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Une place animée
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Gabriel Michaels
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Re: Une place animée

Message par : Gabriel Michaels, Lun 28 Mai 2018, 10:06



Sucette à paillettes


Pv Arty

Oula, la sucette avait pas un effet magique sur ce type, limite ça venait même de le plomber 100 lieux sous terre. C’était un pouvoir que je ne connaissais aux sucreries et qui avait le don de m’intriguer quelques instants. Le sourcil interrogatif, les mirettes détectives accrochées aux mouvements légers de sa mâchoire, un soupir de soulagement m’échappais en l’entendant parler. C’était bon, je l’avais pas tué avec un bonbon, juste… déphasé étrangement ?

Un prénom, des mots pour rassurer, puis le refus du statut de licorne, pourtant, ce n’était pas mal une licorne, et rien n’indiquait qu’elle devait être forcément blanche en plus. Sourire mutin, mains enfoncées dans les poches et haussement d’épaule avant de souffler un rire discret. « Licorne du chao s’tu veux, ca l’fais aussi hein ». Black-unicorn la pointe en avant en train d’embrocher des marshmallows de l’enfer, ça me plaisait bien en fait comme concept, j’étais sûr que ça pouvait marcher comme BD ou petite animation courte. Mais ce Arty, là, il ne me semblait pas vraiment dans l’humeur pour voir l’intérêt possible d’un étalon stellaire en train de faire des brochettes sur un pic multicolore.

V’la qu’il me parlait de son amoureux. Sourire stupide figé, car là, ce n’était clairement pas mon domaine de prédilection, les histoires de cœur moi j’y connaissais rien, j’y avais jamais rien compris en fait, ça ne m’intéressait pas vraiment, perte de temps à mes yeux. Et puis quand voyait dans quel état ça mettait un type à cause d’un flash-back sucette, ça ne donnait pas forcément envie… Une main passée dans mon cou, ébouriffant les cheveux dans ma nuque, je cherchais quoi lui dire pour qu’il se sente un peu mieux. C’était ma faute s’il partait en déprime affective là, ce n’était franchement pas malin… « Bah, c’pas grave si ? Tu peux en avoir un autre d’amoureux non ? C’est comme les sucettes, y’a plusieurs parfums disponibles, c’est pas pour rien j’pense. Enfin, je n’en sais trop rien, moi j’préfère les bonbons aux amoureux ou amoureuses en fait. Alors euh… Faut pas être si triste, jsuis sûr qu’il serait triste aussi ton amoureux s’il savait que tu faisais cette tête pour une sucrerie… Tu veux qu’on aille te prendre une patacitrouille à la place ? » C’était pas ça l’idée chez les amoureux ? de vouloir le bonheur de l’autre, même quand on était plus à ses côtés ? Voilà, c’était ce que je disais... trop compliqué pour moi. Alors le machin à la citrouille était un peu la seule solution que j’avais sous le coude.

La proposition lui mettrait un peu de soleil dans le cœur à ce garçon, la il faisait peine à voir quand même. je n’espérai ne jamais finir comme ça à cause d’une personne qui me tiendrait trop à cœur soudainement. D’ailleurs ça marchait comment ça ? Ça nous tombait dessus comme un Arty, le vague à l’âme qui regardait pas où il marchait ? Si c’était le cas, j’allais faire attention où je m’étais les pieds à l’avenir ! Ça me paraissait dangereux comme tout ce genre d’affliction ! Plus qu’à espérer que ça puisse se soigner facilement. « Une maison près de la foret ? Han c’est trop bien ça ! Mais le mieux ce serait dans la foret ! façon robin des bois, en plus ça te garantit que personne n’a la même maison que toi ! La boutique de bonbon serait près de chez toi à tout hasard ? J’sais pas trop où elle se trouve, en fait. Enfin, t’as surement mieux à faire que guide touristique. Mais pour m’excuser de la corne de licorne à venir, je réitère l’offre, j’tu veux un truc, c’est avec plaisir. C’que tu veux, tant que c’est dans mon budget quoi… » Bah ouai, quand même y’avait des limites à toute générosité : le montant de mon petit argent de poche qu’Abigial me faisait parvenir une fois par mois. Nouveau sourire engageant, je regardais les enseignes à proximité, si ça se trouvait, on était juste à coté
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Arty Wildsmith
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Re: Une place animée

Message par : Arty Wildsmith, Sam 09 Juin 2018, 15:47


Une licorne du chaos, c’était un peu ce qu’il avait toujours voulu être, répandre un bordel monstrueux et flamboyant après chacun de ses passages, mais là, c’était à peine s’il laissait quelques cendres voletant derrière ses pas. Il hausse les épaules, le Gaby voulait bien faire, ça se voyait. Il avait cette bienveillance sur le visage, ça fait sourire Arty, il a dû être comme ça autre fois, ingénu, au tout début, avant des rencontres et des situations délicatement catastrophiques. Et tandis que le jeune homme lui parle, il enroule sa sucette de sa langue pensant qu’il aimerait bien mettre du papier à bulles à paillettes autour de Gabriel, protéger son innocence. Parce que oui, effectivement, il pourrait trouver d’autres amoureux, des dizaines sûrement, peut-être, mais rien à voir avec ce qu’il voulait, celui qu’il désirait. Puis certaines paroles réveillent en lui davantage de souvenirs piquants faisant frétiller son cœur serré, la confusion d’une boîte de nuit notamment qui lui brûle encore les rétines. Il s’en moque. J’suis même pas sûr qu’il me considérait comme son amoureux. Il soupire, enfonce ses mains dans ses poches à la manière d’un enfant boudeur qui vient de réaliser que son caprice ne serait pas assouvi, de toute façon Élius était parti, lui avait tourné le dos. Et le pire, c’est que c’était entièrement de sa faute. T’as raison, concentre-toi sur les bonbons, c’est mieux. Si tu peux construire un bouclier aussi, avec plein de bonbons, pour te protéger de tout de ça, tu seras plus heureux crois-moi. Voilà qu’il se faisait philosophe et cynique, l’amour c’était nul, d’ailleurs d’un geste rageur il décide de jeter sa sucette qui rebondit sur les pavés, emportée par les pas des sorciers pressés, finalement écrabouillée. Il s’en mord les lèvres, de cette métaphore de sa relation avec Askin, écrasée elle aussi. Il aurait peut-être du la brûler en réalité, cette sphère sucrée, une histoire de purge. Parce qu’évidemment qu’il n’allait pas se laisser aller à la tristesse, le feu de la colère étant pour lui d’un plus grand réconfort. Mais il cligne des yeux, réveillé par l’enthousiasme de sa nouvelle rencontre.

Parce que le Gaby avait une façon bien à lui – visiblement – d’exorciser tous les sentiments nuisibles qui pouvait parcourir l’échine : les friandises. Arty devrait attendre de grimper dans la cabane pour exploser ribambelles d’objets – bouteilles consommées par exemple. Elle est même dans les arbres, notre Cabane, et elle a la forme d’un bateau, qu’il marmonne. Se raccrocher aux mots du blondinet, à la réalité, parce qu’il l’adorait sa maison qu’il partageait avec son meilleur copain, et pendant un instant, cette idée bouscule la mélancolie furieuse. Il se dit qu’il a terriblement envie d’un câlin, et les bonbons ne seraient pas la pire compagnie qui soit. Alors il dodeline de la tête, c’est pas près de chez moi, Honeydukes, c’est par là. Il désigne une rue se déversant sur la place grouillante de chapeaux pointus. Allez, viens. Et j’vais payer. Pris dans un élan de générosité qu’il n’arrivait pas vraiment à comprendre, il entraine le Percuté par le bras. T’es à Poudlard hein oui ? Question qu’il n’était pas difficile d’affirmer tant la moitié de la population du village sorcier étaient composée d’élèves. Alors pourquoi t’es si perdu ? Il le lâche, continuant de marcher non sans agiter ses bras. J’veux dire, moi je sais pourquoi j’suis perdu dans ma vie, parce que voilà, c’est le bordel, mon cœur est en pleine fête foraine, il tourne, vol, tamponne, se fait tirer dessus. Mais toi, t’es là, brebis égarée à distribuer des bonbons au premier rencontré. Tu devrais pas d’ailleurs, tu sais jamais sur qui tu vas tomber. Conseil d’ami, tandis qu’il frappe du pied une pierre abandonnée au milieu du chemin qu’ils prenaient. Je mentirais si je disais qu’en ce jour de sortie Poudlarienne ses yeux ne cherchaient pas la silhouette et les couleurs d’Élius, sait-on jamais, au détour d’une rue, un heureux hasard. Il se voit déjà le serrer dans ses bras, lui dire mille pardons, le cœur tambourinant de baisers. Mais la porte de la célèbre boutique désormais à proximité le ramène brutalement au triste présent. La main sur la poignée, tout gentleman qu’il était, un simple, après toi.
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Gabriel Michaels
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Re: Une place animée

Message par : Gabriel Michaels, Jeu 14 Juin 2018, 14:45



Sucette à paillettes


Pv Arty et avec son LA

Vraiment compliqué de le faire sortir de sa torpeur celui-là. Il avait bien souri à un moment, mais ça s’était enfuit si rapidement que ça m’avait semblait être mirage. C’était triste, surtout que c’était l’évocation à son amoureux qui semblait vraiment le rendre aussi terne et acide. Une pointe d’aigreur dans ses propos, un mensonge éhonté qui me touchait. S’il s’en fichait tellement, ce Arty, aurait pas les mirettes si fades et les conseils si douloureux sur le bout de sa langue. Néanmoins je lui offrais un sourire avec douceur, ayant cru comprendre que ce genre de peine pouvait mettre du temps à s’effacer, et puis, le bouclier de bonbons, ça me plaisait bien au final. Et j’attendais, en regardant au loin si j’apercevais une cabane se découper au milieu de nulle part. Mais rien, juste des bâtisses qui se ressemblaient toute autant les unes que les autres.

Et puis, de toute évidence j’avais tout faux. La maison du Arty était un bateau dans les arbres, juste l’image d’un crash aérien ayant fini étrangement. Ca ça me plaisait encore plus ! Les opales pétillantes, le sourire étiré jusqu’aux oreilles, je m’étais retourné vers le propriétaire d’un vaisseau volant dans la nature du coin avec un enthousiasme débordant. « Un bateau ? Comme un vrai bateau pirate ? Avec des grandes voiles ? Une armature de bois immense et un gouvernail genre sur la porte et des hublots partout pour les fenêtres ?! C’est super ça ! Ça fait très Peter pan ! C’est toi qui a imaginé cette maison ? Enfin, plus qu’une licorne du chao c’est un pirate en civil que tu es en fait ?  Genre un pirate sorcier ?!.. Ca existait ce genre de carrière professionnel ? Pris de doute, je m’étais arrêté dans mes spéculations et réfléchissait un instant. Pas bien longtemps vu que mon interlocuteur savait où la boutique de sucrerie se trouvait. Il ne m’en fallait pas plus pour rappeler l’attention de mes papilles et de mes prunelles. Je ne voyais qu’une masse compacte de sorcier vers la rue désignée, mais soit, autant le suivre maintenant qu’il m’avait embarqué par le bras et offert de payer. « Ho c’est gentil, mais c’est moi qui regardait pas tu sais.. ». Il me semblait qu’il s’en fichait en fait, et qu’un regain d’énergie le parcourrait soudainement à l’idée de noyer ses idées dans des effluves de sucres.

Voilà qui me surprenait d’autant plus. Mais je n’allais pas lui demander si une crise de foie valait mieux qu’un chagrin d’amour. Plus on pouvait éviter les sujets inconnus mieux je me portais. Et plus, il n’arrêtait plus de parler et poser des questions dont il semblait déjà connaitre les réponses avant même de me les avoir posés.  Pas le temps de répondre de toute façon, il s’emballait à me parler de la fête foraine que subissait son pauvre cœur, pour peu, je m’attendais presque à ce qu’il me dise qu’il avait la nausée en fait. Mais non, sa logique bancale terminait pas un conseil que j’avais déjà entendu et auquel j’haussais simplement les épaules, un peu désabusé. «  T’sais, dehors y’a même des bus et des voitures, ca peut bien te faucher du jour au lendemain. Et c’est pas pour autant que tu t’empêches de sortir de chez toi hein… c’est plus une vie après.. » Une faible sourire avant de réaliser que lorsque je parlais des choses de chez moi, tout le monde ne comprenais pas toujours. Le nez plissé, la moue désolée sur les joues, je me corrigeais rapidement pour éviter qu’il ne me regarde avec des yeux tous ronds. « Enfin, pareil avec les balais quoi. Tu peux bien t’écraser dans un faux mouvement, ou finir aplatit par quelqu’un qui tombe de son balai, et pourtant tu ne vis pas dans une bulle ! » Bon, maintenant, c’était moi qui avait une explication complétement bancale… vraiment pas pratique ces divergence de connaissances dans ce monde magique..

Enfin, il semblait bien trop perturbé par sa peine d’amour pour relever ma rhétorique foireuse à mon avis. Il semblait chercher quelque chose à scruter partout comme ça, à pour quelqu’un qui connaissait les lieux, je doutais fort que ce l’établissement qu’on rejoignait. Pour une fois, je ne posais pas la question, qui aurait pu etre trop personnelle, et me contentais de rebondir sur ses interrogation en pénétrant dans les lieux. «  Ho super, c’est sympa ! J’avoue que j’aurai cherché un bon moment. Je suis bien élève à Poudlard, mais je n’ai jamais vraiment pris le temps de fouiner partout dans ces rues. C’est toujours blindé. Et puis ma tutrice ne m’a pas donné mon autorisation de sortie les week-ends que cette année, du coup, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de beaucoup flâner dans Pré-au-lard. Elle s’inquiète, c’est compréhensible hooo regarde ! C’est pas des arc-en-ciel en bouteilles, mais presque !»  J’avais attrapé la boite d’exposition des papillons en sucre multicolores et l’ouvrais face à Arty, laissant s’échapper quelques insectes colorés en me marrant comme un môme. La pointe déception de ne pas les voir prendre vie comme les grenouilles en chocolat ne trouva même pas le moyen de m’empêcher de rire en voyant le brun avec du sucre de toute les couleurs sur lui. J’avais du tirer trop fort sur le couvercle -ou le sortilège ne fonctionnait plus à force que tout le monde s'y essayait- pour les lui faire atterrir sur la tête. «  Bah voila, bientôt une licorne ! T’vois j’avais raison ! et pour le chaos… hum…  » un récipient de liquide rouge foncé avait attiré mon attention en rentrant. J’étais parti sentir au-dessus du bocal et plongeais mon doigt dedans avant de poser mon index sur la commissure des lèvres d’arty et y faire une marque couleur sang. «  Vala ! Licorne vampire ! Y’avait écrit soupe de sang de chauve souris, c’est juste parfait ! » Allé mon gars souris un coup, ça te fera pas de mal à force je vais croire qu’être amoureux c’est nul comme truc et je vais te demander pourquoi plein de gens veulent avoir des amoureux.

Sur ce coup, j’étais fier de moi, un peu trop même. Le sourire jusqu’aux oreilles, je restais planté devant lui et léchais ma pulpe de doigt sucrée par la confiserie liquide. C’était bon ce truc au final..
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Re: Une place animée

Message par : Arty Wildsmith, Mer 04 Juil 2018, 22:35


Absolument désolée pour le retard 😇❤️


Sûrement qu’il avait été ainsi, un jour, il n’y a peut-être pas si longtemps que ça. Plus coloré et pétillant, rebondissant sur tout ce qui se déroulait autour de lui. Aujourd’hui trop concentré sur ce qui le retournait à l’intérieur, à peine éclairé par le sourire qui s’offrait juste en face, dans les rétines rieuses de son interlocuteur. Un autre jour, une autre vie, il aurait été tout aussi heureux de se retrouver ainsi maquillé, pailleté et sanguin à la fois. Quoi qu’il était bête, c’était un peu l’essence même de sa personnalité.
Il avait suivi sagement le Gabriel parmi les rayons, les mains accrochées à l’intérieur de ses poches, renfrognées, il s’était complètement montré docile face à ses expériences avec les rigolotes friandises exposées, parce que lui ne voyait plus cela avec l’œil neuf du né-moldu qu’il était autrefois. Dorénavant, c’était ainsi, carrément habitué il ne s’exclamait plus autant. Quoi qu’il se dit que tout de même, après avoir fait mine d’être désabusé, blasé par le geste enfantin de son nouveau copain, il me faut un chapeau de pirate maintenant, ça m'irait trop bien. Sans prêter plus attention que ça à son nouveau fond de teint, Arty n’avait jamais eu peur d’être ridicule. Parce que cette idée s’était logée dans un coin bien chaleureux de son tympan attentif. Être un pirate, c’était un beau projet de vie, puisqu’ils avaient déjà le bateau. Puis il ne sait pas pourquoi, il ajoute, comme ça en passant, sûrement car c’était ce que font les gens imprégnés de politesse, tu viendras un jour, j’te montrerai à quoi il ressemble notre bateau pirate. C’était une fierté que d’avoir la demeure la plus incroyable de Pré-Au-Lard, bien qu’elle était particulièrement absolument cachée du regard des plus indiscrets, Azarty n’était pas sans savoir qu’ils étaient mal aimés.

Mais il n’avait toujours pas souri, il sentait bien que le jeune homme en face de lui faisait tout pour lui communiquer sa joyeuseté intérieure, mais rien. Arty ne peut s’empêcher d’accrocher ses yeux curieux à chaque silhouette adolescente qui entre dans le magasin, toujours dans l’espoir de. Qu’est-ce que tu prendrais comme bonbons pour soigner une peine de cœur ? Le chocolat, sans aucun doute, mais il préférait se fier à la naïveté et l’innocence du Souriant. Il sort ses mains de sa poche pour s’essuyer le coin de la bouche, avant de goûter du doigt le liquide sanguinairement sucré. Pas mal qu’il murmure, mais s’il pouvait empêcher d’en avoir plein la figure. Il se frotte alors le visage, se débarrasser de l’expérience explosivement multicolore de l’Autre. Au fait, oui, c’est toujours à retardement chez Arty, si j’disais ça, c’était juste pour te dire de faire attention à toi, en ce moment, c’est un peu tendu. Les Masqués qui sortaient, revendiquaient, luttaient. Crois-moi, tu préfères te faire manger par un bus que mutiler par un Mangemort. Mais bon, après, chacun ses goûts. Pour le coup le Blaireautin avait déjà essayé les deux, et l’aventure en bus était dix fois plus amusante. Surtout qu’il ne devait pas donner de raisons supplémentaires à sa tutrice de s’inquiéter, mais en réalité, ce n’était pas du tout ses affaires. Puis il devait remettre son costume de grognon et malheureux du jour, quand bien même ce garçon avait au moins la qualité d’être particulièrement distrayant. Allez, prends c’que tu veux, puis on y va. Ne pas traîner là, enfermé, aller respirer, rapidement. Toujours dans l’impossibilité de rester en place plus de cinq minutes. Sinon j’te renverse le liquide sanguin sur la figure, tu f’ras moins le malin. Arty belliqueux, éternellement aussi charmant, quoi que ce n’était pas lui avait commencé, cette fois.
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Re: Une place animée

Message par : Gabriel Michaels, Sam 14 Juil 2018, 08:39



Sucette à paillettes


Pv Arty et avec son LA
Tkt ^^

Nope. Il pouvait avoir un panneau avec ce mot sur la tête que ce serait exactement pareil. Pas de réaction, il suivait, mollement, le sucre sur les vêtements, le liquide carmin sur le coin de lèvres. La moue déçue pointait quand finalement, un déclic soudain se fit sentir : il voulait un chapeau de pirate. Interdit un instant, les mirettes grandes ouvertes, je le scrutais, me demandant si j’avais bien entendu alors qu’il confirmait que c’était pour aller avec sa maison. La maison-bateau-pirate ! Vous les voyez les paillettes dans les yeux ? J’avais oublié de grandir, dans pas mal d’occasions, et celle-ci était le parfait exemple ! le scintillement de l’enfance miroitant dans les prunelles, j’avais du sautiller d’excitation. «  Ho oui vraiment ? te faut tout l’accoutrement alors ! attends je cherche ça ! ». Quelque part, il me semblait qu’il ne fallait pas accepter les invitations des inconnus, leur parler non plus d’ailleurs, mais c’était un conseil de quand j’avais 5ans, alors avec 10ans de plus, j’avais un peu oublié. Du coup, je cherchais des yeux le matériel, repérant un cache-œil et des dents de vampire. Rien de plus.  Halloween c’était loin, pas étonnant de ne pas trouver le costume au complet. Un peu comme le sourire du Arty, ça ne semblait pas la bonne saison. C’était décidé, les amoureux c’était vraiment à éviter !

Au lieu d’une pointe d’intérêt pour ce qu’on avait sous le nez, le jeune homme scrutait encore et toujours la porte d’entrée, le chéri venait peut-être souvent dans le coin ? Sinon, pourquoi cette question. N’empêche, j’en savais trop rien. Je savais pas comment c’était une peine de cœur, ca semblait moche si c’était ce qui collait à la tête d’Arty. Alors il fallait quelque chose de coloré, de doux, de moelleux, un pansement qui se mangeait je supposais. « Patacitrouille ! Vu que la peine cœur ca tourne la tête comme le mauvais coté d’Halloween, je dirais patacitrouille ! après ca fait les coins de bouche orange en plus ! » Pas que ce soit vraiment quelque chose d’amusant. Enfin si, sur les petites de l’orphelinat, c’était vraiment mignon de les voir avec du sucre partout, mais pour un cœur qui pleure, j’ignorais si ça pouvait suffir.

En pleine réflexion sur le reste des sucreries, j’attrapais une chocogrenouille, comme les papillons ces bestioles étaient magiquement animées. Moi, ca m’avait toujours plus, mais c’était normal, j’en avais jamais vu avant d’arriver ici. Ce Arty là, il faisait blasé de la vie, comme s’il avait grandi trop vite alors qu’il ne semblait pas plus vieux que moi, il n’avait même pas une barbe, c’était… bizarre. Comme sa remarque là, de faire attention, car la situation actuelle était « tendue ». Je me croyais à la maison, il voulait me couver, ou jouer aux papas ? ici comme ailleurs, je n’allais pas agir différemment car des gens bizarres existaient. Y’en avait partout, alors j’haussais les épaules, indifférents à ses mises en gardes, car j’avais pas l’intention d’arrêter de vivre car le pire pouvait arriver. Autant rester cloitrer dans son dortoir dans ce cas. Et puis, pour la mutilation, je passais mon tour, le seul moment où j’avais mal au ventre c’était d’overdose de bonbon, d’ailleurs, il me semblait en avoir vu en forme de marque des ténèbres, à moins que ce ne fut ailleurs.

Rien ici, je supposais donc qu’on était pas sur la bonne boutique, mais déambulant dans les rayoons, j’attrapais le cache œil à défaut du chapeau, deux packs de pattacitrouilles, les sucettes saveur sang, juste pour aller avec ses menaces de me mettre le liquide sur la tête, un pouffement à la menace et je récupérais quelques squelettes en sucre. « Tiens, j’ai trouvé ca pour ton costume de pirate ! une licorne vampire pirate ! Moi j’dis ca peut claquer ! sauf si t’essayes de me mordre ! mais avec un œil en moins, ca va être dur de viser comme il faut ! j’aurai plus peur pour que tu pètes une dent sur le mobilier que sur moi ! » Bah oui, être borgne du jour au lendemain ça devait pas être quelque chose d’intuitif pour se deplacer. Fallait tester avec les papillons en sucre voir s’il arriver à les esquiver ! Je rajoutais une boite et lui adressais un large sourire. « On va déjà voir si avec ton mono œil t’arriver à les esquiver comme il faut ceux-là ! ca t’dis ? » Après tout, il voulait partir vite, donc je supposais que oui. Il voulait faire quoi d’ailleurs avec sa tronche, je voyais qu’une chose qui pouvait lui faire du bien. « Un bowlling ca te dit ? Tu sais ce que c’est hein ? Dit moi que oui… ». C’était pas un de ces sorciers pur-sang qui n’avait jamais mis les pieds dehors hein ? Dites moi que non

[T’as mon LA pour la suite]
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Enzo M. Aiken
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Re: Une place animée

Message par : Enzo M. Aiken, Sam 17 Nov 2018, 22:04




RP PV avec Lizzie, Eliott J., Elhiya & Time ♥
The beginning of the End.
ft Alec Z. Dmitriev/Enzo Maxwell Aiken  


Lorsque minuit sonne, je laisse mon cœur comme mon âme, le soin de grogner dans ma poitrine comme celui qui se propage au loin. À l’aube de mes horizons, je ressens des frissons plein le corps et j’ai des rêves plein la tête. Autant dire que jamais jusqu’à ce soir, je ne me suis sentit aussi vivant qu’en cet instant. J’ai pris le soin de venir à pieds sous ma cape d’invisibilité, ce soir, me rendant à la cabane hurlante pour préparer une fête clandestine des plus inoubliables aussi. J’avais passé le mot à ma marraine, glisser quelques notes légères aux oreilles attentives, mais j’étais resté évasif quant au thème de ma soirée. Largement impatient de voir la pièce s’illuminer de milles feux et de plusieurs couleurs, je m’empresse d’accélérer le pas afin d’arriver le premier sur les lieux. Je passe la porte, dépose le carton sur la table basse et quelques notes de magie et d’instants plus tard, le décor se dresse jusqu’à rendre l’établissement enchanté, le temps d’une soirée. Au moins, cette drôle de sensation suite à d’anciens souvenirs de l’année dernière, ne me rendront pas nerveux en revoyant cette endroit « sinistre ». Puis, lorsque je m’amuse à remplir le saladier d’une boisson non-alcoolisé, je me tourne vers les fenêtres avec cette air pensif inscrit sur le visage. Et lorsque je croise du regard, mon reflet dans la vitre, je me rappelle encore les paroles de l’Ombre qui n’attends qu’une seule chose, des réponses. Alors, lentement, je soupire tout en posant mes mains sur l’appuie de fenêtre avant que je ne me mordes la lèvre inférieure. Je sais ce qu’il me reste à faire, le tout est d’essayer de réussir son Défi, sans quoi, j’ose imaginer que sa « colère » me vaudra un aller simple vers ce qu’on appelle « l’enfer ».

« … Cela devrait pas être compliqué… M’enfin… »

Me voici, ainsi, à errer dans la pièce principale de ma petite fête avec cet air audacieux sur le visage. Me reboostant moi-même, je mets mes craintes de côté et fixe la porte avec une attention particulière jusqu’à la voir arriver, suite à une entrevue particulière dans la journée. (J’ai son L.A., je précise ), je croise ma marraine du regard avant d’agrandir mon sourire sur le visage pour ensuite aller m’assoir sur le fauteuil. Et d’un geste habile, j’attrape une barrette mentholée, mon briquet avant de l’allumer. Puis, je la consume calmement tout en laissant ma tête retombée sur le dossier. Que vas-tu me dire, Lizzie, que j’ai changé contrairement à mon réveil. Cette nuit, dans cette pièce… C’est un peu notre secret à toi et moi, cette « double-vie » que je ne m’explique pas aussi, mais que je ne cherche même plus à savoir. C’est comme si j’avais tourné la page, comme si je me plaisais à vivre cette vie-là. Dis – moi, « marraine », est-ce que tu es fier de moi ?

« … Belle soirée, n’est-ce pas ? … Merci d’être venue, j’avais envie de m’amuser, ce soir… et puis, t’es un peu la VIP de ma soirée aussi, la famille en premier, pas vrai ? … »

J’imagine bien que tu ne peux pas me voir puisque je ne te regardes pas. Je fixe le plafond, fait des ronds de fumée avec mes lèvres alors que je souris pleinement, impunément comme si rien ne pouvait m’atteindre en permanence. Je suis le fil de mon arrogance, je suis insolent sur tous les fronts et mieux encore, je n’ai presque peur de rien. Et si je devais me trouver devant un épouvantard, je sais déjà ce qu’il me ferait voir. Ce dont j’ai peur, c’est de me voir « responsable » d’une autre personne, à commencer par « devenir père ». Si je ne m’attaches à aucune fille, aucun mecs au sens propre du terme, peut – être que je n’aurais pas peur de la.e perdre. Pas vrai ? Pensée absurde et pourtant, elle est là, celle – là et c’est comme ça. Étrange coïncidence ou plan machiavélique, allez savoir.
b l a c k f i s h & Λzяүεℓ (passe ta baguette sur l'image)


Dernière édition par Alec Z. Dmitriev le Ven 30 Nov 2018, 17:53, édité 1 fois
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Eliott Jenkins
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Re: Une place animée

Message par : Eliott Jenkins, Dim 18 Nov 2018, 20:09


Recevoir des lettres où on pouvait y lire qu'Eliott était convié à un rendez-vous sans préciser les raisons, sûrement obscures, allait devenir une habitude. Cette fois-ci, c'était par une personne qui le surnommait comme « l'inconnu de la forêt interdite » et qui semblait apprécier s'appeler comme « un confident inconnu ». Cabane hurlante, minuit. Les deux semblaient déjà se connaître et le serpent pouvait comprendre aisément qu'ils s'étaient rencontrés la première fois dans la forêt qui arborait Poudlard et l'au-delà. Mais, trou de mémoire, il ne se souvenait absolument plus. Et il comprenait encore moins l'intérêt de cette invitation. Néanmoins, intrigué par la situation comme la plupart du temps, il avait décidé de s'y rendre. Tout en prévoyant son coup puisque derrière cette lettre pouvait se trouver n'importe qui, peut-être même un menteur. Il se devait d'être prudent par les temps qui courent.

Le concierge avait également remarqué que la cire qui refermait le message était le symbole des Serpentards. Rien d'étonnant. S'il avait pu parier, il l'aurait fait. Mais également que dans celle-ci se trouvait une plume d'un corbeau. Signe de la mort. Ce n'était pas fait pour le rassurer. Il emmena donc avec lui sa baguette magique, de manière à pouvoir se défendre contre n'importe quel danger. Duelliste dans l'âme, il savait de quoi il était capable et il avait suffisamment confiance en lui. Néanmoins, et malgré ses vaines tentatives de se rassurer, il se rendit d'un pas plutôt rapide vers le saule pleureur. Il ne désirait pas non plus qu'on le voit descendre les escaliers pour se rendre à la cabane hurlante.

Une fois sur place, il traversa le long tunnel. C'était la première fois qu'il emprunta ce chemin. Il allait pouvoir inaugurer les pièces de cette maison hantée. À quelques mètres de l'entrée, il entendit des paroles. Une voix masculine. Lorsqu'il entra enfin dans la pièce d'où ces fameux bruits semblaient provenir, il remarqua Lizzie. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire-là ? Elle était accompagnée d'un garçon, un étudiant. Son visage disait quelque chose au serpent et en quelques secondes, il se remémora tous les souvenirs. La rencontre dans la forêt interdite, la discussion plutôt palpable entre les deux, d'autant plus que Jenkins n'était pas forcément au top de sa forme à ce moment-là. Inquiet de ce qui pouvait se passer, il ne pouvait que se poser des questions.

Lizzie, qu'est-ce que tu fous là ?, puis avant même qu'elle puisse répondre, il détourna son regard vers l'autre résident d'un soir, C'est toi qui m'a envoyé cette lettre ? Tu t'appelles comment déjà ?
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Re: Une place animée

Message par : Elhiya Ellis, Lun 19 Nov 2018, 21:00


Un rayon de lune sur le bout du carnet de croquis reflétait d'une lueur si terne que les opales s'en detournaient pour se perdre dans l'immensité stellaire manquant toujours de cette lumière capricieuse. Une nuit avec une nuit sans, du haut de n'importe quelle branche le constat était toujours le même : le spectacle n'était pas toujours aussi magnifique qu'avant. Les raisons, trop nombreuses ne se bousculaient plus, se contentant d'observer les caprices discrets du vent sur quelques nuages. Mais aux opales admiratrices de ces instants de simplicité magnifique, du bruit en contre-bas attirait mon attention.

La cabane hurlante, prenait vie ce soir, se parant de quelques lumières vacillantes et d'ombres chinoises se multipliant. En premier les contours d'un jeune homme, illuminant  les murs de lucioles multicolores avant de se laisser bercer d'une volute de fumée. Une pause rapide avant l'intervention d'une silhouette féminine. Une rencontre en toute discrétion dans une maison supposément isolée ? Je laissais les histoires d'ombres et lumières gagner l'imagination, assistant spectatrice à une scène dont les sons ne pouvaient me parvenir. J'y entrevoyais un échange interdit, la retrouvaille de deux amants maudits ou juste des envolées de paroles houleuses, une mises au point ou de sombres desseins d'assassinat de choco-nours... Les retours d'insomnies passagères affolaient les idées brouillonnes, leur offrant des chemins à toute possibilité.. rentrer aurait été bien plus judicieux...

Du haut de ma branche, pourtant, à l'appel de quelques heures dans les bras de Morphée, les pieds se balançaient dans vide, continuant à regarder se jouer une pièce inconnue. Pas de raison précise. Juste le refus de retourner au Château ou chez moi. D'un battement de cil, la suite défilait tranquillement. Une nouvelle forme se découpait, venue de je ne savais où rejoignant les deux premiers occupants. Adieu les affabulation romantiques... quoi que... cela restait encore plausible après tout... J attendais donc sur mon perchoir, laissant le fusain se perdre sur le grain de papier laissant l'inspiration se nourrir de bribes de vie d'inconnus et illusions de théâtre muet. Jouer les étoiles indifférentes et silencieuses abandonnant la suffisance et le mépris au profit de doigts tachés d'encre.


Dernière édition par Elhiya Ellis le Lun 10 Déc 2018, 08:31, édité 1 fois
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Re: Une place animée

Message par : Enzo M. Aiken, Jeu 22 Nov 2018, 11:28




RP PV avec Lizzie, Eliott J., Elhiya & Time ♥
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En cette sombre soirée, je me regarde expirer la fumée par mes narines, cette ombre blanche épaisse et blanchâtre à l’odeur de menthe mélangé avec tout autre chose. Rien de bon pour la santé, rien de bon pour la mienne également. Quelques minutes se volatilisent autour de moi, le temps que je réflexionne par rapport à cet étranger en face de moi. La dernière fois que je l’avais vu, voir rencontré, il me semble qu’il était en colère tout comme je l’avais été durant ma dernière année. Et en faisant preuve de bonne foi et de sincérité, je le suis encore à l’heure actuelle. Bien que ce soir, je parais bien détendu, je sais aussi que je cache ma nervosité avec une habile perfection. Maintenir le questionnement, jouer sur l’ambiguïté… Je me souviens encore de mes mots prononcés face à un être qui incarne tout ce que je désire être et devenir aussi. Je suis habile de mes mots à défaut d’ignorer les autres. Ces maux qui me rongent, font et deviennent une de mes nombreuses ambitions. Un mouvement de tête de ma part et je le dévisage discrètement, étirant un sourire taquin, tantôt malsain à son attention. Et pendant ce lapse de temps de silence où je joue sur les tensions, me pavanant ainsi tel un marionnettiste au beau milieu de mes jouets, je retourne devant la fenêtre sans prononcer le moindre son. Mon regard s’égare quelques mètres au loin, fixant cette Lune par-delà cette fenêtre. Je me souviens encore de cette brise d’air et de cette fille dans les couloirs de l’école. Par moment, je me demande ce qu’elle devient, si le destin m’amènera encore à la recroiser, bien que j’ai bien l’air d’avoir pris l’allée sombre plutôt que le même qu’elle.

- « Je suis… celui que je suis. Elle, c’est ma marraine. Ravi de voir que ma lettre ne t’a pas laissé indifférent, Jenkins. J’ignorais que je serais amené à te croiser à Poudlard, voir même que tu sois le concierge de ce dernier, tu sais. »

Quelques minutes de silence suivirent mon sombre discours, tant est si bien que la seule chose que je fais encore, c’est de reposer mon regard sur son reflet, laissé là sur la fenêtre. Je ne l’espionne pas vraiment, ni même l’envie de lui manquer de respect, mais disons que ce que je m’apprête à faire ce soir, je me suis dis que j’avais besoin de devoir réfléchir à comment mettre tout ça en place. Une inspiration sur cette barrette nocive plus tard et j’expire encore cette fumée vers ce ciel lugubre. Il ne fait ni beau, ni moche en dehors et pourtant, contrairement à mon réveil dans cette même pièce, je constate que bien des choses ont changés. Le comportement de Lizzie, le mien aussi et même intérieurement, je ne suis plus ce garçon effrayé d’autre fois par l’inconnu. J’aborde les choses différemment, je suis plus réactif et plein d’assurance. Autant, je me sens plus à même d’être en vie, du style, sûr de moi au point de profiter de la vie comme je l’entends et non, comme si quelqu’un le décidait à ma place. Autant, je sais ce que je souhaite faire de mon avenir. Il ne tient qu’à moi de faire mon possible pour y arriver aussi. Alors, lentement, je me retourne pour m’approcher du jeune homme, pas plus grand que moi, malgré que notre différence d’âge se fait ressentir. Puis, d’une main tendu à sa personne, j’ose encore reprendre la parole sans qu’on m’invite à le faire.

- Enzo Maxwell Aiken, comme ça, tu auras de quoi mettre un nom sur mon visage. J’ose espérer que le décor est à ta convenance et si tu as soif, il y a de quoi boire derrière toi sur la table, à côté de quelques sucreries et gourmandises.  »

Finalement, j’opte pour un sourire plus sincèrement, un clin d’œil le rejoint jusqu’à que je lui tapote légèrement l’épaule pour montrer ma bienveillance. Quelques pas en arrière et je termine cette sombre chose distincte qui gisait entre mes doigts légèrement glacés. Puis, je rejoins Lizzie pour me mettre à ses côtés. Je n’attendais plus qu’une chose, voir si Blondie aurait la curiosité de venir voir ce que je prépare, car où que j’aille, j’avais cette impression que nos destins étaient scellés. Ensemble, on s’amuserait à croiser nos chemins de n’importe quelles façons puisque tout semblaient être à notre portée. Quelle étrange coïncidence…
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Re: Une place animée

Message par : Elhiya Ellis, Lun 10 Déc 2018, 08:58


Pigments d’ébène sous les ongles, les courbures du croquis prenaient toujours les même formes floues, enivrées de souvenirs manquant à ce monde toujours trop vide, trop terne. Acceptation lente mais certaine qu’un être manquait à ma vie. Ses sourires se fanaient dans l’esprit, devenant brouillon, effluves légères d’une caresse à mon cœur... Ses prunelles d’ardoises pétillantes se paraient de ce voile humide de cette nuit au chant stellaire discret gravé encore sous la pulpe de mes doigts…. Agaçant… Un soupire m’échappait, le bloc de dessin se refermait sur les genoux, et les mirettes glissaient sur cette forme à la fenêtre. Plissées, elle semblait reconnaitre une silhouette connue, croisée dans les couloirs, dans les dortoirs, sur un quai, une plage, une cuisine. Une liste que je pouvais rallonger si mes sens ne me trompaient pas.

Intriguée, le matériel d’encre de couleur reprenait place dans mon sac, et d’un bond félin, j’abandonnais perchoir et étoile. Hésitation succincte à changer de forme, mêler le poilu à la discrète écoute et observation, me délecter de l’air frais dans les oreilles touffues, me perdre sur la lumière tamisée aux prunelles animal et profiter de me faufiler sans qu’on ne me voit… Je ne savais pas trop, partagée entre curiosité et nécessité de m’en moquer, le nez se relevait vers l’encadrement de la fenêtre, se perdant un instant pour voir si la reconnaissance du brun était devenue confuse, si ne pas l’avoir vu depuis quelques temps troublait les intentions.

Les ombres chinoise partie se mêler dans un discours commun abandonnait la vitre, libérant le champ de vision, validant la présence qui me semblait être : Enzo, élève de son état, trainait dans la bicoque en pleine nuit, et… accompagné. De bonne ou mauvaise compagnie, j’ignorais ce qu’il en était, mais il suffisait de pousser un peu le verre, de passer par la fenêtre pour pouvoir garder un œil sur ce qui conservait encore une aura à la lueur parsemée de teintes diverses. Le pas se figeait, contrit sur la perte de tranquillité en violant les lieux et la possibilité de juste fermer les yeux. Nouvelle hésitation, composition naturelle désormais…. Nouvel agacement… réfléchir à la conséquence du moindre de mes actes ne me plaisait pas, offrant un point de rupture entre ma conscience et moi… désagréable sensation contrebalancée par la main posée sur le pour l’ouvrir et me faufiler à l’intérieur lachant un simple « Bonsoir » une fois les pieds sur le plancher.

Les mirettes parcouraient la pièce. Lizzie, un type croisé dans un temps reculé au caractère qui méritait d’apprendre à se tenir –à l’époque- et au milieu Enzo apparemment à sa place entre sucrerie et gobelets. Les traits circonspects s’attardaient sur la décoration concluant à une fête. Lieux étrange pour ce genre de chose. Le sourcil se haussait sans un mot de plus, patientant de comprendre
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Lizzie Bennet
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Re: Une place animée

Message par : Lizzie Bennet, Mer 12 Déc 2018, 08:58


Enzo m'a dit qu'il avait besoin d'aide pour organiser une soirée, alors j'ai fait passer le mot à quelques personnes. J'ignore ce qu'il nous réserve, mais c'est mon filleul alors forcément, je l'accompagne dans ses volutes de fumée. Quand j'approche le lieu de rendez-vous, je note un craquement étrange. Levant les yeux, j'en cherche l'origine.

Elhiya se fait discrète du haut d'une branche, mais je la fixe un peu, histoire de l'inciter à laisser ses dessins de côté et nous rejoindre. Après tout, on est là pour une fête, non ? Comme elle ne semble pas avoir remarqué, trop prise dans son monde intérieur, j'abandonne et file vers l'intérieur de la Cabane.

Je salue Enzo d'une embrassade, parce que dans la famille, c'est normal n'est-ce pas ? A son arrivée, Eliott a des questions. Normal. Sauf qu'une réponse normale ne me correspondrait pas tout à fait, alors un sourire ironique sur les lèvres je lui balance.
— Parce que j'aime ta compagnie, imbécile !


Enzo et Eliott ont l'air d'avoir des choses à régler ; par contre, il rappelle que des boissons sont mentionnées alors je file en cette direction, prévoyant une petite bifurcation pour apporter une collation à Elhiya. Pas le time, cependant, car Enzo est de nouveau à mes côtés.
— Alors, tu comptes me révéler un peu le programme ?


Une nouvelle voix fait son apparition, et je pivote pour examiner la nouvelle arrivée. Ah bah même pas besoin de la tenter avec de la boustifaille, elle a trouvé le chemin !
— Hello Elhiya ! Merci d'être venue.

J'aime bien la façon dont sa coule en bouche, ces L. [/color]
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Re: Une place animée

Message par : Time Alyster, Mer 12 Déc 2018, 22:32


Une Fête... Et puis quoi d'autres encore !?


Une fête, une fête, il leur en mettrait des fêtes lui !
Bon, calmons nous.

Time inspira un grand coup et se rassura. Certes, il ne supportait pas la foule, certes, il ne comptait pas rester, mais pourtant, il traversait le chateau à grands pas, determiné à avoir des informations sur Galway. Enzo était le seul, le dernier à pouvoir savoir un truc, même une bribe de souvenir, n'importe quoi !
Les ombres autours de lui dansaient, la fraiche brise sur ses joues soufflaient un doux murmure d'hivers et la nuit sur le chateau s'imposait. C'était ce genre de nuit trop calme, des nuit qui, d'un regards, pouvaient vous plonger dans les pensées les plus profondes et mélancoliques.
Ce genre de nuit noire, si noire que les rares rayons de lunes vous glacent les os .

Time traversait à présent le Parc, silencieux et le visage fermé.
Il savait pourquoi il était venu. Il était là pour avoir des informations précises. Si Enzo, ou Alec se souvenait de Gal', c'était parfait, sinon, il se détacherait de lui.
Simple, basique, efficace, ça ne blessait personne et de toutes façon, Time ne saurais pas faire comment autrement.

Mensonge, manipulation, tout était bon lui. Maintenant le jeune garçon était au lieu de rendez-vous: à la cabane hurlante.
Il mit son masque social, souris et s'avança vers le petit comité en lançant un "Bonsoir !"
La fête pouvais commencer...

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Re: Une place animée

Message par : Eliott Jenkins, Sam 15 Déc 2018, 23:03


Des longues secondes s'écoulèrent entre son arrivée, ses questions et une réponse qui n'allait, sans aucun doute, ne pas être à la hauteur de ses espérances. Eliott manquait cruellement de patience en temps normale et cela s'accentuait considérablement suite aux circonstances plutôt particulières. La curiosité aidait beaucoup également. Lizzie ne prit pas beaucoup de temps avant d'intervenir, lui racontant que la raison de sa venue était parce qu'elle aimait sa compagnie. Pour la remercier et lui montrer à quel point c'était réciproque, il lui montra son plus beau sourire. Elle se montrait toujours des plus bienveillantes avec Eliott, ce qui ne pouvait que lui plaire. Une âme emplie d'amour.

Son opinion de ce que pouvait annoncer cette soirée changea du noir au blanc suite à la présence de cet étudiant. Il semblait vraiment dans son monde. Il insinua qu'il était celui qu'il était. D'un point de vue philosophique, c'était discutable mais le concierge n'avait pas le temps pour écouter des futilités pareilles. S'il avait osé envoyer une lettre à Jenkins pour lui faire un cours de philosophie, ce serait sans lui et il allait être très vite déçu d'ailleurs. Il continua en considérant Lizzie comme sa marraine et qu'il ignorait qu'il allait avoir l'opportunité de le croiser à Poudlard en tant que concierge de ce château. Eliott ne savait pas trop quoi lui répondre, ne se souvenant plus vraiment de ce qu'il avait pu lui dire lors de leur première rencontre alors il laissa un blanc s'installer dans la salle. Qui fut malheureusement déstabilisé par le même garçon. Il en avait des choses à dire. En commençant par son prénom. Enfin des propos qui répondaient clairement aux questions du brun. Ce fameux Enzo l'accueillit ensuite. Voilà désormais qu'il se montrait avenant envers le concierge. Comme quoi les choses pouvaient changer en quelques secondes.

Mais rien ne précisait la raison de l'envoi de la lettre, ni même ce que les trois faisaient là. Eliott se sentait plutôt rassuré de savoir qu'il n'était pas le seul à ne pas être au courant du programme, Lizzie lui avait également demandé, bien qu'elle semblait plus proche d'Enzo que le concierge ne l'était. Elle était peut-être déjà même au courant de la soirée depuis longtemps. Ce fut désormais au tour de l'infirmière de Poudlard de faire son entrée plutôt banale, d'un simple bonsoir. Il s'attendait à mieux de sa part. Elle qui avait un caractère plutôt trempé, bien que ça remontait à quelques années, elle méritait mieux comme accueil. Puis un autre étudiant, un serpent si les souvenirs d'Eliott étaient bons. Sans dire aucun mot, celui-ci se laissa tenter par ce qui pouvait être présenté, il s'approcha et avala quelques sucreries tout en attendant impatiemment la suite des événements.
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Re: Une place animée

Message par : Enzo M. Aiken, Dim 16 Déc 2018, 18:22




RP PV avec Lizzie, Eliott J., Elhiya & Time ♥
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Les éclairs d’appréhensions fendent mes prunelles de jade en deux et quant à mon cœur, il gronde comme la foudre qui fend l’air à l’extérieur, au loin. Si toutefois, c’était le calme plat, avant, ce n’est rien comparer à la tempête qui se prépare dans l’air. Mon épiderme se craquelle et je frissonne rapidement au point où je peux même ressentir cette dose de stress qui d’habitude, ne m’affecte pas. Un rapide coup d’œil en direction de Lizzie, comme pour espérer retrouver confiance en moi… Jusqu’à que je l’aperçois, cette Blonde, responsable de ma « folie » authentique & ancestrale. D’un sourire, je l’accompagne du regard pour répondre à son bonsoir avant de remarquer que le jeune Alyster, qui contrairement à son prénom, arrive avec un poil de retard. C’est à croire qu’il n’a pas le temps, ce Time. À cette réflexion futile, j’étire un sourire taquin, en coin avant d’être rattraper par les mots de Lizzie qui me redonne un peu de contenance aussi. Ainsi, mon regard se durcit, devient comme un ouragan qui se construit et de mes pieds jusqu’à mes mains, on peut remarquer que je « tremble » un peu. Est-ce là ce qu’on appelle le trac, un stress qui survient quand on est dans une mauvaise posture ou face à quelque chose d’inconnu et qui, inconsciemment, nous fait peur ? À vrai dire, je ne sais pas et en y repensant, je me rends compte que je ne sais pas grand-chose non plus.

- « Pour faire simple, j’avais envie de mettre un peu d’ambiance dans ce monde de dingue. Certains, je les ai invités pour qu’ils puissent se changer les idées, ici, d’autres sont là parce que j’aime passer du bon temps avec elles, mais plus directement, marraine, toi, c’est pour me rassurer un peu.  »

Sous le couvert d’un masque invisible, dessiné à l’encre indélébile, je parais nerveux extérieurement alors qu’intérieurement, tout est conçu pour mettre à bien mon plan. Je ne dirais pas que je suis un éternel incorrigible, mais je n’en suis pas loin. Je manipule aisément ma foule, me débrouille pour ne transmettre qu’un dixième de la vérité qui me compose. Et même si ce n’est guère méchant, c’est quelque chose qui me parait essentiel de faire si je veux réussir ce qu’on m’a directement de faire.

- « Avec le procès de Fañch, j’t’avouerais que le durcissement du ministère commence à me flanquer un peu la trouille. Est-ce que Poudlard reste une zone sûr ? Surtout quand on sait que Galway est toujours porté disparu.  »

Habilement, je baisse mon visage, couvrant celui – ci de mes mains alors que je souris discrètement derrière celui – ci. Fureur prodigieuse, indocile au point de mettre mes sens en éveil, je me contente d’enfuir mon visage contre l’épaule de ma marraine. Blasphémant sur mon rôle en agissant comme un gosse stressé à la perfection avant de me permettre de soupirer un peu. Réclamant presque sur le coup, un câlin à la demoiselle, comme pour me dire que la Cabane Hurlante ne me « traumatisera » plus comme autrefois, aussi.

- « Désolé, mais j’suis un peu stressé avec tout ça… J’avais juste besoin de savoir si j’suis pas le seul à penser comme ça… ou voir si ça n’affecte pas que moi… Devrais – je dire plutôt. »

Et comme un raz-de-marée, je ne laisse aucune victime dans mes mornes vestiges. Tel un châtiment divin, je sanctionne tout mon entourage sans avoir le moindre regret, ni le moindre remord. Comme promis au personnage Obscure d’une ruelle Sombre, j’orchestre un débat dans lequel, j’apprendrais de chacun sans que ceux – ci ne puisse comprendre ce qui me traverse la tête. Et j’ai pris le soin d’exclure Artemis Lhow pour qu’il ne lise plus dans mes pensées. De même que je ne lui en donnerais plus l’occasion de le faire aussi. Alors, de mes pupilles verdoyantes, je fixe mon quatuor d’invités avant de me mettre légèrement à sourire plus serein.

- « Il y a des convives, gourmandises et boissons sur la table, là – bas, servez – vous autant de fois que vous voulez. Et j’ai prévu un peu de musique aussi pour vous détendre un peu. J’ose espérer que la déco’ du lieu ne vous mettra pas mal à l’aise, j’ai essayé de l’égayer un peu, c’t’endroit sinistre… M’enfin, faites comme chez vous.  »

Délicieuse sournoiserie de ma part avant que je ne me recule de l’espace personnel de ma marraine pour aller me jeter sur le canapé. Et de mes lèvres sensuellement tentatrices, je laisse passer un long soupire avant de me passer un coup de langue sur celles – ci. Laisserais – je la folie me condamner comme une impitoyable frénésie si passionnée ou ferais – je preuve d’une persévérance effrayante. Je laisse le soin à mon être, si intrinsèquement mêlé au monde des Ténèbres, choisir la réponse de cette question à ma place. Quoi que j’ai une idée toute faite sur le résultat en vue de ce qui se dessine devant mes yeux. Je joue les « apeurés » pour mieux duper mon entourage, pour éviter de craindre le pire. Que l’on me traite de monstre ou de sans – cœur, je sais exactement qu’elle est ma place, désormais. Et c’est d’une expiration vengeresse que je m’exhales alors que je regarde le plafond tout en passant une main sur mon visage. Laissant les pulsations de mon myocarde trembler d’un rythme incroyablement calme, malgré mon faux – air si bien calculé d’gamin stressé. Et même si au loin, je serais prêt à parier que la magie se libère, ma rage intérieure, elle, me lacère de toute part, je suis l’incarnation parfaite d’un Ange Déchu dont le surnom reste sur les lèvres comme un présage Funeste. Il n’y a que comme ça que je me sens pleinement « vivant ».  
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Re: Une place animée

Message par : Elhiya Ellis, Mar 18 Déc 2018, 18:50



Un sourire chaleureux à mon ancienne enseignante qui glissait des remerciements pour ma venue. Alors, si j’avais eu une invitation, elle avait du rester sur mon bureau ou sur ma branche car je n’avais rien vu. Mais soit ! Je ne cherchais même plus à comprendre au final, ça évitait un mal de crane pas possible et permettait de saluer Time qui venait d’arriver. Deux élèves et trois membres du personnel de Poudlard, une composition bien assez étrange pour le coup. Quelque peu intriguée, un passage vers la table des boissons, je me servais un verre de je ne savais trop quoi, premier contenant attrapé faisant l’affaire avant de proposer aux autres. Politesse obligeait en phase d’observation. « Je sers quelqu’un ? Time, un jus de fruit ? » Bah quoi c’était un môme alors de l’eau ou de la citrouille pour lui c’était tout. Dans le doute, je lui versais ce qui semblait à mon odora un truc sans alcool et allait lui tendre avant qu’Enzo ne prenne la parole.

Un peu d’ambiance ? Un peu d’ambiance dans la cabane ? pourquoi pas, au moins ca changeait du château dont les murs ne m’étaient toujours pas des plus agréables. Trop froid, trop sombres… enfin pas dans mon appartement, dans le reste des couloirs quoi… Quelques mots touchants à Lizzie dessinant un sourire attendri à mes lèvres. Enzo avait encore des attitudes de gamin quand il s’y mettait, je n’y avais jamais vraiment fait attention avant maintenant, c’était mignon. Les yeux glisse sur lui, le verre se portait à mes lèvres, me demandant depuis quand il était du genre nerveux ou stressé et le laissais continuer sans mot dire. Et les noms des serpentards, les sourcils se fronçaient que ce soit sous l’évocation de Fanch ou de Galway puis sous les termes attraits à la peur. C’était nouveau ça ? depuis quand il tremblotait comme une jouvencelle à l’idée de se faire choper pour avoir lancé un sort ou deux mal placés ?

Le liquide en bouche glisse dans la gorge sans que je ne prenne la parole, patientant de voir vers quoi il se dirigeait. Une requête étrange, que je mettrai sur la même ligne quand un de mes enseignants m’avait demandé de l’accompagner à coup de vodka alors que j’avais que 17ans. Un truc clochait. Comme Lizzie pouvait se sentir en insécurité dans Poudlard ? Et Eliott ? De mémoire il n’était pas un garçon sage, je le voyais mal terrorrisé à l’idée de… de quoi d’ailleurs, on parlait de quoi ? une descente des Aurors en investigations ou une attaque de porteurs d’ombre. Dans ce cas quelque chose m’échappait. Comme cette conclusion sur des gourmandises... discoussion devant des pop corns ? c’était ça l’idée ? Ma foi, j’aimais les pop corn et la bouffe en générale. Vocation de Poufsouffle ratée pour moi, je me serai plu devant la cuisine moi…

Retournant coté « buffet », la main agrippait de quoi picorer, je mâchouillais deux-trois trucs et allait m’assoir sur le canapé à coté du Sepentard organisateur de soirée pour lui coller un bisou sur la joue. Un rictus accroché aux lèvres, les opales plantées quelques secondes dans ses émeraudes, les mots trouvaient tout seul leur chemin.

– C’est sérieux ? genre tu demandes si Poudlard est sûr, protégé et digne de te laisser dormir sur tes deux oreilles ? Vraiment ? A des membres du personnel en plus ? En théorie on va forcément et dire oui. Fin à part d’un courant d’air tu fais allusion à quoi ? Rien prouve que Galway a disparu en étant au château. Quant à Fanch c’est une autre histoire…

Dont le gout amer restait toujours en bouche d’ailleurs. Une nouvelle gorgée de ma boisson prise, j' haussais les sourcils brièvement, lui demandant silencieusement d etre plus direct dans ses demandes
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Re: Une place animée

Message par : Lizzie Bennet, Sam 29 Déc 2018, 23:41


Time fait ensuite son apparition. Comme il est mon allié borgne dans ce bas monde, je lui adresse un clin d'oeil complice. Certains le jugent en retard, mais pour moi ce n'est guère une surprise : ne s'appelle-t-il pas always tard ? Non ? C'est pas un franglais de cet ordre ? Vous savez, moi et les noms de famille, c'est une catastrophe, j'ai toujours préféré passer par les prénoms. On s'embrouille alors beaucoup moins !

De son côté, Eliott ne dit rien, et quand Enzo se tait lui aussi, on pourrait presque sentir le malaise. Heureusement, il est vite rompu par mon filleul. J'aime l'idée qu'il se fasse de moi l'image d'une présence rassurante, même si cette position me semble largement usurpée. Un jour ou l'autre, cela se retournera contre moi… Pour l'heure, ses bras délicats et son besoin de se tourner vers moi écrasent toute tentative de culpabilité.

Il s'éloigne un peu, et Elhiya file à sa suite. Je ne peux me retenir d'épier leur affaire.
— Evidemment que le durcissement ministériel l'effraie, pardi ! On est tous dans le même cas ! Fañch n'est pas une autre histoire ; il est L'Histoire qui l'a mis en évidence.

Et cela résonne en moi bien plus que la question de l'insécurité poudlardienne, en vérité, du coup personnellement je fais une petite éclipse sur ça. Vous savez ce que c'est : on entend toujours ce qu'on veut entendre…

Mais qu'importe. Le plan de cette soirée m'apparait un peu plus clairement à présent. Je crois que l'idée, c'est comme les maladies : cela se multiplie par contagion naturelle. Il faut se frotter les uns aux autres pour avoir soudainement cent autres perspectives en tête. Et toute orgueilleuse que je suis, je compte bien répandre la bonne parole des Mangemorts afin de convaincre ceux qui échappent encore au droit chemin.

Ceci dit, comme il n'est pas utile de prêcher des convaincus, j'espère aussi faire des rencontres plus ambigües, avec des sorciers prêts à en démêler avec moi et avec la Terre toute entière. Je veux lui dire, Enzo, pour devenir un grand sorcier, tu devras venir sucer le sang de tes ancêtres et y mêler le tien. Aimer le passé, le conjuguer au présent, cela nécessite toujours une phase de dévoration, plus même que de dévotion. Mais ils sont là, alors je me tais, quoique mon regard cherche à te glisser ces mots-là.

Poursuis garçon, poursuis. Conjugue ce monde au présent, bouleverser les conventions, projette-nous plus loin que l'on imagine pouvoir aller. Dépasse tes peurs pour les instruire. Tu peux le faire.
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