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Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !
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Anna Schomann
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Anna Schomann, Dim 1 Jan 2017 - 19:56


Mon cœur balançait encore lorsque mes lèvres rencontrèrent la boisson, j'avais espoir que cela puisse ralentir mes battements incessant, reflétant mon excitation. Tu m'avais regardé et m'avait offert la formule parfaite, une main, une lueur, un souvenir. Je buvais la gorgée avant de rendre son verre à son propriétaire, ce dernier m'abandonna pour prendre place au centre de l'attention. Le cours allait enfin commencer. Pour ma part, bien que mes vêtements avaient réservé ma place, je découvrais avec amusement que mon préfet se trouvait à quelques centimètres de mon emplacement. Je prenais place sur la chaise en bois avant d'écouter ce joli monologue que notre professeur avait préparé.
Il enchaînait entre remerciements, clins d'oeil discrets, provocations contre la direction et interdictions. Un discours mêlant ombre et lumière, sourires et craintes. J'écoutais tranquillement, nullement inquiète, ma baguette scellée sous mon uniforme. Seulement, dans ce monologue qui restait néanmoins calme et linéaire, un coup de baguette avait provoqué un sursaut chez certains, n'échappant pas à la règle, j'adressais un sourire amusée à Mary. Le miroir brisé se régénérait, un tour plutôt simpliste, mais mal maîtrisé il aurait pu faire des dégâts. Evan nous donnait sa réponse, sa vision des choses, de ce monde, de son monde. Nous devions alors écrire ce que nous savions de la métamorphose humaine. Une discipline bien compliquée et très complexe. Nombres de sorciers en subisse les conséquences quand elle est mal maîtrisée et certaines rendent la vie quotidienne bien difficile... Je ne pense pas que nous en ferons l'expérience nous-même, vu les dangers en découlant. Qu'avait-il préparé si nous n'avions pas le droit aux baguettes ?
Bref, je sortais ma plume une nouvelle fois et écrivais mes connaissances à ce sujet.

Le parchemin:
 

J'avais plié le parchemin en deux. Le temps que tout le monde finisse, j'observais d'un œil vagabond la belle rousse (Ailyeen) derrière son bar. Je remarquai qu'elle s'était activée depuis plusieurs minutes à mettre en pratique un de ses tours, l'inspiration sans-doute. Elle passait entre les rangs distribuant son chocolat chaud, encore une fois délicieux, m'adressant au passage un regard semblant me transpercer de part en part. Je rougissais, encore une fois... Étais-je incapable de résister à un regard ?
Je regarde autour de moi, un jaune qui fait son intéressant (Alexander), une rousse qui explose sa tasse et qui commence à jouer aux fléchettes (Merry), Evan qui reprenait le jaune, un flirt d'or et d'argent (Nya et Azaël)... Que d'animations. Je me tourne vers Riri qui n'a pas encore goutté au délice du chocolat.

« On ne risque pas de s'ennuyer dans ce cours. »
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Elly Wildsmith
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Elly Wildsmith, Dim 1 Jan 2017 - 22:49


Elly était observatrice. Elle ne prenait que peu part à la conversation qui avait eu lieu entre différents élèves et le professeur. Certains semblaient même au-delà d’une simple relation étudiant / enseignant. Ce qui fit grincer des dents Elly. Comme pour lui rappeler le souvenir grisant d’un chalet en France. Soudain, le professeur de métamorphose la fit sortir de sa torpeur

- Regardez-bien ce miroir !

Il tenait sa baguette en l’air, prêt à agir. Attendant sans doute que les yeux de ses élèves soient tournés vers lui et que leurs esprits lui soient totalement accaparés. Puis, aussi soudain qu’avait été sa prise de parole, l’enseignant fit explosé le miroir. Une multitude d’éclat de verre rebondit sur le sol, rien de magique la dedans finalement. Et comme pour répondre à ses pensées, Evan repris la parole.

- Ce miroir n'a absolument rien de magique ! Il est ce que vous êtes comme ce que vous ignorez ! L'apparence, c'est un jeu, une illusion. Elle ne dira jamais qui vous êtes. Ce sont vos actes qui le détermineront. Mais quand vous observez votre reflet, vous, vous savez ce qui est derrière cette image éphémère que vous voyez ! Vous êtes à nu dans vos pensées ! Vous connaissez vos qualités, vos défauts, vos forces et vos faiblesses ! Un miroir superpose ce que les gens pensent de vous, avec ce que vous savez, de vous ! Pour connaître quelqu'un ou se connaitre, il ne suffit pas de voir, mais d'entendre, de comprendre, de percevoir. Dans la vie, la vérité est rarement derrière une apparence. Surtout en matière de Métamorphose, c'est ce que nous allons voir ce soir !

Il laissa ces quelques mots en suspens. Comme pour laisser le temps à chacun des élèves présents d’entendre et de comprendre l’étendue de son discours. Tandis qu’elle observait le prof, Elly haussa un sourcil. Lui qui échangeait des regards plus que particuliers avec une étudiante toute à l’heure, leur parlait désormais de reflet, d’image de soi, du regard d’autrui et d’autres pensées philosophiques. Elly ne comprenait pas vraiment la différence entre le discours de l’homme – qui semblait être très porté sur la perception et le ressenti – et ses propres actes, qui semblaient eux être basé sur une apparence et un physique. Néanmoins, Elly ne se risqua pas à une quelconque remarque, préférant observé et écouté afin de ne pas manquer un seul détail de son cours. La métamorphose étant une matière importante pour l’avenir qu’elle espérait. Durant son temps de réflexion, le professeur était revenu derrière le comptoir du bar et avait repris la parole.

- Bien, pour commencer, vous allez toutes et tous sortir un parchemin, et m'écrire dessus tout ce qui vous passe par la tête sur la métamorphose humaine ! Pas de paroles, juste des mots ! Je passerais entre vous pour voir tout ce que vous avez à me dire ! Où vous pouvez me les apporter ici en venant récupérer une nouvelle boisson ! Vous choisissez ! A vos plumes !


Elly pris sa plume noire d’encre (pas mal, pour une plume qui permet l’écriture tout de même) et un morceau de parchemin. Elle balayait le bar d’un regard. Quoi répondre ? Juste des mots … Elle cherchait dans son esprit les mots qui pouvait – pour elle – être associé à la métamorphose. Après quelques instants de réflexion, elle nota à toute vitesse, d’une écriture pourtant lisible et claire.


Parchemin d'Elly:
 

Oui, c’était cela pour elle. Une mutation, de soi-même ou des objets. Une mutation pour devenir autre chose, pour transformer ou se transformer en autre chose, en quelqu’un d’autre.

Soudainement, un élève, visiblement de sa maison. Se sentait poussé des ailes et se donnait en spectacle. Au rictus du professeur, Elly comprenait que la situation pouvait vite dégénérée. Après tout, ce n’était pas vraiment ses affaires mais elle se demandait ce qui pouvait bien prendre son camarade. Exaspérée, elle espérait surtout qu’il ne ferait pas perdre de points à sa maison. Son esprit était en train de préparer un #Silencio mais une autre élève tentait visiblement de calmer leur camarade qui semblait être pris de folie.

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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Evan, Lun 2 Jan 2017 - 10:36


HRP : Anna/Elly je ne vous oublie pas, j'essaie juste de faire face à la situation Wink

Après avoir fait part de mes remontrances au Poufsouffle, qui étaient destinées avant tout à lui faire peur pour qu'il se calme, une élève arriva à son secours. Amy. Elle semblait vouloir apaiser le gamin et moi par la même occasion. J'écoutais avec quel tact elle s'adressait à son camarade, jouant son jeu alors que moi j'avais envie de lui décalquer la tronche. Elle s'excusa ensuite à moi à la place du garçon, je n'appréciais par forcément cela, mais je trouvais sa démarche louable.

- Arrangez-vous pour qu'il se calme vite alors ! Sinon je peux vous assurer qu'il ne terminera pas ce cours ! Et, merci murmurais-je avant de lancer un regard à Ailyne, comprenant qu'elle avait certainement joué de ses talents. J'aurais peut-être dû la prévenir de ce qui allait suivre dans son bar, elle aurait compris pourquoi j'avais voulu initialement que cela reste sérieux...

Liskuvo m'apporta son parchemin peu après. Là encore des mots, visiblement j'avais été mal compris. Au point où j'en étais... En allant chercher une nouvelle boisson, j'entendis sa réflexion. Je me contentais de le regarder. J'avais l'impression que ce cours partait sur une bien mauvaise pente. Ça allait faire mal si ça continuait en ce sens.

Mathilde vînt peu après pour m'apporter son parchemin. Je pris le temps de le lire, au moins une réponse bien développée, ça faisait plaisir. Je lui fis un sourire accompagné d'un "C'est très bien !". Arya vînt ensuite, déposant son parchemin devant moi, s'en retournant dans la foulée avant que je l'aie lu. Les mots qu'elle a employé m'interpellent. Je ne pus m'empêcher de me faire la réflexion de savoir si c'était un parallèle à sa façon d'être. Elle avait raison mais tout cela relevait d'une part sombre. Comme si elle voulait fuir quelque chose. Je lui lançais un regard, la voyant récupérer une tasse tendue par Ailyne en retournant à sa place. Puis elle trébuche, je ne sais comment, et se retrouve à asperger la jeune Serpentard. Bizarrement j'en souris. Plus rien ne me surprendrait aujourd'hui, j'espérais...

J'allais voir le parchemin d'Amy que je l'avais vue rédigé avant qu'elle ne vienne voir Alex'. Quelques petites phrases, simple mais ça me suffisait. Puis Merry mit un pied dans le bal de la connerie. Je la vis écrire son parchemin, puis elle récupérait une tasse de chocolat aussi. Et voilà qu'après quelques instants ça partait en vrille. Elle fixe étrangement Nya et Azaël. Une rivalité ? J'observe.

Un léger bruit de casse, je le perçus. C'était sa tasse, dans sa main. Je m'approchais lentement. J'écarquillais de grands yeux en suivant la trajectoire d'un morceau de tasse qui passa de peu près de la lionne. WTF ! Je fis le lien dans ma tête, Alex', tasse, comportement débile, Merry, tasse, comportement débile. Je ne savais ce qu'elle avait préparé mais il était clair qu'ils ne buvaient pas du chocolat chaud. Aurait-elle refourgué du whisky à tout le monde à mon insu ? Non, ça ne pouvait être ça, l'alcool n'agit pas si vite. Je lançais un regard de dépit à Ailyne, mais elle ne me regardait pas.

- Merry, tu es sûre que ça va ?
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Jade Wilder
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Jade Wilder, Mar 3 Jan 2017 - 0:07


HRPG: Désolée pour le retard !


S'asseyant à une place libre, Jade attendit la suite du cours patiemment, sirotant le chocolat chaud qu'on lui avait donné. Après ce qu'il s'était déjà passé, la demoiselle ne faisait pas confiance à grand monde quand il s'agissait de boire quelque chose qu'elle ne connaissait pas. Mais pour le cours d'Evan, elle pouvait bien faire un effort. Pas d'odeur ni de goût étrange de toute façon, normalement elle était en sécurité. Il faut dire que revivre cette soirée n'était pas dans ses ambitions, fort heureusement. Pensive, la préfète observait le miroir. Toutes les énigmes du professeur s'avéraient être des leçons à part entière, mais elle n'allait pas toujours dans leur sens. Qu'en serait-il pour cette fois ? Elle ne tarderait pas à le savoir. En attendant, le cours sembla commencer finalement après quelques minutes.

- Bien, un peu de silence s'il vous plait ! Tout d'abord, je tiens à remercier Ailyne d'avoir répondu favorablement à ma demande en acceptant que mon cours puisse se dérouler ici ! Moi qui aime varier les plaisirs,  je me suis dit que ça vous ferait du bien de sortir un peu des murs du château que vous voyez beaucoup trop souvent !

Pas faux, en espérant qu'aucun invité masqué ne s'infiltrerait dans le cours, Poudlard était, parait-il, plus sécurisé. M'enfin, le professeur avait sans doute déjà pensé à cette possibilité. Il fallait vraiment qu'elle mette un frein à ses appréhensions, ça devenait franchement ridicule.

-  Concernant cette sortie peu commune. Sachez que j'ai eu du mal à l'obtenir de la part de notre cher directeur Sergeï Kholov. Je pense qu'il ne sourit pas beaucoup dans la vie, peut-être a-t-il des problèmes de constipation... Soit, je suis donc responsable de vous, sachez que je ne tolérerais pas qu'un énergumène choisisse de foutre le bordel ce soir ! Si l'envie vous venait de me pourrir mon cours, sachez que vous prendriez une punition exemplaire, et que je m'assurerais à ce que vous le regrettiez amèrement ! Hormis cela, le directeur m'a explicitement demandé de vous raccompagner jusqu'au château à la fin de ce cours. Aussi nous ne ferons pas une immense fiesta avec strip poker à la fin...

Sourire en coin. Il était toujours égal à lui-même.

- Le déroulement de ce cours va se dérouler en plusieurs étapes et va différer de tous mes précédents, pour celles et ceux ayant déjà participé à certains. Vous n'aurez à aucun moment le loisir d'exécuter des sortilèges avec votre baguette, aussi je vous intime implicitement de les garder rangées. Si l'un ou l'une d'entre vous venait à viser un ou une de ses camarades pour n'importe quelle raison que ce soit, gagnera un aller simple dans le froid dehors avec l'obligation d'attendre jusqu'à la fin de ce cours !

Hm, tant mieux, ça lui éviterait de se ridiculiser encore. Il fallait bien l'avouer, son niveau en magie n'était toujours pas à la hauteur de ses attentes. Peut-être qu'à force d'entrainement, elle finirait par avoir ce qu'elle voulait. Un bon niveau, à la hauteur du temps qu'elle y consacrait. Il fallait être patient et espérer que le problème ne venait que sa capacité minimale de concentration.. sinon elle était franchement mal barrée. Perdue dans ses pensées, la blondinette sursauta légèrement en voyant le miroir exploser.

-  Ce miroir n'a absolument rien de magique ! dit-je en l'enlevant de son piédestal avant de le replonger dans ma sacoche.  Il est ce que vous êtes comme ce que vous ignorez ! L'apparence, c'est un jeu, une illusion. Elle ne dira jamais qui vous êtes. Ce sont vos actes qui le détermineront. Mais quand vous observez votre reflet, vous, vous savez ce qui est derrière cette image éphémère que vous voyez ! Vous êtes à nu dans vos pensées ! vous connaissez vos qualités, vos défauts, vos forces et vos faiblesses ! Un miroir superpose ce que les gens pensent de vous, avec ce que vous savez, de vous ! Pour connaître quelqu'un ou se connaitre, il ne suffit pas de voir, mais d'entendre, de comprendre, de percevoir. Dans la vie, la vérité est rarement derrière une apparence. Surtout en matière de Métamorphose, c'est ce que nous allons voir ce soir !

Eh bien, pour une fois elle n'était pas si loin de la problématique qu'imposait l'énigme du professeur. Voilà qui était plutôt agréable étant donné la véracité de la chose. Si les autres pouvaient voir ce qui se cache sous les traits de chaque homme ou chaque femme, le Monde n'en serait que bouleversé. Honnêtement, Jade n'apprécierait pas que tout un chacun puisse savoir ce qu'elle cachait derrière ses masques. Ils étaient là pour ça, cacher ce qu'elle ne voulait pas qu'on voit. Peu avaient réussit à passer ces masques, comme ce miroir qui renvoyait un reflet d'apparence, faux et désuet. Ce que tout le monde voit à l'origine, mais que personne ne comprend réellement.

- Bien, pour commencer, vous allez toutes et tous sortir un parchemin, et m'écrire dessus tout ce qui vous passe par la tête sur la métamorphose humaine ! Pas de paroles, juste des mots ! Je passerais entre vous pour voir tout ce que vous avez à me dire ! Où vous pouvez me les apporter ici en venant récupérer une nouvelle boisson ! Vous choisissez ! A vos plumes !

Hm.. il y avait pas mal de choses à dire, mais Jade n'était pas sûre de ne pouvoir associer que des mots. Elle qui expliquait tout par A+B, c'était une mini-épreuve qu'elle était cependant prête à relever. Se munissant d'un parchemin et d'une plume, la préfète se mit au travail, tentant de se concentrer. Pas facile avec le bruit autour qui bourdonnait dans sa tête un peu trop à son goût. Alexander ne semblait pas dans son état normal. Les sourcils froncés, Jade observa quelques instants le jaune, ayant bien envie de lui mettre une paire de baffes tout à coup. Mais sa narratrice n'ayant pas le temps de l'écrire elle préférait se concentrer sur son exercice, d'autant que les choses semblaient finalement se calmer. Franchement, la préfète aurait bien aimé que ses jaunes ne se fassent pas trop remarquer. Elle était dans une période plutôt.. bizarre, capable de s'énerver assez facilement. Plus qu'à espérer que le calme se fasse.

Soupirant légèrement, la blondinette reprit son écriture, essayant de donner assez d'éléments, avant d'aller donner son parchemin au professeur, reposant sa tasse vide au passage. Elle n'en reprit pas cependant, préférant se concentrer sur le cours maintenant qu'elle s'était réchauffée. Le thème l'intéressait, elle en connaissait bien des facettes, mais moins qu'elle ne l'aurait voulu. Autrement dit, ce cours allait être formateur.


Parchemin:
 
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Riri Vacuitas
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Riri Vacuitas, Mar 3 Jan 2017 - 6:43


Une main sur mon épaule. Celle du prof, je devais bien avouer être surpris par ce geste. Mais la suite arrive. Décidément, le prof parle énormément. Se cour semble aller à une vitesse folle, mais comme le narrateur et le personnage ne lisent qu'a moiter. Ils sont un peu dépassé. Cependant la suite du cours arrive. Il faut donner une définition de la transformation humaine. Voilà qui était intéressant. Prenant alors un autre parchemin pour noter mon chemin intellectuel. Je pense et réfléchie. Puis je fais un trait, à coté une droite cassé. Montrant une différence entre les deux. Il y a du sens, mais pas n'importe lequel. Je suppose que le prof veut des références magique, qu'il souhaite voir ce que l'on sait. Mais aujourd'hui je suis dans une réflexion philosophique. A coté je fais un cercle puis un carré. Le sens est le même, mais combien y a t-il de sens ? Puis j'oppose la lettre A et Z et j'écris les mots rouge et bleu. Je vais m’arrêter là et je me demande si le prof comprendra bien tout ce que j'ai fais. Peut-être que je me prendrais une soufflante.

Mais un verre me sort de mon esprit. La fille qui semble tenir l'établissement me dépose  une sorte de chocolat chaud sur ma table. Avec à coté des mots. Un léger sursaut puis un regard interrogateur se pose sur elle. Mes yeux vert interroge ses yeux sur la présence de ce verre et je n'ai plus d'idées pour écrire mes vers. Apparemment une personne anonyme lui aurait donner ces mots, j'en déduit par que le chocolat, en est une extension. Pas le temps de crier objection que la fille est partie vers d'autres horizons. Je prends alors le mots, lis. Visiblement des trucs lier à l'amour. Je me dis que la personne s'est forcement trompé, ce n'est pas possible autrement. Tant pis, je lui dirais en fin de cours. Puis je regarde le verre. Je n'ai toujours pas soif. Ce n'est pas le fait d'avoir écris des trucs qui m'ont donné soif. Alors je verrais bien ce que je vais en faire, pour le moment il encombre mes affaires. Mon parchemin remplis, mes dessins réfléchies, j'attends la suite. Cependant, j'envois quand même un regard vers Anna qui semble me regarder également tout en disant un truc. Je ne fais pas le liens entre le mot et elle. Puisque je n'y pense tout simplement pas. Autrement, j'aurais probablement été parano.

_____________
Hé oui j'ai pas bus !
Il fallait lire mon précédent post je précise bien ne pas avoir soif héhé
Mais comme je suis joueur, je finirais pas le boire. Peut-être.
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Asclépius Underlinden
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 4 Jan 2017 - 17:38


(Bonjour, je n’ai rien suivis, je suis trèèèèèès en retard. Des bisous à Evan. :kiss:)


Faire preuve de méthode, c’est agir selon une certaine grille d’application. Si on faisait l’effort de faire un travail de définition, avec un minimum de rigueur, l’on pourrait dire ainsi : méthode, du grec, methodos (odos, chemin ; meta, vers), est la poursuite, la recherche ; au figuré, l’étude méthodique, la méthode. Au sens abstrait, c’est le caractère d’une activité se déployant suivant un plan réfléchi et déterminé d’avance. Au sens concret, une méthode est un ensemble de procédés destinés à assurer économique un résultat déterminé.
La méthode était donc le chemin le plus court vers un but.
Bruit lourd du dictionnaire qui se ferme, des pages qui tombent, et regard direct vers le miroir, tandis que l’on pressent, l’avancée de Vacuitas vers une place disponible. Il ne répond à son professeur, déjà parti, qu’il est. Pour un long voyage, sur un chemin oblique, au cœur d’une forêt brumeuse, dont il n’était pas certain de pouvoir ressortir. C’était un aller simple dans son esprit et, par oubli, désinvolture, volonté d’un autre monde, il n’avait pas fait l’effort de prendre un billet de retour. Un aller simple, donc, pour ce cours, qui, loin d’être simple, demandait de la réflexion au néophyte qu’il était. Petit insecte, Emanglon sans carapaces, ou alors, une, bien onirique, et fugace, qu’il se plaisait à revêtir dans les moments les moins opportuns. Tel était-il.

Sans dériver, il planta son regard trouble dans la surface de moire du miroir, puis empoigna la plume, pour scribouiller : flétrir le papier, le métamorphoser, le scarifier par la caresse d’une plume imbibé d’encre, d’une encre imprégnée sur le parchemin :

Parchemin n°1:
 

Et il contempla, la surface de moire. C’était scintillant, ça lui rappelait la lune. Autour, de l’agitation. Il n’était pas vraiment là : il avait disparu. Vacuitas, pas loin, Mr. Lival, un peu plus près. Peut-être. Il n’en savait rien, ce n’était vraiment pas très important. Après tout… S’il était là… Ce n’était que pour un instant. Un instant, qu’il pouvait étirer à l’infini, en se mettant en état de veille perpétuel. L’action pouvait bien attendre. L’action pouvait bien venir : il était extérieur à tout cela. Sur sa gueule de travers, pas de miroir de son âme. Juste le sillons d’un ailleurs atteint, celui qu’il cachait derrière des portes mentales, dans ce qu’il aimait appeler son « jardin secret ». Jardin qui avait été fissuré, à de nombreuses reprises, dernièrement. Que ce soit dans la Cabane hurlante, ou dans la bibliothèque, ou ailleurs. C’était des contacts fugaces avec le Réel qui lui faisait l’effet d’une acupuncture. Et, par Merlin, qu’on ne le touche… Qu’on ne l’approche… Qu’on le laisse.

Un sursaut, en réflexe, pour le déranger, dans sa contemplation du travers. La monstruosité, ça fascine toujours. Lui, en tout cas, avait un faible pour la difformité. Ce devait être parce que la courbe de son nez était similaire à celle de sa baguette. Magique.

Le miroir qui explose, le miroir qui se reconstruit : la magie qui permet d’agir sans conséquences réelles. Des actes sans valeurs, une existence sans but, également. Belle introspection, le soir, dans le bar où il venait chanter et délirer avec l’Inconnu. Le dernier avait des perles, en coiffe… Peut-être le reverrait-il un jour ?

Sursaut qu’il n’avait pas fait lever ses yeux, ou baisser. Demeurer statique, statut de sel, ou de cire, qu’importe. Marbre, peut-être ? Même si c’était un matériau trop noble pour sa chair en putréfaction. Cire, c’était bien : car il se sentait comme Icare. A être trop près du Soleil, il se brûlait, et fondait.
Il aimait, la caresse du soleil.
Il aimait, son attirance pour le soleil noir, entrevu, un beau soir, dans une allée embrumé. Soleil chaud, réconfortant dans un cœur ni en sucre, ni en pierre. Hypersensibilité malmenée, et anesthésie au monde requise, dans ce jardin, si secret, si précieux, qui était le sien…

D’autres consignes, il panique, presque : il a oublié les précédentes. Tout du moins, de les apporter à l’autorité. Mr. Lival.
Tant pis.

Gestes mécaniques : il prend un autre parchemin. Il est toujours ailleurs, mais a ouvert une fenêtre et entrouvert les jalousies de cette chambre, où il aime rester cloîtré, des heures, des jours, des semaines… Entières. Un mois de Juillet, à la fenêtre, avec les persiennes fermées, avec les rideaux qui valsent, au rythme du vent et lui, allongé, sur ce tapis familier, qui joue de luminosité optique avec les rayons du soleil.
Il tremble, l’étudiant, quand la goutte du souvenir perle hors du sillage marécageux de son regard.
Il ne dit mot, le trublion, et prend la plume, docile, calme, apathique, anesthésié, le temps d’un fragment en polygone. Un polygone étoilé, dans cette nuit d’Hiver :

Parchemin n°2:
 

Il n’était pas bien sûr de ce qu’il avait rédigé, mais, bon, entre nous, en famille, il se disait bien que ça pouvait faire l’affaire.
Titubant sous le coup d’une ivresse ensommeillé, il ramassa ses deux parchemins, entre ses doigts d’araignée, et alla les porter en offrande à l’autorité professorale.
Pas un mot, gêné de la révélation sur la maladie de l’idéal.

Sur le chemin du retour, il procéda, avec méthode, au remerciement de la gérante derrière le comptoir, et rapporta une tasse de chocolat chaud, dans les deux mondes qu’il côtoyait.
Peut-être était-il temps de sortir de l’un, pour entrer pleinement dans l’autre ?
Il observa Vacuitas.

Puis, passage par la fenêtre.
Souvenir d’une voix, d’un être, qui s’était adressé à lui. Quelqu’un à qui, il avait bien envie de répondre. Peut-être, même, maintenant qu’il était passé de l’autre côté, pourrait-il répondre à tous ?

« - Bonjour, Erundil.

Un sourire en brume.

Trouves-tu dans ce cours, des réponses à des questions que tu te serais posées ? »

Le chocolat, dans la tasse.
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Azaël Peverell
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Azaël Peverell, Jeu 5 Jan 2017 - 0:28


Nya t'a refilé sa tasse de whisky. Elle a dû voir que t'avais pas trop aimé les paroles du prof. Qu'elles avaient eu un drôle d'écho en toi. Une boule sombre, comme des ténèbres. Tu la remercies d'un simple regard et boit quelques gorgées. T'en laisses quand même un fond à la lionne. Parce que c'est à elle, et qu'elle mérite bien une part d'alcool puisque c'est grâce à elle que vous en avez. Une fois les noms et les boissons donnés, tu laisses la gérante du bar faire ce qu'elle a à faire. Elle prépare les cocktails spéciaux, les cache parmi les chocolats chauds, et les distribue.

Tu ne peux retenir un sourire en la voyant revenir vers vous. Elle a joué le jeu jusqu'au bout. Elle leur a même refilé des petits mots. Ce cours s'annonce vraiment pas mal. T'as même pas besoin de réfléchir à un moyen de mettre le bordel, on te sert l'idée sur un plateau. Tu pourras même pas être désigné coupable. Le plan parfait. L'amusement va être au rendez-vous, aucun doute là dessus. La gérante vous fait savoir que ça ne devrait plus tarder, qu'il n'y a plus qu'à regarder et à apprécier. Tu te fais pas prier. Elle vous propose aussi de rester après, une fois le cours terminé. Nya est d'accord. Et toi, t'es pas contre du temps supplémentaire hors du château.

- J'veux bien rester un peu plus aussi. Merci. Y'a moyen de ravoir un peu de whisky s'il te plaît ?

T'as pas l'habitude d'être aussi poli. Mais étrangement, avec elle, ça te dérange pas. T'as l'impression qu'elle fait les choses par spontanéité, sans chercher quoi que ce soit de plus que sa volonté du moment. Et ça te plaît. Au moins elle se prend pas la tête, et elle cherche pas à prendre la tienne. Equilibre parfait. T'en serais même presque à l'envier. Et puis Nya te demande si vous pouvez faire l'exercice à deux parce qu'elle est pas inspirée. T'as même pas le temps de lui répondre qu'Alexander se tourne vers toi, et attrape ton travail pour le gribouiller de ratures et te faire tout un discours.

Tu le regardes, sans savoir si tu dois lui gueuler dessus ou juste te marrer. Parce que rien de ce qu'il dit n'a de sens. Et que c'est très probablement dû à ce qu'il a eu dans son chocolat chaud. Mais il insinue quand même que t'es stupide. Et ça, ça a du mal à passer. Entre temps, le prof est venu voir ce que t'as fait. Enfin il a essayé de déchiffrer vu que ça ne devait plus être très lisible. Au moins, il a bien vu que, pour une fois, ce n'était pas de ta faute. Il pourra rien te reprocher. T'es l'innocence incarnée sur ce coup là.

Et voilà Alex qui s'amuse à faire le tour de la salle en clamant à tout le monde qu'il est le meilleur et qu'il a la connaissance suprême. Il fait même la leçon au prof. Tu n'essaies même pas de t'empêcher de te marrer, la situation est beaucoup trop drôle. Lui qui essaie toujours de se faire bien voir, sur ce coup là, il vient de se griller tout seul. Le prof a pas l'air content, et une Pouffy est obligée de s'en mêler pour le calmer. Tu lances un regard amusé à tes deux compères de crime. Le cours va vraiment être très drôle. Tu fais glisser ton parchemin gribouillé vers Nya.

- Flemme de recommencer. Copie si tu veux, de toute façon, y'a pas grand chose. Si t'arrives à lire quoi.

Mais le spectacle n'est pas fini. Parce que Merry aussi a eu le droit à son cocktail spécial. Il vient de Nya. T'as rien dit, t'as même pas essayé de l'en dissuader. Après tout, ça peut être amusant de voir son mauvais côté. Et tu te demandes vaguement si Nya n'est pas un peu jalouse que tu dragues Merry de temps en temps. L'idée te plaît pas mal, mais t'as aucun moyen de savoir si c'est réellement le cas. Merry brise sa tasse, et lance un bout vers Nya. Elle rate de peu sa tête et t'écarquilles les yeux en la voyant brandir l'autre morceau de verre en promettant que cette fois, elle viserait correctement.

Le prof est allé la voir, mais t'es franchement pas serein. Tu te lèves et te mets devant Nya en regardant Merry. Tu sais qu'elle n'est pas dans son état normal, mais tu ne peux pas t'empêcher de lui en vouloir quand même légèrement. Elle est prête à blesser Nya, et ça ne te plaît pas le moins du monde. Parce que tu l'aimes bien la petite fille. Et même si t'apprécies aussi Merry, t'aimes autant éviter qu'il y ait des blessés. Alors tu t'approches d'elle, doucement, et essaie de récupérer le morceau de verre qu'elle tient toujours dans sa main ensanglantée. T'en profites pour lui chuchoter :

- Du calme, Merry... Je sais que c'est pas toi. Donne-moi ça, tu vas finir par te blesser...

Ou par blesser quelqu'un d'autre. Dans les deux cas, ce serait assez problématique. Sauf si elle se met à viser quelqu'un que t'aimes pas. Là, tu veux bien laisser passer. Mais clairement, si elle pouvait éviter de viser Nya ça t'arrangerait.
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Nya O'Neal, Jeu 5 Jan 2017 - 3:56


HRP:
 

Ce cours s’annonçait vraiment différent de tous ceux que j’avais pu avoir jusqu’à maintenant. Honnêtement, si j’avais eu du popcorn, je ne me serais pas privée pour m’enfoncer confortablement sur ma chaise et pour profiter un peu du spectacle. Comme Ailyne l’avait mentionné un peu plus tôt, les effets des cocktails qu’elle avait fait passer pour des chocolats chaud ne tardèrent pas à se faire sentir. Le Poufsouffle qui s’en était pris à Azaël un peu plus tôt fut le premier à y passer.

Il s’empara du parchemin du serpent et partit dans une interminable tirade que je ne pris même pas la peine d’écouter. Je perçus deux/trois mots de latin qui attirèrent quelque peu mon attention – soirée dans l’allée des embrumes oblige. Il se dirigea ensuite vers Amy, puis reprit son discours des plus inintéressants. Bon, finalement, on aurait peut-être dû choisir autre chose pour lui, c’était vraiment pitoyable, là. Voilà qu’il proposait même à Evan de lui céder sa place et de prendre la relève. Non mais pour qui il se prenait? Je ne pus m’empêcher de retenir un petit rire franc et amusé. Il allait clairement se faire ramasser, le professeur ne laisserait jamais passer ça. Comme de fait, ce dernier changea d’expression en une demi-seconde. Il ne souriait plus, bien au contraire. Amy vint tenter de calmer le jeu, jouant le jeu d'Alexander… Elle avait pas mal plus de patiente que moi la jeune femme, je devais bien lui accorder ça. Je lui aurais déjà arraché les yeux si j’avais été à sa place. Comment pouvait-elle être amie avec un énergumène pareil? Peu importe, ce n’étaient pas mes oignons.

Ce fut bientôt au tour de Merry de passer à l’action. À vrai dire, je ne l’avais même pas remarquée avant de voir passer un bout de verre un peu trop proche de ma tête. Je ne pus m’empêcher de sourire une nouvelle fois. Je compris bien vite de quoi il s’agissait. Bah alors, jalouse, la lionne? Elle n’avait absolument aucune raison de l’être, en plus : non seulement il ne s’était rien passé avec le Serpentard, mais en plus, je ne comprenais vraiment pas comment elle pouvait s’imaginer que leur relation allait durer. Ils représentaient probablement le couple le plus hétéroclite de toute l’école de magie. Honnêtement, ils n’avaient absolument rien en commun hormis l’envie omniprésente d’Emmerd*r Trystan, pour une raison dont j’ignorais le fondement – et je m’en fichais éperdument, à vrai dire. Je plongeai donc mon regard dans le sien, décidant de jouer un peu sur sa maladresse. J’allais probablement l’énerver encore plus, mais c’était le but. Je doutais fort qu’elle m’ait volontairement manquée.

« Essaie pour voir, j’suis pas mal sure que tu vas encore viser à côté. »

Evan se dirigea vers ma pauvre camarade rouge et or qui n’était plus capable de se tenir et lui demanda comment elle allait. Hormis son poignet tout ensanglanté, je dirais qu’elle allait parfaitement bien. Elle laissait simplement ressortir sa véritable personnalité. Histoire de bien lui prouver qu’elle ne me faisait absolument pas peur, j’avalai calmement les dernières gorgées de whisky encore présentes dans la tasse et m’emparai du parchemin gribouillé d’Azaël. Ouais, c’est vrai qu’on arrivait pu à y lire grand-chose. Je recopiai tout de même les quelques mots que j’arrivais à y discerner et modifiai deux/trois trucs histoire que ça ne passe pas complètement pour du plagiat.

Parchemin:
 

Bon, c’était court, mais je n’avais vraiment pas la tête à réellement réfléchir. Le cours n’allait probablement pas tarder à se transformer en baston générale, et je n’avais pas la moindre envie de manquer ça. Azaël avait pris place devant moi, me protégeant des éventuels projectiles de Merry. Un magnifique sourire étira mes lèvres. Il allait probablement encore plus l’énerver, à prendre ainsi ma défense. Mais c’était plutôt agréable, de savoir qu’il n’avait pas envie qu’il m’arrive quoi que ce soit… Le beau brun prit ensuite la direction de ma camarade et lui retira le second bout de verre des mains. J’observai la scène en silence, regrettant un peu de ne plus avoir d’alcool.
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 8 Jan 2017 - 12:09


Le temps circule aussi vite que le sang dans les veines. Les bruits autour. De parchemins. Des voix. Des rires. Aucune pensée n'arrive à se centrer dans mon crâne. Je ne suis pas concentré.

Est-ce qu'on m'a parlé ? Est-ce qu'on m'a posé une question ? Je ne sais ps. Je ne sais rien. J'ai un trou noir de plusieurs minutes. Je sais que des gens ont discuté, ont écrit quelque chose sur un parchemin suite à la question que le professeur a posé. Je ne sais même pas quelle était la question. Décidément pas dans mon assiette. Ni dans la tasse. D'ailleurs le chocolat chaud est maintenant froid. Je n'y ai même pas goûté.

Puis une voix. Connue. Brillante. Je regarde vers cette lumière. Cette personne, Asclépius, m'aide à me rappeler. Je lui ai parlé, tout à l'heure, n'est-ce pas?Il parle à son tour. Mais quand était-ce ? Je commence à reprendre conscience de ce qui m'entoure vraiment. Dans la main, une plume. Et un parchemin sur lequel j'ai dessiné. Je ne m'en souviens absolument pas. Je le regarde.

- Les réponses apportent toujours de nouvelles questions.

Je regarde le dessin. En apparence, c'est un chat. On reconnaît bien le visage, le nez, les yeux à moitié fermés, les moustaches grandioses. Les poiles sont plutôt long, vu la longueur du trait. Le dessin est assez bien fait pour donner l'envie de le caresser. On croirait presque que l'image va se mettre à bouger. Pourquoi ai-je dit d'apparence ? Car sous ce portrait se trouve une phrase. Ecrite étrangement. D'ailleurs, je ne reconnais pas mon écriture. La mienne est plutôt ronde, elle danse sur le parchemin, je le frôle, le caresse tendrement pour ne pas l’abîmer. L'écriture en est plus fine et moins lisible mais pas moins jolie. Cette écriture n'est en rien comparable. Plus agressive. Plus sombre. Si épaisse qu'on l'imaginerait avec une ombre. Il est écrit « Ceci n'est pas un chat ».

Si seulement je pouvais me souvenir de l'intitulé de la question. Les animagus peut-être ? Les transformations des humains en d'autres créatures ? Peut-être. C'est cohérent. J'écris mon nom en haut du parchemin. Bien centré, au dessus du dessin, je note « Métamorphose » en lettre capitale. Puis je plie la réponse. Retour vers le visage mystérieux du serpentard à qui je lance un dernier sourire emplit de sincérité, avant de me lever. Mon pas est tremblant. C'est à peine si mes jambes peuvent porter le reste de ma carcasse. Une longue respiration. Je regarde devant moi. Le chemin, est-il droit ou sinueux ? J'arrive tout de même à bon port. Parchein qui se pose, d'un côté, et de l'autre la tasse du chocolat froid, que ej garde bien empoignée. Ceci étant fait, je dévisage un instant ce cher Professeur Evan. Je n'arrive pas à comprendre qui je vois. Cet être que je respecte et que j'apprécie et dont je ne connais rien.

… Est-il un miroir ?

La folle pensée d'un coeur déchiré
Par l'amertume ne voit pas la plume
De l'ange qui vient joliment cajoler
Sa tête posée sous une enclume.

La palpitant déconne maintenant,
Même si je vois mieux à présent
En cet instant rien ne semble précis.
Est-ce une clarté ou bien du mépris,

Lorsqu'il me regarde, ou est-ce ma folie ?
Je dois prendre garde, et au plus vite,
Car la plume bientôt sera partie
Et plus aucun ange pour que je m'abrite.
La colère du tonnerre illumine mon regard
L'ombre d'une ombre se fait tain blafard
Sur le visage d'un vivant
Qui ne l'est pas tant.

Esprit, esprit, es-tu là ?
Je t'en prie, Esprit, reviens moi,
Fais moi entendre ce coeur qui bat
Que je goute encore à l'émoi.


Je finis par détourner mon regard du sien. Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris. Le temps a de nouveau fait comme il voulait, et je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans cet état. Peut-être une seconde seulement. Peut-être beaucoup plus. Je le regarde à nouveau puis lui souris. Il a peut-être remarqué mon état.

- Je m'excuse, Professeur. Je ne suis pas en grande forme aujourd'hui.

Puis mon sourire se déchire. Plus une émotion ne vient caresser ce visage. Je me sens à peine moi. A peine quelqu'un ou quelque chose. C'est le vide qui habite mon regard à présent. Je vais au comptoir, puis dépose la tasse de chocolat froid. Pas entamé, le chocolat. Pas entamée, la tasse. Puis, je repars à ma place. J'évite de dégringoler durant ce périple idiot. La chaise où j'étais assis m'attend sagement. La voici de nouveau avec mon fessier comme couvre chef. Je continue de percevoir le cours. J'essaie de rester conscient. Des personnes plus âgés se dessinent. Je n'arrive pas à faire de distinction entre eux ou des fantômes. Je n'y prête pas d'attention. Je prends un nouveau parchemin. J'attends. J'entends. Je ne puis bouger, à présent.


HRPG:
 

Parchemin:
 
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 9 Jan 2017 - 21:41



Le Double lui apparaissait fantôme, quand dans l’ombre des poussières d’araignées, il distinguait le sourire de l’affaissement. Il ressemble au Choixpeau, à ses expressions déchirées : comme découpées avec une paire de ciseaux à bout rond, dans un papier cartonné de couleur… Il désirait y apposer nombre de couleurs : primaires, secondaires, tertiaires… Toutes les couches terrestres et célestes sur une création, qu’il porterait au bout des bras d’Atlas… Peut-être l’Autre aimerait-il aussi ?
Après tout, sans lui et son interruption de ce fleuve qui pense, il serait resté dans sa chambre, aurait regardé le soleil. Mais ici, il fait nuit, il a neigé, pour venir. Il fait chaud, dans l’enceinte du bar où il vient en toge, rencontre des inconnus, chante des rondeaux, pleure le lion de métal disparu, court après les comètes, boit le jus de concombre et chante l’histoire de ceux de Königsberg…

Bientôt, il retournerait dans la forêt. Une autre. Mais tout aussi interdite : il irait s’allonger près du ruisseau où il chuta, fut quelques mois… Chute qui lui causa son tempo boitillant. Le voici Richard III. Ne manquait que la bosse. La pratique du Quidditch réglerait probablement tout ça.
Il se tourne donc, vers l’Alter, sourit à la réponse, lui aussi, en papier froissé. Origami facial, il observe, puis s’abreuve de chocolat. Soupire quand la chaleur pénètre l’œsophage et s’imagine faire la sieste.

Mais pas maintenant.
Il attend le retour du camarade, se redresse et prend un parchemin.
Voir la calligraphie féline, et repenser à cette nuit dans la bibliothèque l’a… Inspiré. Même si cette nuit, ces actes joués, semblaient appartenir à un espace-temps autre. Peut-être même n’avaient-ils jamais existés ? Il avait probablement rêvé la chaussette, le whisky et les livres qui tombent. Le feu et le verre… Pandore et ses filaments… Peut-être. Le penser n’était pas incohérent…

Ainsi, il trempa sa plume dans l’encre et dispersa des tâches de grosseurs inégales sur le parchemin, selon son envie, selon sa fantaisie.
Une fois ceci fait, il reboucha l’encrier, éloigna la plume désormais asséchée, puis plia symétriquement le parchemin, appuya pour étaler l’ouvrage, et l’ouvrit de nouveau à la vue de l’oxygène alcoolisé et belliqueux du bar.

Il souffla sur les tâches asséchées représentant désormais, par symétrie difforme, différentes formes, différentes choses… Tant de choses, en somme…
Et, souriant, amusé, il montra son résultat à Erundil.

« - Veux-tu participer ?
Un mot, une impression, une chanson sur ces évocations ?
»

Au loin, le tintement du verre et des voix, dans cet univers de coton et de chocolat.
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Evan, Mar 10 Jan 2017 - 16:43


HRP : Merry, vu que t'es en absence, j'attends pas ta réponse, j'avais oublié ce détail dans mon post précédent x) So', j'improvise au pire tu pourras me faire agir en conséquences dans ton futur post Wink

Après avoir été rassuré par l'état de Merry (ou pas), et avoir soigné sa blessure à l'aide d'un #Episkey, je décidais de continuer à regarder le travail de mes élèves. J'allais d'abord voir Anna et je récupérais son parchemin plié. Quelques notes supplémentaires sur des potions ou sortilèges étaient les bienvenues. Je lui fis un clin d'œil en guise de réponse, c'était machinal chez moi. En aucun cas pour la draguer.

Je poursuivis mon observation des exercices de mes élèves, en me frayant un chemin vers Elly. Elle aussi avait visiblement compris mes consignes de travers en ne mettant que des mots. A croire que j'avais viré à l'Allemanlang sans le savoir (j'avoue c'est pourri cette blague...). Soit, je lui fis un sourire qui s'estompa aussi rapidement qu'il était apparu sur mon visage. Me promettant d'être plus explicite pour la suite. Je fis un rapide tour vers Nya, qui avait concourue au parchemin le plus court et reléguait ses camarades à une bonne distance. J'imputais évidemment son manque de sérieux à son camarade Azaël.  

J'enchainais avec Riri, qui me délivra la définition la plus surprenante de la Métamorphose. A coup de dessins d'oppositions, je comprenais où il voulait en venir, bien que cela ne répondait pas à mes attentes. Je lui fis une moue sceptique avec de grands yeux en reposant ce qu'il avait fait devant lui. Puis je retournais m'asseoir près du comptoir, où je retrouvais du réconfort.

Jade vînt m'apporter son œuvre. Pour elle aussi je découvrais un cheminement de mots menant jusqu'à une logique entrevue. Je la gratifiais cependant d'un sourire en l'invitant à se rasseoir. Asclépius, roi incontestable de la ponctualité, m'apporte quant à lui, un regard sensiblement différent. Dans le sens où il m'étale un parallèle au corps et au temps appréciable, bien que dans l'idée, je m'en foutais complètement pour mon exercice. J'imaginais que sa question finale était rhétorique, bien qu'elle ne tarderait pas à être certitude pour lui.

Erundil arriva peu après, me dévisageant, longuement. Je le regarde. Il me regarde. Nous nous regardons. La balance du Temps observe et se tait. Le temps nous regarde. Mais nous ne regardons jamais le temps. Il est toujours passé ou avenir, jamais présent. Aussitôt vu il s'estompe, s'enfuit en poussière, passant d'une catégorie à l'autre. Éphémère.

Une excuse. Je lui souris. Je m'évade de cette emprise étrange, prenant son parchemin tandis qu'il me tournait le dos pour retourner s'asseoir. Point de mots, ou plutôt si, mots de l'esprit. Un dessin, captivant, intriguant, intitulé "Métamorphose" qui présente un chat sous-entendu qui n'en est pas un. J'aime l'analogie. Peut-être que toute la réponse se trouvait derrière ce dessin ? Oui, quelque part, elle y était.

Il était temps de passer aux choses sérieuses. Enfin. Fini de jouer. Je retournais à ma grande table que je déplaçais contre le mur, demandant à mes loups de se déplacer. Laissant ainsi une bonne place devant les élèves.

- Bien ! Merci à toutes et tous de bien vouloir rester assis pour la suite! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé jusque là avec vos verres, fi-je avec un regard insistant à Ailyne, mais je serais intraitable pour la suite. Le moindre écart, sortilège qui fuse, insulte, bout de verre, croche patte ou autre à l'égard d'un de vos camarades ou de moi-même, et vous ne terminerez pas ce cours ! Je ne ferais aucune exception, il en va de votre sécurité ! (Riri Ange )

Je laissais quelques secondes de silence, m'assurant que c'était clair pour tout le monde, plus particulièrement pour Alex' et Aza'. Je reculais de quelques pas et visais devant les tables des élèves.

- Vitro Convexo Maxima !

J'avais fait en sorte que la vitre prenne position entre le comptoir d'un côté, et le mur extérieur de l'autre. Je retournais vers le comptoir où j'allais m'asseoir dessus, avant de m'adresser à mes élèves.

- Je vais vous demander d'être très observateurs pour ce qui va suivre. Concernant la métamorphose humaine, il y a trois cas bien particuliers que nous allons maintenant voir ! C'est une expérience comme vous n'en verrez pas souvent, aussi soyez attentifs ! La lycanthropie, sera la première métamorphose que vous allez voir ! Toute la suite de ce cours va résider dans votre observation ! Le mur que j'ai dressé devant vous sera une barrière suffisante, alors ne craignez rien. Au pire des cas, je serais là pour intervenir, fis-je en prenant ma baguette dans la main.

Je laissais mes élèves un instant pour aller à la table de mes invités plus loin.

- Az', ça sera à toi, si tu as besoin de te préparer, y a une arrière salle. J'espère que tu continues bien à prendre des potions régulièrement... fis-je avec une tape amicale dans son dos. Je reviens vers vous bientôt, adressais-je à Tina et Hugh.

Je retournais près de mes élèves, reprenant ma place sur le comptoir.

- Observez, apprenez ! Et si vous avez des questions sur le processus de métamorphose, sur quoi que ce soit en rapport à la lycanthropie, ça sera le moment de vous manifester une fois qu'Azphel sera passé devant vous !

J'avais parfaitement confiance en lui. C'était un des plus vieux loup-garou de Grande-Bretagne, qui descendait directement de moi. Puis il n'était pas n'importe qui. Il avait embrassé les Ténèbres avec moi, et avait été Ministre. Un sorcier d'expérience en qui j'avais toute confiance.

HRP : Voici donc la suite du cours, vous allez devoir décrire dans votre rp ce que vous voyez, la transformation et ce qu'il en découd ! Si dans la foulée, vous avez des questions, comme dit dans mon post, hésitez pas Wink  Du coup, pas de balade derrière le comptoir pour le moment Wink Azphel devrait poster demain au plus tard, vous aurez une semaine à compter de sa réponse pour écrire votre réaction et/ou poser vos questions !
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Azphel, Jeu 12 Jan 2017 - 10:39


Désolé pour l'attente, le RP m'était sorti de l'esprit
edit : j'ai légèrement édité mon RP pour placer Azphel devant la longue rangée des élèves, face à tous.



Evan avait une façon très particulière de faire cours, c'est la conclusion qu'Azphel en faisait, le voyant offrir à ses élèves des exercices d'une subjectivité redoutable, traitants davantage de leur analyse personnelle que d'une ligne directrice précise. C'était sa façon de faire et vu les regards éperdues de certaines gamines à son intention, sa méthode avait beaucoup d'effet(s)...
Mais cela importait peu, à l'écart de la salle principale qui s'était transformée en grande foire - Azphel avait pu voir Ayline chauffer pas mal de monde, des élèves boire, et croyait même deviner les intentions perverses de certaines d'entre elles à l'égard du professeur - le lycanthrope avait discuté avec Hugh et sa Tina, parlant de leurs métamorphoses, échangeant des idées noires ou anecdotiques.

Deux verres de whisky bus, pas un de plus, mais le mage noir avait hâte d'avoir achevé son petit passage devant les élèves pour pouvoir étancher sa soif de boisson. Quand Evan l'appela, il sourit, embrassa sa douce et tendre avant de se lever. S'il n'aimait pas être regardé comme un sujet d'étude, il jouissait à l'avance de savoir que certain d'entre eux seraient pris d'une peur incontrôlable à la vue de la créature qu'il allait devenir. Et cela l'amusait. Il n'était pas encore garde chasse, mais s'il obtenait le job, la connaissance de tout le château de sa lycanthropie devrait calmer du monde, et il ressentait un plaisir évident à l'idée que ce petit secret puisse être exposé à la peur de tous.

* * * * *

Je me levais en voyant le professeur venir vers moi, direction la salle principale, laissant déjà ma perception animale prendre le dessus sur ma supériorité humaine. Ayline derrière son comptoir était un feu follet dansant, braise éternelle, Evan maître de noirceur camouflée. Et les élèves... je les dévisageais de mon regard émeraude profond, une ébauche de sourire énigmatique sur les lèvres. J'avais hâte que la bête soit là, à sentir leurs battements de coeur qui appelleraient mon instinct meurtrier, à voir les peurs distordre leurs visages quand je m'approcherais, dans mon regard jaune dénué d'expression.
- Az', ça sera à toi, si tu as besoin de te préparer, y a une arrière salle. J'espère que tu continues bien à prendre des potions régulièrement...
- Non, ça fait longtemps que j'en prends plus, dis-je avec le plus grand sérieux. Je préfère quand y a un risque que les choses dégénèrent.

Je m'étais assuré que tout le monde puisse entendre, je trouvais très amusant que les élèves puissent être effrayé par moi. Je gagnais l'arrière salle avec la certitude que les choses ne dégénèreraient pas. J'avais pris de la potion évidemment, en plus des presque cinq années que j'avais passé reclus en Asie à travailler sur mes transformations pour ne plus tuer impunément. Il y avait quelques lunes encore où tout ne se passait pas comme prévu... mais j'étais un loup-garou relativement stable, capable de me métamorphoser selon ma volonté, encore que cela dépendait beaucoup de mon état émotionnel du moment et qu'il restait des périodes où je n'y arrivais tout simplement pas, sans explication.

L'arrière salle est calme, pas de gosses alcoolisés, petit moment calme d'aparté. Je dévêts mes habits et les laisse là en boule, revêtant seulement un vieux jean et un t-shirt pour aller offrir ce spectacle bruyant d'os craquelés à tout le monde. Je regagne la salle principale, le visage serein, les sens qui commencent à vriller partout, animalement parlant, les élèves tous alignés à quelques mètres de moi. Ça n'a pas débuté mais je laisse mon système olfactif prendre le dessus et inspirer les odeurs réelles. Je sais déjà comment je vais ressentir, comment je vais sentir leurs corps chauds, le sang qui circule dans leurs veines, comment je vais entendre le tempo accéléré de leurs coeurs, comment j'aurais envie de les bouffer. Je me tourne vers Evan qui a sa baguette prête, et lui adresse un clin d'oeil énigmatique.
Show must go on.

Je lève le menton au plafond, positionné face aux élèves, étire mon cou puissamment à m'en faire ressortir les veines, yeux fermés. La bête est là, elle comprend, elle s'éveille au fond de moi. Mes doigts écartés se referment en deux poings serrés à m'en péter les poignets, les muscles de mes avant-bras, mes épaules, mes cuisses, commencent à se bander avec une force inhumaine. Mon cou me fait mal, il tire, mes capacités humaines se désagrègent et je sens mes sens imposer à mon cerveau, mon système nerveux, la volonté animale qui sommeille en hurlant, la volonté du tueur. D'homme carré et droit j'ai un soubresaut et vacille. Je plie l'échine, me courbe vers l'avant en poussant un hurlement. Un cri humain, décharné, j'ai encore tout le contrôle ; un cri qui fait peur, une douleur que seuls les loup-garou peuvent comprendre et exprimer.

Lourdement, je tombe sur les genoux, avec l'impression de m'enfoncer dans le parquet, je me courbe vers l'avant, dos bombé, relevé, prêt à faire jaillir le monstre, mes doigts plantés sur les lattes de bois avec l'envie de les arracher à m'en saigner les mains. Le Grand Méchant Loup est là, mes articulations s'étirent et dans un concert d'os brisés l'animal se fait une place, explosant mes articulations, brisant dans des bruits secs la carrure de l'homme pour faire toute sa place à la monstruosité de la Bête. Mes épaules s'élargissent, les muscles de mes bras, de mes jambes, écrasent en supériorité la couche d'homme qui disparait, moulant d'une musculature supérieure mes os retravaillés par l'horrible transformation.
Ma nuque craque violemment. Ma colonne s'est déformée mais je sens mon dos puissant, familier, qui est là. La courbe de l'assassin.

Azphel n'est plus, le prédateur Est. Je suis dorénavant un loup au pelage noirâtre, ténébreux, avec des poils tirants sur le gris et le blanc sur mon ventre et le bas de mes pattes. Pas des pattes de loup de forêt, des amas de muscles monstrueux, des alliés puissants plus sûrs que n'importe quelle baguette magique. Un bond de tout mon corps et je peux déchiqueter n'importe qui. Je l'ai déjà fait, et j'entends le sang des faibles qui bat à mes tempes de Maître meurtrier.
Je relève la tête, mâchoire puissante contractée, machine à tuer, et ouvre mes yeux jaunes sur l'assistance. Comme d'habitude, je ne les vois pas. Ils sont des informations fragiles, des vies éphémères que je pourrais éviscérer sans humanité s'ils s'opposaient à moi. Mais j'ai le contrôle, je le garde, je sais qu'il le faut. Le loup que je suis s'élève un moment ; sur mes deux pattes arrière je m'étire pour faire craquer les os remodelés de mon nouveau corps, cet ami de noirceur qui est depuis son arrivée un allié et ennemi de tous les instants.

Je retombe sur mes quatre pattes, d'une démarche que je veux féline mais rendue bestiale par la proéminence de ma chair et mes muscles saillants, tous bandés dans un instinct de mort. Je m'avance lentement vers la rangée d'élèves, conscient que les regards sont braqués sur la chose. J'ai l'air approchable, je le sais. Mais qu'ils ne s'y trompent pas, la seule mélodie qui résonne en moi, c'est les battements sourds de leurs petits coeurs vulnérables. Et mon alter ego de noirceur a envie d'eux.


Dernière édition par Azphel le Sam 14 Jan 2017 - 10:58, édité 1 fois
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Galway Lynch, Ven 13 Jan 2017 - 19:44


LA d'Azael Liderick

Mathilde lui répondit que le dernier cours portait sur la métamorphose des objets mais qu’elle préférait ce cours-là, car la métamorphose humaine était un sujet qu’elle maîtrisait. Effectivement le prof venait de lui donner un de ses rares commentaires encourageants quand elle lui remit le parchemin. Galway était sidéré par autant de détachement de la part de sa voisine, elle devait être complètement folle pour ne pas être consciente du danger.

Un à un, les élèves portèrent leur parchemin au professeur Evan, qui les gratifia tantôt d’un sourire encourageant, tantôt d’une moue désapprobatrice. Les tensions se faisaient de plus en plus vives entre les élèves, Galway vit passer un bris de porcelaine qui failli crever un œil à une élève. Le professeur géra les problèmes les uns après les autres, il semblait tenir sa classe et cela rassura Galway sur ce qu’il leur réservait pour la suite de ce cours. Malgré tout le sentiment de malaise qu’il avait en observant les autres depuis qu’il était arrivé à Poudlard était de plus en plus présent. Il allait vivre au milieu de fous dangereux pendant sept longues années, et il n’y aurait pas toujours un enseignant dans le coin.

Lorsque Evan reprit la parole, c’était pour leur signaler qu’il ne tolérerait plus aucun incident et qu’il était là pour assurer leur sécurité. Il joignit le geste à la parole en fabriquant une vitre pour qu’ils puissent observer en toute tranquillité. La première expérience de métamorphose humaine était quelque chose appelée la lycanthropie, Galway avait déjà entendu ce terme quelque part, mais il ne se souvenait plus du sens qu’il avait. Il eut beau chercher dans sa mémoire, rien ne le mettait sur la voie. Mais ce devait être une sorte de métamorphose humaine dangereuse, le genre qui fait perdre le contrôle de son esprit, pour que cette vitre soit nécessaire. Le professeur leur demanda de bien observer et de poser des questions si nécessaire.

Il alla voir un homme à une table voisine, qui se leva. Lorsqu’il lui demanda s’il prenait bien sa potion régulièrement, l’intéressé répondit par la négative, disant aimer quand les choses dégénèrent. Une potion pour quoi ? Qu’est ce qui peut dégénérer ? Lykan… un nom de voiture très luxueuse, non ? L’homme s’avança au milieu de la pièce, derrière la vitre qui séparait le reste de la salle des élèves, puis exerça une tension sur l’ensemble de ses muscles, comme pour expulser quelque chose. Il poussa un cri qui ressemblait… eh bien au vrombissement d’une voiture. Il tomba à genoux,   les traits défigurés par une douleur intense et son corps s’allongea. La couleur chair de sa peau disparue peu à peu, ce qui prit sa place ne ressemblait pas à une carrosserie, mais plutôt à des poils. Oui, un pelage sombre, il allait se changer en animal mais quel animal ? Peu à peu prirent forme une queue, quatre pattes se terminant par de longues griffes, des oreilles pointues, un museau allongé et puis des yeux, jaunes, perçants, comme capables de voir dans l’obscurité. C’était un loup, qui grandissait encore. Un très grand loup. Un… un…

Non. Ça ne pouvait pas être cela. Lycanthropie !!! Ce terme qu’il avait entendu dans les films fantastiques, peuplés de loups-garous !!! Mais ils étaient tous fous !!! Étant donné la masse de ce monstre, la vitre allait se briser en un rien de temps !!! Une fois mordue par ces bestioles, on devenait sois-même un loup-garou et c’était une fois par cycle lunaire des douleurs atroces et une transformation qui devenait un danger pour sois-même et pour les autres. Galway était déjà un danger pour les autres avec ses pouvoirs, il n’avait certainement pas besoin d’une morsure de loup-garou pour aggraver sa situation !

Observer, écouter, analyser. Ne pas attirer l'attention. Fuir, par tout les moyens, si jamais cela devait mal tourner.

Son esprit bouillonnait, mais il devait absolument se calmer, c’était dans les moments de panique que l’on prenait les décisions les plus stupides. Il décida de reculer lentement de quelques pas pour se fondre dans la masse des étudiants, si le loup parvenait à franchir la vitre et choisissait une cible, il serait moins exposé au milieu des autres. Il parviendrait peut être même à rejoindre la sortie du bar sans être repéré. En reculant il marcha sur le pied de quelqu’un. Il se retourna et vit l’élève de sa maison (Azael) qui avait eu une altercation avec le Poufsoufle et qui était avec celle qui se disputait avec l’autre Gryffondor. Le Serpentard le regarda avec un sourire goguenard.

Bah alors ? T’as peur des gros toutous ?

Avant qu’il n’ait pu réagir, le Serpentard le poussa en direction de la vitre, contre laquelle il se cogna lamentablement. Sonné, il ne vit pas tout de suite que sa tête était à quelques centimètres de celle du loup-garou, de ses yeux perçants et de sa gueule aux innombrables dents tranchantes.
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Erundil Trismegiste, Sam 14 Jan 2017 - 15:51


HRPG ... J'ai lu la métamorphose sur cette chanson. Je vous le conseille Smile Mais peut-être seulement à la deuxième lecture.


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C'est un cadavre, ce moi. Cet Erundil. Plus de vie en dedans. Le froid blanchit ce corps. L'air n'inonde plus ses poumons. Lle sang ne fait presque plus battre son coeur. Les seules pulsations sont celles d'une pensée qui s'égare. C'est à peine une pensée, plutôt un murmure. Le monde est flou à présent. Que lui arrive-t-il, à cet être ? Où va-t-il ? Sa main se lève pour frôler une plume. Essayer de sentir la vie. Mais il n'arrive plus à rien.


C'est une ombre désormais.

Une ombre s'installe derrière l'esprit du cadavre, fait vivre ce corps et apporte de nouvelles pensées, de nouvelles idées. L'autre s'est endormi. Enfin, une ombre est. Fissure qui se fissure au dessous de ces globes oculaires vidés. Les paroles des vivants lui arrivent. Et le professeur sexy, comme ils disent, parlent joyeusement. Semble heureux. Semble confiant. Semblent nombreux tous ses talents. Puis, un vivant cadavérique à côté d'une ombre approche la sienne, heureuse de porter création aux yeux des autres. Une formation noire fait apparaître une image. Aucune importance est sa forme, aucun intérêt son odeur, sa douceur, seule sa vie en cet instant compte.

- Ces choses représentent la vie. C'est le hasard qui aura donné tout ça. Le hasard d'une vie tombant sur des événements chaotiques. Un ordre parfaitement logique.

Une ombre installe on intérêt vers cet être. Ses yeux au goût d'amandes. Son nez à l'aspect bossu autant que bohémien, autant que chevalier. Ce nez mériterait une tirade. Son visage à l'apparence macabre. Une ombre est fascination. Appréciation du moment.

- Et toi, tu es un Dieu.

- Celui faisant glisser sa voix, son souffle et dirigeant à sa guise ce bas monde.


Fissure se fissure un peu plus. Un bruit s'échappe de cette fissure. C'est un rire naissant, presque sourd, peut-être un murmure, une ombre de rire.

Un professeur. Parle. Gentiment. Un ami des loups, à en croire les souvenirs de ce crâne endormi. Parle délicieusement, métamorphose.

Un autre vivant, à l'aspect similaire et différent. L'on parle … lycanthropie ? Serait-ce seulement possible que cet être en soit un ?

Réponse vient très vite tenir la conversation à Question. Oui.

Un vivant fait face à l'assemblée … Show Time

Now you say you cry me a river,
Les pulsations se font ressentir. Ses os sont nos os. Son sang est notre sang. Sa douleur est notre douleur. Vivante, vivfiante, pensée surnaturelle, cet homme est-il bête ou cette bête est-elle homme ?

Well, juste, prove me, prove you're not just a fool
Le cadavre d'une ombre se lève pour mieux voir.
Le temps n'est plus rien. La symphonie craque dans toute notre carcasse. Fraiche viande pour lui, terrifiante chose pour des vivants. S'en suit un soufflement de non vie, se succèdent sa délivrance, il est en transe, cet être de vie.

Crac .. Crac .. Crush … Crush, Quiet. Right, just dont. Just see. Don't be.
Tout se fait sombre, s'inonde une ombre à la forme d'un autre monde. Surnaturel devient réel et hurle. Il hurle de rage. De quoi ? De quoi ? Une ombre est passion ! Voir cet être si beau dans cette immondice, une transformation réveillant les intestins de certains.

Puis, la coiffure d'une bête s'installe. Pousse. Grandit. Peau disparaît, pelage est nouveau.

Just do it. Even if you kiss me. Even if you kill me. Just do it.
Cet être est si magnifique. Il est deux créatures à la fois. Il est le prédateur de la nuit, le cauchemar qui règne au dessus du reste, il est cette beauté, ce prestance, cette énergie, il est cette non domesticable et si majestueuse créature qu'est le loup. Il est également l'ingénieux, le malin. Il est cet être capable de beau autant que d'être l’immondice capable de mettre bas au pire des maux que le terre n'ait porté, il est aussi cet être de malveillance, sans pitié, prêt à tuer pour on plaisir personnel, il est celui qu'on appelle l'humain.

Pay your life with misery of the others.
Une rage rouge ronge une ombre. Puis se retient, puis revient le néant. Seulement l'instant. La Bête est là, parmi nous, parmi les mignons qui se perdent peu ici bas. Une ombre soulève cette carcasse et s'avance, car trop petite pour bien voir. Excitation du moment. N'attendez pas de voir un jour une peur dans le creux d'une ombre. Il n'en est rien. Mais fascination oui. Fascination de vie, de cette

- Magnifique

Créature devant ça. Une ombre reste là. Sans mouvement. Comme une ombre. Fissure élargit étouffant un rire. Une ombre s'empresse de rejoindre folie. Plus rien n'a de sens et dans instance se libérer pour pouvoir oser le dire ? Dire qu'une ombre a envie. Envie de ressentir l'ivresse d'un combat, d'une caresse contre cette créature là. Pas peur d'etre tué, ni peur d'être aimé. Juste besoin d'exister. De … de …

Non. Une ombre se calme, se reprend. Reste là. Attend. Admiration pour la créature fantastique.


Rester. Attendre. Espérer.
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Arya Chamelet
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Arya Chamelet, Lun 16 Jan 2017 - 21:14


I ain't happy, I'm feeling glad
I got sunshine, in a bag
I'm useless, but not for long
The future is coming on


Elle dégoulinant de chocolat. Texture chaude, sucrée. Ça sentait jusqu'à dans mes narines. Marron. Elle gouttait de partout. Désolé petite. Regard méprisant. Tu ne vaux rien. Je ne t'avais pas vu. Petite bête fragile. Minuscule. Fourmi qu'on écraserait pour rien. Tu pues maintenant. Va te changer avant que quelqu'un te vomisse dessus trop dégouté par ta mocheté. Je n'ai même pas envie de m'excuser. Tu me dégoute trop. Ta tête. Tes mains. Tes yeux. Tes cheveux. Tout m'horripile chez toi. J'ai envie de fracasser contre le sol. Comme la dernière fois, tu t'en rappelles ? Sourire sadique. Je suis fière de moi, c'est vrai. Cette mésaventure me remet en joie. Mais non, je n'ai pas fais exprès enfin. Sourire en coin. Tu ne méritais bien de toute façon. Tu mérites tout ce que te fais subir le monde. Tu n'aurais pas du exister, tu pollue l'air que le monde respire. Dégage. Va t'en loin. Tu lui souris. Sarcasme total. Ironie de la vie. Et je m'en vais. La laissant avec son problème de chocolat chaud.

Mes pas se perdent dans la salle. J'erre dans la pénombre à la recherche d'une personne qui voudrait bien de moi. Mes jambes avancent, comme des automates. Mes jambes déambulent, se découpant dans la lumière du soir. À la rescousse de la princesse, la tête dans les nuages, je traîne entre les chaises et leurs élèves. Je vagabonde sous la lueur de la lune que la fenêtre laisse passer. Je flâne entre les réponses du prof et les verres qui se vident. Je marche, comme un robot, je tourne, j'admire. Les gens me frôlent, je les sens me caresser, de trop près, ils sont étouffant, je m'asphyxie. Respire, respire, respire. Sens l'air se propager dans tes poumons. Un rayon de lumière de l'ampoule lointaine éclaire Merry. Mon refuge. Je me dirige vers elle. Elle n'a pas l'air bien, elle non plus. Tant pis, deux folles ensembles c'est toujours mieux qu'une. Quoique. J'attrape une chaise qui se trouvait sur mon chemin. Je la dépose, et m'assois. Je ne bouge pas. Je ne la regarde pas. Je ne souris pas. Je tremble je crois, alors je cache ma mes mains dans mes poches. "Salut toi." Ces mots prononcés restent quelque peu coincé dans ma gorge. Je n'arrive plus à parler. Mais malgré mon murmure, je suis pratiquement sur qu'elle m'a entendu. Mais ce qui arriva fut le bienvenu par mon état. De un, cela me permettait d'échapper à la surveillance du prof, de deux, du regard des élèves, et de 3, pouvoir enfin découvrir une bête de ce genre.

Finally someone let me out of my cage
Now, time for me is nothing cos I'm counting no age
Now I couldn't be there
Now you shouldn't be scared
And I'm under each snare
Intangible
Bet you didn't think so I command you
Panoramic view


Je te sens. Tu es là. À nous observer de tes grands et globuleux yeux jaunes. Je sais que tu entends notre coeur battre. Tu nous entends respirer. Tu sens notre odeur d'humain. Ta faim est peut être grande. Peut être vas-tu te jeter sur nous pour nous dévorer des tes dents plus pointus que des lames. Tes poils luisent sous la lumière de la lampe. Tu es moche. Mais j'aime cette dégaine que tu as. Tu nous fixes, tu nous dévisages. Tu dois sûrement être le plus puissant de cette salle, capable de nous dévorer d'un seul coup de dent. Mais je n'ai pas peur. Mourir ne me fait pas peur. Tes forces sont incroyables. Je me souviendrai toujours de cette transformation, ce corps qui vibre sous l'appel de la bête, ce cou qui grandis, les poils qui poussent, les habits qui se déchirent. Tout craque. Ombre de la mort. Tu es la mort. Crac. Crac. Tes os résonnent dans le silence de la salle en contemplation devant toi. Tu ne te sens pas trop comme une bête de foire ? Je n'aimerais pas, je me rebellerai, je me lèverai contre cette cour de petits caniches. Mais tu es sage. Tu résiste à ce sang qui t'appelle. Et il y a eu ce hurlement. À faire glacer les Mangemorts. À faire trembler le Ministère. L'énergie d'un Loup-Garou retranscrit dans un seul cri.

Look I'll make it all manageable
Pick and choose
Sit and lose
All you different crews
Who you think is really kickin' tunes ?
Picture you gettin' down in a picture tube
Like you lit the fuse
You think it's fictional
Mystical ? Maybe
Spiritual
Hearable
What appears in you is a clearer view cos you're too crazy
Lifeless
To know the definition for what life is
Priceless
For you because I put you on the hype shit
You like it ?
Gunsmokin' righteous with one token
Psychic among those
Possess you with one go


Tu as déjà tué ? Déjà ressenti le sang couler dans ta gorge, ce liquide chaud et doux ? Tu fais rougir de honte les plus courageux. Tes victimes doivent être nombreuses. Dépouilles laissées sur les bords de route. Ces cadavres déchictés destiné au trépas. Tu n'as pas mal au coeur lorsque tu fais ça ? Quand tu laisses ces personnes innocentes dans leur tombeau ? Ils agonisent, ils souffrent. Et tu continues à les mordre. C'est un beau spectacle. Tout de rouge vêtus. Ils danseront désormais dans les flammes. Je ne t'en veux pas. Je suis impressionnée de cette force mentale dont tu fais preuve. Beaucoup de personnes ne pourraient peut être plus exister après a vaoir ôter la vie d'une âme comparable. Tu es la destruction. Songe tu parfois au mal que tu fais ? Tu es impressionnant comme homme. Peut être es-tu heureux comme ça ? Du moins, je te le souhaite, j'espère que tu as réussi à dompter cette bête qui dors au fond de toi. Tu danse avec le Diable, à chacune de tes transformations. Il est devenu ton meilleur ami non ? Pourtant tu résiste et tu es là,  devant des gamins qui ne connaissent pas la vraie vie, à t'exposer comme un animal dans un zoo, et tu arrive à ne pas te jeter sur nous. Quel homme. Je te salue, je m'incline bien bas.

The essence the basics
Without it you make it
Allow me to make this
Rhythm
You have it or you don't that's a fallacy
I'm in them
Every heart
Every shade
You see with your eyes
I am destruction and demise
Now I'm sucking to your lies
With me as a guide
A moi comme un guide
But y'all can see me now cos you don't see with your eye
Mais tu ne peux voir que moi parce que tu ne vois pas avec ton oeil
You perceive with your mind
Tu perçois avec ton esprit
That's the inner
C'est le for intérieur
Remember where the thought is
I brought all this
So you can survive when law is lawless
Feelings, sensations that you thought were dead
No squealing, remember


Tu es l'ombre,
la destruction,
le meurtre,
la mort.

Tu es la force,
la puissance,
la beauté,
la liberté.

Bête de la forêt,
laisse moi t'embrasser du regard encore une fois
avant que tu ne disparaisse dans la nature.

- Monsieur, qu'est ce que cela fait de tuer sous la forme de loup-garou ? On s'en rappelle ? On a des remords ? On se souvient du goût du sang dans la gorge ?
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Re: Cours N°6 - Il ne faut pas se fier aux apparences !

Message par : Ellana Lyan, Mar 17 Jan 2017 - 16:54


Il y avait cette fille.
Cette rouge et or.
Que je ne porte pas dans mon cœur.
C'est plutôt peu dire.
Mais je n'ai pas besoin de ressasser.
Sans cesse ce fichu passé.
L'histoire aurait pu s'arrêter là.
Une simple confrontation de regards.
Mais cette idiote a fini par tremper.
Mon uniforme de sa fichue boisson.
Baguette en main.
J'aurais voulu en finir.
Lui faire exploser.
Sa tasse entre les mains.
La blesser, l'humilier.
J'aurais voulu…

- Bien ! Merci à toutes et tous de bien vouloir rester assis pour la suite! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé jusque là avec vos verres mais je serais intraitable pour la suite. Le moindre écart, sortilège qui fuse, insulte, bout de verre, croche patte ou autre à l'égard d'un de vos camarades ou de moi-même, et vous ne terminerez pas ce cours ! Je ne ferais aucune exception, il en va de votre sécurité !

Et zut, ce professeur vient de me gâcher mon plaisir de vengeance. Je baisse ma baguette et lance un regard venimeux à la lionne. Elle ne perd rien pour attendre. Mais je ne peux pas, pas encore. La toucher, la détruire. Même si mon cœur tremble sous l'envie de la voir déchirée, petite créature aux yeux révulsés, qui me met dans une si sombre colère. Mais c'est sur moi que la baguette se pointe. Pour un sortilège bien moins dangereux, moins nocif. Que celui que je prévoyais de jeter à cette lionne. Bataille ancestrale, qui prendra pourtant un jour fin, parole d'héroïne ? Ou de meurtrière ? Qui sait si ma vision de voir les choses, n’inclut pas que son cadavre gise au sol, foudroyé de ma haine, car alors, oui, le combat sera fini. Faute d’adversaire sans doute…

-#Recurvite…

Mais le temps.
N'est plus à la rancœur.
Il faut abandonner.
S’abandonner.
Au spectacle.
À la contemplation.
À cette magie.
Qui semble si douloureuse.
Si vrai.

Je tente de rester indifférente. Mais c'est impossible, la masque se brise, les yeux pétillent, s'agrandissent. Comment quelque chose peut être aussi belle et horrible à la fois. L'homme n'en est plus un. Sa part d'humanité disparue pour céder place à l’instinct. Même s'il arrive par un quelconque miracle ou apprentissage à garder le contrôle. Il est loup. Comme je suis sorcière. Les yeux jaunes nous fixent, déstabilisant. Sans cette rangée de crocs, je serais tentée d'aller le caresser. Jouer avec l'inconnu, comprendre les sombres secrets que cache ce regard de tueur. Métamorphose spectaculaire. Comme je n'en verrais sans doute plus jamais. J'ai subitement envie de remercier, oui de lui dire merci, à cet homme capable de se changer ainsi devant nous, se faisant traiter presque comme une bête de foire devant une poignée de gamins surexcités.

J'aimerais tant comprendre. Cette force qui émane de lui, ce pouvoir, cette puissance que je vois tel un aura autour de lui. Telle une lumière qui brille, éclatante. Simple insecte prise au piège qui désire, se rapprocher. Sans jamais pouvoir y parvenir. Mes yeux sont pris, mon regard ne se détache pas. La peur est loin, seule compte l'admiration. Je n'ai pas envie que cet instant hors du temps s'arrête, ce moment intense, confrontation entre l'animal et les étudiants. Je n'imaginais pas que le cours puisse être aussi intéressant. Comme si le temps s’était arrêté. Les aiguilles cessent de tourner. Pour nous laisser profiter.

Que cela doit-il être de se sentir dans la peau d'un loup ? D'avoir cette envie si dévorante de sang. De sentir toute cette puissance déferler sur notre organisme. Perdre doucement le contrôle. Voir tous ces petits visages de gamins si appétissants. Vouloir leur lacérer la gorge, sentir le liquide rouge sous mes dents. Est-ce une sensation grisante ou au contraire horrible ? A-t-on envie de se transformer ou cela est-il un calvaire obligatoire à chaque pleine lune ? Devient-on loup-garou par volonté certaines fois ? Cela peut-il être un choix ? Quelle est la douleur lorsque l'on se fait mordre la première fois, lors de la première transformation ? Peut devenir loup-garou sans s'être fait mordre ?

Tant de questions qui se bousculent.
Qui s’emmêlent.
Je sais que je n'en poserais aucune.
Je les garderais dans un coin de ma tête.
Et plus tard, bien plus tard.
J'y repenserais peut-être.
Je chercherais sans doute.
Dans un livre, oui un bouquin.
Ça ne peut pas me faire de tort.
Et c'est bien moins dangereux.
Que de risquer de devoir parler ici.
Je me rend compte.
Que je suis bien ignorante.
Sur ce sujet pourtant passionnant.

Je décide de noter, sur une nouvelle feuille, toutes mes questions. Très vite le noir s'encre sur le parchemin. La plume tourne et danse. Les jolies lettres se forment et la calligraphie se précise. Lorsque j'ai fini, je replie soigneusement le parchemin et referme ma bouteille d'encre. Je m'apprête à ranger le papier dans mon sac mais un préfet attire mon attention et mes yeux se perdent à une autre contemplation bien moins studieuse.

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