AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
Page 1 sur 4
Quand l'aventure nous appelle
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
Nya O'Neal
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Quand l'aventure nous appelle

Message par : Nya O'Neal, Mer 2 Nov 2016 - 23:50


HRP:
 


Artefact de la Kabbale (avec Anna Shomann)


Comme ma camarade me l’avait si bien fait remarquer, le passage de la sorcière borgne avait de fortes chances d’être le moyen le plus rapide de se rendre à destination. Décidément, elle ne manquait pas de ressources, la Serdy. Je n’y aurais jamais pensé si elle n’avait pas été là. Au lieu de descendre les quatre étages menant à l’extérieur de Poudlard, je me rendis donc devant la statue de la femme borgne et bossue un étage plus bas. Heureusement pour nous, à cette heure-ci, la majorité des élèves de Poudlard étaient en cours, et personne ne vint perturber notre petite escapade. Je baragouinai un « Dissendium » juste assez audible pour que la sculpture se déplace et nous laisse passer.

La bleue et bronze me fit alors signe de prendre les devants. Pas besoin de me le répéter deux fois. Armée de ma baguette magique, je jetai un léger #Lumos pour éclairer le passage. L’expérience fut bien moins périlleuse que celle que j’avais eu quelques jours auparavant dans un autre passage secret, avec Zélie Hepburn. Pas une seule créature magique ne vint nous mettre des bâtons dans les roues, et nous nous retrouvions bien vite devant les escaliers qui nous mèneraient droit dans la cave de Honeyduke. Après avoir refermé la trappe et m’être débarrassée de toute la poussière qui m’avait revolée dans la face, je me dirigeai vers l’extérieur de la boutique.

« C’est partiiiii! »

Je n’avais même pas terminé ma phrase que j’avais déjà empoigné le bras de ma partenaire et avais transplané. J’espérais pour elle qu’elle n’allait pas se désartibuler, et pour moi qu’elle n’en était pas à sa première fois et qu’elle n’allait pas me dégueuler dessus une fois rendue… Je me concentrai sur l’allée des embrumes, plus précisément sur l’endroit de ma fameuse rencontre avec les Mangemorts, et nous étions parties.

La curiosité et l’enthousiasme prenant rapidement le dessus, je regardai machinalement à droite et à gauche pour m’assurer qu’aucun regard indiscret ne viendrait nous déranger, puis sortis la carte de ma poche. J’essayai tant bien que mal de l’orienter dans le bon sens pour savoir un peu plus précisément où nous étions supposées nous rendre, mais mon sens de l’orientation et l’ancienneté de la map ne m’aidaient pas vraiment. Après de longues secondes d’hésitation, il me semblait avoir finalement trouvé. Je pointai donc la direction que la map semblait me montrer à Anna.

« Je crois que c’est par là… Mais tu ferais mieux de vérifier. »
Revenir en haut Aller en bas
Anna Keats
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Anna Keats, Sam 5 Nov 2016 - 20:03


L'artefact de Kabbale (avec Nya O'Neal)
[Début du Rp]


Nous étions arrivés dans la boutique des friands de sucreries, d'un #Nox j'éteignais ma baguette et ôtais rapidement la poussière de mes épaules et de mes cheveux. Le tunnel était ancien et comme l'on pouvait s'y attendre d'un passage secret, il n'y avait pas de moquette sur les murs...  Je suivais ma complice jusqu'à l'entrée du magasin. Tout comme le château, les rues étaient pratiquement désertes et l'on pouvait apercevoir quelques riverains entrer et sortir des trois balais.

« C’est partiiiii! »

De quoi ? Avant même de comprendre quoi que ce soit, Nya avait attraper ma manche et une drôle de sensation envahie tout mon être, je sentais mon corps s'étirer et se compresser comme un morceau de guimauve. Mes membres ne répondaient plus de rien et c'est sentant à nouveau le sol sous mes pieds que je compris ce qu'il venait de se passer. Un léger vertige me fit poser la main droite contre le mur pour retenir une chute éventuelle, tandis que la gauche effleurait mes lèvres dans le cas d'une nausée. Le transplanage est vraiment pratique, mais le sensation est vraiment horrible.

« S'il-te-plait, préviens-moi la prochaine fois avant de transplaner. »
Je souriais machinalement pour indiquer que tout allait bien. Une fois remise de mes émotions et sûre que mon état n'allait pas se dégrader, c'est-à-dire une vingtaine de secondes après, je levais la tête pour observer l'endroit précis où la rouquine nous avait emmené. Cette dernière s'était déjà assurée de la non-présence des lieux, quant à moi je regardais fixement le mur en brique avec une impression de déjà-vu, étais-je déjà passée par là ? Avant d'avoir eu le temps de demander, Nya avait sorti la carte de sa poche et tentait tant bien que mal de trouver notre position.

« Je crois que c’est par là… Mais tu ferais mieux de vérifier. »

Je m'approchais doucement d'elle et regardais les lignes tracées à l'encre. Notre position ne semblait pas erronée, quoique... Je levais la tête en comparant avec la carte et remarquais l'absence de certaines rues et à l'inverse, l'apparition d'autres. La carte, ancienne, nous faisait découvrir l'allée des embrumes d'un siècle passé. Je rectifiais la position de quelques centimètres en décalant sa main avec la mienne, tout en expliquant ce changement.

« Avec l'ancienneté de la carte, on remarque que cette rue n'était pas présente à l'époque donc nous sommes plus par là. En tout cas notre destination et à la prochaine à gauche. »

Avec impatience je commençais à descendre la rue tout en agrippant ma baguette sous ma cape. Mieux rester prudent, surtout dans ce genre d'endroit. De plus, je posais la capuche de ma cape sur mes cheveux pour dissimuler mon visage, j'étais tout de même une élève en fugue. Petit chaperon noir était de nouveau présent dans ces lieux, plus excité que jamais.  

HRPG:
 
Revenir en haut Aller en bas
Nya O'Neal
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Nya O'Neal, Sam 5 Nov 2016 - 22:31


La remarque de ma camarade me décrocha un léger sourire compatissant. J’avais beau avoir mon permis de transplanage, les effets secondaires de ces derniers me laissaient encore sans voix. Je me demandais si qui que ce soit était un jour parvenu à s’y habituer. Plus désagréable que ça, tu meurs. En tout cas, que ce soit sa première fois ou non, ma camarade encaissa plutôt bien le choc. Pas de vomissements intempestifs à l’horizon, parfait. J’attendis patiemment qu’elle se remette de ses émotions, en profitant pour moi-même atténuer les nausées provoquées par le voyage. De nouveau en pleine forme, j’adressai un léger clin d’œil à la bleue et bronze.

« Promis. Mais crois-moi, ça passe mieux quand tu ne t’y attends pas. »

Ma camarade se rapprocha de moi, tentant tant bien que mal de déchiffrer la carte et de s’y retrouver malgré l’ancienneté de la map. Elle avait heureusement l’air d’avoir plus d’imagination que moi pour anticiper les changements intervenus depuis sa création et guida ma main jusqu’à ce qu’elle estimait être notre position. Ouais, ça semblait avoir du sens. Dans le pire des cas, ce n’était pas comme si nous étions dans l’allée la plus malfamée du monde magique, hein, on ne risquait pas grand-chose… Ahem. Je suivis donc la jolie brune jusqu’à l’endroit qu’elle m’avait désigné et tournai à gauche.

Nous étions supposées être arrivées à destination. Évidemment, ce ne serait pas aussi facile, et rien ne semblait démontrer la présence d’un quelconque trésor dans les environs. Au contraire, la rue était des plus banales. Je lâchai un petit soupir. Il y avait pourtant bien une espèce de petit entrepôt abandonné, recouvert de toiles d’araignées qui ne m’inspirait pas confiance le moins du monde. Le fameux diadème se trouvait clairement quelque part là-dedans. Je regardai ma camarade, légèrement blasée. Quelque chose me disait que nous n’étions pas encore au bout de nos peines.

« Prête à massacrer des Acromentules? »

Je haïssais ces sales bestioles pour mourir, mais elles pullulaient malheureusement de partout. Baguette en mains, je pris donc la direction de la vieille bâtisse. Je marmonnai un bref #Alohomora histoire de déverrouiller la porte et éloignai les toiles qui me dérangeaient d’un coup de baguette. J’en avais complètement oublié de vérifié si Anna me suivait, mais peu importe. Je n’avais plus qu’une idée en tête : trouver le fameux artéfact mentionné sur la carte. Je lançai un #Ango Nubes pour me débarrasser efficacement de la majorité des arachnides qui trainaient dans le coin et avançai à tâtons, dans le noir, puisque l’épais nuage de fumée destructrice qui sortait de ma baguette m’empêcherait d’y voir quoi que ce soit de toute façon. Mon sens de l’orientation étant ce qu’il était (à savoir une catastrophe), je ne fis que tourner en rond pendant plusieurs minutes, avant de réaliser que j’étais déjà passée par là. Je me tournai donc vers la bleue et bronze.

« Vaudrait peut-être mieux que tu prennes le lead… »

Je lui tendis la carte, l’invitant par la même occasion à prendre les devants.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Anna Keats
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Anna Keats, Mar 8 Nov 2016 - 22:48


Nous arrivions prêt d'une étrange battisse, une habitation qui semblait abandonnée et laissée aux créatures les plus dangereuses. J'appréhendais la situation, mais ma camarade, plus téméraire ou inconsciente, c'était dit que de rentrer dans le dit-lieu sans plan ne serait pas un problème. Sans avoir eu le temps de dire un mot, voilà que la porte était déverrouillée et que la rousse avait déjà disparu dans l'obscurité. Essayant tant bien que mal de me frayer un chemin parmi les toiles d'araignées et les vieux meubles effondrés sur le sol, rongés par les vers ou autres termites, je brandissais ma baguette et rattrapais ma camarade. Pour lui faire signe que j'étais toujours bien derrière elle, je lui attrapais l'arrière de la cape. Un sortilège lancé avait fait disparaître les bruits de grattements et de pas autour de nous.

« Joli réflexe. »

Je chuchotais car il fallait rester discret, je ne voulais pas attirer davantage d'ennuis... Seulement le sort, bien que très efficace, avait le maléfice de bloquer toute vue sur notre direction. La possibilité de tourner en rond s'agrandissait de minute en minute, la carte n'avait aucune indication sur le lieu d'où était entreposé le diadème. Fallait-il chercher une chambre, une cave, un grenier, un coffre, un étui, y avait-il une énigme à passer ? Toutes ses questions trottaient dans mon esprit, je commençais à repérer les objets qui pourraient potentiellement renfermer notre trésor. L'objet, recelant de magie noire, pouvait avoir un système d'auto-protection, voir de dissimulation alors il nous fallait être sur nos gardes. Je tournais la tête de droite à gauche avant de repérer une chaise, une chaise en bois avec une tapisserie rose et beige en guise de coussin. Un motif très étudié qui doit dater du XVIIIe siècle, je l'aimais bien cette chaise et je l'aurais volontiers ramenée chez moi si ses deux-tiers n'étaient pas devenus poussière, seulement ce n'était pas la première fois que je l'admirais... Je tapais sur l'épaule de mon éclaireur et lui fit remarquer les deux traces de pas dans la poussière.

« On est déjà passé ici »

« Vaudrait peut-être mieux que tu prennes le lead… »

Me donnant la carte et la responsabilité de diriger notre marche, Nya me suivait alors à travers la pièce. Je suivais nos empreintes de pas sur quelques mètres et voyant sur notre gauche un passage potentiel, je nous dirigeais par là. Nous arrivions prêt d'un choix très difficile, deux options, trois solutions, mais je n'osais penser à la possibilité de nous séparer. Une porte sur ma gauche avec une poignée en or, elle semblait en très bon état par rapport à l'ensemble de la pièce et malgré cela, elle m'inspirait une sorte de rejet, une intuition de danger, de piège. À droite nous avions un escalier en bois descendant dans les entrailles de la maison, les marches frêles donnaient l'impression de pouvoir d'effondrer à chaque vibration. J'expirais pour détendre mes muscles de plus en plus tendus et me retourna vers ma partenaire, continuant de chuchoter, on pouvait sentir mon incertitude.

« T'en penses quoi toi ? La porte est assez bien conservée, même si cela peut-être un piège, on pourrait y voir une trace magique. »
Revenir en haut Aller en bas
Nya O'Neal
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Nya O'Neal, Mer 9 Nov 2016 - 23:26


HRP:
 

La brunette avait l’air un peu plus réticente que moi à l’idée de pénétrer dans la bâtisse. Faut dire qu’elle était tout sauf attrayante, au premier regard. La bleue et bronze finit toutefois par me suivre, plus ou moins à contrecœur. Je ne m’étais pas retournée pour m’assurer de sa présence, mais cette dernière me fut rapidement confirmée par le bruit des planches de bois qui craquaient sous ses pas. Elle ne tarda pas non plus à me signifier qu’elle était toujours derrière moi en s’agrippant gentiment à l’arrière de ma cape. Je me retournai d’un bond, pas trop sûre que ce soit bien elle. L’endroit n’était pas des plus fréquentables et je n’avais pas la moindre envie qu’une créature magique me suive partout. J’avais beau avoir lancé un sortilège pour asphyxier ces sales bêtes, l’une d’elle pouvait très bien avoir échappé à mon nuage de fumée. Heureusement pour moi, c’était bel et bien ma camarade, qui me fit d’ailleurs remarquer que j’avais eu un bon réflexe.

Je lui souris. Contrairement à elle, qui avait l’air de prêter attention à tout ce qui se trouvait autour de nous, j’avançai sans prendre la peine d’observer les alentours. Je n’avais qu’une idée en tête : mettre la main sur le diadème et tester ses fameuses propriétés magiques. Les meubles datant de plusieurs siècles ne m’intéressaient pas le moins du monde, d’autant plus que j’avais vraiment de la misère à discerner plus que de simples silhouettes qui émanaient par-ci par-là du gaz. C’était probablement la raison pour laquelle j’avais mis autant de temps à réaliser qu’on tournait en rond, ceci dit. J'allais aussi probablement avoir de beaux bleus partout le lendemain matin, au vu du nombre de fois que je me cognais. Après avoir jeté un coup d’œil au sol et aperçu les deux traces de pas bien visibles dans la couche de poussière qui recouvrait le sol, je ne pus que me rendre à l’évidence et laisser le lead à Anna, qui était visiblement pas mal plus observatrice que moi.

La Serdaigle suivit nos empreintes sur quelques mètres, puis se dirigea vers la gauche. Je tentai tant bien que mal de contrôler mon sortilège, histoire qu’il ne l’étouffe pas en passant, et la suivit dans l’obscurité. Je plissai légèrement les yeux pour voir un peu mieux ce qui se trouvait devant nous : à gauche, une porte avec une poignée qui semblait faite de véritable or, en très bon état, et à droite, un escalier en bois délabré qui avait l’air sur le point de céder. Un léger frisson me parcourut. Ouais, on s’approchait clairement de notre destination finale. Aucun des chemins qui s’offrait à nous me paraissait particulièrement safe, mais il était hors de question de faire marche-arrière maintenant. Je regardai mon interlocutrice droit dans les yeux. Tout comme elle, cette fameuse porte m’intriguait. Il y avait clairement quelque chose de magique derrière, pour qu’elle resplendisse autant malgré l’état du reste de la pièce. J’attrapai donc la main de la jeune femme, éteignis ma baguette d'un #Nox et d’un #Finite incantatem, et plaçai ma main sur la poignée.

« Dernière chance pour faire demi-tour. Prête? »

J’attendis sa répondre et tournai la poignée. La porte n’était même pas verrouillée. Je l’ouvris donc, lentement, baguette en avant, prête à tout… Sauf à me retrouver devant un Sphinx à énigmes. Ce dernier me fit d’ailleurs sursauter en prenant la parole. Sa voix était vraiment particulière… Calme, posée, mais terrifiante. Il nous expliqua que nous étions probablement proches de notre but mais que, même s’il n’en avait pas forcément envie, il avait été ensorcelé pour protéger l’endroit et ne nous laisserait pas passer si nous ne résolvions pas son énigme. Je rangeai donc ma baguette, puisqu’elle ne me servirait clairement à rien, et attendis ladite énigme. L’animal ne tarda pas à se déplacer de quelques centimètres vers l’arrière, dévoilant par la même occasion cinq fioles remplies d’un liquide qui ne cessait de changer de couleur. Probablement un sortilège aussi, pour ne pas trop nous faciliter la tâche non plus.

« Deux de ces fioles contiennent du Félix Félicis, et croyez-moi vous risquez d’en avoir besoin pour la suite. Les trois autres contiennent des potions aux effets secondaires beaucoup moins agréables : une potion d’amnésie, une goutte du mort-vivant et une potion de ratatinage. Voici l’énigme :
- La première et la troisième fioles sont soit toutes les deux du Félix Félicis, soit toutes les deux du poison.
- Si la deuxième fiole est du Félix Félicis, alors la cinquième sera du poison.
- Si la quatrième fiole contient du poison, alors la première sera du Félix Félicis.
- Parmi la troisième et la quatrième fioles, une seule contient du Félix Félicis.
- Si la cinquième fiole contient du poison, alors la quatrième aussi.
- La deuxième et la quatrième fioles contiennent soit toutes les deux du poison, soit toutes les deux du Félix Félicis. »


Rendu là, j’aurais probablement dû prendre des notes… Je regardai la bleue et bronze, priant intérieurement pour qu’elle soit plus douée que moi pour ce genre de choses… Enfin, je savais pertinemment que je finirais par réussir, mais ça risquait de prendre un certain temps. Et du temps, je ne savais pas si on en avait indéfiniment. Le sphinx n’avait pas l’air d’être là pour nous arracher la tête non plus et je me décidai donc à lui poser la question directement.

« Est-ce qu’on a un temps limité pour ça, ou on peut y passer la nuit? »

La créature ne me répondit pas immédiatement, comme pensive. Après quelques secondes d’intense réflexion, elle finit toutefois par reprendre la parole.

« Vous pouvez prendre le temps qu’il faudra. Vous pouvez aussi faire marche-arrière sans me donner de réponse. Par contre, si vous buvez les mauvaises potions, ce n’est pas mon problème. »

Bon. Au moins, on allait pouvoir y réfléchir sérieusement…
Revenir en haut Aller en bas
Anna Keats
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Anna Keats, Dim 13 Nov 2016 - 23:18


HRPG et Spoil:
 

Une légère tension s'était emparée de l'atmosphère au moment précis où ma chère camarade avait saisie la poignée de la porte devant nous. Peut importe ce qu'il s'y trouvait derrière, ce serait magique, mais à quel niveau de danger, nul ne le savait. Ma camarade éteignit sa baguette ainsi que le sort aveuglant. La porte était encore plus belle avec la lumière de la lune qui se reflétait sur les restes d'or plaqués sur le bois, l'amour des beaux objets était une passion.

« Dernière chance pour faire demi-tour. Prête? »

Je prenais en main ma baguette et la tendit devant la porte, pendant que ma camarade posait sa main sur la poignée. En cas d'éventuelle attaque, nous serions prêtes. Alors, je fis un signe de la tête à Nya pour lui dire d'ouvrir la porte. Le spectacle devant nos yeux était inimaginable et surtout imprévisible. Une créature des anciens mondes nous faisait face, il surplombait la pièce sur un socle en pierre gravées en latin, tout comme la carte, l'usure de la pierre avait eu raison de l'alphabet et il était impossible d'y déchiffrer, avec ou sans dictionnaire. Le sphinx prit la parole et à ce moment précis, une série de torches s'alluma brusquement, dévoilant ainsi ses paroles et les fioles posées devant nous.

« Deux de ces fioles contiennent du Félix Félicis, et croyez-moi vous risquez d’en avoir besoin pour la suite. Les trois autres contiennent des potions aux effets secondaires beaucoup moins agréables : une potion d’amnésie, une goutte du mort-vivant et une potion de ratatinage. Voici l’énigme :
- La première et la troisième fioles sont soit toutes les deux du Félix Félicis, soit toutes les deux du poison.
- Si la deuxième fiole est du Félix Félicis, alors la cinquième sera du poison.
- Si la quatrième fiole contient du poison, alors la première sera du Félix Félicis.
- Parmi la troisième et la quatrième fioles, une seule contient du Félix Félicis.
- Si la cinquième fiole contient du poison, alors la quatrième aussi.
- La deuxième et la quatrième fioles contiennent soit toutes les deux du poison, soit toutes les deux du Félix Félicis.
»

Énigme... le sphinx avait trouvé mon point faible, non pas que je sois nulle, mais que je ne pouvais abandonner si jamais je me retrouvais face à l'une d'entre elle. Hélas pour ce gardien, une Serdaigle entraînée quotidiennement ne pouvait faillir à cette tache. Je répétais l'énigme dans ma tête pour ne pas oublier le moindre détail et me mis à dessiner  un tableau de paires et de possibilités invisible avec mon doigt.

« Est-ce qu’on a un temps limité pour ça, ou on peut y passer la nuit? »

Je voyais la créature se figer et partir dans une profonde réflexion. Amusée par le fait que la question de la rouge et or lui pose une colle de dernière minute, cela me permettrait de gagner du temps si jamais il était limité. Bien joué camarade.
À ma grande surprise, la sphinx nous laissait premièrement autant de temps qu'il nous fallait, mais le plus étrange était la possibilité d'abandonner. J'aurais pensé bien plus dangereux de tenter de dérober un objet magique et en plus gardé. Enfin bref, je repartais dans mes pensées et quelques secondes plus tard la solution vint d'elle même. Je me tournais vers ma voisine qui cherchait toujours, un large sourire décorant mon visage. J'avançais de quelques pas en direction des cinq fioles posées sur le sol, sous l'air malicieux de notre bourreau. Je pris la 1er et la 3e potion, en prenant soin de ne pas en renverser une goutte et donna l'une des deux à ma camarde.

«  J'en suis certaine, parole de Serdaigle. »

Dis-je en direction de la rousse puis me tourna vers l'animal et commença mon explication.

« Il ne peut y avoir que deux potions de chance, c'est soit la 1ere et la 3e, soit la 2e et la 4e. Donc la 5e est forcément un poison. Seulement l'avant dernière phrase stipule que si la 5e contient du poison, alors la 4e aussi donc il ne nous reste que deux potions : les deux que nous avons dans les mains. »

L'animal, avec une tête ne reflétant pas la moindre expression pouvait assurer de la justesse de mon choix, m'adressa alors ces mots.

« Si tu es sûre de toi, si tu mets en jeu ta propre vie et celle de ton amie, alors bois et vois »

Jusqu'à la dernière seconde, l'animal resterait impassible alors je portais la fiole à mes lèvres, les mains hésitantes, j'avalais les quelques gouttes de potion. Une douce chaleur alors m'envahis, une profonde intuition, me dictant qu'il me fallait attendre et ne pas bouger et surtout de ne pas ranger ma baguette, prit le pas sur ma morale habituelle. J'attendais alors que ma camarde fasse de même avec sa fiole et attendant la réponse du sphinx. Ce dernier me dévisagea avec un air de défiance, probablement aigri d'avoir donné accès si facilement à son trésor.

« Tu as fait ton choix judicieusement, ainsi, je me dois de vous ouvrir le passage. Cette potion vous prodiguera chance et intuition, mais son effet ne durera que 12 minutes, prenez garde. »

Le sphinx déplia alors ces ailes, le sol s'effrita sous nos pieds et nous fit tomber dans l'obscurité. Nos deux corps tombait dans le noir le plus total comme une certaine blonde dans un terrier. Ma baguette tenue fermement dans ma main, je criais un #Arresto Momentum avant que nous atterrissions au sol.
Je me relevais ainsi et nous nous trouvions dans une salle peu ordinaire, tous les objets qui s'y trouvaient étaient déformés, comme lorsqu'on se regardait un miroir déformant d'une fête foraine moldue. J'avançais hésitante dans ce décor cauchemardesque, qu'attendait cette salle de nous ? Au milieu de la pièce, se trouvait une table qui sortait de l'ambiance de la pièce. Elle était normale et se trouvait sur son bois une petite bougie ainsi qu'un bout de parchemin aussi vieux que l'était notre carte avec des inscriptions ressemblant étrangement à celle que l'on n'avait pu décrypter...
Revenir en haut Aller en bas
Nya O'Neal
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Nya O'Neal, Mar 15 Nov 2016 - 4:54


Heureusement pour nous deux, ma camarade avait effectivement l’air d’être pas mal plus douée que moi pour résoudre des énigmes. J’eus à peine le temps de demander au sphinx si on avait un temps limité qu’elle avait déjà trouvé la réponse. J’ouvris de grands yeux, étonnée de son efficacité. Non pas que je doutais de son intelligence, mais il m’aurait certainement fallu un certain temps pour parvenir à son raisonnement… Moralité : les bleus et bronze avaient beau avoir le nez toujours fourré dans leurs bouquins, ils avaient aussi une certaine habileté à raisonner sous pression. J’avais choisi la bonne partenaire. Enfin, choisi… C’était un bien grand mot. Le hasard faisait bien les choses, mettons.

La Serdaigle attrapa donc délicatement deux potions et m’en tendit une, m’assurant qu’elle était sûre de son coup. Je n’en doutais pas une seconde. Son analyse tenait la route, et puis de toute façon, j’avais déjà oublié les indices donnés par le gardien. J’attrapai donc la potion qu’Anna me tendait et écoutai les paroles du sphinx, qui ne semblait pas disposé à nous donner d’informations supplémentaires. Bah, au pire, advienne que pourra, hein. Dans le pire des cas, on allait se sentir mal pendant quelques heures et tout rentrerait dans l’ordre. J’observai donc l’aigle avaler les quelques gouttes de potion, curieuse de voir ce qui allait se passer ensuite. Visiblement, elle avait fait le bon choix. D’après le sphinx, les effets ne dureraient toutefois qu’une douzaine de minutes. Plutôt que de la boire tout de suite, je rangeai la fiole dans ma poche, me tournai vers ma camarade et lui proposai la chose suivante :

« Vaudrait p’tet mieux garder la deuxième pour plus tard, si les effets ne durent que douze… »

Avant même d’avoir eu le temps de terminer ma phrase, le sol se déroba sous nos pieds. Je ne m’y attendais pas et fut immédiatement parcourue d’une montée d’adrénaline qui me redonna une bonne dose d’énergie. Cette dernière risquait toutefois de ne pas m’être très utile si je m’étalais comme une crêpe en touchant le sol. La chute me parut durer une éternité. Il faisait on ne peut plus sombre et je n’avais aucun moyen de savoir quelle distance il nous restait à parcourir. Dans un réflexe plus que bienvenu, la bleue et bronze marmonna un sortilège pour amortir notre chute. Je laissai toutefois échapper un petit gémissement en tombant, pas tout à fait prête pour ce genre de scénario. Je n’avais pas eu mal mais l’effet de surprise restait bien présent.

« Joli réflexe, merci. »

Après quelques secondes passées à reprendre mes esprits, je me relevai difficilement et regardai autour de moi. Quelle drôle d’ambiance… Exception faite d’une table qui contenait un bout de parchemin et une petite bougie au milieu de la pièce, les objets étaient tous déformés. J’avais déjà vu quelque chose de similaire dans le monde moldu, mais ce n’étaient que des illusions d’optique liées à des miroirs qui renvoyaient des reflets difformes. Là, le tout était bien réel. Je ne pris même pas la peine d'essayer de déchiffrer le parchemin. Sans dictionnaire, je n'avais aucune chance. À y regarder d’un peu plus près, les corps semblaient légèrement changer de forme au fur et à mesure que j’avançais. Ou peut-être que ce n’était que mon imagination…

Je décidai donc de m’immobiliser, histoire de voir si j’hallucinais ou non. Je plissai inconsciemment les yeux pour mieux me concentrer et remarquai qu’effectivement, les objets ondulaient, tous au même rythme. Après un bref coup d’œil jeté à la bougie, une idée un peu saugrenue me traversa l’esprit : et si les objets oscillaient en même temps que la flamme? Comme si cette dernière était responsable du mouvement… Plus j’y pensais, plus ma supposition semblait avérée. Je me dirigeai donc vers ladite bougie, et soufflai dessus. Peut-être que si elle était éteinte, tout reprendrait sa forme initiale… Je n’avais pas pensé au fait que cette malheureuse petite flamme était la seule chose qui éclairait la pièce, et nous nous retrouvions donc plongées dans le noir le plus total, encore une fois.

Je scandai donc un #Lumox maxima et constatai avec stupeur que tout avait disparu. Il ne restait que la fameuse table, la bougie maintenant éteinte… Et nous. Ça ne pouvait pas être bon signe… Je me retournai d’un coup sec, les yeux gros comme des billes. Oups, je venais probablement de faire une belle bêtise… La salle allait probablement répliquer, d’une façon ou d’une autre. Enfin en tout cas, maintenant je savais que la bougie était effectivement liée au reste. Bon et puis maintenant, on fait quoi? Est-ce qu’il fallait rallumer la bougie? De façon à ne pas nous mettre dans le trouble plus que je l’avais déjà fait, je préférai demander à ma camarade si mon idée n’était pas encore plus stupide que la précédente.

« Euh… Est-ce qu’on devrait la rallumer, tu crois? »
Revenir en haut Aller en bas
Anna Keats
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Anna Keats, Ven 25 Nov 2016 - 23:27


Je m'étais approché de la petite table centrale, focalisée sur le parchemin inconnu. Je tentais de trouver un sens à ses cryptogrammes, ces inscriptions qui avaient sûrement un sens, je reprenais la carte glissée préalablement dans ma poche pour les comparer. Les signes semblaient tous différents, pas une lettre ou traits en commun, comme si un alphabet complet avait été inventé.
Bercé par la potion que je venais de prendre, une intuition me prenait et me dictait que ces deux feuilles avaient un rapport, un point commun, mais impossible de mettre la main dessus. Concentré dans ma tâche, j'avais fait totalement abstraction des curiosités m'entourant, contrairement à la Gryffondor, dont l'esprit avide d'explication n'avait cessé de chercher un sens à ce monde de dégénérescences. Au lieu de chercher des indices à droite et à gauche, la rouge et or avait les yeux rivés depuis quelque instant sur un détail, un simple détail, si simple, qu'il paraissait anodin. Elle se rapprochait de là où j'étais, passa ses lèvres non loin de mon épaule et souffle caressa la flamme de notre seule source de lumière.
Nous étions revenues à la noirceur des ténèbres que nous avions quittées, redevenue maîtresse des lieux et nous à sa merci

But you know happiness can be found even in the darkest of times, when one only remembers to turn on the light.

Une lueur initiée par Nya me faisait découvrir la miraculé de son geste, les yeux ébahis dans ce qui apparaissait devant moi, ou plutôt ce qui n'y apparaissait plus. La salle entière s'était vidée, plus de meubles, d'armoires, de pendules, de chaises... rien. Comment ? Pourquoi ? J'étais indiscutablement perdue. Je me tournais vers ma camarade, j'avais espéré que son geste n'eut rien d'anodin et que la jeune fille avait une solution à cette pièce. Seulement, son regard était tout aussi désorienté que le mien et ses dires confirmaient à quel point j'avais eu tord.

« Euh… Est-ce qu’on devrait la rallumer, tu crois? »

Pardon ? Tu n'avais rien prévu, rien ? Vraiment, tu as juste décidé de souffler au hasard sur une flamme ? Non... cela confirmerait bien trop aisément la caricature du Gryffondor fonçant dans le tas sans réfléchir et du peu que je connaissais la demoiselle elle ne paraissait pas stupide. Alors, je me posais deux trois secondes pour respirer et me tournais vers elle.

« Qu'as-tu comprise avec cette flamme ? Si cette pièce réagit à la bougie, alors il y a quelque chose à en déduire... Hélas la potion ne semple plus avoir d'effet. Je pense que la carte et le par..che..min... »

Je regardais la table où le parchemin était posé et découvrait avec effroi la disparition de ce dernier... Je cherchais sur la table, autour, paniquée d'avoir perdu une chose si importante.

« Le parchemin, il n'est plus là ! Tu l'as vu ? »
Revenir en haut Aller en bas
Nya O'Neal
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Nya O'Neal, Dim 27 Nov 2016 - 4:18




Anna avait ressorti le morceau de parchemin de sa poche et le comparait à celui qui se trouvait sur la table. Elle semblait avoir une vague idée du lien qui pouvait les associer… J’aurais probablement dû la laisser chercher un peu plus. Après tout, c’était elle qui était sous les effets de la potion, pas moi. Évidemment, j’avais préféré suivre mon instinct et m’étais ruée sur la bougie, nous plongeant dans le noir le plus complet… Sans manquer de faire disparaître pas mal tout ce qui nous entourait. La bleue et bronze écarquilla les yeux, perplexe. Oups. J’avais vraiment fait une bêtise.

La jeune femme devait être un peu frue contre moi, mais elle n’en laissa rien paraître et se contenta de me partager son point de vue. Ou du moins, elle s’essaya. Je suivis son regard et constatai en même temps qu’elle que le parchemin avait disparu. Sans grand espoir, je jetai un bref coup d’œil sous la table, et tournai même sur moi-même, baguette en main, histoire de m’assurer qu’il n’avait pas revolé un peu plus loin. Nope, le malheureux bout de papier s’était bel et bien volatilisé. Je haussai vaguement les sourcils.

Au moins, la salle ne semblait pas réagir plus que cela. Nous étions maintenant seules au milieu d’une pièce presque vide, mais rien ne semblait signifier un potentiel danger. Du moins, pas de présage de mort imminente. Si on ne trouvait pas rapidement un moyen de sortir de là, on risquait malgré tout de finir par crever de faim – ou de soif, en fait. On ne pouvait pas remonter par là où on était entrées et la chute qui nous avait propulsées plusieurs mètres plus bas avait d’ailleurs pas mal asséché ma gorge. J’aurais volontiers accepté un bon gros verre d’eau, là tout de suite.

Mine de rien, je commençais un peu à paniquer. Le Félix Félicis de ma camarade s’était visiblement déjà estompé. Il ne nous restait donc que douze minutes pour comprendre et réaliser ce que la salle attendait de nous… Avant tout, il fallait que je me calme. Je pris donc une grande respiration, avant d’avaler les quelques gouttes de potion encore bien au chaud dans leur flacon. Une bouffée de chaleur me parcourut. Je ne me sentais pas particulièrement différente, mais j’étais pas mal plus sure de mon coup que quelques minutes auparavant.

Puisque rien ne semblait indiquer une éventuelle attaque, je sortis un briquet de ma poche et rallumai la fameuse bougie. Qui aurait cru qu’être fumeuse m’aiderait un jour? Un bref coup d’œil aux alentours me conforta dans l’idée que c’était effectivement la flamme qui régissait les meubles. Drôle d’ensorcellement… Tout était de nouveau à sa place, y compris le parchemin. Quoi que, c’était maintenant l’autre qui avait disparu. Un léger sourire aux lèvres, je me tournai vers l’aventurière qui m’accompagnait. On allait probablement rester en vie. J’avais même une vague idée de la suite. Il valait tout de même mieux lui expliquer ce qui me passait par la tête avant d’être à court de liquide porte-bonheur.

« Si on y regarde d’un peu plus près, on peut voir que tout semble osciller au gré de la flamme… Je pense donc qu’il faut stabiliser celle-ci pour que les meubles arrêtent de bouger dans tous les sens. »

Ouais, bah c’était bien beau, mais comment on pouvait faire ça? Je ne voyais pas trop comment empêcher l’air de circuler dans la pièce… D’autant plus que la flamme en avait besoin pour rester allumer, et qu’on avait aisément pu observer ce qui se passait quand elle s’éteignait. Je pouvais peut-être placer la bougie dans une cage qui limiterait les dégâts, par contre… Je fis donc apparaître un petit tube en plastique à l’aide d’un #Inanimatus Apparitus et le remodelai avec un #Plasticinum de façon à ce qu’il entoure la bougie – mais pas complètement pour ne pas couper l’arrivée d’oxygène. Bon, le problème restait que le plastique risquait de fondre assez rapidement, mais ça avait fonctionné! Les objets étaient dorénavant stables et les deux parchemins étaient visibles.

« Si t’avais une idée à propos des parchemins, c’est maintenant ou jamais. Dans pas long, faudra recommencer mon petit manège si on veut qu’ils soient tous les deux apparents… »
Revenir en haut Aller en bas
Lizzie Bennet
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)
Loup-garou


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Lizzie Bennet, Dim 27 Nov 2016 - 4:33


@Squat permis par Nya

je me baladais l’âme à nue
d’humeur à faire peur aux inconnus

_un regard vide
sourire à faire frire
tous les espoirs
les peurs du soir_

y avait cette chouette qui me gonflait
un client qui savait mal compter

_mélodie embrumée
de lueurs désaccordées
ni les nuages
ni le maquillage
n’aurait permis de masquer
l’histoire qui s’apprétait à tourner_

un souvenir revient
comme une méduse
à fleur de l’eau
il me mouille la joue
me perce le cou

_susurrement
la dernière fois qu’on s’est vus
tu n’étais qu’une
unifiée
entière_

qu’est-ce qui a changé depuis ?
je ne saurais dire
il y a cette grossesse
qui fait de moi une créatrice
tout en impliquant plus de troubles
que j’eus voulu l’admettre

_à poudlard j’alternais bandages
et binder
et rien_

ça posait de souci à personne
la grossesse m’avait dotée
d’une paire de seins
et je ne parvenais
à l’apprivoiser
à me l’approprier
un dismorphisme croissant
sans aller jusqu’à la dysphorie

_difficulté à se reconnaître
dans son propre être_
pour canaliser mes tensions
j’allais les ruelles londoniennes

_suivre mes peurs
jusqu’à les devenir_

dire que l’un de mes épouvantards
je l’étais devenue
littéralement
et le second
le second s’était
produit à travers les mains de l’autre

je cherchais
un brin de sérenité
loin des brutalités
d’un monde qui ne voulait plus de moi
ne trouvais que néant
pavés puant la pisse
même les mégots étaient
partout
écrasés

_une flamme pourtant_


dans la fenêtre d’en face
un lieu sans âme
dans lequel croupissaient
poussière et abandon
dans cet antre je voyais
deux silhouettes
trop frêles

_and motherly poisons
kick in_

déjà la baguette feule en mon poing
la porte s’ouvre
fracassante
comme une mouche qui vrombit

_et s’éteint_

je course les voix féminines
à travers les pièges
et les sphinx
et les trap-

chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute
chute


_aliz des temps modernes_

-pes
et les trouvant enfin
entends une histoire de parchemin
à quoi jouez-vous ?

voix sèche
comme une feuille d'automne
prête à se craqueler
sous le pas du reproche
ont-elles seulement compris
où elles se trouvent ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Anna Keats
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Anna Keats, Mer 7 Déc 2016 - 0:18


HRPG:
 


Me voilà résiliée à chercher à quatre pattes une feuille disparue en compagnie de celle qui l'avait fait disparaître. Toutes deux nous revêtions le sol de notre regard dans l'espoir de tomber enfin sur cette feuille de papier ancien, solution certaine de notre sortie. Une fois accepté que la feuille avait bel et bien abandonnée l'espace de sa présence, la rouquine sortait la petite fiole de sa poche.
Non, c'était bien trop précieux pour la gâcher maintenant, si jamais la tâche suivante devait nous plonger dans un réel danger, cela aurait pu lui être utile, même vital. Néanmoins, aucune meilleure idée ne m'était venue pour nous sauver de cet endroit alors, oui c'était sûrement la meilleure des solutions. Je la regarde avaler sans la moindre hésitation le contenu de la petite fiole, l'état restait douze minutes, il nous fallait agir donc rapidement. Comme la chance était de son côté, j'évitais d'agir à l'encontre de son instinct, Nya sortait un briquet, alluma la flamme et là un grand soulagement mélangé à une sensation de vertige.
Tout le mobilier dans son intégralité, ses courbes dansantes associées à ce tournis incessant et surtout la feuille de papier posée à l'endroit même où je l'avais trouvé, bien au centre de la table. Un léger sourire égaya mon visage à la vue de ce dernier, suivi d'un profond soupir de décompression.

« Si on y regarde d’un peu plus près, on peut voir que tout semble osciller au gré de la flamme… Je pense donc qu’il faut stabiliser celle-ci pour que les meubles arrêtent de bouger dans tous les sens. »

Son explication était tombée. Je regardais la petite flamme avec attention et les mouvements de l'air semblaient s'accorder avec les mouvements de la pièce.

« Bien vu, le soucis sera de ne pas l'éteindre, on aura sûrement besoin de ce parchemin pour sortir. »

Sans aucune hésitation, mon aîné récita deux formules magiques permettant de créer un espace semi-clos autour de la flamme pour imiter les mouvements de l'air sans pour autant priver la bougie de son air. C'était très bien pensé et encore mieux exécuté, elle n'était pas en dernière année pour rien. Une dernière remarque de sa part me fit comprendre à quel point le temps nous était compté. Ainsi je prenais en main les deux parchemins pour les coller l'un contre l'autre et à la lumière de la bougie, les parchemins fusionnaient pour révéler une phrase parfaitement lisible et semblant révéler le moyen de sortir. Seulement le latin devenait le dernier obstacle à surmonter.

Dans notre concentration, une voix me fit sursauter... une voix féminine dont j'avais déjà eu à faire. Sa voix sèche résonnait dans la pièce, un ton qui révélait à quel point nous avions fait une "bêtise".

« À quoi jouez-vous ? »

Devions-nous expliquer notre réelle motivation ? Je restais silencieuse sur le sujet. Je ne connais pas la personne et il m'était inconcevable de partager mes motivations pour le moment. Avant toute chose il me fallait expliquer une chose.

« Comment es-tu arrivée jusqu'ici et surtout pourquoi ? »
Revenir en haut Aller en bas
Nya O'Neal
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Nya O'Neal, Jeu 8 Déc 2016 - 22:33



La remarque de ma camarade me décrocha un léger sourire. Même si la bougie finissait par s’éteindre, on pourrait toujours la rallumer. Un petit coup de briquet -ou un Incendio, rendu là- et le tour serait joué. La complexité de la chose résidait surtout dans le besoin de maintenir la flamme dans un état stable. Et de comprendre ce que la pièce attendait de nous, aussi. J’inspectai avec attention le mobilier, maintenant immobile. Rien n’avait changé. Si une poignée avait fait son apparition quelque part, ça aurait pu expliquer la présence de la bougie, mais là… Si rien n’avait changé, à quoi bon? C’était vraiment bizarre, comme ambiance, même pour moi qui avait l’habitude de me retrouver dans des situations douteuses. Je n’avais aucune idée de ce que j’étais supposée faire et, à en juger par le peu de progrès qu’on avait fait depuis notre entrée dans la salle, la jolie Serdaigle était aussi perdue que moi.

Elle eut toutefois une excellente idée : à la lumière de la fameuse bougie, les deux parchemins s’entremêlaient et formaient une phrase parfaitement lisible. Ah. Ça expliquait peut-être pourquoi on n‘avait pu en tirer que quelques bribes décousues et incompréhensibles dans la bibliothèque. S’il en manquait une partie, on ne risquait effectivement pas d’être capables de déchiffrer le tout, surtout en latin approximatif. À vrai dire, même maintenant qu’elle semblait complète, j’étais absolument incapable d’en comprendre la signification. La chance ne pouvait rien faire pour moi ici, il me fallait un traducteur… Je plongeai mon regard dans celui de ma camarade, haussant les épaules pour lui signifier que cela ne nous avançait pas des masses, quand une voix inconnue me sortit de mes rêveries.

Je me retournai d’un bond vers la nouvelle arrivante et ouvris de grands yeux ronds. Qu’est-ce qu’une borgne enceinte pouvait bien faire dans l’allée des embrumes, à une heure pareille? Ça sonnait de plus en plus foireux, toute cette histoire. Elle avait l’air de s’être pas mal battue et trainait pourtant encore dans des endroits réputés pour être mal fréquentés… Soit elle cherchait les ennuis, soit elle les créait. Dans le fond, je risquais de plutôt bien m’entendre avec elle… Surtout si elle s’y connaissait en langues mortes. Anna s’était déjà chargée de lancer le petit interrogatoire, je pouvais donc passer aux choses un peu plus sérieuses. Sans même prendre la peine de me présenter, je m’approchai de l’inconnue.

« Eh, tu tombes bien! Tu t’y connais, en latin? »

J’aurais préféré qu’on ne soit que deux à découvrir l’artéfact, mais là, on avait bien besoin d’un peu d’aide. Je n’allais donc pas refuser celle d’une jolie demoiselle qui venait de tomber du ciel… Au sens propre du terme. Bienvenue parmi nous, la future maman. On va essayer de ne pas t’amocher plus que tu ne l’es déjà, promis.
Revenir en haut Aller en bas
Lizzie Bennet
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)
Loup-garou


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 2 Mar 2017 - 3:00


(déso, j'suis la pire mais je vous aime quand même)

je veux écrire je veux retrouver la flamme
je ne veux plus être les cendres tremblantes
les quatre lettres qui convulsent sur le sol
attendant que quelqu’un les achève
pour mettre fin à tous ces non-sens
je veux reprendre la main
guide moi pas à pas
tu veux bien
je suis sûre qu’à tes côtés
je peux retrouver l’éclat
celui d’antan
j’sais bien que je serais jamais un soleil
ni une lune
les seuls astres pouvant m’inspirer
sont morts depuis des années
mais comme je suis déjà morte
on est plus près qu’il n’y paraît
alors juste
laisse moi voler leur éclat
laisse moi briller près de toi
contre toi
plume contre plume
jusqu’à donner un sens à ce foutoir
j’veux rire quand on arrive pas à traduire
du chinois vers l’allemand et vice versa
les inscriptions allant d’un matelas à une baleine
qui brille
comme un feu
follet
j’veux qu’on s’entraide toi et moi
qu’on aille oeuf à oeuf
vers un bout de brillance
sors moi du noir
qui m’avale la gorge
j’arrive plus à respirer
dans leur pétrole
mais j’crois que près de toi
l’air est un peu plus pur
un peu plus frais
un peu comme après avoir pris
un thé froid
ou une eau trempée dans des fruits
sans produits chimiques
ou avec plein
avec un planage s’il faut
qu’importe voler
tant que c’est avec toi
y a deux créatures
des enfants aux traits de morts
qui s’avancent vers moi
elles sont sur la défensive
esquivent les véritables questions
non elles ne me diront quelle est leur motivation
leur essence
leur pulsion de vivre
elles passent sous le couvert
de leurs propres questions
_J’suis arrivée guidée par le cri
D’un non sens qui disait
Que des tortillas ont décidé de plonger dans la salsa
Sans leur tuba

(BEAT)
J’dois choquer
Encore
J’m’en fiche
de toute façon je suis morte
Alors ça change quoi dis-moi ?
Une autre question se coule
De ses lèvres à mon oreille
Un peu moins près que j’aurais pu le vouloir
(omg Liz reprends toi)
« Eh, tu tombes bien! Tu t’y connais, en latin? »

_Oui et non. Tout ce qui est près des sorts
et des runes
et des mots
se devine à petit pas
montre moi ce qu’il faut traduire
on ira tatouer la baleine
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Ellana Lyan, Ven 12 Mai 2017 - 19:34



Fil d'harmonie
Avec Ma petite folle
Univers

Lueur aveuglante.
Derniers rayons de l'écrasante journée.
Un soleil paresseux qui brille une dernière fois.
Offrant ses forces, part de folie aussi.
Avant de s'enfuir, éternellement.


Les pieds qui font résonner la marche. Élan de vie, larme d'envie. Gouttes de cristal refoulées devant l'immensité. Et je suis si petite, si faible. Alors que les nuages mauves passent paresseusement. Ce ciel qui offre un million de couleur, de vie, de sens. Comme la toile d'un artiste capturant la moindre lueur -moindre nuance yeux remplis, presque attendris. Enfant pour une soir, une nouvelle page de l'histoire. Je me fond dans l'univers, prise de la merveilleuse spirale. Ruban qui s'enroule, entrave et délivre. Je suis papillon. Ailes qui se déploient puisque mon regard rêve, à moi de songer. D'imaginer. Le cœur d'un million de battement, la vie circule en moi. Des odeurs, des sons. Et moi qui tourne au milieu. Une espérance, un aveu. Et je ne suis plus seule ici bas, mortelle mais bien réelle... Alors j'avoue, alors je chante. Parce que. Vie. Je. T'aime. Le moindre parfum, comme une douce chanson. Lorsque doucement je retrouve mes sensations. Battement transparent, je suis vie, je suis en-vie. Suivant le courant, un échos, pour être. Et à jamais rester. Écho...

Comme trouvée. Simple opportunité. J'attrape la main, nouveau sourire. Pour l'existence malgré la latence. Moi puis le monde, ce tout-le monde. Et je tourbillonne à l'intérieur de cette farandole. Rêve mais garde les yeux ouverts. Parallèle à l'univers à mon tour je prend une courbe. Ne me contant plus de rester sur la ligne de départ. Fillette aux boucle dorée par une chaleur d'un pré-été, retrouver ce qu'autrefois je fus. Puisque brille le regard doré. Étincelle. La lumière est proche, si près. De mon cœur, illuminant cette âme noircie. Douce brise câline qui vient jouer avec les mèches qui encadrent mon visage. Infini. Paupière qui s'ouvrent, se ferment, acceptent. Simplement rester. Boum... Boum... Comme une mélodie, symphonie poétique. J'existe, regarde moi. Illuminée dans le contraste des étoiles du jour. Au loin le chant des malheurs noirs. Tristesse de l'abandon aux derniers son des violons. Note de piano, la dernière. Pour reprendre tout à zéro, sans regard en arrière. Prend moi dans tes bras...

Souffle coupé.
Jeux orangés.
Comme un soupir, instant capturé.
Le plus beau des tableaux.
Quand riment les fils.


Yeux devenus humides. Par les simples souvenirs. Émois devant l'équilibre. Des couleurs qu'offre la nature. Berceau de bois devenu or. Je n'ai plus peur. Plus jamais. Je me le promet. Trop de temps passé à ramper, perte des sens trop récente. Je me relève encore une fois. Une dernière, la meilleur. C'est obligé, c'est assuré. Promesse. Le temps qui n'a plus d'influence tendis que la respiration redevient sereine. Briseuse de barreaux. Cage en fer qui ne me retient plus. Je vole, regarde, décolle, tu vois. Et puis au loin, au dessus des toits, du monde. Une trame, un fil. Délicat sourire d'une enfant, puis les idées surviennent. Unes puis autres. Indécises, joie qui m'emplit le palais, explosion de saveur contre ma langue qui profite de la moindre parcelle du goût ensoleillé que seul le bonheur peut procurer. Douceur de l'instant, beauté du moment, comme figé dans l'espace-temps.

Alors prises après prises. Dans les murs anciens lézardés. Comme des cicatrices, anciennes blessures à jamais exposées au soleil mordant des après-midi brûlantes. Toi. Moi. Nous. Puisqu'on ne forme qu'un. Toi qui malgré les coups bas à réussit à tenir debout nombres d'années sans jamais trépasser. Je veux te prendre en exemple. M’appuyer sur ton tout un temps. Atteindre d'abord un autre objectif. Celui de m’élever, plus haut, plus loin. Regard river, sur ce fil d'harmonie. Puis j'y arrive enfin. Tuiles brulées sous mains petites mains blanches. Et voilà le trésor, précieux convoité. Fil d'un matin au crépuscule. Je perd les mots, je perds mes doutes. Regard incapable de tout voir en même temps. Et les cheveux flottent aux vents. Souliers qui s'enlèvent. Le fil est haut, le fil et beau. Élan de vie toujours plus fort, vers l'infini. Voie trouvée, âme miraculée.

Rubans dorés qui s'entremêlent.
Entre mes doigts, entre ma joie.
Visage marqué, fendu en un sourire.
Déchirant les masques.
Contrant les apparences.
Pour vivre, oui, juste...


Et je ne mérite pas, je sais. Un pas. Un autre. Pieds dénudés qui se brûlent, s'allument. Pans de robe qui virevoltent, autour, à l'intérieur. En moi. Je veux juste être. Il était une fois... Un instant. Capturé l'écho des souvenirs. Je suis seule, je suis en vie. Là. Ici. Toujours et à jamais. Au milieu de l'envie. Entre passion et arrêt soudain. Pour jouer avec les démons alors que je suis plus près des anges. Serre moi fort, lumière du soir. Je veux rester à tes côtés, pour un instant une minute de plus. Et les yeux illuminés.

Vers le ciel couleur de sang.
N'oublie jamais.
L'écho...
Revenir en haut Aller en bas
Mary Drake
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Mary Drake, Sam 20 Mai 2017 - 15:22


Twa ♥
Avec ça (on ne s'y attendait évidemment pas - influence manchotière)

Le son du vent
Qui se mêle aux feuilles
Frôlant les surfaces
Des êtres verts
-Je l'entends

L'odeur si fraîche
De la nature
Émanation pure
Dans ce monde de brutes
-Je la sens

Le goût amer,
Qui reste dans la gorge
Après toutes les dérives
Et les démarrages
-Je le goûte

Tout ce paysage
A mes yeux défilent les images
Superposées à la réalité
Chimères qui apparaissent
-Je les vois

Tissus sur ma peau
Murs sous les mains
Air respiré
Sol contre pieds
-Je les touches

Vie collante qui s'éclipse
Qui oublie les ellipses
Choses qui restent
Malgré les pleurs
-Réalités

Envie de fuir
De s'en aller
De partir
De pleurer
-Courir

Manques
Comme une droguée
De cette ligne
Pourtant si fine
-D'adrénaline

Tête qui tourne
Four qui enfourne
Sourires crispés
Figure figée
-Prêt à cuire

J'ai les pieds enracinés, tout comme les mains et les pensées. Une bouche cousue, des lèvres liées, la société m'a demandé d'arrêter de crier. Même si ça soulage, même si ça fait partir les peurs et les mirages, elle s'en fiche. Elle reste persuadée que ce n'est pas la bonne solution, que je fais du son pour le plaisir, pour être remarquée. J'ai beau lui dire que quand la voix s'élance, c'est que le cœur a envie de revivre, son jugement ne change pas. Les regards continuent d'affluer, de se figer sur l'allure de folle à lier, de brûler la peau. Ils transpercent avec leurs rayons lasers, et j'aimerai tellement l'ignorer. Faire en sorte d'avoir l'une des plus belles forces, celle de passer à côté. D'arriver à les éviter. Je veux les oublier. Je veux ne pas les sentir. Si je le répète, peut-être que..
Non.
Pas de faux espoirs. Je sais que, même en répétant encore et encore et encore et encore et encore, le mécanisme ne s'inverse pas. Les brûlures continuent de faire mal, continuent à ronger la chair peu à peu. Je ne suis pas si crédule, plus besoin de ces bribes d'espoirs lointains. Alors je continue d'être séquestrée. Il n'y a pas moyen que je me lâche, même lorsque je suis seule. Les murs, la nature, la pierre. Tous. Ils ont tous des oreilles. Ils rapportent tous, en bonnes petites mégères qu'ils sont. Terrée, je cache la rage, qui mord et arrache de plus en plus chaque jour qui passe. Le mal, plus le temps passe, se sent indestructible. C'est un ver solitaire qui a trouvé un estomac dans lequel faire son nid. Tandis qu'il me mange, je refuse de me nourrir, de l'alimenter. Si il veut me tuer, il s'emportera dans sa chute. C'est non remboursable. Quoi qu'il en soit, plus de cris. Pas extérieurement. Je peux mordre, déchirer, casser. Mais pas crier. Je ne peux pas arrêter ma tête, qui elle, hurle tout le temps. Ce p*tain de mécanisme, je mettrai bien fin à ses jours. Comment puis-je l'envoyer au diable ?

J'veux plus rien.
Rien du tout

Dans cet étrange,
Vole et partir
Devenir léopard
Sauf que je  suis un ange
tacheté

Enfin, plutôt déchu, sans raisons ni d'être, ni de vivre. Seul, il voit les ailes se noircirent, puis tomber en poussières.
Seul, il affronte cette réalité qui lui tombe sur le nez
Seul, l'ange suit un chemin menant aux enfers
Il ne voulait pas y aller
Tout comme le paradis et la Terre
Juste trouver un entre trois
C'est alors qu'il voit :

Une ligne,
Un fil
Éclairé par la lune, les lampadaires, toutes ces petites lumières.
Il surplombe ceux qui le regarde
Est dominé par la méchante éclaireuse
Une ligne,
Un fil,
Celui auquel la vie ne tient pas
Rappelons nous que c'est l'aiguille qui aide
A ce que le tout se crée
Une ligne,
Un fil,
Au loin
Qui devient un objectif
Une corde
Tendue
Ici
Que je me dois de frôler
Avec laquelle il me faut jouer
Cette chose
là-bas
Qui existe
Qui persiste
Elle est pour moi
Moi, moi, et seulement moi
Je dois grimper
Et atteindre
ce but objectif
Il est si proche
Quelques mètres
De hauteur
Tendre la main
Si haut
Il est temps d'escalader

Alors je monte. Je pose mes mains. Je ne réfléchis pas. Les pieds se soulèvent, les mains forcent. Il y a toutes ces belles choses qui reviennent, ces sentiments qui obtiennent, le cœur qui se soulève. Ai-je le vertige ? Non. Auquel cas, je n'aurais pas pris la peine de lever la tête, ni même de mettre mes pieds, mes mains, sur tout ce qui peut être prises. C'est maladroit. Compliqué. Les choses ne bougent pas très rapidement. Après tout, je ne suis pas marchombre, juste une éternelle ombre à la voix cassée, aux certitudes brisées. Les mètres partent, je me rapproche de l'ultime. J'y suis presque. Je n'abandonnerai pas. Sauf si je tombe, sauf si tout s’effondre. Là, je n'ai qu'un seul et unique rêve. Jouer avec le feu, devenir une Mary on a wire.

J'arrive sur le haut
Je vois ce qui s'étend
La longue ligne.
Puis cette chose
Cet être
Encore flou de là où il est
Mais qui me dit que je ne suis pas seule
Toujours pas.
Peut-être qu'il a besoin lui aussi
D'être quelqu'un on a wire
Je voulais être égoïste
Je n'en ai pas le droit
Tant pis
Nous serons deux
A qui la corde souris
A qui cette chose en veut
Il faut s'élancer maintenant.
Mais j'ai peur
Je tremble
Impossible
Yeux qui fixent
Avec appréhension.
Suffit juste
D'un pas
J'ai plusieurs choix
Soit je commence à quatre pattes
Et n'ai plus rien à la fin pour me soulever
Soit je démarre sur deux pieds
Sans me laisser du temps
Pour m'adapter
Les boums se font puissant
le rouge monte aux joues
Frissons d'excitation.
Il n'y a plus de somnambule
Juste une funambule
Qui veut s'élancer
Sur le fil
Qui veut toucher
Les étoiles
Qui veut marcher
Sans hésiter
Être habile
Sans hésiter
Tout faire
Sans hésiter
Je n'essaie pas avec les mains
Juste les pieds
Le premier frôle.
Le deuxième rejoint
Premier balancement
Accompagné de tremblements
Ce n'est pas de tout repos
D'être une Mary on a wire
Tout peu basculer
Mais je peux toujours me rattraper.
Avec les mains
Suffit juste
De pas glisser
Cette sensation
Bon sang
Elle pourrait remplacer
Tout alcool
Toute drogue
Toute cigarette
L'adrénaline
Qui enfle

C'est
un roulement d'émotions
De peur et de bonheur

Tanguer à deux côtés
Vie qui dépend du vent
Bateau fin
Corde de brume
Fille de plume
-Mary on wire
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: Quand l'aventure nous appelle

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 4

 Quand l'aventure nous appelle

Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.