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Les Toits de Londres
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Lizzie Bennet
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Mar 30 Mai 2017, 11:15


Pv Eurydice

Je m’baladais, épaules nues, rictus fermé aux inconnus ; j’avais envie d’briser l’amour de niais chéris. Niais chéris mode chevaux d’bois, j’préférerais qu’ils soient de Troie, qu’y ait une once de noirceur au fond de leurs coeurs.
Big Ben mon amour. Big Ben tous les jours. Sous la pluie, le brouillard, la rousse lune comme à la brune, ton décompte est le fin linceul les guidant au cercueil.

Aujourd’hui, pas d’garderie, d’entre les Pouff’ hypocrisie : j’marchais dans le petit matin, baguette en main. Pis un touriste demande « a pic » -pas sûre d’comprendre c’qu’il y a d’épique quand en la Tamise moins d’eau coule que d’cadavres roulent.
Big Ben mon amour. Big Ben tous les jours. « Vienne la nuit, sonne l'heure, les jours s'en vont, » tu demeures. J’te sais fiable, inébranlable -après mon dernier râle.

La magie de ce moldu, m’interroge (c’est farfelu) : quel sort permet de mettre fin à du temps l’refrain ? Car sur l’appareil que j'ai en main y’s’tient plus immobile qu’un dessin  -hypnotisée je vole l’objet sans me retourner.

Big Ben traître ami. Big Ben toi soumis ? Que n’m’as-tu dit qu’les non-magiques pouvaient tous briser ta musique ? J’dois disséquer l’engin d’airain jusqu’à la fournée des pains. Big Ben traître ami. Big Ben toi soumis ? Sourde au scandale que je déchaine, aussi discrète qu’une baleine, je file et danse sur les toits au chant des accordéons.

— Juché sur les tuiles de Londres, le chat crible l'appareil photo de griffes et sorts, moins agressifs que curieux.
— Regard distrait vers la rue.

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Re: Les Toits de Londres

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 01 Juin 2017, 22:51


PV avec Lizzie Bennet

L'insomnie, cette terrible compagne se tint en embuscade comme chaque nuit. Eurydice se leva avec des lunes sous les yeux à force de les avoir comptées. La chasse à l'homme avait commencé. Elle se vêtit d'une combinaison noire où l'on pouvait voir la naissance de ses seins tandis que le démon s'enroulait tout autour de la cage.
Une obsession l'habitait ; elle le traquait depuis des années. Elle noircissait des carnets entiers de son écriture chahutant les pages. Sans pitié.

Dans les rues, tout se bouscule, les gens, le temps, la vie. Elle se délectait du silence et des quelques oiseaux qui traînaient sur les toits, tout en ressassant sans cesse, les détails de la vie de celui qu'elle avait juré de détruire comme il avait brisé tous ses enfants. L'Anglaise croyait entendre le bruit d'un cœur que l'on presse et dont le sang se répand. Partout. C'était de pouvoir sauter de la peur à la haine, cette infime distance qui la maintenait en alerte prête à déverser sa fureur.

De grandes enjambées, une carte de Londres et un carnet en cuir à la main, elle recherchait avec ardeur, ce petit appartement, qu'elle imaginait souillé et sombre. Sa chevelure remuait au rythme de sa marche. Tout s'étendait et se ressemblait fondant ensemble, convergeant vers l'objet du désir. Écrasant.

Une jeune femme s'avançait droit sur la petite brune. La surprise, l'angoisse se lut dans ses yeux et des questions se disputèrent en elle. Son carnet s'échoua entre les tuiles, prisonnier. Peu de gens s'aventuraient sur les hauteurs de la capitale préférant croiser un regard familier, peut être un sourire ou encore des frôlements preuve qu'ils ne sont pas seuls.

« Qu'est-ce-que vous faites ici ? Vous vous êtes perdue ? »
demanda-t-elle sur la défensive. Ses lèvres se crispèrent en une drôle de moue. La sauvagerie de ses mots essayèrent de s'accrocher au corps de l'autre. Désespérée. Un bout de son âme était resté sur ces toits qu'elle avait arpentés.
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Dim 02 Juil 2017, 13:51


Sur les toits de Londres s’élève le toi de l’ombre
Il quitte le moi normal pour imposer des souvenirs
Des souvenirs qui ne sont les miens
Des souvenirs calqués dans le corps d’une autre
— de l’autre — de toi


C’est une mère, menton tremblant, tenant entre ses petits bras
Des vêtements sales. Lessive quelconque un week-end
Temps magnifique, mais tout sonne à contre-temps.
Le chemisier blanc est abîmé. 
Deux boutons sont tombés. Pas juste de lassitude,
De l’usure du vêtement non ; les bouts de tissus qui entourent
Les ficelles sont arrachés. Le pantalon n’est pas en meilleur état
Il est criblé de griffures, comme si un chien avait trop joué avec ;
Et la lanière noire qui permet de l’accrocher aux hanches
A été victime des mites. 


La mère aimerait que ce ne soit que des mites.
Pourtant, une part d’elle frémit. Elle sait.

Elle sait le vêtement neuf et son usure improbable
Elle a le menton qui tremble car pour un instant, elle comprend.
Elle a serré la tenue contre elle, longtemps. 
Puis elle a fait la lessive, l’air de rien.

A table, tu n’as pas mangé le samedi.

Le dimanche, tu t’es goinfrée pour 5.

Mais il était trop tard ; la fenêtre de lucidité pour vous,
De dialogue, d’entraide, s’était déjà refermée.
Ton Sunil à toi verrouillait tout.

J’ai jeté Tu du toit ; ce n’était pas ta place.

J’étais ici chez moi ; la rue était mon empire.

Elle portait dans son sang les couleurs de mon anarchie.

Et Tu, à terre, crevais.

Une autre est venue, plus tard, par l’autre versant du toit
Du côté d’une ruelle plus sombre encore, avec un projet en tête
Je n’y prêtais pas plus d’attention, elle était comme une fourmi, vue d’ici
— Seule sa voix lui rendit sa nature humaine.

— Je joue à chat perché. Et non, en revanche, ton carnet l’est.
Sourire.
Lizzie, Lizzie. Qu’est-ce qu’on a dit ? On arrête de manger les gens.
On s’adoucit. Pour eux, pour eux. On essaie de recommencer à zéro.

D’un mouvement glacial des doigts, j’ai fait léviter son petit carnet.
Manumagie, jamais je ne me lasserais de toi.
— Hop ! Il est re-là. Un truc d’utile, dedans ? 



Regard malicieux, comme si j’allais l’ouvrir.

Je ne le ferai, bien sûr, l’autre allait courir m’en empêcher
Et se casserait la figure comme une truie. Ce serait petit,
Petit et méchant. Non, je ne l’ouvrirai pas.

Mais je pouvais jouer avec elle, un peu. Non ?
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 06 Juil 2017, 16:52


*Non il n'est pas perdu* C'est impossible. La belle connaissait déjà tout par cœur mais elle ne voulait en aucun cas oublier. Enfermée dans un délire malsain. La nuit avait ce pouvoir de tout emporter, de tout faire disparaître, et surtout, de renforcer l'Ombre. Elle se sentait partir de plus en plus, cela ne servait à rien de lutter contre « ça ». Cela se transformait en jeu pour son interlocutrice.

« Ne laissez pas de griffures sur mon carnet alors. Ce serait fâcheux. Rendez-le-moi. » Ton revêche qui n'accepte pas le refus.

Elle tenta de lui arracher des mains mais en vain. C'était la petite proie entre les pattes du chat qui espère que le plaisir durera le plus longtemps possible, jusqu'à la mort.
Petite pointe d'admiration qui perça tout autour d'elle. Qu'est-ce-que c'était beau. Mais qui était-elle?

« A moins que vous soyez doté d'une géo-localisation hors-pair en temps et en heure cela ne vous regarde absolument pas. »

Une adresse toujours flottante. Voilà l’obstacle qu'elle avait rencontré pendant des années et cela ne l'avait pas du tout aidée à l'espionner aisément, à connaître ses habitudes, la couleur de son ombre.

«  Daignerez-vous bien me le donner ? » dit-elle tremblante de rage.* oh l'insolente* L'impatience la tenait depuis longtemps. Elle ne résistait pas pour le moment.
Cet objet était trop précieux, divulguant trop de choses pour être en la possession de n'importe qui.
La brune essaya de l'attraper au vol, le manqua de peu et trébucha entre les tuiles tombant sur l'autre. Elle se serait passer de devoir l'enlacer dès le premier regard ou de croquer des tuiles mais sa maladresse en avait décidé autrement. Il ne fallait pas mourir bêtement maintenant. Pas maintenant.

Ce n'était vraiment pas le moment mais dans sa tête, il y avait une drôle de faille qui n'arrêtait pas de crier et de se déchaîner. Vous savez l'interrupteur sur lequel on appuie si facilement, tous les jours. La fascination lui caressait l'esprit, la folle envie de posséder aussi.L'Anglaise imaginait des fils invisibles que le marionnettiste guidait.
Dans un souffle, tout en relevant doucement la tête elle lui demanda les lèvres légèrement entrouvertes :

« ça fait longtemps ? Pour la manumagie. »
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Ven 28 Juil 2017, 21:32


Elle m’intrigue, cette petite. Elle a ma rage et la frustration d’Alhena ; elle a un je-ne-sais-quoi tel qu’elle pourrait être notre fille. Enfin, non, on a déjà trop d’enfants, bientôt ça fera des portées plus que des grossesses, mais dans l’idée, quoi. Elle semblait issue du même moule, des mêmes idées. J’aimais bien ça. C’est pour ça que je me risquais à jouer avec elle.

« A moins que vous soyez doté d'une géo-localisation hors-pair en temps et en heure cela ne vous regarde absolument pas. »

J'ai tout de suite eu une idée en tête. Je savais que je la tenais, là. Je pouvais avoir quelque chose pour elle. Quelque chose d’utile et d’unique. Quelque chose que pourtant, bien des sorciers ignoraient. Ô Méconnaissance ! Quand il s’agit des potions, tu les manges, tu les manges à toutes les sauces !

Elle a continué à s’affoler pour des frivolités, ne ralentissant que quand elle m’a vu opérer. Plus que le regard encore, c’est le toucher qui ensorcelle. Qui fait basculer les priorités. Un geste et l’autre se fige ; pantoise. Comme moi face à la musique de Max. C’était loin d’être le même don, mais on retrouvait chez les deux la même fascination.

Je ne lui ai pas rendu son manuscrit. Pas tout de suite.
— Trois ans. Non moins. Deux. Un. Je ne sais plus trop compter. Et quand peut-on juger qu’on a commencé à maitriser un art aussi complexe ?

Plus douce.

Il faut être patiente, ma belle. L’impatience est une amie trop cruelle, ne te fie pas à elle.
Par contre, si tu voulais m'accorder quelques minutes, je pourrais t’aider, avec ton histoire de géolocalisation.


Auras-tu la patience de mes jeux ? La patience de l’attente, de tous les apprentissages ? Aucune traque n’est immédiate. Avec Riu, on était allés trop vite. Il s’était brûlé en vol. Ne fais pas les mêmes erreurs que lui, s’il te plait. Sois prête face à ton ennemi.
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Eurydice Wildsmith, Lun 07 Aoû 2017, 14:53


Elle devina si facilement un de ses points faibles. L'anglaise se sentit déstabilisée, comme sonnée. Elle perdait son masque sans arriver à continuer de mentir, tout le temps, à n'importe qui. La lumière de la lune pouvait toucher sa joue diaphane.

« J'ai l'impression de perdre mon temps quand je le vois filer. Puis, je préfère choisir cette amie cruelle mais passionnée. Pas beaucoup d'amis dans le coin. *Pas beaucoup de monde qui se bouscule au portique.*
Et comment comptes-tu t'y prendre ? »


La brune sans même s'en apercevoir plongea dans la flaque de curiosité. Elle voulait être éclaboussée par son savoir. Ses yeux s'agrandirent d'intérêt. Elle était prête à tout, prête à écouter cette inconnue, comme sortie des méandres de la nuit. Elle abandonna même son manuscrit. Quelques instants.

Ce n'était pas un ennemi, ce n'était qu'un vulgaire moldu qu'elle voulait déchiqueter, écraser comme de la viande que l'on donne à un carnivore. Elle était toujours affamée sans jamais pouvoir se rassasier. C 'est pour cela qu'elle déambulait sur les sentiers ardus pour essayer de se débarrasser de toute sa rage qui la brûlait si fort. Elle n'avait pas encore réalisé que le sacrifice serait grand, n'étant encore qu'une enfant que l'on avait forcé à vieillir, fripée de l'intérieur.

« Pourquoi m'aiderais-tu? »

Elle ne reculerait pas même si elle devait l'entraîner dans sa noyade. Il subsistait cette éternelle méfiance qu'elle éprouvait dans cet instant de lucidité. Comme il était facile de l'éblouir... Elle savait qu'elle ne serait pas de taille à lutter contre ses désirs, contre la beauté qu'elle lui proposait. Une dernière question frôla ses lèvres sèches :

« Qui êtes-vous ? »

Chaque personne rencontrée la nuit traînait derrière eux leur passé. La femme ne semblait pas vouloir la faire souffrir. Pas ce genre de plaisir. Un poids qui n'avait pas de gloire, pas une once de réel bonheur, pas de demain. Quel serait le sien à la croisée des chemins ?
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Mer 13 Sep 2017, 01:28


Tu ne perds pas ton temps petite. Tu n’as rien à perdre. On est morts, tous, depuis le jour de notre naissance. C’est pour ça que tu te sens fripée de l’intérieur. Tu commences à réaliser qu’il n’y a que des plis de chair, agités par l’eau et l’air emmêlés ; des plis de chair déjà si près de l’état de cadavre. Le problème, le problème c'est qu’on passe toute une vie à réaliser qu’on était mort. Non, on ne perd pas de temps en le regardant filer : on n'en a jamais perdu. Jamais été là. Tout n’est qu’illusion.

Parfois, l’illusion se fait plus grande que la réalité. Comme le papillon. C’est pour ça, parce qu’il vit dans un conte de fées si irréaliste qu’il ne peut y croire, qu’il s’en rend compte trop vite, qu’il se sait mort et arrête de se mouvoir. De s’émouvoir. Nous, c’est plus compliqué. On est suffisamment sceptiques, on a des vies suffisamment merdiques pour prendre tout notre temps à y venir. A reconnaître le statut de l’illusion. A se rendormir, sous la couette des supplices.

Je ne te l’ai pas dit, pourtant. Tu aurais pu reconnaître en moi la cruauté de ton impatience, et je ne tenais pas à ce que tu me prennes pour ton amie. Je n’étais pas une bonne personne. J’étais toxique, c’était marqué sur mon front, en taille 49.

Son interrogation a raisonné comme un écho. Trois fois.

Bonne question, meuf. Tu sais, j’pourrais sauter de ce p*tain de toit, me donner la mort devant toi, soulager un peu ce monde de m*rde. Non, pas devant toi, c’est inutile. Cela te rapprocherait de la mort qu’inconsciente tu préfères pour l’heure nier. Alors que moi, carapace vide, ça me fout rien. Me jeter, c’est juste remettre mon corps à sa juste place. Aligné avec mon âme.

Mais je suis trop lâche pour me tuer. J’ai pas les ovaires pour ça. J’me dégoûte p*tain, j’me dégoûte en permanence. J’en ai marre de pas savoir où j’ai mal, et de trainer mes plaies putrides dans la face des autres.
— J’ai rien de mieux à foutre, pour l’instant.

— Je suis Lizzie. Enfin, je l’ai été. Et j-el s’y connaissait bien en potions, sortilèges, tout ça. J-el avait même des contacts qui pourraient être utiles, si tu sais ce que tu cherches.

Si tu t’y prends vite, aussi. Car je compte pas rester en vie bien longtemps.


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Re: Les Toits de Londres

Message par : Eurydice Wildsmith, Mar 10 Oct 2017, 11:03


Elles ressemblaient à deux chats errants, à parler comme ça sur les toits. L'Anglaise sentait poindre l'angoisse comme si tout le mal pouvait déteindre, laissant des tâches ça et là. Elle n'avait pas répondu à la question. Elle n'était pas comme les autres.
« espérons que tu ne te lasses pas trop vite alors. » chuchota-t-elle.

C'était là tout le problème. Elle n'était qu'un vulgaire divertissement dans sa vie. Alors que la femme, devenait nécessaire, armée à ses yeux. Eurydice n'avait jamais pensé utilisé la magie et comptait sur les aptitudes moldues des autres. Celles-ci s'avéraient incompétentes tout autant que ces petites gens mangées par leur boulot. Inefficaces pourtant. Elle était certaine qu'il n'était pas sorcier.

Lizzie ou ce qu'il en restait, était dure. Elle avait l'air brisée ; elle avait l'air de faire un drôle de bruit. Les rouages grinçaient dans une sourde musique. Elle décida de prendre les choses en main. Était-elle destinée à être le jouet avec lequel on joue puis que l'on jette, une fois cassée? Un léger soupir flotta. Il fallait se lancer.

« Oui je sais exactement ce que je cherche. Regarde. Il faut que je sache où il vit maintenant, ce qu'il est en train de faire, ce qu'il est en train de regarder, de manger. Enfin je suppose que j'aurais toutes les occasions possibles plus tard de faire tout ça.» dit-elle avec un faux détachement. Cela ne devait pas être grand chose pour elle.
Je veux tout savoir de lui. Donne un sens à ma vie à défaut de la tienne.

Elle fouilla et sortit une portrait fait à la mine de plomb de son sac. Les contours étaient bien trop nets. Elle en avait des tas comme celui-ci variant peut être d'années en années. Les coups étaient obsédants Ils déchiraient presque le papier froissé et défroissé violemment. Plusieurs fois. Elle ne comptait plus.

Il ne restait jamais longtemps au même endroit, butinant à droite, à gauche. Il y avait des traces de salives. Lui aussi devait avoir des contacts car son ombre disparaissait toujours quelques temps avant d'autres fleurs. Elle avait aussi quelques photos qui traînaient au fond du tiroir, d'autres au fond de sa mémoire, celles là plus difficile à extraire.
La belle ne croyait pas en la rédemption, et le pardon sonnait creux dans sa bouche. Des années envolées. Les moldus n'étaient que des p*tains d'idéalistes. Ils vivaient à dix mille lieux au dessus du ciel.
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Mer 15 Nov 2017, 13:41


Sourire. Elle était mon jeu tout comme j’avais été celui de la vie. Je savais, au fond, que je la traiterai avec plus de délicatesse que l’on me l’avait fait. Je connaissais tous les ingrédients nécessaires à la destruction d’une âme. Rupture de confiance, violence, ne plus se sentir chez soi dans son foyer, dans son corps, dans sa tête, isolement, quelques molécules pas adaptées.

Les quantités peuvent fluctuer, au fond. Ce qui compte, c’est que ça fasse mal de près, et que tout dégringole. Que la vie tienne à un fil, que le fil soit un pendule, et qu’on tente de faire wrecking ball dessus alors qu’en vrai, on dégringole. Il était si facile de les répliquer. Et si douloureux de les subir. Mais même si les faire ressentir à une autre pouvait me divertir deux heures, cela n’en valait pas la chandelle.

Je préférais de loin prendre son affaire comme un défi personnel. Oh, un héros aurait utilisé les termes de quête ou de mission ; j’étais loin de là. Je n’ai jamais été, au fond, une visionnaire. Juste une enfant qui tourne en rond et a besoin d’un petit challenge pour s’occuper, et éviter de faire des bêtises plus ou moins mortelles.

Enfin, de loin. On est jamais à l’abri de rien. C’est moi, quand même, et si ma stabilité était existante, ça se saurait. Bref. J’essaie.

Elle m’a brandi un feuillet sur lequel des coups de crayon traçaient l’image d’un homme. Leur appui déchirant indiquait que la jeune femme était personnellement concernée par cet individu. Malgré son ton souple, détendu, presque déconnecté, les mots parlaient d’eux-mêmes. C’était important. Essaie de pas m*rder, Lizzie.
— C’est cool les portraits robots. Tu as d’autres éléments sur lui ? Son nom, peut-être ?


Donner un sens à sa vie. J’y connais pas grand chose. Je suis tout juste bonne à dormir n’importe où. Le teint blafard, hormis le bas du visage qui prend une allure jaunâtre. Les lèvres desséchées, craquelées, rayées de sang séché. Et des cernes, des cernes en forme de cratères sous les yeux. Comment j’peux penser être apte à l’aider.

Je suppose que c’est, tout simplement, car je n’ai vraiment rien de mieux à f*utre de ma vie.
— Tu crois que tu peux me confier le dessin, quelques jours ? Il y a quelque chose que je pourrais tenter…

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Re: Les Toits de Londres

Message par : Louis Varik, Mer 03 Jan 2018, 14:59


La brume recouvrait la ville et la nuit s'en servit de couverture. Par intermittence, les nuances de la lumière sélène perçaient l'épais manteau nuageux afin de guider les pas du jeune garçon sur le faîte de la ville.
Chacune de ses foulées était absorbée par le doux silence des ombres.

Louis ne pouvait qu'imaginer le dédale onirique s'étendant sous ses pieds. A cette heure, le vacarme habituel qui grondait au sein des rues laissait sa place au mutisme éphémère de la nuit.
Il appréciait cette situation, cette vue, ce calme.
Le vent glacial de l'hiver lui ébouriffa ses cheveux d'argent, quelques flocons tombaient, au loin, il pouvait apercevoir les faibles flammes des feux mourant dans l'âtre des cheminées.

Il respira lentement, ferma les yeux, cet air frais qui pénétrait ses poumons attisait l'étincelle qu'il avait en lui ce soir. Il ne savait pas vraiment ce qui l'attendait mais il était là, ça ne devrait plus être long.

- Advienne que pourra...



Dernière édition par Louis Varik le Jeu 04 Jan 2018, 15:02, édité 2 fois
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Mangemort 91, Jeu 04 Jan 2018, 02:06


Nous marchions dans les rues sombres de la capitale. Nous marchions pour passer la nuit dans une ronde,
pour nous sentir utile, même si il y avait peu de chances pour qu'au final notre masque rencontre un être dénué de conscience ici.  Peut-être l'entreprise résultait-elle d'un besoin de solitude masquée. Nous retrouver avec nous même une nuit d'hiver. Dans cette ville, nous traînions entre le béton et les parcs. Les immeubles se ressemblent tous, et pourtant nous les aimions tous, individuellement ou non.

Et pourtant il y avait cette silhouette qui se dévoile a mesure que nous nous approchions. Nous touchions au but de notre expédition, et sans réellement nous dissimuler, ni chercher a être repérées nous nous placions juste derrière l'homme inconnu dont le visage était quelque peu éclairé par les lumières de la ville. Suffisamment pour que la silhouette nous semble familière, car croisée surement quelque fois a l'angle des couloirs du château. Alors nous nous savions en présence d'un sorcier de notre rang, et non d'un moldu qui n'aurait rien compris de nos idées, a qui nous aurions simplement expliqué afin que les mots se prolifèrent également dans ce monde. Le but de notre ordre n’était plus de pousser les non-mage du haut des toits au milieu de la nuit. La pureté du sang n’était plus une priorité
si elle l'avait seulement été ces dernières décennies. A quoi rêves-tu ? ou moyen détourner de comprendre si tu étais digne de notre intérêt.    
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Louis Varik, Jeu 04 Jan 2018, 15:01


- A quoi rêves-tu ?

Louis avait entendu ces paroles venant des ombres, tel un sifflement dans la nuit, la question résonna dans sa tête.
Qui était en face de lui? Étais-ce important? Non, il ne le pensait pas.
Quatre mots, une question puis laissé à lui même dans l'obscurité.
Le jeune garçon respira profondément, le froid emplit à nouveau ses poumons. Aussi soudaine qu'était venue la question, sa réponse ne se fit pas attendre :

- Je ne rêve plus...

Il avait dit cela avec une froideur déconcertante, lui-même en fut le premier surpris.

- En fait si, la mise en lumière des maux de notre communauté serait un bon début...

Il fixa la silhouette tapie dans l'ombre. Qu'allait-il advenir suite à sa réponse? Étais-ce dangereux? Sans doute. Avait-il peur? Non!
Même s'il se savait moins expérimenté que l'individu se trouvant devant lui, Louis s'était retrouvé sur le toit de la ville de son propre chef. C'était un risque, mais comme il l'avait déclaré lors de leur premier contact, ne rien risquer est un risque encore plus grand...



Edit Peter McKinnon : Bonjour Louis, votre RP ne contient pas les 600 caractères requis pour être considéré comme valable au regard du Règlement RPG du Forum. Merci de bien vouloir l'éditer en conséquence et de faire plus attention à l'avenir.
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Mangemort 91, Mer 07 Fév 2018, 23:23


Nous regardions la ville sans nous en détourner, fascinés par le vide acoustique tandis que l'autre parlait, question simples de déterminer si la magie aussi lui rongeait les veines ou si il n'y avait que le vide, auquel cas nous le laisserions en vie. Nous n'avions rien contre les moldus, si ce n'était l'oppression dont nous étions victimes afin de les préserver. Alors une question simple en attente d'une réponse simple que l'autre tourna alambiquée.

En fait si, la mise en lumière des maux de notre communauté serait un bon début...

Nous haussions un sourcil car nous n'avions rien décliné, ni identité, ni idée, ni même tatouage sur le poignet, et pourtant l'autre avait compris tout de suite. Ah le sixième sens de certains sorciers nous épaterait toujours.  tu dis ce que l'on veut entendre. Et cela nous agaçait au plus haut point. Alors nous posions notre pied sur le bas de son dos et d'une poussée en avant nous le précipitions dans le vide. Lançant tout de même un #Aresto Momentum à son approche du sol une dizaine d'étages plus bas. Restait à voir si l'enfant du nord serait suffisamment stupide pour remonter débattre.
Nous n'étions pas d'humeur à jouer les nourrices.  
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Louis Varik, Jeu 08 Fév 2018, 12:36



L'ombre sur les toits







Un coup aussi soudain que brutal au niveau des reins, le vide, la chute.
Le sol se rapprochait de plus en plus de Louis, son pouls s’accélérait, c'était l'adrénaline, la peur l'avait déserté ce soir. En acceptant de venir ici il s'était préparé à tout. Vivre, mourir, souffrir, penser ou rêver. Seule les derniers mots entendus dans son dos résonnaient dans sa tête.

- Tu dis ce que l'on veut entendre.

Non, ça n'était pas le cas, il se moquait bien de ce que voulait son interlocuteur. Il aurait juste voulu ne pas mourir avec cette phrase comme dernière pensée. Un tas de choses lui passait par l'esprit en cette fraction de seconde alors qu'il fermait les yeux s'attendant à percuter le tarmac de Londres.
Quand il les ouvrit à nouveau, il était suspendu à quelques centimètres du sol.

Un dizaine de minutes s'était écoulée avant que le jeune garçon se retrouve une nouvelle fois sur les combles de la ville.
Il était toujours là, comme une ombre flottant sur la corniche. Louis s'en approcha, son pas toujours calme, la respiration maîtrisée.

- Alors c'est tout? Croyez-vous que ça suffit? Ou bien ai-je touché une corde sensible?

A ce moment rien n'avait d'importance, sa baguette était toujours rangée, il le savait, il ne représentait pas une menace crédible pour l'individu encapuchonné devant lui, malgré sa stature imposante, il ne ferait sans doute pas le poids face à lui. Mais ça il s'en moquait. A dire vrai, il n'était pas disposé à avoir peur. Pas maintenant.

- Je dis ce que vous voulez entendre? En avez-vous assez d'entendre ça parce que c'est vrai? Ou bien simplement parce ça vous amène à ouvrir les yeux sur votre incapacité à faire bouger les choses?

Louis se doutait qu'il allait subir certaines conséquence, mais il venait de dire cela avec flegme presque impassible. Ses yeux de glace rivés sur la silhouette devant lui.


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Mangemort 91
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Mangemort 91, Jeu 08 Fév 2018, 21:20


Attendre, attendre toujours en martelant le sol du bout du pied sans attendre paroles ni cris. Parce que malgré la marque qui nous sciait parfois le bras, nous nous étions assurées de sa survie. Les idées rentraient par la force mais la mort avait cet inconvénient de rendre ses sujets au statut d'inutiles. Du moins toujours plus qu'ils ne l'étaient déjà en vie. Soupirer et attendre, voir jusqu'où la stupidité irait, il n'y avait pas l'envie ce soir de former de nouveaux partisans, le masque n'était là que pour couvrir du froid dans l'illusion du parfait petit disciple, et les toits avaient été choisi pour leur faible fréquentation. Quelle stupidité d'avoir choisit l'immeuble de Londres le plus prisé par les adolescents suicidaire en mal de vivre. Et pourtant il parut de nouveau, dans cette candeur provocatrice propre aux jeunes atteints de Grosbillisme qui peuplaient désormais notre monde.

Alors c'est tout? Croyez-vous que ça suffit? Ou bien ai-je touché une corde sensible?

Il était fort dommage que la nuit dissimule ce roulement si reconnaissable des pupilles que nous effectuions alors. Nus avions déjà donné dans les provocateurs, et nous nous demandions réellement pourquoi c'était toujours à nous qu'il incombait d'en hériter.La main raffermissait sa prise sur la baguette alors que l'enfant continuait son monologue, toujours dans la même veine.

Je dis ce que vous voulez entendre? En avez-vous assez d'entendre ça parce que c'est vrai? Ou bien simplement parce ça vous amène à ouvrir les yeux sur votre incapacité à faire bouger les choses?

De nouveau soupirer et jauger l'autre sans un mot. Le temps de cerner si il valait encore la peine de lui répondre ou si le temps était précieux, ouvrir les esprits était notre but, mais encore fallait-il qu'il y en ait un, et provoquer un mangemort sur un toit ne semblait pas être une preuve irréfutable d'intelligence. Nouveau soupir alors que nous nous approchions doucement dans une routine d'intimidation beaucoup trop répétée. Nous attrapions le jeunot par le col tout en lui affligeant rapidement un #Terrorim, rapidement suivi d'un #Cogitati Calamitas. Il nous en coûtait certes en énergie, mais peu importait, seul comptait le résultat. Et puis si nous le lâchions pendant ce qui constituait la suite de notre plan, nous n'aurions qu'à le sauver une seconde fois. L'entraînant derrière nous sans nous soucier de savoir si nos sortilèges faisaient effets ou non, nous le forcions à se pencher en arrière suffisamment au bord du vide pour que sa survie ne tienne plus que par nos maigres réserves de force. Nous aimons débattre et parler, mais encore nous faut-il le respect. Es-tu prêt à écouter ? Puis nous attendions sa réponse qui, pour sa survie, avait tout intéret à arriver rapidement, chantonnant doucement Tombe, tombe, tombe la pluie, tombe sur les toits, s'écrase sur le parvis...
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Louis Varik
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Re: Les Toits de Londres

Message par : Louis Varik, Mar 13 Fév 2018, 17:37



L'ombre sur les toits






Sans crier garde, la silhouette attrapa le jeune homme par le col, s'ensuivirent deux incantations

- Terrorim

La vision de Louis se troubla puis revint une seconde après, il y avait le vide, la nuit, la lune, les ombres, les pas et les sons. Son sang se glaça, ses muscles se contractèrent. Il sentit ses yeux brûlant sortir de ses orbites. Tous ses sens étaient en émoi, un genou posé à terre et les mains sur ses tempes. Comme pétrifié, plus rien ne répondait, il voulait être loin, que tout s'arrête maintenant! Sa vie n'était plus qu'effroi et souffrance. Jamais il n'avait été dans cet état d'épouvante.

Louis se tenait toujours le visage dans ses mains, la respiration haletante.

* Calme toi!
Tes peurs, tes angoisses, ne les écoute pas...
Cette douleur ce n'est pas toi!
Respire! *

Combien de temps était passé? 1 seconde? Une minute? Une heure? Non, la main de son assaillant le tenait toujours. Cette sensation de peur avait semblé durer une éternité. Qui y avait mis fin?
Sans pouvoir répondre à sa question, Louis entendit de manière presque inaudible, comme si la voix venait de l'autre côté de la ville.

- Cogitati Calamitas

La peur avait fui, d'ailleurs tout avait fui. Sa famille, l'école, ses amis, Joséphine... S'il n'avait pas entendu l'incantation, Louis aurait parié que des Détraqueurs se trouvaient avec lui sur ce toit. Des idées noires l'envahirent, a quoi bon résister? A quoi bon continuer? Après tout, il serait plus simple de se laisser aller dans les ténèbres, se glisser et disparaître dans les ombres.

- Nous aimons débattre et parler, mais encore nous faut-il le respect. Es-tu prêt à écouter ?

* Tiens oui, il est toujours là lui? Il ne m'a pas encore tué? Pourquoi il attend? *

- Débattre? Parler? A quoi bon? Mais allez-y, je vous écoute...



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