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L'Officine : Banque mémorielle
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Lizzie Bennet
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Mer 6 Juin 2018 - 20:00


Au départ, elle est très self-conscious, et régule sa respiration de façon plus volontaire que spontanée. Peu à peu, au gré des mots et des silences, j’observe ses muscles se détendre. Après ce qui pourrait être une nanoseconde comme trois éternités, elle finit par me répondre qu’elle visualise une chambre. J’ai direct mon propre imaginaire qui apparaît, avec une chambre-pièce à vivre, trois lits les uns à côté des autres, collés, pour permettre aux jumeaux de glisser, rouler, jusqu’à moi en cas de cauchemars. Un antre de paix.

Cependant, elle ne dit pas une chambre ; elle précise, une chambre à coucher. Le terme a quelque chose de plus emprunté et somptueux à la fois ; immédiatement, les trois lits fusionnent en un, avec un aspect plutôt contemporain et une épaisseur formidable. J’y repose mes épaules, fais craquer mon dos. Il me semble que la luminosité de la salle a augmenté. Pourtant, sa voix change. Se fait plus engluée, sa voix plus faible. C’est un endroit désagréable. J’intègre les informations comme une souris intègre un fromage dans son estomac, par petits bouts mais en ne laissant rien à la fin. Je projette mes idées aussi, sur les cauchemars pouvant cingler un lit.

Un peu plus rapidement, j’interviens, avant que cela dérape du mauvais côté de l’inconscient.
— Détends ta mâchoire. Bâille, si ça t’aide. Respire.

J’essaie de visualiser des images positives mais pas trop bateaux non plus, qui puissent la rattacher à ses souvenirs propres.

— Est-ce qu’il y a une fenêtre que tu peux ouvrir, pour caresser l’horizon du regard ? Peut-être contempler un jardin fleuri, couvert par les lueurs orangées d’un coucher de soleil ? Ou peut-être une porte te permettant de quitter cet endroit ?
Et de préciser, avant qu’elle se précipite dans une fuite ou soit gelée par l’anxiété.
— Il n’y a pas d’urgence. Tu as le contrôle. Fais les choses à ton rythme.
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Shela Diggle
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Lun 18 Juin 2018 - 15:47


Des paroles viennent caresser la surface - à moins que ce ne soit profond profond - et l'on les laisse glisser tout autour des lignes, elles doivent être apaisement; le comprendre n'est pas une douce nouvelle. Si l'on saisit, c'est qu'il n'y a pas le lâché prise nécessaire à rencontrer à nouveau le filet, laissez laissez moi revenir à ce lieu ce temps, ce cadre merveilleux. Casser les paroles en petits morceaux, ce sont désormais, des lettres individuelles. Flottent-elles ne savoir le dire, exactement, lentement quelque chose retombe un peu comme la pâte d'un gâteau qui aurait trop gonflé qui aurait menacé de crever sa surface
quelque chose retombe c'est un peu comme, un soupir après les sanglots, en plusieurs soubresauts

Lizzie, mais l'on oublie aussitôt son nom, porte au regard des ouvertures et soudain une image bien plus pleine se crée et à nouveau le transport de l'esprit hors du corps il n'y a rien d'autre qu'une absence de ce qu'on appellerait un soi, si l'on savait encore ce dont il s'agissait. La pièce est étonnamment cylindrique et il y a, en effet, de quoi ouvrir vers un au-dehors. Bientôt, une vitre et une poignée que l'on actionne; c'est ouvert. La nature de ce qu'il se trouve en contrebas est indéfinissable, il s'agit parfois d'un brouillon émeraude, ailleurs d'une forêt de grisaille, rien qui puisse être formellement identifiable. Après tout ce n'est pas ici qu'est l'intérêt (comment ce fait est su, c'est un mystère : mais il s'agit d'une commande qui sera suivie).
Les
images
se font
par informations brèves entrecoupés de noir ici à nouveau le lit la table de chevet et dessus un brouillard et l'angoisse angoisse angoisse qui agrippe la poitrine qui prend à la gorge il n'y a plus assez, de respiration dans le brouillard tenter de creuser de chercher d'attraper quelque chose c'est si proche mais le souffle ne suffit pas il y a une porte, une direction vers celle-ci, une poignée à nouveau
L'actionner. Elle ne permet pas l'ouverture. L'actionner à nouveau, la pousser tirer brusquer la tordre en tous sens en tous sens on ne respire plus peut être que là bas loin, le corps tremble de quelque chose qui n'est ni de la peur ni du froid

Les paupières grimacent sans cependant s'ouvrir et des lèvres s'échappent des lettres individuelles mais mises ensemble que l'on ne saura jamais avoir prononcé, je suis coincée. L'on s'en est rendue compte et l'air manque l'air manque mais cette connaissance là permet d'empêcher un pas qui, sans pouvoir le définir exactement, serait une mauvaise chose. Je suis très, très proche mais manquer d'air il y a ce brouillard entre deux informations, une fois la poignée torturée, une fois le lit le lit et juste à côté de lui, penser
ce que l'on cherche peut être
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Lizzie Bennet
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Mer 20 Juin 2018 - 21:18


@ Shela

Un temps, je crois que mes images sont efficaces. Je crois qu’elle va se calmer. Mais il ne s’agissait que du calme avant la tempête, et bientôt, nous nous trouvons dans l’oeil de celle-ci. On sent qu’au moindre faux pas, le vent nous emportera, nous broiera les os et les espoirs et les élans.

J’essaie de lui tendre la main, mais sens qu’au lieu de l’idée, je suis à mon tour en train de glisser. J’essaie de compter mes respirations, un deux trois quatre cinq six sept huit. Pourtant, le rythme n’est pas régulier, ne respecte pas les secondes. On est plutôt sur un UN deux trois quatre ; CINQ six sept huit et UN deux TROIS quatre et CINQ SIX SEPT HUIT. Les derniers temps sont toujours plus longs, plus pointus, et on s’y embroche pas à pas. Le rêve se déforme ; je suis dans une sorte de mélasse, une eau trouble et verte, et je dois tenir en équilibre avec un yaourt et sa confiture au bout des doigts.

Non. Non, ceci n’est pas mon rêve, n’est pas mon temps, je cherche l’ouverture. Rappelez moi de jamais faire psy, je manque profondément de distance avec ce genre de choses, et surtout, ce genre de gens. J’entends la voix de Shela, et me cale dedans, prête à fuir le cyclone. Sauf qu’à ses mots, je comprends que la voie n’est pas la bonne. Car il ne s’agit pas d’un cyclone mais d’un tsunami. Et vous savez ce que c’est, les vagues. Si on essaie de nager au dessus de l’écume, on est balayé comme un fétu de paille et se noie.

Pour survivre, il faut plonger. Trouver son axe et juste plonger. Et laisser les émotions s’installer.
— Alors si tu es coincée, assieds-toi. Cela arrive, d’être coincée ; ce n'est pas grave. Sens le contact du sol avec tes genoux ; ce sont des dalles fraiches mais pas froides, au relief régulier. Laisse le froid te calmer. Et laisse ce qui doit venir, venir. Prépare toi à recevoir le souvenir. Tu en es capable.
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Shela Diggle
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Shela Diggle, Ven 29 Juin 2018 - 15:18


Il se trouve que recevoir le souvenir est précisément la raison pour laquelle il y a panique dans les sens. Malheureusement, il s'agit d'une pensée qui ne s'ouvre pas au conscient : elle est vraie, et bien présente, mais il n'est pas possible d'y avoir accès. Alors la poignée de porte tressaute sans céder et le brouillard ne s'envole pas. Au fond, on ne souhaite pas savoir. C'est le même mensonge que l'on sert patiemment à toute personne s'enquérant d'un état malade, mais oui, l'on se soigne, l'on fait tout pour guérir des maux que l'on porte alors qu'au fond tout au fond on le sait pertinemment : il y a le souhait de ne pas guérir. Et c'est la raison pour laquelle l'on a beau avaler les pilules tous les jours, visiter les médecins, parler et dire que tout va bien rien ne sert parce que, dépourvus de la volonté, aucun soin ne parviendra jamais à guérir.
La négation de ce souvenir avait une raison d'être : il se devait d'être effacé. Il n'y avait pas place pour lui, il devait partir, ne plus exister. Et nier cette raison d'être n'est peut être pas une bonne idée, voilà l'angoisse terrible qui étreint les tuyaux digestifs : et si il ne valait mieux pas ne rien sortir ?

tendre une main peu envieuse de trouver quelque chose à travers le brouillard. Quelque chose s'est stabilisé, un peu comme si cela s'était lancé en orbite autour d'un soi. Cela tourne. Il y a, au-dessus de la peur, une certaine profondeur en plus, c'est un tube vers l'inconscient. Ce dernier recèle peut être d'une neutralité à l'égard de toute émotion. Ce n'est seulement que de la connaissance, de la mémoire emmagasinée, et dans lequel il y a aussi un but : peut être la vérité dépourvue de tout. Une avancée neutre. Les déchaînements tout autour, néfastes à cette marche vers le vrai, ne sont que des produits d'un conscient plus ou moins profond; souvent l'on confond instinct et inconscient.
Tout ceci, il faut le répéter, ne sont que des pensées qui n'arriveront pas à la mémoire consciente.
La main, donc, fouille le brouillard, accroche un quelque chose. Le cela en orbite tâche de permettre la vision, la compréhension. L'on ne saura exactement de quoi il s'agit. C'est dans la paume. Puis devant les yeux. Et le réveil brutal.

La chute : je viens d'oublier parce qu'à peine avoir touché le sol de cette réalité là que l'on cesse d'avoir l'image que l'on vient d'effleurer dans cet état étrange. Je dois y retourner s'il te plaît aucun mouvement, ne serait-ce que du regard parce que craindre de ne plus jamais pouvoir retrouver le bon endroit.
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Re: L'Officine : Banque mémorielle

Message par : Lizzie Bennet, Mar 10 Juil 2018 - 20:36


@ Shela

Il y a dans ses mots le souhait de se souvenir ; mais dans son attitude, l’inverse retentit. Oui, dans les faits, je lis plus qu’une omniprésence de l’oubli. Je soupçonne l’envie de ne jamais avoir à se rappeler. Pourquoi ? Pour qui ? Sa mémoire défaillante vise-t-elle à la protéger ? De quoi ? Le souffle lent, j’accompagne Shela dans son périple cérébral.

Cependant, j’y suis comme extérieure ; une main tendue, peut-être, mais incapable de savoir vraiment si je la touche, là, ou si je suis fondamentalement à côté de la plaque. De quoi a-t-elle vraiment besoin ? De qui surtout ? A-t-elle eu raison de venir ici ? Je panique. Quelqu’un comme elle ne devrait pas venir chercher le contact de ma main.

Mes craintes reflètent, ou s’étendent, ou s’accordent, aux siennes ; bientôt, elle émerge de son voyage, le souffle court. Bien sûr. N’aimant pas la voir ainsi, je cherche à la guider pour qu’elle retrouve ses propres pas. D’une voix douce, je reprends l’invitation :
— Ferme les yeux, et sens le monde à nouveau.

Je me lève, attrape une fiole. Souris tristement. Une autre. Mélancolie des jours douloureux.

— Sens comment la chaise ne retient que le haut de ta cuisse, laissant le reste de ta jambe sans support.

Je les place l’une et l’autre dans des diffuseurs de potion. Une potion de mémoire, et un philtre de paix. La quiétude de l’âme, et la force de l’esprit. Deux béquilles sur lesquelles elle puisse s’appuyer en route.
— Sens les points de contact et les points de froid, où l’air semble pouvoir s’engouffrer comme à travers toi.

De mon côté, je me prépare à lancer le Reminiscentia. Je sens que cette fois, on s’approche. Elle s’accroche à ce pan d'elle-même qui n'a de cesse de la fuir. Et elle l'aura, sa vérité. Si terrible soit elle.
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