AccueilPortailPublications internesRechercherS'enregistrerConnexion
Le Deal du moment : -55%
Maillot de football FC Barcelona 2019/20 Vapor Match
Voir le deal
63 €

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
Page 2 sur 4
Quand l'aventure nous appelle
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Gaëlle Panyella
Serdaigle
Serdaigle

Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Gaëlle Panyella, le  Sam 20 Mai 2017 - 15:22

Twa ♥
Avec ça (on ne s'y attendait évidemment pas - influence manchotière)

Le son du vent
Qui se mêle aux feuilles
Frôlant les surfaces
Des êtres verts
-Je l'entends

L'odeur si fraîche
De la nature
Émanation pure
Dans ce monde de brutes
-Je la sens

Le goût amer,
Qui reste dans la gorge
Après toutes les dérives
Et les démarrages
-Je le goûte

Tout ce paysage
A mes yeux défilent les images
Superposées à la réalité
Chimères qui apparaissent
-Je les vois

Tissus sur ma peau
Murs sous les mains
Air respiré
Sol contre pieds
-Je les touches

Vie collante qui s'éclipse
Qui oublie les ellipses
Choses qui restent
Malgré les pleurs
-Réalités

Envie de fuir
De s'en aller
De partir
De pleurer
-Courir

Manques
Comme une droguée
De cette ligne
Pourtant si fine
-D'adrénaline

Tête qui tourne
Four qui enfourne
Sourires crispés
Figure figée
-Prêt à cuire

J'ai les pieds enracinés, tout comme les mains et les pensées. Une bouche cousue, des lèvres liées, la société m'a demandé d'arrêter de crier. Même si ça soulage, même si ça fait partir les peurs et les mirages, elle s'en fiche. Elle reste persuadée que ce n'est pas la bonne solution, que je fais du son pour le plaisir, pour être remarquée. J'ai beau lui dire que quand la voix s'élance, c'est que le cœur a envie de revivre, son jugement ne change pas. Les regards continuent d'affluer, de se figer sur l'allure de folle à lier, de brûler la peau. Ils transpercent avec leurs rayons lasers, et j'aimerai tellement l'ignorer. Faire en sorte d'avoir l'une des plus belles forces, celle de passer à côté. D'arriver à les éviter. Je veux les oublier. Je veux ne pas les sentir. Si je le répète, peut-être que..
Non.
Pas de faux espoirs. Je sais que, même en répétant encore et encore et encore et encore et encore, le mécanisme ne s'inverse pas. Les brûlures continuent de faire mal, continuent à ronger la chair peu à peu. Je ne suis pas si crédule, plus besoin de ces bribes d'espoirs lointains. Alors je continue d'être séquestrée. Il n'y a pas moyen que je me lâche, même lorsque je suis seule. Les murs, la nature, la pierre. Tous. Ils ont tous des oreilles. Ils rapportent tous, en bonnes petites mégères qu'ils sont. Terrée, je cache la rage, qui mord et arrache de plus en plus chaque jour qui passe. Le mal, plus le temps passe, se sent indestructible. C'est un ver solitaire qui a trouvé un estomac dans lequel faire son nid. Tandis qu'il me mange, je refuse de me nourrir, de l'alimenter. Si il veut me tuer, il s'emportera dans sa chute. C'est non remboursable. Quoi qu'il en soit, plus de cris. Pas extérieurement. Je peux mordre, déchirer, casser. Mais pas crier. Je ne peux pas arrêter ma tête, qui elle, hurle tout le temps. Ce p*tain de mécanisme, je mettrai bien fin à ses jours. Comment puis-je l'envoyer au diable ?

J'veux plus rien.
Rien du tout

Dans cet étrange,
Vole et partir
Devenir léopard
Sauf que je  suis un ange
tacheté

Enfin, plutôt déchu, sans raisons ni d'être, ni de vivre. Seul, il voit les ailes se noircirent, puis tomber en poussières.
Seul, il affronte cette réalité qui lui tombe sur le nez
Seul, l'ange suit un chemin menant aux enfers
Il ne voulait pas y aller
Tout comme le paradis et la Terre
Juste trouver un entre trois
C'est alors qu'il voit :

Une ligne,
Un fil
Éclairé par la lune, les lampadaires, toutes ces petites lumières.
Il surplombe ceux qui le regarde
Est dominé par la méchante éclaireuse
Une ligne,
Un fil,
Celui auquel la vie ne tient pas
Rappelons nous que c'est l'aiguille qui aide
A ce que le tout se crée
Une ligne,
Un fil,
Au loin
Qui devient un objectif
Une corde
Tendue
Ici
Que je me dois de frôler
Avec laquelle il me faut jouer
Cette chose
là-bas
Qui existe
Qui persiste
Elle est pour moi
Moi, moi, et seulement moi
Je dois grimper
Et atteindre
ce but objectif
Il est si proche
Quelques mètres
De hauteur
Tendre la main
Si haut
Il est temps d'escalader

Alors je monte. Je pose mes mains. Je ne réfléchis pas. Les pieds se soulèvent, les mains forcent. Il y a toutes ces belles choses qui reviennent, ces sentiments qui obtiennent, le cœur qui se soulève. Ai-je le vertige ? Non. Auquel cas, je n'aurais pas pris la peine de lever la tête, ni même de mettre mes pieds, mes mains, sur tout ce qui peut être prises. C'est maladroit. Compliqué. Les choses ne bougent pas très rapidement. Après tout, je ne suis pas marchombre, juste une éternelle ombre à la voix cassée, aux certitudes brisées. Les mètres partent, je me rapproche de l'ultime. J'y suis presque. Je n'abandonnerai pas. Sauf si je tombe, sauf si tout s’effondre. Là, je n'ai qu'un seul et unique rêve. Jouer avec le feu, devenir une Mary on a wire.

J'arrive sur le haut
Je vois ce qui s'étend
La longue ligne.
Puis cette chose
Cet être
Encore flou de là où il est
Mais qui me dit que je ne suis pas seule
Toujours pas.
Peut-être qu'il a besoin lui aussi
D'être quelqu'un on a wire
Je voulais être égoïste
Je n'en ai pas le droit
Tant pis
Nous serons deux
A qui la corde souris
A qui cette chose en veut
Il faut s'élancer maintenant.
Mais j'ai peur
Je tremble
Impossible
Yeux qui fixent
Avec appréhension.
Suffit juste
D'un pas
J'ai plusieurs choix
Soit je commence à quatre pattes
Et n'ai plus rien à la fin pour me soulever
Soit je démarre sur deux pieds
Sans me laisser du temps
Pour m'adapter
Les boums se font puissant
le rouge monte aux joues
Frissons d'excitation.
Il n'y a plus de somnambule
Juste une funambule
Qui veut s'élancer
Sur le fil
Qui veut toucher
Les étoiles
Qui veut marcher
Sans hésiter
Être habile
Sans hésiter
Tout faire
Sans hésiter
Je n'essaie pas avec les mains
Juste les pieds
Le premier frôle.
Le deuxième rejoint
Premier balancement
Accompagné de tremblements
Ce n'est pas de tout repos
D'être une Mary on a wire
Tout peu basculer
Mais je peux toujours me rattraper.
Avec les mains
Suffit juste
De pas glisser
Cette sensation
Bon sang
Elle pourrait remplacer
Tout alcool
Toute drogue
Toute cigarette
L'adrénaline
Qui enfle

C'est
un roulement d'émotions
De peur et de bonheur

Tanguer à deux côtés
Vie qui dépend du vent
Bateau fin
Corde de brume
Fille de plume
-Mary on wire
Vanille Fleury
Vanille Fleury
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Vanille Fleury, le  Sam 27 Mai 2017 - 11:47

Je suis debout.
Car plus jamais je ne pourrais tomber.
Parce que les ailes se déploient.
Me permettant juste une fois.
De mener la danse.


Corps qui balance, je rentre en transe, la tête des les nuages, les bras touchant les étoiles. Je ne sais plus si je vit, si je respire, si je lutte encore. Je sais que je suis là, que les fils se tissent sans se couper, juste pour une fois. Et je suis plus près du soleil, plus proche du bonheur, trompant la lune pour une nuit, juste un jour à tendre les bras au soleil brûlant. Se laisser dévorer par le feux ardent qui se retire paresseusement. Et je n'ai plus peur. Plus peur de rien. Petit jour, grand crépuscule, les couleur chatoyante se mêlent, s’emmêlent, se crées. je perd le compte, les nuances, impossible à dompter et mes yeux brilles. Douce caresse de la brise en une ultime paresse, je suis au centre du monde, l'univers en mouvement. Qui tourne, tourne et recommence, un cercle infini de cette vie de pantins. Nous sommes cavalier de bois, taillés et choisi avec soin. Nous sommes vie, nous sommes présents, sur le grand échiquier de l'existence, ou chaque point à son rôle à jouer. Et aujourd'hui le bois de bois est debout, cette nuit il renversera la reine, parce que le pion est princesse et a soif de vengeance.

Je me perds dans cette amour porté. Est-ce donc bien ou mal ?
Vérité inconnue alors je ferme les yeux.
Même si le jeux est bien trop dangereux.


Les pieds sont serrés, accrochés, tous muscles tendus près à rééquilibrer, je suis chat. Féline sur la trame en l'air, sur le fil éphémère. J'oublie le temps, profitant simplement du moment. La peur me prend à la gorge. Lorsque d'un regard vers le sol, je vois la poussière qui s'envole. L'impression de chuter alors qu'en réalité je me redresse, nouveau, je ne connais pas, regard vers les étoiles. S'il vous plait guider moi. Je me perds dans le décor, mais le vide grandi en moi, picotement au bout des bras tendis que le monde répond au nom de danger. Je m'arrête, un battement, une seconde. Puis la tête haute, pied plats, bras ouverts comme offert au panorama, je me laisse bercer par le chant des oiseaux si loin, si proche. Comme si je ne pouvais réellement trouver bonheur plus intense que cette délicate euphorie qui s'empare de mon être. Enfant des ombres ouvrant les bras à la lumière et je m'oublie dans ce monde loin de la terre.

Mais... Fil bouge, tangue.
Sous mes pieds, sur ce pont.
Navire accueillant un nouveaux passager.
Alors doucement je tourne.
Un pas, un autre.


Je suis sur un navire, voguant au gré des flots, au cours de mes pensées. rejointe par une autre, car l'enfant en est "une". Je ne sais pas si je devrais, la laisser monter à bord de mon bonheur, peu être que c'est à moi de décider, si je veux, je peux la faire tomber. Pourtant je ne bouge pas, regardant le fil trembler. Son visage, ses main, ses pieds. Un pas, encore. Elle progresse, douce silhouette. Alors j'avance aussi, pour être à sa hauteur juste pour voir un peu plus près, l'ombre floue, la blancheur éclatante, de cette amie d'un crépuscule qui vient troubler ma ligne plate et mon équilibre. Il faut faire attention, jamais tout raté, sinon je risque vraiment de tomber et nous de le regretter. Le vide grandit dans mon ventre alors je m'arrête et l'observe. Enfant presque maladive qui tend les bras à la vie, veux les tendre, peut-être comme moi ou à contrario, je ne sais trop, ne voulant pas imaginer ce qui ne se passe guère dans sa tête. Un nouveau pas avant que l'identité n'explose.

Je vois l'oisillon fou.
Qui marche doucement.
Tentant de ne pas tomber.
Et les remords reviennent.
Ici, là, je n'y échapperais pas.


Un pied qui recule. Mais que fait elle donc là ? Mary... Mary... Mary... Comme une simple mélodie. Je cherche, réfléchis, désire t-elle donc s'envoler elle aussi ? A-t-elle des ailes ? En a elle trouvé ? J'ai peur alors je reste loin, pourquoi ? Comment ? Je n'ai sans doute pas de réponse, je la regarde de loin, ne voulant trop l'approcher. M’énervant contre ce destin qui s'efforce de nous rassembler. Je n'aurais pas du l'aborder alors que dans cette sombre ruelle elle avait décidé de se saouler. Mais le choix n'est plus à moi, le vent à emporté le passé et je ne puis retourner en arrière, faire demi tour. Oui, j'ai laisser tant de regret derrière moi. J'ai voulu réparer, plusieurs fois je me suis promise de recoller les morceaux mais rien à faire, la crainte reste présente, surtout en elle, moins en moi. Je ne devrais plus avoir peur. Alors j'avance, respirant l'air frais, pas sur la trame, sur notre trame. Et une main qui se tends vers elle. Viens...

Pas de question, pas d'émotions, je veux qu'elle me rejoigne, qu'elle vienne à moi.
Pas à pas comme on adopte un renard, tu veux que je t’apprivoise ?
Non elle ne veux pas, ne voudra jamais, animale sauvage que l'on n'enferme pas, elle est libre mais prisonnière de sa tête. Cruelle ironie d'un hasard maléfique et nous revoilà en l'air mais qui sera donc cette fois, la première à s'échapper ?
Gaëlle Panyella
Gaëlle Panyella
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Gaëlle Panyella, le  Mar 20 Juin 2017 - 23:55

Same

I'm just a Mary on a wire
Cette phrase prend tout son sens
Alors que voguant
La mort à un millimètre
Je sens le vent tenter de me déséquilibrer
Tu ne m'auras pas
Ici je suis libre
Une corde,
Et la silhouette
Je n'y prête guère attention
Pour le moment
Juste profiter
De l'ivresse instantanée
Que provoque la belle enchantée

Buildings à perte de vue
Lampadaires étoilés
Paysage infini
Peur et émerveillement
En parfaite harmonie
-Vertige

Je peux pas me permettre de faillir. C'est comme ça depuis la nuit des temps. Depuis la naissance, j'échoue alors que je ne devrai pas
Et ça fait mal p*tain
Ça fait mal de toujours tout rater, tout fuir, tout abandonner
Ne pas avoir de convictions
De raisons de vivres possibles

Alors le pied s'avance, il hésite. Il essaie, on s'éloigne du bord. J'ai le cœur qui bat à la chamade, je ne peux plus me rattraper. Un seul faux pas, et c'est la chute. Un seul faux pas, et c'est la mort. Toute façon, si je dois finir comme une crêpe sur le sol, que ce soit maintenant ou dans des années, quelle importance ? Je préfère rejoindre la team des méchantes étoiles plus vite et ne pas vivre pour rien, si vous voyez ce que je veux dire. Ne pas me casser le cul pour quelque chose qui ne sert à rien. Je vais le regretter, une fois que je serai dans le clan des méchants, d'avoir passer mon temps à me battre pour finalement ne jamais les avoir. Alors que je peux... Vaquer à d'autres occupations. Comme marcher sur le fil si compliqué. La sensation est difficile à décrire, c'est un peu comme quelque chose qui tord le ventre, provoque des chatouilles. C'est à la fois enivrant et désagréable. On a envie que ça continue jusqu'au bout du monde, tout comme quitter, ici et maintenant.

Parlons-en sérieusement. Du temps. Il est là, il me nargue. Je me demande si c'est pas la réincarnation du ver. Je le vois partout de toute façon. Dans les sourires, dans les nuages, dans les aiguilles qui me lance des regards sadiques à la moindre action. Ce qu'il me faudrait, c'est un retourneur. Je sais que c'est pas vraiment bien de jouer avec lui. Mais il m'a trop énervée, trop torturée. J'aimerai tellement lui rendre la monnaie de sa pièce. Lui faire comprendre que ce n'est pas bien de jouer. J'en en ai pas les moyens. Je ne suis que sorcière, aucun pouvoir ne m'est réellement conféré. Simple et inutile, un pion parmi d'autres. Une simple existence sans la moindre importance. A quoi bon faire attention à une simple âme en errance, quand on voit l'immensité du monde. Les Galaxies, au loin. Je ne sers strictement à rien.

Un nouveau pas
Une funambule
Qui lorgne les passants
Là,
Qui ne se rendent pas compte
Que je joue avec la gravité
Tac tac tac tac
Réguliers
Des bruits des talons
De la femme qui marche
Et les klaxons
Toujours présents
Qui râlent, râlent, râlent
Dès qu'ils le peuvent
Je suis là
De haut
De ce perchoir
Belle vue tremblante
Une idée qui traverse
Sans que je puisse l'attraper
C'est beau
Et elle s'envole
Dans la nuit
Oui
C'est joli
Faut prendre le temps
D'observer la beauté
Qui partout guête
Avec envie
De partir vers les cieux
Tout est plus beau de loin

Lumières
Et vie
Rivières
Et eau
Battement
Et cœur
-Magnificence

J'ai envie de m'ouvrir, un peu plus, de ne pas être poussiéreuse sur l'étagère
Sans pourtant être un livre ouvert
Disons plutôt que je suis restée depuis longtemps à la même page
Qui commence à ressasser les mêmes images
J'veux du changement, une porte ouverte, un exile possible
Pour tout recommencer, repartir sur un nouveau pied
Quitte à changer complètement l'histoire

Le bruit, le son, l'appel. Peu importe quel est son nom. Il est là, je l'entends. Un murmure qui arrive tandis que de mes lèvres un léger cri s'échappe. La chose, la silhouette. Toujours lointaine, pourtant présente. Là, je la vois. Terrifiée, liquéfiée. Comme si j'allais la rejoindre, comme si j'allais faire quelque chose avec les vipères. Le cœur qui bat. Une haine qui sort. Je ne veux pas de toi.
De tes souffrances
De toi, Ô pauvre petite malheureuse
Derrière, un monstre
Autour, une carapace
La nature profonde ne change jamais réellement
Il reste toujours un petit morceau
J'étais prête
A accepter
N'importe qui
Sauf toi
Et maman
Voilà voilà
C'est encore moi ?
Que tu veux faire souffrir
Que tu veux tuer à petit feu
Les frissons m'attrapent et m'enveloppe
-Déséquilibre

Avant
Arrière
Moulinets
Souffle
Avant
Un peu trop
Arrière
Vite
Vite
Stabilité
Soulagement


Pourtant, la haine ne se quitte pas. Un nouveau pas, je me rapproche. Ses traits ses traits se précisent, mon ventre se tord de plus en plus. Par réflexe, j'attrape ma baguette gentiment logée dans une poche de mon t-shirt. Elle est capable de tout. Je ne lui fais pas confiance. C'est une pourriture, une tortionnaire. Je peux pas... La ruelle, le hall, la nuit, ce préfet vendeur incompétent, ces regards échangés pleins de sous-entendus. Je suis volatile, un gaz sans matière, j'veux m'élever dans les airs. Pourtant ça m'est impossible. Comme reculer. Ici je ne peux qu'avancer. Trop peur du passé. Comment allons-nous faire lors du point d'interception alors ? La corde ronge un peu plus la peau de mes pieds, des chaussures auraient été bien accueillie. Faut pas que je m'en fasse pour ça, je peux aller outre la douleur. La présence de ce monstre surpasse bien des souffrances. Un peu en oblique, je pointe ma baguette vers elle. Les bonnes habitudes ne changent jamais...

- #Aguamenti

Le jet d'eau est dirigé à côté d'elle, pas droit sur sa petite personne. Je ne suis pas un serpent, je ne suis pas une meurtrière. Juste une Mary on a wire. Voilà. Le but est de la déstabiliser, de lui montrer qu'elle ne peut pas recommencer même si je suis quand même faible. Mais ça faut pas qu'elle le sache.


Dernière édition par Mary Drake le Dim 25 Juin 2017 - 7:38, édité 1 fois
Vanille Fleury
Vanille Fleury
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Vanille Fleury, le  Mer 21 Juin 2017 - 15:56

Tseuh

Derniers rayons d'or qui me caressent le visage.
Le sourire d'un visage aux trais encore enfantin.
Je ferme les yeux un instant avant de ouvrir mes paupière au jeux de couleurs qui se déploie dans le ciel.
Cœur battant devant le parfait équilibre d'une beauté céleste. Je me perd dans la contemplation.
Comme si je pouvais tendre les bras et serrer la voute colorée du monde.
Simple illusion. Je les tends en équilibre. Le monde est à mes pieds.
Mais je pourrais si facilement chuter, tomber de ce toi de l'univers.
Et simplement redevenir poussière.

Mais je ne suis pas seule.
Une autre silhouette fantôme. Enfant perdu qui rejette ma proposition.
Parce que je sais, parce que je fais peur, à elle, à moi, à nous...
Mais il n'y aura jamais de "nous" parties séparée, deux histoires bien distinctes, les fils s'entremêlent un instant de traitrise.
Avant de se séparer à nouveau. Et je voudrais qu'elle comprenne, je voudrais pouvoir tout changer.
Mais on ne me demande pas mon avis, me l'a t'on déjà vraiment demandé ?
Sans prendre la moindre décision, je subis les actes des autres.
M'y pliant, m'y soulageant. M'y perdant aussi.

Ils ont raison, je ne suis pas assez forte.
On ne m'a pas appris, à prendre les bonnes décision.
Je choisis, fait un pas de travers, j'ai peur de tomber, de sombrer.
Je ne suis tout simplement pas capable de lutter contre le courant.
Bien que je le voudrais.
On a pas toujours ce que l'on veut. Jamais.

Regard vers les pieds, la rue qui s'étire en dessous.
Soupire, la crainte me tord l'estomac, si je tombe, si je retrouve le sol...
Comme un vieil ami qui s'accroche à moi alors que je ne désire que m'en séparer.
Et soudain l'autre bouge, avant, arrière. Je tremble, mes bras tournent dans l'air autour de moi.
Regard vers elle. Que veut elle... Pourquoi ? Non.
Elle ne fait pas exprès.

Et j'aurais pu avancer, aurais peut-être du.
Me retrouver à ses côtés, la tenir doucement dans mes bras.
Pourtant je vois son regard froid, regard noir. De "qu'est-ce que tu fais là ?"
Et j'ai envie de faire l'enfant, de répondre que c'est mon fil à moi, mon univers, pour un instant, une poignées de minutes intemporelle. J'ai vu, j'y ai grimpé, sentant mes doigts s'entailler contre la brique délicatement réchauffée.
Et peut-être ais-je eu peur. Sans doute me suis-je perdue.
Mais comme si la souffrance faisait désormais partie de moi.
J'ai accepté, fermer, les yeux, j'ai été moi.

N'auras-je donc pas du ?

Comme une danse infinie.
Le pont du navire, tangue, tangue encore. Au rythme de la douce symphonie.
La chorégraphie ne prendra pas fin tant que la dernière note ne se décidera pas à fuir la partition.
Et je reste là. Encore. Toujours. Un peu plus, juste quelques mesures.
Main tendue qui se replie. Vers moi, pour moi.
Rejetée, je baisse le regard. Vers les pas des gens presser.
Une fillette hurle, main sur mes oreilles.
Je n'aime pas les cris, je ne veux plus les entendre.
Comme un écho au mien. Mais enfant tu es capricieuse.

Je ne veux pas l'entendre, elle est partie.
Mais ses cris résonne encore contre mes tympans.
Tu as une mère, tu as un père. Elle te tiens la main.
Je l'ai vue serrer tes doigts dans les siens. Elle ne m'a jamais tenu la main...
Stupide gamine aux genoux écorchés, sais-tu donc ce que c'est d'avoir mal ?
Non, te ne sais pas, tu ne vois pas.
Et du haut je regarde, des yeux de haine posées sur un monde de désespoir.
Un monde d'espérance aussi... Contradiction ?
Sans doute... Quelle importance ?

Mais je m'arrache, fuis le monde de mes yeux.
Pour reporter mon attention sur elle, vers cette fille qui est entrée dans ma vie comme ma première victime.
Numéro un d'une longue série. Je n'ai pas eu de remord pour beaucoup. Mais pourquoi donc en aurais-je pour elle ?
Sait-elle donc que je regrette ? Oui. Pourquoi donc devrais-je continuer à lutter ?
Personne ne me le demande... Personne ne me demande rien.
Soupire abandonné aux lourds nuages. Je devrais rendre les armes.
Arrêter de me battre, peut-être rentré dans son petit jeu.
Mais je n'y parviens pas, n'y arrive pas.
Parce qu'en venir à la détester serait abandonné.
Me laisser bouffer par le sadisme à l'état pur.
Quoi qu'il m'en coute, quoi qu'ils peuvent penser.
Je n'atteindrais pas cet état de pernicieuse, je ne me le permets pas.
Garder mon humanité à n'importe quel prix.
Et ressentir les blessures des erreurs.

Payer le prix pour rester en vie...

Puis soudain, une arme apparait dans sa main.
Bout de bois, baguette magique. Quelle différence ?
Je la vois comme une arme, quelque chose de négatif.
Mais la magie ne peut elle donc pas également faire de belles choses ?
Je n'en ai plus l'impression. Croisant son regard je sens mille sensation déferler sur moi en même temps.
Déception, tristesse, colère, haine, rancoeure, douleur.
Je ne veux plus rien apercevoir.
Puis soudain sa baguette se lève vers moi.
Mon cœur rate un battement et je vacille ne reculant d'un pas.

De l'eau sort dans ma direction.
Je ferme les yeux. Incapable de réagir, d'envisager une possibilité de réaction.
Le jet passe à quelques centimètres de moi et je le regarde se perde au loin.
Regard effrayé dans sa direction. J'ai envie d'interroger.
Simplement une explication. Un simple pourquoi ?
Mais je sais déjà, j'ai déjà demandé.
Je ne veux pas recommencé. Elle ne m'a pas touchée.
Mais je sais que de ce fil je suis déjà tombée.
Pour moi...

J'ai soudain peur, d'elle.
Étrange sensation qui m'étais jusque là encore inconnue. Du moins à son égard.
Je serre les dents, laissant ma baguette où elle se trouve.
Je n'ai pas envie de me battre, pas envie de lutter contre elle.
Je ne me rabaisserai pas à ce niveau de stupidité.
Jamais... Plus jamais...

Et j'ai voulu, souhaiter, espérer.
Qu'elle me pardonne, que tout ai un nouveau début.
Mais je me suis trompée, j'ai heurté un mur impossible à franchir.
Parce qu'elle ne changera pas son regard. Malgré les preuves de changement.
Malgré mes bras ouverts vers elle.
Et je ne peux l'en blâmer, simplement ravaler ma déception.
Qui est donc la méchante de l'histoire en ce moment ?
Elle ? Moi ? Ou bien cette sombre étoile qui a fait se croiser nos chemins ?

Je n'ai pas envie de savoir.

Je recule, d'un pas, d'un autre.
Baisse le regard sans arrière pensée.
Je ne veux pas te faire mal...
T'as pas le droit !

Mine boudeuse, pourquoi est-ce qu'elle joue à ça ?
Ridicule, ridicule et puis c'est tout.
Soupir... Et moi donc ?
Gaëlle Panyella
Gaëlle Panyella
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Gaëlle Panyella, le  Jeu 13 Juil 2017 - 15:36

On ne change pas une équipe qui gagne
LA d'Enfant

Yeux ravagés
Espoirs en miettes
Envie de chuter
Ne plus regarder
-nouvelle réalité

Blessures profondes
Cicatrices indélébiles
Refoulées avec force
Qui reviennent
Toujours
-passé

Le regard flanche
Il retombe
La force manque
Le sol si proche et si loin
Avec toutes ces croûtes
Qui deviennent des lignes blanches
Que je n'arrive pas à faire disparaître
Ne plus relever la tête
Abandonner
Peur, parce qu'ici tout est limpide
Elle est partie, Elle a eu peur du vide
Ventre noué face à la vipère enchaînée
Encore et toujours des questions
Qui se bousculent
Faille dans l'histoire
Toujours dans le noir,
Le flou
J'aime pas ne pas voir ce qui se passe devant moi
Et pourtant
Aucune force pour affronter
Ce qui se passe en avant
Reculer serait voir le passé
Je ne peux pas non plus continuer la route
Trop d’appréhension
Que me réserve le futur ?
Ce ballet où les chemins se croisent
Des millions de possibilités
Une seule voie pourtant sera empruntée
J'ai envie,
Qu'elle soit mise en avant, quelque part
Pour savoir où je dois aller
Ne plus me tromper
Marre de faire des erreurs
Qui brisent petit à petit
Ce qui me sert de cœur

Je fais mon possible pour ne pas chuter. J'écoute, juste entendre la vie, au-dessus, en-dessous, partout. La brise me caresse le visage, je la remercie en frôlant d'une main ma joue. Un avion se fait entendre dans un bruit sourd, il est assez loin maintenant. J'imagine bien tous les passagers, assis, innocents. Les paniqués, ceux qui se tiennent à leurs voisins pendant tout le trajet, puis ceux qui se détendent en regardant le paysage, ou bien même juste une couche de nuages. Les dormeurs, ces personnes irréelles qui arrivent à s'endormir à n'importe quel endroit. Ils pourraient mourir, en une seconde. Quelqu'un qui arrive, qui reprend le contrôle. Pour tuer. Une erreur de parcourt, un crache. Arriver à destination saint et sauf aussi. Encore une fois, des routes, qui se modifient à chacun des choix. Tête secouée, enlever les mauvaises ondes. Ce serait tellement illogique, pour eux et moi, de mourir ce soir. Jouer avec la gravité n'est pas une bonne idée, pourtant l'adrénaline qui en coule est si envoûtante. Je suis pas droguée, juste émerveillé. À la fois envie de la fuir le plus vite possible tout comme baigner dedans pour une éternité indéfinie.

Un effort surhumain me fait lever à nouveau le visage, je fais craquer ma tête. Droite cric gauche crac, en mouvement, je peux à nouveau me battre. Pas contre elle, je crois qu'elle a abandonné l'idée de me ronger, même si ce qui est fait est fait, le retour est impossible. J'essaie de comprendre maintenant, y'a une ressemblance et un opposé flagrant entre nous. Je savais pas que c'était possible. Mais j'ai l'impression qu'elle essaie de noyer. Qui, quoi ? J'en sais strictement rien, mais dans ses yeux, à l'orée du soleil, j'ai cru voir la lueur que je fixe tous les jours dans mon reflet. Les raisons sont différentes, le résultat est le même. Un jour il faudra que tu m'expliques Ellana. Nous aurions pu être beaucoup, aujourd'hui j'espère juste que tu ne sois rien. L'idée est là, traverse tout. La corde bouge. Elle recule, s'en va en arrière. Avec quelle force ? Comment arrives-tu à reculer ? J'aimerai tant... Un léger pivotement, hors de question que je retourne dans les ronces, ma peau est assez mutilée, aucune envie d'en rajouter.

Puis quelques mots
Qu'elle offre
Qui auraient du exister bien plus tôt
Je ne veux pas te faire mal...
Si seulement
Si seulement tu n'avais pas fait
Si seulement tu m'avais aidée
Si seulement tu ne m'avais pas laissé démunie
Conneries
Nous nous sommes volées mutuellement
Cet instant qui se devait être solitude et magie
J'ai laissé une blessure, deux ou trois
Sans le vouloir
Moi aussi
Sur toi
Mais ici repose la différence,
Celle qui change la donne ;
Vouloir ou non
Tu étais consciente
J'ai eu des mouvements de défense
Qui ont parfois étés des couteaux
J'en pouvais plus ?
Tu comprends
T'as pas le droit !
La pluie fine tombe
Une seul goutte dans le vase
Et il déborde
Je fixe, un point, un nul part
Cette scène
Et j'attends, non même pas
Elle arrive, tout de suite
Il tombe et se brise, l'eau s'écoule

Visage crispé
Dents qui grincent
Poings serrés
Choses brûlées
-colère

T'en as pas marre Ellana d'être égoïste ?
Pourquoi Toi, tu as eu le droit, pourquoi ?
Et tu oses me dire, chère déesse des ténèbres
Que je ne peux pas, ne serait-ce que jouer avec toi ?

Je m'avance. Un peu. Lentement. Envie de lui tordre le cou, de l'envoyer balader.
Nouveau pas. Je rattrape l'illusion, le gouffre qu'elle a placé entre nous. Reculer n'a servi à rien.
Retrouvée, comme le passé. Cette rencontre, elle ne peut pas être oublié.
Rabâcher les oreilles. On ne doit plus le regarder. Il est pourtant là. Toujours. Impossible à changer.
T'oses dire, t'oses bouder. Tu dois sûrement connaître, l'interdiction des larmes.
Faire semblant. Jour, nuit. Puis ne plus pouvoir. Se laisser aller. Être, toujours être, ce que tu n'es pas.
J'aime pas être un monstre. J'ai essayé pourtant. Un jour, une seule fois, j'ai détesté être ça.
- Que vais-je devenir par ta faute Ellana ?
J'hésites, je réfléchis. Nouveau pied, avancée. Visage à seulement quelques centimètres.
Le bout de mes doigts viennent frôler sa joue. Imperceptiblement. Frissons de dégoût. Pas pour elle, non, moi.
Je ne veux pas être elle, devenir une vipère. Tout ce que je demande, c'est le vol.
Alors je fais un pas en arrière. La force me prend soudain par les mains, m'emmène un peu plus loin.
Y'a toujours un rancœur qui se place. Une barrière. T'aimerais la détruire n'est-ce pas Ellana ?

- Jamais je ne serai comme toi.
Les mots ne sont mêmes pas déposés.
Juste lâchés.
Crachés.

Nouveau recule
Tentative
Est-ce que les hommes peuvent voler ?
Si oui, pas moi

Les horloges s’affolent
Battent les aiguilles
Suspendu
Deux secondes qui en paraissent des milliers
-chute

Naissance, amour, heureux
Lettre, tombe, solitude rejet
Rencontre, une deux trois
Mort, intérieur, Elle
Apparition, Folie, déchéance
Aimer, être aimé, disparition
Du bon, du mal
Tout

Je pensais que voler serait mieux. Je pensais que me laisser dans le vide changerai tout.
Y'a eu un moment de bonheur. J'pense avoir fini. Un sourire sur le visage. Enfin. Adieu la vie.
Contente de partir. Définitivement. Sauf qu'il y a eu comme un ralentissement.
Je sais pas ce que c'est
Panique
Qui quoi comment
Ne devrais-je pas aller plus vite ?

Puis le bancale
L'impact
La douleur
Enfin, dites moi que c'est fini
Une seule seconde
Un cri
Même pas

Noir total
Vanille Fleury
Vanille Fleury
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Vanille Fleury, le  Lun 17 Juil 2017 - 6:54

Un manque d'elle, comme une si stupide envie de briser ce qui nous séparer, détruire ce mur qui s'y petit à petit construit entre nous par ma faute. Je ne désire lus qu'une chose pourvoir l'avoir véritablement, comme si sa condition imprenable la rendait si désirable à mes misérable yeux, je voulais sentir sa main dans la mienne, voir briller son sourire uniquement pour moi mais j’avais gâcher toutes mes chances, nos chance d'un jours connaître cette amitié merveilleuse qui aurait pu naître entre nous si ce soir là je lui avais tendu la main, si j'avais réussis à me battre pour elle et contre ses démons, si tout avait pu être différent. Mais aujourd’hui perchée sur le fil d'une existence qui semble définitivement vouée à l'échec, je l'observe, mal assurée comme si elle avait peur de bouger, dis-moi qu'est-ce donc d'être toi Mary, que pourrais trouver derrière ce masque ?

mais je n'ai pas de réponse, comme si le monde était soudain devenu muet,
les bruits filent, en dessous au dessous, comme les notes de musiques qui couvrent une partition,
la mélodie de l'univers, je ferme un instant les yeux, mon équilibre se perd,
en état précaire, le vite à mes côtés, je soupire, ce serait si facile n'est-ce pas ?
de sombrer, d'aller plus vite rejoindre les étoiles, de s'enfuir une dernière fois
voyant un destin lié à elle, sans savoir trop pourquoi, sans même en avoir envie
j'ai peur de la voir basculer, peur quand elle s'approche, que ses doigts frôlent l'irréel d'une joue fantomatique
ça ne doit pas être facile, Mary, tout les jours d'être toi
un peu emprisonnée, un peu libre, un peu à moi, petit oisillon fou,
je voudrais temps que cette grimace de dégout ne soit pas ma faute
j’espérerais jusqu’au bout parce que je n'ai plus que ça, la culpabilité me ronge tant
peut-être que je devrais tous laisser tomber, nous laisser tomber.

Mais comme une lumière brillante au bout du couloir, la promesse étrange d'un nouvel avenir
je sens une douleur contre ma peau, comme l'épine empoissonnée d'une rose blanche
la crainte flotte en permanence autour de moi, me narguant comme pourrait le faire une enfant
je perds mes notions de bien comme de mal, ne sachant plus réellement pourquoi lutter
je veux me battre pour ce qu'il me tient à cœur mais que faire d'un cœur gelé ?
comment réagir alors que les grands idéaux s’effritent, que l'âme se meure petit à petit
mensonges, elle a les mots qui poignardent, je vois le sang couler
je pourrais me plaindre, laisser passer quelques larmes à travers le regard vide
mais je n'ai plus rien à offrir, alors je reste muette

pourtant j'aurais voulu, aimer vouloir, attraper ses doigts fins entre les miens,
lui dire qu'elle n'est pas seul que je suis là et que plus jamais ce ne sera comme cela
mais elle a les oreille sourde, le cœur aveugle, où peut-être n'ai-je pas les bons mots
non, je ne peux lui en vouloir, attitude égoïste et déplacée, ici c'est moi le monstre
tous est si étrange, elle s’éloigne sans un mot, comme pour conclure l'histoire
et je reste là, les bras ballant d'un amour incapable, l'affection rongée d'un rejet mérité
je vois les doigts trembler comme vibrant d'une énergie que j'ai besoin de donner
j'ai envie de pouvoir être à ses côtés comme une amie, comme autre chose
_cette image que je vois dans ses yeux
est-ce vraiment moi ? le reflet de ses émotions ?


Elle crache, une rage, de la colère, mots qui me font reculer d'un pas
je la vois inatteignable tant dis que mon silence souffre
où sont les mots que je devais offrir, les jolies paroles qui me manquent maintenant
je ne suis plus capable de dire, de formuler en une belle phrase le fond de mes émotions
petit oisillon, laisse moi voir, montre moi le fond de ton âme
je veux te lire, je veux comprendre pourquoi, ce que je dois faire pour briser ce mur construit entre nous

mais peut-être que tout est déjà trop tard qu'il n'y a plus rien
comment réussir à retourner en arrière, le doux soupire s'envole encore un peu plus loin

puis soudain un mouvement, balancier, la corde tangue,
un brin de légèreté et je vois sont visage fermé qui à toute vitesse
chute vers le sol, mon cœur rate un battement, je crois crier un nom
avant que la baguette n'apparaisse dans ma main #ARESTO MOMENTUM
la voix cassée, brisée de cette chute que j'espère ralentie, je marche,
un pas un autre, de plus en plus vite, les prises sont chaudes sous mes doigts lorsque j'entame la désescalade
je ne sais plus ce que je vois ce que je fais, des images floues qui se succèdent
elle est tombée... elle est tombée et c'est ma faute
je cours avec l'impression de voler, mon cœur bas bien trop vite
et soudain j'arrive à son chevet Mary...
les yeux commences à piquer de larmes que je veux refouler
doigts tremblant qui trouve leur placent sous sa nuque
je soulève le corps jusqu'à poser sa tête sur mes genoux,
une main passe sous son nez, elle respire encore.

L
e soulagement me prend à la gorge tant dis que c'est ce moment que choisissent les larmes pour rouler
le corps secoué de sanglot je la serre contre moi, ayant conscience que c'est sans doute la seule fois ou je pourrais
mes lèvres répètent son nom sans cesse alors que je me balance, la berçant doucement
puis la raison prends le dessus, tiens bon je t'en prie !
grande mais pourtant si légère, je l'attrape sans trop d’effort pour me relever
où suis-je donc ? Un bref éclat d'ingéniosité, sainte mangouste est à côté !
j'avance le plus vite que je peux malgré son corps quasiment inerte
vérifiant de temps en temps qu'elle respire encore
courage, ça va aller, on va... je vais m'arranger pour qu'on te soigne
ça va aller, surtout ne te tracasse pas


comme si elle pouvait m'entendre, comme si elle en aurait eu quelque chose à faire
mais entre les perles transparentes, le cœur est sourd,
je la sauverais.


[Fin du RP, merci, vraiment ♥]
Temperence Black
Temperence Black
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Temperence Black, le  Mer 19 Juil 2017 - 3:32


Le partage du savoir

With 67


Joli ciel bleu sans trace des nuages.
Chaleur étouffante d’un été assommant.
Clameur et omniprésence d’une foule bien trop importante.
On ne pouvait faire deux pas sur le chemin de Traverse sans rencontrer une personne errant entre les différentes échoppes. Il y en avait partout. Le gens envahissaient l’endroit, traînant dans la rue une glace à la main, un sac sous le bras ou des enfants en charge. La foule était compacte et chaque point d’ombre était déjà utilisé par des personnes en quête d’un petit coin pour fuir la lumière éblouissante qu’envoyaient les lourds rayons du dieu-soleil en cette belle journée de vacances estivales.

Aujourd’hui, la brunette terminait son service chez Ollivander’s à midi, elle ne travaillait que la mâtiné pour profiter du soleil brûlant durant quelques heures mais elle n’avait pas prévu qu’il y ait tant de monde sur le chemin à cette heure-ci. Pas un point d’ombre et pas un coin de calme pour s’asseoir et lire en laissant les particules solaires brûler sa peau jusqu’à lui teinter les épaules du rouge significatif d’un coup de soleil.

Déambulant plus que marchant entre les gens composant la foule intense de cet après-midi, la brunette envoyait son regard aux points qui, d’ordinaire, étaient absent de toutes âmes humaine mais la beauté du temps en avait décidé autrement pour ce jour. Pas un seul coin tranquille où elle pourrait bouquiner la nouvelle trouvaille qu’elle avait faite entre les grimoires poussiéreux d’une partie de la bibliothèque aux livres miteux. Le volume était couvert de cuir abîmé par les années, par l’humidité, par la vie et par la mort que les pages renfermaient.

Un pied devant l’autre, elle finit par s’échapper de la foule en prenant un chemin que peu de gens osaient prendre le cœur léger, que les mères essayaient de cacher aux yeux de leurs enfants désireux d’aventure entre les pierres peu avenantes de l’allée des embrumes. Si le soleil semblait aimer attiser la chaleur suffocante de la rue commerçante bondée, il semblait déserter la rue des embrouilles et de la brume. La lumière semblait fuir l’endroit, renforçant le mythe qu’on ne pouvait y faire que des rencontres liées à la sombre magie et à l’obscurité. La brunette n’y avait fait qu’une rencontre, une seule et unique rencontre et c’était un vendeur drogué mais vendeur qui ne lui avait pas réellement paru méchant même si, dans l’univers de la magie, il semblait plaisant de cacher ses sentiments réels aux yeux des autres, comme s’ils constituaient une faille dans la cuirasse solide que formait le corps et la magie.

S’enfonçant lentement dans la rue délabrée, Temperence observait plus qu’elle ne cherchait à savoir si une quelconque personne barrait son chemin ou désirait lui faire du mal. Elle imaginait bien son père ou le grand frère qu’elle n’avait pas eu lui dire à l’oreille qu’un homme se cachait dans un coin sombre, attendant qu’elle passe devant lui pour lui sauter dessus et lui soutirer son collier d’argent ainsi que son livre. Qu’il n’hésiterait pas à faire tomber à terre la jeune femme au teint de porcelaine qu’elle était. Que lui ne verrait en elle qu’une simple poupée pour s’amuser quelques instants avant de partir sauter sur une nouvelle proie tel un rapace chassant la vermine pour remplir son estomac vide depuis bien trop longtemps. Temperence sourit à cette pensée qui jamais ne se réaliserait. Jamais son père ne l’accompagnerait par ici et elle n’avait pas de frère aîné puis jamais elle n’en n’aurait. La grande joie d’être fille unique et de ne même pas être certaine que son père soit réellement son père et que sa mère soit réellement la femme qui lui avait offert la vie. Maman sûre papa incertain qu’on disait en temps normal mais pour elle le dicton n’était pas des plus fiables depuis qu’elle était tombée sur la paperasse cachée dans un coin qu’elle était sensée ne jamais fouiller.

Le regard en l’air et volant comme un oiseau sans but précis.
L’attention accaparée par ses pensées plus que par la réalité.
Le choc frontalier qu’elle ne put éviter par tant de distraction.
Un moment elle se tenait debout, un livre à la main en avançant dans une ruelle, la seconde d’après elle finissait au sol après avoir rencontré un mur humain qu’elle n’aurait pas touché si elle avait observé à l’avant plutôt qu’à l’arrière et sur les côtés. Assise au sol, la brunette avait laissé s’envoler le livre qui avait décidé de s’ouvrir seul en retombant sur le sol. Voila qui était malin. La double page était recouverte d’une écriture sombre et passée sur un papier jauni par le temps. Si les lettres étaient bien calligraphiées, les mots qu’elles laissaient apparaître étaient beaucoup moins jolis. De jolis termes de magie peu recommandable couchés sur un livre appartenant à une jeune fille à l’apparence d’une poupée avec sa peau pâle, ses joues légèrement creuses, ses lèvres claires, ses grands yeux d’un bleu sombre et profond et le visage fin encadré par une longue chevelure brune claire plus communément appelé châtain. Entre sa présence en ces lieux alors qu’elle ne faisait que chercher un endroit pour bouquiner et le livre de magie obscure alors qu’elle ne désirait que s’instruire sur des choses qu’elle ne verrait jamais dans l’école de magie, elle allait à la rencontre de bien des problèmes sauf si la personne ne s’apercevait de rien, faisait l’aveugle face à la situation étrange mais là, rien n’était plus incertain...
Mangemort 67
Mangemort 67
Chef des Mangemorts
Chef des Mangemorts
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Mangemort 67, le  Dim 23 Juil 2017 - 17:10

L'attente avait été longue. L'heure du rendez-vous étrange, le lieu en revanche moins. Retrouver un informateur dans l'Allée des Embrumes n'avait rien d'inhabituel pour nous, Mangemorts. Un lieu discret, peu surveillé par les autorités (étonnamment), un lieu où tous savaient ce qui se tramait mais acceptaient tacitement de ne rien dire. Chacun gérant son business laissant les autres faire le leur.

En pleine journée, avec une chaleur à cuir des œufs sur de la pierre, j'avais attendu que ce sorcier m'apporte quelque chose qu'il estimait d'une grande valeur. Déjà qu'il était arrivé en retard alors "qu'il avait rendez-vous quelque part", ses informations ne valaient rien. Ni pour tomber ce foutu Secret ni pour en savoir plus sur les membres de cet Ordre d'une autre époque. Il savait que je ne pouvais le tuer en pleine ruelle. J'avais hésité à le poignardé ou même de l'égratigner avec ma lame enduite de venin de basilic. Mais je ne tenais pas à attirer l'attention sur moi. Alors je l'avais chassé en le menaçant de l'écorcher vif. Mais apparemment, on n'avait décidé de ne pas me laisser tranquille aujourd'hui.

Je me retournai lentement, baguette tirée, pour regarder la personne qui m'avait foncé dedans. Une gamine. Que faisait-elle ici ? Dans ce lieu dont la réputation n'était plus à faire. Mon masque rouge cachait mon visage, cachait la transpiration due à cette chaleur insupportable, pourtant moins haute que dans mon pays natal. La gamine semblait gênée, mais pas forcément effrayée ou alors elle le cachait bien. J'allais lui dire de faire attention d'une voix cinglante et m'en aller mais mon regard s'arrêta sur le contenu de son livre grand ouvert. Ainsi donc, elle jouait avec le feu, si jeune...

- Que vois-je ? Une écervelée qui cherche à jouer à des jeux dangereux... Dis-je en me baissant pour ramasser l'ouvrage et regarder mieux ce qu'il y avait d'écrit. Un autre être à attirer dans les Ténèbres ? "Relève toi. Lui ordonnai-je. "Crois-tu que cette magie s'apprend dans des livres ?

Temperence Black
Temperence Black
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Temperence Black, le  Ven 28 Juil 2017 - 18:42

Masque rouge tranchant la nuit tel un éclair fauchant le brouillard.
Voix sourde résonnant dans la ruelle tel un coup de tonnerre.
Regard d’incompréhension d’une jeunesse insensible à la peur.
Elle ne savait pas qui était l’homme mais elle savait ce qu’il était. Il n’était pas un homme que l’on devait fréquenter, surtout elle qui était toujours dans l’âge de l’innocence et de la pureté théorique. La mineure n’était pas sensée se laisser aller à de tels rencontres mais les faits étaient là. Était-il un véritable mage noire ou bien n’était-il qu’un fou en quête de farce du plus mauvais goût dont l’amertume brûlerait la gorge à quiconque croiserait son chemin ? Était-il vrai ou était-il faux, une question bien tordue pour une fille dont la droiture avait disparu depuis assez longtemps pour abandonner l’espoir qu’elle puisse n’avancer que dans le droit chemin, le dos droit et la tête haute.

« Que vois-je ? Une écervelée qui cherche à jouer à des jeux dangereux... » Des jeux dangereux ? Elle ne jouait pas, elle cherchait juste à apprendre... Elle voulait savoir ce qu’était la magie que l’on s’évertuait à cacher aux yeux des sorciers. Elle cherchait juste à apprendre ce qui faisait de cette magie une magie interdite.

Le dos courbé et les mains tendues, il attrapa le livre tandis que Temperence restait assise au sol, l’observant se mouvoir sous le tissu fluide de sa tunique fluide. Le dos de nouveau droit, il lisait enfin il semblait lire. Elle ne voyait rien, le masque rouge cachant la moindre parcelle de peau de son visage. Elle n’apercevait rien de le chair l’homme, pas même un cil ou l’éclat d’un rayon de lumière dans son iris. Il était là, grand et fort. Etre respirant le respect et l’obéissance. L’obscurité et le mystère.

« Relève toi. Crois-tu que cette magie s'apprend dans des livres ? »


Le moine rouge au grand capuchon noir donnait des ordres et, comme une enfant docile, elle suivit cet ordre sans en connaître les tenants ni même les aboutissant. Pourquoi ne passait-il pas son chemin devant la gamine qu’elle était ? Elle était jeune, trop jeune pour faire partie de ce groupuscule obscure mais l’esprit de la brunette, lui, était malléable. Un esprit encore chaud qui, tel un fer chauffé à blanc, pouvait être forgé par la force d’un seul homme.

Répondre oui était faire preuve d’imbécilité.
Le non lui brûlant les lèvres était une réalité.
L’échappatoire n’avait pas la chance d’exister.
Passant un main dans ses cheveux châtain, la brunette fit tourner son cerveau tandis que son corps se pliait aux ordres de l’homme. Étrangement, la peur ne lui sciait pas le ventre comme la nuit avec l’« herboriste ». Elle n’était pas ici en sécurité mais le danger de cette situation lui tordait moins les entrailles, comme si une sorte de sixième sens lui hurlait que le mangemort, car c’était ce que l’inconnu semblait être, n’allait pas la tuer ici et maintenant.

Le dos droit et les traits calmes, elle observait juste. Elle ne parlait pas, laissant ses cordes vocales au repos et lèvres juste assez écartées pour laisser passer un mince filet d’air et faire circuler l’oxygène dans son corps gracile. Pesant ses mots, l’esprit réfléchissait. Le corps calme mais le neurones, eux, étaient en quête d’une réponse pour offrir à l’homme la solution de l’interrogation posée à la brunette.

« Rien ne s’apprend dans les livres mais tout s’y trouve... Les pages renferment la théorie qu’il nous faut apprendre mais, malheureusement, ils n’aident en rien à la pratique. Alors oui, cette magie interdite s’apprend dans les livres puisque qu’en aucun cas la pratique n’est autorisée sans peine de représailles parfois fatales. »

La voix était douce. Elle venait de s’adresser à l’homme de la même manière qu’on s’adressait à un ami. Elle ne le connaissait pas mais tant qu’il ne lui avait pas tranché la gorge, elle ne voyait pas le besoin de s’adresser à lui avec animosité ou de fuir à toutes jambes aussi loin qu’elle le pourrait avant qu’il ne la rattrape. La langue déliée, les questions pouvaient se poser. Rien ni personne ne semblait caché dans l’ombre à attendre alors pourquoi se priver de questionner l’inconnu sur son identité.

« Mais la première question qui mériterait un réponse serait déjà votre identité... Etes-vous un véritable serviteur de l’ordre obscure ou n’êtes-vous qu’un homme banal prenant un malin plaisir à faire peur aux enfants s’égarant dans ces ruelles peu convenables ? »
Mangemort 67
Mangemort 67
Chef des Mangemorts
Chef des Mangemorts
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Mangemort 67, le  Lun 31 Juil 2017 - 18:47

Parcourant les pages, griffonnées de mots, de formules ou encore d'un mélange des deux, je me demandais où elle avait trouvé un tel ouvrage. Certainement pas à Poudlard, ni à la bibliothèque de Londres. Était-ce une mauvaise fréquentation qui lui avait mis ceci entre les mains ou avait-elle piqué ceci dans une cachette de ses parents ? Finalement, en quoi était-ce important. Une jeune sorcière tombait tout droit dans ma gueule, quel étrange hasard.

Son silence est étrange. Aucun réaction quant à mes provocations, aucun signe d'inquiétude. Pourtant, mon masque et ma tenue en disaient long sur la personne que j'étais. Cette absence de mots continua un moment et commençait petit à petit à m'énerver. Non que j'exigeais de la peur de la part d'inconnus me fonçant dedans mais cette attitude nonchalante avait de quoi m'irriter ou bien réfléchissait-elle trop ? Au point de la rendre muette. Il fallait reconnaître que le contenu du livre que je tenais entre les mains m'intriguait plus qu'elle pour l'instant. Enfin, elle avait dû se rendre compte que les pavées sales de l'Allée Des Embrumes n'étaient pas du meilleur confort.

Vint enfin des mots. Mais ce n'était que du blabla de débutante, il lui manquait tellement. Elle cherchait à comprendre, à voir plus loin. Un esprit curieux qui me tombait tout cuit contre. Avec un peu d'habilité, j'arriverai à lui faire comprendre que cet art interdit ne m'était pas inconnu, loin de là.

Puis, ce fut l'offense. Je refermai le livre dans un claquement au point qu'un peu de poussière s'en échappa.

- Crois-tu que je me promène masqué, en ces temps sombres, par uniquement amusement ? Sache, jeune insouciante, que tu as devant toi le Seigneur des Ténèbres. Et d'un geste sec, lui rendit son livre. Si sa lecture n'était pas ce qu'elle était, un sortilège suivit d'un transplanage auraient été mes prochaines actions.

- Comprends-tu que tu as une des personnes les plus recherchées d'Angleterre face à toi ? Je lui laisse le temps de comprendre ces termes, que cela soit imprégné dans sa petite tête. Et tu cherches donc à en apprendre plus sur la Magie Noire ? Ne crois-tu pas que te promener avec ce genre de livres t'attireraient des ennuis, surtout si un Auror venait à se pointer avec sa vertu et sa pseudo justice ?


Temperence Black
Temperence Black
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Temperence Black, le  Lun 28 Aoû 2017 - 16:10

Poum Poum Pidoum:
 

Sourire neutre sur le visage.
Attitude à la désinvolture peu commune.
Tête acquiesçant face aux dires de l’homme.
Ce n’était pas vraiment le style de la brunette. Croire des choses sans preuves réelles n’était pas son fort et elle ne savait pas si elle devait vraiment croire l’homme ou s’il lui faisait une farce grotesque. Il avait pourtant été clair mais le doute subsistait. Seigneur des Ténèbres ou usurpateur d’identité ? Il avait tout. Le masque, la robe noire, la voix rude et le charisme. Peut-être ne mentait-il pas et était-il le véritable. Un véritable mangemort, le mangemort par excellence à en croire ses dires.

D’un geste sec et franc, il tendit le bras pour rendre le livre à sa propriétaire. Plaçant ses doigts fins sur la couverture de l’ouvrage, Temperence le reprit des mains de l’homme et le cala contre elle, le serrant dans ses bras et offrant un sourire timide à l’homme. Elle avait vraiment l’air maligne avec son livre serré contre elle pour seul bouclier face à l’homme dont l’identité ne semblait plus à prouver.

« Comprends-tu que tu as une des personnes les plus recherchées d'Angleterre face à toi ? »

Temps de latence.
Il voulait qu’elle comprenne.
Qu’elle comprenne que lui ne jouait pas.
Temperence jouait plus souvent qu’elle ne le montrait. Elle aimait jouer et risquer gros mais l’homme se tenant devant elle ne semblait pas aimer se complaire dans le jeu. Elle ne pouvait le juger, elle ne le connaissait pas assez et ne le connaitrait sûrement jamais suffisamment pour pouvoir le classer dans une autre catégorie que celle des mangemorts, des hommes interdits. Le livre toujours contre elle, elle écoutait la voix sortir de derrière ce masque couleur sang. Elle écoutait le moine rouge au grand capuchon noir, le seigneur des ténèbres en personne.

« Et tu cherches donc à en apprendre plus sur la Magie Noire ? Ne crois-tu pas que te promener avec ce genre de livres t'attireraient des ennuis, surtout si un Auror venait à se pointer avec sa vertu et sa pseudo justice ? »

La pseudo-justice.... Il avait raison. Enfin la brunette ne voyait pas réellement la justice du même œil que les aurors mais son point de vu n’était pas non plus en parfaite opposition avec les autorités. Non, elle les trouvait un peu top sévère sur certains points mais après ils appliquaient la loi et qu’ils soient d’accord ou non, rien ne changeait les mots gravés à l’encre noire sur les pages des textes juridiques.

« Excusez-moi pour mon affront. En vous voyant très cher seigneur obscur, j’ai de suite pensé à un canular donc veuillez pardonner mon impertinence à votre égard... » Courbette de politesse et excuses sincères. « Je suis Temperence, Temperence Black. » Le regard traçant les courbes du masque et la sérénité marquant ses traits, Temperence finit par tourner le regard vers une ruelle sombre, un peu comme pour s’assurer que personne n’allait rompre cette entrevue. La dernière fois qu’elle avait pu parler librement de magie noire, c’était avec un professeur qu’elle avait rencontré en France par hasard. Connaisseur ou non elle l’avait écouté sans contestation, trouvant la discussion intéressante.

« Me promener avec ce genre de livre dans les bras n’est pas forcément une idée excellente, je le conçois mais que peuvent-ils me faire pour si peu ? Me placer sous surveillance ? Me donner une amende ? Tant que je ne m’amuse pas à pratiquer tout cela sous leurs yeux, je suis intouchable... » Regard baladeur passant de la ruelle à l’homme, de l’homme au livre, du livre à l’éclat sanglant du masque,... « Qu’est ce que ça fait d’être Mangemort ? Enfin, qu’est ce que ça fait de devoir toujours surveiller ses arrières, de veiller à ce que personne ne découvre votre réelle identité ? »
Mangemort 67
Mangemort 67
Chef des Mangemorts
Chef des Mangemorts
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Mangemort 67, le  Mer 20 Sep 2017 - 8:35

Un de mes sourcils s'arqua sous mon masque lorsque la jeune femme tenta une courbette qui se voulait respectueuse. Il était assez rare de rencontrer des sorcières ou sorciers qui me montraient autant de respect en dehors de mes fidèles masqués. Cela n'allait pas me la rendre plus appréciable à mes yeux. Ceux qui montre le plus souvent pattes blanches sont les pires... Je suis bien placé pour le savoir.

Son nom de famille me disait quelque chose, vagues souvenirs des cours d'Histoire de la Magie. Était-elle une descendante de cette illustre famille ? Ou une homonyme ? Qu'importe, le passé d'une famille ne définit pas forcément la personne qui y a grandi. Suffit de regarder Ebenezer, était-il digne de Bellatrix ?

Cette petite inconsciente ne se rendait pas compte de ce qu'elle disait. Du monde dans lequel elle vivait ?

- Crois-tu que les Aurors jouent ? Crois-tu pouvoir leur tenir tête ? Azkaban t'attend si tu persistes dans cette voie. Ils sont sur les nerfs à guetter la moindre trace de Magie interdite. S'instruire sur le sujet peut te valoir un casier judiciaire. Tout doit être un secret. Rentre-toi ceci dans le crâne. Voix sèche et agressive. J'avais envie de partir, de la laisser là avec son attitude désinvolte et ridicule...

Mais elle continua. Croyait-elle qu'elle m'interviewait ?

- Je risque l'enfermement à vie à chaque instant. Si je savais l'Ordre Noir suffisamment puissant, accompagné de ses partisans pour renverser le Gouvernement, ce masque ne serait qu'un souvenir. Mon visage serait connu de tous, je n'aurai plus à me cacher. Nous ne faisons que représenter ce que l'on combat. Devoir se cacher à cause de ce Secret magique. Une culture de la honte de soi-même, de ses pouvoirs alors que tant de personnes mériteraient de se débarrasser de ces chaînes que l'on traîne depuis notre naissance.

Je n'avais pas répondu directement à sa question. Finalement, la cause que je représentais me dépassait complètement. Ce n'était pas un simple caprice que je voulais satisfaire. Il s'agit bien d'une cause pour le Bien de tous.

Temperence Black
Temperence Black
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Temperence Black, le  Dim 24 Sep 2017 - 1:50

Réponse fluide et détournée.
Les mots marqués à l’encre de sa voix dure.
Le respect imposé.
Le mangemort se tenait là, devant elle et la jeune fille eut un sursaut lorsque la voix de l’homme se fit dure et cassante. Une voix sévère et la brunette n’avait plus la réelle habitude de se faire sermonner depuis que ses parents avaient compris qu’il fallait qu’elle se brûle les ailes et tombe de haut pour comprendre l’importance de ses erreurs et bavures. Des âneries qui ne se payaient pas toujours cinq minutes après leur réalisation mais parfois bien des années plus tard.

Temperence baissa les yeux. A cet instant ci, elle se pliait et se dévouait. Elle voulait jouer avec le feu mais l’homme, l’inconnu masqué, le serviteur de l’ombre, ne semblait pas être une personne de jeu ou à l’esprit onirique. Il avait les pieds sur Terre et la réalité en face des yeux. Ses parents seraient surpris de la voir ainsi, petite fille face à lui.

Temperence était inconsciente. Elle ne se rendait jamais compte de la réalité enfin si mais elle refusait de l’admettre. Toujours elle essayait de ne pas voir la vérité qui coulait contre elle comme une larme coulant contre la joue pâle d’une enfant au genou écorché. Elle n’était peut-être pas si inconsciente mais gamine et indécise. Elle voyait le monde évoluer et ne trouvait pas sa place. Il semblait y avoir d’un côté les gentils aurors et de l’autre les vils mangemorts… Chacun semblait devoir se complaire dans un camp mais Temperence ne trouvait pas le sien.

Voix grondante.
Voix d’orage.
Voix de rage.
Temperence sentit un pincement étreindre son cœur. Elle parlait de l’identité cachée avec une innocence presque malsaine à un homme qui passait son temps et sa vie dans l’ombre. Parfois elle se sentait totalement idiote et c’était dans cet état d’esprit qu’elle était à ce moment. Pourquoi l’homme serait-il heureux de se promener avec ce masque sur son visage, pourquoi n’aimerait-il pas pouvoir laisser les rayons du soleil lécher la peau de son corps à chaque instant de sa vie plutôt que d’être constamment sous ce voile noir, sous ce masque couleur sang.

La tête basse et le teint pâle, Temperence releva doucement son visage vers l’homme. Elle tirait à cet instant une moue innocente, une moue qui faisait paraître la jeune fille plus jeune qu’elle ne l’était. « Excusez-moi…. Mes questions étaient réellement stupides mais je suis perdue… »

C’était bien là qu’elle était. Nulle part. Elle savait où elle était physiquement mais pas mentalement. Elle était le mal dans le groupe du bien et une lueur d’innocence dans l’obscurité de l’autre section, de la section des partisans qu’on l’on disait partisans du mal. « Enfin, je suis perdue dans le sens où je ne sais pas où est ma place…. Je… Je ne me sens pas à l’aise avec les aurors et la justice car je trouve qu’ils abusent de leur grade mais de l’autre côté, je n’arrive pas à me ranger chez vous, parmi vos partisans… J’ai déjà utilisé l’Impero sur un moldu sans remord mais je ne sais pas si je serais capable d’octroyer la mort… »

Pause.
Reprise de respiration.
Regard vagabond.
Temperence était assise les fesses entre deux chaises. Son cœur balançait entre les deux camps, il ne savait pas s’il devait aider ceux qu’on appelait « gentils » ou ceux qu’on surnommait les « méchants ». Et puis…. Y avait-il vraiment deux groupes distincts ? D’un côté les aurors avaient raison mais de l’autre les mangemort n’avaient pas torts sur toute la ligne… Les sorciers restaient supérieurs aux moldus. Les sorciers avaient la magie et le pouvoir de changer les choses. La magie était supérieure à la technologie moldue mais d’un autre côté, les moldus étaient supérieurs de par leur intelligence…. Ils avaient réussi à monter un monde sans magie et à faire de grandes choses à partir de vraiment peu de chose….
Mangemort 67
Mangemort 67
Chef des Mangemorts
Chef des Mangemorts
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Mangemort 67, le  Mer 4 Oct 2017 - 10:34

Les brebis égarées sont facilement manipulables. C'était tentant de vouloir jouer avec, les changer en patin sans cœur, sans conscience. Pourtant, c'était une chose que je n'aimais pas faire. Du moins, pas dans le cas présent. J'aimais éveiller les passions enfouies sous ce ramassis de pensées préconçues, d'idées ministérielles que l'on faisait ingurgiter chaque jour aux générations futures. J'aimais que les sorcières et sorciers comprennent qu'il était de vivre libre.

La jeune femme céda. Elle se croyait plus bas que terre. Je le vis à son langage corporel. J'avais vu bon nombres de personnes me tenir tête ou perdre leurs moyens, j'avais appris à comprendre lorsque c'était le bon moment pour les attirer vers moi. Finalement, la manipulation faisait partie intégrante de moi-même.

- Crois-tu que tu es la seule ? Nous nous sommes tous perdus une fois où l'autre. Cette société a fait son temps. Plusieurs sorcières et sorciers se questionnent quant à la légitimité du Secret Magique qui nous est imposé. Je m'interromps. La laissant comprendre le sens de chaque mot qui sort de ma bouche. " Nous ne sommes qu'Ombres mais nous sommes nombreux. Les Ténèbres sont pas une mauvaise chose, rejoins-les. Tu comprendras que la solution s'y trouve. Ma voix était plus calme, invitant à l'échange même si j'avais grandement orienté la discussion.

Elle reprend. Complétant ses dires. La petite ne sait plus où elle en est. Je dois me montrer réconfortant face à cette vulnérabilité.

- Chacun doit trouver sa place. La tienne est à nos côtés, c'est certain. Cependant, il faudra prendre conscience que certaines choses doivent être faites pour le bien de tous. Chaque action compte aussi petite soit-elle. Ne crains pas d'embrasser cette voie. elle mènera à la liberté.

La vie, autour de notre duo, suivait son cours. Pourtant, je savais que je ne devais plus m'attarder encore trop longtemps. Ma grande taille, mon masque rouge pouvaient attirer l'attention. N'étais-je pas une des personnes les plus recherchées de Grande-Bretagne après tout ?
Temperence Black
Temperence Black
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Temperence Black, le  Sam 14 Oct 2017 - 10:41

Spirale.
Infini.
Obscurité.
Elle était royalement larguée mais elle n’était pas la seule dans ce cas, elle le savait. Elle n’était pas unique, elle était juste une jeune fille qui ne savait pas quoi faire et qui s’ennuyait de la vie morne qu’elle suivait à cet instant de son temps sur Terre. Elle se sentait un peu pitoyable. Elle avait l’impression d’être le cliché typique de son époque, d’être le sosie de cette jeunesse défoncée qu’ils étaient tous en ce moment. Sexe. Drogue. Alcool. Elle avait tout essayé comme une bonne petite fille qui voulait suivre la mode mais était-ce bien cela qu’elle était vraiment ? Est-ce que c’était vraiment elle tout ça ? Non et elle le savait. Maintenant elle ne faisait plus rien de tout cela quoiqu’un peu de fumette de temps à autre ne se refusait pas, que ce soit avec Nyx qui avait choisi le chemin du bien alors que la noirceur de cette fille la destinait plus aux anarchistes qu’au forces de l’ordre qu’avec un vendeur qu’elle ne connaissait pas le moins du monde. Parfois, ça rapprochait des âmes qui ne demandaient que du soutien tandis que ça pouvait aussi en séparer. Dans ces moments-là, elle n’était plus elle-même, c’était une autre partie de son esprit qui tirait les rênes…

Les souvenirs revenaient en saccade dans son esprit. Elle revoyait son rêve cauchemardesque. Tout était net dans son esprit. Il y avait le marionnettiste qui l’emprisonnait, qui l’entravait, qui dirigeait chacun des mouvements de la brunette. Le piano jouait encore sa mélodie seul tandis que le marionnettiste peignait son tableau. Il peignait la jeune fille qu’il prenait un malin plaisir à contrôler et si là était la clé de tout ? Et si le manipulateur n’était autre qu’elle-même ? Et si elle se manipulait elle-même en refusant de laisser la personne qu’elle était s’exprimer avec liberté ?

Petite sœur ? Où sa cachait-elle ? Où était-elle là que la brunette avait besoin d’elle ?
Un pas, deux pas, trois pas. Des enjambées faibles avant de se détourner de l’homme. Elle fixait la rue lumineuse que l’on pouvait apercevoir au loin si on se plaçait stratégiquement par rapport aux angles que formaient ce méli-mélo de ténèbres. Il y avait la lumière, la beauté du ciel, la clarté des nuages cotonneux. Tout y était, il y avait toute cette beauté mais d’un autre côté, se plonger dans l’ordre obscure ne l’obligeait pas à se cacher du soleil, si ? Devenir une de leur partisane et les suivre ne l’obligeait à rien, elle pourrait quand même travailler à la boutique, sourire au client, imager ses pensées e ses émotions grâce à l’archet de son instrument. Revêtir le masque ne l’empêchait pas de jouer ni même de donner des couleurs à sa vie.

Dans sa tête, une voix parlait. Elle lui soufflait que c’était vers l’homme qu’elle devait revenir et pas se diriger vers la lumière intense avant d’avoir pactiser avec le diable. Ce diable, le diablotin pris au piège dans sa petite boite. Et si là tait la véritable identité de ce groupuscule ? Et s’ils n’étaient que les pauvres diablotins qui c’étaient vus enfermés dans des boites juste par ce que leurs idéaux n’avaient rien à voir avec les idéaux des autres qui se prenait pour de jolies poupées de boites à musique.

Il ne lui en fallut pas plus pour se retourner vers l’homme. Marcher jusqu’à ce que l distance qui les séparait ne fut plus qu’égale à un bras tout au plus. Face à lui, elle releva les yeux et leva le regard vers ce masque rouge. C’était ça, lorsque le noir et le blanc s’affrontaient, mieux valait partir sur une piste colorée et celle qui s’offrait à elle était rouge. Un rouge sang, un rouge brillant, un carmin sanguin. Le rouge de la révolution et de la renaissance. Là où prenait fin une note de tourment, débutait une nouvelle histoire et la sienne allait se faire sous la couleur du feu sauf si l’homme se décidait à la repousser pour capturer en ses rangs une âme bien plus simple à manipuler que celle de la brunette.

« Alors apprenez-moi. Apprenez-moi à devenir l’une des vôtres. Je pense qu’il n’y a que comme ça que je saurais si ma place est réellement ici. Dans le cas contraire, si ma place n’est pas de votre côté, dans votre camp, vous n’aurez qu’à effacer cette rencontre de mon esprit, me laissant juste le souvenir que je dois jouer dans un autre groupe, sous une autre lumière. Que ma partition ne doit pas commencer par cet accord m’attirant vers l’obscurité mais par un bel accord majeur lumineux… »
Mangemort 67
Mangemort 67
Chef des Mangemorts
Chef des Mangemorts
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Transplanage
Fourchelang


Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Mangemort 67, le  Mer 25 Oct 2017 - 16:28

J'étais habitué que mes mots fassent réfléchir leur destinataire. Ils éveillaient en eux une envie de prendre part aux actions de ce monde, d'être un rouage dans cette grande machine que nous tentions de mettre en place. Pour un chemin vers la liberté. Un pas vers une nouvelle vie.

Mais là, je sentais que c'était plus profond. Elle ne semblait pas vouloir agir pour contrarier l'autorité. Celle de ses parents, de ses professeurs, non. Il y avait bien quelque chose en elle qui avait besoin d'être entretenu pour éclore un jour et faire d'elle une fleur aux épines mortelles. Je serai ce rayon noir qui la nourrirait. Qui trouverait comment la faire grandir et l'amener à son apogée. Cela se fera dans la douleur, dans le sang et dans les pleurs. Mais nous n'atteignons pas le sommet sans blessure. Mon corps en est témoin. Je n'efface rien, je veux me rappeler de tout ce que j'ai enduré pour mettre un terme à ce Secret magique.

Je la regarde, j'attends de saisir le moment où elle sera prête à prendre place dans les terres ténébreuses loin des celles de l'incertitude. Viens mon enfant, c'est la bonne voie à suivre.

- Bien. Qu'espères-tu apprendre ? Des sortilèges ? L'utilisation de certains objets ? Tout ?

Il fallait la forger, comme un fer à peine sorti du four, frapper avec un marteau pour l'aiguiser et en faire une arme redoutable. En fonction de ta réponse, ton emploi du temps de la journée sera chamboulé. Attention à ce que tu choisiras, il ne faut pas me le dire deux fois pour former de nouveaux apprentis mages noirs.


Contenu sponsorisé

Quand l'aventure nous appelle - Page 2 Empty
Re: Quand l'aventure nous appelle
Contenu sponsorisé, le  

Page 2 sur 4

 Quand l'aventure nous appelle

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright Bureau RPG.