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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Un Chantier
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Mangemort 84
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 84, Ven 19 Oct - 23:14


La première réponse s’extirpe. Enfin. Des lèvres de la gamine. Il y aurait presque un soupir de soulagement au creux de ton masque. Parce que le temps commençait à s’écouler lentement et que tu ressentais bien l’impatience du Corbeau qui grondait juste à côté. Pour sûr que bientôt il lui ferait toucher sa magie, et qu’elle risquerait d’être surprise de son manque de tact. Parce que le Corbeau sur ton épaule, il ne faisait pas dans la dentelle. Jamais. Il était même plus du genre brutal.

Une question pertinente s’extirpe des lèvres de l’enfant, question à laquelle tu t’apprête à répondre mais c’est trop tard. L’impatience de 32 est palpable, trop perceptible d’ailleurs puisque la réponse qu’il lui sert indique clairement ce qu’il s’apprête à faire. Et t’as pas le temps de réagir qu’une corde s’extirpe de sa baguette et s’enroule autour de la fillette. Un ricanement s’extirpe de ton Masque alors que le Corbeau prend son envol, et que, en recul, tu observes le moindre de ses faits et gestes.

Ton regard glisse ensuite sur l’enfant. Dont vous ignorez toujours le nom, tu la regarde qui se débat, d’abord contre les cordes, puis contre elle-même, comme si elle cherchait une solution pour se libérer. Ta baguette est sortie, prête à intervenir. Peut-être pour l’aider, peut-être pas. Un oiseau pas vraiment splendide remplace bientôt la corde, et sous le masque de fer le sourire s’étire. L’enfant se relève, la baguette suit son menton « Alors, quel est ton prénom Miss ? Il est temps de le dire sinon … ». Menace à peine voilée de la baguette sur sa carotide. Il était aisé, en tant que mage noir, de vider le corps de toute sa substance.
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Mangemort 32
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 32, Mar 23 Oct - 22:43


Le Corbeau s'amuse beaucoup. Enormément. Voir la petite se débattre ainsi pour se défaire de ses liens a quelque chose de jouissif. Il ne compte pas l'aider. Elle doit apprendre à se débrouiller seule. L'altruisme ne fait pas partie de ses qualités. L'assistanat non plus. Elle laisse échapper des petits bruits qui ne font qu'augmenter le plaisir qu'il ressent à cet instant précis. Et que dire lorsqu'elle commence à vouloir lancer des sorts. Autant dire qu'elle n'est pas très douée.

Et si le premier sort lancé paraissait adapté, le second l'est bien moins. A quel moment utilise-t-on le sortilège du sèche-linge sur une corde ? Le Corbeau a dû rater un épisode. Il ne cherche pas à en savoir davantage, parce que la voilà qui tombe à terre dans une nouvelle tentative pour se défaire de la corde. Cette fois-ci, il n'y tient plus. Un ricanement s'échappe du masque. Amusé, mais surtout moqueur. Cependant, il doit reconnaître que cette gamine n'abandonne pas facilement. Elle continue d'essayer, malgré ses échecs cuisants.

Le regard qu'elle lance à celui qui l'a attaché est toutefois bien agressif. 32 n'aime pas ça. Il n'aime pas qu'on le défie, d'autant plus lorsque cela vient d'une enfant de treize ans qui n'y connaît rien à la vie. Mais il ne l'attaque pas. Pas tout de suite. Car elle est déjà immobilisée, déjà à sa merci. Il ne frappe pas un adversaire déjà au sol, d'autant plus lorsque l'adversaire en question est une enfant. Et qu'elle n'est pas si réticente que cela à la présence de Mangemorts. Car elle semble s'en accommoder relativement bien.

Elle finit par se défaire de ses liens par un tour de passe-passe défiant le sens commun. En voyant l'oiseau difforme prendre forme à la place de la corde, 32 se demande ce qui a bien pu passer par la tête de cette gamine pour qu'elle voit en ce sortilège une façon de se défaire de la corde. Mais puisque ça a fonctionné, il s'abstient de tout commentaire désobligeant. « Bien. » Au moins, elle s'est détachée… Il a tout de même un petit pincement au cœur pour la créature qui, vu son état, ne devrait pas rester vivante très longtemps. Solidarité aviaire oblige.

84 semble reprendre les choses en main. Elle tient la petite en joug avec sa baguette, tandis que le Corbeau garde sa place légèrement en retrait, simple observateur. Elle demande son nom. C'est effectivement un bon début. Elle semble trop avare d'informations, il va bien falloir les lui extirper d'une façon ou d'une autre.
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Isolde Hawkes
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Re: Un Chantier

Message par : Isolde Hawkes, Mer 24 Oct - 15:13


L'oiseau est monstrueux au point que l'on peut se demander s'il mérite ce nom. Il sautille maladroitement sur son unique patte. Il pousse un faible cri plaintif en regardant sa créatrice d'un air misérable. Il étend ses ailes asymétriques, prêt à l'envol. Il n'esquisse pas deux battements que ses plumes se détachent une à une. Isolde observe avec horreur la créature dont l'être tout en entier défie les lois de la nature. Sur ce terrain vague, ces lois n'existent plus. Les humains n'ont pas de visage, leur corps dissimulé par un tissu d'ombres, les masques ravagés, le sol incertain.
— Bien, lâche sobrement le Corbeau tandis que son acolyte se rapproche doucement d'Isolde.

L'adolescente le laisse s'avancer. Elle ne sait même plus si elle a peur, si elle est résignée, si elle est en colère. Elle n'éprouve rien, comme si les efforts qu'elle a déployés pour se libérer de l'étreinte de la corde l'avaient vidée de son énergie, de ses émotions, de son humanité tout entière. Le Balafré vient plus près d'elle encore et cale sa baguette sur son cou nu.
— Alors, quel est ton prénom, Miss ? Il est temps de le dire sinon…
— Isolde.

Sans avoir douté un seul instant, la jeune sorcière a livré ce qui lui reste de son identité. On lui a pourtant répété un nombre incalculable de fois qu'il ne fallait jamais donner son prénom aux inconnus. À cet instant précis cependant, le masque qui se tient devant elle semble incroyablement familier. Il est parcouru de cicatrices – factices, certes, mais hautement symboliques – que la Londonienne a envie de toucher du bout des doigts pour sentir les profonds sillons. Des marques visibles d'un mal qui ne l'est pas et qui l'habite depuis trop longtemps. La vie est constituée d'épreuves, de souffrances, d'accrocs, de marques. De déformations, comme celle du Corbeau dont le faciès dévoile au grand jour son animalité – pour ne pas dire sa bestialité. Isolde est déchirée de l'intérieur et le seul témoin de sa souffrance est cet oiseau-corde meurtri, difforme, incapable de voler comme de marcher et dont le bec fouille vainement le gravier qui le blesse.

Isolde regarde en silence sa monstrueuse création lutter pour exister. Puis elle reporte son attention sur le duo.
— Est-ce que vous pouvez sauver des choses comme celle-là ? demande-t-elle en pointant du doigt la créature.

Sans s'en être rendu compte, elle vient de lancer un défi aux deux silhouettes. Le défi non pas de réparer ce qui ne peut l'être, mais de s'accommoder d'une déchirure béante, d'une souffrance, d'une faiblesse, d'une erreur. Le défi de faire survivre ce qui court inexorablement à sa propre perte. C'est aussi un indicible appel à l'aide auquel la nature ne prêtera jamais attention. Seuls peuvent entendre – et répondre – les parias, reclus, placés hors du monde, contraints d'exister hors des règles pour garantir leur illégale réalité.

La petite main qui s'agrippe désespérément au bras tendu.
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Mangemort 84
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 84, Mer 24 Oct - 18:50


Isolde, le prénom s’extirpe des lèvres pincées de l’Enfant. Il y a une peur derrière la délivrance de son nom. Elle a raison. Car vous êtes capables du meilleur comme du pire. Mais il y a aussi une détermination au fond de cette libération. Une sorte d’affranchissement. Il y a une latence alors que les yeux de la fillette parcourent les stries de ton masque, regardant chaque cicatrice qui le recouvre avec un intérêt non dissimulé. Un sourire nait sur ton visage, sourire que tu gardes toutefois pour toi. Que tu n’offres pas, ni visuellement, ni verbalement.

Le regard de l’enfant se déporte ensuite à sa création atrophiée, douloureuse au possible, tu n’en doutais pas. Et une question nait sur ses lèvres, elle demande si vous sauvez ce genre de chose. Un ricanement malsain se fait entendre. Tu lâches un simple « Pour certains cas, il n’y a rien d’autre à faire que … ». La baguette se lève, l’éclair vert s’en extirpe aisément alors que l’incantation résonne « Avada Kedavra » alors que ta voix reprend calmement « que de leur offrir une mort digne et silencieuse ». La baguette se repose sur le cou dénudé de la fillette, prête à agir si besoin. L’oiseau, de son côté, s’est éteint rapidement sous l’effet du sortilège, le corps allongés dans le remblais du chantier.

« Vous n’êtes pas une chose comme celle-ci. Vous êtes bien plus. Cessez de vous croire abîmée, à demi-pensante ou que sais-je encore. Ceux qui vous insufflent ce genre d’idée sont surtout des êtres jaloux, dépourvu de pouvoir sans aucun doute. Ou ne sachant pas s’en servir, c’est fort probable ». Une pause, le regard alterne entre l’enfant et le Corbeau, et tu continues doucement « Tu n’as pas besoin d’être sauvée, juste libérée, cela change tout … » et décuple les possibilités qui s’offrent à elle, forcément.
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 32, Sam 3 Nov - 14:12


Enfin, le prénom de l'enfant résonne dans le chantier silencieux. Il lui aura fallu du temps pour l'abandonner, mais elle a fini par le faire. Heureusement, car le Corbeau commençait à réellement perdre patience. Il n'aime pas qu'on lui tienne tête, d'autant plus lorsqu'on est en position de faiblesse par rapport à lui. Il a immédiatement ce besoin de remettre les choses en place et de montrer qu'il est le plus fort, et qu'il n'hésitera pas à le montrer. Mais il n'en aura visiblement pas la nécessité ce soir.

Car quoi qu'elle puisse en penser, l'avoir simplement entravée n'était pas une punition mais bien un exercice, une épreuve, un test. Pour elle autant que pour eux. Elle doit savoir ce dont elle est capable. Elle doit connaître ses capacités et savoir s'en servir au mieux, c'est le seul moyen qu'elle a de ne pas avoir à s'en remettre aux autres. Bien sûr, demander de l'aide n'est pas une honte, loin de là. Mais ceux qui ne cherchent pas à dépasser leurs limites se contentent de stagner, de rester sur leurs acquis. Ils ne peuvent pas aller de l'avant. Elle doit le comprendre par elle-même, et le Corbeau s'est contenté de la mettre au pied du mur pour qu'elle ose enfin le franchir.

L'oiseau informe est bientôt tué par 84. 32 en est heureux, il n'y avait aucun intérêt pour lui de vivre dans cet état. Le Masque de Fer parle à la gamine, essaie de lui faire comprendre les choses telles qu'elles sont, en ôtant les œillères qui lui étaient apposées jusqu'à présent. Son ton est doux, vient caresser l'enfant pour qu'elle s'ouvre davantage encore. « Et tu viens de prouver que tu es capable de te libérer par toi-même. » Quelques mots lancés pour qu'elle prenne conscience qu'elle n'est pas faible, et qu'il y a toujours un moyen de s'affranchir de ses liens. « Mais nous pouvons aussi t'y aider. » Une proposition destinée à effacer ses dernières craintes qui l'empêchent d'avancer.

Nul doute que le Corbeau est capable de tenir une telle promesse. 84 également. Mais évidemment, ce n'est pas gratuit. En retour, la loyauté de l'enfant vers l'Ordre Noir est un minimum. Lorsque la couverture des Ténèbres enveloppe une âme, elle ne la laisse pas s'en défaire si facilement.
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Isolde Hawkes
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Re: Un Chantier

Message par : Isolde Hawkes, Dim 4 Nov - 16:48


Pas une seconde, pas un instant le Balafré n'hésite à braquer sa baguette vers l'immonde oiseau et à lancer le sortilège de trépassement. La créature n'a pas le temps de crier qu'elle tombe au sol, raide morte. Isolde retient sa respiration, partagée entre l'horreur du geste et celle de sa création. Elle jette un regard apeuré au Volatile, puis au Ravagé.
— … offrir une mort digne et silencieuse, conclut le second d'une voix posée, neutre, tandis que son arme destructrice revient se loger contre le cou d'Isolde qui se raidit au contact froid du bois. Tu n'as pas besoin d'être sauvée, juste libérée, cela change tout… proclame-t-il d'un ton irrémédiablement suave.
— Et tu viens de prouver que tu es capable de te libérer par toi-même, renchérit son acolyte qui semble s'être légèrement calmé. Mais nous pouvons aussi t'y aider.

Malgré la situation inconfortable dans laquelle elle se trouve, la petite sorcière réfléchit à ce discours. Elle se rend compte que plus l'échange avance, plus les explications se font claires et limpides, comme si les trois êtres parvenaient à s'accorder progressivement et à résoudre les dissonances initiales. Le duo masqué a raison. Isolde doit se défaire des chaînes qui l'entravent. On a trop peu écouté ses silences, on a ignoré ses cris, on a invalidé ses sentiments et dénigré ses refoulements. On l'a empêchée d'exister pleinement, de lui faire une place. Et une place, c'est justement ce que les Mangemorts sont en train de lui offrir.

Les perspectives s'ouvrent soudainement à l'adolescente. Bien au-delà de son ardent désir de vengeance, elle entrevoit enfin la possibilité d'exister et d'être entendue. De se faire des alliés et de se montrer elle-même digne de confiance – car l'on n'a jamais rien sans rien. De devenir plus forte. De se comprendre. Elle n'ignore pas que certains actes pénibles devront être perpétrés. Accepter la mort du pitoyable oiseau en est le premier pas. Il méritait de s'éteindre dignement.

Isolde fait désormais face à la réalité. Le monde est pourri de toutes parts, il empeste la malhonnêteté et la douleur, mais ce n'est pas une raison pour se laisser détruire par un père moldu peu consciencieux, une belle-mère impunément cruelle, une magie désespérément effrayante. Il est temps de reprendre les choses en main.
— Apprenez-moi la liberté, suggère-t-elle en osant se dégager de l'emprise de l'Écorché.
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 84, Jeu 8 Nov - 22:47


Tu sens le Corbeau qui jubile à côté. Parce que l’oiseau tué n’était pas à la hauteur de son titre, il fallait l’admettre. Il complète ta réponse de sa propre voix, sacré binôme marchant presque main dans la main. Deux pièces d’un même puzzle qui s’assemble, s’associe, s’accroche, pour ne former que Mort et Désolation sur votre passage. Sourire de circonstance que ni lui ni elle ne peuvent voir. Sourire qui s’agrandit quand l’Enfant demande, quémande, que vous lui appreniez la liberté, tout en se dégageant du joug de ta baguette.

Baguette que tu as pourtant tôt fait de reposer sur sa carotide, menace à peine voilée « Il te faut montrer ton courage et tes convictions, on a rien, sans rien. Toute demande mérite d’être étudiée mais il faut aussi savoir la payer. Car nous ne pouvons pas donner sans recevoir, c’est le principe même de la vie ». La baguette quitte le cou de l’enfant, se range dans une poche astucieuse le long de la manche, prête à ressortir si le besoin s’en faisait sentir. « Et toi, Isolde, que peux-tu nous apporter ? ». Renvoyer la question, savoir jusqu’où l’esprit de la petite pouvait voyager. Car il fallait des initiatives, tu ne pouvais pas tout lui mettre dans le bec. Forcément.
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 32, Lun 12 Nov - 23:22


L'enfant semble réfléchir aux propos qui lui sont tenus. Elle commence sans doute à entrevoir ce qu'implique votre offre. L'Ordre peut l'aider si elle aide l'Ordre. En échange de sa loyauté et de ce qu'elle peut offrir, les Ombres peuvent lui permettre de commencer une nouvelle vie, dont les règles ne seront plus dictées par ceux qui l'enchaînent, mais par la simple volonté et nécessité de liberté. Et elle veut apprendre. Elle ne demande qu'à apprendre.

L'oiseau sourit derrière son masque. Il faut croire qu'il a bien fait de ne pas laisser l'agacement prendre totalement le dessus. L'enfant a été lente, mais elle a compris qui ils sont, ce qu'ils sont capables de faire. Elle entrevoit à présent le pouvoir qui est le leur et qui pourrait devenir le sien si jamais elle décidait de suivre la voie des Ténèbres. Il est cependant nécessaire qu'elle comprenne que les leçons dispensées par les Masqués ne sont pas gratuites. Et 84 s'en charge.

32 préfère d'ailleurs ne rien ajouter. Après tout, la situation est claire. Un principe de réciprocité doit être mis en place. Et maintenant que la gamine a vu ce dont elle était capable pour se libérer de liens, elle doit apprendre à se vendre. A montrer ce qu'elle vaut réellement et en quoi ses capacités tant physiques, psychologiques que magiques peuvent être utiles au Monde que l'Ordre veut bâtir. La première leçon, celle de ce soir, est offerte. Comme un pas vers elle.

A présent, elle doit décider d'elle-même de les suivre sur le chemin sinueux et obscur. Y avancer n'est guère de tout repos, le Corbeau peut en attester. Cependant, il est bel et bien l'unique chemin menant à la liberté. Une détermination et une volonté de fer sont nécessaires pour ne pas abandonner en route. Voilà pourquoi les partisans de l'Ordre se soutiennent. N'être jamais seul, pouvoir toujours s'entraider. Apporter chacun sa pierre à l'édifice. Voilà la force de l'unité : continuer à avancer sans jamais abandonner.
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Isolde Hawkes
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Re: Un Chantier

Message par : Isolde Hawkes, Ven 16 Nov - 12:31


La nuit est tombée. Au loin, les automobiles se font plus rares. À cette heure-ci, l'on est chez soi. On est avec ses proches, on discute, on regarde la télévision, on prend sa douche, on se couche pour les plus jeunes. Sur ce terrain informe, mi-construit, mi-détruit, Isolde est avec les siens. Le Balafré ne lui permet d'abord pas de se dégager ; il la tient en joue. Elle accepte de se soumettre. L'on a rien à craindre, lorsque l'on est parmi les siens. Défigure paternelle, l'Éraflé ne peut cependant la compter comme fille. Isolde ne comprend pas immédiatement : il est pourtant évident qu'elle est des leurs, qu'elle est prête à les suivre, que l'on peut lui faire confiance. Froncement de sourcils, regard perdu. Tristesse fugitive qui passe dans ses yeux.

Puis tout s'éclaire. Ce n'est pas une famille. C'est une meute. Le mâle alpha se tient devant elle. Le mâle bêta au bec crochu est à ses côtés. L'un domine nettement l'autre. Et devant eux, la jeune femelle oméga qui devra subir les violences de ses congénères, se nourrir en dernier, obéir sans rechigner, perdre des poils par touffes entières, lécher les plaies béantes causées par les morsures des autres ; et pourtant, Oméga se tiendra toujours debout, tendra l'autre joue, survivra à la faim qui lui tenaillera les entrailles.
— Et toi, Isolde, que peux-tu nous apporter ? souffle Alpha en rangeant son croc de bois tandis que Bêta, silencieux, acquiesce probablement.

Isoméga a conscience qu'elle n'est pas la meilleure, qu'elle n'est pas la plus forte, qu'elle n'est pas la plus douée, qu'elle n'est pas un modèle. Il ne faut néanmoins pas juger un loup à son pelage. Comme cette femelle alpha, rencontrée jadis dans une réserve, vieille, boiteuse, et qui observait sa meute de son œil restant.
— Ma loyauté. Mon silence. Ma discrétion. Mon âge. Ma culture moldue. Ma robi… robut… robustesse.

Elle n'est pas exceptionnellement habile avec les mots. Mais être désespérément banal a ses avantages. Être unique n'apporte rien. L'on accomplit bien mieux en étant unis.
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Re: Un Chantier

Message par : Mangemort 84, Dim 18 Nov - 14:12



LA 32

Le Corbeau sur ton épaule reste silencieux : il n’y rien de plus à dire, juste attendre la réponse de la fillette. Savoir ce qu’elle pourrait vous apporter, voir les premières marques de son appartenance à votre idéologie, bien que tu en étais certaine : elle n’en comprenait pas tous les tenants et les aboutissants. Mais cela viendrait, avec le temps, en marchant à vos côtés, en posant les bonnes questions au bon moment. Et elle ne déroge pas à cette règle, puisqu’elle énumère les caractéristiques qui sont siennes. Un sourire nait sur ton visage, sous ton masque. Alors que ta main gantée caresse sa joue, ultime geste d’affection de cette rencontre.

« Se fondre dans la masse est un atout non négligeable Isolde, tu peux nous être très utile ». Une pause alors que ton regard parcourt le visage de l’enfant, empreint de sérieux. « Sois nos yeux, au sein de Poudlard, remarque qui a des idées proches des tiennes … et qui, au contraire, te semble loin de tes pensées. Et fais-nous en part. Interroge, en restant discrète. Tes camarades, tes professeurs ». Nouvelle pause, que chaque mot imprime le cerveau de la jeune fille. « Nous attendons beaucoup de toi ». Mettre le poids de la responsabilité sur les épaules de l’enfant, qu’elle comprenne qu’elle avait désormais une importance. « Nous saurons te trouver pour que tu nous fasses part de tes recherches ».

Dernier sourire sous le masque, regard vers le Corbeau. Air entendu, les silhouettes s’éloignent, de quelques pas. Et transplanent. Laissant l’enfant seule avec ses convictions, avec ses pensées, prête à agir ou non pour la Cause. Et si, seulement si, elle se montrait décevante, vous auriez tôt fait de lui rappeler qu’on ne plaisantait pas avec l’Ordre Noir.

Départ de 32 et 84
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Isolde Hawkes
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Re: Un Chantier

Message par : Isolde Hawkes, Sam 24 Nov - 16:54


Un agréable frisson parcourt l'échine de l'adolescente lorsque, paternellement, l'homme au masque égratigné effleure sa joue. Jamais son propre père n'a manifesté tel signe d'affection – jamais non plus elle ne le laisserait la toucher ainsi. Apaisée, Isolde laisse un sourire s'aventurer quelques instants sur son visage. Le Balafré se lance alors dans l'ultime tirade de leur rencontre. Il l'encourage à être discrète, lui assure qu'elle a une utilité, la charge d'observer et d'écouter ses camarades de l'académie de sorcellerie. Isolde boit ses paroles à présent sans ciller et sent sa poitrine se gonfler de fierté.
— Nous attendons beaucoup de toi, insiste le Mangemort.

Isolde est si subjuguée par tant d'attention qu'elle est incapable de répondre. Elle se contente de continuer à le fixer de ses yeux brillant d'un éclat nouveau, teinté d'excitation et d'un mélange d'orgueil et d'humilité. La partisane nouvellement élue ne sait cependant pas quel cérémonial il est convenu d'exécuter à cet instant. Doit-elle attendre d'être adoubée par la baguette du Mangemort ? Doit-elle poser le genou à terre ? Doit-elle poser la main sur son cœur et jurer tout mettre en œuvre pour mener à bien la délicate mission que l'on vient de lui confier ?

Elle comprend cependant vite qu'aucun rituel n'est de mise. Sans plus de cérémonie, Corbeau et Éraflé se regroupent et disparaissent. Isolde se tient debout, immobile, ne sait pas quoi faire. Tout semble soudain si vide. Elle se rend compte qu'elle ne connaît même pas le nom de ses nouveaux guides spirituels. Une grande fatigue s'empare d'elle, sa vue se brouille, ses jambes flageoleraient presque.

La valve s'ouvre sans prévenir. Des rires effrayants mêlés à des pleurs à fendre l'âme. Le visage crispé, tordu, submergé par cette vague d'émotions contradictoires. Une main glacée, engourdie, et l'autre vive et chaude.

Les minutes s'écoulent ; l'on ne saurait trop dire combien. La clarté de la lune éclaire à elle seule le chantier. Avec tous ces engins à l'abandon, ces amas de graviers et ces creux inégalement répartis, on croirait voir des ombres bossues, difformes, imprécises mais résolument humaines. Comme si, la nuit venue, les lieux déserts reprenaient vie et étaient habités.

Isolde reprend lentement la direction de la palissade par laquelle elle est arrivée. Le sol crise à son passage. Sans se retourner, l'adolescente s'en va.

La tête pleine d'espoirs et de questions.


Fin du RP, merci à vous deux.
On se reverra.
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