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[Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes
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Malena Kane
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Spécialité(s) : Permis de transplanage


[Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Malena Kane, Mer 1 Fév 2017 - 21:13


autorisation Lizzie Bennet



Festivités entre hurleurs nocturnes

_____________________

S’amuser, tel était le thème du jour. J’avais pris le parti d’organiser une petite fête, comptant en son sein quelques élèves triés sur le volet. Les plus méritants. Les plus engagés. Les plus remarquables. Bref, les noms que je connaissais, ce qui était déjà un véritable exploit. Bénéficiant de l’approbation du directeur, j’avais cependant dû la faire en-dehors du château de Poudlard… Une petite fête de « décompression » en apparence, veillant à fournir aux élèves l’occasion de se divertir après les examens rigoureux du mois de janvier, se tiendrait dans la Cabane Hurlante. En réalité, j’étais mandaté pour essayer de trouver quelques nouveaux membres à intégrer dans l’élite. Moi, réellement ? Heureusement, des membres de l'élite devait m'aider à les tester.

La Cabane Hurlante, disais-je, lieu de frisson et d’effroi, celui-ci devait, pour la nuit, servir de place d’action et de joie. Parce que tout était bien trop sérieux à Poudlard ! Enfin, ces gosses étaient jeunes, ils avaient bien le droit de s’amuser. Et tant qu’ils ne faisaient rien de crade dans l’enceinte du château, tout était réglé. Comme ça, je n’avais pas à nettoyer.

Ah, parce que je crois avoir oublié de vous préciser une chose… Aujourd’hui était jour de joie mais…

Aujourd’hui était jour de défi. Mon apparence, au top, bien travaillée, parfaitement ambiguë. Le juste milieu. Ni homme, ni femme, et pourtant les deux à la fois. J’étais fier de moi. Réellement. Car aujourd’hui, j’avais réalisé mon plus grand défi. Après plus de cinq heures de concentration intensive, j’étais parvenu à modifier suffisamment précisément les traits de mon visage et de mon corps pour lui ressembler. Moi, Hugh Dey, étais à présent Malena Kane. Ce n’était donc pas réellement moi, la mandaté pour cette mission, mais lui… Enfin qu’importe, puisque moi, j’étais lui, tout au moins pour ce soir.

En réalité ce n’était pas si compliqué. Parce que, corporellement, nous nous ressemblions, même si yel avait moins de bide. Le plus difficile était encore le travail que j’avais fourni sur l’intégralité du visage. Pour la première fois de ma vie, j’étais parvenu à reproduire traits pour traits les caractéristiques de la personne que je souhaitais devenir. Et après cinq heures de concentration, j’avais un peu mal au crâne…

Fort heureusement, les diverses boissons – toutes absolument sans alcool, j’y tenais… Ou Kholov y tenait – les divers bonbons, en particulier l’énorme piñata, seraient sans doute à-même de me divertir suffisamment pour que je n’y pense plus. Et qu’à mon tour, je me lâche.

Vêtu d’une robe de mailles rouges et blanches que j’avais pris dans sa propre garde-robe, histoire de faire plus réel – yel ne fermait jamais à clé sa porte, c’était vraiment génial pour lui piquer des fringues – je regardais le plafond, orné de bougie et de ce gros elfe de maison en papier mâché dans lequel les élèves allaient devoir lancer des sorts les yeux bandés. Je jouais avec la robe, parce que c’était rigolo. C’était doux et drôle, et bizarre aussi. Fallait dire qu’yel avait une façon de s’habiller peu commode, mais ça me convenait tout à fait. Pour un peu, j’aurais même pu réellement porter ça lors d’une soirée spéciale. Tout dépendait du thème, évidemment, et de mon interprétation de celui-ci. On se rappelle du Heurtoir d’ailleurs…

Bon, allez hop, concentration : j’avais pris position. J’avais emprunté le passage secret-pas si secret afin d’entrer au sein de la Cabane Hurlante, et tout était prêt. Si le vieux lecteur de disques vinyles que j’avais ensorcelé mettait à lui tout seul l’ambiance, j’espérais tout de même que la salle allait se remplir rapidement. Que la fête commence !



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Riri Vacuitas
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Riri Vacuitas, Ven 3 Fév 2017 - 2:27


Premier arrivé, premier servit ! Puisque cette nuit allait être remplis d'ennui (probablement) comme toute les fois où il fallait être en groupe et faire bonne figure. Cela n'était donc pas de bonne augure pour moi, au moins je pourrais manger et boire, écouter les histoires contradictoire. Je ne savais pas qui d'autre allait être là, je ne savais pas trop quel était le but de cette soirée. Le message laissé par notre directeur était étonnant et resplendissant de suspens. Fraîcheur, normal à ces heures. Nous devions emprunter un passage secret comme indiquer. Je l'avais bien évidemment prit et était ressortis non loin de la cabane hurlante. La Lune ambiante me rappelait qu'il était tant d'y rentrer afin de pas trop traîner et ne pas finir oublier. Même si je devais bien avouer que j'aurais préférer rester dans mes quartiers. A lire, penser, réfléchir et subir les autres effets de la nuit. Mais ce soir je devais être présent et présentable. J'étais donc muni d'une habituelle chemise, bleu pour marquer la maison. Pas de badge, pas d'arrières pensée, nouvelle page et nouvelle nuit volée. Un soupir pour marquer ce début d'ennuis mais faut bien y aller après tout nous avons été invité et qui sait ce que cela nous réserve. Chaque chose apporte son lot de connaissance même inutile, mais la connaissance est une terre fertile pour celui qui sait l'utiliser. D'un pas rapide je me dirige vers la cabane hurlante, très peu accueillante. Je n'ai pas envie mais faut bien le faire, je ne sais pas pourquoi je me dis ça, je crois que rien ne m’obligeais à le faire, ou alors si ? Je ne sais plus trop, en gros j'ai compris que je devais y être.

Me voilà dedans, le regard analysant la pièce, les murs sales, le bois craquant, et l'espace réduit. L'hardiesse sociale pour sembler resplendissant même à notre âge d'abrutis. Puis je vois le narrateur qui ne sait déjà plus quoi écrire. En fait c'est mon directeur que je vois il semble attendre et maintenant nous sommes ensemble. Sachant comment il est je m'approche juste histoire de le saluer sans mots. Hochement de tête et puis me voilà entrain d'attendre. Je regarde le plafond, voit des bouge et une forme d’Elfe de maison ? De gobelin ? Toute façon c'est plus ou moins loin. Je rebaisse le regard. Me dirige assez lentement vers une fenêtre. Je regarde au travers, me retournant alors, mon regard se pose sur les verres et mon derrière s’appuie contre le mur. Je me demande combien de temps dure cette soirée entre invités scolarisé. Soudain un doute m'envahis, mon regard blasé se transforme pendant le temps d'un instant en un regard remplis d'étonnement avant de redevenir rapidement le regard non vivant qui m'habite habituellement.

* Ma baguette, l'ai-je sur moi ? *

Après avoir tâtonne toute les partie possible de mon corps, les endroits où elles pouvaient être je fini par être rassuré en touchant une dernière fois cette grande poche présente dans mon manteau. Peut-être que je devrais l'enlever afin d'avoir moins chaud d'ailleurs ? Un blouson léger et noir/gris. Il faut bien être un peu dark des fois. Une fois rassuré je baisse la tête et me perd dans mes pensé, les yeux dans le sol et mon esprit s'envole ailleurs, loin de mon propre tirailleur. J'étais tellement ailleurs que je n'avais même pas remarqué la tenue originale de notre directeur, ainsi que la majorité des choses ici présente puisque pour moi elles n'étaient pas importante. Le directeur pouvait bien s'habiller comme il le voulait toute façon, cela le regardait et ça ne m’intéressait pas. Me voilà dans une nuit où … on ne fera que manger des petits plat ? C'est ce qui semble se profiler, tout semble l'indiquer, mais rappelez vous, je suis loin et j'y suis bien.
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Alexander Hurtson
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Alexander Hurtson, Ven 3 Fév 2017 - 17:37


Arbre de tes deux. Il a fallu qu'ils le plantent juste sur l'entrée du passage pour rejoindre la Cabane Hurlante... Après c'est sûrement pourquoi ce passage est dit être secret, même si les trois quarts de l'école doivent connaître son existence. Et puis au diable le Directeur de Serdaigle qui a eu l'idée de vous inviter à faire la fête là-bas. Il ne doit sûrement pas il y avoir assez de salles dans Poudlard. Mais comme le mot élite était noté dans la lettre et que tu avais été invité à festoyer, tu t'es dit que ne pas y aller serait dommage. Surtout que tu n'as rien à faire. Heureusement que tu as réussi à passer le platane pourrave parce que sinon tu pouvais dire adieu à ta soirée.

Tu marches dans le boyau qui passe sous le parc et le mur d'enceinte de l'école pour rejoindre les festivités organisées dans la cabane. Tu espères au moins qu'il y fera chaud et non pas la même température qu'ici dans le tunnel. Même avec ton manteau, tu arrives à te les geler. Le tunnel se met à remonter légèrement et tu entends de la musique. Ce doit-être ici. Pas beaucoup de sons de voix, tu dois donc être dans les premiers. Tant mieux, cela la fout bien auprès du prof.

A ton souvenir, tu n'as jamais vraiment participé à une fête à Poudlard. C'est plutôt triste en sept ans. Et bien sur, ta première se doit de se dérouler dans une cabane supposée hantée. Sinon, ce n'est absolument pas drôle et n'a aucun style. Il y a intérêt à y avoir du beau monde. Peu de chance que tu connaisses quelqu'un de plus que de vue, ce n'est pas le genre de tes amis de venir ici. Et puis avant de t'amuser, cette soirée et avant tout pour toi un moyen de tenter de te faire remarquer par Kholov et d'intégrer éventuellement son Elite. Si cela venait à arriver, tu serais le jeune homme le plus heureux du monde. Mais tu ne dois pas te mettre la pression à propos de ça. Tu es ici pour t'amuser et prendre du bon temps, pas pour te prendre la tête. Tu arrives d'ailleurs à la fin de ce passage secret.

Tu débouches dans la pièce. Presque personne, tes sens ne t'avaient pas trompé. Bien joué Sherlock. Sont présents dans la salle seulement deux personnes. L'organisateur, Malena Kane, vêtu d'une tenue... sublime et Riri, le préfet de Serdaigle. Le blaireau est cerné pas les aigles. Tu pénètres un peu plus dans la pièce et les salues, le sourire aux lèvres. Il ne te reste plus qu'à attendre que d'autres gens arrivent et que la soirée ne commence. Tu avises une chaise dans le coin de la pièce et t'y diriges. Quitte à patienter, autant le faire confortablement.

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Kohane Werner
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Kohane Werner, Ven 3 Fév 2017 - 18:59





Le choix est difficile.
Qu'est-ce que je mets ce soir ? Quels vêtements répondent le mieux à mon humeur du jour ? Mais d'abord, c'est quoi mon humeur du jour ? Mise à part la fatigue habituelle suite à trop de nuits blanches, c'est surtout la surprise qui prend le pas. Le ruskov autorise vraiment une fête ? Lui qui est tellement cramponné à son règlement ! Oui, oui, je sais qu'il existe un règlement intérieur même si, parfois, je donne l'impression du contraire. J'ai juste la superbe capacité à l'ignorer, l'oublier lorsqu'il va contre ce que je veux faire. C'est-à-dire très souvent en fait...
Bon, cela ne résout pas mon problème.
Je regarde, avec une moue de réflexion, mes vêtements étalés sur mon lit.
Klaus, mon Mole, va, nonchalamment, de t-shirts en pantalons, de pulls en jupes. Ses petites pattes se posent sur le matelas alors qu'il parait regarder mon bazar avec circonspection.
Les secondes défilent. Les minutes s'écoulent.
Et rien, sinon Klaus, ne bouge.
Finalement, j'opte pour un gros pull à col roulé descendant à mi-cuisses. Sur une jupe sobre et sombre. Une paire de collants épais et des bottines. Prête à affronter le froid hivernal !
Pas de couronne de fleurs. Parce que celle du cours d'EDM est fanée. Et que j'ai la flemme d'en refaire une.



Je me glisse silencieusement hors du dortoir.
Une nuit où je n'aurai pas à chercher quoi. Où aller perdre mes pas et approfondir mes cernes. Parce qu'à force, je commence à être à court d'idée. J'ai tellement arpenté les couloirs de l'école que je finis par les connaître par coeur. Même chose pour le parc que j'ai exploré sous toutes ses coutures, y compris à la lumière d'un feu de camp. Bah quoi ? La pelouse est tellement tentante que, oui, je me suis installée une nuit pour y faire mon petit feu, y faire griller des marshmallows.
Je ne sais plus quoi explorer d'autre pour laisser passer les heures nocturnes.
Regarder le temps filer dans un silence de mort.
Alors lorsque j'ai reçu cette étrange invitation, malgré la surprise première, je n'ai pas hésité. Autant faire quelque chose de ses nuits lorsqu'on ne dort pas !
Surtout, ma curiosité naturelle me pousse à aller voir. Voilà un trait que j'ai conservé malgré tout ce qui m'est arrivé. Malgré mon aversion pour le monde, je garde cette curiosité pour le même monde. Vouloir le fuir, le détruire et le découvrir. Tout en même temps.

A pas rapides, j'emprunte le passage secret.
Le passage que je n'ai encore jamais emprunté. Parce que je n'ai jamais mis les pieds dans la cabane hurlante. Jamais eu l'occasion. Ou je n'y ai jamais trouvé d'intérêt. Certainement une combinaison des deux.
Chemin faisant, je réfléchis. Ca m'arrive encore. Pas toujours, faut croire. Mais parfois si.
Elite, élite, élite, que disait la lettre. Enfin, c'était tout de même ses premiers mots.
Qu'est-ce que je fous ici ?
Si Kholov savait à quel point je n'en ai rien à faire de lui. A quel point son règlement n'est qu'une lointaine illusion dans mon esprit. S'il savait ce que je pense de l'ordre et de la hiérarchie. Je serais peut-être pas ici. Même si, en soi, ce n'est apparemment pas lui qui a sélectionné les élèves mais le directeur de Serdaigle -dont j'ai appris le prénom par sa lettre.



J'émerge dans la cabane hurlante.
Un rapide coup d'oeil à l'environnement. Pour me dire que décidément, je n'ai rien perdu en n'étant jamais venue ici.
C'est pas très palpitant, vu de l'intérieur.
Il n'y a que les rumeurs qui courent à son propos qui pourraient être intéressantes.
Mais là...

J'avise les personnes présentes.
Malena Kane, habillé,e dans une tenue des plus... originales.
Riri, le directeur des Aigles, que je ne connais pas vraiment mais qui parle toujours énormément pour répondre aux profs en cours. Oui, voilà la seule chose que j'ai retenue de lui. C'est déjà pas mal.
Et un autre, un Pouffy sans nom pour moi. Un élève lambda. Assis sur une chaise.

-B'soir, je prononce après mon rapide tour d'horizon.

Bon... et maintenant ?
Plus qu'à attendre, je suppose.
Je me sens un peu tendue. D'être dans cet univers inconnue. Avec des inconnus. Ou presque.
Le Pouffy est sans conteste celui sur lequel je sais le moins de chose.
Riri, je ne le connais que de vue et pour avoir partagé un cours d'HDM ensemble. Rien de plus.
Malena... je ne sais même pas si je peux dire le,la connaître. Il,elle est seulement la personne de la toute petite assemblée avec qui j'ai eu le plus de contacts.

Je m'adosse à un mur de la cabane dans un soupir.
J'entendrais presque le lent tic-tac d'une horloge scander les secondes.
Plus qu'à attendre.

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Rose Layroy
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rose Layroy, Ven 3 Fév 2017 - 23:04


La jeune Rose avait grandi. La jeune Rose avait mûri. La jeune Rose avait vu durant ses premières années à Poudlard nombres de choses fantastiques, nombres de choses incroyables... Elle avait découvert de nombreuses personnes qui avaient changé sa vie, que ce soit de bonnes ou de mauvaises rencontres. Elle avait appris à ne plus être étonnée de tout ce qu'elle voyait, de tout ce qui semblait improbable. C'est donc pour cela qu'en recevant une simple lettre elle fut plus surprise que dans n'importe quelle situation qu'elle avait rencontrée jusque là.

Comment de simples mots peuvent-ils vous toucher plus que de belles actions ? Ceux-ci lui revenaient toujours en tête depuis qu'elle avait lu ces quelques lignes.

Elite qui se délite, mais bien vu est l'élu.

Elle ne pouvait s'empêcher de les lire et les relire et à force en connaissait par cœur les quelques vers. Le problème était qu'elle n'arrivait pas à prendre au sérieux ces quelques mots ou bien lorsqu'elle y parvenait elle se remettait à réfléchir et son opinion changeait de nouveau. Tout dans la forme lui indiquait qu'il s'agissait d'une énorme blague de mauvais goût mais ce logo si distinctif de sa chère école... L'emblème de Poudlard à la fin de sa lettre qui en donnait un certain aspect officiel. Mais après tout, tout le monde aurait pu falsifier un tel document. N'est-ce pas ? Pourtant, au fond d'elle-même elle voulait savoir. Elle voulait voir. Et si ce n'était pas une blague.

Ceci pour décompresser d'une journée bien chargée.

Pourquoi cela ne sonnait-il absolument pas juste ? Ce n'était pas ce dont l'avait habitué son cher Kholov... Rhâ... ! Elle devait savoir pourquoi elle avait reçu une telle lettre si étrange. Sa curiosité était bien trop titillée et malgré le danger que cela pouvait entraîner il irait au fameux point de rendez-vous. Maintenant il était samedi et bientôt 20 heures. L'heure fatidique s'approchait à grands pas. Il fallait jouer le jeu car si un réel rendez-vous avait été donné autant se montrer sous son plus beau jour, si ce n'était pas le cas... et bien elle serait belle pour se faire coller. Une tenue simple mais ravissante à la fois blanche et bleue/violette. La jupe n'était pas de trop pour une telle occasion. Il lui suffisait d'une simple veste supplémentaire pour ne pas attraper la mort comme dirait son grand-père et le tour était joué. Il était temps d'y aller...

Pour vous y rendre sans heurt, prenez le passage secret.

Bien connu de tous faudrait-il ajouter... Peu importe, la jeune fille se déplaçait comme une ombre jusqu'à atteindre la fameuse Cabane. Là, elle put se rendre compte de différentes choses. La première étaient qu'elle n'était pas la seule, ce qui était plutôt rassurant, il fallait bien se l'avouer. La seconde était qu'elle voyait Kane. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Bonne si en prenait en compte que ce n'était pas une farce pour piéger les élèves, mauvaise... parce que son altercation avec celle-ci n'était pas un souvenir des plus agréables... Pas vraiment de gentillesse, pas vraiment de haine. Elle allait juste se méfier donc... Après tout, peut-être ne se souvenait-elle pas exactement de qui elle était...

La petite entra doucement et sans crainte dans la salle pour mieux voir ceux qui étaient déjà présent. Têtes connues et inconnues, il n'empêche qu'elle était la première des verts et ce n'était pas à négliger. Il y en aurait-il d'autres ? Sûrement... Pour le savoir il fallait encore attendre...
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Chloris Hareka
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Chloris Hareka, Sam 4 Fév 2017 - 23:50


Depuis combien de temps n'ai-je pas souris ? Combien de temps que je ne suis pas sorti ? Combien de temps que je n'ai pas senti l'air du vent dans mes cheveux ? Je ne sais pas. Deux ou trois semaines ? Je passe le plus clair de mon temps dans ma chambre. J'ai de la visite toutes les dix minutes pour s'assurer que je ne recommence pas. J'ai relu cent fois cette lettre. La lettre. Celle qui a causé tous mes déboires. Celle qui a failli causer ma mort. J'ai été trop stupide pour écrire à Arya. Je n'étais pas consciente que je l'appelais... Je me suis faite emportée par l'amour que je porte pour elle... Je lui ai lancé mon appel au secours alors que je ne voulais pas être secouru... Mais pourquoi mes doigts ont suivi ce geste effréné pour écrire ces mots ? J'aurais pu mourir tranquillement. Me laisser submerger par mon envie et ne pas lui faire partager ce carnage. Je suis égoïste. Arya, il faudrait que je la revois prochainement... M'excuser de l'enfer que je lui ai fait vivre. Je ne lui apporte que des ennuis...

Une nouvelle lettre s'est ajouter à mon bureau. J'ai longuement hésité à l'ouvrir. J'avais peur qu'une mauvaise nouvelle tombe. Encore. J'avais respiré. Peser le pour et le contre. Ouvrir. J'avais fini par saisir l'enveloppe et la lire. Ce n'était ni une bonne, ni une mauvaise nouvelle. C'était une information. Une invitation. Une invitation à une soirée à la cabane hurlante. Super... Je ne savais pas ce que j'allais y faire. Je ne savais pas qui serait présent. La cabane hurlante me rappelait trop de souvenirs passés. Oui, ceux de la rencontre avec ce jeune homme. Valentin. Bien bourré au moment de sa venu. Je n'avais qu'onze ans ! J'étais déjà bête et inconsciente... Tombée amoureuse de ce type, en une soirée passée... Je ne l'ai jamais revu. Mon amour s'est éteint pour brûler Leo. Le pire de tout les crevards sur cette planète. Comme si je n'avais pas assez de soucis dans ma vie ! Ce pauvre type qui avait préféré ce cacher derrière une gamine que de porter ses attributs. Celui qui m'avait manipulé comme une marionnette assoiffée de son amour. L'amortentia. J'avais été beaucoup trop bête et naïve. Une imbécile. Toujours. Si j'avais été avec Toi plus souvent, tu m'aurais appris. Maman... Le sang qui coule dans mon coeur est incomplet, impur. Tout ça parce que tu étais malheureuse. Finalement, telle mère, telle fille.

La soirée était pour bientôt. Les gens m'encourageaient à y aller. Il y aurait visiblement une petite surprise concernant l'Elite. Oui. Celle pour laquelle je me suis ruinée. J'ai travaillé d'arrache pied toutes ces années et je n'ai ramassé que la mort. Je vais me donner un défi. Puisque tu n'es plus là pour me voir, je vais continuer de semer ces graines fertiles ! Je vais combattre jusqu'à la fin. Je vais poursuivre le combat pour te prouver que ta mort n'est pas vaine. C'est décidé. J'y vais ! C'est ce soir d'ailleurs... Dans environ  quarante minute. Je crois que je n'ai plus le choix de refuser. Je suis attendue de plus. J'ai largement le temps. Quarante minutes c'est assez.

Se regarder dans le miroir. Soupirer. Prendre des pinces. Commencer une coiffure et se demander si ça vaut vraiment le coup. Oui tant pis. On fera dans le simple. Les cheveux en arrière, un chignon, deux petites mèches qui pendent devant et voilà. J'ai déjà terminé. Je n'allais pas me maquiller. D'abord parce que je n'avais que treize ans et parce que je n'en voyais pas l'utilité. Je savais qu'un moment dans la soirée, j'allais m'isoler pour pleurer. Comme tous le soirs depuis Ta mort. Je sortis de la salle de bain et regarda ma chambre vide de mes colocataires à cette heure ci. J'avais laissé les oiseaux chasser dehors, le chat avec. Je n'avais que mes deux petites boules de poils pour me tenir compagnie. Toujours dans mes pattes, à grimper sur moi et à quémander des câlins. Je faisais ce que je peux pour les combler. Puis je m'asseyais sur le lit. Que mettre ? Laisser mes marques apparaître ou cacher ces immenses cicatrices blanches ? Montrer que j'ai vécu des choses dures et me faire passer pour quelqu'un à plaindre ou cacher ça et faire comme si c'était coutume de perdre sa mère et de tenter de ce suicider. Je ne sais pas. Peut-être devrais-je les cacher par une veste à manche longue ? Et je pourrais l'enlever dans la soirée si jamais j'ai trop chaud. Oui voilà une bonne idée. Je n'ai pas envie de me prendre la tête pour des fringues. Je sais, il faudrait être présentable gna gna gna... Je n'en ai que faire de vos conseils. Vous n'êtes pas ma mère ! Je mettrais ce que je voudrais. Une veste noire en cuire. En dessous, disons... Un t-shirt noire, des collants et une jupe grise, longue. Cette tenue devrait faire l'affaire... Et puis même si elle ne la fait pas et bien tant pis.

Je n'ai pas pris longtemps. Vingt minutes au total. Il me reste ce même temps pour me rendre à la fête. Je rappelle les oiseaux et le chat. Tout le monde rentre à l'heure. Plus qu'à partir. Oh ! Ma baguette ! Je farfouille dans mes affaires et la retrouve sous un tas de feuille de mon bureau. Elle est un poil poussiéreuse... Tant pis ! Je peux enfin partir.

Je passe le pas de la porte, referme la porte et me voilà partit. Je traverse le dédale de couloir. Je descends des marches. Me voilà devant la grande porte. Je respire profondément et sors. Une légère brise caresse mon visage. Mon cœur se serre. Je revis... Je ressens le vent. Quel bonheur. Je respire. Je prends mon temps pour profiter de ces instants pour vous insignifiants mais qui pour moi sont importants. Je descends doucement les marches qui me permettront de rejoindre le passage secret que nous devions prendre pour rejoindre ensuite la cabane. Je marche comme une enfant découvrant que ces jambes tiennent sous son poids. Je fais un pas devant l'autre, de plus en plus rapidement. La terre m'offre un tout autre équilibre que les pierres froides du château. Me voilà enfin prête. J'ai repris conscience de l'équilibre sur ce nouveau terrain. Je me dirige plus rapidement vers le passage. Un peu en pente, je manque de tomber. Je me rattrape à un bout de branche. Me voilà enfin à la cabane hurlante.

Une musique s'échappe de l'endroit. Je cherche où sont cachés les autres invités. Je parcours à peine la cabane que je les trouve. Visages certains et incertains. Pour tous, je les salue poliment. Je ne souris pas. Parce que je n'y arrive pas. Ils sont tous dans la même situation. Adossés à un mur. Chacun dans leur coin. Sauf un, qui est sur une chaise. Dans son coin. Avant de partir, je regarde un peu la tenue d'une des personnes. Je la trouve extravagante et pourtant si simple. Je la trouve harmonieuse et original. Les autres et moi, portons des choses ordinaires. Le genre de fringues que tout le monde portent. Je fais quelques pas sur le côté de la cabane pour ne déranger personne. Je m'assoie. Par terre. Pas besoin de chaise. Le sol est confortable. Je n'aime pas rester debout. Je cale mes genoux contre ma poitrine. J'ai beau ne pas sourire, je suis heureuse. Heureuse d'être sortie de ma chambre. Heureuse de voir du monde. Heureuse de pouvoir participer à une soirée. Mes yeux sont expressifs tandis que mon visage reste de marbre. Dans ce moule qui colle à ma peau depuis quelques semaines. Celui de la tristesse.


Dernière édition par Chloris Hareka le Dim 12 Fév 2017 - 21:24, édité 1 fois
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Azaël Peverell
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Azaël Peverell, Mar 7 Fév 2017 - 23:26


Une lettre a été reçue. Une lettre bien étrange que tu as eu du mal à comprendre. Pas au niveau du sens qui était plutôt clair, quoi que très... Rimé ? Peut être rythmé. Bref, là n'est pas la question. C'est simplement que ça t'a paru étrange que le directeur de Serdaigle que tu ne connais absolument pas pense à toi parmi tous les autres élèves de Poudlard pour faire parti de l'Elite. T'es sans doute le type qui respecte le moins les règlement de tout le château, et tu brilles pas franchement pas tes résultats scolaires ou ton comportement impeccable.

En plus, faire une petite fête dans la Cabane Hurlante avec l'accord de Kholov, c'est bizarre aussi. Surtout que décompresser sans alcool, ça paraît bien compliqué. Du moins pour toi. Mais vu l'heure d'arrivée, tu t'es accordé un petit temps de boisson tout seul comme un grand. Plusieurs gorgées de whisky y sont passées. Faut dire qu'être sobre, c'est pas franchement dans tes habitudes. Et si tu dois te coltiner une soirée avec d'autres élèves probablement totalement insupportables, il te faut au moins ça pour supporter. Peu avant l'heure indiquée, tu sors tranquillement du château. Tu passes par le passage secret que tu commences à connaître à force de l'emprunter, et te retrouve rapidement dans la Cabane Hurlante.

Il y a déjà du monde. Tu regardes vaguement autour de toi. Tu retiens un profond soupir en voyant le préfet de Serdaigle. Ce type là, tu le supportes pas. Comme l'autre Frotte Manche de Pouffy. Non mais c'est quoi ça ? Le regroupement des gens que t'as envie de faire passer par la fenêtre de la tour d'astronomie ? Une autre Serpentard à qui tu n'as jamais parlé, et aussi une Gryffondor. Tu les as peut être déjà croisées en cours. Ou peut-être pas. Dans les deux cas elles ne t'ont pas marqué, et ne sont donc pas dignes de ton intérêt. Tu remarques aussi le dirlo des Aigles. Ou la dirlo ? C'est quoi ce truc ? Et c'est quoi ces fringues ? Fallait venir déguisé ?

Un coup d'oeil aux autres élèves présents te prouve que non. Faut dire qu'il (ou elle ?) a l'air de vivre dans son propre monde. Alors tu ne t'y attardes pas plus que ça. Parce qu'une silhouette adossée contre un mur vient de soudainement faire irruption dans ton champ de vision. Ta soeur d'alcool est là. Toute sage, toute calme. Elle ne dit rien. Elle se contente d'illuminer la pièce par sa présence. Tu souris. Parce que c'est l'effet qu'elle te fait. Chaque fois que tu la vois, ton monde s'éclaire. Parce que cette fille dont tu ignores le nom te comprend sans parler.

Tu balances un vague bonjour à la ronde. Juste histoire d'avoir l'air poli. Et tu vas aussitôt t'appuyer au mur à ses côtés. Sans rien dire. Tu lui souris simplement, lui offre un regard. T'as envie de lui prendre la main. De l'emmener loin. Parce qu'ici, on ne voit pas les étoiles. Le plafond empêche de s'envoler. Ici, vous êtes comme bloqués, et en plus il y a les autres. Ceux qui ne comprennent rien à rien, ceux qui pensent que vous êtes amoureux, ou cinglés. Ou les deux. Alors que vous êtes juste complémentaires. Un puzzle complet. Mais tu ne la touches pas. Tu n'oses pas. Ce n'est pas le moment, ce n'est pas l'endroit. Tu te contentes donc de lui désigner le dirlo d'un geste du menton. Ni discret ni exagéré. T'as rien à cacher.

- Tu crois qu'il vient du ciel pour être habillé comme ça ?

Une simple phrase, destinée uniquement à ta soeur étoilée. Tu doutes que les autres t'aient entendus. Quoi que, c'est possible. T'as pas parlé bien fort, mais sait-on jamais.
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Anna Schomann
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Anna Schomann, Dim 12 Fév 2017 - 1:09


J'avais reçu une lettre il y a quelques jours, une lettre lyrique, une écriture fine, un logo dessiné soigneusement à la plume, mais malgré tous les efforts de son expéditeur, j'avoue avoir eu un sérieux doute quant à la véracité de la missive. Seulement, le peu que j'avais vu de notre directeur suffisait à justifier l'excentricité de l'invitation. Aussi, comme subtilement spécifié, cette soirée était réservée à une élite, alors il faudrait sans doute venir bien apprêté. Comme mon placard ne réservait qu'une quantité très limitée de robe, je penchais cette fois-ci pour cette tenue, sobre en somme. Sangle attachée, je traversais sereinement les couloirs nocturnes, la lettre dans une des poches de ma jupe en cas de réprimande. Je caressais les briques rafraîchies par la nuit et passait les portes du château pour me diriger vers le parc. Nuit fraîche mais accueillante, je passais tout mon trajet vers le passage secret en admirant le ciel et en tenant les épaules, surprise par la température que j'avais légèrement surestimée... La nuit était belle tout comme la lumière du matin, j'aimais les tonalités douces et pourtant puissantes que ces deux périodes offraient à mes sens. Une poésie que nul mot ne suffirait à exprimer, mais qui pouvait atteindre chaque cœur. Mes pensées changeaient de rive pour partir du présent vers l'avenir, la cabane hurlante. Un choix très particulier, une habitation désolée et poussiéreuse pour une soirée élitiste, sans compter que ce n'était pas les salles vides qui manquaient à Poudlard. Mais j'aimais cet esprit de contradiction, comme s'il y avait une morale à en tirer.

* Les choses ne sont pas ce qu'elles prétendent être *

Un sourire amusé aux lèvres, je rentrais dans la maison la plus hantée de Grande Bretagne. La cabane avait une apparence peu rassurante en effet, non pas qu'elle me faisait peur, bien au contraire j'appréciais grandement cette atmosphère effrayante, qui regorgeait de curiosité et d'étrangeté. Son côté peu rassurant me venait de cette faculté à vaciller à chaque coup de vent, comme si un mouvement déplacé pouvait faire tout écrouler à chaque moment, une analogie de la mentalité humaine tout compte fait. J'entrais et laissais envahir par la chaleur et le son du lecteur vinyle, une musique raffinée telle que je l'appréciais. Je saluais d'un bonsoir général l'assemblée, pour finir par celui que je connaissais, pour changer.

« Bonsoir Riri, sais-tu si nous attendons d'autres personnes ? »

Ton léger, sourire amusé, j'étais heureuse de le voir ici, d'avoir une lumière vers qui voler dans la pénombre. Je me calais sur un des murs au risque de salir légèrement ma tenue, mais qu'importe, après le tunnel souterrain, je ne craignais plus grand chose.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Aileen O'Leary, Dim 12 Fév 2017 - 18:24


Un logo dessiné sur du papier.

Une lettre qui lui était destinée.

Une autre soirée à laquelle elle était invitée.

La lettre du directeur de Serdaigle parlait d'élu, de rôle à tenir, de fête privée pour décompresser. Mais comment relaxer alors qu'il était clairement indiqué que des masques seraient à porter? Comment espérer obtenir un instant de repos alors qu'il était question de trimer pour gagner? La serpentard se mit à sourire, bien que l'idée d'appartenir à une quelconque élite ne l'intéressait pas plus qu'il ne le fallait, l'idée d'une soirée secrète piquait davantage sa curiosité. Peut-être y aurait-il des informations intéressantes à glaner. Il s'agissait du logo officiel de Poudlard, peut-être y aurait-il même quelque chose à gagner de plus intéressant qu'un titre qui ne venait que tard dans sa 7e année.

Aileen décida donc de consacrer sa soirée pour cette petite fête sans réelle intention en tête, si elle gagnait tant mieux, si elle perdait, elle allait pouvoir évaluer les capacités de ceux l'entourant. Win-win situation. L'idée de porter une robe ou un jupe lui passa à l'esprit. Elle attrapa l'idée, l'évaluant 2 secondes avant de la jeter. La rousse ne désirait pas porter de vêtements limitant ses mouvements et, autant les robes de sorciers étaient confortables, elles n'étaient définitivement pas pratiques pour courir. C'est donc dans cette tenue, affublée de souliers plats au lieu des talons habituels, qu'elle se dirigea vers la petite soirée. L'irlandaise attrapa aussi sa dernière boisson Lisounours et sa boisson Spiky. Peut-être qu'elle allait pouvoir les mettre à bon escient ce soir.

Peut-être pas.

Tout faisait parti du jeu après tout.

La serpentard se dirigea donc vers la Cabane Hurlante, arrivant assez juste à la soirée. Après tout, il y avait déjà foule. Elle salua d'un signe de tête Riri et Rose avant de se diriger vers Azaël. Il était accompagné d'une jeune fille qu'Aileen avait déjà vu dans un de ses cours...Comment se nommait-elle déjà ???

Kohanne Werner.

Elle se plaça proche des deux, souriante, adressant aux deux un :

-Bonsoir vous deux, il fait bon ce soir vous ne trouvez pas ?

Peut-être qu'elle venait de ruiner leur conversation, peut-être pas. Dans tout les cas elle avait hâte de voir comment hurluberlu en robe rouge allait administrer les directives de la soirée. Si c'était quelque chose pour simplement se détendre, la rousse serait déçue.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Kohane Werner, Dim 19 Fév 2017 - 16:13





Danser d'une jambe sur l'autre, le dos appuyé contre le mur.
Le silence profond, mutisme dans lequel j'ai pris l'habitude de me réfugier.
Observer le monde sans rien dire. Analyser la situation sans réagir.
Jusqu'au moment où...
Bondir, surgir, rugir.
Mais ce n'est pas encore le moment. Rien ne s'y prête. Seulement la phase d'observation.
Une ombre se profile, une fille entre (Rose). Je ne la connais pas. Seulement de vue -une sinople, me semble. Mais je ne parviens pas à poser de nom sur ses traits. Deuxième silhouette. Elle, je la connais un peu plus. Cette Gryffonne. Amie d'Arya, je crois. Je me rappelle leur visite aux Trois Balais. L'erreur fatale. L'inversion. Capuccino contre je ne sais plus quel alcool. C'était bien drôle, au fond. Alcooliser de si jeunes fille ! Oui, je sais, je suis une stagiaire tout à fait responsable. Dans un bar tout aussi responsable qui prend soin de ses clients et se donne pour mission d'inculquer la religion des cocktails à tous, quel que soit leur âge.
La Gryffonne fait la tête. Un masque mélancolique empli de tristesse.
Du coin de l'oeil, je la vois s'asseoir au sol.
Toucher la terre-mère.
Pas besoin d'intermédiaire comme ce qu'on appelle chaise.
Non.
Elle s'assoit, elle s'installe directement au sol.
Je la constate un instant. Mais ne bouge pas. Ne pense même pas à aller vers elle, lui adresser deux mots.
Je ne la connais pas, en fait.
Et n'ai pas envie de bouger.



Mais surtout, voilà autre chose qui surpasse tout le reste.
Voilà l'ombre lumineuse, bien plus belle que toutes les autres.
Sur le coup, je crois rêver. Je me demande si c'est vrai.
Il est là ? Vraiment là ? Mon frère.
Un instant, je me pose la question du réel ou de l'irréel. Même question qu'il s'est lui-même posée lors de notre première rencontre. Lorsque le lien familial a été retrouvé, entre étoiles et alcool.
Je le vois venir vers moi. Et, alors que je l'observe en silence, je sais. Tout est vrai. Même plus que vrai.
La lumière qui émane de lui, les trente-six-milles étoiles qui tourbillonnent autour de lui, accompagnent chacun de ses pas... c'est vrai.
Et il est là.
Pour illuminer la soirée. Irradier la nuit.

Silence.
Nous n'avons pas besoin de mots pour parler. Presque pas.
Il s'installe à côté de moi contre le mur. Me sourit. Sourire que je lui rends, heureuse.
Parce qu'il est là, tout simplement.
Et que sa présence suffit à me faire voler. Les étoiles. Les nuages.
Ce soir, c'est la nuit. Le cosmos doit scintiller, non ?
Instinctivement, je lève la tête. Rapide mouvement avant déception. C'est vrai. Y'a un toit. Qui obstrue la vue. Empêche la myriade de soeurs de venir chantonner à nos oreilles. Nous empêche d'aller les rejoindre et jouer avec elles.
La déception donne un petit pincement au coeur.
Vous n'auriez pas pu faire votre fête dehors ?!
Mais je me console en me disant qu'il est là.
A lui tout seul, il est une étoile. Des plus magnifiques. Alors, au moins, il y a ça.
Il y a lui.

Quelques secondes s'écoulent.
On est étouffés, ici. Faudrait qu'on trouve quand même le moyen de s'envoler, lui et moi.
Réfléchir à une solution pour résoudre ce problème.
Hum...
Mon esprit patine, patine dans le vide.
Rien ne vient.
J'ai juste envie de courir à nouveau à ses côtés, main dans la main. Rire au ciel, lancer de grands signes aux étoiles.
En soi, il nous suffirait de passer le seuil de la porte de la cabane pour se trouver à l'extérieur, dans Pré-au-lard. Et débuter une nouvelle envolée cosmique.
J'aimerais tellement...
Sauf que je crois que ce n'est pas trop dans les plans de la soirée.
De toutes les façons, les autres ne comprennent jamais rien à ça. A nous. Déjà, ils sont persuadés qu'on se dévore des yeux ou un truc dans le genre.
Pff... ils sont vraiment tous trop bêtes. C'est désespérant !



- Tu crois qu'il vient du ciel pour être habillé comme ça ?

La question est simple. Elle fuse toute seule et je l'accueille comme un astre sacré.
L'attention de mon frère est dirigée vers celui, celle qui nous a conviés ici. Malena Kane.
Sa question est intéressante.
Elle me fait sourire.
J'aime ses questions. J'aime le son de sa voix. Ses mots.
Mon frère est juste parfait.
Je tourne vers lui un regard brillant.

-Je ne crois pas. Il, elle est un enfant du feu, non des astres.

Une constatation que je me suis faite il y a un moment, lorsque je l'ai croisé,e une nuit, dans les couloirs.
Il y avait en lui, en elle plus de flammes que d'étoiles.
Mais ce soir... peut-être est-ce la tendance inverse, tout compte fait ?
Un court silence suit ma réponse avant que je ne reprenne :
-Quoique... il, elle a peut-être des ascendants communs avec nous. Une étoile lointaine qui ressurgit de temps en temps. Faudrait lui demander d'où il, elle vient.



Mais pas le temps d'ajouter quoi que ce soit de plus.
Une fille que je reconnais vaguement vient de s'approcher de nous.
Ma mémoire cherche rapidement un nom que je ne retrouve pas. Mais je crois l'avoir déjà croisée en cours.
-Bonsoir vous deux, il fait bon ce soir vous ne trouvez pas ?

Prise de contact simple. Direct.
Je lui en veux un peu. De parler de choses si futiles. Alors qu'une grande interrogation vient d'être posée.
Très important de savoir l'origine des gens !
Surtout s'il s'avère qu'ils descendent, eux aussi, du cosmos et que les étoiles sont leurs soeurs, leurs cousines.
Mais là, question banal.
Le temps. La météo.
Qui m'empêche d'aller plus en avant dans ma réflexion.
Néanmoins, je la salue d'un hochement de tête avant d'esquisser une moue :
-Bof. Pas très bon. On est enfermés dans une boîte en bois sans étoiles.
Ou presque.
Parce que mon frère en est une, d'étoile.
Mais le reste de la fratrie n'est pas là.

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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Malena Kane, Dim 19 Fév 2017 - 20:34


J’attendais, patiemment, que les quelques jeunes élèves invités pointent le bout de leur nez. Fort heureusement, le premier, préfet de Serdaigle – mon préfet aurais-je dû dire – arriva rapidement. Je le saluai d’un sourire et laissai les autres se ramener. Au compte goutte. L’ambiance de cette soirée était fort étrange. J’avais presque l’impression d’avoir réuni tous les meilleurs ennemis ensemble. Car personne ne se parlait. Tous, sauf un, restaient debout, dans leur coin. Le fait est que la pièce était carrée, et qu’ils étaient plus que quatre. Bientôt tous les coins furent occupés. Mais cela ne les empêchait pas d’éviter de se mélanger.

Les derniers élèves arrivaient, et un amas d’adolescents boutonneux se forma aux alentours du préfet. Enfin, un amas… Ils étaient trois. Rien de bien passionnant. J’observais les différentes tenues. Certaines étaient travaillées, d’autres parfaitement sobres. Certains semblaient s’être tâchés en passant dans le tunnel de terre. Tant mieux. Ca leur apprendrait à ne pas savoir nettoyer leurs fringues.

Bref, heureusement que la musique était là, car les paroles, elles ne s’échangeaient pas facilement. En même temps, me disais-je, j’étais l’ho… la fe… la chose de la soirée ! C’était à moi de mettre l’ambiance ! Parfaitement à l’aise dans mon nouveau corps, tentant de faire s’estomper la migraine – et c’était pas toujours facile avec la musique – je me dirigeais vers l’armoire, non loin de la table des cocktails non alcoolisés. D’aucuns pourraient penser qu’il ne s’agissait que d’une vulgaire armoire, de laquelle je sortais huit longues paires de chaussettes. Les plus connaisseurs pouvaient éventuellement reconnaître une armoire à disparaître*. Et encore… Moi je ne le savais que parce qu’on me l’avait dit. Les lieux avaient été soigneusement préparés.

Bref. Il en manquait une. Mais puisqu’elle ne semblait pas arriver, et que je ne voulais pas faire attendre davantage mes invités, je choisissais de déclencher l’animation.

    « Oyé, oyé ! Elèves adorés ! Le temps est à présent venu de commencer les festivités ! Soyez forts et ingénus pour vaincre les yeux bandés ! »

Oh la classe ! Je savais pas ce que j’avais, à croire qu’ce corps m’inspirait, mais depuis que j’étais lui, je me sentais érudit. Je balançais les chaussettes, pour que chacun ait la sienne, et la piñata prenait place, au centre de la salle. Un bel elfe de maison fait de papier mâché, que j’avais pris bien du temps à confectionner. Je regardais mon œuvre, grand sourire aux lèvres. Et, tout en désignant les cokctails à mes côtés, je leur lanaçais le défi de cette grande soirée.

    « Servez-vous en boissons pour vous désaltérer ! Mais une fois aveuglés, ne jouez pas au con ! Chacun à votre tour l’elfe vous viserez, pour qu’en cette soirée tombe ce qui le bourre ! »

Evidemment, le but était de les décompresser. Une fois qu’ils seraient pris au jeu, vous pourriez, vous, analyser qui avait le meilleur esprit d’analyse. Qui était à même de tricher, car les tricheurs étaient souvent intéressants aussi. Qui n’oserait pas se prendre au jeu. Et surtout qui serait le premier. Autant de choses que vous deviez repérer pour l’élite. Et que vous feriez d’autant mieux en sirotant un bon verre de jus de citrouille. Aaaah. Rien de mieux que le jus de citrouille.

   
Spoiler:
 
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Chloris Hareka
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Chloris Hareka, Lun 20 Fév 2017 - 15:20


J'étais assise à même le sol dans mon coin. Je n'avais aucune envie de sociabiliser pour le moment. J'en connaissais pourtant certains. L'insolent puéril (Azaël) du cours de... C'était quoi déjà ? Aucune idée. Il y avait aussi mon empoisonneuse préférée (Kohane) ! La fille des toilettes et du feu (Rose) et ce cher Riri avec qui j'étais neutre. Je ne l'aimais pas mais je ne le détestais pas non plus. Je n'avais rien à dire à son sujet à part qu'il pouvait être désagréable quand il le voulait. A ces gens là, je n'avais rien à leur dire. Plus rien à leur raconter. Je n'étais pas une étudiante sociable. Je ne l'étais plus depuis longtemps au fond. Ils n'avaient rien à savoir sur ma vie et je n'étais pas sûr de vouloir entendre leurs jérémiades sur leur vie trop nulle et vraiment ennuyeuse... Au moins ils en avaient une. Moi ? Je n'étais plus qu'un fantôme dans ce corps.

J'étais seule ici. Personne à qui parler. Personne avec qui esquisser un sourire. La soirée allait être longue. Je partirais sûrement en douce au cours d'un moment d'inattention de ce petit monde. Une licorne rose dans le ciel devrait suffire. J'attendais, les genoux repliés contre moi. Ma tête posé sur eux. Mes yeux clos, prête à m'endormir, bercer pas la musique. J'avais hérité d'une chose magnifique. Celle de pouvoir s'endormir partout sans aucun problème. La musique me berçait doucement. N'importe quelles musiques m'endormait. Alors que je commençais doucement à plonger dans un sommeil sans rêve depuis bientôt deux semaines, une voix me fit presque sursauter. Celle de l'initiateur de cette soirée. Je rouvris difficilement les yeux et voulus partir immédiatement. Si tu n'avais pas été là pour me rappeler que c'était ça qui t'avais détruite, je serais partie depuis longtemps. Je n'avais plus pour but de devenir une élite. A quoi bon essayer d'entrée dans une fermée à double tours et qui ne s'ouvrent qu'une fois tout les je ne sais combien ? Pour le plaisir d'être en compétition et de prouver d'être le meilleur ? Je ne faisais pas partie de ces gens là. Je n'aimais pas la compétition. Je ne voulais pas rivaliser avec des gens. Je préférais qu'ils s'acharnent tous comme des vautours et d'être la proie plutôt que d'en faire partie. Dans la vie on mange où on est mangé. Moi je survie. Je ne me fais pas mangée. Mais je ne mange pas non plus. Je reste dans un équilibre douteux. Mais je tente de rester droite. C'est pourtant si dur...

Mais Maman, ai-je vraiment envie d'en faire partie ? De me battre pour ça ? Alice ? Alice, tu me manques. Je n'aurais jamais pensé pouvoir un jour le dire mais tu me manques... T'as dû te trouver un autre corps, mais pour combien de temps encore ? Je sais que le mien ne te sers que de transfert mais je crois que j'apprécie pouvoir m'énerver contre toi... Quand tu me fais devenir toute folle, méprisante et hautaine. Je crois que finalement tu me fais rire... Alice... Ton prénom est si beau. Ma vieille tantine. Si adorable. Enfin. C'est vite dit. Mais bon sang ce que ça me faisait du bien de te savoir avec moi. Je me sentais en confiance finalement. Et puis la dernière fois que je t'ai parlé, tu avais changé. Tes autres corps t'avaient satisfaites et je n'étais là que pour un échange. On avait eu pour la première fois notre vraie discussion. Tu avais envoyé dans les roses les hommes qui me tournaient autour alors que je ne l'aurais jamais fait ! J'aurais passé mon chemin. Mais non, toi tu l'as fait ! C'était tellement drôle de les voir désarmé sans savoir quoi répondre. Oui tu m'avais faites rire. J'ai besoin de toi. Tu n'es pas revenu depuis bientôt trois mois. C'est long. Maman est morte et tu n'es pas revenue. Dans ma propre tête je m’époumone "ALICE ! ALICE !" Tu pourrais pas me tenir compagnie pendant cette fête ? S'il te plaît... Tu es la seule à pouvoir me faire passer un bon moment... Enfin maintenant tout de suite. Si j'avais été avec Arya, Alhena ou encore Rachel, j'aurais passé un excellent moment mais aucune d'elles ne sont présente. Et Lïnwe non plus. Ce qu'il me manque aussi... Je ne l'ai pas vu depuis tant de temps...

Je me suis perdue. La voix continue mais j'ai loupé un bout « Soyez forts et ingénus pour vaincre les yeux bandés ! » Quoi ? J'avais vraiment manqué quelque chose... Ingénu ? Je crois que c'est ce que je sais faire de mieux. Forte ? J'étais Gryffonne. Mais plus très sûre. L'étais-je encore après tout cela ? Aucune idée. Je soupir. Je me lève doucement et enlève la poussière de cette robe. Je n'ai pas l'intention d'éternuer toute la soirée. Je soupir encore. Une paire de chaussette est balancé et je la rattrape rapidement. Je suis censé faire quoi avec ça ? Me les mettre au pied ? Non mais sérieusement ? Me bander les yeux avec ? Je toussote. Euh. Comment ? Ah si. Peut-être en les attachants ensemble. Oui effectivement. Ah ça y'est. Je voyais. Je n'avais pas plus envie de les mettre. Elles étaient propres au moins ? Intérieurement j'eus un sourire. J'avais réussi à me faire sourire. Wouah. Pour un truc aussi nulle en plus. C'est peut-être que je commençais à me sortir de ce ravin. Mais La question revenait toujours. Ai-je vraiment envie d'en sortir ? C'est un peu mon cocon douillet. La haie de mon jardin secret. La voix du drôle de personnage résonna encore « Servez-vous en boissons pour vous désaltérer ! Mais une fois aveuglés, ne jouez pas au con ! Chacun à votre tour l’elfe vous viserez, pour qu’en cette soirée tombe ce qui le bourre ! »

Bien. On le frappait avec quoi ? Pauvre Elfe de maison en papier mâché... Il n'avait rien demandé lui non plus... On aurait pas pu frapper une autre forme ? Parce que je me sens pas bien là. La créature me ressemble tellement. Frêle et presque pittoresque avec ces grands yeux tout triste. Enfin bref. De toute façon je n'avais pas énormément de choix visiblement. Partir, ne rien faire ou jouer le jeu. Je suis venue jusque ici sur mes petites gambettes d'enfant et je n'ai aucune envie de refaire le chemin inverse en pleine nuit. Surtout si tante Alice vient me faire un coucou... Si je ne joue pas, alors à quoi être venue ici ? Autant rester dans ma tour... J'allais donc jouer le jeu. Je n'avais pas soif. Je n'avais aucune envie de boire alors que le jeu commence. J'allais m'amuser. Oui. J'allais arrêter de me morfondre. Il le fallait. Oui c'est ça. J'allais entrer dans la course sans vouloir devenir la championne.

Je mis les chaussettes bout à bout. Je les plaçai devant mes yeux et faisais un noeud derrière ma tête. Ah oui. Par contre le problème de avec quoi je frappe n'était pas résolu. Alors j'irais avec mes petits poings. Plongée dans le noir, il me fallait déjà savoir où était la piñata. Je dirais sur ma droite maintenant que je m'étais levée. Un pas sur ma droite. Et si mes souvenirs étaient bon, trois pas en avant suffirait.


Trois pas.
Un coup.
Rien.
Du vent.


Donc je n'étais pas à la bonne place... Je ne voyais rien. J'allais utiliser la technique de mon enfance. Celle du jeu que nous moldus, faisons tous. Même née-moldue. Le jeu où vos yeux sont bandés, le but étant d'attraper quelqu'un et de deviner de qui il s'agit. Bon. Alors pour ici. Tendons le bras. Voilà. Je tourne sur moi même et ne sens rien. Bien. Il n'est donc pas dans mon périmètre proche. Mais où alors ?

Deux pas à gauche.
Une main tendu.
Ah.
Quelque chose.
Objet ou humain ?
Impossible de le savoir.
Il fallait frapper pour savoir.
Le coup partit.
Poing gauche.


Une douleur aiguë. J'avais frappé quelque chose de dure. En bois. L'armoire d'ou provenait les chaussettes. J'avais frappé si fort que mon poing faillit se briser. J'avais déjà des problèmes avec ce poing qui prenait toujours mes maladresses mais là. Je me frottais énergiquement et respira profondément. Ouch. C'était le mot. J'allais m'arrêter là pour le moment. Je préférais ne pas frapper ailleurs. Je risquais de frapper quelqu'un ou encore un objet pour me briser le poignet. Je reprendrais après avoir entendu quelqu'un frapper l'elfe. Je me fierais au bruit pour l'atteindre à mon tour. Mais pour le moment je préférais ne pas me casser la main... Non. Je n'étais effectivement pas une petite joueuse dans ce genre de circonstances. Je pouvais l'être pour bien d'autres choses mais pas celle-ci. Ma sécurité et mon bien être était en jeu. Je ris intérieurement encore. Comme si je m'en souciais... Disons plutôt que mes bras avaient assez souffert pour que mon poignet prenne lui aussi.

J'étais aux aguets. L'oreille tendue. J'attendais la bonne personne. Celle qui frapperais assez longtemps la piñata pour que je m'assure que ce soit bien elle. Je ne voyais rien et c'était perturbant. Je devais me fier à mon deuxième sens le plus développer. J'avais une bonne ouïe mais pas meilleure que ma vue. J'étais légèrement en appuie sur me genoux pour m'amuser à bondir au cas où je saurais l'emplacement de l'elfe.
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Riri Vacuitas
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Riri Vacuitas, Lun 20 Fév 2017 - 18:57


Soirée d'élite, ambiance aussi explosive qu'une dynamite ?  Les gens arrivent et s'entassent sans limite. Mon regard sort du sol pour regarder les gens arriver munis de leur auréole. Tous prêt à sembler parfait pour rejoindre un groupe surfait. Je les regardes, je ne me met pas sur mes gardes, pas utile ce soir, juste se contenter de boire, attendre qu'il soit tard et dormir pour ne pas être en retard. Bref, Mon esprit divague, se raconte des blagues. Je ne sais pas trop ce que je fais là, je suis pourtant bien là. Probablement un support pour ne pas sceller trop rapidement leur sort. Dehors il fait nuit, ici il fait ennuie. Par la fenêtre je regarde le château avec envie. Le ciel infini appel l'humanité au défi. Et moi je reste bloqué là où je vie. Parfois j'aimerais être enfuit, loin de tout ces soucis, plutôt qu'être le conscrit d'une vie qu'on à choisit sans consulter mon esprit. Les élèves arrivent, la relève ? Elle n'est pas encore définitive. Pensés évasives pour obtenir une vision positive. Horizon pleine de motivation, pour le moment bloqué par le château de Poudlard. Vivement que je finisse mes études pour quitter cette grande interlude qu'est l'adolescence et son monde de décadence. D'ailleurs, celle qui m'avait proposer une danse étant venue en toute élégance comme tout les autres conviés à cette instance. Mes iris verte se posèrent sur un visage plus familier, souvent présent en ce moment. Pas pour autant réconfortant mais au moins rassurant d'être avec une connaissance qui avait prit de l'importance. Elle s'approche de moi alors que mon regard la parcours d'un mouvement droit.Parcourant sa peau pour finir plus haut, dans ses yeux, toujours animé de mille feu.

« Bonsoir Riri, sais-tu si nous attendons d'autres personnes ? »

« Bonsoir Anna, non je ne sais pas. Je sais autant de chose que vous. »

Puis je fais un léger balayage visuel, regarde les gens présent. Je ne comprend pas la présence de certain. Comme Azaël le faux rebelle … Alexander le souffre douleur … Aileen la crétine … Les choix de mon directeur venaient probablement du fond de son petit cœur mais personne n'est à l’abri d'une erreur. Ensuite il y avait Kohane, élève sérieuse, pas prétentieuse. Sa présence est justifiée et pas sur évalué comme ceux précédemment cité. Le directeur fini par prendre la parole, l'idole de cette soirée pour le moment inanimé. Parlant des festivité en commençant par les yeux bandés, être ingénieux pour réussir au mieux ? Suis-je compris dans l'exercice où je suis juste ici pour dire qui reste en lice ? Vers une armoire il va, sortant des chaussettes qui nous serviront de malus de quête. Un Elfe de maison en papier sortit en notre direction. Ce qui devait devenir notre motivation fut dicter et écouter. Casser l'elfe nous devions, les yeux bandé nous aurions. Seulement une idée me traverse l'esprit, un regard à Anna puis un bruit réveille mes oreilles et attirent mon regard. Chloris est entrain de mettre des coups dans le vide et dans le mur. Elle n'a pas compris à coup sur. Comment atteindre un truc qui vole en frappant avec ses poings alors qu'il est bien plus loin ? En hauteur elle trouvera son bonheur mais actuellement elle va faire un malheur et tuer quelqu'un dans l'heure. Un peu de confusion me gagne puis je me dis que je suis ici pour tester leur réactions. J'ai probablement tord, mais au fond, se sera sympa, nous sommes d'accord. Je sors ma baguette, la pointe en direction de l'Elfe de maison de papier et prononce avec une conviction de prophète.

« #Gonflus, #Reducto »

Le premier faisant s'envoler la piñata jusqu'au plafond et le second réduisant la taille de la cible. Augmentant considérablement la difficulté de l'exercice, augmentant probablement sa frustration. Probablement que je deviendrais la cible de mauvaise intention, mais j'étais peut-être la pour juger ou bien m'amuser ou juste y participer. Disons que je faisais les trois en même temps. Rendre la chose difficile pour les autres participant est une façon d’empêcher les gens d'y arriver ou d'éliminer d'entré ceux qui n'était pas assez précis ou habile de leur baguette. Puis je rangea ma baguette dans la poche prévus à cet effet. Prenant alors les chaussettes, les nouant, puis prenant un instant pour réfléchir un peu. Chloris risquait quand même de vraiment se faire mal. Devais-je lui dire qu'elle allait vers le pire ? J'abandonne Anna pour aller par la-bas, vers la gryffonne possédant la violence d'une lionne. Pour lui dire doucement pour pas que les autres m'entendent.

« Tu risque surtout de te blesser en continuant ainsi. »

Avant de repartir pour aller à coté de mon directeur d'un pas rapide. Remettant bien mes manches. Mon directeur était quand même quelqu'un de très curieux. Hors des codes pour ne pas avoir la corde au cou. Tout en mettant les chaussette sur ma petite tête.

« Tout ce qui est petit est mignon non ? »
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 67, Lun 20 Fév 2017 - 21:22


LA accordés des Mangemorts aux autres Mangemorts.

Excitation, pulsion, envie, désir. Oh oui, tout ceci mélangé. Tout ceci contenu en moi mélangé à d'autres sentiments, d'autres ressentis, j'étais vivant. Ce que nous avions prévu ce soir était osé. Cela allait créer une pagaille, un vrai bordel. Ceux qui allaient s'en sortir étaient inconnus, comme ceux qui allaient y rester. Quel serait le comportement des gosses ? Des autorités ? De Poudlard ? Et surtout de Kholov. Il allait très probablement mal le prendre, euphémisme.

J'étais avec les autres, ils m'avaient rejoint petit à petit ou tous en même temps. Je ne sais pas, j'étais dans un tel état que j'avais de la peine à saisir tout ce qu'il se passait autour de moi. Le projet avait été mis sur pieds de manière assidue et chaque détail avait travaillé maintes et maintes fois. Tout avait été mis en place soigneusement pour le grand soir ! Éduquer ces petites têtes blondes étaient tout à fait ce qu'il fallait pour changer les choses. La génération de demain devait comprendre le combat de l'Ordre Noir. Quoi de mieux qu'une petite rencontre ? Forcée certes, mais c'était nécessaire. Pour ne pas attirer les méchants Aurors ou leur attirer de soucis si ces têtes en l'air laissaient traîner les éventuelles lettres de notre part.

Nous comptions le nombre d'arrivant après l'adulte. Certains n'étaient pas très à l'heure. Cela me déplaisait. Mon reptile s'impatientait, elle avait hâte d'en faire voir de toutes les couleurs à ces apprentis sorciers. Bon, je crois qu'il en manquait un mais pas le temps de traîner. Le plan devait être lancé.

- On y va. Voix sauvage et excitée, j'avançai en direction de la cabane accompagné de mes Ombres, de mes acolytes, de mes Mangemorts.

Sans se faire prier, la première porte cède, vite vite... Je déboule dans la pièce où à lieu la petite fête. Je cherche du regard l'adulte, c'est à moi de le neutraliser. Incarcerem. Une corde puissante se dirige droit sur l'adulte habillé... Bizarrement. Mon serpent claque de la mâchoire. Mais qu'est-ce qu'il se passait ici ? Des chaussettes ? D'accord... Chacun avait un rôle à tenir ce soir.

- Bonsoir à tous ! Voici l'heure du changement pour vous ! L'heure de vous faire comprendre que vous vivez dans un monde où l'on vous embrouille l'esprit... Les Mangemorts sont là pour vous faire comprendre ce qu'on vous cache dans votre petit Château. Avant tout, quelqu'un veut-il s'exprimer ?

Informulation d'un bloclang à l'adulte. Pas question qu'il vienne perturber notre petite réunion qui avait pris un nouveau tournant.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 08, Lun 20 Fév 2017 - 21:22


La soirée avait été organisée à 20 heures. Bien des invités il y avait de prévus. Des noms qui sonnaient avec des saveurs bien variées. Pour Il surtout. Certains, non, certaines, étaient l'apparence même d'un désir inassouvi. Mais il devrait bien se tenir ce soir. Il le savait. La soirée n'avait pas été faite pour qu'il puisse s'envoyer en l'air avec toutes les plus belles minettes de Poudlard, sous un déluge d'alcool et de pulsions charnelles.

Non.

Puis ce soir, Il avait Nous avec lui. Il lui tenait la main, déesse sculpturale, comme deux amants - ce qu'ils n'étaient pas hormis en des rêves inavoués, ou inavouables  -. Il y avait une certaine complicité entre eux, née au delà de la simple attirance commune à la magie noire ou à enfreindre les règles.

20 heures était passé tranquillement. Et ils se tenaient tous non loin de la célèbre cabane, bien tapis dans l'ombre. Il n'y avait pas qu'Ils d'ailleurs. Ils attendaient tous le bon moment, pour s'immiscer dans cette "party". Je, bien présent, sous son masque rougeoyant, comme les autres pronoms, fidèles à ce rendez-vous d'un soir, pour marquer une vie. Des vies.

Ce sont les petites actions de chacun qui amènent à changer le cours de l'histoire.

Car le cours avait été maintes fois changer au fil des siècles. Comme il serait de nouveau perturbé plus tard. Mais déjà en cette soirée, oui, au travers de l'obscurité, sonnait l'heure d'un renouveau. Comme venue d'un réveil mis au silence forcé, et, qu'enfin, extirpé de sa prison, qu'il puisse laisser son chant triomphant envahir le reste du monde.

Le message. Il passerait. Il sonnerait. Il résonnerait.

La nuit couvait la région profondément. Et la cabane semblait bien silencieuse depuis leur position. Le calme avant la tempête. Le vent allait se lever, rugir, porter dans ses valses effrénées un carillon retentissant. Et tous, oui, tous, seraient des pièces, des huiles, pour faire de ce tableau une œuvre d'art.

Quand enfin, fendant la nuit silencieuse, le signal vînt de leur Maître, sourire sous le masque se dessina. Et les silhouettes masquées, suivirent le pas, de 67. Il, lui, tenait toujours la main de Nous. Baguette dans l'autre, prêt à écrire de nouvelles règles à leur soirée de clowns.

Rapidement, la cabane miteuse fut craquante sous leurs pas. Le Seigneur (#JeSuisJésus) ouvrant la marche. C'était le Directeur de Serdaigle qui avait jugé bon d'inviter des élèves en ce lieu. Quel imbécile, quand il comprendrait l'idiotie de son action, il serait déchu de ses ailes. Encore un incapable à Poudlard il était, rien de plus. 67 devait se charger de le maitriser. Il se demanda un instant s'il y aurait de quoi boire pendant la soirée, car il n'avait pas pensé à amener du réconfort en bouteille cette fois-ci.

Avec convictions, les silhouettes pénétrèrent dans la pièce carrée abritant une partie des bons élèves poudlarien. Une piñata en forme d'elfe au milieu de la pièce. Une musique d'ambiance, ou de merd*, au choix, englobait la pièce. Et, tout autour, des élèves avec des, chaussettes ? Certains les avaient en main. D'autres se cachaient les yeux avec. Aucun ne portait en main sa baguette.

L'entrée se fit rapidement. 87 était chargée de surveiller la porte par laquelle nous étions passés. 67 s'occupait de gérer le dirlo des Serdaigles qui était vêtu, euh, comment dire, disons qu'il avait sûrement picolé quelques bouteilles avant de choisir ses fringues... Les autres, nous devions nous occuper des élèves. Il lâcha la main de Bonnie, baguette tendue vers deux élèves, faisant le yoyo entre elles. (Aileen & Kohanne). 28 s'occupant d'en ajuster d'autres.

- On reste calme les poulettes ! Pas de geste brusque ! Vous allez gentiment sortir vos baguettes et me les remettre !

Il savait que ses acolytes surveillaient les autres élèves. Aucun d'eux n'avait intérêt à faire la malin. Après tout, ils étaient venus pour s'amuser. La soirée ne faisait que commencer.


Dernière édition par Mangemort 08 le Lun 20 Fév 2017 - 21:25, édité 1 fois
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