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[Habitation] 8, Wicked Avenue
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Olivia Cordell
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Dim 5 Mar 2017 - 0:59


S’il y a bien une chose que la jeune fille ne remarqua pas immédiatement sous le coup du ressentiment, ce fut le fait que le sorcier ait repris forme humaine en étant nu comme un Veracrasse. Il avait pris docilement place sur le sofa, la posture décontractée, ce qui obligea Olivia à contourner des yeux le tableau phallique qui s’offrait à elle. Rougissante comme une pivoine, elle camoufla une partie de sa vue à l’aide de l’une de ses main, formée en oeillère. Les bras entrelacés, il exauça les voeux d’Olivia non sans une pointe d’amertume et de sommation. « T'es cruelle tu sais. Un Recurvite et t'étais plus tâchée. Mais non. Toi tu pousses ça jusqu'au point où j'vais juste t'en vouloir à vie. Pas maligne ma belle, vraiment pas maligne. Le coup que tu m'a filé, le jet d'eau, et maintenant ça, t'as aucun moyen de te rattraper. » Est-ce qu’il aspirait à l’effrayer, là ? Il pensait pouvoir l’intimider ? Le manque d’aperçu ne l’empêcha pas néanmoins de lui jeter un coup d’oeil assassin. Piquée dans son orgueil, elle leva haut et superbement le museau, les lèvres rehaussées.

Elias ne faillit pas à répondre à ses questions originelles.
« Mais comme ça a l'air de te tenir à coeur j'vais t'répondre Olivia. J'viens de Londres. Et mes parents j'sais pas qui ils sont. Satisfaite ? » La visée baissa son bras qui lui dissimulait la tenue d’Eve de l’homme, et le dévisagea. Il n’avait pas de parents ? Où essayait-il de l’attrister en lui servant de faux aveux pour que, de pitié, elle lui rende sa baguette. Mouais, non, ça n’aurait aucun rapport. Alors comme ça, le sorcier était orphelin. Que c’est triste. Non vraiment, c’était triste. Tamponnant sa propre baguette contre sa lippe inférieure, elle le vit se redresser sans sa permission (non mais oh), et s’abreuver de whisky. Il ne manquerait plus qu’il devienne agressif, si l’alcool l’influençait facilement. Et dieu merci, il se vêtit d’un pantalon pour ensuite regagner sa place. Sur un ton impartial mais qui se voulait menaçant, il lui requit sa baguette magique. En premier lieu, la réaction d’Olivia fut d’arquer un sourcil, les traits condescendants. Puis elle enfonça le clou en s’accoutumant plus infantilisante qu’à l’ordinaire. « Et pourquoi tu ne te re-transformerais pas en chat pour le mendier, ton stupide bâton ? » Siffla-t-elle entre ses dents en singeant les pattes félines suppliant de chaque coté de sa mâchoire, les yeux humides. La Serdaigle secoua ensuite sa tignasse brunâtre, saisit un élastique hors de la poche de sa jupe et se noua les cheveux en arrière, des mèches rebelles lui encadrant le visage. Penchée en avant, elle glissa un bras dans son dos et récupéra la précieuse baguette du potionniste qu’elle lui tendit. Grâce à un petit sursaut de coude, elle fit bondir la tige de bois en direction des cuisses d’Elias. Elle se cambra ensuite sur son siège en agrippant les côtés du dossier de sa poigne. « Bon, vous voyez, j’suis pas si méchante, se défendit-elle d’un timbre sirupeux, mais que je ne vous prenne pas à tenter un sortilège sur ma personne, ou je ne réponds plus de rien. »

C’était dommage d’en arriver là, mais au fond, elle ne le connaissait pas suffisamment pour lui faire entièrement confiance, même s’il l’avait gentiment nourri et accueilli (bon en fait, elle ne lui avait pas tant laissé le choix). Mais il restait un Serpentard, la maison des rusés, des rancuniers et des revanchards. Ennuyée et incapable de rester en place très longtemps lorsqu’elle était intriguée, Olivia fit quelques foulées à droite à gauche, errant dans le studio, car elle ignorait comment l’aborder à l’heure actuelle. Elle avait été si ingrate jusqu’ici. Elle revint sur ses pas, les poings serrés, se percha droite comme un « i » devant le sorcier et maintint ses poignets contre ses hanches. Le dominant de toute sa hauteur, elle entrouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, fuit son regard pour y revenir. On aurait dit qu’elle luttait contre sa bonne conscience. « Je m’excuse, d’accord ? »  Elle tambourina le sol du pied. « J’aurai pas du réagir aussi brutalement, mais vous l’avez cherché, vous ne faites absolument rien pour sympathiser avec moi ! » Son assurance se déroba si facilement que sa voix partit d’emblée dans l’aigu. Elle était blessée qu’il se désintéresse aussi aisément d’elle.  Elle n’avait pas le sentiment d’être écoutée. Olivia se mordit la babine et croisa ses poignets en scrutant son interlocuteur. Peut-être que lui aussi avait un problème pour s’exprimer. La jeune fille se détendit et ses épaules cédèrent. Elle le sonda plus sensiblement. « On est à peu près pareils, non ? » Elle n’était pas certaine qu’il saisisse le sens de sa phrase. Mais alors qu’elle poursuivait l’affection en temps normal, lui la repoussait. Au fond, tout deux étaient des inadaptés du social. Olivia, piégée dans cet étouffant silence, caressa ses avant-bras sans trop intervenir. Que pouvait-elle proposer pour leur changer les idées ?

Elle disparut dans le couloir et entra sans manière dans la chambre d’Elias, entrebâilla l’armoire, effleura des doigts la tranche des livres spécialisés en potion, puis, s’empara d’un volume qu’elle consulta jusqu’à s’interrompre sur le chapitre du philtre Tue-Loup. Il ne fut pas difficile à trouver si l’on savait déstructurer de mémoire, comme toute bonne Serdaigle digne de ce nom. L’ouvrage scindé au chapitre désiré, elle sautilla jusqu’à l’hôte de la maison et s’agenouilla à sa mesure en lui indiquant de l’index le titre de la mixture.
« Je peux vous suggérer de préparer une potion simple pour dissiper les tensions. Je peux être assidue quand je le veux. » Elle abandonna le livre aux pieds d’Elias, s’éclipsa quelques instants et revient les bras chargés d’ustensiles, comme des tubes à essais, des distillateurs, des éprouvettes ou des béchers. Et délicatement, elle les éparpilla sur la table à déjeuner.
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 7 Mar 2017 - 11:51


Elle faisait fière allure l'Olivia. Insolente, impudente même, il cru qu'il devrait en arriver aux mains. Jusqu'à ce qu'elle se décide finalement à s'incliner et à lui rendre sa baguette d'un geste habile. « Bon, vous voyez, j’suis pas si méchante. Mais que je ne vous prenne pas à tenter un sortilège sur ma personne, ou je ne réponds plus de rien. » Elias haussa un sourcil et étouffa un rire. Je ne répond plus de rien ! Elle se prenait pour qui la gamine ? Il mourrait d'envie de lui clouer le bec d'une formule bien sentie, juste pour la voir rougir jusqu'aux racines et la faire imploser. Mais il se retint pour deux raisons. D'abord, elle était jeune, ça valait pas le coup de se laisser aller à lui répondre comme un enfant. Et surtout, il avait vraiment la flemme de se lancer dans une dispute qui n'en finirait pas.

Ennuyé, Elias prit quelques gorgées de son ambrée tandis que la gamine faisait des foulées à droite à gauche. Elle lui donnait le tournis. Il allait d'ailleurs lui demander d'arrêter quand finalement elle se pointa devant lui, les mains sur les hanches. « Je m’excuse, d’accord ? J’aurai pas du réagir aussi brutalement, mais vous l’avez cherché, vous ne faites absolument rien pour sympathiser avec moi ! » S'il était surpris ? Honnêtement oui. Il s'attendait pas à entendre des excuses de la part de l'Aiglette. Après le tempérament qu'elle avait déployé, il s'imaginait pas qu'elle était du genre à s'incliner quand elle était en tort. C'était un truc que lui il aurait pas fait d'ailleurs, s'excuser. A l'entente de ses paroles donc il affiche un regard neutre, mais un sourire glissa sur ses lèvres. Il voyait bien que ça lui coûtait, qu'elle était gênée, qu'elle savait plus quoi dire. Croisement de doigt, pincement de lèvre, elle respirait le malaise. Pas si différente que ça finalement. « On est à peu près pareils, non ? »

Il avait envie de lui dire que non, qu'ils étaient pas du tout les même, qu'elle dégage et qu'elle remette plus les pieds chez lui. Mais en fait il se reconnaissait en elle quelque part. Dans son insolence, sa curiosité mal placée, son tempérament enflammé, enfantin, burlesque, dans son rapport avec les gens. Oui, elle comme lui, ils tapaient à côté. Ils shootaient dans les boîtes, et en fin de compte ils aimaient ça non ? Alors il soupira et lâcha un faible « Faut croire ouais... » avant de s'enfiler une énième gorgée d'ambrée. Olivia disparut de son champ de vision, et il entendit du bordel dans sa chambre. « Mais qu'est-ce que tu fais encore ? »

Elle revint une minute plus tard armé de son livre de potion. Il la regarda un sourcil haut, jeta un bref regard à la page sur laquelle elle s'était arrêtée. Il se retrouva finalement le grimoire à la main tandis qu'elle repartait dans sa chambre. Mal élevée cette gamine, c'était évident. La potion Tue-Loup. C'était un message ? Elle cachait une tonne de poils sous ses vêtements la petiote ? « Je peux vous suggérer de préparer une potion simple pour dissiper les tensions. Je peux être assidue quand je le veux. » Et v'là qu'elle s'en retournait armée de ses ustensiles de chimie mordue et qu'elle étalait tout sur son îlot de cuisine. « Stop ! » Il leva une main, la rejoignit en un instant et pointa du doigt les outillages.

« Trois choses ma belle. D'abord t'es chez moi, ici c'est ma maison donc si tu veux un truc tu demandes c'est clair ? On n'entre pas dans ma chambre comme dans un moulin. J'suis sûr que tu me laisserais pas faire ça chez toi. » Il ramassa les bechers et autres ustensiles inutiles qui trainaient et bras chargés fixa la gamine. « Deuxièmement ces trucs là sont pas des engins pour nous autres sorciers. Tu remarques rien ? Tu trouves que ça ressemble à un chaudron peut-être ? On est sur du haut de gamme de chimie moldue là, et t'as pas le droit d'y toucher. » Il avait payé cher pour ces trucs là, et il tenait pas à ce qu'elle lui patouille tout de ses dix doigts empotés. Il revint armé cette fois des bons éléments bien de chez eux et les posa sur la table.
« Et dernièrement j'accepte tes excuses, mais va falloir que tu m'expliques pourquoi tu veux faire cette potion là en particulier. Y a un truc que j'dois savoir ? » Il déposa le grimoire sur la table avec brutalité et la fixa avec intensité, attendant sa réponse avec grand intérêt.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Ven 17 Mar 2017 - 23:39


Accord pour LA

Son élan fut aussitôt coupé par l’intervention d’Elias qui s’interposa entre elle et les ustensiles de chimie. « Stop ! » Tonna-t-il, la main haut levée, puis l’index directif vers son bataclan. « Trois choses ma belle. D'abord t'es chez moi, ici c'est ma maison donc si tu veux un truc tu demandes c'est clair ? On n'entre pas dans ma chambre comme dans un moulin. J'suis sûr que tu me laisserais pas faire ça chez toi. » Il n’avait pas tort, pas sûre qu’elle l’inviterait à visiter sa piaule impudemment, et surtout à fureter dans sa bibliothèque farcie de romans mielleux. Un des vices cachés d’Olivia. A cette pensée, celle-ci s’empourpra discrètement, le regard en coin. « Deuxièmement ces trucs là sont pas des engins pour nous autres sorciers. Tu remarques rien ? Tu trouves que ça ressemble à un chaudron peut-être ? On est sur du haut de gamme de chimie moldue là, et t'as pas le droit d'y toucher. » Sur ces mots, il engloba l’assortiment dans le creux de ses bras pour les ré-aménager dans l’un de ses semainiers, et réapparut quelques minutes plus tard les mains chargées d’un épais chaudron, et autres instruments de potion. Elle avait voulu bien faire mais s’était magistralement plantée. Le matériel fut dispersé sur la table, et, alors qu’Olivia s’avançait pour emprunter quelques récipients, il suspendit son action par une ultime interrogation, le grimoire lourdement posé sur le meuble. Elle écarquilla les yeux, simultanément agacée et interloquée. Qu’est-ce qu’il voulait lui reprocher, encore ?

« Et dernièrement j'accepte tes excuses, mais va falloir que tu m'expliques pourquoi tu veux faire cette potion là en particulier. Y a un truc que j'dois savoir ? » A en croire ses yeux perçants, il s’imaginait des choses. Olivia arqua un sourcil, médusée, puis secoua la tête. « Non, pas du tout, rassure-toi, je n’ai rien d’un loup-garou. » Railla la jeune fille, qui pressentit la déception de son interlocuteur. Lui aussi devait être un fervent admirateur de tout ce qui pouvait sortir de l’ordinaire. Jusqu’ici, elle avait pu le constater, avec son amusante manière de s’exprimer. « Toujours est-il, amorça la Serdaigle, que nous avons étudié récemment cette potion en cours, et je n’ai pas su la réaliser dans le temps imparti. J’ai tourné dix-neuf fois dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre au lieu de vingt, et j’ai utilisé une des sépales au lieu des pétales d’Aconite. » Olivia porta l’ongle de son auriculaire à sa bouche et le mordilla d’embarras. Son coude lui, était soutenu au coeur de sa paume en concave. « C’était plus des étourderies qu’autre chose, je suis certaine de pouvoir réussir ce philtre. »

Elle attrapa le bottin pour y lire les premières indications de la recette. Pour commencer, le lieu de décoction devait se trouver à l’abri de la lumière directe du soleil. Par chance, la table à déjeuner d’Elias était partiellement dissimulée par le mobilier. Manipulant avec délicatesse le réchaud du chaudron, elle fit chauffer préalablement le cuivre. Elle porta un oeil à sa montre lui entourant le poignet. Il n’était pas loin de vingt-heures, ce qui lui permettrait de terminer l’une des étapes primordiales de la potion avant de songer à rentrer. Un pichet tenu dans sa poigne, elle le remplit d’un demi gallon d’eau qu’elle versa dans la petite marmite. Comme il était important de laisser frémir jusqu’à obtenir une faible ébullition, Olivia embrassa son menton entre ses deux paumes de mains, scrutant la surface de l’infusion, les coudes campés contre le bois de la table, et les genoux croisés. Toutefois, Elias la corrigea dans sa frénésie, lui-même animé par la fougue. "Mais qu’est-ce qu’elle fait, non mais qu’est-ce que tu fais ! » Il réduit le feu en tripotant la mise au point du fourneau. "Frémir tu saisis ? Pas saisir ! Enfin t’as compris non ? Non ? (Olivia hocha la tête de droite à gauche) Faut baisser ça là, c’est trop chaud, trop tout. Tu vas nous flamber le machin et nous le planter bien comme il faut pas. » « Pardon . » S’excusa la jeune fille, plus ou moins en proie à une légère somnolence. C’est qu’elle s’était bien fatiguée inutilement ces dernières heures, à s’exciter pour un rien. Elle réprima même un bâillement, mais sursauta en surprenant le son d’une sonnerie de téléphone qui découlait de l’une de ses poches.

Enfouissant ses doigts dans sa jupe, elle en sortit un téléphone portable palpitant, objet inconnu au bataillon de nombreux sorciers ignorants. Olivia mima une série de geste à l’adresse d’Elias pour s’excuser de son impolitesse et décrocha. Un fier sourire s’affichait sur ses lèvres. Elle ne connaissait qu’une seule personne capable de la contacter au travers d’un mobile. Léonie Drummer, sa mère moldue. Machinalement, Olivia pivota sur elle-même pour dévisager Elias sans vraiment le voir, à présent concentrée sur la discussion téléphonique.
« Bonsoir maman, tu vas bien ?…oh, tant mieux… mh… je suis chez une amie là, tu t’inquiétais ?… ah, c’est papa… oui… hm-mh… oui, je ne vais pas tarder… » Le sourire d’Olivia s’évanouissait à vue d’oeil tandis que ses sourcils se fronçaient peu à peu. Elle piqua soudainement un fard. Non seulement ce qu’elle entendait au combiné ne lui plaisait guère, mais en plus, le sorcier s’amusait à reproduire des grimaces pour la déconcentrer. « J’entends une voix derrière toi, tu n’es pas toute seule ?… oh, une connaissance… mais, qui c’est ?… mmh… je vois… ouais… et tu n’as rien d’autre à me raconter ? Interrogea Olivia avec un brin d’espoir dans le timbre, ah… t’es un peu occupée… c’est pas grave. Tu me rappelles bientôt ? D’accord. Bon, bah, à une prochaine alors. Bisous. » Puis elle rompit l’appel. Indépendamment de sa volonté, un soupir rauque s’échappa de ses lèvres. Durant le cours de ces quelques minutes, ses pupilles ne quittèrent pas l’écran noir du téléphone. Elle regagna ensuite sa place près du chaudron dont le liquide bouillonnait faiblement. Devant ses yeux trônait une fleur d’Aconite qu’elle effeuilla pour récupérer les dix pétales, prenant soin de ne pas se tromper cette fois. Mais elle se sentait désormais, moins motivée et préoccupée. C’était quoi cette voix masculine, qu’elle avait entendu au travers du combiné ? Olivia coupa le gaz du réchaud. « Mon père ne savait pas où j’étais, alors il a demandé à ma mère de me contacter puisqu’il ne sait pas se servir d’un téléphone portable. » La pierre de soleil chuta lourdement dans le fond de la marmite en son centre. « Et donc toi brave petite, tu les rassures en leur disant exactement où tu es, hein. » Serina Elias d'un air malicieux. À ces mots, Olivia fronça du nez, les yeux mi-clos. On faisait de l'esprit ?...

« Mais alors, qui s’est occupé de toi ? Releva tout naturellement Olivia en lorgnant sur le Serpentard, la joue jouxtée à son poing replié, t’avait plus de parents, t’as pas de frères ou de soeurs ? Comment tu t’es débrouillé dans la vie ? »
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 28 Mar 2017 - 12:02


Ils se battaient comme chien et chat depuis leur rencontre, aussi Elias fut étonné d'apprendre que non, la demoiselle n'était pas louve. Ç'eut été poilant tout de même. Pis fort intéressant. Il aurait étudier son comportement, en bon savant ! « ...nous avons étudié récemment cette potion en cours, et je n’ai pas su la réaliser dans le temps imparti. J’ai tourné dix-neuf fois dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre au lieu de vingt, et j’ai utilisé une des sépales au lieu des pétales d’Aconite. » Elias poussa une exclamation, choqué de cette inattention. « Une sépale ! La base c'est quand même une lecture assidue des ingrédients ! Quelle calamité tu fais... » « C’était plus des étourderies qu’autre chose, je suis certaine de pouvoir réussir ce philtre. » Certes. Restait à le prouver.

Elias partit chercher ses composants, bien à l'abri dans sa chambrée, tandis qu'en cuisine la demoiselle s'affairait. Le chaudron déposé sur le feu voyait légèrement buller son eau en tout joyeuseté. Il se mit à broyer les pétales d'aconit tout en sifflotant avec enthousiasme. Il remarqua alors que les flammes léchaient les bords de leur décoction sans que la Serdaigle n'ait la moindre réaction. « Mais qu’est-ce qu’elle fait, non mais qu’est-ce que tu fais ! » Il diminua le brasier d'un coup de baguette. « Frémir tu saisis ? Pas saisir ! Enfin t’as compris non ? Non ? » Olivia secoua la tête à la négative. Il repris sur un ton paternaliste. « Faut baisser ça là, c’est trop chaud, trop tout. Tu vas nous flamber le machin et nous le planter bien comme il faut pas. » C'était avec de tels sottises qu'on passait d'une potion exquise à une flotte de mauvaise marchandise ! « Pardon. » Elle avait l'air ensommeillé madame la marquise. Elias tiqua, agacé. C'était pourtant son idée non ?

C'est alors qu'une sonnerie retentit au coeur de l'appartement, faisant sursauter le sorcier. Il faillit en perdre son sang de paresseux et jura dans sa barbe. Le téléphone. Madame recevait un coup de fil. Il commençait à comprendre d'où venait ces étourderies ! Quand on faisait des potions, il fallait être assidu, tout à sa tâche, quelque soit le temps qu'elle prendrait. Il allait de soi qu'un appareil moldu comme le téléphone devait être éteint... A ce stade ce n'était même plus de l'étourderie, c'était de l'insolence ! Bougon, Elias reprit sa tâche, ignorant la jeune femme qui piaillait en arrière-plan. « ah, c’est papa… oui… » Fille à son papa« ...pas tarder… Ben et ta potion gamine ? Elle s'en fichait pas mal apparemment. Elle allait payer pour les composants qu'elle lui avait fait sortir ou bien ? « ...me rappelles bientôt ? » Elias répéta ses mots à voix basses, singeant la jeune femme de la pire des façons. « Bisouuuus ! » Il chuchota le mot avec toute la moquerie dont il était capable avant de glisser un oeil sur Olivia, qui venait de raccrocher et s'affairait à effeuiller une fleur d'aconit.

« Arrête ! J'ai déjà broyer ce qu'il fallait, laisse ça ! C'est mes réserves enfin ! » Il lui arracha le composant des mains pour le remettre de côté, la foudroyant du regard pour son inattention. « Mon père ne savait pas où j’étais, alors il a demandé à ma mère de me contacter puisqu’il ne sait pas se servir d’un téléphone portable. » « Et donc toi brave petite, tu les rassures en leur disant exactement où tu es, hein. » Il avait bien entendu son mensonge, et il n'aurait manqué pour rien au monde de le lui souligner. « Mais alors, qui s’est occupé de toi ? T’avait plus de parents, t’as pas de frères ou de soeurs ? Comment tu t’es débrouillé dans la vie ? » Mais elle arrêtait jamais ? Elias poussa un soupir agacé. Le chaudron était de côté, à refroidir, il avait broyé l'aconit, coupé le rhizome de tumescine, y avait plus rien à faire pour les trois heures qui suivaient. Il se servit un nouveau verre d'ambré et y trempa ses lèvres en douceur. « Y a un truc génial qui existe pour les enfants qui ont pas de parents. Ça s'appelle l'orphelinat ! » Il reposa bruyamment le contenant sur le comptoir avant de reprendre. « Mais dis moi gamine, ton père il sait pas utiliser un téléphone ? » Détourner le sujet, c'était le mieux qu'il puisse faire. Et de loin.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mer 21 Mar 2018 - 21:15


Happy Birthday Kotenfeu d'amour


C'était le cinquième jour de Septembre, et en vu de l'évènement de grande envergure qui allait se jouer dans les heures à suivre, l'Elias s'était grandement appliqué. L'appartement avait été apprêté comme ce doit pour l'ingénue qui allait y mettre le pied. Parce qu'il voulait qu'elle puisse y mettre les deux, de pieds. Sans chipoter. Il avait implanté un large bouquet de fleurs à la senteur tropicale à son entrée, déjà qu'elle puisse s'y sentir un peu au grand air. Et pis il avait coloré ses murs.

Mais attention, il avait fait ça bien ! C'était son pote Loupé, un mec qui contrairement à ce que son nom indique ne se loupait jamais, qu'était venu graffer sur ses hauts remparts blancs. Il lui avait fait de l'art, du vrai, des visages multicolores aux formes remarquables. A certains endroits, il avait dépeint des plantes, et même un arbre entier, tout à côté de son canapé. Ça claquait. Elias s'était même dit qu'il garderait tout ça, parce que c'était beaucoup trop beau. Il espérait que cette touche de style ferait plaisir à la Mokeuse. Qu'elle apprécierait l'art rebelle qui était son coup de coeur du monde moldu et que l'on voyait plus souvent dans les rues qu'au sein d'appartements flambants neufs.

Mais surtout, l'Elias avait préparé de quoi faire des sushis. Il avait pas préparé les sushis eux-même, ça nan. Il voulait les faire avec Kohane, parce que c'était ça la partie marrante de manger des sushis. Pis il était sûr de bien se marrer, pour peu que Klaus décide qu'il était fan de poisson cru enroulé dans du riz. Est-ce que Klaus aimait les sushis ? Ça, c'était la vraie question en suspend. Du reste, Elias n'avait rien laissé au hasard. Sa playlist était déjà en route, et un doux rock balançait l'atmosphère sur un rythme pépère, comme il aimait.

En attendant la venue de l'invitée d'honneur, Elias s'agitait sur le tube avec nonchalance, vêtue sobrement, décontracté au possible. Il espérait que le cadeau qu'il avait préparé pour la demoiselle lui siérait. Qu'elle en bondirait de joie même. Il l'avait dissimulé à la vue de tout visiteur, au fin fond de son armoire. Et il avait déjà prévu à la seconde près la manière qu'il aurait de le lui présenter.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 23 Mar 2018 - 0:06




Flash-back ; Kohane a 18 ans.
LA d'Elias-chou ♥


Temps d'automne. Un peu grisâtre. Pas de pluie, pas encore. Mais ça ne saurait tarder. Nous sommes en Grande-Bretagne, voyons !
Depuis plusieurs semaines, partout, ça respire la rentrée. Les Moldus écument les centres commercieux. Les sorciers s'agitent sur le Chemin de Traverse pour les derniers achats. Oui. Quand sonnera le premier jour de septembre, tous savent qu'il sera temps de sauter dans leur uniforme de perfait écolier et écolière pour attaquer une nouvelle année.
Nous sommes le 5.
Je suppose que le Poudlard Express est parti depuis quelques jours. Pour transporter ses élèves jusqu'au majestueux château.
Ce qui est étrange, c'est que je ne sois pas du voyage.
Et que je ne sois en direction d'aucune autre école.
Eh oui. Finies les études pour moi ! Septième années, Aspic décrochées je ne sais comment -un miracle du Sort, sans doute, vu mon assiduité à suivre les cours cette dernière année ; pour rattraper les nuits d'insomnies, fallait bien que je somnole en classe ! J'ai tourné le dos au château, bye-bye et presque merci. Je m'en suis allée. Vers un autre Destin, un autre Avenir.
Il serait hypocrite de ma part d'affirmer que ce Destin était un total inconnu, une surprise entière à dévorer à chaque pas. Non, je savais déjà que beaucoup de choses étaient prévues et allaient baliser mes encore quelques années de vie. Comme un travail permanent aux Trois Balais ou un mariage qui pend au nez.

Là, en ce 5 septembre, je sais que ce chemin reste toujours tracé. Je ne fais qu'avancer sur un fil qui n'est pas entièrement de moi, de ma volonté propre.
Mes anniversaires, je n'ai pas très envie de les compter.
Je ne dois pas avoir vraiment envie de grandir.
Pourtant, il y a bien une chose que je ne peux refuser : l'invitation d'un Mokeur. D'autant qu'il est temps que Klaus le retrouve. C'est la garde alternée qui veut ça, que voulez vous !
J'ai donc averti mes parents : ce soir, je disparais. Pas question d'un anniversaire en famille ; ce sera avec un ami -un vieux au coeur d'enfant comme je les aime.
Pour une fois, je fais un peu un effort sur la tenue. Une robe simple aux tons améthyste ceinturée sous la poitrine, une petite veste accordée. Je m'autorise même à me passer un coup de brosse et nouer mes cheveux dans un ruban de même couleur de la robe.
J'suis prête !
Klaus, Klaus, où es-tu ? Ah. Le voilà, perché sur une commode, en train de guetter. Sans bouger. Bon, viens, on y va !
Se saisir du petit Moke qui ne bronche pas -il ne dit jamais rien-, le glisser délicatement dans mon sac en bandoulière et s'échapper telle une ombre du pavillon familial.
Elias m'a donné l'adresse avec son petit parchemin d'invitation. Wicked avenue. Evidemment, je me suis renseignée avant pour savoir comment y aller. Je ne suis pas une pro en orientation, mais avec un plan, disons que j'arrive à m'en sortir. Oui, je tiens à y aller avec les moyens du bord plutôt qu'en trasplanage parce que c'est vachement plus cool de ressentir toutes les étapes du voyage. D'autant que l'Elias habite Londres, lui aussi, même ville, plus de facilités. Puis comme ça, en jetant un coup d'oeil hors du sac, Klaus pourra voir la ville alors que je marcherai.

Je vais donc sur mes p'tites jambes.
Et de métro en bus. Coincée entre des Moldus divers et variés. J'avance dans cette foule de gens. Qui vont, viennent, se rassemblent sur des rames avant de se disperser une fois la sortie sur l'air libre arrivée.
J'ai mon itinéraire en tête ; je ne devrais pas me perdre. Normalement.
Je sens remuer un peu dans mon sac et la petit tête Mokienne de Klaus apparaît. Il a l'air blasé. Mais beaucoup trop adorable.

-Ouais, tu vas retrouver Elias, je lui annonce avec un large sourire.

Pas sûr qu'il me comprenne.
Ni qu'il ait conscience de ce qu'implique ma phrase.
Néanmoins, je continue.

-En plus, il m'a invitée. Parce que c'est mon anniversaire. J'suis contente. Je pense que ça va être bien. Après tout, l'est un Mokeur en herbe !

Et bim.
Me voilà devant le numéro 8.
Par-fait. Me suis même pas perdue !
Avec un sourire tout content, je m'engouffre dans le bâtiment. Klaus semble avoir décidé de c'était le moment de disparaître de nouveau dans le sac.
Toc toc toc
A travers la porte, me parvient, un peu en sourdine, une musique. Oh. L'Elias semble avoir préparé le terrain ! J'ai hâte. Puis ça fait un p'tit moment que je ne l'ai pas vu. Depuis que Klaus est revenu chez moi, je pense. Ca fait toujours plaisir de revoir un Mokeur.
La porte s'ouvre.
Sur le visage bien connu.

-Salut !

Un bonjour plein d'entrain, parce que c'est ce qu'il faut, ce soir.
Avec une présence aux ondes si positives, on ne peut que sourire.
L'Elias m'invite à entrer dans son chez-lui. Sans me faire prier, j'obtempère. Mes yeux accrochent en premier le mur. Ca pète et ça éclate de couleurs qui font chaud au cœur. Bien loin du noir, du blanc, du gris, des sourires ternes et factices. Non. Avec l'Elias, c'est du vrai, du réel, du sincère, du spontané.

-T'as une superbe déco, dis donc !

Ouvrant totalement mon sac, je fais venir Klaus qui vient rapidement se nicher au creux de mes mains.
Il regarde avec attention son environnement, alors que je lève les bras pour qu'il soit bien visible.

-Il avait hâte de te voir.

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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Sam 24 Mar 2018 - 11:29


Viens on écoute de la musique
LA mutuel accordés.


Ça met pas longtemps avant que l'invitée d'honneur ne point le bout de son nez enfantin. Il la voit en bas de la rue, et tout excité il augmente un peu le volume de la sono avant de se diriger vers la porte. Il abaisse la poignée sitôt le pas de la jeune femme arrêté derrière et l'ouvre bien grand pour l'accueillir ce que de droit. Salut ! Saluuuuuut ! Il s'écarte pour la laisser découvrir son intérieur, un sourire jouasse planté sur le visage. T'as une superbe déco, dis donc ! Héhé, merci ! C'est une commande spéciale, j'ai pensé que tu aimerais quelques notes de couleurs ! Le sac de la demoiselle est rapidement descellé pour laisser passer une tête familière. Il avait hâte de te voir. Klaus ! Le sorcier tendit les doigts vers l'adorable créature pour lui gratouiller la cuirasse. Salut bonhomme ! Je peux ? Il attrapa le Moke d'un geste habile et le déposa sur son épaule. Instantanément, Klaus vint se loger contre son cou. Tu vois ce que je te disais ? Il fait ça tout le temps !

La playlist passa au second morceau, et Elias vint placer ses deux mains sur les yeux de Kohane. Et à présent ma chère, laisse moi te faire découvrir ton premier cadeau. Il la pilota vers le salon et l'arrêta pile en face de la table de travail avant de révéler magistralement sa préparation sushiesque. Tadaaaaa ! J'espère que t'aime le riz et le poisson cru ! Tu connais pas les sushis si je me rappelle bien... alors v'là que les sushis viennent à toi ! Joyeux anniversaire ! Parce que les sushis, c'était quand même plus funky qu'un simple gâteau au chocolat. Pas qu'il ait pas de dit gâteau, fallait quand même pas le prendre pour un pigeon, mais il préférait largement commencer par un roulage de sushis en bonne et due forme. Il avait tout prévu, du Wasabi au gingembre, en passant par les avocats tout précoupés dans une assiette. Bon, j'ai autre chose pour toi, mais t'y aura droit plus tard. Quand t'aura réussi à faire ton premier sushi. C'est ton baptème de l'air, enfin ton baptème de l'océan vu que c'est du poisson. Tu m'as comprise.

Il s'activa et sortit du frigo sa bouteille de champagne, qu'il sabra de façon qu'il espéra spectaculaire avant d'en verser dans deux flutes prévues à cette effet. Il glissa un verre dans la douce main de sa Kohane et trinqua avec elle, l'oeil aussi pétillant que le liquide rosé. A toi, à nous, à Klaus ! Et il laissa couler le breuvage dans sa bouche, se délectant des bulles sur sa langue. Tu vas bien la Mokeuse ? Dis tu crois que Klaus aime le champagne ? Il leva sa flûte pour présenter le liquide à la créature, qui la renifla doucement. Ses petites pattes serraient l'épaule du sorcier, qui se sentait de très belle humeur. Y avait la Kohane dans son chez lui, et déjà ça semblait plus sympathique. Elle rayonnait, de son air de rêveuse. Dire qu'il avait failli tuer Klaus le jour de leur rencontre. Que serait-il advenu alors ? Kohane l'aurait sans doute détesté. Bien qu'il soit difficile de l'imaginer détester quelqu'un. Comment était la Kohane en colère ? Il ne le savait pas, et n'avait pas franchement envie de le savoir.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 1 Avr 2018 - 1:58




Elias dégage toujours cette même énergie que je lui connais depuis la première fois qu'on s'est rencontrés. Dire que cette rencontre aurait pu mal finir dans le sang et les larmes s'il n'avait pas eu assez de cœur pour m'indiquer, après de grands efforts, la cachette de Klaus qu'il comptait tuer. Au lieu de cela, c'est sur une belle amitié et une garde alternée que s'est terminée cette impromptue entrevue. Et, je dois bien avouer, l'Elias, c'est quand même une bête super cool.
De son ton enjoué, il m'apprend que son mur, c'est une commande spéciale. Je me sens touchée quand il me dit avoir pensé que quelques notes de couleur de plairaient.
Vient ensuite le moment de lâcher la bête. Lâcher le fauve.
C'est-à-dire sortir Klaus de sa cachette.
Comme bien souvent, il ne prend pas peur. Puis il est habitué à Elias, à force. On sent que tous les deux ont leurs habitudes ensemble car voici que le bonhomme se saisit du petit animal et hop, ni une ni deux ce dernier se niche sur son épaule, au creux de son cou.
Un rire attendri de ma part. Il ne plaisantait pas, l'Elias, quand il me décrivait Klaus et ses petites habitudes ! C'est amusant : c'est depuis que mon p'tit lézard est en mi-temps chez le potioniste que je le découvre sous de nouvelles facettes auxquelles je n'avais jamais vraiment fait attention.

Allons, finies les retrouvailles, les choses sérieuses vont pouvoir commencer !
Elias prend bien soin de m'occulter la vue et me guide. Je cale mon pas sur son rythme, confiance. Le Mokeur ne me ferait jamais de mal, s'il y a bien un être de confiance dans ce monde, c'est lui.
Et d'un coup
Tada !
Une table, des aliments, le début d'une réalité jusque là floue. Certes, il a déjà évoqué les suhis devant moi. Mais je n'en ai jamais mangé. Apparemment, aujourd'hui sera une première.
Un sourire ravi sur mes lèvres. C'est le plus beau des cadeaux que de me faire découvrir un nouveau plat, me faire décoller vers un nouveau pays où je ne suis jamais allée.
En plus, il paraît qu'on va les faire nous-même.
Roh, un cours de cuisine !

-J'espère être à la hauteur, je lâche dans un murmure, tout en fixant les ingrédients soigneusement préparés.



Temps de se réjouir ensemble autour d'un verre. Elias a prévu le champagne. Après l'avoir sabré tout en beauté, il nous verse une coupe chacun d'un liquide mousseux à souhait.
Trinquer.
A lui.
A moi.
A Klaus.
Ce petit et adorable Klaus qui a fait le lien entre nous. Qui a mené à notre rencontre. A notre lien. A notre amitié. La gamine de dix-sept piges et le grand enfant d'une trentaine d'années.
C'est amusant : ça ne fait pas si longtemps, tout ça. Pourtant, j'ai l'impression qu'on se connaît depuis toute notre vie. Et que Klaus a toujours été là alors qu'en vérité, ça ne fait que deux ou trois ans que je l'ai trouvé, errant dans Pré-au-lard, que j'ai décidé de le recueillir parce qu'il était mimi et tout tranquille.
Le temps est un bien traître ami, les enfants.
La question qu'Elias soulève m'interroge subitement beaucoup : c'est vrai, ça, est-ce que le Moke aime le champagne ? Jusque là, il a été au régime à l'eau. Mais peut-être n'est-il pas contre autre chose ? Après tout, c'est jour de fête !
Un petit test s'impose.
Je m'approche de l'animal, toujours perché sur l'épaule du potioniste. Tendre le verre avec un sourire encourageant. Klaus vient voir. Son cou se tire, sa tête s'introduit dans le verre tendu et légèrement penché en avant.
Suspense.
Retenez votre souffle !
Coup d'oeil silencieux à Elias.
Et Klaus renifle. Sort la langue. Merlin, ça y est, il goûte ! Et

Ressort la tête du verre avant de se nicher de nouveau contre le coup de son propriétaire à temps partiel.
Bon.
Ca paraît assez clair, je pense.
Ramenant mon verre vers moi -boire une gorgée- je fais un petit haussement d'épaules amusé :

-Il n'a pas l'air très fan du breuvage. Je l'ai peut-être trop habitué à l'eau ? C'est qu'il est un Moke sobre ! Pas de risque qu'il se ramène avec une bouteille d'alcool dans les poches.

Boire, encore une gorgée.
Je me sens bien.
Je me sens
heureuse
Et je peux l'avouer, et je peux me le dire.
C'est une belle soirée. Parce qu'Elias a toujours des ondes positives. Parce que c'est mon anniversaire. Et qu'il me le souhaite mieux que quiconque.

-Sinon, écoute, je pense que ça va plutôt bien. Ca me fait juste bizarre d'être septembre et ne pas être à Poudlard... il paraît que j'ai grandi. Enfin... c'est ce que disent les autres.

Un petit rire qui s'échappe des lèvres.
Le fil qui glisse entre les dents pour se répandre dans toute la cuisine.

-C'est quand même flippant, mettre un pied dans le monde adulte, j'ajoute dans un murmure pensif.

Machinalement, mes dents viennent se cogner contre le rebord de la coupe.
Alors que je réfléchis.
Etre adulte.
J'suis majeure depuis un an chez les sorciers. Depuis maintenant chez les Moldus. Dans trois ans pour la majorité internationale. Mais je ne me sens absolument pas comme telle.
Ca veut dire quoi.
Etre adulte ?
Une question de chiffre et d'âge ?
Je sens que je m'embrouille toute seule et ce n'est pas la soirée pour s'embrouiller !
Je braque de nouveau mon attention sur Elias :

-Et toi, le Mokeur, comment te portes-tu ?

Ton enthousiaste.
Joie en creux.
Energie débordante.
Pour une fois

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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 10 Avr 2018 - 12:35


Hippozic, hihi


Y a ce retroussement du museau, caractéristique du Naaaah j'aime paaaaas que les gamins te sortent à la vue d'un pauvre artichaut au fond de leur assiette. La preuve est irréfutable, le regard implacable, la décision irrévocable. Klaus est pas très champagne. Peut-être bien que c'est les bulles, parce que les bulles ça en arrête plus d'un. Ça y fait picoter la langue, tourner la tête, et vibrer le sang. L'est pas bête le Moke. Qu'à cela ne tienne, Elias embraye sur une longue gorgée dorée tout en écoutant la douce voix de la Mokeuse. Qu'elle a grandit, elle dit. Qu'elle est à Dulte, et plus à Poudlard. Dulte c'est un monde que Elias il a décidé de jamais connaître, parce qu'à Dulte on s'enjaille pas des masses de la vie. Je pense que grandir on le fait tout le temps, mais qu'au fond on reste quand même des enfants. Enfin faudrait le rester, moi j'essaye de le rester. A Dulte on se fait vite [Sacrebleu ! Langage !] tu vois ? Alors que là ! Il étendit une main sur le plan de travail tout garnit pour l'occasion.

On va tailler du sushi ! Et ça c'est un truc fun !Quant à savoir comment il se portait, ben généralement c'était sur ses deux jambes. Parfois c'était sur un fauteuil, ou son bon canapé. Son lit aussi. Il se faisait porter par pas mal de trucs. Mentalement c'était une autre paire de manches. Il était porté par rien dans sa tête. Il butinait d'une fleur sur l'autre comme une abeille, et balançait sa verve à qui mieux mieux sans plus réfléchir aux conséquences. Il prenait la vie à bras le corps comme qu'on disait, et ça lui allait pas si mal. Quoi que dernièrement, y avait un brin de changement dans l'air. Je vais peut-être me lancer dans l'enseignement ! L'avait même entamé des démarches, des petits cours de ci de là dans les campagnes. Dans les potions tu vois ? Je sais pas si je serais un bon prof franchement, mais j'ai envie... Il la regarda avec malice. J'ai envie de retourner à Poudlard. Retrouver la magie du château ! C'est bête que tu le quitte tu vois ?

Il passa d'un coup d'un seul derrière son plan de travail, déposant au passage le mini-Moke en plein centre, entre les saladiers. M'enfin j'peux te faire un cours quand même ! Un cours de sushis ! Tu vas a-do-rer ! Sa coupe de champagne délaissée sur son comptoir, il entame une présentation en bonne et due forme de Kohane aux ingrédients. Très chère Mokeuse, tu as devant toi tout ce qu'il faut pour rouler du sushi, et du bon ! Du riz ! Il passa une main dans la gamelle de granulés ronds. Qu'il va falloir cuire évidemment... Il pointa du doigt chaque élément qu'Ail énuméra ensuite, tout content.

Pis du poisson ! Du poisson, et encore du poisson ! Tu sais je suis allé chez un bon poissonnier en plus, ils sont tout frais ! Tu vois y a du saumon, du thon, des algues en pagaille, de l'avocat, du concombre, des jolies carottes, un sacré paquet de gingembre, du soja, du wasabi, du... Il s'arrêta tout net pour aller ouvrir en grand ses placards.Bon pis j'suis équipé niveau épice si tu veux qu'on s'amuse hein ! Bref, y a de quoi faire. T'es partante hein ? La musique prit un nouveau rythme, assez rapide, qui l'enthousiasma encore plus, et il attrapa Klaus qui venait de tenter de piquer une léchouille de saumon. Hep, hep, hep ! T'as vu comme il essaye ? Un véritable explorateur !
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 6 Mai 2018 - 19:51




Quelques phrases sur cette destination -Dulte- où on rigole quand même sacrément moins qu'ailleurs. Et je ne peux qu'être d'accord avec ces propos. C'est sûr que là bas, ça a l'air vachement plus sérieux. Et je pense qu'on peut grandir sans avoir besoin de s'y rendre. Ou, en tout cas, ne pas s'y attarder. Vous imaginez, si on finissait par prendre les tics de langage des personnes de là-bas ?! Et les habitudes, et les façons de penser ! Merlin, quelle horreur !
Ouais, Dulte, faut éviter le plus possible.
Et à la place,
Poisson frais, riz... sushi !
Le plus beau cadeau qu'on puisse me faire. Après en avoir tant entendu parler mais n'en avoir jamais goûté. Puis Elias assure que c'est un truc fun. Connaissant le Mokeur, c'est que ça doit vraiment l'être. J'espère juste que je vais y arriver. Comme je n'ai jamais fait ça... Je ne travaille pas dans un bar spécialisé en la matière. Puis chez moi, mes parents ne sont pas très versés dans la cuisine asiatique non plus.
Un Klaus qui dodeline de la tête en regardant un peu partout, de son air éternellement neutre et mignon. Et Elias qui m'annonce vouloir se tourner vers l'enseignement. Un oh surpris et muet se dessine sur mes lèvres. Retourner à Poudlard ? Faire face à des élèves perdus au fond de leur chaudron ? Quel courage ! Faut aussi compter les cas de potions explosées, de dangers ambulants sur pattes tellement ils ont le truc pour pas suivre les notices et mélanger tout et n'importe quoi...

-Oh ouais, j'aurais trop aimé te voir en prof !

Exclamation du cœur.
Ca aurait été bien drôle. Je crois qu'Elias apprécierait, les chaudrons explosés. Et les mélanges douteux qui n'ont pas du tout l'aspect de ce qu'ils devraient avoir normalement. Après tout, quand on n'est pas encore à Dulte, on aime bien tout ça, non ?

-Je pense que tu seras un super prof qui saura parler à ses élèves et non pas les prendre d'une distance haute. Eux non plus, n'ont pas encore mis les pieds à Dulte ; vous devriez vous entendre.

Je l'imagine déjà dans sa salle des cachots, à attendre la venue de ces petits pimpins. Quand on le voit, on pourrait se dire qu'il n'est pas crédible dans le rôle. Pourtant, nous avons bien eu Steb en prof d'EDM et ça, c'était pas beaucoup plus crédible. Mais il était génial comme ça ! Alors, je fais totalement confiance au Mokeur.

-Klaus pourra venir surveiller tes élèves !



Comment ça, vous y croyez encore moins ? Pff... pourtant, le p'tit serait par-fait. Avec son œil un peu blasé et sa tête tordue... Il est adorable à craquer ! Sûr, tout le monde l'aimerait. Et rien que pour ça, respecteraient Elias à fond.
Enfin, trêve de bavardages !
Nous nous rapatrions vers la fameuse table remplie d'ingrédients qui ne demandent qu'à être mêlés. Le p'tit Moke adorable trouve ses marques dans un coin (awn, il est tellement chou!) tandis que le propriétaire du lieu me désigne chaque chose présente pour un bon repas. J'enregistre, hoche la tête. Riz, poisson et les épices, évidemment, les épices !
Le fond sonore se modifie, nouveau rythme tandis que la main d'Elias fend soudainement l'air pour attraper Klaus lequel, sans doute persuadé que personne ne le regardait, essayait de...

-Eh bien mon petit, je répond en riant, un doigt pseudo-menaçant pointé vers la bestiole, c'est pas bien de piquer dans le plat ! Tu mangeras après, comme tout le monde, lorsque ce sera préparé !

Un roh làlà faussement agacé s'échappe de mes lèvres avant que je ne vienne tapoter le crâne du Moke.

-C'est drôle de se dire que c'est lui, qui nous a réunis.

Un coup du sort. Du hasard. Un coup d'un jour où je le cherchais, où Elias le cherchait mais pas pour les mêmes raisons. Depuis, c'est un peu notre petit à tous les deux. Notre bébé Moke -même si j'ignore quel âge il a réellement.

-Tu sais, j'crois je suis pas encore arrivée à Dulte -fort heureusement- mais quand je repense à ce jour-là où j'ai perdu Klaus, eh bien ça me paraît quand même être sur un autre plan chronologique.

Depuis, il s'en est passé des choses.
J'ai l'impression de ne plus être la même. Plus du tout. J'ai changé. Ma vie a changé. Je ne veux pas grandir et pourtant,
Pourtant c'est comme si la vie me poussait
A la fois grandir et mettre les pieds dans ce monde
Dulte
Et moi, moi je refuse enfin j'essaie de ralentir le rythme qui s'emballe sans pour autant savoir comment arrêter la machine.
Soudainement, comme si mes pensées viraient de cap d'un seul coup, je me met à taper mes mains l'une dans l'autre :

-Bon, comment on procède ? C'est toi le prof ici ! Je te suis !

Sourire très large. Encore gamin.
Ouf. Ca veut dire qu'en dépit de tout, je ne suis pas partie trop loin dans ce qu'on appelle grandir. Je parviens encore à garder cette étincelle au fond du cœur.
Quel âge ai-je ? Dix-huit ans. Seulement. Et pourtant, le sentiment d'être bien au-delà. Tout en voulant rester enfant.

-Dis, est-ce que tu crois que se marier, ça force à aller à Dulte ? je laisse échapper soudainement.

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