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Salle Privée Isolt Sayre
Vhagar Meraxès
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Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Vhagar Meraxès, Mar 27 Déc 2016 - 22:40


Salle Isolt Sayre



Cette deuxième salle d'entrainement privée tient son nom d'une sorcière de sang pur de renommée, descendante de Salazar Serpentard et co-fondatrice de l'école de sorcellerie Ilvermorny, Isolt Sayre. Elle est situé à côté de la salle Antioche Peverell, au sous-sol accessible depuis un escalier qui part de l'accueil, à gauche à l'entrée. La salle est assez sombre, dénuée de tout éclairage, hormis un lampadaire adaptable selon l'envie. Longue d'une vingtaine de mètre, large d'une dizaine, elle est parfaite pour un entrainement particuliers. Les mur noirs et le sol vitré sont remplis de magie et réagissent aux pas et aux chocs, donnant un peu plus de vie à l'exercice. La salle est entièrement isolée. Aucun son ne peut traverser son enceinte, la porte étant protégée par un sortilège.
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Nya O'Neal
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Nya O'Neal, Dim 5 Mar 2017 - 1:17



Teach me how to heal my wounds
(avec Jean Parker)

Le cerveau trop en vrac pour faire quoi que ce soit de constructif, cela faisait maintenant plusieurs jours que je passais mes journées enroulée comme un burrito dans mes couettes en espérant que le temps se chargerait d’écraser tous ces vilains souvenirs de ma mémoire. Je ne me levais que pour manger et aller aux toilettes – et encore, fallait le dire vite. L’ennui, c’est que, plus je restais chez nous à ne rien faire, plus je ressassais toutes les monstruosités que je venais d’apprendre et qui me poussaient à me renfermer ainsi. Foutu cercle vicieux. Il fallait que je me bouge. Oui bon, c’était un fait, mais pour faire quoi? Je ne pouvais pas aller voir les deux seules personnes que j’avais jamais considérées comme de réels amis, ça limitait pas mal les possibilités…

Après avoir fixé mon plafond pendant plusieurs heures qui me parurent durer une éternité, je finis par me souvenir de la lettre que m’avait envoyée un certain Jean Parker. Je ne l’avais pas croisé bien souvent, mais notre dernière soirée passée ensemble ne me laissait que de bons souvenirs. Dans une de ses missives, il m’avait proposé de venir faire un tour au Heurtoir. C’est vrai que ça pourrait m’être bien utile pour la suite. À défaut de pouvoir guérir les déceptions infligées par Aileen et Azaël, je pouvais au moins apprendre à soigner mes blessures externes. Si mes souvenirs étaient bons, j’allais tout de même avoir un léger problème : la vert et argent que je ne voulais surtout pas voir travaillait là elle aussi. J’avais donc donné rendez-vous à mon médicomage préféré à l’accueil, histoire d’être sûre de ne pas croiser ma supposée meilleure amie.

Une fois arrivée aux portes de l’établissement, je jetai un bref coup d’œil à l’intérieur pour m’assurer que Parker était là. Son signe de tête m’apprit bien vite que la voie était libre. L’une des choses que j’avais particulièrement appréciées du jeune homme, c’est qu’il ne m’avait posé aucune question. Il m’avait suffi de lui dire que je ne voulais pas voir la rouquine pour qu’il se charge de contourner le problème sans chercher plus loin. Incapable de sourire pour autant, je me dirigeai vers lui d’un pas nonchalant, l’air un peu bête. S’il le prenait personnellement, tant pis pour lui, ça ne ferait que me prouver que j’aurais dû rester bien au chaud dans ma chambre. D’un geste presque calculé, je sortis les deux gallions nécessaires à la réservation d’une salle privée et les lui tendis, puis le suivis dans la pièce en question sans dire un mot.
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Jean Parker
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Jean Parker, Dim 5 Mar 2017 - 10:30




Rp pour Nya



Petit rendez vous tranquille aujourd'hui, avec une jeune femme à qui Jean avait envoyé une lettre il y a peu de temps. D'ailleurs, il avait été surpris de recevoir une réponse à cette missive. Car bon envoyer une lettre en ayant bu de l'alcool c'est pas une super idée, mais en envoyer une dizaine dans la soirée, c'est encore pire comme idée. Mais bon Nya semblait emballée à l'idée de venir s'entraîner au Heurtoir, comme quoi, le gérant avait bien fait d'envoyer la lettre.  Comme d'habitude vêtu d'une chemise blanche avec cravate, le sorcier déposa son haut de costume dans son bureau et descendit pour aller attendre la rouquine à l'entrée.

Elle ne semblait pas avoir envie de croiser Aileen, chose que Jean accepta sans vraiment poser de questions. Ce n'était pas à lui de savoir le pourquoi de comment entre elles, le sorcier alla donc à l'entrée pour attendre son élève du jour. Le temps de consumer une cigarette dehors, la sorcière arriva pour son cours. Elle semblait avoir la mine triste, le jeune homme se contenta de dire bonjour rentra dans l'établissement. Il n'y avait pas sa stagiaire, du coup Nya n'aurait pas le loisir de la croiser. Sans vraiment dire un mot, elle sortir deux gallions et les donna à Jean. Bon elle ne venait pas vraiment de dire pourquoi, mais bon Jean décida d'emmener la jeune femme dans l'une des deux salles privées. Il ferma la porte derrière eux, alla s'asseoir sur le bureau placé dans celle-ci. Bon en fait il y avait tout sorte de choses dans la salle, mais bon on ne sait jamais ce dont on peut avoir besoin lorsqu'on enseigne.

Le serpentard s'alluma une cigarette, histoire d'être plus à même d'avoir une discussion avec la jeune femme. Bon Nya, cela n'a pas l'air d'aller très fort, si tu as envie de parler un peu ou qoi, je suis la. Ce qui se passe ici reste ici donc tu peut aborder n'importe quoi. C'était un échange de bon procédés, pour essayer d'être professionnel, mais si celle-ci avait envie de parler, ce serait sans soucis.

Bon sinon, qu'as tu envie de travailler ?

Le sorcier s'était préparé en lisant deux ou trois trucs, histoire que cela ne parle pas en live comme avec Lisk, pour un premier cours, cela avait été un peu chaotique. Mais bon au moins il avait réussi à s'en sortir et à sauver l'honneur du heurtoir ce jour là. En plus le gosse avait envie de revenir pour continuer à s'entrainer et à développer ses compétences. Hé puis y'a pas à dire, entrainer des sorciers de longue, cela faisait rester en forme.
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Nya O'Neal, Lun 6 Mar 2017 - 21:58



LA de JeanJean

Le jeune homme se contenta de me dire bonjour, n’ayant visiblement pas plus envie de m’écouter déblatérer mes problèmes que moi d’en parler. Parfait. Je commençais à en avoir plus qu’assez de tous ces ahuris qui me demandaient comment j’allais alors qu’il était inscrit en gros sur ma face que c’était loin d’être la joie. Encore une preuve que les marques de politesse n’avaient pas lieu d’être et ne faisaient que mettre tout le monde mal à l’aise. Si tu ne veux pas entendre la réponse à une question, bah évite de la poser, hein, ça paraît logique…

Je saluai à mon tour mon interlocuteur d’un simple signe de tête et lui tendis les deux gallions requis pour avoir accès à l’une des salles privées de l’établissement. Moins je voyais de monde, mieux je m’en porterais. Loin d’être d’humeur très bavarde, je remerciai intérieurement le blondinet d’avoir compris la subtilité du message sans que j’aie eu besoin d’ouvrir la bouche. Je le suivis donc jusqu’à la salle Isolt Sayre, toujours silencieuse. La salle en elle-même était plutôt glauque : très peu d’éclairage, murs on ne peut plus noirs… L’ambiance parfaite pour mon humeur massacrante, quoi.

En voyant le médicomage s’allumer une cigarette à l’intérieur de la bâtisse, je ne pus retenir un léger sourire. Je fouillai machinalement dans ma sacoche et en sortis mon propre paquet. D’un mouvement approbatif de la tête, mister Parker me confirma qu’il n’y avait aucun problème et que je pouvais m’en allumer une aussi. Thank God. J’avoue que noircir un peu mes poumons ne me feraient probablement pas de mal, là tout de suite. Enfin, peut-être un peu physiquement, mais mentalement, ça ne pouvait que m’aider. Et pour l’instant, c’était plus de ça dont j’avais besoin.

Je haussai les épaules en entendant sa remarque. Si j’avais voulu parler de toutes les merdes qui me tombaient dessus en même temps, je me serais trouvée un psy, pas un mentor en médicomagie. J’avais besoin de me changer les idées, et la seule façon de le faire de manière efficace, c’était de me concentrer sur autre chose, de préférence un autre type de douleur. J’ignorai donc royalement son commentaire et m’appuyai contre le mur, consumant ma clope à bouffées régulières.

« C’est toi le prof, non? À toi de me le dire. »

Qu’est-ce que j’en savais, moi, de ce que je voulais travailler? Je n’y connaissais absolument que dalle dans le domaine. J’avais juste estimé qu’à défaut de savoir me défendre parce que j’étais bien trop impulsive pour réussir à anticiper les mouvements de mon adversaire, je pouvais au moins apprendre à me soigner après avoir pris des coups. Mon raisonnement s’était arrêté là, par contre. Je n’avais pas fait de recherches supplémentaires, je comptais sur mon coup d’un soir pour arriver avec un plan.
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Jean Parker, Dim 12 Mar 2017 - 21:32


La jeune femme semblait distante et quelque peu énervée, enfin elle n'avait pas prononcé un motavant que Jean ne lui pose la question facile à propos de ce qu'elle voulait bosser.

C’est toi le prof, non? À toi de me le dire.

Au moins le ton était donné. Le gérant allait devoir improviser un peu, enfin lancer un truc et voire l'évolution quoi. Cella allait faire comme pour Liksuvo, et d'ailleurs cela allait sûrement toujours se passer de la même manière pour les gens qui veulent avoir des notions en médicomagie. Bon il allait juste falloir éviter que cela parte en live comme la dernière fois. Après c'était le premier test, et il avait fallu que cela tombe sur ce gosse, bon au moins Jean avait retenu vite fait comment faire.

Je vois hé bien...

Sortant sa baguette et s'éloignant un peu de la jeune femme, le sorcier continua ... On va faire un petit duel, et si tu me blesse ou que je te blesse, c'est toi qui soignera pour voir ce que tu sais faire.

Comment leur apprendre des trucs sans passer pour un psychopathe ? A chaque fois il fallait qu'il y ait de la douleur et des blessures avant l'application, mais bon le temps de trouver une autre technique, il faudrait faire comme cela. Après ils n'allaient pas s'entretuer non plus. La jeune femme ne semblait pas avoir envie de parler beaucoup donc toute la phase théorique n'aurait été que futile. Attendant patiemment que la jeune femme se mette en position, le médicomage ajouta

Je te laisse m'attaquer, c'est quand tu veut.

Le français n'avait aucune du niveau qu'elle pouvait avoir, on verrait bien.  
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Nya O'Neal, Mer 15 Mar 2017 - 3:31


Ce n’était visiblement pas la réponse à laquelle mon interlocuteur s’attendait. Malheureusement pour lui, c’était la seule qu’il aurait. Vu l’état dans lequel j’étais, j’avais un peu trop de mal à penser sur le long terme pour avoir élaboré un plan d’action un tant soit peu approfondi. Je savais que je voulais apprendre à panser mes blessures, mais ça s’arrêtait là. N’ayant pas la moindre notion de médicomagie whatsoever, je n’aurais jamais su par où commencer, de toute façon. Je m’étais donc contentée de lui relancer la balle, en espérant que l’ex-serpent serait plus inspiré que moi.

Après quelques secondes d’hésitation durant lesquelles il semblait complètement perdu dans ses pensées, mister Parker sortit sa baguette et la pointa dans ma direction, s’éloignant de quelques centimètres. Mon cœur fit un léger bond dans ma poitrine. Par pur réflexe, je m’emparai à mon tour de la mienne, prête à répliquer s’il tentait quoi que ce soit. Au moins, mes mécanismes de défense étaient encore au taquet. J’avais beau avoir pris conscience de la traînée de corps laissée par mon entourage, je ne comptais pas le moins du monde en faire partie. Même si la vie ne me faisait pas de cadeaux -surtout en ce moment-, il me restait malgré tout pas mal de choses à vivre et il était absolument hors de question que j’y reste maintenant. Enfin, je m’emportais peut-être un peu, là. Ce n’était pas comme si un meurtre au heurtoir allait passer inaperçu, je ne risquais pas grand-chose.

Un léger sourire étira mes lèvres à la mention d’un duel. Parfait, j’allais pouvoir me défouler un peu. J’espérais sincèrement qu’il réussirait à me blesser avant que je le fasse, par contre, parce que si c’était moi qui devais soigner nos blessures par la suite… Ça allait être beau. Je risquais fort d’empirer les choses plutôt que de les rendre plus supportables. De toute façon, je n’étais pas contre un peu de douleur physique. Je cherchais donc un sortilège assez inoffensif pour qu’il puisse répliquer sans problème, mais tout de même assez provocateur pour qu’il n’y aille pas de main morte et ne se contente pas de me faire de légères égratignures par la suite. Après quelques secondes de réflexion, j’eus ce qui me sembla sur le moment l’idée parfaite.

Laissant l’adrénaline et le besoin de penser à autre chose prendre le dessus, je plongeai mon regard dans celui de mon adversaire et scandai un #Vicero, avec bien plus de force que nécessaire. Jean ne serait pas réellement blessé et pourrait donc à son tour me lancer un sort un peu plus agressif, mais au moins j’étais sûre et certaine qu’il ne resterait pas sans rien faire après avoir vu ses entrailles sortir de son corps – illusion ou non. Ce n'était pas exactement le but de l'exercice puisque, pour pouvoir tenter de le soigner, je devais d'abord actually le blesser, mais peu importe. Il n'aurait qu'à s'en prendre à moi avec tout ce qu'il avait par la suite. Mon sourire s’élargit à cette pensée. On se demandait bien qui avait l’air d’une psychopathe, là. J’étais complètement hors de moi. Comme dans une sorte de transe, j’attendais simplement de me prendre des coups, de pouvoir focus sur autre chose qu’Aileen et Azaël, sur une douleur plus physique que morale. Au moins celle-là, j’étais capable de l’encaisser – et elle s’estompait toujours avec le temps. Allez mon grand, montre-moi ce que tu sais faire!
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Jean Parker, Lun 27 Mar 2017 - 14:45


Cet instant de silence avant la tempête, ou l'on sait que le coup va partir, prêt à réagir, encaisser, contre attaquer dans le seul but de mettre une raclée à l'autre. Bon ce n'était pas vraiment le but initial, mais c'était quand même un peu l'idée. Nya ne semblait pas de bonne humeur, et n'hésiterait sûrement pas à se défouler dans le but de se calmer. Manque de bol il y avait Jean en face, ce ne serait pas si facile.

Prêt a voir prononcé n''importe quel sortilège qui lui arriverait directement dessus, prêt à lancer le protego qui éviterait les problèmes et à contre attaquer comme il se doit. C'était bien beau ça après, mais c'était la théorie, ce qu'il pourrait se passer dans les grandes lignes si tout se passait pour le mieux, chose qui n'arrive jamais tout le monde le sait.

La jeune femme brisa le silence en lançant ce sortilège, désagréable. Ne s'attendant pas réellement à ce type d'attaque le sorcier prit le sort de plein fouet. Il avait déjà eu l'occasion d'y gouter, et c'était toujours autant désagréable comme moment. Surtout que quand t'es la à galérer pour pas vomir, l'adversaire a tout le temps dont il a besoin pour vous anéantir mais bon la sorcière sembla laisser le temps à Jean de se remettre de ses émotions, grossière erreur. Reculant un peu, le sorcier reprit ses esprits et lança un #Locomotor Mortis dans le but de la clouer sur place, et enchaina avec #Multiplicare Exteo Stattiga en guise de clous. Une volée de flèches se dirigèrent alors vers la jeune femme.

Elle qui était énervée, on allait voir ce qu'elle avait dans le ventre en plus d'un peu d'énervement.
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Nya O'Neal, Mar 28 Mar 2017 - 3:07


LA de JeanJean

Mon interlocuteur n’avait pas l’air de craindre mes attaques, quelle qu’elles soient. Il était médicomage, après tout, il serait probablement plus qu’en mesure de panser ses blessures si nécessaire. Je l’espérais, en tout cas, parce que je comptais sur lui pour m’apprendre tout ce qu’il savait. De toute façon, je n’avais pas l’intention de réellement le blesser. J’espérais bien que lui ne s’en priverait pas, cependant. J’avais besoin de déplacer le mal, de ne plus penser au fait que les deux rares personnes qui avaient jamais compté pour moi s’avéraient être tout sauf ce que j’imaginais d’eux, d’extérioriser cette haine envers la terre entière qui me revenait après tant d’années. Comme quoi, on ne change jamais vraiment. On ne fait que se mentir et prétendre le contraire jusqu’à ce que le passé nous rattrape et nous replonge en plein dedans.

Après plusieurs secondes d’hésitation, je finis par me décider sur le sortilège que j’allais lancer à mon mentor et lui donnai l’illusion qu’il se vidait de ses tripes. Pris au dépourvu, le jeune homme n’eut pas vraiment le temps de se protéger et se prit le sortilège de plein fouet. Il n’eut pas l’air d’apprécier non plus et ne tarda pas à répliquer. Il recula de quelques mètres et m’immobilisa. Meh, c’est tout? Come on, tu peux faire mieux que ça, là. Comme de fait, une nuée de flèches se dirigea bientôt vers moi. J’ouvris des yeux gros comme des billes. Je ne l’avais pas vue venir, celle-là. Vu la vitesse à laquelle les neuf morceaux de bois pointus avançaient, je n’aurais jamais le temps de lancer un sortilège de protection. Too bad.

Plutôt que de crier comme une gamine, je me surpris à esquisser un léger sourire. Mon cœur venait de faire un bond dans ma poitrine, m’envoyant par la même occasion une bonne décharge d’adrénaline. C’était vraiment magique, cette foutue hormone. Rien de tel que cette bouffée de chaleur qui nous traverse de long en large pour se sentir vivant. Moi qui voulais déplacer le mal, j’allais être servie. Jean avait intérêt à être à la hauteur de sa réputation, parce que je n’allais pas tarder à avoir neuf trous répartis un peu partout dans le corps… Ou plutôt huit, puisque l’une des flèches me manqua de justesse avant d’aller se planter dans le mur derrière moi. Je plissai légèrement les yeux et plaçai mes bras devant mon visage, prête à encaisser le coup – et à m’éviter de sales cicatrices mal placées.

Ouais, bah j’avais beau vouloir jouer les grosses dures, ça faisait un mal de chien ces saloperies. Je laissai donc échapper un bon gros sacre avant de m’étaler sur le sol comme une crêpe. Le sortilège de mon adversaire avait beau être supposé m’immobiliser, si mes jambes n’étaient plus capables de supporter mon poids, j’allais avoir du mal à rester debout. Meurtrie de partout, il me fallut de longues minutes avant de pouvoir bouger le moindre de mes membres. Je sentais mon pouls dans ma moindre parcelle de mon corps, qui me lançait de part et d’autre. Une fois mon système nerveux plus ou moins replacé, je voulus riposter, maintenant que j’étais encore plus énervée. Malheureusement pour moi, les trois magnifiques flèches ensanglantées plantées dans mon bras droit m’empêchaient d’avoir la force nécessaire pour lever ce dernier.

« Bon, et maintenant quoi? J'peux pas vraiment tenter de me soigner si j'peux pas bouger mon bras, hein. »

Ma voix oscillait, brisée par la douleur. Moi qui ne la ressentais d’habitude pas tant que ça, là, j’avais vraiment l’impression que j’allais purement et simplement mourir en souffrant le martyre – ou en me vidant de mon sang, rendu là. Au moins, aucun organe vital n’avait été touché – du moins je n’en avais pas l’impression. De ma main gauche, je retirai l’une des flèches qui s’était logée dans ma jambe, lâchant à nouveau un petit cri de douleur. Nope, pas touche. J’en avais sortie une, mais les autres allaient rester bien au chaud là où elles étaient.
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Jean Parker
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Jean Parker, Lun 3 Avr 2017 - 16:41


La accordés.

Petite tentative de lui faire peur, hé puis zut ce fut le drame.

Réfléchis.
Réfléchis.
Prends ton temps.
Réfléchis.


Bon, et maintenant quoi? J'peux pas vraiment tenter de me soigner si j'peux pas bouger mon bras, hein.

Il fallait aller. le sorcier accourut près de la jeune femme qui était affalée sur le sol. Hé m*erde Nya, je pensais que tu parerait le truc. Ne bouge pas et ne craint rien je vais m'occuper de toi. Venant placer une main derrière sa nuque pour soutenir son cou et ses vertèbres, le sorcier commença à réfléchir à comme s'en sortir dans ce cas là. Prenant le temps de regarder la façon dont laquelle les flèches étaient plantées dans son bras. Heureusement, elles ne semblaient pas avoir atteint de points vraiment dangereux, prenant son courage à deux mains, le sorcier retira les flèches assez rapidement et répéta trois fois de suite #Vulnera Sanentur sur chacune des blessures du bras dans le but de faire stopper le saignement. Après un #Curo As Velnus rapidement exécuté, le sorcier vint lancer un #Ferula afin de placer un bandage sur les entailles.
Soutenant toujours sa tête, le sorcier s'en voulait de lui avait fait autant mal, il allait falloir apprendre à faire plus important.

La sorcière se retira une flèche de la jambe dans un cri de douleur, ce qui ne laissa pas beaucoup de temps au sorcier pour refaire la même procédure que pour les flèches du bras, à savoir de stopper le saignement en enchainant avec l'allègement de la douleur et des bandages. Courage, c'est bientôt fini.

Par chance, les autres flèches semblaient être plantées moins profondément dans le corps de la jeune femme, et Jean n'eut pas grand mal à s'occuper de celles-ci. Ces instant ont du paraître extrêmement long pour cette pauvre Nya, le sorcier s’assit à côtéde la jeune femme, tout en regardant si les autres parties de son corps n'étaient pas blessées. Bon Nya, je suis désolé, j'y suis allé un peu trop fort. En attendant, prenons le temps pour nous calmer, dis moi si t'a encore mal quelque part.

Elle allait sans doute être énervée, ce qui était parfaitement normal en soi, mais bon il fallait vraiment que le sorcier pense à y aller moins fort.
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Nya O'Neal
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Nya O'Neal, Mer 5 Avr 2017 - 3:17


Un, deux, trois, trois p’tites flèches… Ou plutôt neuf, en l’occurrence, mais j’avais la fameuse musique d’Adibou dans la tête. Faut dire qu’après y avoir passé autant d’heures pendant mon enfance, la mélodie devait bien finir par ressortir, à un moment ou à un autre. Complètement sonnée, je ne saurais même pas dire si j’avais réellement chantonné ou si ce n’était que dans ma tête. Tout ce que je savais avec certitude, c’est que mon séjour au heurtoir avait eu le but escompté. Je ne pensais plus le moins du monde à tout ce que j’avais appris récemment.

Jean, de son côté, semblait culpabiliser bien plus que nécessaire. Pourquoi se sentir mal alors que c’était précisément le but de la manœuvre ? En guise de réponse, je me contentai d’éclater de rire. Un bon gros rire franc, totalement inapproprié mais qui reflétait pourtant exactement ce que je ressentais. J’avais mal partout, c’était un fait indéniable, mais je me sentais bien pour la première fois depuis plusieurs semaines. Je ne m’inquiétais pas plus que ça non plus, puisque je savais pertinemment que j’étais entre de bonnes mains. Le vert et argent ne m’aurait jamais lancé ce sortilège s’il avait cru que cela pouvait être réellement dangereux pour moi – quoi que, à l’entendre, il s’était attendu à ce que je me protège un peu plus que ça. Fallait pas trop m’en demander, hein. J’aimais ça, prendre des coups, moi.

Parfaitement incapable de bouger, je laissai le jeune homme s’occuper de moi. Je n’avais pas vraiment le choix. Mon bras tremblait, remuant littéralement le couteau (ou les pointes) dans la plaie. Mon cœur battait la chamade et je n’avais qu’une envie : faire disparaître la douleur, d’une façon ou d’une autre. Malheureusement pour moi, pour cela, il fallait d’abord empirer la situation et retirer ces sales morceaux de bois de mon corps. Étant donné mon état, je ne sentis même pas les mains de mon interlocuteur soutenir mon cou et mes vertèbres. Ça me lançait de partout, et je n’avais pas la moindre idée de ce qui se passait si je ne l’avais pas sous les yeux.

Le médicomage retira les trois flèches logées dans mon bras on ne peut plus rapidement, probablement pour que ce soit le moins douloureux possible à la façon d’un pansement qu’on retirerait one shot. C’était un peu raté, cependant. En entendant mes cris d’animal blessé agonisant, il s’empressa de marmonner plusieurs sortilèges visant à atténuer le tout. Je le remerciai d’un bref signe de la tête, pas vraiment d’humeur à tenter de sortir un son. J’eus d’ailleurs un léger frisson en imaginant ce qui aurait pu se passer si l’une des flèches avait atteint ma gorge… Beurk. Je préférais ne pas y penser. Le jeune homme retira les derniers bâtons de la mort sans trop de problème, puis s’excusa. Je tentai tant bien que mal d’afficher un léger sourire.

« T’excuse pas, c’est pour ça qu’on est là. Tu viens de me prouver que j’ai encore beaucoup à apprendre. »

Non, je n’étais pas énervée, bien au contraire. Mister Parker venait effectivement de me confirmer ce que je pensais en arrivant : peu importe à quel point j’allais souffrir le martyr, cette session au Heurtoir ne serait pas vaine et j’en ressortirais bien plus puissante qu’en y entrant – quoi qu’à en juger par la vitesse à laquelle il m’avait clouée au sol, il allait probablement falloir plusieurs sessions d’entraînement pour que je puisse espérer lui arriver à la cheville. Je ne bougeai pas, laissant le temps à mon corps de récupérer un peu.

« Euh… Honnêtement, ouais, j’ai encore mal partout. Mais c’est supportable, t’en fais pas. »

Drôle de question. Peu importe les sortilèges utilisés, le simple fait de savoir que j’avais huit plaies réparties un peu partout suffisait à me donner mal. C’était évidemment bien plus psychologique qu’autre chose, mais le résultat était le même. Ça allait probablement prendre pas mal de temps à cicatriser, ces affaires-là…
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Peter McKinnon
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

Message par : Peter McKinnon, Mer 16 Aoû 2017 - 19:23


Post avec l'accord de Jean Parker
Je donne déjà mon LA à l'entraineur courageux qui s'occupera de mon cas
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Londres était de plus en plus sombre ... Comme le reste de l'Angleterre d'ailleurs ! Et, pourquoi s'arrêter à l'Angleterre ? Le reste de l'île de Grande-Bretagne était devenue tristement sombre ... En fait, quand on savait que les Mangemorts avaient même été jusqu'à faire flotter leur marque aux Etats-Unis, c'était le monde tout entier qui était devenu sombre. Au milieu de toute cette obscurité, il fallait bien dire qu'il était difficile d'y voir clair. Peter n'était plus à Poudlard, les services privés de la SISM avaient fermés, les aurors n'avaient toujours pas gagné sa confiance, et ses amis les phénix avaient tellement fait parler d'eux avec leurs tracts qu'ils devaient surement se faire discrets, alors qui allait voler au secours du nouveau gérant de l'Occamy Doré si on lui tombait dessus ? La question avait tourné en boucle dans la tête de Peter depuis qu'il s'était installé à Godric's Hollow. Et il avait bien dû se faire à l'évidence, la meilleure personne capable de le protéger, c'était lui-même.

Aussi, profitant qu'il avait fini de régler tout un tas de paperasse au cabaret, l'ancien élève de Serpentard avait enfilé sa cape en soie noire et avait traversé Londres pour se rendre au Heurtoir, établissement dont la réputation ne cessait de grandir et qu'il connaissait pour avoir été présent à sa soirée d'inauguration. Il s'était déjà renseigné sur la formule qui allait lui convenir, la Premium bien sur ! Le vif regain d'intérêt que l'ancien préfet accordait à la vie, en dehors de l'immense savoir qui s'ouvrait à lui, c'était l'argent qu'il avait accumulé. Et il était hors de question de voir son nom continuer à figurer sur la liste des vivants si c'était pour s'entrainer sans un minimum de confort.

Le voilà qui descendait alors les marches vers une salle privée. Il n'allait tout de même pas s'entrainer devant tout le monde. Son niveau, bien qu'honorable, était loin d'être excellent et il tenait à conserver un léger flou sur ses capacités en matière de duel. Il ne connaissait pas encore le nom de son entraineur, en fait il ne savait pas grand chose, il débarquait totalement à l'improviste mais il avait assez de gallions sur lui pour que sa visite ne soit pas une mauvaise surprise.
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Re: Salle Privée Isolt Sayre

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 Salle Privée Isolt Sayre


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