable journée.

Trois pas en arrière, puis volte-face vers la clochette d'argent et la rue. Prochaine étape : les animaux.
Alhena Peverell
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Re: Le comptoir
Alhena Peverell, le  Mer 12 Aoû - 2:37

ft vendeur.se
Saison 32 - Janvier 2179
Suite de cette Lettre

La brune avait attendu un peu plus d'une semaine avant de se rendre chez Ollivander's sous Polynectar. Elle avait pris quelques cheveux d'une jeune moldue ivre lors d'une soirée. D'ailleurs, il lui en restait encore quelques-uns, histoire de si jamais elle avait besoin de revenir. Elle avait vidé une de ses trois fioles de Polynectar, achetée il y a de cela quelque temps chez Barjow et Beurk. Cela avait toujours un goût aussi infâme, mais elle devait faire les choses bien, si elle voulait que cette nouvelle baguette ne puisse jamais remonter jusqu'à elle en cas de problème.

Devant la boutique, elle observa son nouveau reflet : cheveux châtain, yeux marron, taille moyenne. Elle n'avait rien de particulier, une fille perdue dans la foule, dont le visage resterait clairement probablement flou. Elle pris une grande inspiration, puis poussa la porte de la boutique. Le cœur battant, elle s'approcha du comptoir et imposa un petit accent français dans sa voix : Bonjour, je viens récupérer une baguette que j'ai commandée par chouette. Je suis Elizabeth Scott. Peverell allait droit au but. Elle n'essayait pas de se faire remarquer, au contraire. Moins elle passerait de temps ici, plus elle aurait de chance pour que son plan fonctionne.

La seule chose qu'elle espérait, c'était qu'Izsa ne soit pas présente ou n'ait pas fabriqué ladite baguette. Elle la connaissait assez bien, pour savoir que si elle venait à perdre la baguette, la jeune femme serait totalement capable de se souvenir de cet épisode un peu étrange. C'était donc, légèrement dangereux. Il fallait qu'elle fasse vite, surtout que les effets d'une potion n'étaient jamais éternels. Elle avait encore une bonne marge devant elle, mais on ne savait jamais. Tout pouvait encore arriver.

Hugh Dey
Hugh Dey
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Re: Le comptoir
Hugh Dey, le  Jeu 13 Aoû - 21:32




Baguette


Pour Daisy Wellington

-Oui vous ... devriez lui écrire je crois, monsieur. Ça lui ferait très plaisir. Elle ... a perdu sa famille. Dans un accident ... l'année dernière.

What ? J’ouvris de grands yeux en entendant la nouvelle. La pauvre petite choupette. Et les pauvres parents. Ils m’avaient payé un verre quand je l’avais retrouvée, complètement paumée sur le chemin de Traverse. Et ils étaient morts. Oh bordel de… Oui. C’était certain, fallait que je lui écrive.

-Presque personne le sait ... mais je me dis que vous ... Vous comptez pour elle ... je crois. Elle aimerait avoir de vos nouvelles.

Je hochais la tête. Elle avait raison. Je savais que je comptais pour elle. Et j’en avais presque les larmes aux yeux mais je crois qu’elles étaient trop choquées pour oser remplir mes yeux. A la place, c’est un simple « Merci » que je soufflais, avant de ravaler ma salive. Je n’avais plus l’esprit qu’à la lettre que je devais lui écrire. Comment revenir vers elle, autrement que par un « j’ai entendu pour tes parents je suis désolé », qui n’était clairement pas très original ? Aucune idée. Ca risquait de me hanter pendant de nombreux jours.

Le fait est que je n’avais pas de nombreux jours devant moi. A l’heure actuelle, je n’avais qu’une petite cliente qui m’avait justement demandé de faire une baguette à la demoiselle, jumelée à la sienne. Et bon, je demandais des précisions mais elle avait l’air complètement perdue aussi celle-là, ou pas bien dégourdie, si bien que sa réponse ne m’apporta aucune info supplémentaire. Aussi hochais-je une nouvelle fois la tête avant de simplement partir dans les allées pour trouver la baguette parfaite.

Evidemment je ne la trouvais déjà confectionnée. Le jumelage était aisé, je savais qu’il fallait lui garder un cœur de Dictame mais avec l’épreuve qu’elle venait de subir, le Hêtre qu’elle avait actuellement pouvait lui convenir un peu moins. Aussi devais-je d’abord trouver le bois, avant de la confectionner avec une tige de dictame issue du même dictame que la petite demoiselle… Bien.

L’évidence me frappa soudain. Le Bois de Rose. Je n’avais rien d’autre à proposer que ce bois-là. Je ne pouvais rien proposer d’autre. Parce que si la demoiselle voulait jumeler en cœur, je pouvais jumeler la mienne en bois. Et le bois de rose était terriblement subtil, plus mûr que ne l’était le hêtre. Il était fin. Parfois dur, mais surtout… Boh elle comprendrait, s’il était jumelé à ma baguette, elle comprendrait sans aucun doute.

Aussi revins-je vers le comptoir, les mains vides mais le sourire aux lèvres.

- J’ai une proposition à vous faire. Je vais confectionner à Autumn une baguette avec un cœur de Dictame, jumelé à la vôtre… Et entouré d’un bois de Rose, jumelé à la mienne. Cette baguette vaudrait normalement 20 Gallions et 10 mornilles, ce qui, pour un cadeau à une amie est peut-être un peu beaucoup. Aussi, je vous propose de régler tout ce qui était au-dessus de votre budget, de ma poche. Ce sera un cadeau commun, si vous voulez bien ?

J’étais un peu nerveux à vrai dire… Parce que la proposition était plutôt inédite et j’avais peur qu’elle n’ait l’impression que je m’immisce dans son cadeau… A voir. Je rajoutais simplement : « Il faut que je la confectionne, ça mettra une bonne semaine… Et je peux la lui envoyer avec une lettre signée de nous deux si vous le souhaitez.


Baguettes



Nom : Daisy Wellington
Bois : Teck
Composant : Tige de Dictame
Élasticité : Souple
Taille : 26,4 cm
Personnalisation : à venir
Prix : 1 Gallions & 10 Mornilles + Personnalisation
(Sera réglé avec le prix du concours RPG Ollivander’s)

Nom : Lilith A. Strix
Bois : Bois de Rose
Composant : Tige de Dictame
Élasticité : à voir
Taille : à voir
Prix : 20 Gallions & 10 Mornilles (à partager entre Hugh et Daisy si Daisy est ok)





by Lydie






Baguettes


Pour Alhena Peverell


On avait reçu une lettre à la boutique. Une lettre. Genre, apportée par une chouette et tout. Et dedans y avait une fille qui racontait sa vie – une histoire de famille et de vacances, j’avais rien compris – et qui demandait une nouvelle baguette. Ok. Bon. J’aimais pas trop faire ça, parce que la dame, déjà je la connaissais pas – Elizabeth Scott sérieux, plus passe-partout tu meurs – pis surtout elle demandait des ingrédients qu’on avait mais pas en grande quantité. Et ça coûtait un peu sa commande quand même. Alors bon… Pendant un jour ou deux j’hésitais mais finalement je me disais qu’elle allait quand même finir par arriver et par me la payer cette commande, tout du moins j’espérais, donc je la faisais quand même la baguette.

J’aurais franchement adoré lui faire une baguette ultra passe-partout à elle, mais le bois d’amarante c’était violet. Plus original tu meurs. Ca faisait beaucoup de fois que je disais « tu meurs » j’avais vraiment peur que la cliente vienne pas hein. Pis à l’intérieur, un poil de Womatou, bah c’était pareil hein, c’était plutôt excentrique. Du coup, alors que j’aimais pas le nom de la cliente, je kiffais bien la baguette. Elle avait du caractère la dame, à mesure que je la forgeais je m’y attachais un peu. Une baguette capricieuse. J’aimais bien. C’était mieux ça qu’un truc aussi réactif qu’un boursouflet.

Bref, j’avais bien fini de la forger depuis deux jours et je la regardais tous les matins pour être bien sûr qu’elle soit toujours dans sa boîte – on savait jamais avec les baguettes capricieuses, elles pouvaient se barrer en courant – et je m’attendais à voir débarquer une dame avec un chapeau à plumes roses ou quelque chose dans le genre pour venir la chercher.

Bonjour, je viens récupérer une baguette que j'ai commandée par chouette. Je suis Elizabeth Scott.

Ma bouche s’ouvrit grand tandis que je dévisageais la dame. Taille moyenne, cheveux moyens, yeux moyens-bof. Rien d’exceptionnel chez elle. Je levais même un sourcil avant de refermer la bouche. J’étais clairement déçu. Je ne fis qu’hocher la tête avant d’aller chercher ma superbe baguette, clairement dégoûté d’avoir à la filer à quelqu’un d’aussi insignifiant.

Voilà m’dame, ça fera Gallions.

Et c’est tout. Pas de s’il vous plaît, pas de merci, de toute façon j’avais bien le droit d’être impoli, je l’aurais oublié dès sa sortie de la boutique.




Baguettes



Nom : Alhena Peverell (sous la fausse identité Elizabeth Scott)
Bois : Amarante
Composant : Poil de Womatou
Élasticité : Très rigide
Taille : 21,3 cm
Prix : 65 Gallions
Compte Vérifié





by Lydie
Alhena Peverell
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Re: Le comptoir
Alhena Peverell, le  Ven 14 Aoû - 2:03

ft Hugh

Intérieurement, Alhena soupira de soulagement en voyant le visage de son ancien collègue de travail. Il s'était cotoyé à Poudlard quelques temps auparavant. Et dans ses souvenirs, Dey était un peu spécial et clairement... Peverell pensait très fortement qu'il lui manquait une case quelque part. Pour une fois, Merlin était de son côté. Elle fit un grand sourire sans se soucier le moins du monde de ce qu'il lui disait vraiment. Son but était seulement qu'il ne se souvienne pas du tout à qui il avait vendu cette foutue baguette. Quand bien même il viendrait à reconnaître son oeuvre, il ne pourrait jamais faire un portait robot d'une moldu de passage, d'une fausse sorcière.

Et si le pire venait à arriver, elle pouvait aller trafiquer quelques dossiers ou demander à Azaël de s'en occuper, mais il était toujours préférable de prendre des précautions. 67 lui avait confié une mission et la plupart de ses baguettes étant connues par son amie Izsa, elle devait faire attention. Si elle devait agir dans l'ombre pour les Mangemorts, les surveiller, il fallait redoubler de prudence. Alors quoi de mieux qu'une baguette dont on ne pourrait jamais retrouver le propriétaire ? Merci mon brave ! Elle ouvrit la boîte, glissa ses doigts le long de sa nouvelle baguette. Elle était aussi extraordinaire et belle que les autres. Elle était comme une énième partie d'elle-même.

Ne voulant pas rester plus longtemps, elle déposa la somme sur le comptoir avec un très beau sourire. Elle essayait de rester de nature joyeuse, mais quelque chose l'empêchait clairement. C'était plus fort qu'elle. Son sourire était très crispé, elle avait les mains qui tremblaient un peu. Sans demander plus que cela, elle glissa un au revoir, toujours avec ce faux accent français collé aux lèvres. Elle se précipita en dehors de la boutique avec son achat, s'éloigna de la boutique puis transplana en vitesse.

Voilà qui était chose faite.

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Re: Le comptoir
Daisy Wellington, le  Ven 14 Aoû - 11:45

L'homme-caméléon reçoit la nouvelle comme un coup de poing. Je le vois. Il ne trouve les moyens que de murmurer un simple "Merci" avant de lentement disparaître entre les rayonnages de la boutique. Le temps pour lui de trouver la baguette ... ou de digérer la nouvelle ?

Ça me désole d'être celle qui lui aura apporté la nouvelle ... et de constater l'effet qu'elle a eu sur lui ... Mais dans un certain sens ... me rassure aussi de voir que mon amie compte aux yeux de quelqu'un d'autre. Elle qui se sent si seule et semble avoir du mal à créer des liens avec quiconque ...  L'histoire ridicule de ma baguette dévorée par mon chien ne compte pour rien à côté. Envolée, oubliée ... une mésaventure dérisoire comparée au drame vécu par mon amie.  

Je reste donc seule au comptoir à méditer sur tout cela ... quand enfin il revient.

Le sourire confiant qu'il affiche est communicatif et un sourire se dessine en retour sur mes lèvres. Ça ne peut vouloir dire qu'une chose : Il pense avoir trouvé la baguette idéale pour elle.

Je n'ai pas le temps de m'interroger sur l'absence de boite entre ses mains car aussitôt il prend la parole. J'écoute sa proposition avec une certaine incrédulité au départ. Lier ... lui aussi sa baguette à celle d'Autumn ... ? Ma première réaction est de me sentir comme ... dépouillée. volée. Qu'est ce que c'est que ce sentiment ... ? De la jalousie ... ? C'est la première fois que ca m'arrive ...  Je voulais MOI lui faire un cadeau. Parce que je suis am... amie avec elle. Je voulais un lien unique entre nous. Pas que quelqu'un s'y incruste.

C'est un sentiment hideux. Possessif. Égoïste. Et je m'en veux immédiatement de le ressentir. Mon visage, mes hésitations, doivent trahir mes tourments et un silence malaisant s'installe pendant de longues secondes. Des secondes au cours desquelles des succession s de pensées m'assaillent. Ma conscience me rattrape par la peau du cou et me met le nez dans mes contradictions.  

C'est le bonheur de mon amie que je devrais vouloir ... Elle n'est pas à moi.  Elle a besoin d'amis. De gens sur qui elle peut savoir compter et qui la soutiendront. Oui je veux le voir sourire de nouveau. Je veux voir son expression quand elle découvrira la baguette et la surprise qu'on lui aura préparée. Le plaisir et le soulagement de découvrir qu'elle compte aux yeux de quelqu'un d'autre. Quelqu'un a qui elle tient.

Mon visage s'apaise et le sourire qui l'avait momentanément déserté finit par réapparaître, sans artifice ni effort.

-Je suis sûre que ... on ne pourrait pas lui faire de plus cadeau monsieur ... Et je le pense avec grande sincérité. Jamais on ne pourra trouver mieux pour elle. On se condamne tous les deux à ne plus lui faire que des cadeaux "moins bien" pour le reste de sa vie.

Mais une chose me dérange quand même. J'aurais aimé lui offrir la baguette. Etre là au moment où elle comprendrait ... où ses yeux pailletés d'or s'illumineraient. Alors l'envoi par Hibou me dérange un peu. C'est impersonnel ...

Une nouvelle idée me vient alors. Une manière de couper la ravegourde en deux et de satisfaire tout le monde (du moins je l'espère).

-Est-ce que vous aimeriez, monsieur, que ... j'amène Lilou ici dans une semaine ? Enfin je veux dire Autumn ...   Et qu'on lui fasse la surprise ... ? Elle a eu la permission de me rendre visite bientôt, pour les vacances ... On viendra faire les courses pour la rentrée et ... mine de rien je vais la faire venir ici ?

L'idée me plait vraiment. L'enthousiasme se lit sur mon visage. Je sors mon porte-monnaie, décidée à payer la somme demandée. J'ai la chance immense d'être fille unique (peut-être un peu trop gâtée ?) d'une famille plutôt prospère. Le prix n'a jamais été un problème et j'aurais payé sans hésiter les 20 gallions. J'étais plus que prête à "casser la tirelire" pour elle. Mais ... je comprend vraiment l'importance symbolique de "partager" l'addition.  C'est important pour lui aussi sans doutes.
Liv Gordon
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Re: Le comptoir
Liv Gordon, le  Sam 15 Aoû - 11:02


Comme à son habitude, les allées du chemin de Traverse étaient grouillantes de vie. Les personnes allaient et venaient entre les différents commerces. Des discussions et des éclats de rire retentissaient à tous les angles de la rue. J’aimais cette ambiance si joyeuse, dynamique et conviviale qui régnait en ces lieux. En effet, je m’étais toujours plus épanouie dans des lieux vivants que dans la solitude. Une journée sans pouvoir échanger avec quelqu’un était une journée bien triste pour moi. Mais si j’étais ici, c’était pour une raison bien précise. En effet, quelques jours auparavant j’avais eu, disons, un petit accident avec ma baguette. C’était bien la première fois que quelque chose de la sorte m’arrivait.

J’avais toujours eu une passion pour les potions et, il fallait le reconnaître, une certaine aisance. Mais ce jour-là, les choses avaient pris une tournure un peu inattendue. Alors que je m’affairais à la préparation d’une potion de nettoyage, il se trouve que je confondis malencontreusement la fiole de sécrétions de Bandimon avec une autre fiole sûrement beaucoup trop semblable. Conclusion, l’effet ne fut pas du tout celui escompté et je pus le constater lorsque je le renversai. La solution se répandit sur la table en bois où le matériel était installé et, au lieu de nettoyer la surface, le bois fut totalement rongé. Là, nous pouvions dire qu’il n’y avait plus de traces, en effet, il y avait un trou énorme à la place. Et comme vous pouvez vous en douter, j’avais bien évidemment posé ma baguette à côté du chaudron. J’eus tout de même le temps de sauver les deux tiers de ma baguette, un tiers de l’avant et un tiers de l’arrière. J’étais donc maintenant l’heureuse détentrice d’une baguette en deux morceaux, désintégrée en son milieu. Pas très utile pour pratiquer la magie et sans aucun doute impossible à réparer. Je me vis donc dans l’obligation d’aller chez Ollivander’s.

         J’arrivais enfin de la boutique et je pus observer à quel point le temps avait passé. En effet, je ne me souvenais pas y avoir remis les pieds depuis mon entrée à Poudlard, il y avait de cela treize ans. La boutique avait bien changé depuis. Les grandes fenêtres permettaient d’apercevoir depuis l’extérieur les nombreuses baguettes exposées. Toutes différentes et personnelles, dans l’attente de trouver leur sorcier ou sorcière. Je poussai alors la porte de la boutique, faisant retenir le clair tintement de la cloche accrochée au-dessus de celle-ci.

« Bonjour, bonjour ! » m’exclamai-je

Ces mots étaient partis un peu plus fort que ce que je voulais, m’arrachant un sourire légèrement gêné. Contrairement à ce que j’avais déjà pu observer des années auparavant, la salle était calme. Je pus alors clairement observer les changements effectués dans la décoration. Le bois omniprésent était choisi avec beaucoup de goût et rendait le lieu accueillant et à la fois lumineux. Je me dirigerai alors vers le comptoir et me saisit d’un formulaire pour le remplir comme il se doit. Après tout, j’avais besoin d’une nouvelle baguette.

*Note à moi-même, laisser une distance de sécurité d’au moins un mètre entre ma baguette et le chaudron la prochaine fois que je réalise une potion*

Formulaire:
 

Cela fait, je remis le stylo à sa place puis je me dirigeai à nouveau vers le comptoir. J’essayais d’observer si l’un des vendeurs était disponible. J’attendais patiemment, un sourire aux lèvres, de leur confier mon formulaire.

« J’aimerais acheter une nouvelle baguette, suite… comment dire, à un accident. Voilà, j’ai rempli les informations nécessaires », dis-je en tendant le papier.
Srđan Karanovic
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Re: Le comptoir
Srđan Karanovic, le  Dim 16 Aoû - 10:21

Saison 32 - Avant la rentrée

A peine entré sur le chemin de Traverse, Srđan s'était perdu. Il s'attendait à un chemin, bordé de boutiques sagement alignées, mais n'avait absolument pas anticipé la foule qui se presserait dans la rue juste avant la rentrée, cherchant à acquérir de précieuses fournitures d'école pour des gamins surexcités. A force de mettre toute son énergie à éviter de heurter une épaule ou d'écraser le pied d'un sorcier, il en avait oublié de chercher la célèbre boutique de baguettes.
Ce ne fut que lorsqu'il se retrouva dans une impasse, soudainement seul, qu'il se rendit compte qu'il avait de toute évidence manqué ce qu'il cherchait. Il prit une grande inspiration, avant de tourner les talons et de retourner dans la foule bigarrée. Cette fois, il parviendrait à éviter les gens et à atteindre son but.
Il ignora les quelques regards qui se portaient vers lui : oui, il était habillé comme un moldu, avec ses baskets, son jean serré, son tee-shirt à manches longues et ses lunettes de soleil. A son avis, il ne dénotait pas tant que cela, de nombreux sorciers grandissaient chez les moldus, et ne se sentaient pas obligés de revêtir des robes de toutes façons beaucoup trop lourdes pour la chaleur écrasante de l'été. Et puis, il n'était pas peu fier de savoir s'habiller comme un vrai moldu.
Au bout d'une demi-heure, la boutique recherchée se dressait, enfin, devant lui. Soulagé, il poussa la porte, faisant tinter une clochette. L'intérieur qui respirait la magie, lui plut immédiatement. Il n'avait jamais mis les pieds chez un fabricant de baguettes, mais il se sentit en confiance; on lui trouverait certainement ce qu'il fallait.

"Sa" baguette, la précédente, lui manquait beaucoup, et il n'était pas sûr de parvenir à s'adapter à une nouvelle. Mais dans un endroit comme celui-ci, il devait y en avoir des milliers, ce serait impossible qu'aucune ne lui convienne... pas vrai? Enfin, à condition qu'on accepte de lui en vendre une, une fois qu'il aurait expliqué ce qu'il était advenu de la précédente. Voler une baguette était certainement une raison suffisante pour aller à Azkaban... Il sourit en y pensant. C'était sa mère qui avait volé cette baguette pour lui, il n'avait jamais su où, pour ses 7 ans. Il n'avait jamais été parfaitement accordé avec cette baguette, mais elle lui rappelait sa mère, et était devenue infiniment précieuse à ses yeux.
Ensuite, bien sûr, ses grands-parents l'avaient inscrit à Poudlard, il avait fallu quitter la Serbie, et la baguette volée aurait risqué de ne pas passer, soit à la frontière, soit à l'école. Srđan n'avait pas osé l'emporter dans son voyage, et avait du se résoudre à la laisser chez ses grands parents, cachée sous le parquet de sa chambre, reléguée au rang de souvenir. Il ne doutait pas que son grand-père l'aurait bientôt retrouvée, et détruite avec tout le reste des affaires du jeune homme qui pouvaient porter une trace de ses contacts avec les moldus.

Le jeune homme balaya toutes ces idées. Mieux valait ne pas penser à la mort de sa baguette. Il n'était pas forcé de donner tous les détails aux vendeurs!

Juste devant lui, attendant visiblement d'être servie, il y avait une sorcière, plus âgée que Srđan. Par réflexe, il passa sa main dans ses cheveux, dans un vain espoir de se recoiffer, avant de retirer ses lunettes de soleil, qui étaient de toutes façons ridicules en intérieur. L'inconvénient était que sans lunettes, le cocard que lui avait laissé son grand-père en guise de souvenir avant son départ pour le Royaume-Uni était parfaitement visible. Il s'assura que les manches de son tee-shirt lui arrivaient bien aux poignets, pour qu'au moins les autres bleus ne se voient pas.
La sorcière qui attendait son tour était vraiment belle, avec ses longs cheveux blonds et ses yeux bleus. Srđan lui adressa un sourire : on ne savait jamais, elle le repérerait peut-être, même s'il était plus jeune qu'elle.

Il aperçut du coin de l’œil des formulaires, disposés sur le comptoir, avec des stylos à bille. Amusé de ne pas écrire à la plume et à l'encre, il se pencha pour remplir le papier.


Formulaire:
 

Après s'être acquitté de sa tâche, non sans quelques hésitations, il reposa le papier, et, gardant toujours un œil sur la belle sorcière, s'adressant presque autant à elle qu'au vendeur qui s'occuperait de lui, il déclara, d'une voix un peu hésitante, et marquée d'un accent  serbe qu'il ne parvenait pas encore à dissimuler :

" Bonjour... Ma baguette a du rester à l'étranger, et ne s'en remettra probablement pas. Est-ce que c'est possible d'en avoir une nouvelle? "

Il espérait ne pas avoir fait de faute d'accord, et repassa la phrase dans sa tête. Tout semblait correct.
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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Lun 31 Aoû - 19:04




Baguettes


Pour Liv Gordon & Srđan Karanovic


Navrée pour ce retard...

Nouveau service à Ollivander's et pas des moindres. Aujourd'hui ça n'arrêtait pas. Même pas un moment pour me pauser cinq minutes, non ! Les baguettes se vendaient presque comme des petits pains. Tant mieux ! Cela était toujours rentable pour la boutique. Installée à l'arrière, juste le temps de boire une gorgée de mon thé, pour le coup, encore chaud que la sonnerie me rappelle à l'ordre. Oui Madame ! J'arriveeee !

Courant à moitié, je réapparais donc. Deux jeunes gens s'y trouvent. D'abord, une jeune femme blonde, très jolie puis un jeune homme. Je hausse des sourcils, intriguée par l'histoire de l'accident concernant la jolie blonde, légèrement sceptique envers le jeune homme. « Bonjour, bienvenue  à Ollivander's. » Tous les deux m'annoncent avoir eu des soucis avec leurs anciennes baguettes alors que je les écoute patiemment mon sourire de vendeuse à nouveau sur les lèvres. De toute façon, pour venir à la boutique, c'était soit pour acheter sa première baguette soit pour en acheter une nouvelle. « Je vois. Que d'aventures dites moi.  Je vais chercher ce qu'il vous faut. En attendant, je prends vos formulaires avec plaisir.  » Les deux formulaires en main, je pars donc pour aller errer quelques minutes entre les rayons de la boutique. Lisant les formulaires, mon pas passent, repassent sur la même allée alors que je touche seulement du regard les boîtiers avant finalement d'en retirer deux d'un rayon parfaitement en ordre. « Voici deux petites trouvailles. Une en peuplier, la seconde en mélèze. Vous pouvez les essayer. Un simple geste de la main suffira amplement. Si, la baguette vous va, je vous remercie de déposer 2 Gallions sur le comptoir sinon je ne suis pas loin. » Dernier p'tit regard avant de donner les deux concernées à leur futur propriétaire.




Baguettes



Nom : Liv Gordon
Bois : Peuplier
Composant : Aile de Fée
Élasticité : Relativement souple
Taille : 29,18 cm
Prix : 2 Gallions
Compte vérifié

Nom : Srđan Karanovic
Bois : Mélèze
Composant : Plume de Focifière
Élasticité : Assez flexible
Taille :32,25 cm
Prix : 2 Gallions
Compte vérifié








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Re: Le comptoir
Liv Gordon, le  Mar 1 Sep - 9:35

HRP : Aucun souci !

Alors que j’attendais patiemment qu’un vendeur soit disponible pour s’occuper de ma commande, je vis un jeune homme entrer à son tour dans la boutique. Alors que nos regards se croisaient, il me sourit, sourire que je lui rendis volontier. Puis, il alla remplir à son tour le formulaire et je me permis de continuer à l’observer discrètement.

Je me demandais bien pourquoi il était ici. Vu son âge, ce n’était clairement pas pour acheter sa première baguette, c’était certain. Que pouvait bien être la raison ? Une baguette secondaire pour parer le moindre problème ? Peut-être était-ce d’ailleurs ce que j’aurais dû faire. Si j’avais été prévoyante, je ne serais pas ici aujourd’hui. Mais bon abîmer sa baguette ne se prévoit pas vraiment, je suppose. Ou bien lui aussi avait eu un accident avec sa baguette et il venait la remplacer ? C’était une autre possibilité.

Perdue dans mes pensées, la voix d’une vendeuse nous saluant me rappela à la réalité. Je me tournai vers elle et lui souris tout en expliquant brièvement ma venue ici, avant alors qu’elle ne saisisse mon formulaire. Puis cette dernière se tourna vers le jeune homme. Je tendis quelque peu l'oreille et pus alors percevoir la raison de sa venue. Une baguette restée à l’étranger ? Ce n’était pas courant, mais cela avait attisé ma curiosité.

« Je vois. Que d'aventures dites-moi. Je vais chercher ce qu'il vous faut. En attendant, je prends vos formulaires avec plaisir. »

Je murmurai un merci alors que je l’observai disparaître dans les rayons de la boutique. J’étais à la fois nostalgique et excitée. Nostalgique, car c’était une page qui se tournait, je faisais le deuil de ma première baguette en quelque sorte. Mais je revivais aussi l’excitation de mes onze ans, lorsque j’avais mis pour la première fois les pieds sur le Chemin de Traverse et que j’avais eu ma première baguette entre les mains. Ce jour-là, j’étais réellement devenue une sorcière. J’étais réellement entrée dans le monde des sorciers.

Quelques instants plus tard, je vis la vendeuse revenir avec deux paquets dans ses mains :

« Voici deux petites trouvailles. Une en peuplier, la seconde en mélèze. Vous pouvez les essayer. Un simple geste de la main suffira amplement. Si, la baguette vous va, je vous remercie de déposer 2 Gallions sur le comptoir sinon je ne suis pas loin. »

J’avais toujours été fascinée par ce métier de vendeur de baguette. Pour moi, il s’agissait d’ailleurs plus d’un art qu’autre chose. Arriver à partir d'un formulaire à cerner la personne que vous aviez en face et trouver la baguette qui lui correspondrait au mieux. S’il y avait bien une chose dont j’étais sûre, c’était qu’en venant ici, je ressortirai avec la meilleure baguette qu’il soit pour moi.

C’était donc avec énergie et impatience que je me saisis de la baguette qui m’était destinée et présentée par la vendeuse. J’aimais beaucoup le toucher du peuplier sous mes doigts. Elle était légère et équilibrée, finement sculptée. La qualité Ollivander’s, ça c’était sûr !

Au fond de moi, je savais qu’elle me correspondait déjà, mais pour en être sûre, je fis quelques mouvements dans l’air après m’être légèrement écartée des autres personnes. On ne sait jamais. Alors que ma main tournait dans l’air en de légers mouvements, je vis quelques petites étincelles virevolter dans les airs. Je fus comme parcourue d’un frisson électrique, rempli de magie. C’était comme si la baguette s’était connectée avec moi. Je sentais l’énergie me parcourir pour finir par se concentrer dans la baguette. Elle était parfaite.

Je me dirigeai à nouveau vers le comptoir et la reposai dans son écrin. Je sortis les 2 Gallions demandés avant d’ajouter avec un sourire à destination de la vendeuse :

« Comme je m’y attendais, elle est parfaite, merci beaucoup ! Voilà le règlement demandé. Passez une agréable journée. »

Je me dirigeai alors vers la sortie, ma nouvelle baguette avec moi. La tristesse de la perte de mon ancienne baguette laissait peu à peu place au bonheur de vivre de nouvelles aventures avec celle-ci. Je croisai une dernière fois le regard du jeune homme et lui fis un signe de la main. La cloche tinta à nouveau pour signaler ma sortie.

Cependant, alors que je commençais à m’éloigner sur le Chemin de Traverse, je m’arrêtai. Le jeune homme de la boutique m’avait étrangement marqué et j’avais bien envie de lui poser quelques questions…

--- Sortie de Liv ---
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Re: Le comptoir
Srđan Karanovic, le  Mar 1 Sep - 19:08

Très concentré sur sa tâche du moment, à savoir, surveiller du coin de l’œil la sorcière qui était entrée avant lui, Srđan avait à peine remarqué la jeune vendeuse qui sortait de l'arrière boutique pour venir s'occuper d'eux. Comme la femme blonde juste avant lui se tournait, il accorda un bref regard à l'employée. Il sentit alors une boule de stress se former au creux de son estomac; l'accepterait-elle comme client? Elle n'eut pas l'air convaincue du tout par son explication, au vu de son air réprobateur. Mais, à son grand soulagement, elle se contenta de prendre leurs formulaires, sans poser plus de questions.

« Je vois. Que d'aventures dites-moi. Je vais chercher ce qu'il vous faut. En attendant, je prends vos formulaires avec plaisir. »

La vendeuse repartit, faisant débuter une attente... sûrement pas très longue, quelques minutes, mais qui parurent au jeune homme être une éternité. Avait-elle changé d'avis? Il était sûr, de toutes façons, qu'il détesterait cette baguette. Elle ne pourrait pas être SA baguette, puisqu'il en avait déjà une, et qu'il n'avait pas du tout envie d'en changer. Il essaya de se raisonner, d'être réaliste, il ne reverrait jamais son ancienne baguette.
Malgré tout, il avait l'impression de faire une énorme bêtise, et faillit faire demi-tour, profiter de l'absence de la vendeuse pour s'enfuir de la boutique. Au pire, il pourrait abandonner Poudlard... Bon, l'inconvénient, c'était qu'il ne savait rien faire, chez les moldus. A part chanter. De plus en plus mal à l'aise, il se concentra sur la cliente devant lui, qui elle, était souriante, détendue, et tenta de l'imiter. Ce n'était qu'une baguette, pas de quoi en faire tout un monde!

« Voici deux petites trouvailles. Une en peuplier, la seconde en mélèze. Vous pouvez les essayer. Un simple geste de la main suffira amplement. Si, la baguette vous va, je vous remercie de déposer 2 Gallions sur le comptoir sinon je ne suis pas loin. »

Cette fois, la vendeuse avait réussi à faire sursauter Srđan, qui étouffa de justesse un juron en serbe. Dubitatif, il se saisit de la boîte de la baguette proposée, pour en lire les caractéristiques. Il sourit alors, un peu malgré lui ; certes, il ne voulait pas de nouvelle baguette, mais quand même, celle-ci avait un cœur fait de plume! un oiseau chanteur... bon, elle ne serait peut-être pas tout à fait nulle.
Il se concentra ensuite sur la baguette, reposant sur son écrin, mais sans s'en saisir tout de suite : sa mère le lui avait bien appris, chaque fois qu'un sorcier touche une baguette, il crée un lien, positif ou négatif, et la baguette s'en souvient pour toujours. Srđan n'était pas sûr que ce soit vrai, mais la prudence était de mise. Inexplicablement, il parvint à se détendre, d'un coup, et il ressentit  une sensation de chaleur bienveillante. Il se risqua alors à effleurer la baguette du bout des doigts, et son impression se confirma : elle le faisait se sentir beaucoup plus fort.
Il aurait juré que le mélèze émettait un son, peut-être une mélodie étrange, trop lointaine pour être reconnue, juste assez proche pour être devinée. Enfin, il se saisit de la baguette, délicatement, et lui murmura, presque timidement, un "Bonjour" en serbe. Le morceau de bois, finement taillé, lui parlait, à son tour. Srđan comprit que la mélodie qui venait de la baguette n'était que dans sa tête, qu'elle ne chantait que pour lui. Il avait rarement eu un tel honneur!

Bientôt, lorsqu'ils se connaîtraient mieux, c'était évident, ils formeraient un duo plus qu'assorti. Les doigts tremblants, sans lâcher son précieux trésor, il fouilla dans sa poche à la recherche des deux gallions demandés. Heureusement, il avait assez d'argent sur lui, mais il recompta bien avant de poser la monnaie sur le comptoir. Il ne pouvait pas vraiment se permettre de laisser un pourboire.

Beaucoup plus rapide que lui, la sorcière blonde avait déjà payé, remercié et salué, tant la vendeuse que Srđan. Dommage, il l'avait ratée, sûrement pour de bon!

Alors qu'il allait partir à son tour, Srđan se rendit compte qu'il n'avait pas ouvert la bouche, ni vraiment adressé la parole à la vendeuse, et se rattrapa avec un rapide :

" Je prends. La baguette. Merci, au revoir. "

Puis, il se dirigea vers la porte pour quitter la boutique pour de bon, sifflotant un air délicieusement démodé, qui parlait d'amour et de chaudron. Il ne lui restait plus qu'à se retrouver dans le dédale de magasins qu'était le chemin de Traverse.

- Départ de Srđan -
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Re: Le comptoir
Cornelia Voralberg, le  Lun 5 Oct - 13:13

D'un éternel recommencement

Cornélia avait décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Privée de sa douce maison, déracinée de son continent chéri - bien que de pas très loin, plongée dans un nouvel environnement dépaysant et à l'accent difficilement saisissable, voilà comment se sentait la jeune fille. Oh ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait mais cette expérience dans le domaine n'adoucissait pas l'amertume qu'elle avait dans le coeur depuis qu'elle avait mis le pied sur cette immense île de Grande-Bretagne. Seul le poids rassurant de son porte-monnaie rempli lui faisait voir le verre à moitié plein. S'il y a bien une chose d'agréable quand on repart de zéro, c'est de devoir tout racheter ! Le matériel nécessaire à sa rentrée, certes, mais aussi tous les petites à-côtés qui font du bien : comme le serre-tête qu'elle venait d'acquérir une minute plus tôt. Cornélia et les décorations pour cheveux c'est une grande histoire d'amour. La jeune fille marchait la tête haute et le sourire satisfait tandis que les têtes se tournaient sur son passage, au Chemin de Traverse. Déjà qu'elle détonnait dans son uniforme de Beauxbâtons, son nouvel accessoire attirait l'oeil également. Une jolie bande de tissu rouge carmin sur lequel florissaient doucement des motifs de fleurs et, sur le côté, un papillon semblant vouloir s'envoler à chaque instant en battant doucement des ailes. Cornélia l'adorait déjà et avait hâte de continuer à grossir sa collection de rubans, serre-têtes et pinces mais avant cela elle devait se rendre chez Ollivander's.

En un tintement de clochette elle pénétra dans ce qu'on lui avait toujours décrit comme la plus grande boutique de baguettes magiques d'Europe. C'est vrai que le magasin en imposait et Cornélia se sentit un instant terriblement petite dans ce décor. Une sensation des plus désagréable qu'elle s'empressa de chasser à toute vitesse. Peu importe le lieu, peu importe l'endroit, la règle restait toujours la même : une assurance feinte ou réelle donne le même résultat.
C'est donc d'un pas confiant et un anglais malhabile mais assumé que Cornélia salua la personne en charge du comptoir puis s'empara de formulaire, stylo et mètre-ruban. Ces formalités furent vite remplies et la Hollandaise remit avec un sourire le parchemin complété.

Prénom & Nom : Cornélia Voralberg
Caractère : Intelligente, douée, forte, érudite, audacieuse, adorable, leadeuse, autonome, courageuse,...
Longueur de vos bras : 56.2 cm
Taille : 172 cm
(HRP) Lien de votre répartition : répartition
Thomas Kingskade
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Re: Le comptoir
Thomas Kingskade, le  Lun 5 Oct - 22:31

-C’est complètement ridicule.

Depuis le début de la journée, c’était la troisième fois que Thomas répétait cette phrase, lui qui avait horreur de se répéter. C’était une belle journée ensoleillée, Kingskade traversait les rues mouvementées du chemin de traverse, sa mère à ses côtés. La décision soudaine de celle-ci de le changer d’école avait été comme un coup de tonnerre dans leur existence parallèle. Malicia s’était tout bonnement levée un matin après avoir lu le journal et décrété qu’il était temps que Thomas change d’école. Ce dernier avait levé les yeux de son livre de sortilège sans comprendre. Ses notes à Durmstrang étaient pourtant irréprochables. Bon, il y avait eu ce petit duel illégal pendant la nuit, mais la direction avait préféré fermer les yeux voyant là une initiative encourageante des étudiants alors pourquoi diable un changement aussi soudain? Sans comprendre, le jeune homme avait écouté sa mère déblatérer des raisons ridicules sur l’importance d’avoir une éducation internationale, de profiter de la renommée de l’école de sorcellerie, etc, etc, mais Thomas n’y avait pas cru. Si sa mère le changeait d’école, c’est qu’elle devait avoir une bonne raison et si elle refusait de lui dire c’était que la raison était importante. Le jeune homme avait eu beau protester, sa mère n’avait rien voulu entendre. Tout serait fait comme elle l’avait dit. En tant qu’ancienne élève de Poudlard, Malicia n’avait eu aucun mal à faire les démarches administratives afin que son fils soit accepté dans cette nouvelle école. Poudlard gardait encore l’esprit de ses fondateurs : tous les sorciers étaient les bienvenus pour faire leur étude.  Toutefois, il restait encore à faire.

-J’ai eu la liste des ouvrages nécessaires à votre enseignement, Knoxy est allé chercher vos livres, cette tâche sera donc à soustraire de votre programme...Il nous faut toutefois passer chez Ollivender pour votre baguette.

Thomas jeta un léger coup d’œil furtif par-dessus son épaule, constatant que leur elfe de maison s’était éclipsé, pressé de remplir sa mission à bien. Les mains dans les poches de son long manteau noir, Kingskade dévisagea toute l’agitation de la rue principale avec humeur.

-J’ai déjà une baguette, mère.

En effet, Thomas avait hérité de la baguette magique de son père après la mort de celui-ci. C’était une baguette de sorcier qui se transmettait de père en fils depuis quelques générations. La baguette ne possédait rien de précieux, aucune pierre particulière ou ornement, mais Kingskade y était attaché. Malicia poussa un petit soupir discret, mais bien évident. Elle était contrariée sans aucun doute.

-Je sais que vous avez déjà une baguette, mais celle-ci à dépassé son temps depuis un bon moment déjà.  Elle aurait hautement besoin d’une bonne restauration.

Thomas baissa les yeux sur sa baguette qu’il avait sortie. En effet, sa baguette avait besoin d’affection. Les veines du bois d’ébène avaient blanchi, créant de longues lignes blanches tout au long de la baguette. Oui, elle en avait vu beaucoup. Mais ce n’était pas la baguette le problème...

-Je ne vois pas pourquoi vous insistez pour me changer d’école.

Malicia plissa le nez de contrariété sans détourner son regard du chemin devant elle.

-Allons, ne faites pas l’enfant, cela vous sera hautement favorable. Poudlard a accueils des élèves qui sont devenues de Grands Sorciers. De plus vous avez déjà quelques connaissances qui vont à cette école, la fille des Adams et bien sûr Butler, vous vous ferez des amis en un rien de temps.

Cette fois, ce fut au tour de Thomas de pousser un soupir exaspéré. Malicia Kingskade se retourna brusquement avec le même air sévère que s’il avait prononcé une obscénité à voix haute.

-Je ne reviendrai pas sur ma décision, Thomas, autant vous faire à l’idée. Puisque vous êtes d’une telle humeur, je vous laisse aller seul chez le marchand de baguettes. Nous nous retrouverons plus tard.

Et sans un regard, la grande femme s’éloigna vers une autre direction, laissant l’adolescent seul devant la boutique. Kingskade la regarda disparaitre dans la foule avant de reporter son attention devant l’étrange magasin. Thomas n’avait jamais mis les pieds dans un magasin de baguette. Ayant hérité la sienne de son père au décès de celui-ci, personne n’avait jamais cru bon lui en acheter une nouvelle. Et puis, sa baguette lui convenait parfaitement, quoiqu’il la trouvât parfois un peu lente, comme si elle était fatiguée des années qu’elle avait traversé. Après un soupir de résignation, Kingskade releva la tête et poussa la porte d’entrée. La boutique était loin de ressembler à quoi il s’imaginait. L’endroit était propre, bien éclairé. Un grand comptoir rempli de parchemin s’offrait devant lui. Ah oui, le formulaire. Après un hochement de la tête en direction du vendeur, Thomas remplit sa fiche avant de la donner.

- Je suis ici pour une baguette...

Thomas hésita un instant avant de poursuivre

-En fait, j’ai déjà une baguette... mais l’on m’a indiqué qu’une nouvelle serait sans doute préférable.

Thomas sortit alors sa précieuse. Une baguette faite de bois d’ébène avec un ventricule de dragon

Maintenant qu’il la tenait dans sa main, au milieu des somptueuses baguettes présentées ici et là, Kingskade se rendait compte qu’elle était décidément très vieille.  Pourtant, il y était très attaché. Sans doute le vendeur aurait-il une solution pour lui.

Prénom & Nom :Thomas Kingskade
Caractère :Doué pour la magie, fonceur, déterminé, impertinent, perfectionniste, acharné
Longueur de vos bras :65 cm
Taille :181 cm
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Jennifer Wilson
Jennifer Wilson
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Re: Le comptoir
Jennifer Wilson, le  Jeu 8 Oct - 13:31




Baguette


Pour Cornelia Voralberg


Thomas, Hastur prendra ta commande ce week-end !

Les baguettes, produits phares de la célèbre boutique du Chemin de Traverse se vendaient comme des petits pains. Des clients de tout horizons arrivaient pour repartir aussitôt. Même si les vendeurs devenaient fantômes une fois leur nouvelle amie en main, au moins repartaient-ils avec le sourire et c'était la tout le pari gagné d'un vendeur. En parlant de vendeur, la boutique recrutait et ce qui était bien, c'est qu'elle comptait un stagiaire de plus qui n'était nul autre que le préfet des Serpentard. Un sourire au coin en y repensant. Voilà qui avait de quoi me mettre du baume au cœur, à moi mais aussi à l'équipe bien que le recrutement était toujours en cours.

La sonnette fait bien de retentir. Je me perds trop souvent dans mes pensées en ce moment. Elle est donc la bienvenue. Redressant la tête, c'est une jeune fille que je peux apercevoir. Mon sourire naturel réapparait tandis que je détaille la brunette.  

« Bonjour miss. Bienvenue dans la célèbre boutique d'Ollivander's. Je m'appelle Jennifer. Je vais m'occuper de ta baguette et, je vois que tu as rempli ton formulaire, parfait ! Alors voyons voir.... »

Prenant son formulaire en main, je me dépêche pour y poser mon regard dessus. Au bout de quelques secondes mes sourcils se froncent en lisant le descriptif de la miss. Que des qualités ! Cela me rappelle un peu le titre que m'avait approprié le Renard : Miss Parfaite. Une grimace à cette pensée n'étant pas du tout d'accord face à cette dénomination, je la chasse aussitôt tout en me concentrant de nouveau sur le formulaire. Après tout, pourquoi pas.... Même si je reste un peu dubitative, je me tourne sans me déplacer de ma place. C'est ce qui était bien dans la nouvelle organisation de la boutique. Finalement, mon regard se pose sur un boitier que je fais léviter jusqu'à la demoiselle.

« Tu vas m'essayer celle-ci. Chêne rouge et Crin d'Hippogriffe. Je pense que c'est un bon mélange pour toi. Si elle te va la baguette te coûtera que 2 Gallions. Sinon on en trouvera une autre. Inutile de la tester avec des sorts, un geste de la main suffit amplement. Si c'est la bonne, quelque chose se passera en toi.  »

Je laisse alors la Miss prendre sa future baguette espérant que la magie opère face à ce nouveau duo.




Baguette



Nom : Cornelia Voralberg
Bois : Chêne Rouge
Composant : Crin d'Hippogriffe
Élasticité : Plutôt souple
Taille : 24,33 cm
Prix : 2 Gallions
Compte vérifié







by Lydie
Hastur Denn
Hastur Denn
Préfet(e)/Serpentard
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Re: Le comptoir
Hastur Denn, le  Sam 10 Oct - 3:29




Baguette


Pour Thomas Kingskade



Ollivander. Cette boutique réveillait en lui une certaine nostalgie. Elle faisait remonter du fond de sa mémoire un souvenir qu'il chérissait plus que tout. Cet endroit avait été ses premiers pas dans le monde de la sorcellerie. Dès l'instant où il avait franchi le seuil du magasin, il avait vu ses premières manifestations de la magie avec l'essai de sa baguette. Cela avait signé un grand changement, et surtout une nouvelle époque pour lui. Il avait laissé son ancienne vie derrière lui, et ce avec grand plaisir. Jamais il n'aurait cru qu'il serait un jour stagiaire à cette boutique. Mais il n'avait pas pu s'empêcher de saisir cette opportunité lorsque Jennifer lui avait mentionné le fait qu'une place s'était libérée.

Après un bref entretien d'embauche, et quelques temps d'attente, paf ! Le voici, derrière un comptoir, attendant patiemment qu'un nouvel élève, ou qu'un maladroit qui a perdu sa baguette, franchisse le pas de la porte. C'était sa première journée, et elle n'avait pas été de tout repos. Aidé par la serdaigle, il avait réussi à faire ses premières ventes, non sans faire quelques erreurs. Elle n'avait pas manqué de le les lui faire remarquer, lui permettant de combler quelques-unes de ses lacunes. Ça aurait pu être bien pire. Pour un premier boulot, il n'en sortait pas si mal.

Le jeune homme entendit la sonnette résonné, signe qu'un nouveau venu avait fait son entrée. Hastur leva la tête de la feuille qu'il fixait depuis un moment déjà, notes qu'il avait pris sur les baguettes, remarquant un garçon de son âge s'avancer vers lui. Il croisa les mains derrière son dos, et afficha un sourire de bienvenue. « Bonjour et bienvenue à la boutique d'Ollivander ! Je m'appelle Hastur, et c'est moi qui m'occuperai de votre achat. » Il écouta les explications du client et acquiesça. Il le laissa ensuite remplir le formulaire, avant de s'en saisir, le lisant d'un air impassible, et hochera de la tête. « Merci. Je vais voir ce que je peux faire. » Dit-il avant de s'agenouiller devant les étagères, juste derrière le comptoir. Toujours les yeux braqués sur le formulaire, Hastur chercha pendant environ trente secondes la baguette qu'il avait en tête et une fois qu'il l'eut déniché, il prit délicatement la boite entre ses mains et la posa sur le comptoir. Il la sortit de son contenant et la présenta à son client.

« Donc. Votre baguette. De l'orme en guise de bois, un crin de sombral en guise de cœur et ... » Il réfléchit quelques secondes. « Oui c'est ça. Très rigide et elle fait ... exactement 31,50 centimètres. » Il la lui tendit. « Essayez-là, monsieur. Faites simplement un geste de la main, ça suffira amplement. » Il n'était pas encore très sûr de ses choix, ainsi il attendit l’essai prochain du client avec une certaine appréhension. Ça ne l'étonnerait pas s'il devrait repartir en chercher une autre. « Si ça vous convient, ça vous fera 2 galions. »




Baguette



Nom : Thomas Kingskade
Bois : Orme
Composant : Crin de sombral
Élasticité : Très rigide
Taille : 31,5 centimètres
Prix : 2 Gallions
Compte vérifié







by Lydie
Thomas Kingskade
Thomas Kingskade
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Re: Le comptoir
Thomas Kingskade, le  Lun 12 Oct - 16:40


Hastur Denn

Thomas Kingskade changeait sa baguette magique. Ce qui était un événement en soi prenait des allures d’enterrement tant le jeune homme avait une mine sombre à l’idée de se séparer de ce qui avait été sa fidèle alliée des dernières années. Kingskade se tenait debout au milieu de cette boutique plutôt encombrée, son ancienne baguette à la main. Déjà réticent à y venir, le sourire polis de Kingskade s’était figé quelque peu lorsqu’il aperçut le vendeur derrière le comptoir. Trop occuper à contempler son ancienne baguette, Thomas n’avait pas porter attention à celui-ci jusqu’à ce que sa voix résonne pour lui répondre. Les yeux pairs de l’héritier de la famille Kingskade s’étaient alors poser sur le vendeur avant de ciller. Le jeune homme (car oui ce n’était pas un gobelin) était grand et svelte. Ses cheveux sombres retombaient sur son front près de ses yeux bleus, presque gris. Ce n’était pas l’apparence du vendeur qui avait déstabilisé Thomas, mais plutôt l’âge de celui-ci. Car ils avaient visiblement le même âge. Venant d’une famille plus qu’aisée, Kingskade n’avait jamais songer à devoir travailler de ses mains pour survivre. L’idée même que quelqu’un de son âge puisse travailler lui était étendre. Mais pire encore, ce qui l’agaçait intérieurement, c’était que l’âge du jeune homme reflétait également son expérience. Le choix d’une baguette était une étape importante. Oui c’était la baguette qui choisissait son sorcier mais pour cela il fallait qu’ils se rencontrent.

La surprise passée, Thomas s’approcha d’Hastur, le regardant chercher quelque chose sous le comptoir avant de se redresser une boite à la main. Le vendeur ouvrit doucement le paquet avant d’en sortir une baguette. L’objet était magnifique en soi. Le bois neuf et polis accrochait les reflets des lumières. Kingskade observa la baguette un instant, hésitant à la prendre avant de finalement la saisir entre ses doigts de pianiste. La taille était la bonne. Il sentait la magie vibrer au cœur du bois comme un murmure. Toutefois, Thomas ignorait si c’était la bonne baguette. En fait, il ignorait tout simplement ce qu’il devait ressentir.

Lorsqu’il avait hérité de la baguette de son père après l’enterrement, il avait ressenti diverse émotion. Le poids des responsabilités, un certain fardeau en somme. Sa grand-mère avait passé des années à lui rappeler son devoir en tant qu’héritier de la famille, exigeant toujours plus qu’il ne pouvait donner, l’obligeant à répéter les mêmes mouvements de bras souvent pendant des heures jusqu’à la perfection du sortilège. Il était habitué d’utiliser sa vieille baguette un peu comme on met un pullover confortable et dépassé. Et l'idée de l'échanger le rendait nerveux bien que son visage restait impassible. Il bougea la baguette quelques peu entre ses doigts avant de secouer doucement la tête.

-Je ne crois pas que cela soit la bonne.

Finit-il par dire avant de la reposer sur le comptoir.

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