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L'Officine : Banque mémorielle
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Shela Diggle
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Lun 5 Mar - 12:28


Commercer mémoire

with Lizzie


Salut
Cela fait quelques jours maintenant que l'on peut errer sans l'énorme sac sur le dos, sans le visuel reconnaissable jeté au yeux des passants, là on est anonyme et l'on redevient discutable plutôt que discutée
il y a si peu à penser
si peu de l'aujourd'hui. Dans les rues il y a les murmures, il y en a toujours eu, les mots coulés le long des façades, au creux de la nuit, errer en invisible fait de nos oreilles des attentives, aussi l'on a attrapé un intérêt. Sans saisir tout à fait le bénéfice possible, il y a le tiens tiens, le pourquoi pas, de toute manière il faut rencontrer le monde à nouveau se faire contact et possibilité, offrir aux autres la main-d'oeuvre, l'essayiste, le coup d'une fois pour tenter, pour se faire connaître, permettre aux autres de poser un nom sur mon visage, quelque chose de pas trop visible, juste assez présent pour recontacter, en cas de rien, de néant, en cas de besoin. Je serai la possibilité, le plan B, le cobaye peu importe il me faut du nouveau monde et de quoi se remplir les poches, assez pour vivre, assez pour ne plus abuser d'une hospitalité.
Alors courir après le tiens tiens, le pourquoi pas, saisir l'opportunité murmurée dans les rues sorcières, tout me va rien n'est nul s'il permet quelque chose. Avant de m'en aller avant de ne plus avoir existé dans cette boutique travaillait une Lizzie, aujourd'hui elle est peut être ailleurs ou morte, distraite pensée

Le premier arbre n'avait de longues branches il avait, des irrégularités, l'arbre aux gens, aux liens, avait-il seulement un tronc ? une écorce peut être, et quelque chose qui suinte dedans, une denrée or aux intentions louables souvent, pas vrai, louables souvent. Et des incompréhensions toujours, partout comme c'est étrange, n'avoir rien saisit des gens
ils font peur
Mon arbre était-il un arbre mort ? quelque chose d'halloweenesque. Souvent les autres ont des arbres scandaleux, trop ou pas assez reliés, mais rien ne s'effondre, le mien est défait je crois je ne suis pas certaine qu'il ait eu beaucoup de racines

Les racines on va les chercher et l'on passe la porte sans bruit, assourdie dans la tête par l'idée fixe d'une possibilité béante, où se jette-t-on lorsqu'il n'y a plus rien, plus rien, où se jette-t-on ? la gueule du loup est alléchante, quand il n'y a plus rien
la gueule inconnue que l'on craint sur des on-dit, peut être qu'elle est plus agréable que toute autre chose, cela fait longtemps que l'on n'a mis les pieds dans un lieu de commerce aussi tranquille, aussi peu ordonné. Cela fait longtemps que l'on n'a cherché plutôt qu'attendu.
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Lizzie Bennet
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Mar 6 Mar - 18:54


@ Shela

J’ai eu une idée, pour la Saint Valentin. Je me suis rappelée de l’isolement et de la difficulté à faire confiance. Des circonstances qui m’avaient amenée à revoir mon avis sur Jean. Qui avaient conduit 67 à me pardonner, la première fois. Lorsque l’on ne se fie plus aux mots, le fait de pouvoir partager un souvenir changeait tout.

J’avais fourni à 67 les explications de la fuite de Bianca — lui avait fait visualiser de manière directe les vomissements induits par la grossesse en phase terminale, l’intrusion de plusieurs phénix guidés par un elfe torturé, et, bien sûr, les sévices que la bande m’avait infligée. Cela n’avait pas tout à fait suffi à regagner sa confiance, mais il ne m’avait pas tuée sur le coup. Je suis persuadée que des mots seuls auraient conduit à ma mort immédiate.

Parker, quant à lui, avait su lentement virer du plan c*l régulier à une relation stable après que nous nous soyons invités mutuellement dans quelques souvenirs personnels. La pensine a quelque chose de plus intime que toute narration. Je crois qu’au fond, c’était sans doute la seule fois où je m’étais totalement confiée en lui.

Ces jeux de mémoire étaient donc imparfaits ; leur impact ne durait pas. Mais dans l’instant, ils avaient un pouvoir de vérité que rien ne pouvait tout à fait égaler. C’est ce que je cherchais à recréer, ici. De façon plus anonyme donc, j’voulais distiller du vrai, vendre des bouts de vie à ceux qui ne parvenaient à éprouver la leur. Reproduire des existences où l’on puisse voyager.

Le succès était pour l’heure mitigé ; il fallait le temps que les langues se musclent, que l’on parle de nous. Par chance, pourtant, une surprise m’attendait ce jour-là. Mieux qu’un simple client.
— Bonjour ! Quel mot t’amène ?
Quels maux t’amènent ? Fis-je à la nouvelle venue, réajustant maladroitement mon cache-oeil. Je ne sus la reconnaître sur le coup ; j’allais avoir besoin de son aide.
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Shela Diggle
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Ven 9 Mar - 18:48


Eh, tiens, c'est elle. Elle d'avant a-t-elle changé a-t-elle été mise en pause, il y a une incohérence sur ses yeux. Drôle de rencontre. Il y avait eu la Lizzie adulée par ses pairs, probablement à son insu, est-ce seulement possible de l'être à son insu, la Lizzie sûre d'elle ou qui prétend, et mon regard étourdi par son aura, elle avait, quelque chose. Aujourd'hui il n'est possible d'aucune certitude, ne savoir juger de la subjectivité d'une telle idée, aujourd'hui retrouver un monde qui n'a eu de pause et tenter de s'y modeler, chat, je suis le chat curieux qui t'as percée à jour, d'une certaine façon.
mais ne rien savoir d'elle après tout
- Bonjour trouver sa voix éraillée, j'ai saisi au vol des bribes, cela parlait de souvenirs et de mémoire. Avant la césure de deux ans, il y avait la nécessité d'oublier, paradoxalement ne se souvenir d'aucun oubli, et que cherchait-on à oublier, et l'a-t-on obtenue ? la perte, l'inconnaissance. Retrouver peut être les yeux innocents candides de l'enfant, tout réapprendre sans savoir que l'on savait déjà tout, une sorte de réincarnation dans une même enveloppe - aimer l'idée d'enveloppe, l'âme serait un message adressé à
l'inconnu et les côtoyés

Que souhaite-t-on désormais obtenir de la mémoire ? retrouver le désir initial de l'oubli, pour ne plus avoir à le rencontrer, peut être. Ne plus effacer trente sept heures de vie, ne plus s'éveiller sans avoir à décider quelle page de calendrier paraît la plus logique. Chercher la soi d'avant qui souhaitait se gommer selon un argumentaire absent de toute chose pouvant conserver souvenirs. Peut être. Pour avoir activité, pour attraper un but, marcher vers un précis lieu, ne plus errer, ne plus errer. Pour permettre à la voix de se faire, parce qu'elle rouille. Parce que le pourquoi pas derrière lequel on a couru, attentive, prétexter la recherche de contacts professionnels pour trouver le contact tout court, des gens, un cadre, s'offrir de nouvelles règles besoin de, sécurité dans des édictions, lesquelles importent si peu. Se lancer à bras ouvert dans toute chose tendant une main, trois ou deux doigts. La mémoire était terrifiante et l'est certainement encore, mais moins que le besoin de se créer un autour.
Dans mon absence de mots, l'appel, Lizzie qui a attiré le chat curieux, que souhaites-tu, que veux-tu, peut être aussi : qu'offres-tu ?

Parce que je crois que ses yeux sont vaincus, et qu'être sûre qu'elle ne saurait reconnaître autrement, Je suis Shela.
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 9 Mar - 21:56


@ Shela

Son visage m’était bizarrement familier, mais je n’arrivais pas à la remettre. Je l’avais peut-être connue dans une autre vie, ou en tombant dans le ciel. Ses joues ne me rappelaient rien, ses yeux non plus, trop inhabités pour que l’on remette l’humain se cachant au dessous, ses sourcils étaient plutôt communs, mais il y avait son nez. Une forme particulière, un angle à la fois droit et doux, des narines qui respiraient une innocence que la taciturne sorcière même semblait avoir oublié.

Elle parle, enfin ; mentionne des rumeurs et des bruits de rue. Ah, enfin ! Le bouche à oreille fait ses preuves. Elle ne semble pourtant pas très décidée ; veut-elle des souvenirs heureux, mélancoliques, d’enfance ou d’envol, d’intimité, d’ivresse ? Difficile à dire sous ses mots elliptiques. Mais il y a quelque chose qui souffle l’importance. Un rapport à l’oubli, à la mémoire, qui transparait. Ou alors, au contraire, veut-elle vendre quelque chose à la banque mémorielle ? Offrir quelque chose qu’elle ne se souvient d’avoir, pour le retrouver ici ?



Je suis incapable d’en juger, mais son souffle tourmenté me travaille. Je suis sûre que je la connais. Que nos âmes se sont effleurées. Il s’est passé quelque chose, avant. Je n’ai pourtant accès qu’à la surface de l’iceberg, et cette fois-ci, le réchauffement climatique a bien fait son job : la glace est à peine visible, l’essentiel se trouvant perdu sous les eaux. Il va falloir percer ceci à jour avant que ça me rende dingue.

Elle doit avoir lu dans mes pensées, ou être gênée par mon silence, car elle reprend bientôt en me donnant son nom. Shela. Diggle. Mais bien sûr. Shela et la tente des quais ; Shela et les souvenirs préfets, parfois imparfaits, mais toujours expérimentaux. Mes yeux s’arrondirent un peu trop, avant que je parvienne à trouver les mots.

— J’suis désolée. Je savais que je te connaissais, mais il y a… Je fronçais les sourcils. Tu as changé. 
Et pas juste physiquement. Ton âme a changé. S’est éloigné de sa carapace, ou recroquevillé tant et tant qu’elle a oublié être là. D’une voix plus douce, je reprends :

— Tu veux visiter un souvenir en particulier ? On donne accès à des pensines, et tu peux voyager dans un souvenir de notre réserve si tu le souhaites. A moins que tu aies autre chose en tête ?

Rêvons ensemble, ma belle. C'est tout ce qu'il nous reste.
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Ven 16 Mar - 16:11


Secouer les épaules, mal à l'aise, alors il y a eu le saut, le changement pour moi aussi, alors je suis un autre fantôme et pour tous, alors il n'y a plus d'avant pour personne. Que voit-elle qui m'a échappé ? dans le miroir penser se ressembler, tout a sa place et ce sont les contours, brusqués, qui sont défaits. Vous êtes, tous, mes contours, tous les gens du monde illogique du monde sans règles, vous êtes mes contours et vous n'êtes plus pareils. Dans le miroir il y a soi, la soi de l'habitude, la soi qui ne sait s'adapter à son autour, l'ancrage qui s'ébroue en saisissant les muscles nouveaux, la carrure anormale, la sévérité quelque part, mais l'ancrage tout de même qui empêche de se perdre. Ce serait doux doux de pouvoir parler de considérer possible l'échange, conter les angoisses du retour à un lieu que l'on penserait toujours connaître, comme enfant se promettre de retenir tous les chemins de la première ville souvenirs - la ville est devenue austère, hostile aux intrus, elle l'a toujours été mais aujourd'hui l'enfant grandi est devenu l'intrus. Être l'enfant relâché dans la ville souvenirs d'avant.

- Je voudrais en relâcher quelques uns le mot parce que les lignes de la tête influencent le langage, pour en avoir en réserve tu dois bien avoir des donneurs ? S'interroger sur les receveurs, quels sont leurs souhaits leurs ardeurs, s'abandonner aux mémoires anonymes d'autrui pour meubler la sienne, vivre par procuration, question question
c'est un peu comme un livre, finalement
les choses d'autrui que l'on adopte comme ses propres gestes, et finalement c'est anonyme, qui croit connaître le fond de véracité d'une histoire ? l'auteur semble parler de tout le monde plutôt que de lui, peu d'yeux aguerris sauront trouver l'ascendance des idées
Peut être que ça manque d'infos, qu'elle souhaiterait savoir, tâter marchandise avant de la commercialiser, garantir la qualité. Je sais pas ce dont tu as besoin, j'ai de tout et des choses perdues si elles peuvent revenir à la surface peut être que ce serait bien. Avoir parlé vite, fuir ses propres dires, souhaiter qu'elle n'en comprenne que ce qu'il lui est nécessaire, et stop. Qu'il y a le désir derrière l'entreprise de rattraper les masquées actions elle ne doit l'effleurer, craindre déjà le contenu. Tu as changé aussi. L'hésitation dans le regard après tout ne pas l'avoir connue ne pas la savoir, ne pas avoir la prétention d'imaginer comprendre ce qu'elle a été, il n'y a jamais eu que certaines apparences, un brin léger de papiers moins publics; prenez garde à bien donner toute sa force au mot léger. Promener le regard tout autour, dans les marrons des murs, échapper peut être au sien. Je peux être payée ? en donnant en bossant en servant de cobaye, je serai ce dont on a besoin pour grossir mes poches, subsister. Indiquer de façon claire que l'on est là pour commercer, que tout est échangeable; se mettre à nu devant elle est un prix trop élevé pour ne pas être rémunérée.
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Lun 19 Mar - 9:14


Par chance, on était dans le second cas. J’devrais pas dire par chance : une bonne commerçante est censée vouloir du fric qui rentre, pas du fric qui sort. Mais je pensais plus loin que les simples investissements. Je pensais au rêve : j’avais besoin de vibrer, et de voir le monde qui m’entoure vibrer lui aussi. Trembler de vie. Je sentais qu’elle était dans le même cas, la Ms Shela.

En somme, elle se proposait pas en temps que cliente mais venait plutôt offrir ses services de donneuse. Après le don du sang et de moelle osseuse, le don de souvenirs. Franchement je kiffe ce monde. Y a plus de limites. Enfin si, justement, elles sont trop prégnantes, mais voir des personnes comme Shela, prêtes à les supprimer, à mêler les corps et les consciences sans avoir de contours de chair qui nous emprisonne, nous sépare et nous isole… oh, tout cela me régalait.

— Les donneurs sont les bienvenus, oui !
J’allais préciser un peu le processus, mais elle avait trop de questions pour m’en donner l’occasion. J’attendis donc avant de reprendre :
— On prend de tout, pour les souvenirs. Ce que tu ignores que tu as ; ce dont tu dois te débarrasser. On s’adapte. Il faut de tout pour faire un monde…


Elle estima que j’avais changé aussi ; sans doute. Je l’éprouvais aussi. Je ne sais pas si c’était une bonne chose. Mais je ne sais pas si celle que j’avais été aurait pu survivre au temps présent. Pragmatique, la sorcière avait aussi des questions sur les tarifs. Normal, normal.
— Bien sûr que t’es payée ! Mais le prix dépend du processus choisi.

Inspirer, avant de poursuivre avec la suite des explications :
— Si tu parviens à faire ressurgir l’émotion uniquement, un zoom sur un contexte mais sans que des visages apparaissent, on peut le garder tel quel ; si ce n’est pas le cas, je peux modifier un peu le souvenir pour éviter que tu perdes ton anonymat. Protéger la vie privée des donneurs est crucial dans ce domaine…

Alors ? T’es partante ?
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Mar 20 Mar - 13:56


Ils prennent tout mais qu'en font-ils ? cela paraît si dénué de sens. Qui voudrait d'un n'importe quoi, de silence sans histoire, de mots perdus, sans le cadre sans le cadre ? peut être qu'elle paye selon ce qu'elle reçoit, qu'elle juge la qualité sur le potentiel commercialisable. Hausser les épaules, pourquoi pas, l'argent rentre les pensées se réveillent, pourquoi pas. Marché, donner l'accès à sa tête, la promesse d'anonymat si elle est alléchante n'empêche pas la témoin, témoin Lizzie, vous aurez beau vous taire, je ne saurais oublier que vous avez dans les yeux les dansantes choses de mon passé. Quel qu'il soit parce qu'avoir
des trous
dans les idées

je n'ai pas sommeil
- Je sais pas si je pourrais flouter les gens présents si toutefois il y en avait, on verra, et il va falloir me dire me guider parce que n'avoir aucune expérience dans la manipulation des souvenirs; dis, tu me tiendras la main ? y'a un fil, un fil d'Ariane dans le dedalus qu'est la cervelle, la forme dans la tête - verra-t-on le crabe ? J'ai un crabe dans la tête et je crois qu'il continue de me manger, quelque part
le fil d'Ariane pour indiquer où il faut courir, une carte une localisation, sans m'accompagner il va falloir m'expliquer ériger une stratégie. La pensée triturée s'affirme et c'est je voudrais retrouver des choses oubliées, je ne sais plus aller les chercher y'a potentiellement absolument rien d'intéressant, quel client voudra plonger dans des miettes arrachées, des pages de calendrier sautées, j'avais probablement dormi dormi dormi et la potion pour faire un doigt à Morphée, retomber dans ses bras, oublieuse des heures que l'on y avait passé - savoir cela car sur le flacon, un nom, ils venaient d'ici. Ne savoir combien ni pourquoi exactement, nervosité à l'idée de chercher de trouver le pourquoi, la pensée première, la soi d'avant.
La soi d'avant est aussi terrifiante que les autres gens, c'est une étrangère qui a possédé le même corps, qui a pu lui dicter des gestes. C'est une personne de l'avant qui intervient bien trop encore dans tous les présents, et il y a l'incapacité de l'effacer : autrui on peut le fuir le briser le mettre sous terre, la soi d'avant même gommée à un tiers appartient à chaque cellule d'un maintenant.

Piétiner un peu, attraper regard, ne me dis pas que ça doit se faire ici en pleine boutique devant un public imaginé, offre moi un lieu sûr un lieu minuscule. Il y a un sortilège, un truc à avaler ? et à quoi dois-je penser pour rattraper quelque chose d'oublié ? Une date, un lieu ? Ou alors, tu dois rentrer dans ma tête, complètement, trouver ce que tu veux, t'aventurer dans ce que je ne souhaite même pas seule effleurer ?
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 23 Mar - 14:11


Après sa première intervention sur le floutage, je glissais à voix basse :
— Côté sortilèges, je peux bien sûr flouter les gens directement dans ta mémoire via le sortilège d’amnésie, mais ça me paraît un peu extrême ; il vaut mieux que je retravaille sur ton souvenir après coup pour les flouter s’ils demeurent présents, si c’est ton choix.


Elle reprend, ensuite. Elle ne sait pas trop comment cela se passe ; a beaucoup de questions. En soit, j’ai beaucoup de réponses, mais toutes plus imparfaites les unes que les autres ; j’espère que l’une d’elle saura lui convenir.

— A toi de voir. Tu parles de faire ressurgir quelque chose d’oublié : l’enchantement d’hypermnésie existe, mais cela me paraît risqué si tu ne sait même pas quoi chercher. Il vaudrait mieux parler avec un médicomage si on faisait ça. Sinon, si tu connais un Legilimens, il peut t’aider aussi de part sa capacité à jouer avec les tiroirs de ton cerveau, mais c’est quelque chose de très intrusif.

D’une grimace, je m’interrompais. Je n’aimais pas trop ces approches, mais c’était des décisions qui lui revenaient et échappaient grandement à mon domaine d’expertise.
— Pour faire ressurgir quelque chose, j’aurais plutôt tendance à m’asseoir avec de la musique, un peu d’encens, et laisser les choses faire surface en parlant ou méditant selon les préférences. Moins que la date et le lieu, c’est une sensation qui pourrait t’aiguiller. Ou si tu veux passer par une potion, y a l’exotique potion de Rêve Conscient qui te permet d’explorer ton inconscient..? Mais ce serait bien de penser à un souvenir associé avec le flou que tu cherches à dévoiler avant de prendre la potion, cela te guidera.

Sinon, elle avait parlé de quoi déjà ? Ah oui, de comment on sortait le souvenir en lui même. La base, en soit, mais qui serait ici notre dernière étape. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, comme on dit.
— Le mieux pour récupérer le souvenir, c’est que tu lances un Amotio Memoriae après avoir posé ta baguette sur ta tempe. Mais pour cela, il faut d’abord visualiser précisément ton souvenir. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

Dis-moi tout, que l'on s'égare à deux.
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Sam 21 Avr - 19:33


Il y a parler qui est problème quand l'exécuteur des paroles n'est certain de celui qui écoute, celui qui va peser, celui qui va renvoyer en pleine tête un reflet grimacé une haine, presque, quand l'interlocuteur n'est pas là pour saisir mais a. Il y a parler qui est problème quand on s'est fait casser les membres, petit à petit ce n'était même pas invisible, mais l'on a pensé pouvoir aller au-delà, l'on a pensé être libre et en ayant cette utopique croyance il y a eu démolition tu sais, ces instants où tu n'as plus l'impression de te ressembler
il y aurait eu les larmes s'il n'y avait eu un interlocuteur à côté
comme c'est idiot, pas vrai, d'avoir saisi qu'il s'agit d'une araignée, d'avoir laissé la toile se faire très doucement et de n'avoir pu voulu tenté de fuir, loin, dès le commencement, dès l'avènement de la chose, dès le désastre
le déluge
et puis il y a soi qui relève la tête qui redresse épaules et qui continue tu sais, soi, que l'on imagine parfois un peu fou

Les possibilités qu'elle me tend ressemble à du temps à perdre ailleurs préférer s'il vous plaît s'essayer violemment juste ici peu importe la manière la matière les choses que l'on touchera, du doigt, s'il faut une précision de cadre choisir la rencontre avec la dame louve et ce qu'il suit, c'est un départ savoir qu'à ces temps là il y avait recherche et trouvaille ? d'un oubli, la rencontre et sa suite, la nuit qui suit il y a donc eu le dortoir de l'école et et j'ai une piste l'enchantement pour ne pas avoir à attendre pour ne pas avoir la possibilité de changer d'avis, défiante si tu en es capable pour éviter qu'elle ne m'oriente ailleurs, je veux l'ici le maintenant alors espérer jouer sur une fierté pour pousser à agir.
besoin de présent de réel de tangible, en tête préciser l'image de la nouvelle rencontre avec la brune, le bâtonnet rouge saignant, la chaleur de la foule le savoir qu'il se jouait quelque chose dans la mémoire, tout autour, le calendrier jamais à jour, contorsionner mes souvenirs en quête de mieux, de l'horaire, de l'endroit, pour se promener ensuite plus loin plus tard dans les nuits il me faudrait trouver le pourquoi, déjà, avoir souhaité tout ça, les semaines peut être en moins, pas même savoir exactement ce que l'on s'est amputé

Lizzie veux-tu bien tenter, veux-tu bien guider, offrir une main, permettre ce que je ne pourrais plus faire une fois ailleurs, une fois hors de ton monde ? ici c'est un cocon étranger à ma personne, ici les secrets des inconnus sont saufs. Te suis-je une inconnue, et surtout t'en serais-je encore une ensuite ne sont pas des importances
je veux bien que tu sois geôlière de ma mémoire
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Mer 25 Avr - 17:37


@ Shela

J’étale les options comme de la confiture. Ou même comme des pots de confiture. Une étagère, un rayon entier de pots de confiture. Avec plus de diversité même que dans l’antre des potions. Mais c’est pour être sûre. J’ai l’habitude d’exhorter les souvenirs de petits moldus, sans trop me poser de questions ; que des clients me filent un millimètre de leur mémoire ; mais qu’on me demande de taper dans l’hypermnésie…

Vous savez, moi j’m’y connais pas trop, alors depuis qu’on m’a dit que j’étais nulle en médicomagie, que je pouvais pas soigner les gens, j’ai décidé d’en faire une force. D’user de sorts de médicomagie un peu agressifs comme des attaques. Alors là, que quelqu’un que je n’avais vu depuis des années débarque, me fasse des marques de confiance, à la fois en moi et en mes capacités… C’était beaucoup. Trop peut-être ?

Le risque était immense. Parce qu’elle me fait confiance, je ne peux la décevoir. Ce n’est pas comme quand on attend rien de moi et que je surprends en étant d’un coup moins c*nne que d’habitude. Puis vous savez, c’est comme tout : quand on s'enorgueillit d’avoir transformé une faiblesse en une force, ça va, quand on essaie de travailler sur la base de la faiblesse pour consolider les fondations, patatras.

Il y a un truc dans son regard, un truc tout plein d’espoir, presque suppliant. Dire non est plus compliqué qu’il n’y parait, parfois.— Je peux essayer le Reminiscentia… Mais je te promets rien. J’peux commencer par une version minima, peut-être ? Ça t’irait ?
i'm not used to being trusted
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Jeu 26 Avr - 13:28


Il y a l'hésitation serait-elle tentée par le défi, par autre chose ? refusera-t-elle ? j'ai envie de lui souffler que le résultat ne lui incombera pas, que s'il y a boucherie je ne lui jetterai pas la faute dessus, c'est le choix que j'ai pris alors alors ne craint pas de mal faire, mal faire ce serait éviter et fuir ce serait, me laisser rattraper la couardise qui attend dans la rue, juste derrière la porte. Que serait il advenu si l'on avait pas eu ce coup dans la nuque, cet ordre d'action, cette injonction à travailler sur le corps sur l'esprit le tailler telle une pierre, en faire un imparfait carré, que serait il advenu ? si l'on avait continué à effacer des pans entiers de mémoire
l'on serait revenu aux prémices de tout, à la naissance peut être, l'oubli aurait terrassé toute la mémoire et l'on ne serait aujourd'hui plus personne, un personnage non joué, l'on aurait dévalisé le terrain rempli de noms de savoirs d'expérience l'on n'aurait plus rien eu
et toute terre déserte n'est pas forcément fertile - qu'aurait-on alors planté dessus, les mêmes gestes peut être, oubliés mais l'on reste soi, avec de pareils mécanismes, quelque chose d'ancré profond aussi, l'on avait testé sur le lionceau, si l'oubli effaçait les maux du corps : cela ne fonctionne pas. Il avait oublié qui et comment, mais pas le trait rouge barrant sa paume.

Oui, faisons ça. Je peux... m'asseoir quelque part ? Je crois qu'il s'agit d'une violence, que de laisser voir et de se laisser faire, ouvrir grand les portes, l'autre s'y promènera, et cette immense impunité est crispante. Ici la pénombre est agréable, et malgré la netteté du lieu il se dégage l'atmosphère qu'il y a dans les bibliothèques anciennes, une aura poussiéreuse, intemporelle. C'est comme s'il s'agissait d'un lieu entre les temps, doté de portes allant vers mes seize, dix-huit et vingt ans toutes à la fois et d'une même foulée. Et par cela il est rassurant, un peu, de s'adonner à ces pratiques ici et non ailleurs, ailleurs il y a le monde, ici le calme, et Lizzie que l'on autorise à entrer
peut être parce qu'une personne d'ici ne peut qu'être une bonne personne
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 27 Avr - 17:17


@ Shela

Elle ne s’offusqua pas de mon inquiétude, de ma crainte de l’échec, de ma peur de décevoir. Elle ne rit pas de mes limites. Au contraire, elle demanda seulement si elle pouvait s’asseoir. Logique, en vrai : personne n’a envie de se faire labourer la mémoire en étant debout, c’est comme l’hypnose, vaut mieux commencer assis. Je trottais à la recherche d’une chaise, la ramenais vers elle.
— Tiens, assieds-toi ici.

Ce qu’elle avait changé depuis notre dernière entrevue… Tu m’étonnes que je la reconnaissais pas. Elle était d’une grande maitrise ; quelque chose d’adulte, de presque froid.
J’essayais de reprendre mon calme, et de laisser les lieux me guider. Après tout, dans le repère le plus intime de la magie, qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

— Pose bien tes pieds sur le sol, plantés. Avec les genoux à angle droit. Ferme les yeux, et sens le monde. Sens comment la chaise ne retient que le haut de ta cuisse, laissant le reste de ta jambe sans support. Sens les points de contact et les points de froid, où l’air semble pouvoir s’engouffrer comme à travers toi. Cherche une respiration qui t’apaise.

Je laisse s’écouler un temps, pour qu’elle ouvre son esprit et se prépare à la suite.
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Shela Diggle
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Jeu 24 Mai - 18:20


Il y a la chaise, la position assise et suivre docilement les instructions, sans y chercher de sens l'on s'y perdrait, simplement se laisser emporter par la voix. Et toute la substance de l'intérieur du corps se fait comme mobile à son enveloppe, extérieure au monde. L'on s'éprend d'un curieux silence, d'abord l'on tente de s'agripper aux mots, avec violence presque parce qu'il est angoissant de perdre l'ouïe, l'on pense à ce qu'il pourrait arriver, peut être que cela ne reviendra jamais jamais alors l'on sort les griffes que l'on plante dans le bruit l'on souhaite, ne jamais le lâcher
pourtant quelque part il s'agit d'une instruction. Alors, lentement, trop éprise de la méfiance pour pouvoir lâcher prise, rétracter ses griffes, accepter de plonger dans un possible éternel silence. Tout devint alors plus. L'air fut presque palpable, et sa sensation sur soi marquée par un poids comme s'il avait soudain une mesure. Tout le moteur humain signala sa présence, par les battements modérés du cœur dans les intestins qui, comme délivrés du bruit, arrivaient à présent à s'exprimer; des échos depuis le corps caverne. Inconsciemment les pensées vinrent se loger sur ces sensations nouvelles, uniquement elles, il n'y eut plus place à autre chose. Et cela est bien naturel : cet apprentissage de l'en-soi ne fut pratiqué auparavant. Alors c'est une foule de connaissances neuves qui abreuvent l'esprit

Il y a des œillères qui ne sont cartésiennes, et c'est le cas pour cet esprit là. Pour autant il n'y a pas à croire quoi que ce soit pour écouter ce qu'il se chuchote dans l'appareil humain, aussi tout est tendu avec anticipation vers ce qu'il se passe à l'intérieur et c'est par volonté que l'on se sépare de tout ce qui pourrait exister - d'ailleurs tout ce qui pourrait exister n'a strictement aucun intérêt aux côtés d'un spectacle aussi ahurissant que les sens mis en effervescence par la perte d'un d'entre eux. Lizzie n'existe possiblement pas ni les raisons de ma présence absence en ces lieux il n'y a, que la volupté de l'emphase, une tranquillité dans l'attente sans que ce ne soit un oxymore
le corps extérieur a offert un visible affaissement pour signifier l'envol de la crispation
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Lizzie Bennet
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Dim 27 Mai - 0:31


@ Shela

Sa respiration ralentit, peu à peu, s’installant dans un confort plus régulier, ou voire peut-être une régularité plus confortable. Elle ne dort pas, pourtant ; son corps est encore en éveil. Et tendu, trop tendu.Il faut l’aider à contacter son inconscience, à prendre conscience de ce dont elle n’a pas conscience. Rechercher la dissociation pour se recentrer, se relâcher.

D’une voix monotone, je poursuis les indications, comme si je savais de quoi je parlais. Vous savez ce qu’on dit : plus c’est gros, mieux ça passe, et j’avais décidé de considérer que ce que j’avais lu dans les livres me suffisait comme formation dans ce domaine.
— Sens comme tes vêtements épousent tes bras. Comme tes cheveux chatouillent tes épaules et le haut de ton dos. Respire toujours, profondément.

Cela n'a pas de sens ; je ne sais pas ce que je fais. Je ne sais pas où je vais. A chaque phrase, je crains qu'elle se perde dans son inconscient. J'essaie de me rassurer, de me dire que mes mots sont bateaux et assez classiques pour que leur effet reste dans le cadre de la norme. Ne sorte pas du moule. L'aide juste à accéder à une part de sa mémoire qu'elle semble refouler.

Jugeant que son corps se relâche suffisamment, je passe à la suggestion.
— Laisse les souvenirs affluer. Tu te rappelles. Tu te souviens d’un endroit où tu étais à l’aise. Tu le visualises, imagines ses frontières.

Surveiller les mouvements les plus discrets, les crispations de ses sourcils, avant de continuer.
Parle moi de ce lieu. A mon tour de me crisper par anticipation.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Mer 6 Juin - 19:45, édité 1 fois
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Shela Diggle
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Ven 1 Juin - 18:43


C'est comme un filet autour de soi, détendu, qui ne serre en rien le corps. Un filet qui balade et glisse sur la peau, tout semble flotter, aussi. L'on épanoui le regard vers l'avant, l'arrière et les côtés, mais rien de tangible n'apparaît, sans que l'on ne soit en appétit; un blanc fabuleux s'est épris du monde, ailleurs et en dedans, il n'y a rien
une coulée de parole abreuve doucement les oreilles, un peu distraites un peu absentes, et l'on écoute : il n'y a rien d'autre que l'on souhaiterait écouter. La voix parle des vêtements, et ressentir leur légèreté sur toute l'enveloppe charnelle, ils sont bien là mais avec si peu de fermeté, si peu d'assurance que c'est comme si l'on pouvait s'en dégager d'un geste facile : un pas en avant, et l'on est nue. L'idée est délicieuse, l'on souhaite à présent sentir le vent sur sa peau, ou, à défaut, le souffle de cette voix. Une caresse douce. Les cheveux il n'y a besoin de s'en séparer, la tête est à présent un peu penchée en avant de façon à ce qu'ils ne puissent plus frôler les épaules.

C'est un bain lumineux. Cela fait longtemps que l'on n'a pas pris de bain. Si le filet autour de soi devait être de l'eau, il serait à la température exacte du corps; il semble qu'aucun froid ni chaud n'arrive à prendre la place de l'autre, aussi un équilibre s'est fait. Si l'on avait eu l'intensité nécessaire à réfléchir, l'on aurait trouvé cette situation extrêmement étrange.
La voix appelle les souvenirs. C'est ce qu'elle fait, bien que l'on ne saisisse qu'à moitié à présent les mots. Le blanc fabuleux s'échappe par brefs secousses, laisse entrer des images.
Lit pièce sombre droite ou gauche quelque part table de chevet - blanc - reposent des flacons - blanc - personne - blanc blanc blanc ça doit être une chambre à coucher la voix est pâteuse mais ce n'est pas... agréable ça l'était avant que l'on ne prononce des lettres, avant que l'on s'échappe un instant de ce lieu dans lequel l'on sombrait : aussi, vouloir y retourner à tout prix. Ne plus piper mot, laisser à nouveau choir la tête que l'on avait un brin renversée pour mieux dialoguer, tenter de rattraper le somptueux filet de douceur, d'inconscience. Mais les images n'arrivent plus, tenter alors de simplement retomber dans l'état initial.
Un pas dedans un pas au dehors
les lèvres laissent inconsciemment passer un grommellement
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Lizzie Bennet
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Mer 6 Juin - 20:00


Au départ, elle est très self-conscious, et régule sa respiration de façon plus volontaire que spontanée. Peu à peu, au gré des mots et des silences, j’observe ses muscles se détendre. Après ce qui pourrait être une nanoseconde comme trois éternités, elle finit par me répondre qu’elle visualise une chambre. J’ai direct mon propre imaginaire qui apparaît, avec une chambre-pièce à vivre, trois lits les uns à côté des autres, collés, pour permettre aux jumeaux de glisser, rouler, jusqu’à moi en cas de cauchemars. Un antre de paix.

Cependant, elle ne dit pas une chambre ; elle précise, une chambre à coucher. Le terme a quelque chose de plus emprunté et somptueux à la fois ; immédiatement, les trois lits fusionnent en un, avec un aspect plutôt contemporain et une épaisseur formidable. J’y repose mes épaules, fais craquer mon dos. Il me semble que la luminosité de la salle a augmenté. Pourtant, sa voix change. Se fait plus engluée, sa voix plus faible. C’est un endroit désagréable. J’intègre les informations comme une souris intègre un fromage dans son estomac, par petits bouts mais en ne laissant rien à la fin. Je projette mes idées aussi, sur les cauchemars pouvant cingler un lit.

Un peu plus rapidement, j’interviens, avant que cela dérape du mauvais côté de l’inconscient.
— Détends ta mâchoire. Bâille, si ça t’aide. Respire.

J’essaie de visualiser des images positives mais pas trop bateaux non plus, qui puissent la rattacher à ses souvenirs propres.

— Est-ce qu’il y a une fenêtre que tu peux ouvrir, pour caresser l’horizon du regard ? Peut-être contempler un jardin fleuri, couvert par les lueurs orangées d’un coucher de soleil ? Ou peut-être une porte te permettant de quitter cet endroit ?
Et de préciser, avant qu’elle se précipite dans une fuite ou soit gelée par l’anxiété.
— Il n’y a pas d’urgence. Tu as le contrôle. Fais les choses à ton rythme.
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