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[Habitation] 8, Wicked Avenue
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Peter McKinnon
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[Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Peter McKinnon, Ven 13 Jan 2017 - 8:41


_________________________________


   Voici l'habitation d'Elias.

   Il peut poster dès à présent.


   _________________________________


Dernière édition par Peter McKinnon le Ven 3 Mar 2017 - 17:29, édité 1 fois
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Ven 13 Jan 2017 - 14:43




8, Wicked Avenue


Wicked Avenue est une bien courte rue, dans laquelle le soleil n'entre qu'aux alentours de cinq heures, pile pour le thé. Le numéro 8, inscrit en lettres blanches au dessus de la porte, se confond avec ses voisins avec sa façade de briques rouges. Un escaliers, cinq marches à monter, et la porte d'entrée, en bois ciselé.

A l'intérieur, accueil d'une moquette blanc cassé et de ses murs immaculés. Un hall d'entrée minuscule s'ouvre directement sur la salle de séjour, introduit lui-même d'une cuisine ouverte. Une porte en peuplier, à côté d'un canapé en cuir basané mène à la chambre à coucher. Les meubles tout en sobriété ne prennent pas beaucoup d'espace, gardent un passage aux invités.

En résumé, du blanc cassé, et puis du blanc immaculé, du noir, du gris, et quelques plantes pour rehausser le manque de couleur. La salle de bain n'est accessible que de la chambre d'Elias, et se trouve munie d'une douche à l'italienne bien pratique. Quant aux toilettes ils en sont séparés et se présentent dès le hall d'entrée, porte blanche à la dérobée.
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Olivia Cordell
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Sam 4 Fév 2017 - 21:02


Accord pour LA

A force de frotter ses yeux pour estomper les traces de son abattement, Olivia irritait ses paupières, à présent bien empourprées. Elias de son côté, semblait dépassé, déphasé, et c’est avec démesure qu’il implora le ciel à grands mouvements de bras, les pupilles figées vers l’éternel.

« Bordel j'peux pas croire que j'vais faire ça. BON ! Olivia. Secoues-toi tu veux ? On sèche les larmes de crocodiles, on arrête le cirque, t'as plus quatre ans j'crois. Et puis lèves-toi aussi hein ? Tu fais vraiment pitié ma pauvre. J'peux pas l'croire que t'as gâché trois litres de lait quoi merd* ! Juste comme ça parce mâdaaame est énervée ! J'suis Olivia, et quand j'm'énerve j'casse des bouteilles de laiiiiit ! »

Pour souligner ses propos, il se mit à singer la jeune fille, agenouillé et le faciès à quelques centimètres du sien. Devant cette grotesque caricature, la Serdaigle lui lança un regard assassin en affichant une grimace tordue de rage péniblement contenue. Pas satisfait, il s’offrit même le plaisir sadique de commenter son piètre sortilège. Mais quel sale type, serina Olivia du fond d’elle-même. Elle était sur le point de rétorquer une crasse, mais le sorcier eut enfin un éclair de génie. Las de leur mésaventure, il broya à la seule force de son poing l’orbe de la caméra de surveillance. La bouche de l’élève s’entrouvrit de béatitude, mais avant qu’elle n’ait pu réagir, le jeune homme lui harponna le poignet. Non mais oh, il était sauvage lui, c’est limite s’il ne l’avait pas griffé ! Piquée, elle abattit son autre main sur la poigne d’Elias pour se dépêtrer de son emprise, mais il énonça un dire qui la fit immédiatement renoncer.

« Gaffe à pas vomir sur mon manteau, parce qu'autant le lait tu peux m'en racheter mais lui il vient de loin. »

Hein qu.. Ils allaient transplaner ! Mais il ne pouvait pas prévenir à l’avance non, Monsieur je-décide-tout-à-l’instant-décisif ? Alarmée, Olivia lui entoura précipitamment et férocement la taille, quelques secondes avant qu’un phénomène surnaturel ne lui happe les jambes pour l’aspirer comme dans une paille. La sensation était telle qu’il était impossible de respirer, son corps entier était opprimé de toutes parts. Combien de temps cela faisait-il, elle avait l’impression que ça durait d’interminables minutes. Peut-être était-ce parce qu’elle était en compagnie d’un homme qu’elle n’appréciait guère, c’était différent lorsqu’elle transplanait aux côtés de son paternel. Mais bientôt, parvint la délivrance. Ses pointes de pied touchèrent terre, et la gravité l’affecta de nouveau. Sans ménagement, le Serpentard la repoussa et s’écroula à la manière d’un torchon sur son précieux sofa. Là pour le coup, il n’avait plus rien de distingué.

« T'veux un thé ou un verre de lait l'bébé olive ? » Charria-t-il sans lui accorder un seul coup d’oeil, trop distrait par sa maudite fenêtre.

Plantée comme un Botruc au beau milieu du salon, elle fit non d’un hochement de tête et focalisa sa vue sur les alentours de l’appartement. C’était assez insipide, douceâtre, très similaire à la résidence de son père. Olivia se pencha en avant et se déchaussa, goutant au contact de la moquette duveteuse entre ses orteils moulés dans leurs collants. Puis, elle se décida ultimo à visiter, martelant le duvet de ses pas sourds. Lorsqu’elle observait, elle était particulièrement silencieuse. Les doigts croisés dans le dos, elle scrutait, toisait, inspectait. Quelques étagères couronnées de plantes par-ci, par-là ornementaient les murs tristement vides. Des meubles façonnés dans l’oeuf tellement ils étaient laiteux, d’immenses portes étirées tout en longueur, et même une adorable harfang des neiges qui manqua de lui pincer le doigt à travers les barreaux de sa cage. Quelle bête caractérielle. Elle distingua un tintement de cristal éloigné qui lui informa que le sorcier se servait un verre. Modelant ses paumes en coquille autour de ses lèvres, elle rugit du lointain ;
« J’aime bien votre chouette ! ».

Oh, discrète à l’ordinaire, elle l’était, mais là, sur le moment, elle avait plutôt eu envie de l’embarrasser, ce cher Elias. Histoire qu’il sache que bien que chez lui, il ne serait pas tout à fait tranquille pour autant, se dit-elle intérieurement en étirant un sourire polisson. Bien, les toilettes étaient donc situés ici, c’était une bonne chose à savoir, après avoir ouvert une entrée sur un cabinet et un lavabo. Du coup, le dernier battant devait mener sur la chambrette. L’imprudente replia ses phalanges sur l’anse, risqua un oeil pour s’assurer qu’il ne l’entrevoyait pas, et à la dérobée, s’inséra dans la pièce. Toute cette mise en scène inutile au final, pour constater un lit minutieusement bordé, une armoire verrouillée (cachait-il quelques vices ?…) et une salle d’eau. Déçue et haussant les épaules, elle s’extirpa subrepticement de la piaule et rejoignit son compère, qui lui, n’avait pas bougé de son divan, sirotant sa boisson.

Mais elle n’en avait pas fini, oh non. Saisissant une chaise à deux mains, elle la déporta de manière à l’accoler prés de placards en hauteur particulièrement attrayants. Puis, se hissant sur le siège depuis le sommet de ses pieds, elle les entrebâilla un à un dans l’espoir d’y dénicher quelques douceurs. Tout ça, sous les yeux du locataire évidemment. Tâtonnant avec soin, sa frustration grandit un peu plus quand elle ne trouva que des épices et ingrédients culinaires. Le crâne toujours plongé dans l’ouverture du mobilier, elle quémanda d’une voix étouffée.


« Je commence à avoir faim, on mange quoi ? » Demanda-t-elle le plus naturellement du monde.
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Lun 6 Fév 2017 - 10:36


Pas d'réponse de la gamine. P't-être bien qu'elle a hoché la tête, p't-être bien qu'elle a rien fait. Il s'en fou pas mal au fond. Le sorcier se relève du canapé, constate que l'olive est partie s'balader. Elle se croit carrément chez elle. Aucune notion de vie privée quoi. Et pis elle sait pas qu'faut pas parler aux inconnus ? Y a des nanas il leur était arrivé des malheurs pour moins que ça ! Arquant un sourcil dépité, Elias se servit un grand verre de lait avant d'ranger les deux bouteilles dans son frigo. Le bocal d'insanités à mille pattes trônait sur son îlot de cuisine, et il s'empressa de rejoindre la fenêtre pour une vue plus agréable. « J'aime bien votre chouette ! » Mais qu'est-ce qu'elle foutait ? « S'appelle Whisky. Elle aime pas les gamines mal élevées, elle risque de t'pincer ! » Et ce serait bien fait.

Elias secoua la tête. Elle était sans gêne cette fille. Il sortit sa baguette et l'agita à droite à gauche. Un #Accio et les carottes atterrent entre ses doigts. Il les posa sur sa planche de bois et d'un #Wingardium Leviosa il vint jouer du couteau pour couper quelques rondelles fines. Il laissa la lame sur le comptoir et fit voler d'une nouvelle formule # les légumes vers sa casserole. La gamine était revenue entre temps et armée d'une chaise s'activait à fouiller chaque placard. V'là qu'elle se prenait pour Colombo. « Mais qu'est-ce que tu fouines c'est pas possible, t'as jamais vu un appart de ta vie ou quoi ? » Et quand elle descendit de son piédestal, une moue déçue sur la face, elle se permit carrément de lui lancer un « Je commence à avoir faim, on mange quoi ? » Elias lui lança un regard appuyé. « Regardes mon front là. » Il passa un index au-dessus de ses sourcils. « Est-ce que y a écrit pa-pa ? Ben nan ! J'suis pas ton père. T'as pas un chez toi là ? Plutôt qu'd'envahir mon espace ! »

Il remarqua alors qu'il avait laissé tombé les carottes sur la gazinière, sur laquelle aucune casserole ne se trouvait. Jurant à voix haute, il agita sa baguette et fit léviter la poêle # sur le feu, avant de faire léviter les carottes # pour les mettre dedans. Il ajouta un filet d'huile et quelques herbes aromatiques avant d'allumer sous la casserole d'un #Incendio contrôlé. Tout ça pour des foutus lapins. Mais fallait bien nourrir c'qu'allait nourrir Whisky ! Sinon ils seraient pas bons, et elle allait lui faire la gueule. Agitant la poêle d'une main adroite, sa baguette dangereusement près du feu, il bu une gorgée de lait tout en parlant. « T'as déjà fait un civet de lapin ? » Il posa son verre, agita sa baguette pour faire venir à lui quelques feuilles de lauriers du haut d'un placard #. Il les déposa près de lui fit léviter la planche de la même façon # et activa le mouvement du couteau # tout en veillant sur ses carottes.  « Vas dans ma chambre. Tu sais ou c'est vu qu'tu t'es payé la visite comme une grande. L'armoire, tu lances un Alohomora, ça devrait être dans tes cordes. Dedans y a une cage, dans la cage y a des lapins. Tu m'en ramène hein. » Si elle le faisait, elle pouvait rester. Si elle osait pas, elle déguerpissait. Aussi simple que ça.

Il diminua le feu d'un nouveau coup de baguette # et s'assit nonchalamment sur son îlot, les pieds dans le vide. Il termina son verre de lait et se mit à touiller les carottes en agitant la cuillère en bois d'un tour de baguette #. La magie c'était vraiment cool parfois.
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Olivia Cordell
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Mar 7 Fév 2017 - 0:13


Accord pour LA

Après avoir quitté l’osier de son tabouret, Elias lui fit bien comprendre l’impolitiquement correct de sa présence.

« Regardes mon front là. » Olivia se mit à loucher sur la séparation entre ses sourcils. « Est-ce que y a écrit pa-pa ? Ben nan ! J'suis pas ton père. T'as pas un chez toi là ? Plutôt qu'd'envahir mon espace ! »

Puis, il l’ignora pour se jeter à corps perdu sur ses bien-aimées carottes qui s’étaient éparpillées parmi les plaques de gaz. Bien évidemment qu’elle avait un petit chez-soi. Si elle regagnait son domicile dés maintenant, une longue table déserte allait l’attendre avec un seul couvert et la compagnie d’un elfe de maison. Cloîtrée entre quatre murs dans un foyer démesuré et impersonnel. Pour se racheter de ses absences, son père la couvrait de cadeaux, de plats qu’elle aime, mais comme elle n’avait personne avec qui les partager, ça ne faisait que renforcer son nombrilisme. De temps en temps, elle aimait bien téléphoner à sa mère, mais sa génitrice finissait toujours par invectiver son paternel au travers du combiné, ce qui rendait les discussions assez récurrentes (sur le même sujet) et brèves. Subsistait alors l’elfe, sauf qu’il ne se risquait jamais à contester ses propos. Autant bavarder avec un miroir.

Mais là c’était différent, elle squattait chez un parfait inconnu, et bien qu’il ne la considérait pas vraiment, elle accaparait son attention. Mais pas dans le sens où il se pliait à ses quatre volontés. Tout autrement, il la réprimandait, ce qui l’astreignait à méditer sur ses actes. Et c’était rassurant, dans ces instants de réflexion, de constater qu’elle s’éloignait peu à peu du monstre d’égoïsme qu’elle a toujours estimé être. S’extrayant de ses souvenirs, elle guetta le maître coq en plein rush du soir, jonglant avec les couteaux, blanchissant les légumes dans un fond de poêle. Il maniait la magie avec une rare dextérité, Olivia en était toute penaude. Si seulement elle savait faire tout ça. S’offrant une seconde lichette de lait, le sorcier lui soumit une requête.


« T'as déjà fait un civet de lapin ? Questionna-t-il en émiettant des feuilles de lauriers à la manière d’un chef d’orchestre, vas dans ma chambre. Tu sais ou c'est vu qu'tu t'es payé la visite comme une grande. L'armoire, tu lances un Alohomora, ça devrait être dans tes cordes. Dedans y a une cage, dans la cage y a des lapins. Tu m'en ramène hein. »

De quoi, de quoi ? La Serdaigle pointa un index sur sa propre personne, les yeux ronds, en attente d’une confirmation. Puisqu’Elias ne sembla pas esquisser un geste, Olivia en déduit qu’effectivement, il était de sa mission d’aller chasser le lièvre. Cela ne l’enchanta pas du tout. Elle se raidit sur place, et patienta quelques dizaines de secondes. Peut-être qu’en cours de route, il allait changer d’avis ? Mais non. Que dalle. Il était bien trop absorbé par l’émincage de ses ingrédients. Comme expliqué, la jeune fille rejoignit alors la chambre dans laquelle elle s’était invité toute seule il y a quelques minutes. Elle avait beau être désastreuse en sortilèges, elle réussit tout de même à effectuer l’enchantement sans accroc. L’armoire bâilla, et exhiba une grand clapier d’où s’entassaient sept lapins bien dodus. Les pauvres malheureux étaient entassés comme des sardines dans une boite d’huile d’olive. C’était pour quoi faire tout ça ? C’était pas un peu sadique, de séquestrer des animaux dans un endroit aussi confiné, sans oxygène ? Si ça se trouve, elle était vraiment tombé sur un dérangé… P’tètre bien qu’il avait prévu d’aussi l’enfermer dans une cage et se fendre d’un rire diabolique. Olivia plissa les yeux en gouttant la sueur. Elle se faisait trop de films.

Mais ces rongeurs lui pinçaient vraiment le coeur. Elle introduisit un doigt à travers les barreaux et chatouilla le museau de l’un d’entre eux. Comme ils étaient doux. Elle ne put résister à l’envie d’en lover un dans ses bras. Après avoir entrouvert la lapinière, une hase se retrouva confortablement calée dans le creux de ses coudes. L’apprentie-sorcière cajola l’animal un long moment, puis, plongée dans ses pensées, elle retourna dans le salon où Elias était toujours affairé à sa cuisine. Il ne la remarqua pas tout de suite, et elle était bien trop employée à dorloter son petit protégé pour lui adresser un coup d’oeil. Lorsqu’il tendit la main pour saisir la nuque du gibier, elle eut un mouvement de recul, écartant l’objet de convoitise de la portée de son exécuteur, la nuque hérissée et les lèvres révulsées.


« Non ! S’écria-t-elle d’une voix si suraiguë qu’elle en fut la première étonnée, ne faites pas ça ! Je… Pas de lapins. »

Elle secoua la tête avec virulence et s’éclipsa dans le couloir où elle réintégra la bête parmi ses semblables. Revenue sur ses pas, elle barra le corridor et fit front au Serpentard.

« Mangeons un plat qui ne demande pas de viande !…
Proposa-t-elle en se massant les mains d’embarras, on pourrait déguster une soupe ? Vous avez déjà les légumes… »

Elle craignait de l’offenser. C’est certain que si elle l’empêchait en plus d’user de sa propre pêche, elle n’allait pas s’en faire un ami. Mais de toute façon, s’il en arrivait à cuire la bestiole, elle n’avalerait pas une bouchée de civet.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 7 Fév 2017 - 11:00


Sincèrement, Elias pensait qu'la gamine allait s'carapater. Un civet de lapin. C'qu'il fallait pas inventer ! Touillant ses légumes, il ignora superbement l'olive verte qui semblait figée sur place. Quand enfin elle quitta son champ de vision, il laissa un sourire étirer ses lèvres. Pour peu il aurait ricaner bien méchamment. Mais fallait pas pousser. Il diminua le feu d'un léger coup de baguette et attendit, l'oreille à l'affut, une main serrée autour du verre de lait. Bientôt les pas revinrent vers lui et le sorcier se reprit, s'activant aux fourneaux, ajoutant émincés d'oignons et de beaux champignons. Et finalement quand elle fut plus qu'à deux pas il tendit un bras, près à choper l'un des sept nains d'sa chère blanche-neige pur malt. Mais c'est dans l'air que sa main se referma. « Non ! Ne faites pas ça ! Je… Pas de lapins. »

Arquant un sourcil, il examina la brunette qui serrait la bestiole toute dodue toute poilue comme si sa vie en dépendait. En un sens c'était fort ironique de la part d'une aiglette. « Donnes moi ce lapin enfin ! » Et un nouveau geste de bras qui éloigna Olivia. Secouage de tête virulent de gauche à droite. V'là qu'elle faisait un caprice. Pour changer.  « Mangeons un plat qui ne demande pas de viande !… On pourrait déguster une soupe ? Vous avez déjà les légumes… » Il la regarda avec des yeux ronds. « Ah mais tu m'as mal compris là ma belle ! C'est un pas plat pour nous ! Et surtout pas pour toi ! Comme si j'allais cuisiner pour toi en plus... » Il leva les yeux au ciel, et décidant d'illustrer son propos plutôt que de s'étaler en argumentaire mal rôdé, il s'approche d'un pas vif vers la cage de Whisky, qu'il ouvrit sans attendre.

Le lapin se mit à trembler dans les bras de l'aiglette, puis sauta au sol avec rapidité. La chouette décolla et le pris en chasse. « Le civet c'était un test, et t'as échoué. Tu vois dans la vie, il y a pas que de bonnes ou de mauvaises situations. Il y a ces choses imprévisibles qui s'écoulent sur un fleuve tranquille, mais aussi parfois tumultueux, et puis il y a tout un don de... de soi ! Ce lapin fait don de lui même pour perpétuer le miracle de la vie. Il devient en partie Whisky ! C'est ça la vie aussi. » Il parlait tout en aiguisant son couteau tranquillement, tandis que non loin on entendait les cris d'une chouette rassasiée. « Moi je chante la vie, je danse la vie, je... et là tu vois, j'ai faim, et je vais manger. Et puis t'aura qu'à manger aussi allez. Des légumes en poêlée, du poisson pané. On est plus coincé dans un ascenseur et j'suis pas un enfant de choeur, encore moins une baby-sitter, alors assied toi et reste tranquille. Sinon c'est simple... c'est dehors. »

Sans lui accorder un seul regard il fit venir à lui deux congelés de poissons qu'il réchauffa d'un coup de baguette avant de les passer à la casserole. Ouais, ça allait être bien bon tout ça. Whisky ressurgit dans la pièce et ulula à tout va, toute guillerette de son met bien chouette.


Dernière édition par Elias le Sam 11 Fév 2017 - 16:51, édité 1 fois
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Olivia Cordell
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Ven 10 Fév 2017 - 22:29


Devant sa vaine tentative d’épargner le lièvre, le sorcier la fusilla de ses yeux écarquillés. Implorant le ciel du regard, il anéantit en un clin d’oeil les illusions que s’était faite Olivia depuis son arrivée dans l’appartement.

« Ah mais tu m'as mal compris là ma belle ! C'est un plat pour nous ! Et surtout pas pour toi ! Comme si j'allais cuisiner pour toi en plus… » Se gaussa Elias en s’écartant de la jeune fille pour désenclaver le perchoir de son rapace, la dénommée Whisky.

Les bras de la Serdaigle se détendirent autour du gibier, sonnée devant cette réplique aussi virulente. Elle prit ce sarcasme comme un véritable rejet. D’un autre côté, il fallait bien l’admettre qu’elle ennuyait son voisin depuis des heures, et qu’il avait été bien aimable de l’accepter sous son bras en l’extirpant de l’élévateur. C’était elle ici, la mal élevée, la squatteuse, la péronnelle. Tout comme les pies, elle était nuisible. Pas grand monde apprécie les pies, elles sont vicieuses, friponnes et caractérielles. Bien qu’ingénieuses, elles n’utilisent pas leur intellectuel pour la bonne cause. Pour Olivia, c’était pareil. Elle n’avait pas un mauvais fond, mais optait pour de mauvais choix. Plongée dans ses réflexions, l’apprentie-sorcière ne remarqua pas tout de suite que l’animal lui glissait des mains, jusqu’à s’en échapper. Elle eut une inspiration de surprise, mais hélas, avant d’avoir pu le rattraper, il était déjà en proie aux serres acérées de l’harfang des neiges, qu’Olivia n’avait pas vu venir. Plaquant ses paumes contre son ouie, il ne lui était absolument pas nécessaire d’entendre l’agonie de la victime. Quelle horreur, il n’y avait que les Serpentards pour se délecter d’un spectacle aussi sanglant, en plein milieu d’un studio immaculé. Il aurait pu donner la bestiole en pâture ailleurs.


« Le civet c'était un test, et t'as échoué. Tu vois dans la vie, il y a pas que de bonnes ou de mauvaises situations. Il y a ces choses imprévisibles qui s'écoulent sur un fleuve tranquille, mais aussi parfois tumultueux, et puis il y a tout un don de... de soi ! Ce lapin fait don de lui même pour perpétuer le miracle de la vie. Il devient en partie Whisky ! C'est ça la vie aussi, psalmodia le jeune homme en affûtant la lame de ses ustensiles de cuisine, l’air guilleret, moi je chante la vie, je danse la vie, je... et là tu vois, j'ai faim, et je vais manger. Et puis t'aura qu'à manger aussi allez. Des légumes en poêlée, du poisson pané. On est plus coincé dans un ascenseur et j'suis pas un enfant de choeur, encore moins une baby-sitter, alors assied toi et reste tranquille. Sinon c'est simple... c'est dehors. »

Olivia désobstrua ses oreilles de ses mains, l’expression hébétée. Elle avait le droit de rester alors ? Il n’était pas fâché ? Enfin si, peut-être, mais pas au point de la jeter sur le pallier. Obéissante, elle inclina légèrement le menton pour indiquer qu’elle avait saisi la sommation. La chouette Whisky, repue de sa ripaille, rejoignit le duo en bondissant sur ses pattes, jusqu’à effleurer les chevilles de la demoiselle. Hochant la tête, Olivia lorgna l’hulotte qui semblait sévèrement la juger de sa pupille acerbe. Mal à l’aise, la Serdaigle la repoussa gentiment du pied. Et évidemment, comme elle s’y attendait, l’oiseau riposta aussitôt en lui effilant le collant à l’aide de son bec. Olivia serra les poings en poussant un grognement désapprobateur, et chassa de la main l’harfang qui, satisfaite ou effrayée, trottina en direction d’un coin de sofa pour s’y blottir. L’élève passa ses doigts sur le nylon pour constater l’ampleur des dégâts.

« Ton volatile me doit des bas. » Nota-t-elle en grimaçant, ses cuisses striées par les mailles de tissu déchiré.

Puis, elle se redressa et entrouvrit un des placards qu’elle avait déjà fouillé précédemment, pour sortir deux couverts.


« Je vais mettre la table, suggéra Olivia en supportant les assiettes entre ses poignets, et je te remercie pour m’offrir à dîner. »

Elle déambula jusqu’à un petit buffet, retroussa le nez en apercevant les quelques tâches sanguinolentes ayant appartenues au défunt rongeur, et disposa les fourchettes et couteaux. Elle mangerait donc du poisson pané et une jardinière de légumes. Certes, c’était pas Bysance, mais ça valait mieux que de déjeuner toute seule, en compagnie du vieil elfe de maison. La sorcière tira une chaise, et s’installa dessus, les coudes adossés contre le bois et la mâchoire tenue dans une main. D’un coup d’oeil pensif, elle contempla l’intégralité de la pièce à vivre. C’était relativement grand, pour une seule personne.

« Tu vis tout seul ? Releva-t-elle en scrutant le cuisinier qui oeuvrait aux fourneaux, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Comme je te l’ai dit, moi, je suis encore élève à Poudlard. et mes parents sont divorcés. En fait, je suis une sang-mélée, j’espère que tu n'as rien contre ça. »

On ne sait jamais, au cas où elle serait tombée sur un suprématiste sang-purs. Et allez, voila que cette chipie de Whisky repartait lui écorcher le résille, cette sale bête en avait pas marre de l’enquiquiner ? Tel un piège à loup, Olivia referma sa poigne fermement sur le hibou et le tendit à Elias, pressée qu’il récupère le rapace hystérique.

« Tiens, tu devrais la remettre dans sa cage, ou la prochaine fois qu’elle m’ennuie, j’en fais un verre à pied. »
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Lun 13 Fév 2017 - 10:21


Whisky f'sait du gringue à la d'moizelle en jupons, l'bec au collant qu'effile méthodiquement, mais la gamine la rejette d'un pied malhonnête, faisant fuir la chouette sur l'sofa, chassée comme une pauvre bête. « Ton volatile me doit des bas. » Elias arqua un sourcil et secoua la tête tout en ajoutant quelques herbes à sa décoction culinaire. « Me semble pas qu'ce soit elle qui te doive quoi qu'ce soit. », il souffla. Pis il la vit la Olivia qui s'baladait partout comme si qu'elle était chez elle quoi ! « Je vais mettre la table. Et je te remercie pour m’offrir à dîner. » Et même, elle avait trouvé les assiettes, les couverts, les serviettes, trop forte la midinette ! « Mais fais comme chez toi hein ! »

La tâche fut aussi vite fini qu'elle avait commencé, et dans l'même temps l'poisson fut cuit. Observant d'un oeil critique son plat, il approcha d'la table la casserole de légumes et d'un coup d'baguette déversa moitié moitié dans chaque assiette. « Tu vis tout seul ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Comme je te l’ai dit, moi, je suis encore élève à Poudlard. et mes parents sont divorcés. En fait, je suis une sang-mélée, j’espère que tu n'as rien contre ça. » Elias servit l'poisson et déposa toute la vaisselle dans l'évier, qu'il lança d'un coup d'bâton magique. « Tu racontes toujours ta vie aux gens qu'tu croisent dans les ascenseurs ? » Il la charriait, mais il était un brin intrigué. La gamine était chez un parfait inconnu à discuter d'ses parents divorcés et d'la couleur de son sang. Y avait quelque chose de pas net là-d'dans. Il sentit l'emplumée volatile qui revenait à la charge sous la table, le bec prêt à trouilloter les bas d'l'Olivia.

Culottée comme jamais, et vive fallait l'avouer, la Serdaigle empoigna Whisky d'une main ferme pour la tendre vers son propriétaire, qui écarquilla les yeux. « Tiens, tu devrais la remettre dans sa cage, ou la prochaine fois qu’elle m’ennuie, j’en fais un verre à pied. » Il l'attrapa sans plus attendre, lui jetant un lourd regard de reproche. Sa dame oiselle fit de même et ulula de plus belle, et Elias lui caressa la tête gentiment avant de se l'ver et d'la placer dans sa cage. « Voilà princesse, elle est enfermée. Satisfaite ? Qu'est-ce qu'on ferait pas pour sauver des collants ! » Il leva les yeux au ciel pour appuyer son propos avant de s'rassoir en face de la jeune fille et d'entamer son poisson. Il aimait pas l'enfermer l'enneigée. Mais il s'voyait pas entrer dans un débat. A un moment donné fallait aussi manger. En paix !

« Et pour répondre à tes questions détective, j'suis consultant en potions. J'file un coup d'main aux boutiquiers, j'leur amène des composants, parfois l'philtre tout fait, tout ça. Et oui non je n'vis pas seul ! » Il pointa du doigt sa chère chouette qu'avait pas l'air bien contente d'avoir retrouvé les barreaux d'sa cage. « J'ai Blanche-Neige et les sept nains. Enfin six, vu qu'y a Simplet qu'est passé au dîner hein. D'ailleurs... » attrapa sa baguette et nettoya rapidement les tâches de sang laissé au sol par la chasseuse. « Et toi ? Pourquoi qu'tu préfères manger avec moi plutôt que d'rentrer chez toi ? T'as des parents qu'y faut pas ou quoi ? » Il darda un regard suspicieux sur Olivia, déplaçant distraitement les légumes dans son assiettes pour former une aiglette. Vieille habitude de ses années d'pensionnat.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Mar 14 Fév 2017 - 0:30


Elias reconquit sa belle nyctalope, non sans adresser un regard perçant lourd de sens à l’encontre de la Serdaigle, et quitta son siège pour la cloîtrer au coeur de sa jolie cage dorée. Cette dernière souligna le mécontentement d’Elias par un hululement de protestation, bien décidée de prendre sa revanche sur Olivia lorsqu’elle en aurait l’opportunité.

« Voilà princesse, elle est enfermée. Satisfaite ? Qu'est-ce qu'on ferait pas pour sauver des collants ! » Gouailla le jeune homme qui regagnât sa place tandis que son opposante étira un sourire forcé, les mains entrecroisées sous son menton, en trémoussant son petit nez en trompette.

Une fois correctement installé, l’invitée attendit qu’il harponne son carré de poisson à l’aide de sa fourchette pour attaquer le sien. Lorsqu’elle le mit en bouche, ça avait certes, un goût de colin fort industriel, mais le fait de le déguster accompagnée, le rendait plus… gouteux ? Elle dégusta ensuite une bouchée de légumes, bien plus savoureuse puisque cuisinée et assaisonnée. C’était drôle, car elle était habituée à des plats raffinés, concoctés par l’elfe de maison qui s’arrangeait pour surprendre et ne jamais décevoir. Et là, en cette agréable soirée, elle se sentait l’âme d’une rebelle, à se délecter d’un dîner aussi modeste. Tant et si bien que son assiette désemplit à vitesse grand V. Le sorcier déjeunant face à elle, déglutit une becquée et se défendit ;


« Et pour répondre à tes questions détective, j'suis consultant en potions. J'file un coup d'main aux boutiquiers, j'leur amène des composants, parfois l'philtre tout fait, tout ça. Et oui non je n'vis pas seul ! »

Pour appuyer sur ses dires, il indiqua de l’index son exquise marquise blanche, toute bougonne entre ses barreaux. Enfin, quand elle parlait de « seul », elle s’imaginait qu’il aurait éventuellement une amante pourvue d’attributs féminins. Ou masculins, va savoir.

« J'ai Blanche-Neige et les sept nains. Enfin six, vu qu'y a Simplet qu'est passé au dîner hein. D'ailleurs... » Et il lessiva le sol d’un #recurvite bien maîtrisé. Voila une bonne chose de faite qui n’allait plus lui couper l’appétit. « Et toi ? Pourquoi qu'tu préfères manger avec moi plutôt que d'rentrer chez toi ? T'as des parents qu'y faut pas ou quoi ? » Dit-il en désossant ses aliments dans la céramique de son couvert.

Olivia interrompit la trajectoire d’une rondelle de carotte vers ses lèvres et soutint l’oeillade d’Elias. Les yeux fuyants, elle jeta quelques coups d’oeil par-ci par-là, sans trop savoir où les poser. Il avait pas tort, c’était quoi la raison exacte de ne pas vouloir repartir au plus vite chez elle ? C’était bête, elle en connaissait très bien le motif, encore fallait-il se l’avouer. Retombé dans son plat, elle tritura le végétal orangé avec son couteau, les traits neutres.


« Bah euh… Je vis principalement avec mon père quand ce n’est pas à Poudlard, et il rentre assez tard. Il est prospecteur pour Gringotts et les gobelins ne semblent pas saisir l’importance de la vie de famille, divulgua l'apprentie-sorcière tout en mâchant un morceau de lieu qui perdit soudainement toute sa saveur. Une boule naissante d’amertume dans la gorge l’empêchait d’avaler. Du coup, le soir, je dîne en compagnie de l’elfe de maison qui n’a aucune conversation. Des fois, je téléphone à ma mère moldue mais elle est en mauvais termes avec la sorcellerie, alors les discussions tournent court. »

Elle poussa un soupir et leva ses iris vert-d'eau à l’attention d’Elias.

« Ça me change de dîner intimement avec quelqu’un. » Admit-elle en gobant une seconde autre rondelle de carotte, l’esprit las.

Elle avait l’impression que ses défenses s’écroulaient. C’était singulier d’en arriver à se confesser, comme ça, devant un parfait inconnu. Mais cet homme lui inspirait la confiance. Il était extravagant, cocasse, du dossier, on pouvait en avoir sur lui. Alors qu’il en ait sur elle, peu importait. Olivia s’empara de son verre et but une gorgée d’eau. Alors comme ça, il était potionniste, quelle bonne surprise ! Ils avaient finalement un sujet en commun. Elle était bien curieuse de connaître ses compétences dans le domaine. Mais il était probablement talentueux, c’était une matière extrêmement délicate. En fait, réalisa-t-elle, il faisait l’idiot mais était loin d’en être un. Quel petit comique.


«  C’est intéressant ça, moi aussi, les potions, c’est mon sujet de prédilection ! J’y suis plutôt douée, contrairement à ma bête noire qui sont les sortilèges, plaisanta-t-elle en tamponnant sa joue avec une serviette en papier, vous vous êtes spécialisé dans une catégorie de philtres ? Celle que j’aimerai bien réussir un jour, c’est le Felix Felicis, mais c’est à la limite de l’incessible tellement sa recette est méthodique et scrupuleuse. Quel est la plus difficile décoction que vous ayez faite ? »

Là pour le coup, l’aiglette n’avait pas la langue dans sa poche. Sans doute pourrait-il lui révéler quelques astuces, si brillant il l’était.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 14 Fév 2017 - 11:01


Elias nota l'expression figée d'Olivia. « Bah euh… Je vis principalement avec mon père quand ce n’est pas à Poudlard, et il rentre assez tard. Il est prospecteur pour Gringotts et les gobelins ne semblent pas saisir l’importance de la vie de famille. » Intéressant. La gamine semblait tout à coup perdre de sa superbe. Le sorcier la fixa de son regard bleu, intransigeant. « Du coup, le soir, je dîne en compagnie de l’elfe de maison qui n’a aucune conversation. Des fois, je téléphone à ma mère moldue mais elle est en mauvais termes avec la sorcellerie, alors les discussions tournent court. » De plus en plus intéressant.

Finalement cette gamine vivait toute seule avec un elfe. En somme ça expliquait son talent naturel pour jouer les pourries gâtées sans la moindre once de gêne. Personne lui avait appris. Mais Elias allait pas s'apitoyer. Il avait vécu pire. Vivre avec un elfe c'était quand même du luxe comparer à l'orphelinat en compagnie d'une bande de crétins qui parlent avec les poings. « Ça me change de dîner intimement avec quelqu’un. » Les dernière paroles de la jeune fille le tirèrent de ses pensées. Intimement. Dis comme ça ça sonnait bizarrement. Ils étaient pas intimes, fallait pas confondre. Qu'elle se fasse pas des histoires la gamine. Plantant son regard dans les pupilles d'Olivia, il leva une fourchette pour appuyer son propos. « Dis pas intime. On est pas intime. » Profitant qu'elle boive son verre d'eau il poursuivit. « Les potions et moi c'est intime. Toi et moi on est pas intime. Juste les potions. Et moi. »

« C’est intéressant ça, moi aussi, les potions, c’est mon sujet de prédilection ! J’y suis plutôt douée, contrairement à ma bête noire qui sont les sortilèges. Vous vous êtes spécialisé dans une catégorie de philtres ? Celle que j’aimerai bien réussir un jour, c’est le Felix Felicis, mais c’est à la limite de l’incessible tellement sa recette est méthodique et scrupuleuse. Quel est la plus difficile décoction que vous ayez faite ? » Oh la mais elle était pipelette d'un coup la bestiole ! Elias prit le temps de manger quelques légumes avec son poisson avant de s'lancer. « Felix... » Il mâchonna bruyamment. « Ben j'dirais que c'est p't-être bien celle là qui m'a donné le plus de mal hein... Enfin la première fois, parce qu'après c'est un coup à prendre. » A ne pas confondre avec un cou à pendre bien évidemment. « Et puis le Veritaserum aussi... oui, clairement. Très long à préparer, un mois entier ! »

Terminant son assiette de quelques coups de fourchettes, il reprit. « J'suis pas spécialisé hein. J'fais de tout, vraiment. Même des potions Tue-loup, très prisées dans certain milieu. Quoi qu'j'ai jamais eu l'occasion de rencontrer les véritables clients tu sais... les poilus là. » Il imita un pathétique loup, ses mains sur les côtés de sa bouche, les dents sortis. Il se réinstalla confortablement avant d'ajouter. « Mais j'comprend pas pourquoi les sortilèges sont ta bête noire. Tu fais un blocage à mon avis. J'ai bien vu comment tu galérais pour un simple Recurvite tout à l'heure. Faudrait voir à te détendre la miss ! En plus en potions t'en a besoin aussi, de t'détendre. Faut être minutieux. Si t'es nerveuse tu f'ra jamais rien de bon. En quoi que ce soit. » Et v'là l'conseil de bon papa. Elias se secoua et fit voltiger son assiette dans l'évier pour la faire mousser d'un coup de baguette aguerri avant de boire une longue rasade d'eau.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Ven 17 Fév 2017 - 0:05


À l’encontre sur ce quoi elle s’était attendue, Elias fut très attentif à ce qu’elle disait. Il n’avait, certes, pas encouragé son élan à devenir plus proches, refoulée comme une malpropre, mais il ne l’ignorait pas, c’était déjà ça de gagné. Mastiquant une bouchée de jardinière, ses traits se durcirent, en proie à une intense réflexion. « Felix… » marmonna-t-il en piquant une tranche de colin gratiné de sa fourchette, la salivation ruminante. « Ben j'dirais que c'est p't-être bien celle là qui m'a donné le plus de mal hein... Enfin la première fois, parce qu'après c'est un coup à prendre. Et puis le Veritaserum aussi... oui, clairement. Très long à préparer, un mois entier ! » C’était amusant de constater que le monsieur avait bien plus sué pour un philtre qui demandait une ère de lune alors que la chance liquide réclamait prés de la moitié d’une année. Cette anecdote lui rappelait à quel point il était difficile de devenir Animagus, compte tenu de toutes les conditions nécessaires. Et puis, rien que d’imaginer devoir passer trente interminables jours avec une feuille de mandragore sous la langue sans interruption… Cela donnait envie de vomir.

Ingurgitant sa dernière tige de brocoli, le sorcier réengagea la conversation, ses couverts entrecroisés dans l’assiette ;
« J'suis pas spécialisé hein. J'fais de tout, vraiment. Même des potions Tue-loup, très prisées dans certain milieu. Quoi qu'j'ai jamais eu l'occasion de rencontrer les véritables clients tu sais... les poilus là. » Il copia l’apparence d’un loup-garou en reproduisant leur dentition acérée de ses deux index. Olivia ne put s’empêcher de pouffer discrètement, un spasme lui secouant les épaules. Il était comique, à singer quelque chose dés qu’il ne parvenait pas à l’exprimer par des mots. Mais bon, pas sûr qu’il aurait aimer les rencontrer, on ne sait jamais sur quel tempérament il serait tombé. Elias se vautra plus aisément dans sa chaise, surement rassasié. « Mais j'comprend pas pourquoi les sortilèges sont ta bête noire. Tu fais un blocage à mon avis. J'ai bien vu comment tu galérais pour un simple Recurvite tout à l'heure. Faudrait voir à te détendre la miss ! En plus en potions t'en a besoin aussi, de t'détendre. Faut être minutieux. Si t'es nerveuse tu f'ra jamais rien de bon. En quoi que ce soit. » Meh, qu’est-ce qui lui faisait dire qu’elle n’était pas détendue, d’abord ? Oui bon, en enchantements et maléfices, elle était un peu anxieuse, mais c’est juste parce que l’échec amène à redouter l’échec. On se décourage, c’est normal. Mais, elle ne ployait pas, les potions, c’était son domaine pareillement, peut-être pourrait-ils s’échanger quelques conseils avisés… Surtout lui. Comme un parfait petit domestique, Elias fit papillonner son plat zébré de sauce jusqu’au robinet où un frottoir vint astiquer la céramique.

Olivia fronça le nez, mécontente. Et elle alors ? Alors comme ça, il ne débarrassait que ses affaires ? Rustre. Les poings serrés, l’adolescente se hissa en dehors de son siège, empoigna son écuelle et rejoignit l’évier où elle rinça le tout. Epoussetant ses mains humides sur son jupon, elle se déplaça en direction du sofa où son corps s’arc-bouta contre le dos du canapé. Ses jambes s’entrelacèrent en tailleur, les paumes appuyées et jointes contre ses mollets. Elle jeta un coup d’oeil au Serpentard, plongea un bras vis à vis de sa hanche et en sortit sa baguette qu’elle dévisagea sous tous ses aspects. Levant les yeux, elle sollicita son voisin ;
« En quoi est faite votre baguette ? La mienne, c’est du bois de cèdre, avec un cheveu de Vélane » Affirma la demoiselle d’une irritante suffisance. Elle marqua un temps de pause où l’extrémité du bâton tapota ses lèvres. « Vous voulez voir mon Patronus ? Ensuite, vous me montrerez le vôtre. »

Après s’être assurée que les volets des fenêtres ne laissaient aucunement place au voyeurisme, elle fit un moulinet de sa baguette en méditant sur un souvenir heureux, mais son patronus s’essouffla en quelques secondes. Bien, encore une fois, elle se tournait en ridicule devant Elias. Elle s’excusa ; « J’ai un peu de difficulté avec ce sort… » Les remémorations joyeuses n’étaient pas légions dans sa jeunesse. Et si elle essayait avec une réminiscence plus récente, comme lorsqu’elle a sincèrement ri dans l’ascenseur ? Cela pourrait marcher, elle avait été beaucoup divertie par la situation. Elle fit une nouvelle tentative, et pour son plus grand bonheur, une pie fluorescente jaillit d’une brume argentée. Elle voltigea étroitement entre les meubles, effleura du bout des plumes les mèches du sorcier, intimida brièvement Whisky en jacassant, s’agrippant à ses barreaux, puis s’évanouit en un battement d’ailes. La Serdaigle unit ses mains pour applaudir, ravie de son succès. « Et oui, une pie ! Je trouve que cet oiseau me correspond bien. » Elle balaya l’accoudoir du divan et tambourina du plat de la main la place à ses côtés. « Venez vous assoir, et tant que j’y pense… » Elle rangea sa baguette à sa ceinture et entretissa ses doigts pour y soutenir son menton, les coudes maintenus contre ses rotules ; « D’où venez-vous, vous ? Vous voyez toujours vos parents ? »
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Lun 20 Fév 2017 - 10:30


L'enfant gâtée faisait la moue. L'enfant gâtée fronçait du nez. Elle avait quoi encore l'Olive IA ? Elias la vit se l'ver laver sa petite vaisselle dans l'évier et pouffa sans retenue. Évidemment. Elle devait être habituée la gamine à ce qu'on lui baise les pieds et lui récure ses fonds d'chaudron. Surtout qu'elle savait pas l'faire de sa baguette la pauvre enfant ! Elle se dirigea ensuite vers le canapé du sorcier et se laissa glisser à son dos, dans la position du lotus. Elias leva les bras pour s'étirer et les laissa se croiser derrière sa nuque, écoutant palabrer la gamine de sa voix de crécelle.

« En quoi est faite votre baguette ? La mienne, c’est du bois de cèdre, avec un cheveu de Vélane... Vous voulez voir mon Patronus ? Ensuite, vous me montrerez le vôtre. » Et patati et patata. Voyant la pointe de la baguette s'agiter pour ne laisser échapper un qu'un maigre filet de fumée, Elias haussa un sourcil amusé. Mais plutôt que d'abandonner comme l'enfant gâtée qu'elle était, l'Olivia rebondit sur son échec pour retenter l'apparition du patronus. A la grande surprise du sorcier, qui se refusa à montrer ne serait-ce qu'une bribe de sourire, elle parvint avec brio à faire jaillir de sa baguette un oiseau qui vint batifoler un peu partout dans l'appartement. « Et oui, une pie ! Je trouve que cet oiseau me correspond bien. » Elias acquiesça vivement. « C'est clair... » On faisait pas pire comme oiseau niveau bruit. C'était du jacassement incessant. Au moins ça avait le mérite d'être un minimum intelligent.

« Venez vous assoir, et tant que j’y pense… D’où venez-vous, vous ? Vous voyez toujours vos parents ? » Sa baguette rangée, ses coudes appuyées contre ses genoux, elle avait ses grands yeux posés sur le sorcier, qui se sentait observé comme un animal en cage. « J'suis bien où j'suis. » Il étendit ses jambes sous la table pour appuyer son propos avant de poursuivre. « Et d'où j'viens ça t'concerne pas. » Il avait pas envie d'parler de ces parents qu'il avait jamais vu et qu'il verrait sans doute jamais. S'élevant d'un coup d'son siège, il présenta sa baguette à la jeune fille sur la paume d'une main, comme un artiste de cirque. « Chère enfant j'vous présente ma baguette Wampus ! Dôté d'un poil de chat du même nom et forgé dans du bois d'érable, oui m'dame. » Rien de tel qu'un changement de sujet rapide pour distraire l'assemblée. Agitant le bâton avec grâce, il se dégagea de la table pour avoir un peu plus d'espace. « Spero Patronum ! » # Le spectre argenté d'un chat Savannah s'échappa de la baguette pour aller gambader dans le salon. Il le laissa sauter sur les genoux d'Olivia avant de le faire disparaitre comme il était venu.

Elias s'inclina devant son public et rangea la baguette à sa poche. « C'était une production signée Elias, ce sera gratuit pour cette fois. » Il fronça un sourcil tout à coup. « Oh mais attend un peu voir ! Il se passe un truc bizarre ! » Il se laissa tomber au seul, mimant l'agonie d'un mourant entre deux râles éraillés. « Je n'sens plus mes jambes je... ! » Et il prit sa forme d'Animagus #, similaire à celle de son patronus. Puis il partit se frotter contre les jambes de la Serdaigle avant de lui pisser dessus, royalement. Il s'éloigna ensuite de quelques pas pour faire sa toilette.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Mer 22 Fév 2017 - 23:00


Nonchalant, le Serpentard refusa son invitation de se déplacer jusqu’au canapé pour la rejoindre. Le sourire d’Olivia se dissipa, un peu déçue et irritée. « J'suis bien où j'suis. » Se justifia Elias en élongeant ses pieds jusqu’à l’opposé de la table. Les bras croisés sous sa nuque et les yeux clos, il enchérit avec suffisance : « Et d'où j'viens ça t'concerne pas. ». Nouvelle contrariété pour cette pauvre Serdaigle. Alors qu’elle était penchée et attentive, son dos bascula en arrière et elle toisa son interlocuteur d’un petit air dédaigneux. Au regret de se répéter, quel rustre. Quel sinistre bouffon. Mais d’un coup, comme piqué au vif par un billywig, il bondit sur ses jambes et, brassant l’air de ses bras comme des manivelles, surement dans le but de singer un (pas si) élégant comédien, il arracha de sous sa veste sa propre baguette, révélée à plat dans l’une de ses mains telle un écrin.

« Chère enfant j'vous présente ma baguette Wampus ! Doté d'un poil de chat du même nom et forgé dans du bois d'érable, oui m’dame. » Un Wampus ? Il voulait dire, ce fameux chat hexapode aux faux aspects de panthère, à la frontière de l’invincibilité ? Olivia était impressionnée, Elias devait dissimuler une forte personnalité. Tourbillonnant adroitement la tige de son bâton, il exclama de manière théâtrale le sortilège du Patronus. « Spero Patronum ! » Un filament cristallin fusa de l’extrémité de la baguette, prenant peu à peu forme à la façon d’une encre diluée dans l’eau, et bientôt, un félin jaillit de la brume nébuleuse. Olivia ne sut de quel race il appartenait, elle nota seulement qu’il était plus grand que la plupart des chats qu’elle connaissait. En tout cas, l’animal ressemblait furieusement à un ocelot. Ou peut-être à un serval ? Le fauve vagabonda dans la pièce à vivre, s’élança sur le sofa pour atterrir sur les tendres cuisses de la jeune fille qui inspira silencieusement, et s’éclipsa d’un à-coup magique donné par le jeune homme. Olivia félicita le sorcier courbé en applaudissant délicatement dans ses mains, sans faire trop de bruits, mais elle était amusée. Mais soudainement, Elias porta une main vers sa poitrine, les traits confus. « Oh mais attend un peu voir ! Il se passe un truc bizarre ! » La petite élève tendit le cou, les paupières élargies, les doigts appuyés contre l’étoffe du divan.

«  Je n'sens plus mes jambes je... ! » Olivia valdingua de sa position pour se rapprocher de lui, mais en quelques secondes, et sous les exclamations paniqués de la brune, le corps du Serpentard se mut sous une autre apparence. Sidérée, Olivia tendit une main et souleva ce qui restait d’Elias, c’est à dire ses vêtements. Et au lieu du faciès d’un être humain, ce fut une frimousse de chat, identique au précédent Patronus, qui se dressa devant elle. Pendant quelques instants qui semblèrent interminables, Olivia se trouva un peu bête. Relâchant son emprise sur la chemise vide de son propriétaire, elle s’écria : « Mais vous êtes un Animagus ! ». Le chat flâna gentiment jusqu'à ses genoux genoux, et s’y frotta allègrement. Divertie, elle rit et porta une caresse affectueuse sur son pelage. « Vous m’aviez caché ça dites, c’est incroyable comme vous êtes plein de ressour… »

Non mais elle rêve. Non mais elle RÊVE ! Est-ce qu’il venait de jovialement lui uriner dessus ? Sérieusement ? Et dans le plus grand des calmes, il s’éloigna pour se lécher joyeusement les roupettes. Le terme de « S’en battre les c*uilles » n’avait jamais été aussi approprié. Laissée de marbre, la Serdaigle ricocha ses iris entre ses collants mouillés et le coupable. Elle serra les poings et une ombre survola son visage. D’une démarche assassine, elle éleva une jambe armée comme une batte et la plongea sauvagement dans le flanc de l’animal, qui valsa quelques mètres plus loin. Elle agrippa sa baguette qu’elle dégaina de colère de son fourreau et la pointa sur Elias. « Tu te fous encore de moi ? Je vais te faire passer le goût de la plaisanterie. Aguamenti ! » Un jet d’eau surpuissant réussi, probablement animé par sa fureur, imprégna le chat sans qu’elle ne puisse le laisser s’écarter ou s’échapper. Le félin, piégé entre quatre murs, n’allait pas tarder à se noyer dans ces conditions. Mais Olivia endigua le maléfice, sans détacher ses yeux de l’animagus. Elle se détourna de lui, marcha jusqu’à la limite de ses habits abandonnés et se pencha pour s’emparer de la baguette du sorcier. D’un rictus pervers et de loin, elle le nargua en la manipulant entre ses doigts. « C’est ta baguette ? » Interrogea la jeune fille, qui bien évidemment, soulignait l’évidence pour le faire enrager. Le manche maintenu entre tous ses doigts, elle commença à faire pression sur le bois, le sourire sur son minois évanoui. La tige se mit à très modiquement mais dangereusement se tordre. Elle interrompit son emprise et soutint le regard d’Elias.

« Comment justifieras-tu qu’une gamine ait pu briser ta baguette ? On va se moquer de toi. » Elle fronça du nez, outrecuidante. Elle épingla la Wampus d’une seule main et l’étudia. « Tu sais quoi ? J’vais la garder. Et ne t’avise pas de m’agresser pour la récupérer. Je suis p’tètre nulle en sortilège, mais même raté, un sort de découpe peut faire des dégâts. » Sa propre baguette braquée, elle glissa celle du sorcier sous sa robe. D’un mouvement de bras, elle indiqua une place assise. « T’inquiète pas, je vais te la rendre. Mais avant, on fait connaissance. » Elle-même s’inséra dans un siège, gardant son arme orienté vers le magicien. « Je répète ma question : d’où tu viens ? Qui sont tes parents ? » Insista la jeune fille, en usant d’un timbre explicitement niais, utilisé en général pour réconforter les enfants perdus.
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Dim 26 Fév 2017 - 20:18


Passées les exclamations de surprises et d'admiration fasse à l'inconditionnel talent du sorcier, l'Olive s'insurgea haut et fort d'avoir servi de litière à Elias. Celui-ci, eut-il été humain, aurait pouffé, royalement amusé. Mais sous sa forme de chat il se contenta de bouger la queue avec paresse, dardant sur elle un regard de profond j'm'en foutisme qui en disait long. Sa langue râpeuse occupée à caresser son poil avec langueur, il ne pu éviter le coup de talonnette que lui balança l'Aiglette au creux des reins, et poussa un feulement vif alors qu'il se retrouvait propulsé un mètre plus loin. ses griffes sortis, il était prêt à lui rentrer dedans. « Je vais te faire passer le goût de la plaisanterie. Aguamenti ! »

Il aurait pu éviter le jet d'un fougueux bond en avant s'il n'avait pas été sonné du coup de chaussure fringuant. Piégé au coin de son salon, l'eau le frappa avec violence et le vit se replier sur lui-même en peu de temps. Lorsqu'il releva la tête, Olivia était déjà à distance, un bâton familier entre les doigts. « C’est ta baguette ? » La gamine commença de ses mains à tordre l'outil, sous les yeux effarés du félin détrempé. Il miaula son mécontentement et aussitôt reprit forme humain sans faire cas de son bavardage de gamine insolente. Et bla et bla et bla, et qu'elle montre du doigt le canapé qui ne lui appartient pas, reine du pugilat. Elias grogna, et sans faire cas de sa nudité avancé, s'installa. Il aurait pu se jeter sur elle, user de la force pour reprendre le morceau de bois sans lequel il n'avait plus d'éclat. Mais il préférait la revanche comme un plat qui se mange froid. Alors pour l'heure, il ferait comme si c'était elle, la maîtresse du jeu. Bien entendu ça ne durerait pas. « Je répète ma question : d’où tu viens ? Qui sont tes parents ? »

Elias croisa les bras, garda les jambes étirés devant lui, l'air détendu de ceux qu'à déjà gagné. « T'es cruelle tu sais. Un Recurvite et t'étais plus tâchée. Mais non. Toi tu pousses ça jusqu'au point où j'vais juste t'en vouloir à vie. Pas maligne ma belle, vraiment pas maligne. Le coup que tu m'a filé, le jet d'eau, et maintenant ça, t'as aucun moyen de te rattraper. » Il lui lança un regard appuyé. Si elle s'était contenté de l'engueuler, de lui balancer un mini jet d'eau, il aurait rien dit. Mais là c'était la guerre, et il savait déjà qui aurait la médaille. « Mais comme ça a l'air de te tenir à coeur j'vais t'répondre Olivia. J'viens de Londres. Et mes parents j'sais pas qui ils sont. Satisfaite ? »

Il se leva subitement pour se servir un verre. Zéro lactose ce coup-ci, seulement une bonne dose de Whisky. De l'ambré dans un verre cambré, qu'il vida d'une traite, alléché. Il en servit un second attrapa son jean, qu'il enfila rapidement avant de retourner s'assoir dans le canapé. « Et maintenant sois pas sotte. Rends-moi ma baguette. T'as assez fais d'connerie j'crois. » Il ne la regarda pas en disant ça, et garda une voix égale, doucereuse. Si elle avait un brin d'intelligence, elle ferait ce qu'elle devait. Ou alors ses parents lui avaient jamais imposés de limites, et à ce stade il en serait sans doute pas surpris.
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Olivia Cordell
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Dim 5 Mar 2017 - 0:59


S’il y a bien une chose que la jeune fille ne remarqua pas immédiatement sous le coup du ressentiment, ce fut le fait que le sorcier ait repris forme humaine en étant nu comme un Veracrasse. Il avait pris docilement place sur le sofa, la posture décontractée, ce qui obligea Olivia à contourner des yeux le tableau phallique qui s’offrait à elle. Rougissante comme une pivoine, elle camoufla une partie de sa vue à l’aide de l’une de ses main, formée en oeillère. Les bras entrelacés, il exauça les voeux d’Olivia non sans une pointe d’amertume et de sommation. « T'es cruelle tu sais. Un Recurvite et t'étais plus tâchée. Mais non. Toi tu pousses ça jusqu'au point où j'vais juste t'en vouloir à vie. Pas maligne ma belle, vraiment pas maligne. Le coup que tu m'a filé, le jet d'eau, et maintenant ça, t'as aucun moyen de te rattraper. » Est-ce qu’il aspirait à l’effrayer, là ? Il pensait pouvoir l’intimider ? Le manque d’aperçu ne l’empêcha pas néanmoins de lui jeter un coup d’oeil assassin. Piquée dans son orgueil, elle leva haut et superbement le museau, les lèvres rehaussées.

Elias ne faillit pas à répondre à ses questions originelles.
« Mais comme ça a l'air de te tenir à coeur j'vais t'répondre Olivia. J'viens de Londres. Et mes parents j'sais pas qui ils sont. Satisfaite ? » La visée baissa son bras qui lui dissimulait la tenue d’Eve de l’homme, et le dévisagea. Il n’avait pas de parents ? Où essayait-il de l’attrister en lui servant de faux aveux pour que, de pitié, elle lui rende sa baguette. Mouais, non, ça n’aurait aucun rapport. Alors comme ça, le sorcier était orphelin. Que c’est triste. Non vraiment, c’était triste. Tamponnant sa propre baguette contre sa lippe inférieure, elle le vit se redresser sans sa permission (non mais oh), et s’abreuver de whisky. Il ne manquerait plus qu’il devienne agressif, si l’alcool l’influençait facilement. Et dieu merci, il se vêtit d’un pantalon pour ensuite regagner sa place. Sur un ton impartial mais qui se voulait menaçant, il lui requit sa baguette magique. En premier lieu, la réaction d’Olivia fut d’arquer un sourcil, les traits condescendants. Puis elle enfonça le clou en s’accoutumant plus infantilisante qu’à l’ordinaire. « Et pourquoi tu ne te re-transformerais pas en chat pour le mendier, ton stupide bâton ? » Siffla-t-elle entre ses dents en singeant les pattes félines suppliant de chaque coté de sa mâchoire, les yeux humides. La Serdaigle secoua ensuite sa tignasse brunâtre, saisit un élastique hors de la poche de sa jupe et se noua les cheveux en arrière, des mèches rebelles lui encadrant le visage. Penchée en avant, elle glissa un bras dans son dos et récupéra la précieuse baguette du potionniste qu’elle lui tendit. Grâce à un petit sursaut de coude, elle fit bondir la tige de bois en direction des cuisses d’Elias. Elle se cambra ensuite sur son siège en agrippant les côtés du dossier de sa poigne. « Bon, vous voyez, j’suis pas si méchante, se défendit-elle d’un timbre sirupeux, mais que je ne vous prenne pas à tenter un sortilège sur ma personne, ou je ne réponds plus de rien. »

C’était dommage d’en arriver là, mais au fond, elle ne le connaissait pas suffisamment pour lui faire entièrement confiance, même s’il l’avait gentiment nourri et accueilli (bon en fait, elle ne lui avait pas tant laissé le choix). Mais il restait un Serpentard, la maison des rusés, des rancuniers et des revanchards. Ennuyée et incapable de rester en place très longtemps lorsqu’elle était intriguée, Olivia fit quelques foulées à droite à gauche, errant dans le studio, car elle ignorait comment l’aborder à l’heure actuelle. Elle avait été si ingrate jusqu’ici. Elle revint sur ses pas, les poings serrés, se percha droite comme un « i » devant le sorcier et maintint ses poignets contre ses hanches. Le dominant de toute sa hauteur, elle entrouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, fuit son regard pour y revenir. On aurait dit qu’elle luttait contre sa bonne conscience. « Je m’excuse, d’accord ? »  Elle tambourina le sol du pied. « J’aurai pas du réagir aussi brutalement, mais vous l’avez cherché, vous ne faites absolument rien pour sympathiser avec moi ! » Son assurance se déroba si facilement que sa voix partit d’emblée dans l’aigu. Elle était blessée qu’il se désintéresse aussi aisément d’elle.  Elle n’avait pas le sentiment d’être écoutée. Olivia se mordit la babine et croisa ses poignets en scrutant son interlocuteur. Peut-être que lui aussi avait un problème pour s’exprimer. La jeune fille se détendit et ses épaules cédèrent. Elle le sonda plus sensiblement. « On est à peu près pareils, non ? » Elle n’était pas certaine qu’il saisisse le sens de sa phrase. Mais alors qu’elle poursuivait l’affection en temps normal, lui la repoussait. Au fond, tout deux étaient des inadaptés du social. Olivia, piégée dans cet étouffant silence, caressa ses avant-bras sans trop intervenir. Que pouvait-elle proposer pour leur changer les idées ?

Elle disparut dans le couloir et entra sans manière dans la chambre d’Elias, entrebâilla l’armoire, effleura des doigts la tranche des livres spécialisés en potion, puis, s’empara d’un volume qu’elle consulta jusqu’à s’interrompre sur le chapitre du philtre Tue-Loup. Il ne fut pas difficile à trouver si l’on savait déstructurer de mémoire, comme toute bonne Serdaigle digne de ce nom. L’ouvrage scindé au chapitre désiré, elle sautilla jusqu’à l’hôte de la maison et s’agenouilla à sa mesure en lui indiquant de l’index le titre de la mixture.
« Je peux vous suggérer de préparer une potion simple pour dissiper les tensions. Je peux être assidue quand je le veux. » Elle abandonna le livre aux pieds d’Elias, s’éclipsa quelques instants et revient les bras chargés d’ustensiles, comme des tubes à essais, des distillateurs, des éprouvettes ou des béchers. Et délicatement, elle les éparpilla sur la table à déjeuner.
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