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[Habitation] 8, Wicked Avenue
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Olivia Cordell
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Sam 4 Mar - 18:59


S’il y a bien une chose que la jeune fille ne remarqua pas immédiatement sous le coup du ressentiment, ce fut le fait que le sorcier ait repris forme humaine en étant nu comme un Veracrasse. Il avait pris docilement place sur le sofa, la posture décontractée, ce qui obligea Olivia à contourner des yeux le tableau phallique qui s’offrait à elle. Rougissante comme une pivoine, elle camoufla une partie de sa vue à l’aide de l’une de ses main, formée en oeillère. Les bras entrelacés, il exauça les voeux d’Olivia non sans une pointe d’amertume et de sommation. « T'es cruelle tu sais. Un Recurvite et t'étais plus tâchée. Mais non. Toi tu pousses ça jusqu'au point où j'vais juste t'en vouloir à vie. Pas maligne ma belle, vraiment pas maligne. Le coup que tu m'a filé, le jet d'eau, et maintenant ça, t'as aucun moyen de te rattraper. » Est-ce qu’il aspirait à l’effrayer, là ? Il pensait pouvoir l’intimider ? Le manque d’aperçu ne l’empêcha pas néanmoins de lui jeter un coup d’oeil assassin. Piquée dans son orgueil, elle leva haut et superbement le museau, les lèvres rehaussées.

Elias ne faillit pas à répondre à ses questions originelles.
« Mais comme ça a l'air de te tenir à coeur j'vais t'répondre Olivia. J'viens de Londres. Et mes parents j'sais pas qui ils sont. Satisfaite ? » La visée baissa son bras qui lui dissimulait la tenue d’Eve de l’homme, et le dévisagea. Il n’avait pas de parents ? Où essayait-il de l’attrister en lui servant de faux aveux pour que, de pitié, elle lui rende sa baguette. Mouais, non, ça n’aurait aucun rapport. Alors comme ça, le sorcier était orphelin. Que c’est triste. Non vraiment, c’était triste. Tamponnant sa propre baguette contre sa lippe inférieure, elle le vit se redresser sans sa permission (non mais oh), et s’abreuver de whisky. Il ne manquerait plus qu’il devienne agressif, si l’alcool l’influençait facilement. Et dieu merci, il se vêtit d’un pantalon pour ensuite regagner sa place. Sur un ton impartial mais qui se voulait menaçant, il lui requit sa baguette magique. En premier lieu, la réaction d’Olivia fut d’arquer un sourcil, les traits condescendants. Puis elle enfonça le clou en s’accoutumant plus infantilisante qu’à l’ordinaire. « Et pourquoi tu ne te re-transformerais pas en chat pour le mendier, ton stupide bâton ? » Siffla-t-elle entre ses dents en singeant les pattes félines suppliant de chaque coté de sa mâchoire, les yeux humides. La Serdaigle secoua ensuite sa tignasse brunâtre, saisit un élastique hors de la poche de sa jupe et se noua les cheveux en arrière, des mèches rebelles lui encadrant le visage. Penchée en avant, elle glissa un bras dans son dos et récupéra la précieuse baguette du potionniste qu’elle lui tendit. Grâce à un petit sursaut de coude, elle fit bondir la tige de bois en direction des cuisses d’Elias. Elle se cambra ensuite sur son siège en agrippant les côtés du dossier de sa poigne. « Bon, vous voyez, j’suis pas si méchante, se défendit-elle d’un timbre sirupeux, mais que je ne vous prenne pas à tenter un sortilège sur ma personne, ou je ne réponds plus de rien. »

C’était dommage d’en arriver là, mais au fond, elle ne le connaissait pas suffisamment pour lui faire entièrement confiance, même s’il l’avait gentiment nourri et accueilli (bon en fait, elle ne lui avait pas tant laissé le choix). Mais il restait un Serpentard, la maison des rusés, des rancuniers et des revanchards. Ennuyée et incapable de rester en place très longtemps lorsqu’elle était intriguée, Olivia fit quelques foulées à droite à gauche, errant dans le studio, car elle ignorait comment l’aborder à l’heure actuelle. Elle avait été si ingrate jusqu’ici. Elle revint sur ses pas, les poings serrés, se percha droite comme un « i » devant le sorcier et maintint ses poignets contre ses hanches. Le dominant de toute sa hauteur, elle entrouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, fuit son regard pour y revenir. On aurait dit qu’elle luttait contre sa bonne conscience. « Je m’excuse, d’accord ? »  Elle tambourina le sol du pied. « J’aurai pas du réagir aussi brutalement, mais vous l’avez cherché, vous ne faites absolument rien pour sympathiser avec moi ! » Son assurance se déroba si facilement que sa voix partit d’emblée dans l’aigu. Elle était blessée qu’il se désintéresse aussi aisément d’elle.  Elle n’avait pas le sentiment d’être écoutée. Olivia se mordit la babine et croisa ses poignets en scrutant son interlocuteur. Peut-être que lui aussi avait un problème pour s’exprimer. La jeune fille se détendit et ses épaules cédèrent. Elle le sonda plus sensiblement. « On est à peu près pareils, non ? » Elle n’était pas certaine qu’il saisisse le sens de sa phrase. Mais alors qu’elle poursuivait l’affection en temps normal, lui la repoussait. Au fond, tout deux étaient des inadaptés du social. Olivia, piégée dans cet étouffant silence, caressa ses avant-bras sans trop intervenir. Que pouvait-elle proposer pour leur changer les idées ?

Elle disparut dans le couloir et entra sans manière dans la chambre d’Elias, entrebâilla l’armoire, effleura des doigts la tranche des livres spécialisés en potion, puis, s’empara d’un volume qu’elle consulta jusqu’à s’interrompre sur le chapitre du philtre Tue-Loup. Il ne fut pas difficile à trouver si l’on savait déstructurer de mémoire, comme toute bonne Serdaigle digne de ce nom. L’ouvrage scindé au chapitre désiré, elle sautilla jusqu’à l’hôte de la maison et s’agenouilla à sa mesure en lui indiquant de l’index le titre de la mixture.
« Je peux vous suggérer de préparer une potion simple pour dissiper les tensions. Je peux être assidue quand je le veux. » Elle abandonna le livre aux pieds d’Elias, s’éclipsa quelques instants et revient les bras chargés d’ustensiles, comme des tubes à essais, des distillateurs, des éprouvettes ou des béchers. Et délicatement, elle les éparpilla sur la table à déjeuner.
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 7 Mar - 5:51


Elle faisait fière allure l'Olivia. Insolente, impudente même, il cru qu'il devrait en arriver aux mains. Jusqu'à ce qu'elle se décide finalement à s'incliner et à lui rendre sa baguette d'un geste habile. « Bon, vous voyez, j’suis pas si méchante. Mais que je ne vous prenne pas à tenter un sortilège sur ma personne, ou je ne réponds plus de rien. » Elias haussa un sourcil et étouffa un rire. Je ne répond plus de rien ! Elle se prenait pour qui la gamine ? Il mourrait d'envie de lui clouer le bec d'une formule bien sentie, juste pour la voir rougir jusqu'aux racines et la faire imploser. Mais il se retint pour deux raisons. D'abord, elle était jeune, ça valait pas le coup de se laisser aller à lui répondre comme un enfant. Et surtout, il avait vraiment la flemme de se lancer dans une dispute qui n'en finirait pas.

Ennuyé, Elias prit quelques gorgées de son ambrée tandis que la gamine faisait des foulées à droite à gauche. Elle lui donnait le tournis. Il allait d'ailleurs lui demander d'arrêter quand finalement elle se pointa devant lui, les mains sur les hanches. « Je m’excuse, d’accord ? J’aurai pas du réagir aussi brutalement, mais vous l’avez cherché, vous ne faites absolument rien pour sympathiser avec moi ! » S'il était surpris ? Honnêtement oui. Il s'attendait pas à entendre des excuses de la part de l'Aiglette. Après le tempérament qu'elle avait déployé, il s'imaginait pas qu'elle était du genre à s'incliner quand elle était en tort. C'était un truc que lui il aurait pas fait d'ailleurs, s'excuser. A l'entente de ses paroles donc il affiche un regard neutre, mais un sourire glissa sur ses lèvres. Il voyait bien que ça lui coûtait, qu'elle était gênée, qu'elle savait plus quoi dire. Croisement de doigt, pincement de lèvre, elle respirait le malaise. Pas si différente que ça finalement. « On est à peu près pareils, non ? »

Il avait envie de lui dire que non, qu'ils étaient pas du tout les même, qu'elle dégage et qu'elle remette plus les pieds chez lui. Mais en fait il se reconnaissait en elle quelque part. Dans son insolence, sa curiosité mal placée, son tempérament enflammé, enfantin, burlesque, dans son rapport avec les gens. Oui, elle comme lui, ils tapaient à côté. Ils shootaient dans les boîtes, et en fin de compte ils aimaient ça non ? Alors il soupira et lâcha un faible « Faut croire ouais... » avant de s'enfiler une énième gorgée d'ambrée. Olivia disparut de son champ de vision, et il entendit du bordel dans sa chambre. « Mais qu'est-ce que tu fais encore ? »

Elle revint une minute plus tard armé de son livre de potion. Il la regarda un sourcil haut, jeta un bref regard à la page sur laquelle elle s'était arrêtée. Il se retrouva finalement le grimoire à la main tandis qu'elle repartait dans sa chambre. Mal élevée cette gamine, c'était évident. La potion Tue-Loup. C'était un message ? Elle cachait une tonne de poils sous ses vêtements la petiote ? « Je peux vous suggérer de préparer une potion simple pour dissiper les tensions. Je peux être assidue quand je le veux. » Et v'là qu'elle s'en retournait armée de ses ustensiles de chimie mordue et qu'elle étalait tout sur son îlot de cuisine. « Stop ! » Il leva une main, la rejoignit en un instant et pointa du doigt les outillages.

« Trois choses ma belle. D'abord t'es chez moi, ici c'est ma maison donc si tu veux un truc tu demandes c'est clair ? On n'entre pas dans ma chambre comme dans un moulin. J'suis sûr que tu me laisserais pas faire ça chez toi. » Il ramassa les bechers et autres ustensiles inutiles qui trainaient et bras chargés fixa la gamine. « Deuxièmement ces trucs là sont pas des engins pour nous autres sorciers. Tu remarques rien ? Tu trouves que ça ressemble à un chaudron peut-être ? On est sur du haut de gamme de chimie moldue là, et t'as pas le droit d'y toucher. » Il avait payé cher pour ces trucs là, et il tenait pas à ce qu'elle lui patouille tout de ses dix doigts empotés. Il revint armé cette fois des bons éléments bien de chez eux et les posa sur la table.
« Et dernièrement j'accepte tes excuses, mais va falloir que tu m'expliques pourquoi tu veux faire cette potion là en particulier. Y a un truc que j'dois savoir ? » Il déposa le grimoire sur la table avec brutalité et la fixa avec intensité, attendant sa réponse avec grand intérêt.
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Olivia Cordell, Ven 17 Mar - 18:39


Accord pour LA

Son élan fut aussitôt coupé par l’intervention d’Elias qui s’interposa entre elle et les ustensiles de chimie. « Stop ! » Tonna-t-il, la main haut levée, puis l’index directif vers son bataclan. « Trois choses ma belle. D'abord t'es chez moi, ici c'est ma maison donc si tu veux un truc tu demandes c'est clair ? On n'entre pas dans ma chambre comme dans un moulin. J'suis sûr que tu me laisserais pas faire ça chez toi. » Il n’avait pas tort, pas sûre qu’elle l’inviterait à visiter sa piaule impudemment, et surtout à fureter dans sa bibliothèque farcie de romans mielleux. Un des vices cachés d’Olivia. A cette pensée, celle-ci s’empourpra discrètement, le regard en coin. « Deuxièmement ces trucs là sont pas des engins pour nous autres sorciers. Tu remarques rien ? Tu trouves que ça ressemble à un chaudron peut-être ? On est sur du haut de gamme de chimie moldue là, et t'as pas le droit d'y toucher. » Sur ces mots, il engloba l’assortiment dans le creux de ses bras pour les ré-aménager dans l’un de ses semainiers, et réapparut quelques minutes plus tard les mains chargées d’un épais chaudron, et autres instruments de potion. Elle avait voulu bien faire mais s’était magistralement plantée. Le matériel fut dispersé sur la table, et, alors qu’Olivia s’avançait pour emprunter quelques récipients, il suspendit son action par une ultime interrogation, le grimoire lourdement posé sur le meuble. Elle écarquilla les yeux, simultanément agacée et interloquée. Qu’est-ce qu’il voulait lui reprocher, encore ?

« Et dernièrement j'accepte tes excuses, mais va falloir que tu m'expliques pourquoi tu veux faire cette potion là en particulier. Y a un truc que j'dois savoir ? » A en croire ses yeux perçants, il s’imaginait des choses. Olivia arqua un sourcil, médusée, puis secoua la tête. « Non, pas du tout, rassure-toi, je n’ai rien d’un loup-garou. » Railla la jeune fille, qui pressentit la déception de son interlocuteur. Lui aussi devait être un fervent admirateur de tout ce qui pouvait sortir de l’ordinaire. Jusqu’ici, elle avait pu le constater, avec son amusante manière de s’exprimer. « Toujours est-il, amorça la Serdaigle, que nous avons étudié récemment cette potion en cours, et je n’ai pas su la réaliser dans le temps imparti. J’ai tourné dix-neuf fois dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre au lieu de vingt, et j’ai utilisé une des sépales au lieu des pétales d’Aconite. » Olivia porta l’ongle de son auriculaire à sa bouche et le mordilla d’embarras. Son coude lui, était soutenu au coeur de sa paume en concave. « C’était plus des étourderies qu’autre chose, je suis certaine de pouvoir réussir ce philtre. »

Elle attrapa le bottin pour y lire les premières indications de la recette. Pour commencer, le lieu de décoction devait se trouver à l’abri de la lumière directe du soleil. Par chance, la table à déjeuner d’Elias était partiellement dissimulée par le mobilier. Manipulant avec délicatesse le réchaud du chaudron, elle fit chauffer préalablement le cuivre. Elle porta un oeil à sa montre lui entourant le poignet. Il n’était pas loin de vingt-heures, ce qui lui permettrait de terminer l’une des étapes primordiales de la potion avant de songer à rentrer. Un pichet tenu dans sa poigne, elle le remplit d’un demi gallon d’eau qu’elle versa dans la petite marmite. Comme il était important de laisser frémir jusqu’à obtenir une faible ébullition, Olivia embrassa son menton entre ses deux paumes de mains, scrutant la surface de l’infusion, les coudes campés contre le bois de la table, et les genoux croisés. Toutefois, Elias la corrigea dans sa frénésie, lui-même animé par la fougue. "Mais qu’est-ce qu’elle fait, non mais qu’est-ce que tu fais ! » Il réduit le feu en tripotant la mise au point du fourneau. "Frémir tu saisis ? Pas saisir ! Enfin t’as compris non ? Non ? (Olivia hocha la tête de droite à gauche) Faut baisser ça là, c’est trop chaud, trop tout. Tu vas nous flamber le machin et nous le planter bien comme il faut pas. » « Pardon . » S’excusa la jeune fille, plus ou moins en proie à une légère somnolence. C’est qu’elle s’était bien fatiguée inutilement ces dernières heures, à s’exciter pour un rien. Elle réprima même un bâillement, mais sursauta en surprenant le son d’une sonnerie de téléphone qui découlait de l’une de ses poches.

Enfouissant ses doigts dans sa jupe, elle en sortit un téléphone portable palpitant, objet inconnu au bataillon de nombreux sorciers ignorants. Olivia mima une série de geste à l’adresse d’Elias pour s’excuser de son impolitesse et décrocha. Un fier sourire s’affichait sur ses lèvres. Elle ne connaissait qu’une seule personne capable de la contacter au travers d’un mobile. Léonie Drummer, sa mère moldue. Machinalement, Olivia pivota sur elle-même pour dévisager Elias sans vraiment le voir, à présent concentrée sur la discussion téléphonique.
« Bonsoir maman, tu vas bien ?…oh, tant mieux… mh… je suis chez une amie là, tu t’inquiétais ?… ah, c’est papa… oui… hm-mh… oui, je ne vais pas tarder… » Le sourire d’Olivia s’évanouissait à vue d’oeil tandis que ses sourcils se fronçaient peu à peu. Elle piqua soudainement un fard. Non seulement ce qu’elle entendait au combiné ne lui plaisait guère, mais en plus, le sorcier s’amusait à reproduire des grimaces pour la déconcentrer. « J’entends une voix derrière toi, tu n’es pas toute seule ?… oh, une connaissance… mais, qui c’est ?… mmh… je vois… ouais… et tu n’as rien d’autre à me raconter ? Interrogea Olivia avec un brin d’espoir dans le timbre, ah… t’es un peu occupée… c’est pas grave. Tu me rappelles bientôt ? D’accord. Bon, bah, à une prochaine alors. Bisous. » Puis elle rompit l’appel. Indépendamment de sa volonté, un soupir rauque s’échappa de ses lèvres. Durant le cours de ces quelques minutes, ses pupilles ne quittèrent pas l’écran noir du téléphone. Elle regagna ensuite sa place près du chaudron dont le liquide bouillonnait faiblement. Devant ses yeux trônait une fleur d’Aconite qu’elle effeuilla pour récupérer les dix pétales, prenant soin de ne pas se tromper cette fois. Mais elle se sentait désormais, moins motivée et préoccupée. C’était quoi cette voix masculine, qu’elle avait entendu au travers du combiné ? Olivia coupa le gaz du réchaud. « Mon père ne savait pas où j’étais, alors il a demandé à ma mère de me contacter puisqu’il ne sait pas se servir d’un téléphone portable. » La pierre de soleil chuta lourdement dans le fond de la marmite en son centre. « Et donc toi brave petite, tu les rassures en leur disant exactement où tu es, hein. » Serina Elias d'un air malicieux. À ces mots, Olivia fronça du nez, les yeux mi-clos. On faisait de l'esprit ?...

« Mais alors, qui s’est occupé de toi ? Releva tout naturellement Olivia en lorgnant sur le Serpentard, la joue jouxtée à son poing replié, t’avait plus de parents, t’as pas de frères ou de soeurs ? Comment tu t’es débrouillé dans la vie ? »
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Elias Baxter
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Re: [Habitation] 8, Wicked Avenue

Message par : Elias Baxter, Mar 28 Mar - 6:02


Ils se battaient comme chien et chat depuis leur rencontre, aussi Elias fut étonné d'apprendre que non, la demoiselle n'était pas louve. Ç'eut été poilant tout de même. Pis fort intéressant. Il aurait étudier son comportement, en bon savant ! « ...nous avons étudié récemment cette potion en cours, et je n’ai pas su la réaliser dans le temps imparti. J’ai tourné dix-neuf fois dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre au lieu de vingt, et j’ai utilisé une des sépales au lieu des pétales d’Aconite. » Elias poussa une exclamation, choqué de cette inattention. « Une sépale ! La base c'est quand même une lecture assidue des ingrédients ! Quelle calamité tu fais... » « C’était plus des étourderies qu’autre chose, je suis certaine de pouvoir réussir ce philtre. » Certes. Restait à le prouver.

Elias partit chercher ses composants, bien à l'abri dans sa chambrée, tandis qu'en cuisine la demoiselle s'affairait. Le chaudron déposé sur le feu voyait légèrement buller son eau en tout joyeuseté. Il se mit à broyer les pétales d'aconit tout en sifflotant avec enthousiasme. Il remarqua alors que les flammes léchaient les bords de leur décoction sans que la Serdaigle n'ait la moindre réaction. « Mais qu’est-ce qu’elle fait, non mais qu’est-ce que tu fais ! » Il diminua le brasier d'un coup de baguette. « Frémir tu saisis ? Pas saisir ! Enfin t’as compris non ? Non ? » Olivia secoua la tête à la négative. Il repris sur un ton paternaliste. « Faut baisser ça là, c’est trop chaud, trop tout. Tu vas nous flamber le machin et nous le planter bien comme il faut pas. » C'était avec de tels sottises qu'on passait d'une potion exquise à une flotte de mauvaise marchandise ! « Pardon. » Elle avait l'air ensommeillé madame la marquise. Elias tiqua, agacé. C'était pourtant son idée non ?

C'est alors qu'une sonnerie retentit au coeur de l'appartement, faisant sursauter le sorcier. Il faillit en perdre son sang de paresseux et jura dans sa barbe. Le téléphone. Madame recevait un coup de fil. Il commençait à comprendre d'où venait ces étourderies ! Quand on faisait des potions, il fallait être assidu, tout à sa tâche, quelque soit le temps qu'elle prendrait. Il allait de soi qu'un appareil moldu comme le téléphone devait être éteint... A ce stade ce n'était même plus de l'étourderie, c'était de l'insolence ! Bougon, Elias reprit sa tâche, ignorant la jeune femme qui piaillait en arrière-plan. « ah, c’est papa… oui… » Fille à son papa« ...pas tarder… Ben et ta potion gamine ? Elle s'en fichait pas mal apparemment. Elle allait payer pour les composants qu'elle lui avait fait sortir ou bien ? « ...me rappelles bientôt ? » Elias répéta ses mots à voix basses, singeant la jeune femme de la pire des façons. « Bisouuuus ! » Il chuchota le mot avec toute la moquerie dont il était capable avant de glisser un oeil sur Olivia, qui venait de raccrocher et s'affairait à effeuiller une fleur d'aconit.

« Arrête ! J'ai déjà broyer ce qu'il fallait, laisse ça ! C'est mes réserves enfin ! » Il lui arracha le composant des mains pour le remettre de côté, la foudroyant du regard pour son inattention. « Mon père ne savait pas où j’étais, alors il a demandé à ma mère de me contacter puisqu’il ne sait pas se servir d’un téléphone portable. » « Et donc toi brave petite, tu les rassures en leur disant exactement où tu es, hein. » Il avait bien entendu son mensonge, et il n'aurait manqué pour rien au monde de le lui souligner. « Mais alors, qui s’est occupé de toi ? T’avait plus de parents, t’as pas de frères ou de soeurs ? Comment tu t’es débrouillé dans la vie ? » Mais elle arrêtait jamais ? Elias poussa un soupir agacé. Le chaudron était de côté, à refroidir, il avait broyé l'aconit, coupé le rhizome de tumescine, y avait plus rien à faire pour les trois heures qui suivaient. Il se servit un nouveau verre d'ambré et y trempa ses lèvres en douceur. « Y a un truc génial qui existe pour les enfants qui ont pas de parents. Ça s'appelle l'orphelinat ! » Il reposa bruyamment le contenant sur le comptoir avant de reprendre. « Mais dis moi gamine, ton père il sait pas utiliser un téléphone ? » Détourner le sujet, c'était le mieux qu'il puisse faire. Et de loin.
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