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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Quand la musique sonne
Mangemort 87
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Quand la musique sonne

Message par : Mangemort 87, Ven 23 Déc - 1:00


Pv Vhagar
Ouverture de sujet autorisée par Lizzie Bennet



39 ne te faisait plus confiance. 39 jugeait que tu avais failli dès l’instant où tu avais couché avec l’autre pseudo mage noir de mes deux. Que c’était une faute professionnelle, une faiblesse. Lui qui t’avait toujours vue comme une battante était troublé par l’idée soudaine que sous la destruction se cachait un potentiel de création. Que cette création justifiait ta venue chez les Mangemorts. Qu’il était celui qui rendait si pressante la quête de sens. Il ne voulait pas comprendre. Il ne pouvait pas comprendre. Impuissante, tu regardais son regard s’éteindre. Votre relation s’étiolait.

Mais ce n’était pas grave, si ton mentor ne voulait plus de toi pour une histoire de vagin, hein. C’était pas grave. Il y avait 67, le Fourchelang, le sorcier aux mille idées -le même sang rageux coulait en vos veines, mais il t’apprenait à le canalyser en une violence ciblée. A atteindre les points optimaux plutôt qu’à te risquer à exploser en public, en civil, quand tu n’étais déjà pas la pouline du Ministère. A son contact ta langue s’affinait ; sifflait des mots qui convainquaient les âmes que tu croisais. Tu les invitais sur la voie des ombres, et ça marchait. Il était la lueur guidant ton cheminement, te fiant plus de missions que les trucs de secrétariat et autre portière de tes débuts.

Sauf que la montée en grades était peut-être venue trop vite. Tu avais laissé Bianca s’échapper. Tu l’avais laissée fuir. Non parce qu’on t’avait amadouée de promesses ou criblée de blessures, non. Parce que ton corps avait été assez faible pour succomber dès les premiers sorts. Parce qu’à leur entrée, tu gerbais déjà. Parce que 39 avait raison : en passant de guerrière à femme, en quittant la chatte pour l’humaine, tu avais perdu ta force. Loin de seulement les exposer, tu mettais tous vos acquis à l’épreuve. Pour une raison qui t’échappait, on ne t’avait torturée, ni kidnappée. C’est pas comme tu t’étais privée, avec la captive aux cheveux de neige, pourtant. Peut-être même lui avais-tu fait plus peur que ton maître. Ils avaient choisi de te laisser vivre, alors que 24h avant, Alexander Scott manquait de succomber à tes étranglements. Quelque chose ne collait pas. Tu ne comprenais pas.

And then you snapped.

Pas plus que tu ne pouvais estimer la raison pour laquelle les phénix ne s’étaient aventurés à fouiller la demeure. Choper des preuves. Ils pouvaient revenir à toute heure oui, mais vous aviez retiré la plupart des indices guidant vers vous, maintenant. Les oiseaux de feu étaient des créatures étranges, mais tu n’avais besoin de les comprendre pour jouer à Titi et Grominet. Plus que comprendre pourquoi ils t’avaient laissée saine et sauve, une autre problématique t’obstruais l’esprit. La perte de la confiance de 67. Tu étais presque la rivale de son serpent, toujours à vouloir le couvrir, le défendre, le protéger, le guérir, plus que tu ne l’avais été depuis longtemps. Il était ta seule famille, après tout... Et pourtant, même lui, tu avais su le trahir.

Il doutait de toi ; tu le décevais à chaque pas. Et tu pouvais le lire dans son visage. Oh, lui n’irait se risquer à de chaudes larmes à la 39. Son tremblement était dans la pulsion de mort à ton égard, chaque fois que tu le croisais. Tu n’étais pas assez. C’est là, je crois, que tu t’aperçus que cette situation ne pouvait plus durer. Tu ne pouvais dépendre du jugement de ton Maître à chaque fois. Tu avais failli, oui. Tu étais humaine, sous les écailles de cuir. Il te faudrait redevenir fumée, mais pour l’heure... pour l’heure tu ne pouvais restée prostrée à désespérer de ce qu’il pensait de toi. Ce n’est pas pour ça qu’il t’avait choisie. La première fois que vous vous étiez rencontrés, il aimait ta manière de lui tenir tête quoiqu’ils soient deux masqués et toi une (théoriquement) désarmée. Il avait cherché à t’intimider mais n’avait fait qu’animer ta rage interne, implosive, indécente.

Ce n’est pas un animal de compagnie qu’il recherchait à l’époque. Et à l’époque, tu ne te risquais à essayer de plaire. Tu dérangeais, et c’est ce qui avait poussé quelques uns à croire qu’ils pouvaient t’aimer. Il fallait embraser cette toi-là. Cette toi-libre. Du jugement des regards des avis. Revenir à l'essence. Oui, tu avais failli. Mais oh, système, tu n’as aucune idée des plans qui t’attendent. Prends garde, prends garde car Tu a des projets et ça te retournera la tête. Pour l’heure, les tiens votaient. Demain, on aviserait. Ce soir, ce soir tu t’enfuyais, tu renouais avec les fumées de ton être, faisais corps avec la cendre.

Tu courrais les rues d’un Londres affaibli par l’affaire des ponts, et dansais le long des quais. Tu ne savais trop si tu y commémorais le premier mort que tu avais caché, ou si tu aimais juste remuer le couteau dans la plaie. Tu trouvas vite moyen de te divertir. Ils s’appelaient John Roe et Richard Doe. Tu les avais dénichés dans des costumes puant le luxe et célébrais leur vanité d’un jeu. Enfin, plusieurs, ça avait commencé par le brûle-moi je t’essuie (à l’acide), mais à présent que leurs vêtements ostentatoires perdaient en superbe, tu enchainais.

Le principe était simple : ils étaient tes toupies. Maintenus en lévitation à la surface de l’eau, le premier cessant de tourner se noierait. Entre quelques (nouveaux) (redondants) cris et beaucoup trop de souffles (même les buffles sont moins bruyants), ce fut John qui l’emporta. Comme avoir des règles c’est un truc bien systémique, tu le laissas choir aussitôt et remonta Richard la mauvaise toupie. Lui avait le malheur de vivre. Quelques secondes encore. Sous Impero, tu lui fis avaler une perle explosive, puis l’envoya en hauteur. Des trippes calcinées se déversèrent en un charmant feu d’artifice.

Piou piou y es-tu ? Que fais-tu ? M'entends-tu ? Viens me courser je veux ta tête empaillée. Un témoin ayant vu l'homme voler, d’abord simplement, puis en éclats de corps, avait appelé la police. Quoique mignonne, la nana en uniforme serait une perte de temps à rencontrer. Tu fusas vers d’autres ruelles, pour d’autres corps à coucher. A un moment, un bruit de moteur sembla suivre de trop près le tien. Tu te demandas si tu étais suivie. Il y avait se faire plaisir, et mettre ton identité en danger. Sous tes allures de leurre, tu devais être la prédatrice, et non l'inverse.
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Vhagar Meraxès
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Vhagar Meraxès, Mer 28 Déc - 19:17


Bref emprunt de LA accordé


Balade de routine dans les rues de Londres. L'obscurité omniprésente se fendait au passage précipité du Nordique par un phare qui révélait les vices de moldus au mode de vie nocturne. Il faisait une simple ronde, repensant aux événements marquant cette année qui prendrait bientôt fin. La promenade prenait l'allure d'un tour de garde. Mais il n'était plus Auror. La refonte du Ministère l'avait conduit à le quitter, jugeant trop dangereux de continuer à jouer son rôle de doubleur de jeu. Il était désormais un simple sorcier, en passe tout de même de devenir un businessman grâce au projet du Heurtoir, qui ouvrait sous peu. Sa vie avait radicalement changé en l'espace d'un mois. Ses habitudes étant aussi modifié que son implication dans ce monde. Bien que la cause soit tout aussi juste et bienfaitrice, il n'en restait pas moins le double agent qu'il était quand il travaillait sous les ordres de Sudworth. Sauf que cette fois-là, il n'allait courir aucun risque que quelqu'un de mal avisé découvre ses réelles intentions. Quelles étaient-elles en fait ? Il le saurait bientôt. Il allait revoir le Seigneur des Ténèbres. Le masque rouge. Et il saurait peut-être quoi faire après cela. Sa quête de justice en stase, il lui fallait développer encore plus ses capacités, et il repartirait le temps d'une enquête en Norvège. Mais pour le moment, il ne faisait que rouler sur les pavés de la capitale, écrasant les quelques rats qui se dressaient sur son chemin.

Un bruit sourd se fit entendre à quelques pattés de maisons. La Xdiavel virevolta de quelques mètres en angle aiguë, et Vhagar pu remarquer une lumière explosive à un coin de rue. En un instant, il donna plus d'élan à sa bécane en enclenchant la quatrième d'un coup de pied gauche, fonçant vers le lieu d'un supposé accident. Accident qui n'avait rien d'involontaire, et rien de moldu. Un homme éparpillé en miette, et un autre au sol, semblant suffoquer et complètement trempé. Il ne prit même pas la peine d'esquiver ce deuxième, le percutant de plein fouet sans perdre trop d'équilibre, absorbé par la nouvelle cible. La sorcière qui venait de quitter sa petite scène d'effets spéciaux s'enfuyait à deux pattes vers les quartiers les plus denses de la ville. Le Nordique accéléra un bon coup, et pris en chasse celle qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à une bienfaitrice du mal. Mais la prendre en chasse dans quel but ? Juste pour le plaisir, probablement. Il n'allait pas tenter de l'arrêter, n'en ayant plus la légitimité. Ils étaient de toute manière dans le même camp. Ou presque. Elle ne semblait pas le savoir, et courrait toujours plus vite. Le jeu du chat et de la souris rendit un sourire satisfait à Vhagar, qui tourna un peu plus le manche vers l'arrière, faisant gronder le lourd moteur.

La mangemorte bifurqua dans une petite ruelle. Le Nordique réalisa trop tard que la suivre demandait trop de temps en moto. Il posa un pied sur la scelle et donna un violent coup de frein, faisant déraper le bolide sur quelques mètres avant le virage. Il prit une impulsion et quitta le véhicule, reprenant sa course, la semelle contre le mur. Le saut le fit perdre un peu d'équilibre, et il termina sa chute par une roulade en avant. Cultiver son corps l'avait amené à savoir contrôler ce genre d'action. En parfaite forme, il allait surement la rattraper. Le voilà qui se retrouvait de nouveau sur ses deux pieds, alors que sa moto termina sa course dans quelques sacs poubelle et un sans-abris qui y avait élu domicile. Une victime de plus ou de moins, ce n'était pas vraiment son affaire. Les moldus étaient bien assez nombreux. Deux de moins ou trois de moins.

La course-poursuite arrivait à son terme à mesure que Vhagar gagnait du terrain. Il en était presque à tendre la main lorsqu'une poubelle lancée comme par magie se dressa devant son tibia. Il eut à peine le temps d'esquiver la fracture, se retrouvant né à né avec un escalier de service. Il virevolta de nouveau, lançant voler son manteau comme une fillette imbécile qui passe sur les grille du métro en jupe ample, et reparti de plus belle, tentant tant bien que mal de rattraper cette femme à l'allure de chat. Nouvelle intersection, nouveau virage. La mystérieuse femme partit à gauche, et le Nordique fit de même. Elle jouait avec le relief, grimpant par simples sauts sur les poubelles, les quelques barrières, les citernes et les quelques bas lampadaires qui éclairaient tant bien que mal la vide et sombre rue. Elle galopait telle un chamois dans les hautes montagnes, et le Nordique ne put qu'apprécier la vue d'en bas, donnant sur des courbes moulées à s'en rincer l'oeil. Elle disparu sur un toit manquant certes d'un peu de hauteur, mais suffisamment élevé pour qu'il la perde de vue l'espace d'un instant. Il allait lui suffire de tourner à gauche avec le même élan pour continuer la poursuite, et tenter d'arrêter la femme chatte qu'il commençait à convoiter. Il prit pied sur un boitier type armoire de distribution électrique, et rata de peu la fissure nasale. La féline avait profité du manque d'information de l'ex Auror pour le prendre par surprise et lui asséner un coup de griffes postérieur dans le visage. En une fraction de seconde, le Nordique se retrouvait au sol, sonné.

Il reprit rapidement ses esprit, voyant au loin la femme en noir qui continuait de courir, d'une allure plus sereine et moins active. Il se releva sans mal, constatant la non-gravité des dégats. Le nez un peu tordu mais toujours couleur chair. Un peu plus rosé que d'habitude, mais sans sécrétion sanguinolente. Il se le frotta un moment, bien que ça le piquait, et pris le temps de se recoiffer. Il venait de l'apercevoir, entrant dans un bâtiment dont émanait musique et percussions régulière. Il marcha d'un pas reposé vers l'entrée. Ce genre de lieux n'avait pas de porte de sortie. Elle se trouverait donc encore à l'intérieur, tant qu'il surveillerait l'entrée. Il arriva vers le seuil de la boîte de nuit. Un grand homme en noir reprenait ses esprits. Il comprit vite que sa proie l'avait neutralisé, fit de même, sans lever le petit doigt. Et il entra dans l'obscurité sonore.

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Mangemort 87
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Mangemort 87, Mar 7 Fév - 0:30


I remember the way he touched me.
Or at least I think I do.
Or at least I hope I do.

I must do.

La silhouette semble d’humeur à jouer ; qu’est-ce qui lui passe par la tête ? Elle a un nuage dans l’oreille ou quoi ? Enfin, tu lui en veux pas, elle t’agace autant qu’elle t’intrigue s’il faut être honnête. Elle a transformé ta soirée divertissements et attrape-pioux en un jeu du chat et de la souris où il est presque possible de se tromper dans l’identification du prédateur et de la proie. C’mon, ce serait trop facile si tout avait toujours l’apparence de la réalité. Ouvrez les yeux ! Sans faire rentrer les nuages, ça aide pas l’autre gars donc on sait jamais. Enfin. Les pieds martèlent les pavés, enfin moins les pavés que les poubelles et murets et toits et tout ce qui permet de s’élancer. Prendre une poignée de mètres d’avance et une pincée de centimètres de hauteur. Ce soir se joue une course poursuite où l’on touche rarement le sol à proprement parler -mais ça te plait, plus que tu n’aimerais l’avouer. T’as l’adrénaline en flamme comme un gamin de Poudlard défiant son directeur de maison. Coupant la queue du rat, volant bourré, se faisant passer pour mort et finissant sans colle, à la bonne Elbiez. On dirait une marque de bière un peu, mais de mauvais goût, même toi t’aurais du mal à te saouler à ça. Tu ralentis un instant. Te rappelant plus trop de pourquoi tu courrais.

If there was anything else to it, I would probably be dead right now.
I would feel it.
I would hear the burden of trying to breath when one forgets how it goes.
Then process as a transition one needs to pass the mouse on in order to see it happen.
Y avait un homme casqué d’être, un homme tout empêtré de senteurs que tu ne reconnaissais. Il était trop boisé, trop résineux, il était trop près de la terre, un peu plus que les autres humains. Un peu plus près de l’origine des pulsions. Tu l’entendais dans son haleine qu’il avait longue, dans le crissement de son bolide. Sous le masque moldu, il avait l’adrénaline qui pulsait dans les veines. Un peu plus animal que le reste d’Eux. Ça ne le sauverait pas, pas ici, pas dans le repère où tu étais chez toi. Oh, tu étais à l’aise dans une forêt, une campagne vidée, mais qu’on te mette dans une ville, dans ta ville, et l’équilibre était rompu. Tu dominais. Tu étais une enfant de la rue, tu y avais un temps vécu, et sache l’ami, que tu ne pouvais y être plus familier. Tu pris l’élan nécessaire pour lui retomber dessus après le coin, et bim, le piègeas d’un coup de pied sournois. Ça y est. T’étais contente. T’avais mis le rigolo à terre. Mais tu te lassais vite. Tu n’avais plus envie de courir. Ça n’allait assez vite. Alors tu ajouterais d’autres nuances. Brandirait-il sa baguette si tu l’invitais à danser ? L’instant d’après, la musique qui t’enveloppait avait fini de te convaincre.


I’d do the same with my eyes, keeping in mind to blink, at least 17 times per minute.
Just to reassure them, prove I’m super normal.
I’d perform how to say « I’m good, how ‘bout you? »
and look like I mean it.

Le videur, neutralisé d’un sort informulé, fut dépassé en une fraction de secondes, et tu filas direction les toilettes. Non. T’avais pas tes règles. Vous suivez rien les gens. Tu pouvais pas les avoir. En revanche, quiconque connait quoique ce soit aux boîtes sait que la moitié du fun se déroule entre les miroirs et cuvettes. Bon, ici, vu que c’était l’autre que tu voulais rendre chèvre, c’était pas tant le cas, mais ce serait beau tout de même. Y avait une meuf occupée à rendre son alcool, le nez coincé entre deux bras d’un blanc sale. C’est bon, elle avait pas sali ses fringues, elle ferait l’affaire. Tu la laissas finir, puis la tira par les cheveux, en gardant quatre par précaution. Pouf, un petit Impero pour éviter les remue-ménages facultatifs, et tu lui offrais ta magnifique tenue de cuir avant de l’envoyer danser dans la salle. La chercherait-il ? La prendrait-il pour toi ? Ce serait beau à voir.

If there was anything else to it, I would know I’m not me anymore. I’d feel so deshabitated.

Tu aimais tromper les sens, et jongler avec l’essence. Rien n’invitait tant au feu. Revêtant sa tenue charbon, tu plaças son premier cheveu dans ton éternelle fiole de polynectar, et filas jouer du nordique sur la piste de danse. Comprendrait-il que vous étiez deux ? Combien de temps avant qu’il rompe le jeu ? Fais moi rire.

look:
 
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Vhagar Meraxès
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 2 Avr - 15:35


Merci de m'épargner pour ce retard


L’endroit était rempli de moldus. L’impression de vivre un film mal monté. Les jeux de lumière faisaient voir une scène à cinq images par secondes, des machines dépourvues de magie éblouissant l’espace de ses flashs blancs de manière régulière, au rythme de la musique. On ne pouvait rien entendre d’autre que les aigus qui agressaient ses tympans et les basses qui vibraient ses entrailles et faisaient croire que ses cheveux se hissaient sur le haut de son crâne. Le pas de l’entrée était aussi surpeuplé de jeunes gens sous l’emprise de l’alcool ou probablement d’autres choses qui lui étaient inconnues. Constamment frôlé, parfois maladroitement, parfois par une main baladeuse qui venait lui caresser l’épaule pour l’emmener plus loin. Le Nordique ne bougeait pas d’un poil, observant avec attention les alentours, cherchant du regard un attirail de cuir sombre. Même la puanteur du lieu ne lui fit pas tourner la tête. Transpiration mêlée aux dégâts du breuvage lorsqu’on ne connait pas ses limites et qu’elles ne sont pas bien glorieuses. Des haleines chantant à tût tête sur une fréquence qui le forçait presque à tapoter du pied. Car malgré toute cette atmosphère vide de sens, ou tout était altéré, Vhagar avait presque l’envie de rejoindre l’armée.

Dirigeant sa baguette derrière lui, le Nordique ferma la porte avec violence, mais son couvert. Le bruit de colle aplatie du sortilège de verrouillage fut complètement inaudible, un homme ivre criant aux oreilles du Nordique des mots sans la moindre signification. Le sorcier resta de marbre toujours en train de scruter tous les recoins de cette salle immense. Un poing lancé sèchement vint percuter la mâchoire du bourré, qui tomba à la renverse quelques pas devant lui, entraînant dans sa chute une femme qui cachait jusqu’à maintenant l’intérêt du Nordique. Une femme vêtue de cuir noir, exactement comme la mangemort. Seul problème, la dite ne tenait absolument pas debout. Voyant celle qui semblait être sa copine choir, elle plia ses genoux en perdant l’équilibre et dégobilla sur le sol. Vhagar attendit à peine qu’elle ait finit pour lui retirer le masque et observer un instant son visage, la tenant par les cheveux. Mer**. Histoire d’être sûr qu’elle ne jouait pas un jeu de dupe, il retroussa la manche d’un noir brillant, cherchant une marque de crâne et de serpent. Rien. Mer**. Le Nordique se releva. Il se savait observé, et elle devait bien rire en ce moment précis.

Non sans un certain agacement, il pointa sa baguette sur la fausse mangemort, lui rendant sa sobriété. Il la porta presque avec hâte pour qu’elle se relève, et alors qu’elle semblait complètement perdue et dépassée par les évènements, il accompagna son arbitrage d’un Impero pour qu’elle ne se perde pas dans une autre occupation. Vas retrouver tes vêtements. Le Nordique ne la quitta alors plus de yeux. Dès qu’elle aurait trouvé ses affaires, il aurait trouvé celle qu’il cherchait. Celle dont il rangea le masque dans la grande poche intérieur de son caban. Et il joua le jeu un peu, se laissant porter par la mélodie entraînante. Au bout de quelques secondes, Vhagar avait perdu son aspect grave et craint, il dansait.

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Mangemort 87
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Mangemort 87, Lun 3 Avr - 1:44


je ne pardonne rien du tout t'as cru qu'on était potes wsh?

Tu as une heure, une heure de jeu, une heure à Je puis il faudra retourner au tous. Il n’y a assez de touffe pour s’amuser plus longtemps, pourtant il était bon ce soir et les musiques psychédéliques animant les corps t’entourant aussi. Comme une envie frénétique de disparaitre dans la marre d’hommes de disparaître le temps d’une nuit dans ce monde moldu où tout était simple et tout meurtre pardonné — parce que ce n’était de leur faute, ils ne savaient pas, ils avaient eu peur, ils ne connaissaient pas. La faute à qui s’ils étaient si mal informés, hein ? C’est pas comme si des anciens étaient déjà passés pour essayer de raisonner avec leur ministre, mais un peu quand même. Non, ici on était proie et en tant que proie on était rois du monde.

Paie ton ironie, mais le temps d’une nuit ça pouvait t’amuser. Non, pas une nuit, seulement une heure de divertissement. Tes dérives étaient indexées sur les effluves douteux que tu venais d’ingérer. Et puis, et puis après il fallait rentrer, car il était tard ce soir et après le narrateur ne serait satisfait. Il te ferait plonger non échanger avec l’animal mais plutôt la tête dans la pensine et contempler toutes tes erreurs tous tes doutes tous tes ratés et ça, ça c’était la pire sanction. Non tu ne voulais de responsabilités, pas ce soir, seulement le flottement de Sunil, ou des substances, ou de la musique. Tu n’allais souvent dans des soirées de ce style, en vérité tu passais plus de temps dans les bars, et cette énergie te soulevait les tempes comme une invitation.

Tu rouvris les yeux, barre verticale entre les cuisses et whisky au poing. Ouais, on va se calmer ici, 87, l’objectif était de pas être trop repérable non plus. Alors tu bondis hors de ton promontoire —oui, bondis, n’en déplaise au serveur qui s’acharnait à vouloir te tenir la main pour que tu descendes, ne sait-il reconnaitre un chat, lui aussi ?— Faut-il vraiment les oreilles pour garder en tête l’aisance avec laquelle tu retombes sur tes pattes ? Enfin, c’était faux, ton aisance n’était toujours au rendez vous, plus jeune tu étais même singulièrement maladroite, mais il faut croire qu’à force de tomber d’être blessée et de ramper tu avais appris à faire plus que te relever. 67 en était-il déjà convaincu ? Sans doute pas.

Ce serait à toi de corriger ça, mais ce soir, t’avais confiance, ce soir t’étais maitresse du jeu, et les cartes volaient plus haut que ce texte (rip). Ta danse fut pourtant interrompue. A une dizaine de mètres, ta marionnette interrompue te contemplait. Interdite. Enfin se contemplait, du coup, vu qu’elle te voyait dans ses vêtements et devait commencer à s’interroger sur ce qu’elle avait pris. Tout va bien chérie, c’est pas ta tête, juste ma baguette. Clin d’oeil à l’inconnue, sans savoir si l’Auror avait remarqué. Etait-il encore Auror ? A s’amuser autant ce soir, il te rappelait presque l’enthousiasme d’un Damien crachant son badge au sol. Oh, Vhagar, rions ce soir.
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Vhagar Meraxès, Sam 15 Avr - 2:00


Taper du pied et bouger de la tête. Le Nordique ne s'était jamais pris à danser, et pourtant le rythme de la musique semblait se confondre avec celui sous la peau pâle et rude. Handicapé par la perte de beaucoup de sens, sensée donner du sens à ce genre de soirée moldu, il n'en profitait pourtant pas moins que ceux qui l'entouraient, ceux qui ne se doutaient d'ailleurs pas que sur un coup de tête il pourrait en faire tomber d'une cassure de poignet. Les lumières dans la salle mimaient des zigzags et éclairaient presque un à un les cloportes de cette joviale et satanée ambiance. Mais parmi les cloportes se cachait le chat. Elle ronronnait probablement de plaisir, un coup d'avance à coup sûr sur lui. Ou peut-être pas. Il jouait finalement de sa même possibilité à se fondre dans la masse. Quitte à devenir lui aussi un chat, il aurait pu jouer le gros matou, mais dans un autre sens. Sans perdre de vue la moldu décuvant déguisée en minou mais sans l'agilité qu'il cherchait, il interrompit son pas de danse, et marcha dans une direction diagonale, poussant sans se justifier ou s'excuser les hommes et femmes ivres ou non qui profitaient d'une partie plus entraînante du morceau en cours.

Plus à l'affût que le chat lui-même, Vhagar progressa vers le bar, d'ou une multitude de personne stagnaient dans l'attente d'un rafraîchissement après de long quarts d'heure de sueurs sur la piste. Le regard perdit un moment sa proie pour se frayer un chemin de force. Il vola le verre d'une femme forte qui cria au scandale son mécontentement. Dommage pour elle, personne ne l'entendait ni ne l'entendrait, il pointa discrètement Odelgelse vers la gueuse, et elle lui donna immédiatement le verre de son voisin. L'embrouilleur d'esprit la remercia tout de même, après avoir terminé d'une traite le premier contenant. L'alcool moldu n'était pas si dégueulasse. Ça changeait du pur feu, au moins. Il jeta le vide à la gueule du barman, qui le rattrapa de justesse, et emporta le plein sur sa route pour retrouver l'autre timbrée. Encore un déséquilibré qui chutait devant lui, manquant de renverser son précieux breuvage durement mérité. Le Nordique fit quelque pas jusqu'à apercevoir la fille en question. Elle ne semblait pas poursuivre sa quête, et pourtant il lui avait bien ordonné. Mais que diable portait-elle. Il posa les deux pieds au sol et n'en décolla aucun avant d'avoir réaliser tout de suite. Au diable la fille perdue, celle qui se trouvait devant lui n'était surement autre que celle qu'il cherchait.

Il aurait pu sortir sa baguette, tenter de l'immobiliser, faire quelque chose de sorcier. Mais alors qu'il l'avait en main, les délices que proposait la soirée prirent le pas sur sa raison. Après tout, elle ne le savait peut-être pas, mais lui savait qu'elle n'était pas son ennemie. Sa rencontre avec le Seigneur des Ténèbres l'avait fait entrevoir de nouveaux horizons, de nouvelles ruelles à arpenter. Elle ne l'avait pas encore aperçu de toute évidence, mais il se fichait d'où est-ce que son regard l'emportait. Attitude déraisonnable, il tourna de l'oeil pour finir sa vodka sans la perdre du regard, lança le cristal dans la foule, et la rejoignit discrètement mais d'un pas dansant. A quelques mètres d'elle, elle l'aurait probablement aperçu, mais trop tard. Trop tard déjà car il tendit sa main vers la sienne, l'air de ne pas savoir à qui il proposait d'échanger quelques pas, lorsque la musique invitait à se rapprocher. Sans entendre, elle n'aurait qu'à lire sur ses lèvres une invitation à danser tels des chats au milieu de souris aveugles.
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Mangemort 87, Ven 28 Avr - 2:33


as-tu trop bu ? déjà ? c’est possible, mais tu t’y attendais pas. t’as l’impression que tout tourne d’un coup, comme si des bonhommes bâtons qui dansaient sur des parallélogrammes oranges. d’ailleurs c’était pas des parallélogrammes, parce qu’ils avaient les bouts ronds, de l’ordre de border-radius:66px; et ça allait trop vite.

t’avais pris quoi, déjà, avant la soirée ? lesquelles des pilules de malicia avaient trouvé leur chemin jusqu’à ton gosier ? t’avais l’impression que tu allais au ralenti, au ralenti par rapport à la vie. tu sais, t’aurais bien pris un muffin, mais t’aurais pas réussi à le manger, ou plutôt, t’aurais mâché si lentement que les premiers tours de dents auraient eu du goût mais pas la suite non. les mâchoires qui pédalent dans la semoule, ont l’air de se décaler un peu trop à droite.

wow. c’était neuf, ça, comme pilule. tu savais pas ce qu’elles avaient tenté de faire avec ces comprimés mais ça avait l’air de marcher—

enfin pas sûr. un nouvel effet s’ajoutait. une soudaine et presque violente nostalgie, comme si on foutait un p*tain de filtre sépia sur le monde. ça faisait mal. tu savais pas pourquoi. et ça se floutait petit à petit à mesure que l’amertume montait. merlin ça va pas faut hydrater tout ça.

drink drank drunk.
drink drank drunk.
drink drank drunk.

le monde se teinte enfin de technicolors. j’suis pas loin, pas loin de la joie, je la sens venir comme une impulsion. mais tu me reprends, car aujourd’hui c’est toi qui tiens les rennes. tu sais que tu prends plus soin de moi que je serais jamais capable de le faire seule. alors tu nous guides pour quelques pas de plus. plus loin, tu finis par repérer ton costume.

tu ne t’arrêtes pas dessus pourtant. tu mérites plus que te battre à coup d’impero interposés avec l’auror. tu mérites de t’amuser. tu mérites toutes les couleurs du monde, tu m’entends ? parce que t’es toi. et que toi, t’as la force de voir les piscines là où les autres ne voient que des chaises. était-ce une mauvaise inspiration pour ta danse ? peut-être. mais jouer avec le dossier c’était rigolo. tu te noyais dans aujourd’hui. t’étais plus présente à toi que jamais.

des nuances de vert et rouge serpentent, et tu te prends à croire que tu es vraiment en vie.

à un moment une main se coule dans la tienne et tu la plaques à ta chair. parce que ses mains t’as pas le temps de les gérer, s’il compte enrouler ses doigts autour des tiens c’est mort. t’es occupée à danser. à vivre. tu réajustes ton regard, jusque là braqué sur son épaule. ah, oui, c’était lui. obligé. ma foi, cette soirée devenait intéressante.

un rire s’écoula de ta gorge alors que tu continuais de danser, tantôt pressant ton corps contre le sien, tantôt t’en éloignant pour plus de liberté de mouvement. oh, t’avais jamais été une bonne danseuse, mais t’étais une danseuse libre. t’empruntais à tous les répertoires et dessinais, pas à pas, ton empreinte.
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Vhagar Meraxès, Mer 21 Juin - 18:51


(oups tmtc)


Elle savait. Evidemment qu'elle savait qu'il savait. Elle dansait bien mieux que lui, au passage. Des pas déséquilibrés, un manque presque trop notable d'un quelconque sens du rythme. Il se surprit à désirer les courbes de la jeune femme. Bien qu'elle n'eut pas les mêmes traits originelles, celles-ci appartenant à une autre, cela lui seyait bien mieux que le costume de chat en période amoureuse. Pourtant un habituel bout de tissu moldu, de cuir lui aussi. La simple veste qu'elle portait, semi ouverte, nudité derrière, lui donnait presque envie d'aller chercher de caresses ce qui se trouvait de l'autre côté. Elle savait, évidemment. A n'en douter de la manière dont elle jouait. Elle savait qu'il était celui qui la cherchait, pour une raison qu'elle ignorait, en fin de compte. Et lui aussi à vrai dire. Quelques semaines plus tôt, il aurait pu jouer le rôle du vrai Auror, à capturer pour livrer comme un facteur le colis du boss qui se chargerait lui-même ou pas de l'interroger. Mais même quelques semaines plus tôt, il se serait demandé ce qu'il aurait fait. Et cela n'aurait certainement pas été en faveur du Quartier général.

Trêve de pensées, trêve de plaisanterie. Elle rentrait dans le jeu, et il ferait comme son plan était celui d'un agent opérateur. La charmer, faire en sorte qu'elle le désire. Il se rapprocha d'elle, tout près, les mains sur ses hanches, glissant lentement un peu plus bas, mais pas trop pour le moment. Dieu savait s'ils iraient plus loin. Pourquoi pas d'ailleurs. Il n'y avait pas d'objectif bien précis. En savoir plus, peut-être, pour son propre compte, sur cet Ordre dont de plus en plus il semblait se rapprocher. Plus allié qu'ennemis au final, pas de quoi s'alarmer ni fuir. Il ne contrôlait plus rien. Un genre d'instinct animal, mais pas celui qui d'habitude le transformait en un fauve au pelage blanc. Comme une pulsion qui le poussait à vouloir faire d'elle sienne le temps d'un contre-temps. Une main descendit sur une zone corporelle plus galbée, plus intime, tout en suivant les pas du chat qui danse au lieu de chercher la souris. Elle le faisait bien danser.

Mais danser jusqu'à plus soif n'avait pas place dans un lieu d'étouffement comme cet espace de non-magie. C'était bien beau de tourner et de tourner, rouler des hanches. Heureusement ce n'était pas les verres qui manquaient. Une femme passait derrière l'inconnue au visage changé. Un verre en main. Ni une ni deux, le Nordique le fit disparaître et réapparaître dans ses mains, éjectant la tige qui servait de paille dans le décor illuminé de laser et de reflets. La femme perdue resta la un moment, sans comprendre ce qui venait de se passer, et même sans trouver ou est-ce qu'il avait bien plus disparaître. Personne ne la croirait, de toute manière. C'était l'avantage de jouer de magie chez les moldus lorsqu'on en avait pas le droit. Les rares expériences liées à une forme de magie restaient tues par le manque d'ouverture d'esprit des humains supposés dominer le monde.

Vhagar porta le verre à ses lèvres, absorbant d'une traite une bonne moitié du liquide pas très concentré. Un quart trois quarts, faiblard. Mais rafraîchissant. Il posa le verre et le reste dans la main de l'autre, qui traînait quelque part le long de son épaule, en guise de trêve à la bagarre. Le moment était venu de passer outre ce qu'il était, ce qu'il pensait qu'il fallait qu'il qu'il soit. La chaleur qui régnait ici faisait parler les premières gouttes de sueur, qui tombaient lentement sur une peau sèche, le long du torse du Nordique. Lui qui haïssait d'habitude les instances de surchauffe trouva néanmoins en celle-ci un bref réconfort dont il cherchait l'objet déclencheur depuis bien trop longtemps.
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Mangemort 87
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Mangemort 87, Mar 27 Juin - 12:22


Le champ de blé s'agite ; tempête ! Les tiges se cherchent et se frottent et s'emmêlent, puis les épis n'ont plus trop le choix. Ils font de même, et les lèvres du chat sont sur sa gorge, là.

Esteban t'avait crue vampire, un jour ; ah, à y repenser... Tout s'expliquait ! C'est du sang du jeune homme dont tu étais avide. Plus que ses yeux que tu voulais dérober pour en planter un dans ton orbite gauche -- il avait de beaux teux, ce n'était pas ta faute ; tu avais l'inconscience de l'enfant -- en planter un, là, dans le creux, comme pour rétablir la lumière d'une grotte intérieure... Non, plus que ses yeux, c'était son sang que tu désirais, et ta bouche rugissait d'aller goûter sa chair, faire goutter la gorge qu'elle mordillait impatiente. Baisers brûlures ; le ronger à l'usure.

Faire perler son dang dans son verre volé, ou parler peut-être ?, y laisser flotter des effluves de sueur... et puis son oeil droit. Tu ne pouvais garder les deux !

Ses mains jouent de tes courbes, enfin, des siennes. Elle avait des hip-dips comme on dit chez vous, des hanches de violoncelle ; et ça semblait lui plaire. Non, tu ne lui couperais pas les maind ; pas ce doir. Tu les aimais bien, ces mains, et tu en avais besoin. Rattachées à ses bras, de préférence.

Ses prunelles... L'affaire était moins sûre. Ça dépendrait de lui. Faut dire que pour un si piètre danseur, il parvenait à te plaire. Et fort. Les sons s'affutaient contre ta voute plantaire ; tu fis tomber tes/ses chaussures. Le sol vibrait, tremblait de vous. De nous. C'était un peu comme si un train passait et secouait vos êtres ; un train désaffecté, lueurs d'autrefois, parfum de terre mouillée et de poussière, et puis les rideaux verts. Déchirés les rideaux verts. Son haut aussi, peut-être ? Pourquoi pas.

Tu as pris le train en marche, "Catch me if you can", en prenant un peu d'élan, bousculant quelques moldus sans importance. Te jetant contre son torse, tu enroulas tes jambes autour de son dos. Chute prochaine ? Ou alors... Dis, 87, tu crois que si tu laissais ton cou, ta nuque, ta colonne, basculer en arrière, il te retiendrait ? Ou romprait-il le cou d'une ennemie du ministère ?

Mise à l'épreuve en vue, en vie, envie.

On dit que les enfants et les animaux n'ony pas la conscience du danger. Tu aurais été en peine de dire qui mettait le plus l'autre en danger. Moi, en revanche, je sais. Que tu es le pire danger, pour lui comme pour toi.
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Vhagar Meraxès, Mer 12 Juil - 16:33


rp ~ LXXXVII



     Soirée battant son plein, musique déchaînée et lumière déposant une atmosphère presque aphrodisiaque. La transition était parfaite quelque soit l'occupation de celui qui la remarquait. Le corps en ébullition, tant de chaleur émanant de cette situation, et tant de sueur. Vhagar retira sa veste et la jeta derrière l'inconnue, laissant désirer un bref instant ce qui se cachait sous la chemise qui se leva légèrement. Elle s'approcha plus, beaucoup plus, se collait à lui et enroula ses jambes tel un serpent prêt à tordre le dos de sa proie.

     Et lorsque le binôme ne tint plus que sur deux jambes, il sût qu'il était temps de se donner un peu plus de protection du vis-à-vis. Les sorciers étaient homme, et les moldus aussi. Un tel spectacle risquerait de faire gâcher tout ce plaisir. Une main retenant l'agréable parasite par en dessous pour qu'il ne tombe, l'autre attrapant sa baguette, la dissimulant vers le sol et formulant sans mouvement de lèvres autre que ceux impliqués par la partenaire un Promptus Nebulae. Ainsi les autres croiraient à un effet de l'animateur, trop saouls pour réaliser que la brume ne venait de nul part, et eux pourraient profiter de l'instant présent, peut-être même avec l'incertitude que le camouflage durerait assez longtemps.

     Elle fît pencher la balance de son côté, repoussant plus loin le point centre de gravité. Il aurait pu la faire choir, en profiter pour prendre un avantage, peut-être même découvrir qui se cachait sous le masque de chat. L'instant lui disait non, ou une pulsion féline lui entraînant de prolonger ce moment. Le fauve frôla à pleines mains les parties proches du fondement, relevant la fauve pour lui asséner des coups de crocs la ou tout prédateur digne de ce nom vide sa cible de son sang. L'étage sous la mâchoire de la dissimulée. Son souffle pressaient aussi fort que ses lèvres la peau fragile d'une âme inaccessible dans un corps totalement étranger. Mais l'envie était là, le désir d'aller écarteler le cuir. D'arracher tout obstacle entre lui et la perle rare. La sienne se réveilla enfin. Gorgée de sang, symbole des pulsions passagères ou d'un amour imperfectible, dressée contre qui se montrerait sur le chemin, mais surtout celle qui le menaçait de son entrain.

     Alors il déposa les armes. Ne se servant que de ses mains en l'instant, quand elle aurait vu à quel point il en voulait, à travers les revêtements. Il prit le devant pour ouvrir les portes d'Eros, dévoilant le cœur pour lui seul. Pressant un peu plus la ou il avait levé, il le porta à son visage et manqua de la dévorer jusqu'à l'os, tant le fruit en était bon et juteux. Il n'aurait fallu qu'une approbation de plus pour que la veste ne tombe au sol et qu'ils passent à une étape suivante.


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Re: Quand la musique sonne

Message par : Mangemort 87, Sam 15 Juil - 17:10


Tu m'as reproché de ne pas avoir arrêté le chat
Tu m'as accusée pour rire de l'avoir recueilli caressé nourri
Ce n'était ni tout à fait vrai ni tout à fait faux

Oui il est passé sous mes yeux
Oui je ne l'ai pas arrêté
Mais je n'ai jamais été sûre qu'il soit là

Tu sais avec mes troubles de la perception
Je vois souvent des choses qui ne sont pas là
Des ombres des silhouettes pour la plupart
Mais parfois aussi le détail est de mise
Ce noir petit chat je l'ai cru être
Une nouvelle fabrication de mon cerveau
Une bifurcation de mon imagination

Y a un cirque là haut un cirque
Depuis plusieurs années déjà
Alors je ne suis plus sûre de ce que je vois
De ce que je fais
De ce que je vis
Tout est teinté d'une nappe d'impossible

Et ta fumée qui bientôt m’enveloppe
Ne fait que confirmer l’idée
Rien ici bas n’est vrai
Tout est château de sable
Un coup de vague et l’on retourne aux cendres

Par exemple si je regarde en arrière

Il y a un an j’étais ici aussi 

Et tout ce qu’il s’est passé au milieu était si anecdotique

Que je ne suis pas sûre qu’il se soit passé quoique ce soit

J’ai perdu la mesure du temps et de vivre

Alors y a pas de souci pour prendre ou se laisser prendre

Puisque ça n’est pas en train de se passer

Et que si c’était le cas

Cela aurait une importance si maigre

Qu’on ferait bien d’y chercher un peu de plaisir

Pour que l’irréel ait au moins servi à ça


Le plaisir je l’ai trouvé dans ta langue
Dans ton gourdin impatient

Qui me disaient des pulsions jumelles

Soupirs satisfaits
C’était comme se retrouver en toi

Sans avoir besoin de te connaître

C’était cette faim de vie

Cette envie de tout dévorer

De rien laisser sur le passage

Car au fond tout est important

Surtout ce qui n’a pas l’air de l’être

Par exemple moi, quand je serais thanatopracteur

Je m’assurerais que mes cadavres ont un maquillage adapté

Pour que le dos de la main et la joue aient la même couleur

Il ne s’agit pas de moi il s’agit des autres

De leurs codes, de leurs besoins

Ce soir l’homme a besoin de moi

Et j’ai besoin de plaisir

Alors on se rend service au coeur de cette foule 

Parce qu’en vrai on a rien de mieux à foutre de cette vie

Autant saisir ce qui est possible

Pour l'heure le polynectar est sauf
Mon visage est méconnaissable
On a une heure de liberté — peut-être moins
Débarrassons nous des autres entraves
Et profitons, profitons à en crever
On sait pas combien de temps on a

regard plus cinglant qu'un
— déshabille-toi

claquais-je, impérieuse
la souris avait intérêt à accélérer
car le matou avait une faim de loup
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Vhagar Meraxès
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Vhagar Meraxès, Sam 15 Juil - 18:24






     Dans un rêve, une boîte de nuit aux abords de ville, un endroit alors plein à ras bord de normalité la plus festive. Des dizaines et des dizaines d'être à haïr, et pourtant point de temps pour s'en préoccuper. Un endroit vide de sens et pourtant galvanisé par une magie étrange poussant à la décadence et aux plaisir éphémères. Ce qu'en un temps Vhagar aurait juré d'éviter, même de faire disparaître. Et pourtant au simple toucher du goût que cela procurait, tout ses sens en émoi le poussait à sentir et à ressentir plus, à la vision d'un tel instant. Malgré son inexpérience et le contexte, était-il sur le point d'atteindre le ciel le plus haut et pourtant d'apparence si facile à atteindre?

     La silhouette dans la brume aussi proche que la proie nue criant pour que le prédateur la relâche. Mais était-il vraiment maître de la situation, poussé par des pulsions viles mais insouciant des conséquences induites par un tel acte. Aussi se fichait-il pas mal d'être manipulateur ou manipulé, tant que ce qui le guidait ce soir parvenait à ses fins, parvenait à combler le creux gargouillant de sa faim. Il en était au point de plus pouvoir ni vouloir faire marche arrière. Ses fortes mains glissèrent le long de l'échine, revenant vers un creux de vallée, et rejoignant peu à peu la porte du jardin secret, descendant vers les confins de l'inexploré. Un frisson s'empara de lui. Jamais cela ne s'était produit avec tant d'ignorance, mais en même temps tant de conscience du danger que cela pouvait représenter, innombrables menaces pesantes, impossible à compter avec les doigts. Néanmoins l'envie à son apogée, ils entrèrent. Quelques secondes, quelques minutes peut-être, moment choisi pour d'une cambrure excitante retirer le cuir qu'il avait ouvert, donnant un spectacle réservé aux manipulateur. Ou aux manipulés. Ceux qui dans la brume avait été assez téméraires pour venir s'y frotter.

     Un autre verre n'aurait pas été de refus. Le plaisir d'une bonne dose à quarante degrés. Mais une envie irrépressible de ne pas lâcher le chat avant de l'avoir tué, dans cette atmosphère torride plus pesante qu'un degré de whisky. Qu'est-ce qu'une dose d'alcool à côté d'une dose de ce qu'il avait autour de lui. Surement rien de plus intéressant. Encore fallait t'il tout boire, jusqu'à la dernière goutte. Toujours agrippé l'une à l'un, il fit quelques pas vers un comptoir de fortune, l'y déposant farouchement. Les mains à l'air libre attrapèrent son col par le bas de la nuque, révélant en un éclair son passé gravé sur sa chair dessinée. Un éclair de plus et le lasso de cuir brun retenant le bas d'être à découvert était retiré, dévoilant les atouts du Nord d'un sorcier qui n'en avait pas tant usé. Encore fallait-il jusque là qu'il s'y intéresse, au détriment de ce qui avait fait de lui ce qu'il était alors. Alors il disposa les jambes de madame pour en retirer doucement mais sans réelle retenue ce qui les recouvraient. Il n'y avait plus rien, plus rien si ce n'était un homme s'approchant d'une femme pour lui mordre les lèvres, redonnant leur place d'origine à ses pieds qui étaient bien là ou ils étaient, et procédant au meilleur des futurs souvenirs de la soirée, oubliant avec qui il avait affaire.
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Lizzie Bennet
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Re: Quand la musique sonne

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 3 Aoû - 22:26


(spoilers : lizzie=87, le RP se poursuit, pas touche à ce sujet)

C’est une lutte d'étreintes et de caresses
Du bout des doigts du bout des lèvres
Pourtant tu sais que le temps presse
Bientôt ton corps refera surface
Bientôt ton identité sera dévoilée
Il faut partir avant cela
Il faut dans un CRAC disparaître

Pourtant tu ne bouges pas
Tu ne pars pas
Tu te prélasses entre ses mains et ses dents avides
Le petit chat indépendant exploite les mains de l’humain mal avisé
Ah la la saleté d’Auror, c’était vraiment ce chat que tu ciblais ?

Au fil des touchers pourtant la mesure des enjeux se perd
Vous redevenez deux inconnus deux âmes en mal de signe d’af-
-fection
On se laisse happer par une alliance de l’anonymat
Et du plaisir charnel
Tu n’as jamais été aussi quelconque qu’en cet instant
Et cela te réjouit plus que tu n’oserais te l’admettre

Les feux de l'enfer
Ne peuvent être plus brûlants que vos simples cendres

Rien n’a plus d’importance
Tu ne sais où tu es touchée
C’est comme s’il était partout à la fois
Qu’il te grignotait millimètre par millimètre
Ne laissant aucune parcelle de ta chair en paix
… embrasés, enlacés, emmêlés, entremêlés, entrelacés…

Tu en tremblais comme une c*nne, tu tremblais de désir
Au milieu de cette fumée on finit par perdre la mesure
D’où commence et finit son corps
Tout est magma pour un temps
Un magma surchargé d’électricité

Vous êtes des enfants de la lune
Homme et femme au corps commun
Rond comme une pêche
Pêche déjà mixée et prête pour les cocktails
Au fond y a-t-il vraiment une séparation entre les êtres humains ?
Oh, ici, la luminosité vous isole du regard des moldus
Mais de façon plus générale, tu as de plus en plus l’impression
Qu’une énergie connecte et traverse le vivant
C’est pour ça que tu ressens autant, constamment
C’est pour ça que tu hais aussi délibérément
Tu connais depuis longtemps les couleurs des pensées
De l’être humain
Tu as entrevu la noirceur de leurs désirs
Vos desseins sont le chaos
Et la mort la seule destination


.


Bah alors 87, reprends toi, concentre toi sur tes pulsions de vie
C’est pas trop le moment pour partir sur du bad
On se reprend attire son corps déchiré de cicatrices
Décoré de quelques tatouages
Corps de quelqu’un qui a vécu
Et encore tant à vivre
A commencer par toi

.

Il ne connait pas la force de l’océan
De douceur tu abreuves
De rage tu écrases
Tu fais crisser la folie de tes rouleaux
De l’écume de tes lèvres
Contre son-ton-votre corps tendu par l’envie
T’attardant sur les parties les plus érogènes
Prenant soin d’un élève un peu impatient
.
Il ne manque plus que les dieux grecs et indiens
Pour rajouter un peu de d r a m a
Vous ne cherchez pas d’embrouilles vous
Pas d’attachements de sentiments d’autres complications
Vous voulez vous utiliser réciproquement
Vous apporter mutuellement
Et redisparaitre sans bruit

Bientôt tu te concentrerais sur ta destination
Et transplanerais dans le néant
Ce n’est pas parce que vous êtes visibles que vous n’avez pas la capacité
A vous effacer
Let’s fade away ~
En un ouragan


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