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[Habitation] Dust & Spite
Hugh Dey
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[Habitation] Dust & Spite

Message par : Hugh Dey, Mer 1 Fév 2017 - 18:04


______________________________


Voici l'habitation (Maison) d'Aya Lennox.

Elle peut poster dès à présent.

______________________________
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Aya Lennox
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Jeu 2 Mar 2017 - 15:09


suite d'ici
PV Azphel
LA toujours accordés


L'Adieu aux étoiles,
deuxième partie.

Quelques allers-retours ont suffi à déménager l'essentiel des affaires d'Aya dans sa nouvelle demeure. Allers-retours teintés d'amertume, de coups au cœur, de désillusion.
La Colline, c'est fini.
Dis bonjour à la poussière.


Dust & Spite appartenait auparavant à Camilla Leigh. Et son mari. Mais son mari disparut jeune et dans d'étranges circonstances. Chose qui semblait plutôt bien réussir à Mrs. Leigh qui, à l'aube de sa seconde vie, f.utue dans la catégorie des veuves mais libérée du carcan vraiment très oppressant de son mari plutôt misogyne, avait décidé de fonder sa propre entreprise.
Entreprise dont la spécialisation demeure toujours tabou parmi ses héritiers. On pouvait plutôt qualifier son activité de commerce, même si aujourd'hui les preuves ont disparu, perdues au beau milieu du temps, de la poussière, ou tout simplement détruites par les héritiers de la Dame.
Son fils n'avait répondu à aucune des questions d'Aya sur l'ancienne propriétaire, qui était donc restée sur sa faim. Elle avait du fouiner pour savoir que l'habitation n'en avait pas toujours été une et qu'elle avait plutôt été le théâtre de quelques pratiques obscures laissées à la discrétion de son ancienne propriétaire. Paix à son âme.


Dust & Spite
La maison a l'image d'un hôtel particulier, cachée aux regards indiscrets par un épais mur de vieilles pierres. De la rue, si l'on y tient vraiment, on peut espérer voir un bout de façade et le porche d'entrée en glissant un œil entre les barreaux du grand portail de fer forgé. Mais le curieux risque d'être plutôt déçu : Dust & Spite est sinistre et décrépie. Tout le contraire de son ancienne et de sa nouvelle propriétaires.

Si vous passez la grille, un agréable bruit de métal crissant vous accompagnera et une charmante cour pavée guidera vos petits petons jusqu'à l'escalier de pierre. Du lierre a poussé sur les murs, lierre plus menacé de s'effondrer qu'élégant. Il n'y a pas de balcon sur ce côté de la façade, n'y cherchez rien de bien intéressant.
Après avoir surmonté les trois marches, il n'y a plus qu'à pousser la large porte d'entrée au modelage métallique floral et envahissant.

De l'entrée, vous accédez, à gauche, à la cuisine et à la salle à manger ; à droite, c'est le salon. Juste face à la porte d'entrée, un large escalier à palier mène aux deux étages de la baraque, escalier dont les marches en bois grincent un peu et c'est d'ailleurs toujours au moment où l'on croit y avoir échappé que le bruit caractéristique du bois vieilli accueille vos pas. Le marbre sur lequel vous déambulez n'a rien d'extraordinaire. Il est vieux, fissuré par endroits et ne mérite aucune attention. Tout près du grand escalier, une porte mène à la cave où des breuvages plutôt intéressants continuent de se bonifier. Ou pas. Cette cave ressemble d'ailleurs à un labyrinthe et c'est dans ce dédale que les indices du passé sulfureux de la Leigh ont titillé la curiosité d'Aya. Affaire à suivre.

Dust & Spite est plus haute que large, gain de place privilégié en cadre urbain, et a du connaître de bien meilleurs jours. Aujourd'hui, si presque tous les meubles ont été laissé aux bons soins de la nouvelle propriétaire, la place de la poussière et des vieilles histoires de famille reste plutôt importante.
La cuisine est aménagée, plutôt moderne bien que le carrelage et le sol d'origine n'aient été conservé. La faïence sur les murs est immaculée et à motifs floraux, un grand lavabo en émail fait face à une fenêtre à vitraux et de vieux bocaux traînent encore, malheureusement vides bien que les résidus restants ne demeurent suspects. Des bottes de plantes aromatiques et autres curiosités ont été retrouvé dans le cellier et sont désormais disposées sur le plan de travail en attente d'identification.
La salle à manger donne sur l'arrière-cour, un espèce de jardinet improvisé et sinistre, ombragé par une glycine qui ne devrait pourtant rien avoir à f.utre là.
Ce même jardin citadin mène également au salon par une porte à vitraux rappelant le Soleil-Levant, agréments complètement éloignés du style de la maison. Pourtant, c'est un fait. La passion des Leigh pour l'exotisme n'est plus un secret, et au fil des pièces, cette hégémonie de l'exotisme domine le vieillot des meubles, seuls rescapés des caprices d'une vieille dame frivole et curieuse. Le reste de la pièce à vivre est encombré de tapis d'orient et de guéridons, probables supports de fêtes alcoolisées fréquentes et une cheminée de taille raisonnable laisse une faible odeur de suie ternir l'atmosphère de la pièce.
En montant au deuxième étage, on accède à la première chambre, transformée en bureau et peu meublée pour l'instant. La tapisserie aux motifs orientaux et plutôt sombres rend la pièce étouffante et prompte au tamisé et aux secrets. Une méridienne paresse dans un coin, une vieille bibliothèque déplacée là reste vidée de ses trésors - plus pour longtemps - et une grande table recouverte d'un tissu blanc patiente indéfiniment. La salle de bain est accessible au bout d'un couloir similaire à l'entrée et reproduit jusqu'au dernier étage.
Dernier étage où se trouve la chambre d'Aya, encombrée de ses cartons et rapidement aménagée en fonction des meubles récupérés dans les autres pièces. Une dernière pièce termine la maison, pièce qui semble être un ancien salon de divertissement ou un truc à but purement mondain et sans grand intérêt. Elle est restée vide mais une table de jeu a été abandonnée dans un coin. Seul détail à noter, c'est le seul endroit par lequel on peut accéder au grenier qu'Aya n'a pas encore exploré, faute de temps.
Des protections de base ont été administré au logement dès que l'accord a été scellé.


Déjeuner en paix
D'un coup de baguette magique, les cartons filent dans les endroits mentionnés par la jeune femme. Alors que les paquetages s'échappent au-dessus de leurs têtes, les mirettes d'Aya se posent sur Azphel, teintées d'une drôle de nostalgie.
- Je crois que c'est tout, finalement. Merci de m'avoir aidé.
Un sourire triste accompagne un moment de silence et la jeune femme s'essuie le front du revers du bras en perdant sa grimace, simple geste d'épuisement et quelque part d'appréhension. C'est chez elle, et si l'expression a quelque chose de salvateur, de libérateur, un tas d'autres sentiments la contrarient.
- Je te fais visiter ?
Alors qu'elle se dirige vers le salon, sans attendre une quelconque réponse, la voix d'Aya se perd dans l'imposante hauteur sous plafond.
- La proprio est morte il y a quinze ans et la demeure est restée inhabitée et invendue. Apparemment, son fils n'a jamais pris le temps de la ranger et de la mettre en vente avant. Autant te dire que c'était assez sinistre et déprimant. J'ai du tout remettre en ordre moi-même, ce qui explique peut-être le prix de la maison.
Après une déambulation tranquille dans les pièces, un passage express à la cave pour récupérer des bouteilles de vin et quelques commentaires, les deux s'acheminent tout naturellement dans le jardin où une table et deux gros fauteuils de jardin aux confortables coussins patientent et n'attendent que leurs discussions interminables.
Aya ouvre la bouteille sans grand mal, puis va chercher deux verres à pied dans la salle à manger avant de réapparaître sur la terrasse, suivie de deux plats de sandwichs préparés le matin même.
- Au début d'une nouvelle étape, lance-t-elle dans un sourire en coin, en soulevant son verre à la rencontre de celui qu'Azphel tient entre ses doigts. Sans jamais oublier ce qui compte vraiment.


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 8 Mai 2017 - 22:35, édité 1 fois
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Azphel, Mar 7 Mar 2017 - 15:40


C 'était plus difficile qu'il ne l'avait cru. Il avait espéré, encore la veille, que le départ de la Colline d'Aya serait d'une banalité exemplaire, refoulant le noeud à l'estomac qui s'était formé dans son ventre, réfutant sa réalité. Au final, les murs de son manoir l'avaient asphyxié dès qu'il était entré et avait vu les affaires de la sorcière tristement emballées. Les tribulations ordinaires de Eris et Duchesse avaient eu le mérite de le faire franchement sourire, mais pour la première fois depuis qu'il la connaissait, il n'avait pu faire preuve de sincérité envers elle.

Ce n'était pas par voeu de malhonnêteté, mais la vérité était trop lourde à dire. Dans sa simplicité, elle lui rappelait sans cesse elle, partie trop tôt ; dans sa complexité et sa noirceur, elle lui remémorait lui, ses erreurs de jeune sorcier et sa détresse et.... me*de, c'était dur de la laisser, ne serait-ce que pour un au revoir. Pourtant, cela ne lui ressemblait pas, s'attacher à des personnes. Il y en avait peu eu dans sa vie, par réserve, par soucis d'ambitions et de ne pas s'attacher...
Tina avait brisé ce cycle chronophage dans lequel il s'était plongé, mais hormis elle, il n'avait jamais pensé s'attacher réellement à quelqu'un. Aya, l'ombre blanche, l'avait bousculé dans ses certitudes. Comme pour lui dire "Eh, vieux con, t'as encore des choses utiles à faire". Quoi ? l'aider, la guider ? Au risque de la voir se faire tuer, comme cela avait déjà été le cas par deux fois ?

Peut-être....

Croiser les ténébreuses de celle qui était comme son ombre était difficile. Elle ne faisait pas semblant, elle, et lui montrait clairement qu'elle le voyait dans ses yeux, son jeu mensonger. Bien sûr, ils n'en parlaient pas, il était inutile pour eux d'exposer des vérités qui se lisaient dans leurs regards, et il savait qu'elle ne lui dirait rien du tout, ne lui en parlerait jamais. Elle excuserait cet écart de comportement, ce manque de sincérité guidé par ce noeud à l'estomac qui était finalement tout sauf imaginaire.
Il s'était laissé jouer avec Eris, petit chaton de blanc immaculé sur le canapé, laissant la brave petite bête prendre ses doigts en bouche autant qu'elle le voulait.

- Tous ces secrets, Az. Ils appartiennent à la Colline. Ils y resteront.
- Hein ?
Il leva le regard vers elle, se détourna brusquement du chaton qui émit un miaulement d'incompréhension. Oui... soupira-t-il.

La Colline était de l'argent de perdu, mais la revendre conviendrait de perdre beaucoup plus de choses. Il le comprit à cette phrase prononcée par Aya.

Leur café s'était terminé depuis plusieurs minutes quand Aya lui dit qu'il était temps de partir, Azphel occupé à gratter le ventre d'une Duchesse qui serait bientôt malheureuse. Se relevant, le mage noir plongea ses émeraudes dans les noires de la belle et retrouva un sourire plein de sincérité, sans que les mots ne quittent ses lèvres.
Il leur fallut une heure à peu près, pour transférer les cartons de La Colline Étoilée à Dust & Spite, et quand vint le moment de dire au revoir à son salon, vidée de la présence d'Aya, le noeud se resserra davantage. Duchesse restait là et regardait les deux sorciers sans comprendre ce qui se passait autour d'elle. Il lui avait laissé sa gamelle, il viendrait la chercher demain.
La main d'Aya récupèra celle du mage, compagne précieuse de leurs virées dangereuses vers leurs passés, et il y retrouva aussitôt l'assurance et la simplicité de leur relation, d'Ombre à Ombre, vers une lumière personnelle. Toujours, lui chuchote-t-elle en regagnant sa demeure.


Dust & Spite était réellement impressionnant, pourvu d'un charme ancien manifeste, de riches détails et d'un lierre grimpant qui conférait à la bâtisse une personnalité évidente pour peu que l'on aime ce genre d'architecture. Azphel s'en rendait compte maintenant, alors que sa boule au ventre le laissait en paix. L'intérieur du manoir était disputé entre l'ancien et le jeune, le trait de caractère d'Aya imprimant des reflets d'elle-même à l'ensemble, mais il restait évident que le plus gros des changements était à venir, ou que la bâtisse garderait beaucoup de son aspect d'origine. La maison était propice à la détente, elle gardait en son sein la fraîcheur comme le font les maisons de ce style, d'une pierre qui rafraichissait naturellement les étés mais conservait mal la chaleur des hivers. Quelque peu en retrait pour admirer les détails de la bâtisse, choisie à limage de la sorcière, Azphel la rejoignit alors qu'Eris avait déjà disparu dans l'immense dédale et que les cartons qui contenaient une année entière de la vie d'Aya ne s'enfuyaient dans les pièces de la demeure sous les ordres de la sorcière.

- Je crois que c'est tout, finalement. Merci de m'avoir aidé.
Retournée vers lui, les mots sont cinglants. Il n'aimait pas qu'elle lui dise merci, pour rien. Elle était la deuxième personne qui n'aurait jamais à le faire, et ce merci là était... Était. Un silence l'accompagna ce Merci, durant lequel les deux sorciers échangèrent enfin un même sourire, triste. Même si dans le fond, il est heureux pour elle, vraiment, même. Les tiraillements intérieurs ont toujours fait partie de la complexité du personnage d'Azphel.
- Je te fais visiter ?
- Avec plaisir...
L'ébauche d'un sourire et déjà la gracieuse silhouette se faufile dans Dust & Spite.

- La proprio est morte il y a quinze ans et la demeure est restée inhabitée et invendue. Apparemment, son fils n'a jamais pris le temps de la ranger et de la mettre en vente avant. Autant te dire que c'était assez sinistre et déprimant. J'ai du tout remettre en ordre moi-même, ce qui explique peut-être le prix de la maison.
Azphel écoute mais n'entend pas. Les mots ne s'impriment pas alors que son regard, lui, mémorise les détails de la maison. Sinistre, Déprimant, percutent, pas le reste. Mes ses émeraudes se pâment d'admiration pour le classicisme du salon, la grandeur de la salle de Bains, l'esprit de tiédeur de la chambre d'Aya. Ses goûts, peut-être une des choses qu'il connait le moins, viennent le frapper et s'inscrivent dans son esprit. D'instinct, il dirait que la maison lui correspond bien, à elle.
Ils remontent de la cave avec des bouteilles de vin, des sourires plus naturels dessinés sur les lèvres. Ce sera peut-être leur dernière journée complète ensemble avant qu'il ne revienne la former plus intensément, avant qu'elle ne lui redemande de l'aider dans sa vie privée, pour des choses beaucoup plus sérieuses ; mais cette journée se terminerait bien, dans la douceur et l'éloquence semblable à leurs premiers échanges.

Ils se posèrent dans le jardin, la maîtresse des lieux débouchant un Bordeaux avec une aisance animale. L'odeur même de ce nectar suffit à faire passer Azphel à tout autre chose. La maison avait un petit air de La Colline Étoilée, et aussi de la maison de Moira, peut-être l'avait-elle inconsciemment choisie par association d'idées ?
- Au début d'une nouvelle étape, dit-elle en trinquant avec lui. Sans jamais oublier ce qui compte vraiment.
- À ta nouvelle étape, répond-il, sans rien oublier.

La première gorgée du mage noir vide son verre au tiers, happé par le goût divin qu'il lui laisse en bouche.
- Hmmm, une vraie gourmandise.

Eris rejoint rapidement le jardin et vaque à une exploration émerveillée alors que les deux sorciers dégustent des sandwichs préparés le matin même par Aya. Le met fini, Azphel s'allume une cigarrette, la grille de son Zippo qu'il glisse entre les longs doigts de la jeune femme. Son sentiment de tristesse évacué, rapidement isolé par un alcool qu'il boit sans raison, il l'entraîne sur la suite des choses, de leur partenariat éternel :
- C'est quoi les grands travaux prévus ? Tu as l'air très bien installée, les pièces son vastes et tout a l'air très confortable... j'aime beaucoup cet aspect ancien qui survit ici.

Le sorcier fume sa clope comme une amante consommée en la dévorant. Il s'en rallume une deuxième, laisse le vin goûteux caresser sa langue avec l'envie de s'enivrer. Leur nouvelle étape serait plus violente, il en avait la certitude à force de réflexion. Même s'il choisissait de laisser Aya en dehors de son propre règlement de compte avec ses oncles, Azphel savait que la vie de la sorcière risquait de connaître des violences inouïes. Depuis la visite à Moira, il n'avait cessé de repenser aux paroles de la vieille et à la famille de la jeune femme. Il devait bien y avoir quelque part dans son passé quelqu'un qui pourrait aider la sorcière à se défaire de sa grand-mère sans risquer sa vie. Après une deuxième cancéreuse terminée, les émeraudes prévenantes du mage noir se posèrent dans les onyx qu'il connaissait si bien.

- Je repensais à Moira. À ta visite. Personne dans ta famille ne pourrait t'aider, donner des renseignements sur elle ? Je sais que tes relations sont compliquées... Tu n'as plus de nouvelles de personne ? Azphel les resservit en vin, laissant un moment de réflexion utile à eux deux. Je réfléchissais aussi à ton départ, quand tu as fui la Colline. On a des choses à terminer tous les deux je crois, et ça te serait pas inutile vu ce qui est arrivé en Écosse... Tu as déjà pensé à l'Occlumancie ?
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Lun 27 Mar 2017 - 10:59


Du retard, de l'attente.
Mais jamais partie trop longtemps. ♥


Paradis sur Terre
règne de poussière
rendez-moi mon état originel

Ses doigts se resserrent autour de son verre à pied. Du support s'élève la tige étroite et sibylline d'un motif floral qui finit en larges boucles de pétales complexes et enchevêtrées au niveau du ballon finement ciselé.
sans rien oublier... n o n.
perdue, ne serait-ce que cette nuit.

Un miaulement désorienté au beau milieu du silence de son jardin, où gazouillent quelques oiseaux égarés, la réveille de sa torpeur, de ce tintement de verre et de ce regard échangé qui signifie que plus rien ne sera pareil, désormais.
L'ère de la Colline et de cette attente confuse d'action dans sa vie est révolue.
Azphel est là, le sera toujours. Indépendamment des aléas du temps et de la foule tout autour d'eux.
Ils se reverront. Pour le meilleur et,
pour le pire ?

Tout ira bien. Il n'a pas besoin de le dire. Il doit juste être là.
Et alors, tout ira bien. Viens par là, toi.
L'épaisse liqueur intense lui coule dans la gorge, alors que sa main délicate agrippe la silhouette longiligne de jeune Eris. Une caresse sur le crâne fragile de la bestiole, elle lui offre un bout de sandwich au rosbif que la créature se surprend à aimer et à quémander à nouveau.
- C'est quoi les grands travaux prévus ? Tu as l'air très bien installée, les pièces sont vastes et tout a l'air très confortable... j'aime beaucoup cet aspect ancien qui survit ici.
D'une flamme dégainée d'un mouvement fluide du pouce, elle s'allume une cancéreuse à la suite du mage et répond dans un haussement d'épaules assez nonchalant.
- Je pensais ajouter un bassin au jardin plutôt délabré. Pour l'instant, c'est meublé, remis en état mais ça reste précaire. Il faut que je remplisse les bibliothèques avec tout ce que j'ai récupéré en Écosse. Ou plutôt volé, n'est-ce pas ? La pièce à l'étage me servira de laboratoire je pense. D'atelier d'expérimentations. Je pensais utiliser la cave pour cela, mais j'y consacrerai d'autres projets.

Un sourire en coin suit sa dernière réflexion, et les onyx rencontrent les émeraudes sans plus d'explications. Il sera mis dans la confidence, ses mirettes étincelantes le lui promettent. Mais pour l'instant, tout est surtout une question de préparation. De patience. Et aussi de stratégie.
D'où son rôle, dans son drame personnel. Celui de mentor, de guide. D'épaule prête à soutenir, d'oreille prête à écouter.

La main tendue
au beau milieu
de ses nuits

Elle quitte Azphel des yeux, laisse le mégot rejoindre le néant.
L'univers se démantèle, alors pourquoi pas nous ?

Chaque jour la rapproche de son but. La sépare petit à petit des autres.
Est-ce qu'un jour j'arriverai à voir la lumière que tu perçois en moi ? L'étincelle, cachée par d'autres paupières aujourd'hui parfaitement closes ? imperméables.
Moi, je ne vois rien. Je suis aveugle pour l'instant. Zéro repère dans la poussière.
Tout ce que je peux faire, c'est attraper ta main.

Charmant automatisme,
elle retourne couver les émeraudes qui se rapprochent d'elle.
Personne dans ta famille ne pourrait t'aider [...] Non.
Tu n'as plus de nouvelles de personne ? Pour quoi faire ?

Silence confus, elle quitte son monument de lecture, secouant légèrement la tête. N'a-t-il toujours pas compris ?
Rien, rien, ils n'en ont rien à f.utre de moi.
Rien.
Déjà gamine, courir dans les grands couloirs sombres de la baraque, retrouver la chambre du père, fiévreuse et terrifiée. Ce n'est rien, retourne dormir.

Ne fais pas l'enfant.

Non,
jamais le droit
d'être un enfant.
Le droit de ne pas comprendre.
Pas d'agir en conséquence.
Le droit de se taire et de hocher la tête. Bienveillante.

Parfaite petite Lennox.
Silencieuse.
Avaleuse de couleuvres.

Jamais vraiment partie de vous.
Partie de rien, souillon.

Va dormir.
Et si possible, ne te réveille pas.


Je réfléchissais aussi à ton départ, quand tu as fui la Colline. On a des choses à terminer tous les deux je crois, et ça te serait pas inutile vu ce qui est arrivé en Écosse... Tu as déjà pensé à l'Occlumancie ?

Une occasion. De parler d'autre chose qu'eux. Change, dérive. Divague.
J'y ai repensé depuis que tu l'as évoqué, à la Colline.
Elle humecte ses lèvres entrouvertes sous ses pensées, vide son verre d'une traite, quémandeuse, impossible à rassasier.
L'Occlumancie me paraît inévitable. Une continuité évidente dans mon parcours. Je n'atteindrai pas mon but sans. Le sujet de l'Animagie effleure ses lèvres, mais elle passe sous silence ce nouveau pan de sa vie. Inutile pour l'instant de lui en dire plus.
Inutile de lui dévoiler pour l'instant ce qui cohabite avec elle. A moins que...

Elle se relève, quitte son fauteuil et leur sert deux généreux verres.
Il m'est inutile de compter sur les autres Lennox. Ils ne m'apporteront rien. Je sais que mon grand-père cache des choses, mais je ne lui fais pas confiance. Ma grand-mère a une emprise sur lui dont il est impossible de l'en défaire. Il crèvera avec elle, j'en suis certaine. Et mon père... Un rire sinistre se détache de ses lèvres alors qu'elle s'installe à nouveau à ses côtés, lui rendant son verre de vin.
Il prévoit d'ajouter à la liste des Lennox une nouvelle, une autre héritière, d'après les dires d'Isabella. Un monstre en plus, sauf que celui-ci sera à moitié Franzoni. Une tare de plus, une tare de moins... Pas grande différence, à part celle du sang qui sera totalement pur. Moira aura une nouvelle marionnette entre les mains. Du moins, c'est ce qu'elle croit...
Une mine dégoûtée, bien qu'un peu amusée traverse son visage, mine bientôt remplacée par un sourire lorsque Berlioz rejoint son cou et s'y blottit, tendre et incorruptible compagnon de route.
Aucun Lennox ne me suivra. Ne me recontactera.
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Azphel, Lun 3 Avr 2017 - 19:27


Jamais en retard. Toujours à l'heure sur notre horloge.

PV Aya Lennox

L'Adieu aux étoiles


L e jardin baignait les deux sorciers complices d'une chaleur estivale, d'un parfum d'oiseaux chantants et d'arbres aux fleurs naissantes. Le vin coulait en bouche comme une ambroisie, réservée à Ceux, et Eris et Berlioz accompagnaient ce moment de douceur dans le nouveau chez elle. Le vin était sirupeux, légèrement râpeux sur la langue, et les deux mages descendaient les verres à vitesse égale, suffisante pour faire penser à tout autre chose ; qu'Azphel n'était pas chez lui, bien qu'une part y demeurerait, comme les murs de la Colline avaient imprimé jusque dans les fondations du manoir la personnalité de Aya.
À peine les portes des poussières franchies, vers les lierres des inconnues, que déjà ils songeaient mutuellement à la suite. Partenariat qui ne mourrait qu'avec eux, lors de la fin de l'un, ou de la disparition des deux. Azphel était le mentor de Aya depuis leur rencontre et elle avait accepté dans leurs silences qu'il la suive, la parraine, la guide vers tout ; à travers les risques et les dangers, qu'importait les conséquences de leur duo meurtrier.

Dangereuse balade qui leur avait fait frôler la mort.
Mais Aya n'avait jamais été une inconnue. Autant ses ressemblances physiques avec Cyrielle, la défunte soeur d'Azphel, avaient quelque chose de troublantes pour lui, autant ce qu'elle était, la noirceur et la haine qui se dégageaient derrière ses terrifiantes prunelles noircies au fusain, n'étaient qu'un parfait reflet de lui-même. Ils étaient fait pour s'entendre depuis leur rencontre, leur chemin commun était d'une opaque et claire évidence.

Azphel avait toujours oscillé entre le Bien et le Mal. Toujours.
Il avait longtemps vu Tina comme une rencontre salvatrice, un peut-être. Bien qu'elle était née dans les mêmes lambeaux pernicieux, leur histoire aurait dû le propulser vers une envie de meilleur, un éloignement aux ténèbres, presque un affront. Et pourtant, après les jours d'envies, les sourires, était revenue la douleur, la soif du lycan qui dormait, le manque du meurtre et les envies de chrysanthèmes sur les tombes des aïeuls, nourries depuis Poudlard...

Il ne luttait plus.
Ce n'était pas la faute d'Aya. Mais il devait admettre que de part leurs multiples connexions, il ne pouvait plus emprunter d'autre voix que la descente mouvementée du Styx de sang. Il irait au bout de son engagement et il savait, avec un peu de mal-être face à cette pensée, qu'elle aussi le suivrait en toute insouciance.
Douloureux contraste avec sa proposition initiale qui visait à éloigner la sorcière du danger. Elle était en plein dedans, qu'il le veuille ou non, et il était désormais incapable de lui assurer qu'elle en ressortirait indemne. Il n'avait aucun moyen d'assurer sa protection. Il s'en était rendu compte en France, mais surtout face à Moira, la sal*pe de grand-mère de Aya. Il ne pouvait que l'aider autant qu'il le pourrait.

- Je pensais ajouter un bassin au jardin plutôt délabré. Pour l'instant, c'est meublé, remis en état mais ça reste précaire. Il faut que je remplisse les bibliothèques avec tout ce que j'ai récupéré en Écosse.
Les clopes s'enchaînaient comme des tueuses de pensées et elles jouaient leur rôle à pleines bouffées. Le mage noir jeta un oeil autour de lui, imaginant le jardin transformé selon les bons goûts de Celle qui s'emparait des lieux.
- La pièce à l'étage me servira de laboratoire je pense. D'atelier d'expérimentations. Je pensais utiliser la cave pour cela, mais j'y consacrerai d'autres projets.

La phrase s'acheva et onyx et émeraudes se mélangèrent en uniformité. Le mage noir, yeux plissés, tenta l'espace d'une seconde de déceler dans le regard de la sorcière les réponses qu'elle ne lui exprimait pas. Mais en vain, elle conserva le mystère, cet atout secret que leurs regards maitrisaient. Ce n'était guère important au final, comme la distance. Les secrets n'étaient pas de leur ressort, il saurait, comme ils savaient tout.

- C'est bien, déclara le mage noir, yeux ancrés sur sa protégée. J'ai hâte de voir comment tu vas transformer tout cela...
Aux paroles un peu volages, imagées, les étincelles d'obsidienne fuirent les lambris des émeraudes quand il aborda la famille de l'Ombre blanche. Parler de la famille de la belle n'avait jamais été un sujet très stable, Azphel le savait, mais laisser Aya face à Moira, après l'incident de l'Écosse, serait la mettre face à des dangers qu'elle n'était pas capable d'affronter, c'était hors de question pour lui. Il devait y avoir, dans les vestiges de la famille Lennox, au moins une personne qui détestait la vieille matriarche autant que la sorcière à la peau de porcelaine. Elle ne pouvait exercer un contrôle absolue sur toute la famille.

Le mage noir n'insista pas face aux regards déséquilibrés de la sorcière, aux maladresses du corps orchestrées par les souvenirs, fébriles mouvements à peine perceptibles. Aussi sûr qu'il se savait fragile dès lors que le prénom de Cyrielle franchissait des lèvres, il devinait qu'approfondir, poser des questions sur la famille de Aya, ne pouvait que braquer la belle blonde, la mettre dans un état de colère qui n'avait lieu d'être en ce jour ensoleillé.
Amener l'occlumancie de nouveau sur le tapis permettait aux deux ombres orbitant au milieu de l'Adieu d'entrevoir la suite, le lien entre ce changement brutal dans la vie de la sorcière et l'après. Il ne pourrait le lui apprendre clairement, cet art qui demandait la maîtrise d'un legilimens, et devrait se contenter de lui enseigner la théorie, elle devrait se trouver quelqu'un d'autre pour la pratique, mais il savait que tout ce qu'il entreprendrait dans ce sens l'aiderait à se perfectionner... Il lui faudrait autre chose, l'éprouver, la mettre face à ses peurs, bien que la France et l'Écosse s'étaient déjà chargé de mettre Aya face aux conséquences de ses actes, à portée des serres de la grande faucheuse.

Les fuligineuses s'échappèrent un moment du mage noir, songeuses, avant que Aya ne se lève, empoignant leurs deux verres structurés pour repartir les servir généreusement en nectar empourpré.

- Il m'est inutile de compter sur les autres Lennox. Ils ne m'apporteront rien. Je sais que mon grand-père cache des choses, mais je ne lui fais pas confiance. Ma grand-mère a une emprise sur lui dont il est impossible de l'en défaire. Il crèvera avec elle, j'en suis certaine. Et mon père...
Un rire mauvais s'échappa des fines lèvres rosées de la sorcière, alors qu'elle revenait, cheveux ballants de légèreté, s'asseoir à leur table, lui offrant de sa gracieuse main son verre rempli.
- Il prévoit d'ajouter à la liste des Lennox une nouvelle, une autre héritière, d'après les dires d'Isabella. Un monstre en plus, sauf que celui-ci sera à moitié Franzoni. Une tare de plus, une tare de moins... Pas grande différence, à part celle du sang qui sera totalement pur. Moira aura une nouvelle marionnette entre les mains. Du moins, c'est ce qu'elle croit...

Sans avoir sourcillé, Azphel avait écouté les paroles d'Aya, trempant religieusement ses lèvres dans son verre. Il ne portait aucun jugement sur ces paroles, mais était surpris de la savoir si bien renseignée sur ce qui se passait au sein de la famille et entrevit, malgré l'aversion qui émanait de ses propos, une porte d'entraide en la personne de son père...  
les pensées d'Azphel dévièrent du jardin alors que Berlioz gagnait le cou de sa maîtresse, arpenteur chanceux qui avait rompu de mille étreintes et baisers cet écrin doux de peau d'albâtre.
Contacter le père était une possibilité... une possibilité de trouver un appui pour Aya, qu'elle puisse avoir un oeil sur les manoeuvres de Moira... mais c'était également un risque pour Azphel, celui de s'opposer à la volonté d'Aya. La haine qu'elle vouait aux Lennox risquait de se retourner contre Azphel s'il la forçait à quoi que ce soit, à des contacts avec son père... Néanmoins, cela semblait être la chose la plus raisonnable à faire, plutôt que de laisser la poupée de porcelaine Aya se confronter au marbre froid Moira. D'un côté, il y avait la colère que la sorcière pourrait éprouver envers lui ; de l'autre, la chance qu'elle puisse rester en vie...
Azphel cligna lourdement des paupières. Son choix était déjà fait.

- Si je comprends bien, dit le mage noir pensif, son verre tournant habilement entre ses doigts, Moira devrait focaliser son attention sur la petite nouvelle de la famille. Tu auras sûrement des angles de tir alors, ce sera sans doute plus facile d'anticiper ses déplacements... Maintenant, observa-t-il après avoir adressé un regard mélancolique à Berlioz, je t'avoue que je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Moira est plus forte et hargneuse que je ne l'imaginais, et j'espère que tu attendras avant de te confronter à elle. Oui, attends que je t'ai trouvé de l'aide, crièrent les prunelles du sorciers, prévenantes, en se logeant dans le regard de la sorcière. J'ai déjà failli te perdre deux fois... ça fait beaucoup...
Il s'interrompit, préférant ne pas ressasser les deux retours à la Colline et les peurs qui l'avaient alors submergé. Il déglutit avant de poursuivre :
Il serait bon que tu apprennes d'autres sortilèges de combat et de défense d'ici-là. Je serai-là, si tu ne fuis ma vie une deuxième fois. Un sourire amusé étira les lèvres du sorcier. Il savait qu'elle ne partirait plus, tant qu'il serait là, qu'elle avait trouvé une main à tenir qu'elle pouvait serrer en toute confiance. Je vais te laisser t'installer, mais la semaine prochaine, nous recommencerons.
Le ton de la voix d'Azphel était doucereux, mais déterminé.

L'après-midi défila en discussions plus légères, arrosées de vins tous plus délicieux les uns que les autres, et le coucher de soleil pointa ses dernièrs rayons dans le jardin, plongeant dans un sépulcre orangé l'écrin de verdure.

- On va faire à manger ? proposa la sorcière, le regard levé vers les nuages. Tu repartiras ensuite ?
- Avec plaisir, dit-il en se levant. Qu'est-ce que tu veux préparer de bon ?
- Je pensais à quelque chose de simple. Une tarte à la tomate, ça te fait envie ?
- Ce sera parfait ! Comme toujours.

Les deux ombres gagnèrent l'intérieur de Dust & Spite. Demain arriverait bientôt, avec des changements, comme un départ, comme un retour. Il apporterait son lot de certitudes et d'évidences.
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Lun 17 Avr 2017 - 16:27


Il y a, en dépit de toute cette haine ravageuse, une certitude irremplaçable.
Jamais je ne me déchargerai de vous.

Il demeure qu'elle ne veut plus rien savoir ; rien.
Elle ne sera réellement vivante que lorsqu'ils seront bien loin.
Loin.
Loin d'elle. Comme ils l'ont toujours désiré.

Gwladys Bain était la voisine la plus proche des Lennox. La plus proche et la plus insidieusement naïve possible. Pas franchement douée en magie et plutôt influençable dans son genre, elle avait fini par croire que Moira était son amie. En réalité, la Moire ne l'invitait que pour en savoir plus sur leurs autres voisins, puisque la spécialité de Gwladys était de réceptionner et d'entretenir les commérages.
Le plus ironique dans l'histoire reste que Gwladys ne s'est jamais inquiétée de la disparition de Mysie Lennox. Elle qui prenait tant de soin à en savoir toujours plus sur ses voisins avait religieusement avalé que la seule fille du couple Lennox était partie de son plein gré, l’Écosse la lassant par-dessus tout. La jeunesse et les voyages, vous savez...
Il faut croire que sélectionner avec soin l'origine et le point de ralliement des rumeurs est le secret de toute bonne couverture. Une Gwladys Bain qui parle est utile à tout le monde, surtout aux plus malhonnêtes.

Aya l'avait croisé, quelques jours avant son déménagement. Pour Gwladys, c'était une aubaine. Pour Aya, un calvaire de dix minutes, montre en main.
C'est pas vrai, Aya Lennox ? Des années que je ne vous ai pas vue ! Comme vous avez grandi... Comment allez-vous ? Le temps n'est-il pas magnifique ? Par chance, je passe ici pour profiter du soleil, des terrasses florissantes, mais aussi des soldes, hihihi. La ferme. Je parle trop, comment allez-vous ? C'est mon plus gros problème, paraît-il, ne pas savoir orienter une conversation. Pour quelqu'un qui aime beaucoup discuter autour d'une tasse de thé, voilà qui est plutôt ironique, vous ne trouvez pas ? hihihi.
Vous ressemblez beaucoup à Mysie, ou à votre grand-mère. Dans tous les cas, vous tenez clairement des Lennox. Une éternité que je n'ai pas vu votre tante. Vous avez des nouvelles ?
Ferme.ta.gueudncb. A moins que vous ne teniez de votre mère... C'est bête, je ne l'ai pas connue. Mais... Je parle trop, je parle trop. Vous paraissez plutôt maigrelette. Est-ce la bonne nouvelle qui vous préoccupe tant que ça ?

A ce moment-là, Aya ne voyait absolument pas de quelle bonne nouvelle il pouvait s'agir. Il n'y avait rien de neuf chez les Lennox. Ils vivaient en huis-clos au sein du Manoir, même si Gavin et Isabella avaient tendance à s'affairer ailleurs, à entretenir leur passion de globe-trotteurs débiles et à compter leur fric, piécette par piécette.
Le Quelle bonne nouvelle ? avait grondé, après un laps de temps bien représentatif d'un gros bug cérébral.
Mais la naissance ! La vieille s'était arrêtée, outragée, mais son teint avait très vite viré au pâlot lorsqu'elle avait réalisé l'étendue de sa bourde. Vous n'étiez pas au courant... Ma pauvre fille, je pensais que vous aviez été prévenue... C'est une grande nouvelle. Votre grand-mère m'a immédiatement mise au courant lors de notre dégustation de thé hebdomadaire. Elle semblait vraiment enchantée.

Elle cligne une fois,
deux fois,
trois fois des paupières.
Gwladys avait filé peu après et l'avait laissée seule avec ses interrogations. Parler, oui, mais jamais jusqu'au bout. Le principe de toute commère, c'est de filer lorsqu'on se sait dans la faute, bien qu'on aime y tremper dès le départ.

Qu'importe puisque la machine est en route.
Si je comprends bien, Moira devrait focaliser son attention sur la petite nouvelle de la famille. Tu auras sûrement des angles de tir alors, ce sera sans doute plus facile d'anticiper ses déplacements... Maintenant, je t'avoue que je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Moira est plus forte et hargneuse que je ne l'imaginais, et j'espère que tu attendras avant de te confronter à elle. J'ai déjà failli te perdre deux fois... ça fait beaucoup...
Elle s'échappe de ses propres pensées, fumée douce, et hausse les épaules. Dans tous les cas, tu ne pourras rien y faire, et les onyx tentent de rassurer les émeraudes, bien que de son silence transperce l'incertitude.
Il serait bon que tu apprennes d'autres sortilèges de combat et de défense d'ici-là. Je serai là, si tu ne fuis ma vie une deuxième fois. Il sourit, et elle anticipe le geste, rétorque par une moue amusée. Je vais te laisser t'installer, mais la semaine prochaine, nous recommencerons.
Comme prévu, oui.

De la complicité s'échappent les verres de vins accumulés, une cuisine sens dessus dessous, mise à sac par deux âmes affamées. Le fond de l'air rafraîchi par un timide début de printemps les a obligé, plus tôt dans la soirée, à quitter la terrasse et à investir le salon.
Il ne voulait pas rester et pourtant, elle regarde maintenant la silhouette du mage endormi sur son canapé, un fin sourire aux lèvres, bras croisés dans l'encadrement de la porte.

Tout ira bien, chuchote tendre blonde en recouvrant d'une couverture le corps qui se repose, tache de vin traître sur la commissure des lèvres. Promis.
Promesse perdue dans l'opaque, monochrome nocturne, alors que le corps se recroqueville sous magie et s'échappe, octuple coureuse égarée.


| Fin du RP. |
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Azphel, Mer 24 Mai 2017 - 15:24


Ayaz
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M agique. Assez incroyable... Ils l'avaient fait, tous les deux. Aya et Azphel avaient remporté quelques heures plus tôt la coupe d'Angleterre de duel. À la fatigue des combats et le côté éprouvant de leur journée avait suivi un état de félicité et de bonheur parfait. Ils s'étaient jetés dans les bras l'un de l'autre, en une étreinte de bonheur éclatante, un plaisir d'être ensemble. Depuis le faux pas avec Gavin, c'était la première fois qu'Azphel retrouvait dans le regard de la jolie blonde du ravissement et de l'attachement, un mélange de tendresse et de plaisir posé sur lui, inconditionnel, feux-croisés de deux regards attendris et attachés qui se retrouvaient avec soulagement, par delà tout. Pour tout ?

Ils avaient reçu les félicitations du Ministre de la Magie en personne, la coupe de ses mains et une photo officielle, sous les applaudissement d'un public visiblement conquis par leur duo et leur prestation tout au long de la journée. Ils avaient regagné la capitale anglaise en revenant sur leur parcours, parlant déjà des péripéties de leurs combats comme autant d'anecdotes croustillantes. Depuis qu'il connaissait Aya, Azphel ne s'était jamais senti aussi heureux... aussi complet, en sa présence. Leur mentorat avait pris fin. La Lennox n'était plus la gamine innocente et les émeraudes du sorcier posées sur elle la voyaient comme une femme resplendissante, parfaite complice depuis le début, prolongement réel de sa pensée et de sa manière de combattre... Comme si ce fait avait toujours été là à attendre le bon moment pour paraître au grand jour, enfouis derrière l'impossible, l'interdit, et qu'il se manifestait réellement maintenant, après la difficulté, au pied d'une certitude qui n'avait fait que grandir depuis leur rencontre.

Le soleil entamait sa descente sur Londres quand ils arrivèrent sur l'Allée des embrumes et le ciel se parait d'une délicate teinte rosée. Les deux mages franchirent la porte de Dust & Spite main dans la main, en éclats de rires, et retrouvèrent rapidement les petites pattes joueuses de Eris et un Berlioz toujours aussi content de retrouver sa maîtresse. Le mage noir salua les deux créatures comme il se devait en caresses affectueuses.
- Une douche, on se change, on se prépare un truc et un apéritif suffisant pour fêter ça, ça te va ?
- Avec plaisir Aya... Un autre mot faillit franchir les lèvres du sorcier, alors qu'il la regardait partir, aérienne et sublime, dans les pièces de sa demeure. Azphel se mordit la lèvre, la tête ailleurs...

Il alla s'installer dans le salon, prenant la petite chatte blanche et le furet près de lui pour les occuper pendant que les échos de l'eau sur le sol lui parvenaient depuis la salle de bain. Il caressait les animaux de gestes absents, pensif, à entrevoir les yeux noirs de la belle posés sur lui, leur éclat si particulier, et sa froide beauté qui avait le don de toucher son âme dès qu'elle lui souriait. Aya... Qui es-tu ? Il grattouillait tendrement le ventre d'Eris, alors que son esprit refusait de se concentrer sur autre chose que la beauté de la belle, comme s'il avait refoulé trop longtemps cette vérité, cette vision, cette possibilité. L'eau s'arrêta dans la pièce adjacente et le mage noir secoua la tête, regardant une Eris à la bouille craquante :
- C'est normal, ce que je ressens ?
Le chaton lui offrit un regard interrogatif en guise de réponse et il joua un moment avec ses coussinets, le temps pour l'Ecossaise de réapparaître dans le salon, dans une robe courte légère, pieds nus.
Le sorcier alla à sa rencontre et elle passa ses deux bras autour de son cou pour lui déposer un baiser sur la joue, debout sur la pointe des pieds. Elle portait un parfum doux et délicat et Azphel cligna des yeux plusieurs fois, emporté par son effluve, sa main remontant le long du dos de la sorcière.
- À ton tour, champion d'Angleterre.
Elle se détacha de ses épaules avec un sourire amusé.
- Je serai à la cuisine.
Elle disparut dans la foulée, gracieuse, ses deux compagnons à quatre pattes la suivant.

Le mage noir se prit le visage entre les mains avant de gagner la large douche italienne, les pensées en confusion. Ouvrant le jet à la puissance maximale, il resta un moment appuyé contre le mur à laisser la chute d'eau dévaler son corps, tentant de mettre de l'ordre dans ses idées. C'est Aya, bordel. C'est Aya... tu veilles juste sur elle. Silence de gouttes d'eau spectatrices. N'est-ce pas, ce n'est que ça ? À ces questions intérieures le visage de la belle venait se confronter avec une évidence certaine, une envie insoutenable. C'est Aya. , s'avoua-t-il, une forme de picotement dans le corps et l'impression que son coeur battait plus vite que d'ordinaire en ce jour. Il secoua la tête, espérant chasser ce qu'il sentait comme inévitable... Peut-être que tout partirait bientôt, qu'une fois passé à l'apéritif, il n'aurait plus ces pensées... Ça va passer, vous n'êtes qu'a.... Le mot ne se termina pas.

Il quitta la douche et s'habilla d'un jean et d'une chemise moitié entrouverte, manches relevées aux coudes. Il arriva dans la cuisine, silencieusement. La sorcière y préparait des cocktails à base de rhum et il sut en la voyant de dos, jolie, fine, naturelle, simple... que ses pensées étaient en train de s'abandonner à une voie unique... Il se mordit la lèvre en observant ses épaules nues, seulement ramené à la réalité par une Eris qui miaula en l'apercevant sur le seuil.
- Tu sais que tu peux entrer ? lui dit Aya en regardant par dessus son épaule.
Il la rejoignit, sa main gauche glissant sur les reins de la jeune femme et il déposa un baiser tendre sur sa joue.
Son parfum était hypnotisant ; la douceur de sa peau, un appel délictueux à la tentation. Les battements du coeur d'Azphel s'intensifiaient inéluctablement en sa présence. Bordel. Les doigts de sa main glissèrent à contrecoeur de la taille de la jolie blonde, qui le regarda intensément et l'espace d'une seconde, il crut entrevoir la déception dans son regard pour avoir coupé court à ce contact. Elle se lécha l'index, sucré, avec une moue angélique, avant de tendre l'un des verres au sorcier.
- Fêtons notre victoire, notre complicité, sans rien penser à d'autre qu'à Nous.

Leurs deux verres s'entrechoquèrent et la blonde fila, laissant traîner son bras pour agripper de ses doigts agiles le poignet du mage noir qui la suivit sans vouloir se défaire de ce contact. Nous... Ils sortirent sur la terrasse où la douceur de la fin de journée était propice à la détente et ils s'assirent côte à côte à la table, genoux proches l'un de l'autre, la sorcière jambes croisées, son pied ballant flirtant avec la jambe d'Azphel.
- Cocktail de rhum. Qui éveille les sens. Petit secret de ma composition.
Elle énonçait cela avec un regard mutin, un sourire angélique à se damner et Azphel ne put réprimer un mordillement de lèvres, charmé ou tenté... les deux. Ses sens étaient déjà parfaitement éveillés et le cocktail servi n'avait rien à voir avec ça... Les deux mages trinquèrent à nouveaux, les émeraudes perdues dans des onyx accueillantes, dociles, des regards qui ne cillaient pas, se refusaient à perdre une seconde de leur moment.
- À nous.
- Et à notre victoire... Az.

Le Az' qui était sorti des lèvres charnues de la sorcière avait un goût de sucre et de volupté. Ou alors c'était la balance de son pied avec sa jambe qui lui laissait croire que la belle ne vivait elle non plus ce moment comme les autres. Comme s'il y avait eu des avants et un maintenant, entre eux. L'approche d'une explosion, une évidence. Des mois à se parler, se connaître, se comprendre, se faire souffrir, mais toujours se soutenir, se sauver... complices, fusionnels.
Gorgée d'un rhum parfumé à la rose sucrée qui s'écoule sur la langue, en éclatement de sensations sur le palais, et Azphel devient sûr d'une chose. Des secrets sont nés à la colline et s'écrivent dans la poussière.

- Tu as été parfaite b(...) Aya... Azphel cligna des yeux et adressa un sourire confus à la sorcière, avant de reprendre comme si de rien n'était. Je n'ai jamais douté de toi... Tu es talentueuse et tu l'as prouvé à tout le monde aujourd'hui. ....Belle, féline et talentueuse. Il rigola d'un rire qu'il voulait détaché, mais pensait chacun de ces mots. Il tenta de camoufler son embarras en une gorgée de rhum.
- On est plutôt bien tous les deux, lâcha-t-il, confrontant ses émeraudes aux onyx qui le déstabilisaient, qu'il voyait d'une nouvelle façon, plus proche, plus intime. C'était une affirmation générale, ces mots. Ils étaient bien tous les deux. Dans tout.
Et ce qu'il sentait, ressentait, dans son corps qui était parcouru d'hésitations, dans son envie violente de se mordre la joue chaque fois que les yeux ou les lèvres de la belle lui souriaient de bonheur, était électrisant, passionné... Le contact de son pied avec sa jambe lui donnait l'envie de beaucoup plus. Ce qu'elle était, lui faisait comprendre qu'il voulait plus. La coupe n'était qu'un détail, qu'un ajout supplémentaire à leur année et demie de complicité.... Aujourd'hui, Aya était une évidence.

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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Jeu 25 Mai 2017 - 12:00


The Lucky Ones
I got so scared, I thought no one could save me
You came along, scooped me up like a baby

On ne l'avait pas mise en garde, on ne l'avait pas prévenue et la réalité la frappait, baffe venue de loin, du plein cœur des astres ou du fond tranquille des océans. Elle ne savait pas et la sensation était déchirante. Une porte claquée, fermée ou peut-être ouverte un peu trop brutalement sur une lumière aveuglante. Elle ne savait pas ce qu'elle voyait. Ne savait pas si elle voyait. Y avait-il un bout, une forme distincte, une idée derrière toutes ces questions qui zigzaguaient dans son esprit ?
Personne ne lui avait dit, aucune voix ne l'avait mise dans la confidence, mais un fait indéniable avait pris forme, peut-être depuis longtemps, depuis ces nuits étoilées où plus aucun doute n'était possible, depuis ces journées passées à ressasser ce qu'il y avait de commun entre eux et ce qui les liait depuis toujours.
Un toujours inavouable.

Elle cassa brutalement le bloc de glace de ses doigts, mains délicates exaspérées. Le pic à glace lui semblait inutile et la sensation de brûlure que lui procurait le granit frais la faisait à chaque contact frissonner. Il avait disparu et elle se consumait. Lentement. Poupée de chiffon laissée sur son bucher.
Il avait, à chaque contact, laissé une partie de lui sur elle. A chaque mot soufflé, à chaque sourire elle s'était surprise à penser à un autre chose, à un quelque chose qui s'approchait, qui cherchait à prendre racine en elle. Quelque chose d'inconnu qui la séduisait dangereusement.
Ou peut-être que non. Elle souffla, se pencha un instant sur son occupation.
Cette limite est-elle à franchir ?

Un miaulement avait retenti à sa droite alors qu'elle chargeait les verres en rhum. Le mage était là, depuis longtemps ? Où es-tu quand tu n'es pas là ? Et il la regardait, toujours et depuis quelques temps les émeraudes la redessinaient ainsi, comme si quelque chose avait changé.
Est-ce que toi aussi, tu l'as senti ?
Mais encore, oui, et le baiser s'égara sur la joue, la paume sur elle, non, pas contre la peau mais contre le tissu et sous le tissu respirait la peau, peau de satin ou de velours, devenir lâche, molle, jouet sous ses mains. Peut-être le laisser mâcher ses cheveux, ses chairs, glisser entre ses doigts. Mais non, il s'éloigna déjà.
A quoi penses-tu ?
Pourquoi fais-tu ça ?


Il fallait lui échapper puisque sa vie était composée de particules, particules étrangères les unes aux autres et qui stagnaient autour d'elle, volubiles. Il en faisait partie mais il était un corps, un élément connu mais bien trop étranger au sien. Le contact de ce rang n'existait pas, ne devait pas exister entre eux.
Peut-être que oui, mais et si au fond de toi tu le souhaitais ?

Chasser ses pensées de la main, moucherons habiles qui disparaissent une fois que le doute est semé. Elle se rendait à peine compte que ses doigts touchaient son poignet pour le mener à elle, que son pied flirtait avec lui. Juste parce que...
Regarde-moi
Comme tu m'as regardé avant
Regarde-moi
Toujours comme ça.

Et les onyx se refermèrent dans les émeraudes ; prise dans ses filets. F.utue pour f.utue. Autant que ce soit avec toi, jusqu'au bout ?
Elle se laissa happer et prendre dans la gueule du Loup.

Et si c'était vraiment ce que tu voulais ?
Au fond, tout au fond de toi.

Est-ce qu'ils flirtaient, là ? Se laissait-elle vraiment prendre au jeu ?
La gorgée coula lentement dans sa bouche, elle déglutit difficilement à sa question.
On est bien, oui.
Est-ce que je dois, changer de ton ? De sujet ?
Est-ce que je dois nous sortir de ce jeu dangereux ?

Elle n'arrivait pas, ne pouvait s'en empêcher. Puisque ses yeux lui disaient tout. Puisqu'elle devinait chaque pensée des émeraudes sans vraiment vouloir se l'avouer. Pourquoi avait-elle mis cette robe ? Pourquoi avait-elle choisi ce parfum ? Pourquoi avait-elle choisi ce cocktail, cet endroit, cette position, ce sourire, ce regard, cette voix ?
Tout était lié à lui, et il ne le savait même pas.
C'était une très belle journée. Une preuve de plus qu'on fait bien la paire toi et moi.
Et son palais devint lourd, ses yeux embués d'idées en germes, gerbes de blés, cheveux pour cachette, qu'est-ce que je fais ? Le toi et moi qui sortait, qui la gênait, l'obligeait à quitter les smaragdins au risque de s'y perdre définitivement.
Et si c'était trop tard ?


Dernière édition par Aya Lennox le Dim 28 Mai 2017 - 18:48, édité 3 fois
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Azphel, Jeu 25 Mai 2017 - 17:49


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A ya. Flamboyante, là, assise devant le mage noir, son regard ténébreux pourvu d'un craquant certain, ses joues gonflées par les sourires charmés qu'elle lui adressait, ses lèvres pulpeuses appelant le mage à la déconcentration, ses longs cheveux blonds qui effleuraient sa peau douce, la légèreté de sa robe qui laissait deviner son corps de femme au-dessous...
Léger balancement du pied de la belle, contact apprécié avec son mollet.
L'assurance et les certitudes du sorcier fondaient à vue d'oeil... les pensées qu'il avait espéré temporaires sous la douche le frappaient de plein fouet. Tout, dans la resplendissante sorcière devant lui, l'appelait, lui donnait envie de... envie d'Elle, de goûter sa peau, de s'approprier ses lèvres, de jouir du contact de son corps nu contre le sien... Azphel se mordit de nouveau la lèvre jusqu'à se faire mal, totalement décontenancé, alors que dans son corps montait une excitation de plus en plus difficile à contenir, terrassante, une irrésistible attraction pour sa protégée, un désir de tout elle, de Sa personne, un désir sans aucune limite.

Tout dans la sorcière, Aya, la féline, le corrompait, l'attirait inexorablement. De sa posture, la courbe prise par ses sourires, l'espace mis entre ses lèvres entrouvertes, ses regards de braise et ses pupilles qui se dilataient, le regardant lui, comme jamais... Ce n'est plus le regard de la petite fille.
C'était une très belle journée. Une preuve de plus qu'on fait bien la paire toi et moi.
Le sorcier répondit par un sourire et un clignement appuyé des yeux, se léchant lentement les lèvres en la regardant. La dévisageant comme Celle. La. La maîtrise de la situation s'échappait, lui échappait, alors qu'il se sentait sur le point de perdre entièrement le contrôle, de céder aux vagues d'émotions toutes proches de le submerger. Qu'est-ce que je dis ? Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je devrais m'écarter de son pied qui vient me chercher continuellement ? Non. Non, c'est trop bon... tu aimes ça, tu la veux, tu la veux.... entière. Complètement à toi. Egoïste d'elle, gourmandise en promesse. L'envie de la prendre et de la déguster.

- Oui, on est parfait, dit-il à demi-mots, main gênée passée derrière la tête. Pu*ain de perfection que tu es..
Le mage noir se racla la gorge. Confus. Confus d'elle, de son pu*ain de charme insolent, de l'appel continuel formé par ses lèvres, ses regards tentateurs... qui lui criaient de venir la consommer - et cette fo*tue envie de la bouffer, irrépressible, rampant sous la peau du sorcier, insidieusement brûlante dans ses veines, dans les battements de son coeur, expulsions de sang bouillant dans tout son corps... Me*de.

Il y a des trucs pour des personnes qui ne se contrôlent tout simplement pas. En perte radicale de ses moyens, le sorcier secoua une nouvelle fois la tête, décontenancé d'Elle, la belle qu'il voulait bête, petit chaton qu'il voulait maintenant prise dans ses pattes de grand méchant loup. Perturbé de toute l'affection ressentie depuis Toujours, transformée sans plus de cérémonie en sentiments.

Les gestes s'opérèrent inconsciemment, après qu'il ait décidé de laisser son instinct prendre le relais et il déplaça sa chaise pour venir se coller contre Aya, invitant le pied de la belle à prendre un appui plus prononcé contre lui, posant sa main de loup en proie à la tentation sur sa cuisse, caressant sa peau nue légèrement mordorée, défiant les onyx de ses émeraudes bouffées par le désir.
Il était marionnette de leur attraction, elle poupée amante prise dans le tourbillon. J'ai envie de toi, crièrent les prunelles du sorcier, alors qu'il ôtait sa main de la cuisse de la belle - Aller plus loin, dernière possibilité pour revenir en arrière ? - et finalement ses longs doigts remontèrent sur son bras, aventureux intrépides, son regard plongé dans l'opposition de la Femme, Sa femme aujourd'hui.
Doigts qui la caressent avec l'amour et l'envie, le voeu de complet, union d'âmes noires longtemps apocryphe et toujours désirée.
Ses doigts agiles poursuivent leur effleurement, s'attardant sensiblement sur l'épaule et la clavicule de la sorcière avant de s'ouvrir sur sa joue.

Rapprochement des bustes, les souffles s'uniformisent, s'accordent, brises chaudes d'envies ; le loup s'avance et regarde la Femme prisonnière de sa toile, de sa main qui lui procure un contact de plaisir qu'il lit sur ses lèvres entrouvertes, qu'il déchiffre dans la profondeur insondable de ce regard noir qui se perd lui aussi en tergiversations ; idées suspendues en attente de la réalisation du fantasme enfoui.
Azphel lui caresse la joue avec tendresse, appréciant l'écoute de son coeur battant à tout rompre, pris par le désir violent, la passion d'Elle, qu'il veut bête, félin sauvage dans leur accord parfait, leur mélange complet.  Le mage posa sa deuxième main sur la cuisse de sa protégée, sans hésitation, remontant sous sa robe avec pour seule possibilité une damnation infernale et une explosion certaine de deux êtres, deux corps pris d'un unique désir ardent.

- Tu es parfaite, Aya, lui susurra-t-il d'une voix doucereuse.
Rapprochement voulu de leurs lèvres, yeux dans les yeux, leurs corps se touchant pour la première fois sous l'impulsion directe de leurs émotions. Souffles entrecroisés. Regards épris. Lèvres légèrement hésitantes. Tremblements spontanés.
L'Instant. Quand les lèvres du sorcier n'y tiennent plus, se refermant sur celles pulpeuses d'Aya, cédant à toutes les tentations ourdies, à l'avalanche de pulsions de désir et d'appels des corps et des coeurs impossible à taire. Le premier contact est timide, lèvres impatientes faisant connaissance les unes avec les autres, acceptant une réalité longtemps impossible, longueur exagérée du moment où toutes les émotions traversent les corps jusqu'à s'insuffler dans le baiser. Leur baiser. La sorcière lui empoigne les cheveux, et il lui enserre la nuque et leurs lèvres s'entrouvrent pour un retour de baiser plus passionné, beaucoup plus fou, de bouches prises et éperdues, auxquelles se mêlent les langues dans un mélange langoureux et chaud, un duo de plaisirs.

Baiser passionné. Lippe tirée par les dents, lèvres bouffées, consommées passionnément, langues violentées et enroulées déraisonnablement. La table est repoussée du bras, alors que la protégée vient s'asseoir sur les genoux de son mentor. La petite chatte blanche dans les griffes du loup. L'embrassade s'arrête un bref moment, l'intensité d'une seconde durant laquelle les émeraudes et les onyx s'avouent vaincues, amants voulus depuis toujours, et les coeurs cèdent au pêché de l'envie, et les bouches se reprennent en un tempo rapide, effréné, danse de deux êtres que la Passion a liés.
Minutes qui s'éternisent, où chaque seconde est une douce mélopée et une invitation à goûter davantage encore les suivantes, apprécier les lèvres mouillées, le moelleux des baisers, les coups des reprises et les mélanges des organes, langues fiévreuses, accordées aux corps. Et les caresses sur la peau d'Aya, remontant sous sa robe alors que la main de la sorcière griffe la nuque et le dos d'Azphel sous sa chemise, bouts de tissus en trop.

- On va au salon ?
La sorcière laissa échapper un soupir satisfait.
- Oui... souffla-t-elle avant de lui remordre la lippe, le regard joueur.

Ils se levèrent de la chaise avec empressement, main dans la main et arrivèrent sur le seuil de la maison, moment choisi par Azphel pour plaquer la sorcière contre la porte, le temps d'échanger un rire nerveux, des regards de plaisir, prenant la cuisse de la belle à pleine main, relevant sa jambe à hauteur de hanche, prisonnière de son désir, l'embrassant violemment, là à sa merci.
Moment d'intensité bouleversante, baisers clamant leur passion, leur union, et doigts imbriqués les uns avec les autres ; Azphel lui mordillant l'oreille, appréciant le bref gémissement émis, cherchant la fuite des fuligineuses d'Aya, conquise, avant d'égarer ses lèvres insatiables sur son long cou.

Ils gagnèrent le salon après quelques minutes pour y prolonger leur étreinte pécheresse sur le canapé, comme si le secret devait s'écrire ici. La sorcière s'assit sur lui et ils restèrent quelques secondes plongés dans le regard de l'autre, en un échange de paroles et d'envies muettes. Mais il n'y avait rien à dire, tout n'avait jamais été qu'évident, déjà écrit, alors ils éclatèrent d'un fou rire avant de reprendre le refrain entraînant de leurs baisers et de leurs caresses affriolantes.

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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Mar 30 Mai 2017 - 14:28


The Lucky Ones

Raison particulière ou pas ; non, qu'avait-elle oublié déjà dans cet océan si charmant ? Un flot d'émotions confuses, un flot de je ne sais pas, je ne sais plus, incertitude écrasante.
En elle, ça s'égosillait. En elle, ça brûlait.

Sous sa cage thoracique, le muscle suprême qui pompait, et pompait, et continuait à hurler. Fallait-il serrer les dents sur lui, le mordre, l'imprégner de venin et s'en aller ? Elle doutait à chaque frôlement, chaque baiser, chaque contact à-même la peau, elle doutait de sa capacité à fuir, à lui tourner le dos.
Il ne fallait pas, mais c'était plus fort qu'elle, et chaque battement devenait alerte, alarme sous la peau. Ses longs doigts se réfugiaient dans ses cheveux sombres, ses pattes puissantes reposaient sous ses tissus si charmants.


A chaque fois que paupières closes je m'évade, je m'éclipse dans mes songes, mes rêves d'ardent, mes esquisses d'ailleurs. Je ne sais pas s'il est cauchemar ou promesse, j'oublie tout chaque jour, m'établis de messes basses chuchotées à mon seigneur, mon roi.
Ce sont ces secrets qui me rattrapent. Les nôtres qui s'entassent.
Tout ce qui ne le concerne pas m'échappe.


Ils étaient pour ainsi dire à fleur de peau. Se perdaient l'un contre l'autre et la sensation, l'expression étaient tout sauf mensongères. Elle était éparse de lui, il fuyait contre sa peau, refuge impérissable. Je m'ouvre pour toi.
Que sentait-il en elle ? Aimait-il l'écorce ? La chaleur, les épices dont elle se parait. Est-ce que tout cela était pour lui plaire ? Cette distance qu'elle s'efforçait intérieurement de laisser entre eux se désagrégeait-elle ?
Bouffe-moi, dévore-moi jusqu'à la moelle.
Elle sentait tout, il fallait lui dévorer les cheveux, mâcher sa peau et s'imprégner de sa peau. Elle sentait tout et ses lèvres se perdaient à lui enseigner ce qu'elle souhaitait croire depuis toujours. Tout ce qui prenait du sens ce soir-là. Tous ces chuchotements de toi, de nous. Ce feu qui crépite, cette flamme qui s'éveille.
Ils avaient animé de leurs souffles réunis ce qu'il ne fallait peut-être pas. Condamné, le passage de leurs doigts ; force est de pousser la tentation face à l'interdiction.

Et chaque geste, chaque caresse se parait d'évidence. Sous sa peau il la dévorait. A chaque contact, chaque caresse, chaque étreinte de leurs lèvres. Elle découvrait, il s'amourachait, maltraitait, l'enivrait. Fallait-il étouffer ce qui criait ?
Les mots demeuraient insuffisants. Inutiles, s'il fallait les convaincre de rebrousser chemin. Il n'y avait rien, rien d'autre à faire que de laisser parler les corps, injurier la raison.

Tic, tac.
L'horloge du salon sépara les lèvres un instant. Un semblant de réalité dans leurs divagations. Il la regarda et sous les émeraudes, elle fondait, devenait braise sous ses doigts ou sucs, chair molle, canevas chancelant. Ses yeux la modelaient à son image, sous ses griffes elle s'imaginait pâte à modeler, indolente offerte.
Tissu de sa chemise se retrouva solitaire au sol, et il laissa ses doigts gravir la courbe de son buste, triomphe de l'anatomie dépouillée, offerte à sa vue.
Tout est pour toi.

Et ses mains gravitaient autour d'elle, orbites de caresses. Il la dessinait de ses doigts, elle s'évaporait en lents soupirs, femme pour lui, au moins pour cette nuit. Perdue, sous la justesse des gestes, sous le passage de sa bouche qui remplaça ses cajoleries. Il dégringolait en chatteries de lèvres sur ses entrailles, courbée ; voulait, elle ne voulait pas s'extirper de l'étreinte, s'en aller de lui. Il la possédait, chaque oscillation pour lui.
Loup le sentait, remontait vers elle, corsage et gorge nus. Il s'échappa, pantouflard, dans le creux de l'encolure, souffla près de sa fine mâchoire alors que sa poigne se referma autour du cou délicat de la sylphide.
-  Laisse-toi faire...
Elle ne répondit rien, déglutit simplement au cœur de son emprise. Ils n'y étaient plus, trop loin entre eux pour saisir leurs subtilités, instabilités. Caprice de sa bouche qui s'ouvrait en efflorescence conquise. Qu'à faire, qu'à dire, et il se fraya un chemin derrière elle, prit le dessus de mains maîtresses sur ses hanches, tes avantages incertains. Son petit corps contre le sien. Fallait-il chuchoter encore et en-corps à ces renouveaux ?
Elle sombra, fiévreuse et désordonnée ; influence de sa masse redoutable opposée à la sienne. Sensation d'être à lui.
- Az...

Au moins
Jusqu'au bout de cette nuit.
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Azphel, Mer 31 Mai 2017 - 11:28


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D errière les carreaux de Dust & Spite le soleil disparaissait vaincu, laissant la pénombre enrober peu-à-peu l'extérieur, déléguant aux pierres fraîches du manoir la responsabilité de tempérer les ardeurs des deux mages noirs. Lumières suggérées à l'intérieur, enchevêtrement de deux corps sur le canapé en reflets de moiteur et de peaux tamisées. Seuls les sons de l'horloge claironnante viennent supplanter la clameur uniforme qui résonne dans le salon : un duo de souffles expiés, recrachés comme d'une seule bouche, exprimant une seule envie. La poussière se fait caveau de toutes les tentations, mortes dans la profanation des barrières canoniques.

Canapé sacralisé. les mains du loup dirigent les Bêtes, intiment à l'agnelle de se faire douce et malléable, laisser faire, offrant l'innocence de son corps aux instincts, à la passion animale. Corps de gamine qui se fait docilement aimé par son amant, sous son emprise, main de loup étreignant sa poitrine et l'autre son cou, sorcière attirée au plus proche de lui, contre son torse, dans les profondeurs chevalines enivrées. L'horloge ne répond plus de rien et les gémissements du couple imprègnent les murs, murmures qui emplissent tout le salon, petit chaton docile, violenté, loup aimant et passionné, chevauchement d'âmes trop longtemps attirées, éprouvées, mélange d'émotions intenses exposées à cet instant en un, être unique en cadence sur le canapé.
Lèvres du mage en chuchotements contre l'oreille de la gamine prise, mélange de mots doux, de râles, de paroles profanatrices, confessions de leurs êtres et de leurs envies brutales.

La moiteur de leurs corps prospère alors que la protégée subit le loup, maintenant allongé sur elle, souffle presque éteint, rythme ralenti, corps-à-corps et coeur de deux âmes voulues dans la totalité, allongés de côté, regards perdus sur le salon, pris en témoin, leurs mains jointes virevoltant dans l'air n'importe comment, bras étirés, dans le sens de leurs éclatements, direction n'importe où, mais ensemble, liées.
La bouche du mage noir s'amourache des épaules et du dos nu de sa belle, perlé de sueur, exposé devant, contre lui, et bouche s'échappe en cavalcades amoureuses, mordillements de peau, de nuque, de cou, de l'oreille de la blonde, petite fille prise de plaisir ; oreille mordillée, léchée avec lenteur, avec passion, désir sans scrupules de plus, d'encore, de poursuivre jusqu'à l'aube. Mains des sorciers aux doigts brisés, éreintés, et aventurières, découvrants les corps, en traçant des cartes parfaites, de bustes découverts, hanches prises d'assaut, exploration de contrées jusqu'à aujourd'hui inconnues mais Eldorado rêvé.

- Encore... expire la sorcière alors que le temps est à l'accalmie, température des corps allongés l'un contre l'autre suffisante pour entretenir la torpeur du moment.
- Tu aimes, ma beauté ?
La sorcière rigola en une sorte de gémissement bestial. Elle tourna son visage vers lui, onyx conquises, sourire demandeur :
- Si j'aime ? Donne-moi tout.. Prends tout... Az. Encore, susurra-t-elle.
- Jusqu'au bout de la nuit.

Retournement de chairs, face à face des regards éprouvés, refrain des bouches instamment repris alors que se mélangent les jambes et les doigts, les caresses et les corps, se percutent les peaux en chocs volontaires, duel de corps suintants. Dans tout ils sont reliés, pour la première fois, et à la fois depuis toujours. La raison n'est plus, laissée derrière sur la terrasse, apôtre trahi, alors que dans le salon de Dust & Spite ne brûlent plus que les pages de leur Histoire, les chapitres passés qui flambent les uns derrière les autres en un brasier intenable, strié de vagues de gémissements crépitants, coups de bassin plus violents, encastrés en lambeaux, flambeau d'une passion bouffante, des os à la moelle. Aya. N'est plus la petite sorcière, n'est plus la brebis égarée, mais l'animal farouche, l'innocence volontairement donnée à la méchanceté, l'interdiction, la balance du jeu de l'amour et de la passion.

Récit écrit depuis le début comme roman fantasmé, et en cette nuit rédigé sur le tissu du canapé, élément de décor destiné à être imprégné de leur union, de ce moment déjà allé trop loin mais bien loin d'être achevé. Passion dévorante, émeraudes qui détaillent le corps de la belle, sa peau dorée à lécher, déguster de ses lèvres endiablées pour y laisser des morceaux de frissons, provoquer des soupirs, des expiations de désirs informulés, mais lus dans les yeux de la Belle - désir de la Bête, de plus, de tout, de Maintenant & Toujours. Cette nuit était faite pour les marquer au fer et au feu, rester dans leur mémoire chamboulée, tatouage invisible sur leur peau imprégnée d'un pêché commun, encre indélébile de l'abandon corps & âmes. Les cloches des églises sonneraient la honte de leur offusquante passion, la déraison de leurs enveloppes charnelles promises à l'union jusqu'au lever du soleil sur leurs crimes passionnels, âmes damnées dans la parole des corps.

Fin de leurs baisers, interrompus par la Bête, ses émeraudes aux pupilles dilatées d'envie, se posant sur le corps de Celle, la dévisageant comme sa sucrerie, laissant ses lèvres, sa langue, entreprendre la descente de ce corps fantasmé, voulu jusqu'au bout des ongles, foutus battements de coeur, jusqu'aux prunelles brûlées par l'incandescente blonde. Vertigineuse chute épousant les contours de son anatomie, en savourant chaque palier, son goût de sucre laissé sur les lèvres comme un parfum de fruit d'été, framboise goûteuse féminisée. Sur les murs continuent de résonner des soupirs lents et étouffés, Loup descendu du canapé, et petit félin maintenant nonchalamment seul sur le tissu, poupée à la merci, jambes animales séparées par les griffes du loup ; paupières closes de la Femme assaillie par les envies subversives, dans l'attente du grand méchant, animal venu juste pour elle, pour la consommer délicieusement, comme sa gourmandise.

Lien de Gamine ouverte et accueillante et Maître entreprenant. Dans tout, l'envie de l'outrance, de prendre ce qu'il voulait comme il le voulait, mais de tout avoir à l'aube. Maltraiter ses pensées de souvenirs sulfureux, du goût de la Belle, souvenirs de ses lèvres et de sa langue et de l'être entier, sous sa prise, son emprise, son flot d'envies ; répercuté irrémédiablement en échos sur le corps de la blonde qui se chaloupe, savourée jusqu'au coeur, sans raison, sans autre envie.

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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Lun 19 Juin 2017 - 16:21


The Lucky Ones

Il n'y avait d'autre choix que de se laisser aller.
___-________Entre ses doigts, sous sa langue.

Il fallait croiser les émeraudes pour y croire, il fallait chuchoter son prénom pour entendre le sien, soufflé en écho. Il fallait se tordre pour deviner, apparition nouvelle de non-dits éclatés, se tordre pour deviner les smaragdins voilés d'envie.

Se connaissaient-ils toujours sous cet angle ? Non. Il avait fallu se taire et tout ravaler, enfouir dans ses entrailles, riposte habituelle des lâches. Ceux qui ne voulaient pas se mouiller.

Se mouiller de quoi ? De ressentir, quelque chose, pour un quelqu'un ? Il fallait que ça tombe sur lui, il fallait que son univers se désagrège pour se reformer à ses pieds, sous ses mains. Ses dix doigts ancrés dans sa peau d'albâtre, manier la chair, la pétrir pour mieux la détruire.
C'est comme si
J'avais peur

Un peu de ce qu'ils diront
Mais encore plus

De ce que tu feras
Quand tu verras
Que je suis un monstre de confusion

Une blague

Je pourris
Dès la racine

Renais
Sous tes doigts


Ils chuchotaient dans la nuit, expiaient péchés par le langage du corps. Il murmura à son oreille, revenu sur elle parce qu'il l'avait achevé, à force de la faire flancher.
Mots bruts qui sonnaient, il fallait les chuchoter pour les croire, il fallait les entendre pour leur promettre
tout leur écho
au creux de l'oreille.

Mais toute la promesse demeurait, paupières fermées sous la gerbe de désir, ascension fulgurante, précipice sous les pieds. Elle ignorait toujours d'où venait l'ivresse. Si elle était née du lien des corps, ou de l'interdit brisé. Sacrifice des confidences au profit d'un nouveau trouble entre eux.

La décision avait été prise d'y céder, en un baiser;
Une seconde de battement et il fallait retrouver ses voisines, pour mieux y succomber. L'affaire était insoluble. Céder au caprice pour mieux tout foirer.

C'est peu dire qu'il avait déjà exploré courbes et vallées de chairs inconnues, il descendait et suivait la linéarité des courbes, troublait son fier repos de caresses et de baisers de miel. Trouvait repos dans le creux de son cou avant de remettre une couche de brutalité.
Il enserrait sa nuque et elle partait sans contenance, brûler les racines souillées dans les gouffres ardents. Figée, ratures jusqu'à la dernière goutte de sang.

Il ne s'extirpa, l'enfant révolue était un terrain de jeu. Les mains s'enserraient au-dessus de son crâne, il avait élu domicile, percé les murailles.
___Devenir plus vivant en elle.

Est-ce que c'est ça ?
Dès lors qu'on s'y sentait bien, il fallait fuir.

*

Il ne l'avait quittée, avait préféré y mettre toute sa foi. Ils avaient fait l'amour toute la nuit.
Mais le terme était-il exact ? Ou était-ce simplement un caprice du mage ?
Tu te sens juste comme un trophée de plus.
Pourtant limpide, il dormait
juste paisible. Rien à se reprocher.

Un peu plus, et elle se sentit vouloir tout retourner. Le goût de la trahison, qui embaumait son corps, celui du mage souillé. Une minuscule goutte de sueur qui n'avait pas fini de tracer sa route sur sa peau nue. Elle s'évaderait jusqu'à la chute de ses reins, deviendrait souvenir salé.

Elle ne deviendrait qu'une preuve de plus
qu'ils se voilaient la face.

Le dégoût n'était pas celui de l'avoir accueilli lui, d'avoir goûté à ses lèvres. Un instant de faiblesse et il avait pris le dessus sur elle. Tout ressortait de lui, comme des penchants inavoués.

Il fallait fuir le goût de sa peau
Fuir le semblant d'étreinte perpétré par les draps.

Sortir de la cage de ses bras pour accueillir la nuit froide.
____Cette nuit,
il a tout dérobé.
Mais ne m'attrapera jamais vraiment.


Fin du RP.
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Re: [Habitation] Dust & Spite

Message par : Aya Lennox, Lun 24 Juil 2017 - 16:31


Sorry DP.
RP UNIQUE ;
L.A. d'Azphel accordé


Fragments retrouvés

12 mars.
J’ai commencé par le lieu de passage le plus évident : la cité sumérienne d’Ur ou appelée Tell al-Muqayyar aujourd’hui. J’y ai rencontré un chercheur Moldu, Dane, qui a proposé de m’accompagner jusqu’à Eridu, environ vingt kilomètres plus au sud.

Eridu était jadis considérée comme une cité royale mais son importance demeurait d’ordre religieuse. C’était la cité du grand dieu Enki.
De précédentes fouilles, surtout développées au courant du vingtième siècle par le gouvernement iraquien et quelques chercheurs anglais, n’ont pas révélé de gros intérêt en terme d’épigraphie.
Ces fouilles cependant ont permis de découvrir pas moins de quatorze temples en terrasse, datant d’entre 5000 et 3000 av. J.-C. ainsi qu’un palais isolé.
La cité passa régulièrement d’abandon à restauration, la dernière pouvant être située aux alentours du VIème siècle avant J-C.

Nous avons pour l’instant surtout fait le tour des lieux, totalement abandonnés. D’après Dane, les recherches ont été stoppées il y a une centaine d’années, la cité et le mythe d’Enki ne présentant plus aucun intérêt pour les chercheurs. La mythologie sumérienne est passée à l’état de vulgarisation historique à celle d’anecdotes pour les amateurs de thaumaturgie.

***
20 mars.
Avec Dane, nous avons commencé à fouiller les alentours de la cité. Nous n’avons rien trouvé qui vaille la peine de s’attarder en terme d’épigraphie, comme le mentionnaient les recherches précédentes. Je me suis longtemps contenté de feuilleter des ouvrages, en vain.
Je ne pouvais faire profit en utilisant la magie devant Dane. Je ne voulais pas prendre de risques mais sa motivation rendait ses nuits trop courtes et m’empêchait souvent d’oeuvrer dans l’ombre. Nous étions forcés de dormir à tour de rôle, les chasseurs d’or et de métaux anciens étant toujours à l’oeuvre dans cette partie de la région.

J’ai cependant eu l’occasion, lors d’une nuit. Avoir recours à la magie facilitait grandement la tâche rébarbative de la fouille au piquet. J’ai alors trouvé plus que je ne le voulais.
Les sceaux-cylindres, datant de la période d’Uruk en grande partie, étaient utilisées pour imprimer des motifs de dieux ou des symboles de pouvoir sur de l’argile. Ces petits objets étaient souvent affublés du nom de leur possesseur et, percés par le haut, pouvaient être portés autour du cou, comme un objet purement personnel et précieux.
L’échantillon que j’ai retrouvé appartenait à une seule personne, car la même impression était reproduite « Gudea, fils de Shu-Sin, serviteur du dieu Enki » sur une dizaine de sceaux-cylindres, la plupart produits à partir de matériaux nobles. J’ai ainsi un exemplaire en lapis-lazuli, quelques-uns en or et en argent, ainsi qu’un autre en serpentine. Je ne sais pas ce qu’en pensera Dane, mais j’ai la conviction que lui en faire part ne nous rendraient pas plus amis, au contraire.
J’ai également trouvé une statuette du dragon-serpent légendaire de la mythologie sumérienne, Mušhuššu. Le plus étonnant demeure que ce génie est vénéré surtout à Eshnunna, puis à Babylone. Je pense qu’il s’agit surtout d’un cadeau. Je vais le ranger dans un endroit sûr, mais je pense ne pas avoir fini mes…


- Mais où est-ce que tu les as foutu ?

Entre les mains d’Aya, le papier se froissa et elle laissa retomber le carnet abimé sur le sol, avant de pousser un long soupir de frustration. Elle avait emporté les notes de son père avec elle dans un élan de précipitation, trois ans auparavant et les avait déjà relu de bonnes dizaines de fois.
La jeune femme se doutait parfaitement de la fureur phénoménale dont ferait preuve son géniteur s’il découvrait que ses notes de recherches ainsi que ses cartes, ses plans, ses croquis et ses livres historiques avaient disparu. Le fait était là cependant : il n’y avait plus touché depuis 20 ans et ne se pencherait sûrement plus jamais dessus. La relève était à prendre. Qu’il le veuille ou non. Qu’il le sache ou non.

Un miaulement vint interrompre son léger massage des tempes et elle se pinça l’arête du nez en cancanant un « Viens là ». Eris, corps de grâce céleste blanc et délicat, vint se blottir dans ses bras. Son ronronnement ne tarda pas à rejoindre le rythme lent de la respiration d’Aya, affalée dans la méridienne de son salon faiblement éclairé.

- T’as pas une idée ?
Ses doigts fins empoignèrent les pattes de la bestiole, petites pattes qui avaient entamé un mouvement de pression sur le ventre de la jeune femme. Les grands yeux sombres du félin n’accompagnèrent rien d’autre qu’un miaulement timide.
- Une toute petite idée ?

Un soupir franchit la barrière de ses lèvres et la jeune femme n’attendit pas longtemps pour se lever, délaissant derrière elle sa pauvre compagnie. Celle-ci n’attendit pas longtemps pour rappliquer lorsque l’habituel claquement de doigts d’appel se fit entendre dans le grand couloir vide, menant aux escaliers.

C’était l’heure du bain. Et peut-être que la chaleur et l’odeur des huiles parfumées la sortiraient de son état léthargique.
L’affaire était constituée de plusieurs points obscurs et un seul régnait en maître dans cet océan de questions : dans quoi exactement son père s’était-il lancé, des années plus tôt ?
Où ses découvertes étaient-elles rangées ?
Au manoir Lennox, peut-être. Mais y retourner serait un suicide peu habilement ficelé. Elle préférait ne pas se jeter dans la gueule du loup trop rapidement.

Ses questions dérivèrent rapidement vers l’objet principal de ses pensées ces derniers temps. Elle laissa glisser le long de ses épaules nues le tissu de son peignoir, et un sourire bercé d’illusions caressa le pli de ses lèvres. Elle dérangea la surface paisible de l’eau chaude, où quelques fleurs s’échappèrent en danses, toutes en courbes délicates.
Azphel était entré dans sa vie des années plus tôt et en faisait désormais partie de manière bien plus ambiguë. Ils se fréquentaient depuis plusieurs mois et si leur complicité ne s’était pour le moins du monde pas affaiblie, une forme très obscure de passion était née entre eux et trouvait écho dans les nombreuses nuits sauvages qu’ils partageaient.
Il savait ressortir le meilleur d’elle-même, du creux de ses entrailles mais parvenait, parfois par le simple geste, à chaque souffle partagé, à éveiller la belle d’une convoitise féroce. Il était, de coeur et de corps, entré en elle comme un mal qui rongeait. Un mal pour un bien.

- Tu ne t’ennuies pas trop toute seule ?
Une main vissée sur son front, cachant l’ombre de ses grands yeux noirs, elle s’était tant perdue dans ses pensées qu’elle n’avait pas remarqué la venue de son amant. Un sourire étira ses lèvres charnues et elle dérangea ses doigts pour pouvoir croiser son regard.
- Maintenant un peu moins.

Les mains puissantes d’Azphel enlacèrent lascivement le corps engourdi de sa môme repentie. Les bouches se rejoignirent bientôt en un baiser lent, toutes deux affaiblis par un manque partagé. Il leur fallait chaque jour faire preuve de cette réserve. Ce besoin de manquer à l’autre, même dans l’heure suivant leur précédente rencontre. Son trouble demeurait de ne jamais l’avoir plus à elle. Le discours de sa langue le suppliait toujours de rester.
Ils firent l’amour un long moment, la chaleur dépaysante et la torpeur du corps de sa belle imposant, sans regret, un rythme onctueux au mage. La douceur paterne de ses gestes devint peu à peu ardeur alors que le feu grimpait, vague embrasée de plaisir infâme. Chaque jour se rendre coupable d’en vouloir toujours plus.

- J’ai trouvé des notes de mon père il y a quelques temps. Je t’en ai déjà parlé.
Il s’alluma une cigarette, rétorquant d’un bruit de gorge à l’affirmative. Elle refusa d’un froncement de nez lorsqu’il lui en proposa une, se contentant de boire une gorgée de liqueur empruntée à l’Occamy Doré.
- J’ai entre autres quitté l’Occamy pour ça. Je ne regrette pas ma place. Mais il fallait que… Enfin tu sais que je travaille maintenant à Barjow & Beurk.
- Ca ne m’a pas vraiment étonné d’ailleurs. Tu t’épanouissais à l’Occamy, et je pense que ça te permettait de te plonger dans d’autres choses que la magie noire, de voir d’autres choses… mais si ça te plaît c’est l’essentiel.

Elle haussa les épaules, regardant le plafond sculpté de sa chambre à coucher. Une fissure en constellait la structure de sa géométrie compliquée. Barjow & Beurk était une opportunité. Plus que ça, une vocation. Sa rencontre avec la gérante des lieux l’avait confortée dans ce choix. Un changement de sujet s’imposa.

- Mon père avait commencé un trafic d’artéfacts, dans sa jeunesse. Il a du arrêter à ma naissance car ses dernières notes datent d’il y a vingt ans. Je pense qu’il y a quelque chose à sortir de ça.
- Tu comptes reprendre ses recherches ?
- Je ne sais pas. Mais il a découvert des objets anciens et à caractère assez occultes. Je ne sais pas où il les a mis. Sûrement les a-t-il laissé là-bas. Je pense de plus en plus qu’il y possède une demeure.
Azphel garda le silence un bon moment, avant de hocher le menton d’un air pénétrant.
- Ca va être difficile de trouver où elle se trouve, s’il y en a une. Et tu ne t'es pas décidée à le contacter depuis… Les événements d’il y a quelques mois.
- Il ne m’a pas contacté, ricana-t-elle. Et je ne compte pas le faire de mon côté.

Aya s’étira pour aller récupérer sur la table de nuit encombrée le journal qu’elle avait parcouru plus tôt. Elle le feuilleta, chercha des yeux une phrase et s’arrêta, pointant du doigt un passage.
- Il parle d’un Lamjed, un vieillard qu’il a rencontré il y a des années, aux alentours de Jarmo. Il s’est lié d’amitié avec son fils, Kamar, avec qui il a entrepris la recherche d’objets magiques.
- Ce qui veut dire que…
Elle hocha la tête, un sourire soulevant ses babines dans une moue de satisfaction.
- Lamjed tient une modeste boutique d’objets et de plantes médicinales. Je pense qu’il n’est pas ignorant du monde magique, bien au contraire. Je veux savoir ce qu’il sait. Je veux le rencontrer.

Le mage avait écrasé sa cigarette depuis quelques instants, et observait désormais le drap avec gravité. Ses doigts retracèrent lentement la cicatrice de sa belle, trace du passage d’une destinée qu’il ne voulait admettre.
- Tu n’as pas peur que ça t’éloigne de ton but ? Que ça te ralentisse dans ta volonté d’atteindre Moira ?
Elle secoua la tête, regardant le vide, et se débarrassa du journal de bord en le rangeant dans la table basse. Après une brève réflexion, elle revint à la charge de son compagnon en se blottissant contre lui.
- Je doute que quoi que ce soit puisse me ralentir. Rien, ne peut me ralentir.
Un sourire présomptueux suivit celui d’Azphel, plus amusé et ses pattes implacables agrippèrent sa belle, l’entraînant au passage dans une union proche de la chamaille au fond des draps.

- Jamais, susurra une dernière fois la voix de l’aimé avant de laisser, dans une discrétion exaltée, s’effacer les doutes restants.
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