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[Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes
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Mangemort 08
Mangemort
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 08, Lun 20 Fév - 21:22


La soirée avait été organisée à 20 heures. Bien des invités il y avait de prévus. Des noms qui sonnaient avec des saveurs bien variées. Pour Il surtout. Certains, non, certaines, étaient l'apparence même d'un désir inassouvi. Mais il devrait bien se tenir ce soir. Il le savait. La soirée n'avait pas été faite pour qu'il puisse s'envoyer en l'air avec toutes les plus belles minettes de Poudlard, sous un déluge d'alcool et de pulsions charnelles.

Non.

Puis ce soir, Il avait Nous avec lui. Il lui tenait la main, déesse sculpturale, comme deux amants - ce qu'ils n'étaient pas hormis en des rêves inavoués, ou inavouables  -. Il y avait une certaine complicité entre eux, née au delà de la simple attirance commune à la magie noire ou à enfreindre les règles.

20 heures était passé tranquillement. Et ils se tenaient tous non loin de la célèbre cabane, bien tapis dans l'ombre. Il n'y avait pas qu'Ils d'ailleurs. Ils attendaient tous le bon moment, pour s'immiscer dans cette "party". Je, bien présent, sous son masque rougeoyant, comme les autres pronoms, fidèles à ce rendez-vous d'un soir, pour marquer une vie. Des vies.

Ce sont les petites actions de chacun qui amènent à changer le cours de l'histoire.

Car le cours avait été maintes fois changer au fil des siècles. Comme il serait de nouveau perturbé plus tard. Mais déjà en cette soirée, oui, au travers de l'obscurité, sonnait l'heure d'un renouveau. Comme venue d'un réveil mis au silence forcé, et, qu'enfin, extirpé de sa prison, qu'il puisse laisser son chant triomphant envahir le reste du monde.

Le message. Il passerait. Il sonnerait. Il résonnerait.

La nuit couvait la région profondément. Et la cabane semblait bien silencieuse depuis leur position. Le calme avant la tempête. Le vent allait se lever, rugir, porter dans ses valses effrénées un carillon retentissant. Et tous, oui, tous, seraient des pièces, des huiles, pour faire de ce tableau une œuvre d'art.

Quand enfin, fendant la nuit silencieuse, le signal vînt de leur Maître, sourire sous le masque se dessina. Et les silhouettes masquées, suivirent le pas, de 67. Il, lui, tenait toujours la main de Nous. Baguette dans l'autre, prêt à écrire de nouvelles règles à leur soirée de clowns.

Rapidement, la cabane miteuse fut craquante sous leurs pas. Le Seigneur (#JeSuisJésus) ouvrant la marche. C'était le Directeur de Serdaigle qui avait jugé bon d'inviter des élèves en ce lieu. Quel imbécile, quand il comprendrait l'idiotie de son action, il serait déchu de ses ailes. Encore un incapable à Poudlard il était, rien de plus. 67 devait se charger de le maitriser. Il se demanda un instant s'il y aurait de quoi boire pendant la soirée, car il n'avait pas pensé à amener du réconfort en bouteille cette fois-ci.

Avec convictions, les silhouettes pénétrèrent dans la pièce carrée abritant une partie des bons élèves poudlarien. Une piñata en forme d'elfe au milieu de la pièce. Une musique d'ambiance, ou de merd*, au choix, englobait la pièce. Et, tout autour, des élèves avec des, chaussettes ? Certains les avaient en main. D'autres se cachaient les yeux avec. Aucun ne portait en main sa baguette.

L'entrée se fit rapidement. 87 était chargée de surveiller la porte par laquelle nous étions passés. 67 s'occupait de gérer le dirlo des Serdaigles qui était vêtu, euh, comment dire, disons qu'il avait sûrement picolé quelques bouteilles avant de choisir ses fringues... Les autres, nous devions nous occuper des élèves. Il lâcha la main de Bonnie, baguette tendue vers deux élèves, faisant le yoyo entre elles. (Aileen & Kohanne). 28 s'occupant d'en ajuster d'autres.

- On reste calme les poulettes ! Pas de geste brusque ! Vous allez gentiment sortir vos baguettes et me les remettre !

Il savait que ses acolytes surveillaient les autres élèves. Aucun d'eux n'avait intérêt à faire la malin. Après tout, ils étaient venus pour s'amuser. La soirée ne faisait que commencer.


Dernière édition par Mangemort 08 le Lun 20 Fév - 21:25, édité 1 fois
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Mangemort 91
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 91, Lun 20 Fév - 21:22


Ils avaient hâte. Comme des enfants mal élevés, leur pieds tapotaient les allées grisâtre de la forteresse mal-éclairée. Leur donnant l’impression qu’elle aussi vibrait autant que leur être à l’ide de ce qu’ils s’en allaient entreprendre. Accompagné d’elle. Leur mentor. Leur presque-mère, celle qui les avait presque élevés au rang de lumière, avec patience et acharnement. Celle qui les avait décorés de ses crocs acérés. Celle en qui ils croyaient, et celle que par-dessus tout, ils voulaient à tout prix satisfaire. La douce et belle 87.

Ne sachant si il était idée commune d’arriver à deux, ou si le maître avait encore eu un éclat de génie, ce dont ils ne doutaient guère, ils se pliaient aux règles, le corps dans une attente palpable, indubitable. Fierté certainement mal placée d’avoir à ce plan apporté une de leur pierres. D’avoir aidé à tout peaufiné. Six frères. Pour une seule équipe que ce soir, ils l’espéraient, s’apprêtait à marquer.

Tourne, tourne carrousel, l’esprit tout embué, les mains serrées, humidifiée dans l’attente d’un rebond. D’un ressort. Du signe, le premier. De la laisse qui se lâcherait, et les laisseraient aller, librement. La mère à leur côté aidait, à sa manière à calmer leurs ardeurs. Et 1 se contentait de petits regards agités. Ils avaient passé le temps, jouant au billard avec 28, insultant encore un peu 82, mais l’heure, enfin, avait sonné.

Signal sonore ou non, 67 avait lancé l’alarme, et attrapant le bras de leur compagne, ils plongèrent dans la tornade, apparaissant sans encombre au milieu de leur frères dans un crac commun bien calculé. A côté la pièce. De la cabane. Et des gamins encore brillant de leur innocence.

Attente, vérification de l’effectif complet, puis second signal, signe de porte close aux éventuels retardataires. Je. Tu. Il. On. Nous. Ils. Six ombres. Et la soirée pouvait enfin réellement commencer.
87, fidèle à elle-même, fila rapidement faire le guet, tandis qu’eux même, la gueule enfarinée suivirent leurs frères. Constatant avec joie que certains des bambins avaient déjà les yeux bandés. De circonstance ou non. Mais de leur voix éraillée, donnant l’esprit du groupe dans deux trois mots fredonnés.

My friends don't walk, they run
Skinny dip in rabbit holes for fun
Popping, popping balloons with guns, getting high off helium
We paint white roses red,
Each shade from a different person's head
This dream, dream is a killer
Getting drunk with the blue caterpillar.

Un #Repulso lancé sur l’un des précieux jouets (Vacuitas), le plus proche de l’adulte étrangement habillé, puis un claquement de langue désapprobateur adressé au petit malin qui aurait dans l’idée de sa baguette dresser.
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Mangemort 82
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 82, Lun 20 Fév - 21:27


Vous les entendez chanter ?
Et le vent ? Qui crisse comme des violons des steppes maudites.
Et le vent ? Qui gronde comme les contrebasses. Un ogre. Deux ogres. Trois ogres. Des ogres.

Et les crapauds mâles se rengorgent. Ils appellent dans la nuit. Ils promettent. Exaltent l’amour par leur chant avec l’espoir que les femelles reconnaitront dans leur voix celle du prince qu’ils recèlent.

Sauf que les crapauds n’étaient pas réellement des crapauds. Suivez-vous bien ? Les crapauds n’étaient pas des crapauds. Les crapauds étaient des élèves choisis avec grande délicatesse, grand soin. Les crapauds étaient des élèves qui hurlent dans une cabane. Ils appellent. Appellent. Appellent… et les princes charmants ont répondu à l’appel.

Sauf que les princes charmants n’étaient pas réellement des princes charmants. Suivez-vous bien ? Les princes charmants n’étaient pas des princes. Les princes charmants étaient des mages noirs, coutelas entre les dents, sourire carnassier, cœurs hauts les cœurs, comment refuser de répondre à un appel si… charmant ? Si… sensuel… princes charmants cannibales…

Nous étions tous là. Sauf un. Fumée de cigarette. Le drap de la nuit venait de se plaquer sur les fenêtres et les bombardiers marchaient vers l’est, l’ouest, le nord, le sud, ils marchaient aussi dangereux que la lame du couteau, puis se perdent dans l’obscurité, ressurgissent dans un long soubresaut,

La cabane hurlante.

**

On était dans la pièce. Surprise ! Le cadeau de la soirée ! Enveloppé de papiers cadeaux tout noir ! Un petit rire s'échappa de notre gosier. Chacun savait ce qu'il avait à faire. La Grande Mort faisait son beau discours, et montrait les muscles. 67 pointait sa baguette menaçante vers quelques élèves, 87 surveillait l'entrée, même notre hallucination 28 était à nos côtés. Quant à 91....on ne savait plus trop. Peut-être à découper un bout d'un des petits ?

On, on était chargé de détruire le passage secret qui menait à la Cabane hurlante. D'un bon #Bombarda, ça avait été chose faite. Les murs avaient tremblés, mais la cabane avait survécu aux vibrations. Combien de temps encore ?

Plus personne ne pouvait entrer. Plus personne ne pouvait sortir.
Comme des Sims entre 4 murs, les élèves se demanderaient rapidement... si la mort n'était finalement pas une fin plus heureuse.
En bon prince charmant, il était temps de s'occuper de nos beaux crapauds et de leur faire la cour.
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Alexander Hurtson
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Préfet(e)/Poufsouffle
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Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Alexander Hurtson, Mar 21 Fév - 0:04


Assis seul sur ta chaise, tu observes les gens arriver au compte goutte. Tu connais certains visages alors que d'autres te sont complètement inconnu. Hochement de tête à chaque entrée afin de saluer le nouvel arrivant histoire de ne pas paraître totalement impoli non plus. Et puis si vous êtes amenés à passer la soirée ensemble, autant tenter de faire de nouvelles rencontres. Parce que là, c'est pas vraiment la joie niveau potos. T'es tout seul mon gars. La seule personne avec qui tu as la relation la plus élevée c'est Liderick, et c'est pas dans le bon sens en plus. Bref... Une bonne soirée qui s'annonce, tout seul dans tout coin à regarder les autres picoler et s'amuser. Tu me rappelles pourquoi t'es venu? Il paraît que c'est pour intégrer l'Elite mais vu comment c'est parti, ça me semble mal parti.

Une fois que tout le monde est arrivé, l'énergumène qui organise la soirée sors d'une armoire des chaussettes. Il t'en lance une paire que tu rattrapes avant de les regarder étrangement. Pourquoi des chaussettes bordel? Il est complètement allumé. Et puis le voilà qui installe désormais une piñata au centre de la pièce. Très bien, cette soirée est donc une énorme blague. Vous allez passer tout votre temps à tenter d'atteindre un elfe de maison en papier mâché, tout ça pour faire tomber ce qu'il y a dedans. Et voilà une Gryffondor qui s'empare de ses chaussettes avant de les mettre sur ses yeux et qui commence à faire des moulinets ridicules avec ses bras pour tenter d'atteindre sa cible. Tes lèvres s'étirent en un rictus moqueur quand son poing vient s'écraser sur l'armoire. Bien fait pour elle.

Pendant ce temps, l'autre préfet de Serdaigle s'amuse à lancer des sorts à l'elfe pour le faire flotter et le réduire. C'est marrant ça. Quel gamin. C'est censé être ça le recrutement de l'Elite? Tu pensais quand même que Kholov avait un peu plus d'exigences. Tu te lèves pour aller chercher à boire histoire de te changer les idées. Tu hésites à aller taper la piñata, après tout ça t'occuperait. Mais avant tu bois, même s'il n'y a pas d'alcool, tu pourra peut-être tenter de te l'imaginer pour délier ton esprit.

Un BOUM assourdissant retentit. Que se passe-t-il? Tu te redresses sur ta chaise, cherchant l'origine de ce bruit. La porte explose et voilà que votre organisateur se retrouve ficelé. Une silhouette pénètre dans la pièce, suivie de plusieurs autres. Tu n'as pas besoin de quarante ans pour deviner de qui il s'agit. Les Mangemorts vous attaquent. Ton cerveau ressent soudain plusieurs émotions qui se succèdent à toute vitesse.

Tout d'abord, l'admiration. Sentiment certes complètement déplacé pour ce genre d'événement mais tu ne peux t'empêcher d'admirer cette bande de masqués qui n'ont aucune limite et qui échappent à tout contrôle. Et puis, la réalité te rattrapent et c'est désormais l'incompréhension qui prend place. Pourquoi vous attaquer vous? Est-ce un piège depuis le début? Que va-t-il t'arriver. Et enfin, la peur. Plus forte que tout. Elle commence par la tête et se répand dans tout le corps, comme un liquide paralysant. Tu as juste eu le temps de te coller à un mur. Heureusement car tu aurais été incapable de bouger sinon. Ton cerveau ne répond plus. Tout à décidé de s'arrêter. Que vont-ils faire de toi? Te tuer? Te torturer avant? Voilà que celui qui semble être leur chef prend la parole.

- Bonsoir à tous ! Voici l'heure du changement pour vous ! L'heure de vous faire comprendre que vous vivez dans un monde où l'on vous embrouille l'esprit... Les Mangemorts sont là pour vous faire comprendre ce qu'on vous cache dans votre petit Château. Avant tout, quelqu'un veut-il s'exprimer ?

Vas-tu trouver en toi le courage de parler? Comment réagir face à cela? Tu n'oublies pas que tu envisages de les aider. Ta rencontre avec l'une d'entre eux est encore présente dans ton esprit. Si tu te caches ou te rends, c'est foutu, ils te prendront pour un faible. Au contraire, si tu prends la parole, rien n'assure que tu vas te prendre un sortilège. Ils ont l'air tellement tendus qu'au moindre mouvements ils risquent de dézinguer tout le monde. Alors tu fais ce que te dictes ton instinct. Tu te tais et restes dans ton coin, gardant un oeil sur la situation. Ta main sur ta poche contenant Clochette. Au moins, si tu ne sais absolument pas te batte en duel, tu peux tenter de repousser de quelques instants le moment de ta mort quand elle surviendra. Même si face à eux, tu n'as aucune chance.

Tu ne dois pas attirer l'attention sur toi.

Avec des Mangemorts prêts à tout, ce n'est jamais bon.
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Kohane Werner
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Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Kohane Werner, Mar 21 Fév - 0:23




LA d'Aza

Ca me manque carrément,
les étoiles.
Je crois que je me contenterais même des nuages ! Comme on dit, à défaut de grives, on mange des merles.
Mais non,
rien.
Pas ce soir.
Triste vie !

Tiens, voilà que Kane prend la parole, m'empêchant de me lamenter plus longtemps sur mon sort. Notre sort. Celui de mon frère et moi-même.
Bah, pourquoi il rime ? Ouais, ça fait classe de tenter de la versification. Quand la prose devient ennuyante. Mais sur le coup, c'est étrange quand même.
Ses mots volent, s'envolent. Et puis... non, ils ne rejoignent pas les astres. Toujours ce foutu plafond pour les retenir.
-Faudrait trouver un moyen de faire entrer les étoiles ici, je murmure à l'adresse de mon frère astral.
Si on ouvre la porte, peut-être qu'elles s'inviteraient ?
Ou alors on perce le plafond...
Eh, pas bête, ça ! Je dois encore avoir quelques neurones en bon fonctionnement pour penser à une chose pareille. Mes rouages intérieur s'emballent et paraissent être productifs, ce soir.
Sans doute cette présence céleste et familiale qui me donne autant d'énergie à réfléchir. On a toujours de bonnes idées ensemble ! Des idées de génie. Et des rêves merveilleux que nous menons jusqu'au bout pour, enfin, leur donner réalité.

Oh, mais... depuis quand j'ai une chaussette entre les mains, moi ?
Tellement prise dans mes pensées, j'ai rien entendu, rien regardé. Un réflexe tout bête, sans doute, d'avoir rattrapé ce qu'on me lançait. Mais... euh... on doit faire quoi, de ça ?
Je tourne vers mon frère un regard interrogateur. A-t-il plus suivi l'affaire que moi ?
Tout à coup, un bruit sourd me fait sursauter.
Mais... mais... la Gryffonne ! Elle fait quoi, là ? Elle frappe l'armoire après s'être bandé les yeux ?!
Un air circonspect apparaît sur mon visage.
J'ai vraiment raté un épisode, là.
Un épisode important, apparemment.

Je reste immobile, la chaussette en main.
C'est pas dans les plans, ça, de ne rien voir. Ne même plus voir mon frère qui irradie tellement fort. Parce que oui, j'ai ce besoin constant d'accrocher mon regard à ses traits lorsqu'il est là. Scotcher mon sourire au sien. Tout comme sentir sa main dans la mienne pour pouvoir encore mieux voler. Et rester, yeux dans les yeux.
Alors si je ne vois plus... bah je ne le vois plus lui non plus. Ma seule étoile présente dans cette boîte en bois !

Longue et lente hésitation.
Surtout que j'ai même pas compris ce qu'il faut faire.
Riri vient de balancer deux sorts sur le truc en papier mâché au milieu de la salle. Il le fait rétrécir. Euuuh...
J'suis vraiment paumée, là.
Comme souvent, me diraient certains.
C'est pour ça que j'aime pas la société quand mon frère est là. Parce que lui et moi ne sommes jamais au même rythme que le reste, sur le même plan astral. Sont nuls, les autres. C'est tout. Ils ne connaissent pas la beauté des choses.



Mais beauté des choses il n'y a plus
lorsque soudain
quelque chose vole en éclat.
Sursaut, le coeur tressaute et s'emballe.
Instinctivement, ma main se referme sur quelque chose -que je crois être mon frère sans en être très sûre.
Ca va vite.
Très vite.
L'ombre surgit et balance un sort sur Kane.
Le coeur sursaute une deuxième fois -sueurs froides. Ma prise sur la chose qui est peut-être mon frère se referme.
Ce ne sont pas les étoiles, qui se sont invitées ce soir.
C'est quelque chose d'autre. Et ce n'est pas de la famille. Ca ne tintinnabule pas comme elles. Ca ne chante pas comme elles. Surtout, ça ne brille pas comme elles.
C'est beaucoup plu sombre.
Ca glisse -ombre menaçante.
Ca se faufile, comble le vide, creuse les cavités.

Et la voix résonne soudainement.
Grinçante.
Effrayante.
Terrifiante.
Une voix qui, quelque part entre souvenirs et subconscient, rappelle quelque chose. Cette chose sur laquelle je ne parviens plus à mettre le doigt mais qui me fait frissonner des pieds à la tête.

- Bonsoir à tous ! Voici l'heure du changement pour vous ! L'heure de vous faire comprendre que vous vivez dans un monde où l'on vous embrouille l'esprit... Les Mangemorts sont là pour vous faire comprendre ce qu'on vous cache dans votre petit Château. Avant tout, quelqu'un veut-il s'exprimer ?

Silence de ma part.
Je pourrais demander si les étoiles sont autorisées à entrer...?
Mais je ne le fais pas.
Car d'autres ombres ont glissé. Elles sont beaucoup. Multiple. Jamais vu autant d'entre elles en même temps.
Les pas silencieux qui se faufilent à l'intérieur de cette boîte en bois. De quoi devenir claustrophobe. Etouffée par toutes ces silhouettes anonymes. Mais pas de cet anonymat que j'aime et veux préserver chez mon frère. Pas de cet anonymat magique, terriblement beau et envoûtant. C'est plutôt l'anonymat de l'Inconnu effrayant. Que l'on veut fuir. Ou que l'on veut pouvoir nommer pour, enfin, s'en débarrasser.



Tumultes dans la tête.
Coeur qui cogne.
Quelque chose lâche ou casse.
Ma main s'égare dans le néant -elle vient de laisser ce à quoi elle se raccrocher.
Plus de bouée pour mieux nager.
Et j'en vois déjà un s'approcher.

Dangereusement.

C'est nous qu'il regarde. Qu'il vise.
Pas mon frère et moi.
Mais la fille qui nous a rejoint et moi. Comment s'appelle-t-elle déjà ? Je ne sais pas. Ne sais plus. Ne peux plus réfléchir.
L'arme pointée sur nous. Il nous tient en joue.
Un regard rapide, en coin de l'oeil à la fille.
Un regard perdu, paniqué.
Et pourtant, faut pas laisser la terreur gagner l'être. J'ai survécu jusque là. Je survivrai bien encore un peu, non ? Mon étoile brille toujours, j'en suis sûre.
Ma flamme aussi.
Elle a pris de jolies proportions en peu de temps.
Encaissant coup sur coup.
Promesse de ne plus jamais tomber. Plus jamais seule, en tout cas.
Vouloir emmener le monde entier dans ma chute. Lui briser l'échine, l'obliger à courber la tête.
La flamme brûle toujours quelque part, au fond de l'âme.

- On reste calme les poulettes ! Pas de geste brusque ! Vous allez gentiment sortir vos baguettes et me les remettre !

L'ordre qui ne laisse pas de place à la discussion.
Mais soudain, tremblements infernaux. Les murs... on pourrait presque croire qu'ils vont s'écrouler ! Par Merlin, c'est quoi cette histoire ?! On va finir ensevelis sous un tas de pierres ! Et je n'aurai même pas pu voir les étoiles...
Mais non !
Mais non !
Je ne veux pas rester clouée au sol !
Je veux voler. Courir puis décoller !



Mon coeur se calme quelque peu lorsque les tremblements cessent et que les murs résistent.
Ouf... v'là une bonne chose.
Mais le problème subsiste : la baguette pointée sur nous.
Je m'oblige à ne pas paniquer.
Obéir ? Obtempérer ?
Je ne peux quand même pas... pas ma baguette ! Je sais que sans elle, je ne survivrai pas. Elle m'a si souvent sauvée. Ma dernière bouée de sauvetage.

Ca cogne soudainement dans mon ventre.
Les coups sourds auxquels j'ai fini par m'habituer. Lorsque les démons trop curieux veulent voir. Pointer le bout de leur nez. Salivant d'avance du spectacle qui va s'offrir à eux. Du nouveau corps qu'ils pourront abîmer.
Ca frappe dans le ventre.
Fort. Fort. Si fort.
Et la flamme qui tient le cap. Ne veut pas flancher. Pas maintenant. Pas comme ça. Pas ici.
J'ai survécu jusqu'ici.
Je survivrai encore.
Je ne peux pas mourir. Sans sourire une dernière fois aux étoiles.
Je ne peux pas mourir tant que brillera toujours cet astre -mon frère cosmique.

Et soudain, la chaleur retrouvée.
D'une main dans la mienne.
Cette fois, j'en suis sûre.
C'est lui que je tiens.
C'est son énergie que je sens. Sa force qui fait un parcours, de son âme vers la mienne, les deux se mélangent.
Ensemble, tout est possible.
Parce qu'on est frère et soeur. Descendants du ciel et des étoiles. Alcool pour père, voûte céleste pour mère. Un lien indéfectible. Inoxydable.
Plus fort que tout.

Regain d'énergie et de courage.
Ne pas plier. Ne pas céder.
Pas tant que l'étoile sera au creux de ma main.
Mon frère...

-Et si j'ai pas vraiment envie que ma baguette change de main ? je demande, à l'adresse de l'inconnu qui ne brille absolument pas.
Une étoile bien noire et bien morte, lui.
Ma voix retombe alors qu'un chuchotement pressant retombe avec.
La voix de mon frère, qui me parvient avec un dixième de seconde de retard.
Une voix que je ne comprends qu'avec une seconde de retard.
Et... oui, trop tard.
Une voix qui m'intimait d'obéir.
Alors que la chaleur de sa main me donner le courage de serrer les dents. Regarder la bête en face.
Ma main se crispe sur la sienne. Le coeur tambourine.
Mais je me persuade : on va survivre.

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Riri Vacuitas
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Riri Vacuitas, Mar 21 Fév - 6:11


Mon narrateur avait à peine envoyer son message que de méchants mages venaient faire un saccage dans une pièce remplis de jeune en pleine fleur de l'âge. Comme n'importe quel humain normalement constitué, je n'avais pas vraiment eu le temps de réagir à ce qui venait de se passer. Du bruit se fit entendre mais pas n'importe quel bruit. Enlevant rapidement ce qui m'obstruait la vue afin de regarder ce qu'il se passait. Je fus étonné de constater que mon directeur fut frapper par un sort, lancé un mangemort. Pour le moment je ne savais pas que c'était eux. Tout se passa rapidement et en un battement de paupière je fut envoyé en arrière. Je devais bien avouer que la vitesse mêlée à la surprise ne m'avaient pas réellement aidée à comprendre tout ce qui s'était passé.

Durant ma courte et violente propulsion qui me semblait incroyablement longue puisque je ne comprenait peut-être plus le temps. Plus rien ne me semblait important. En fait, ma seule préoccupation fut les autres gens. Je me demandait qui avait put lancer ces sorts bêtement. Peut-être un des élèves qui n'avait pas aimé que je rende la relève plus difficile. Pourquoi se serait-il attaqué au directeur alors ? Peut-être qu'il voulait juste faire un malheur ? Le mur en bois de la cabane m'arrêta et me ramena à la fois à la réalité, et sur le sol. Tombant dans un bruit sourd en renversant une table à côté, pour le coup, j'étais à table, mais pas en compagnie d'être affable. L'adrénaline parcourait mon corps, je venait d'être attaqué par un débile, quelqu'un à l'esprit fébrile et au cerveau inutile. Donc par conséquent je ne ressentais pas vraiment la douleur, en fait, ça me permettait de ne pas encore m'en rendre compte. D'un geste rapide ma main droite se posa sur l'endroit où ma baguette devait être rangée. Que c'est bête … Elle n'était plus là. Probablement tombé en même temps que moi, mais où ? Pas très loin mais pas dans ma main non plus. Assis contre le mur, le regard vers le bas tout en touchant toute mes poches afin d'être sur que je ne l'avais pas rangé ailleurs. Quel malheur … Elle n'était nul part … Je ne pouvais pas me défendre durant ce sombre rencard. Mon expression passa d'un air déconcerté à un air déçu.

Cependant, une voix se fit entendre, une voix qui me fit relever la tête, une voix que je n'avais jamais entendu, mais une voix qui semblait avoir tout les droits. L'heure du changement, maintenant ? De nous faire comprendre … Nous faire apprendre ? Quelque chose de caché dans notre château ? Nous allions déguster, ça n'allait pas être du gâteau … Mon regard vert se posa sur le type au masque rouge … A travers son masque il y avait un homme qui trouvait la force dans ses simples convictions. Crée l'action pour combattre ce qu'il jugeait être des exactions … Chaque être humain pouvait devenir comme lui … Derrière ce masque, il pouvait y avoir absolument n'importe qui … et personne … Ici … Il y avait du monde … et personne, c'est pour cela que leur voix résonnent … Un masque de couleur … Plusieurs possibilités. Il pouvait être le chef, ou celui que l'on fait passer pour le chef. Quelqu'un de peu important qu'on met devant afin qu'il se fasse casser les dents et ne puisse rien dire en mourant, a pars qu'il regrette sa vie d'avant. Il n'était pas nécessairement le chef, mais pas nécessairement un leurre non plus … Mais un dès leurs c'est sur. Je n'avais en plus de ça presque rien à voir avec eux ... j'avais accepté un entrainement contre une petite mission de renseignement sans risque pour moi ... J'avais gagné en expérience et défense contre un peu de renseignements. Alors je mit de coté la possibilité qu'ils soient venus pour moi.

C'était donc eux … Tous … Ils venaient de m'attaquer … De nous attaquer ! Attaque purement gratuite. Cela me révoltait … Mon esprit favorisait malgré tout la réflexion dans une telle situation … J'avais toujours mon regard planté dans le rouge … Pouvant lire dans mes iris un énervement légèrement grandissant. Puis mon regard se déporta sur les autres porteurs de masque. Ils en avaient tous … Celui que j'avais déjà rencontré, celui qui visiblement modifiait son apparence d'une quelconque manière n'était peut-être pas là … Pourquoi ? Pourquoi serait-il absent alors qu'il semble y en avoir plusieurs ? Était-ce le même groupe ? Peut-être que c'était juste un type qui cherchait des gamins pour faire des mission en leur donnant ce qu'ils voulaient ? Ou … Ma réflexion fut coupé quand je compris que lors d'une réunion j'avais déjà croisé deux de ces masques … Le même groupe … Où était-il ? L'avaient-ils tué ? Peut-être que c'était un traître … Peut-être qu'ils avaient décidé de s'en prendre à tout ceux que ce type (39) connaissait … Peut-être que c'était ce que nous avions tous en commun dans cette pièce, nous connaissions tous ce type … Non, pas possible, cela voudrait dire que mon directeur est dans le coup … Peut-être qu'ils sont juste là pour moi, pour savoir ce que je sais sur lui ? Ou alors ils sont venus chercher quelqu'un pour prendre sa place et tuer tout les autres ? Trop question traversent mon esprit alors j’entrepris de me relever en m'aidant un peu du mur. L'adrénaline redescend légèrement puisque je comprend que je ne pourrait pas me défendre, même avec une baguette. Ils sont moins nombreux mais plus fort, on aurait tord de répondre en se basant simplement sur leur plus petit nombre…

J'ai malgré tout une douleur au fessier, tombé ainsi n'est pas la chose la plus cool je dois bien l'avouer. Le dos aussi, percuter comme ceci un élément solide qui à comme effet de te stopper immédiatement et violemment. Ce n'est pas quelque chose que le corps accepte gentiment. Je suis un peu sonné. En fait, ce n'est pas vraiment l'attaque qui m'a sonné, mais plus la situation. C'est quelque chose qui est loin d'être commun et réfléchir dans une situation à laquelle nous ne sommes pas habitué n'est pas aussi aisé que d'habitude. Nous sommes dans une impossibilité d'action et j'espère que mes camarades le comprendront. Je balaye la pièce du regard. Il est déjà trop tard, ils ont investie les lieu, c'est avantageux pour eux. Nous ne sommes que de petits merdeux perdu au milieu de masque capricieux. J’espère que mes camarades comprendront qu'ils ne faut pas tenter une quelconque action, pas comme ça. Bien sur que je veux me défendre, bien sur que je veux les combattre et nous sortir de cette situation. Mais on se ferait battre … Il faut donc les écouter et réfléchir … Les observer, interpréter, réagir et se regarder, oui se regarder. L'action de l'un, peu entraîner la destruction des autres. Nous sommes dans un cas délicat, nous sommes peut-être nos sauveurs, mais aussi nos propre tueurs … Il faut soit se plier et attendre que l'heure passe … Soit attendre pour savoir quand se défendre … Ils sont plus fort magiquement, un affrontement magique est donc inutile … une surprise devrait être possible, en attraper juste un seul pour forcer à une négociation … Bonne déduction … Mais comment le faire comprendre à tout les autres sans me faire prendre ? Mon regard se pose sur eux, comme-ci que j'essayais de leur dire tout ça au travers de mes iris … Azaël, Anna, Aileen, Kohanne, Chloris, Alexander et Rose … Essayez de comprendre … Attendez … Juste attendez … N'essayez rien de stupide qui pourrait précipiter d'autres esprits dans le vide de la mort … Surtout si cela devient gore. Dehors … La vie suit son cours … Peut-être que les secourent accourent ? Encore un regard à l'ensemble de la pièce. Tout le monde va bien … Ouf … Mais une semble s'agiter … J'espère ne pas la voir décapité …

Appuyé contre mon mur, les cheveux n'importe comment, la chemise tâché et légèrement poussiéreuse je regarde celui qui nous a posé une question. Je vais aller dans son sens, la méfiance est de mise de mon côté, probablement du sien aussi … Attirer son attention sur moi, lui parler. Voilà ce que je comptais faire pour le moment. Peut-être que j'en déduirais des choses, peut-être qu'il me créera des névroses … Prenant une voix faussement calme, puisqu'en réalité, mon esprit était en état d'alerte maximum, mon cerveau réfléchissait sur tout et n'importe quoi. J'avais également la rage ... La rage d'avoir été prit par surprise, de m'être fait attaquer gratuitement, d'avoir attaquer gratuitement une autre personne et de prendre possession pour quelque instant, de la vie des enfants ici présent. Dire que je n'avait pas peur serait également un mensonge, tout le monde aurait peur dans une telle situation. Peur pour sois même, peur pour quelqu'un, peut de se rater, peur de sentir impuissant, peur d'être simplement incapable, minable. J'étais loin d'être calme. J'avais juste appris à me forcer à le rester pour réfléchir plutôt que de courir un risque bêtement … Mais là … je n'avais jamais rien connut de similaire … Peut-être que le final sera le cimetière. Mon regard est interrogateur, cependant, je serais d'être surpris qu'un type comme un mangemort, ne se doute pas de tout cela. (A 67)

« ... C'est une sorte de cours ? »

Peut-être que la chute m'avait cassée quelque chose, peut-être pas. En tout cas mon corps ignorait à mon insu certaines douleurs, et mon cœur battait rapidement. Peut-être qu'il trouvait cela amusant ... Pour le moment, j'étais seulement concentré sur ma tête et les autres êtres. Plutôt que sur les dommages subit ...
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Anna Schomann
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Anna Schomann, Mar 21 Fév - 23:01


Pleins de gens, pleins de visages, connus, inconnus, tous pareils. Même si j'avais déjà vu certains d'entre eux, tous ne m'avez pas parlé plus de cinq minutes alors quelle différence. Un seul se différenciait dans cette foule et il était à mes côtés, répondant simplement à mon interrogation. Mon préfet rentrait peu à peu dans ma vie et devenait chaque jour un peu plus important. Était-ce exagéré de dire que mes yeux se retrouvaient la plupart du temps sur lui ou que les siens répondaient aussi à ces appels ? Cette relation se complexifiait avec le temps et j'étais chaque jour un peu plus intriguée par lui tout simplement, mais peu importait en ce moment.
Yel prenait la parole après que ce qu'il semblait être le dernier invité se joigne enfin à nous. Plutôt qu'une soirée détendue ou même instructive, l'original(e) nous invitait à une piñata. J'étais dans un bon esprit pour cette soirée alors je n'allais pas rechigner dans mon coin, mais je laissais tout de même les autres passer devant. Dans le brouhaha de la soirée, je regardais Malena s'approcher d'une armoire, l'objet me parlait, mais où avais-je déjà vu quelque chose de similaire... Passons, un bruit retentissait dans la salle, mes yeux se retournant instantanément vers sa source. Une élève avait  vraisemblablement frappé dans l'armoire, ses yeux bandés m'indiquant la raison, suite à cela je laissais un petit rire étouffé s'échapper de ma bouche. Cette soirée enfantine s'annonçait plutôt amusante. Riri entamait les festivités en jetant deux sortilèges à l'elfe sans prendre la peine de placer une chaussette sur ses yeux. Un sourire amusé se dessinait sur mon visage tandis que ma pensée ne s'étonnait plus de le voir chercher un moyen de prodiguer plus de défis aux autres. Le voyant, suite à cela, s'approcher de la demoiselle pour lui murmurer quelque chose, sans doute une moquerie. Toujours appuyée sur mon mur, j'allais à mon tour me déplacer vers le stock de chaussette pour mettre à l'épreuve ma visée. Mais le temps s'accéléra sans que je puisse réagir.

Une caresse froide parcourrait l'ensemble de mon corps, une sensation entre le frisson et l'excitation. La totalité de mes membres s'était statufiés, incapable d'entreprendre le moindre mouvement, mes yeux trahissaient ma surprise, mais ma bouche, quant à elle, ne pouvait s'empêcher de sourire. Aucune empathie de m'avait atteint quand j'avais vu mon directeur se faire plaquer au sol et presque torturer par les cordes qui le maintenaient. Le discours du premier masque résonnait en moi, même s'il parlait à l'ensemble des invités  de cette nuit, j'avais l'impression qu'il me parlait directement. Depuis que j'avais plongé dans les registres des lois ministérielles, je savais que cette politique ne tournait pas rond, il n'était pas étonnant que le château fasse partie de cette écriture grotesque de ce monde. Douce mélodie, un autre masque entrait en nous attendrissant avec une douce berceuse dont les paroles laissaient entrevoir notre état à la fin de la soirée. Présage funèbre, lumière, poussières, vibrations, Riri, arrêt cardiaque. Jusqu'à ce que je vois mon préfet se relever parmi les quelques éclats de bois, j'avais eu l'impression que mon cœur s'était arrêté, ma respiration, ma vie. Je secouais brièvement ma tête pour me concentrer sur la situation, certes ils étaient en sous-nombre dans la salle, mais nos capacités étaient sûrement inférieures à  celle des ombres. De plus, rien ne garantissait qu'ils n'étaient pas plus nombreux à l'extérieur. Trop de variables, trop d'ignorance, nous devions garder notre sang-froid et observer calmement la situation. Un pas de travers et il en était fini de nos misérables vies d'élèves sur-protégés. Rester calme, rester ca-

« On reste calme les poulettes ! Pas de geste brusque ! Vous allez gentiment sortir vos baguettes et me les remettre ! »

Nouveau masque, voix entendue auparavant. Mes yeux se tournaient vers cette troisième ombre, celle qui menaçait mes camarades dont l'une avait eu la mauvaise idée de répondre, idiote. Ce masque je l'avais déjà vu. Je sens mon cœur se glacer, se serrer aussi fort que cette nuit là, tout comme mes mains. Impossible... pas lui, pourquoi lui ? Mes yeux s'étaient remplis d'un mélange de peine et de haine et irrésistiblement d'un certain bonheur de le revoir. Toi qui avait su me convaincre et m'apprivoiser, qui m'avait fait abandonner mes principes et me donner à toi. Comment, pourquoi fallait-il que tu sois présent. Mes yeux brillants d'émotions à son égard, je sentais sous ma jupe la baguette qui y était toujours accrochée, elle avec les deux potions que j'avais l'habitude de prendre. Je n'étais pas très loin des deux filles, mais je ne pouvais dire s'il m'avait déjà vu. Néanmoins, je prenais le risque de parler à la silhouette familière, mes yeux dans les siens.

« Si tu veux ma baguette tu vas devoir la chercher... »
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Aileen O'Leary
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Aileen O'Leary, Mer 22 Fév - 5:40


Se faire chat.

Se faire oublier dans les conversations.

Évaluer à l'occasion.

Tels étaient les plans d'Aileen pour la soirée. Après tout, la rousse ne s'attendait pas réellement à être choisie pour rejoindre l'élite. Surtout de la part du directeur des Serdaigles. Voulait-elle même en faire partie? C'était ses derniers mois à l'école après tout, certains dans cette soirée pourraient en profiter bien plus qu'elle après tout. Même si l'aspect d'avoir un règlement allégé à son égard était un beau bonus qu'elle ne refuserait pas.

-Bof. Pas très bon. On est enfermés dans une boîte en bois sans étoiles.


Sourire de l'irlandaise, il manquait définitivement d'étoiles dans les lieux. Et de vent. Le vent frais de soirée qui coulait dans la forêt comme une rivière coule dans son lit.

-Je peux te comprendre, le vent de la nuit me manque aussi.

Une pause, la serpentard n'était pas sûre que son geste allait être apprécié, mais elle s'essaya tout de même. Elle pouvait comprendre la déprime de l'intérieur alors que l'extérieur ne faisait qu'appeler. Lançant un Artes Constringitur, la rousse forma deux étoiles de glace de taille acceptable, histoire qu'elles ne fondent pas tout de suite et les tendit à Kohanne et Azaël. Avant qu'aucun des deux ne puissent en prendre une néanmoins, le directeur de Serdaigle commença son speech. Elle déposa donc les deux petites oeuvres sur une table proche et écouta.

Oyé, oyé ! Elèves adorés ! Le temps est à présent venu de commencer les festivités ! Soyez forts et ingénus pour vaincre les yeux bandés ! Servez-vous en boissons pour vous désaltérer ! Mais une fois aveuglés, ne jouez pas au con ! Chacun à votre tour l’elfe vous viserez, pour qu’en cette soirée tombe ce qui le bourre !

Ainsi il fallait jouer à une espèce de pinata pour sorcier...Le jeu était assez puéril, renforçant l'idée en Aileen que le nouveau membre de l'élite se devait d'être quelqu'un de plus jeune qu'elle, afin qu'il puisse pleinement profiter de son nouveau statut. Chacun reçut sa chaussette, comme pour leur indiquer qu'ils étaient forcés de participer. Une petite blonde s'essaya en premier, pour rater lamentablement. Soupir de la rousse, la soirée allait être longue.

Riri, dans sa gentillesse habituelle, décida de gonfler et de miniaturiser l'elfe pinata, histoire de s'assurer qu'aucun sorcier ne puisse la toucher sans tricher. Ahhh mais qui avait invité ce préfet? Il faisait déjà parti de l'élite, et le voilà en train de ruiner une autre sorcier. Au moins, il ne faisait pas que bouder dans son coin cette fois-ci.

Puis, ce fût le déluge. Des masqués qui sortaient de nulle part et de partout à la fois. Un au masque rouge et au serpent assez menaçant. Repensant malgré elle à son fiasco en Egypte, Aileen ne put retenir un frisson de lui parcourir l'échine.

- Bonsoir à tous ! Voici l'heure du changement pour vous ! L'heure de vous faire comprendre que vous vivez dans un monde où l'on vous embrouille l'esprit... Les Mangemorts sont là pour vous faire comprendre ce qu'on vous cache dans votre petit Château. Avant tout, quelqu'un veut-il s'exprimer ?


Ouais, super plan que de venir convaincre de force des pauvres étudiants apeurés afin qu'ils rejoignent leur cause. 10/10. À moins que l'un d'eux ne développe un syndrome de Stockholm, ils étaient mal partis les masqués. Au moins ils ne semblaient pas être là pour torturer les étudiants, Aileen n'appréciait pas plus la douleur qu'il ne le fallait après tout.

Mais voilà qu'un autre masqué, qu'elle reconnaissait assez bien pour l'avoir vu dans l'Allée avec Liskuvo, s'approcha d'elle et de Kohanne, baguette pointée, leur demandant :

- On reste calme les poulettes ! Pas de geste brusque ! Vous allez gentiment sortir vos baguettes et me les remettre !

Sa baguette.

Celle que jusqu'à présent seul Dragon avait pu la tenir dans ses mains.

Sa dernière chance de survie.

L'irlandaise eut un mouvement de recul automatique.

Un bruit dur derrière elle, Riri venait d'être projeté au loin par un autre masqué. Un autre masqué qu'elle reconnaissait, celui qui l'avait transformée en feu follet, celui qui l'avait regardé danser, un sourire au lèvre. Aileen se détendit.

-Et si j'ai pas vraiment envie que ma baguette change de main ?

La rousse se tourna vers sa voisine, qui tenait la main d'Azaël, qui tenait tête au masqué. Mauvais plan. Très mauvais plan même. Aileen s'apprêta à divertir l'attention de celui en face d'elle, pour l'empêcher de s'en prendre à celle qu'Azaël semblait apprécier, à celle qui rêvait d'étoiles alors qu'elle était enfermée, mais une autre jeune fille la devança.

-Si tu veux ma baguette tu vas devoir la chercher...

Parce que tout tournait autour de leur baguette après tout. Tout tournait avec  ce qu'ils pouvaient ou ne pouvaient pas faire.

Sa baguette ne méritait pas d'être tenue par celui qui hantait l'Allée. Sa baguette ne méritai d'être tenue par aucune autre personne qu'elle. Mais pour celui qui l'avait fait brûler, qui l'avait regardé danser, elle pouvait faire une exception. Pour survivre. Pour pouvoir aider ceux qui lui étaient chers par après. La rousse de feu se dirigea vers lui (91), lui tendit sa baguette avec le plus de conviction possible au vu de la situation. Pas de paroles, elle n'en avait pas besoin.

Et puis...si quelque chose tournait mal, elle avait encore les deux potions dans son sac qui n'attendaient que d'être utilisées.
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Malena Kane
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Malena Kane, Mer 22 Fév - 10:16


Une fois les chaussettes distribuées, les réactions furent mitigées. Le plus drôle était de regarder cette jeunette de Gryffondor, détaillant les chaussettes comme de vulgaires morceaux de chiffons. Oui oui, c’était des chaussettes. Mais j’avais dit les yeux bandés. Si tu faisais bien fonctionner ton cerveau, tu te disais que les chaussettes tu pouvais les mettre… Sur tes yeux ! Voilà, merveilleux ! Elle avait compris ! Cela dit, j’étais pas au bout de mes peines avec elle. Parce qu’elle commençait à essayer de frapper la piñata… avec ses poings. Ses petits poings musclés oui. Et au lieu de l’aider, moi, je commençais à rigoler.

Drapé de ma robe, sentant la migraine s’estomper peu à peu, car je commençais à me détendre dans mon rôle de Directeur de Serdaigle, j’embrassais du regard cette foule d’élèves dont les actes étaient plus qu’amusants. Mon préfet se moqua totalement de la paire de chaussettes et choisit plutôt de compliquer le jeu des suiveurs. Nouveau pouffement de rire. Lui, il était intéressant ! Dommage qu’il fasse déjà partie de l’élite, car je l’aurais sans aucun doute recommandé vivement.

D’ailleurs il se rapprochait de moi et me parla. Et ce fut la dernière chose que j’entendis avant de sentir une corde s’enrouler autour de moi.

J’avais beau m’y être psychologiquement préparé, l’adrénaline monta d’un seul coup. J’écarquillais les yeux et les fermais de suite, de peur que l’on voit un changement de couleur. Je le savais, en cas de peur, mes yeux étaient les plus susceptibles de changer.

Je me forçais à calmer les battements de mon cœur, à respirer fortement, et je sentis un pseudo calme me regagner. Suffisamment pour que mes émotions ne maîtrisent plus mon apparence.

En recevant la corde, j’avais trébuché et étais tombé. J’avais eu de la chance cependant, je n’avais pas renversé d’autres boissons que mon propre verre de jus de citrouille. J’entendais les paroles prononcées par les agresseurs. J’avais envie d’y répondre, mais ma langue était déjà collée à mon palais. Mes yeux passèrent de visage en visage. J’essayais de profiter du calme que je me devais de maintenir en moi pour le transmettre aux élèves. Leur dire que tout allait bien se passer.

La corde, bien serrée autour de mes jambes, mon torse et mes bras, ne me laissait pas beaucoup d’espace. Elle me brûlait déjà d’ailleurs. Mais je tentais tout de même d’attraper ma baguette en bougeant progressivement ma main droite. Millimètres par millimètres, j’allais bien finir par l’atteindre…
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Chloris Hareka
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Chloris Hareka, Mer 22 Fév - 11:13


Si problèmes MP moi ^^


Accroupi, j'attendais. Je tendais l'oreille pour ne pas perdre une miette de la piñata, tant qu'à redevenir une gamine innocente, autant bien le faire. J'avais presque envie de sourire mais je savais que ce n'était pas possible maintenant. Je n'y arriverais pas. Ou alors mon coeur se briserait de façon immédiate. La dernière fois que j'avais souris c'était dans ma phase de suicide. Quand j'avais presque atteint mon but. Mon ultime désir. Un sort lancé. Puis un deuxième. D'après mon oreille, notre elfe venait d'être propulser dans les airs... Une voix vint à mon oreille me souffler "Tu risque surtout de te blesser en continuant ainsi. " je l'avais reconnu comme étant celle de Riri. Et il avait raison, je n'allais peut-être pas continuer dans le vide. Et à en juger le bruit, ma baguette serait de mise.

Pas le temps de sortir Callune qu'une explosion retentit. Mon premier réflexe est d'enlever le bandeau. La lumière m'agresse et je papillonne des paupières comme une déterrée pour me rendre compte des adversaires qui viennent de faire ce bruit monstre et visiblement. Oups. De faire sauter la sortie de secours. Des Mangemorts entraient. Combien ? Je ne saurais dire. Pas énormément. Peut-être quatre ou cinq. Je n'ai pas peur. Je sais de quoi ils sont capables. Je n'ai pas peur de mourir ou de souffrir. Non pas parce que j'étais une gryffonne et patati et patata. Non. Je n'avais pas peur de la Mort. La mort en personne. Pas le Mangemort pittoresque qu'ils appelaient ainsi. Je n'avais pas peur de souffrir pour quelqu'un d'autre. Quoique. Ca faisait peut-être parti de mon côté lion. Même si plus de l’inconscience que du courage... Coupé court. "Bonsoir à tous ! Voici l'heure du changement pour vous ! L'heure de vous faire comprendre que vous vivez dans un monde où l'on vous embrouille l'esprit... Les Mangemorts sont là pour vous faire comprendre ce qu'on vous cache dans votre petit Château." Intérieurement je mourrais de rire. Que pouvait-il m'apprendre de plus que je ne savais déjà ? La mort. La blague. La souffrance physique ? J'y étais déjà passé. La souffrance morale ? Je la connaissais aussi. Une vieille amie d'ailleurs. Que nous cache-t-on ? Que le monde est pourri. Oh c'est vrai que je ne l'avais pas remarqué moi même ! Nous cacher quoi que je ne sache déjà ? " Avant tout, quelqu'un veut-il s'exprimer ?" Bien sûr que je voulais m'exprimer ! Je n'allais pas rester là les bras croisés à ne rien faire... Non, très peu pour une lionne en soif de sang. Le sien ou les autres. Je ne tuerais pas des miens. Moi oui. Les autres n'ont strictement rien demandé... Je ne trahirais pas les miens. Pas ce soir. Demain. Il me faut la nuit pour me résoudre. Il ne faut pas moins d'une nuit pour renier, pour abjurer, pour trahir. Je veux parler. J'ouvre à peine la bouche qu'une autre voix retentit "On reste calme les poulettes ! Pas de geste brusque ! Vous allez gentiment sortir vos baguettes et me les remettre !" Je ne sais pas comment j'ai fais. J'ai sorti un son. Un son qui ressemblait à un rire. Je l'ai fait. J'ai... J'ai ris. Un rire cynique mais je l'ai fait. Une larme roule au coin de mon oeil. Je suis heureuse. Mais après tout à quoi s'attendaient-ils ?

Finalement, je retire ce que j'ai dit. Alice, ne viens pas ou on pète un câble toutes les deux. Quoique, ce pourrait être drôle... Mais n'essayons peut-être pas... Oh... Je crois qu'il ne vaut mieux pas. Les adultes sont immobilisés. Ne rien faire de stupide. Quoique. Ma vie j'en ai rien à foutre. Mais je ne foutrais pas celle des autres en l'air sous prétexte que je ne tiens pas à la mienne. Ma vie, qu'ils la prennent ! J'étais sûr. Je n'aurais pas dû venir. Je sais parfaitement que je retomberais dans la démence après ce passage. Il ne me laisserait pas juste un bisous magique sur la joue. Encore des séquelles et je le savais. Ma baguette s'ils la voulaient, pas de souci. qu'ils viennent la chercher par eux même, qu'ils s'approchent en corps à corps. Qu'on rie un peu. Oh mais ! J'y pense... Ne serais-ce pas une épreuve pour nous tester ? Je pense que ça en faisait parti. Mais vu comme les gens étaient sérieux, je doutais fortement qu'il ne s'agisse que d'acteurs.

Personne ne parle. On reste silencieux alors que j'ai envie d'hurler qu'ils sont tous d'horribles personnages. Refaire ma gamine. Je ne pouvais les résigner. Je le savais. Ce n'était pas de simple petit mangemort là pour voir de quoi ils étaient capables, non, il s'agissait de mangemorts confirmés. Pourtant, je reconnais le courage doré de Kohane. "Et si j'ai pas vraiment envie que ma baguette change de main ?" Cette fois, intérieurement, je souris. Je reconnaissais tout de notre maison. L'impulsivité, le courage et l'audace. " Si tu veux ma baguette tu vas devoir la chercher... " Une aigle. Je crois que j'allais l'apprécier. J'eus envie de répondre quelque chose de drôle à ces gens, en leur disant de se mettre ma baguette là où je le pensais, mais pas sûr que ça passe avec eux. Ils auraient été capable de me demander de le faire. Alors laissons l'humour de côté. Prenons les au sérieux. Pourtant j'ai envie de rire de la situation. Riri reprends la parole "... C'est une sorte de cours ?" Je tournais ma tête vers lui, j'avais envie d'exploser de rire. Si c'était un cours, j'aurais bien voulu savoir lequel ! LA cours de violence maximale peut-être ! Finalement, la panique apportait de la joie dans ma tête.

Ah. Je viens de tilter. "Aliiice ? Oui ? Je savais que tu étais là, j'en étais presque sûr. Tu m'as appelé non ? Oui effectivement, juge la situation par toit même... Alice est indisponible pour le moment, prise d'un fou rire immense. Alice, sérieusement, je suis censé faire quoi avec ces marioles ? Non mais, Chlo', c'est quoi ces masques là ? Des masques de mangemorts ? Non mais ils exagèrent toujours ces gens ! Il est bon de te revoir Alice. Oh, je croyais que tu ne m'aimais pas... Bas, c'est sûr qu'avoir une Purée d'aristo dans ma tête n'allait pas arranger mes soucis... Je suis pas aristo, juste bien élevé, va leur botter les fesses pour moi s'il te plaît. Facile à dire, moi à faire... Rohhh, ça va, ah, oui, alors non, pose leur la question ! Quoi, mais t'es tarée ? Oui" Je n'ai pas le temps de me retenir que la phrase m'échappe. Je suis dans la Mer** jusqu'au coup. Littéralement. Néanmoins je réussi à déformer la question. Ça passera probablement mieux. "Trop lâche pour montrer vos vrais visages... Vous portez le masque de la peur. Mais dessous ? Des visages inconnus qui ne rappellent pas qui ils sont, se serait dommage que personne ne reconnaisse votre puissance sans celui ci" Je les avais provoqué. Je le savais. Mais j'allais me débrouiller pour que personne ne sois touché autre que moi. "Oui, j'ose vous provoquer. Insolente ou inconsciente ? Aucune idée. Désolée si une petite personne au doux nom d'Alice, vous trouve très drôle là haut. Vous devriez la faire taire non ? Tuez là, se serait peut-être plus rapide pour tout le monde." Je me jetais à l'eau. J'attrapais le peu de courage qu'il me restait, la boule à la gorge, j'étais émotive facilement. J'avais peur. Pour les autres. Je ne voulais pas que mon insolence les blesse ou les tue. J'espérais que personne ne prendrais. J'avais merdé. Riri nous avait supplier du regard de ne rien faire de stupide. Pourtant je l'avais fait. Parce que j'étais prête à risquer ma vie pour les autres, parce que ma vie ne valait rien à côté des neufs autres vies à préserver dans cette cabane. Je me tournais vers mes camarades et leur demandais silencieusement d'être assez vaillant et de rassembler leur courage pour les affronter.

J'étais une lionne. Puérile et impulsive. La peur, je la connaissais. Je pouvais même la palper ici. Mais moi, j'avais déjà rencontré l'un d'eux. Ma tête se souvient encore douloureusement de la pierre tombale qui avait fini sur moi. Mon corps se souvient de l'étouffement et de la panique quand son poids m'avais écrasé. Mais finalement, avec le peu de sorts que je connaissais, j'avais réussi à m'en sortir avec seulement un endoris et un souvenir à vie. Rien de très pré-occupant. J'aurais voulu que mes camarades soit assez rapide pour partir par une fenêtre ou je ne sais quoi. Peut-être qu'il fallait que l'un de nous se sacrifie en attirant leur attention. Mais personne ne pouvait parler. Nous ne pouvions pas établir de plan. Plusieurs émotions se mêlait à moi. La colère, la peur de tuer quelqu'un de plus, l'amusement de leur masque loufoque (merci Alice !) et ma ténacité que je ne laisserais pas partir. Elle resterait avec moi. Je sauverais ces innocents au prix de ma vie. Je ne parle pas de "nous" mais bien "d'eux". Je n'avais rien d'innocente. Tombée sous le charme d'un imbécile, j'étais devenu pantin de cette ordre noir. J'avais tué ma mère indirectement et j'avais voulu me tuer. Alors en matière de meurtre, j'étais plutôt calée. Je venais de nous plonger en enfer tous. Je savais que les mangemorts n'accepteraient pas.

Je jette encore un coup d'oeil aux autres. Ils sont prêts à défendre leur vie. J'observe le préfet bleu, il nous regarde et essaie de nous faire comprendre quelque chose. Aurait-il un plan ? Super, mais on en revient au même problème. Comment communiquer ? Heureusement que j'avais pensé à ma baguette magique ! Il savait quoi faire. Je ne savais pas ce qu'il pensait mais pour moi il n'y avait pas énormément de possibilités. Les affronter ou se laisse faire. Sauf que la deuxième option me serait insoutenable à voir. Ressentir, qu'importe, ça laisserait sa trace mais je ne la ressentirais plus physiquement, tandis que voir les autres se tordre de douleurs, serait la pire torture pour une âme comme la mienne. Et malheureusement, il n'y avait rien d'assez coupant ou tranchant pour en finir. Une sortie. Une issue. C'est ce qu'il nous fallait. Sauf que je n'en voyais pas. Alors il nous fallait une fois de plus un plan. Une distraction. Peut-être qu'un combat entre seulement deux personnes et les mangemorts, permettrait de sauver quelques innocents mais sortir par où ? Mais pour le moment, la situation n'avançait pas et à moins qu'un combat soit engagé, rien ne changerait. Trop de chose se passait dans ma tête en même temps.

Stop. On arrête de réfléchir le temps que quelqu'un d'autre parle. On se concentre sur sa propre respiration. On arrêtait de s'agiter. Je sors ma baguette doucement, sans le moindre geste brusque. Je ne paniquais pas. J'étais prête. Je soufflais un bon coup et attendais.


Dernière édition par Chloris Hareka le Jeu 23 Fév - 13:29, édité 1 fois (Raison : Passage de l'armoire enlevé.)
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 08, Mer 22 Fév - 16:40


LA d'Anna qui a le mien pour son prochain rp.

Ils étaient le chant de la nuit, la complainte de la Justice, quand la balance portait à la main l'arme et non le livre fragile et peureux. Il analysait autour de lui, ses frères et sœurs mettant en joue les élèves. 67 s'occupant du directeur de Serdaigle. Le mec était tombé sous le sort de cordes et s'était retrouvé muet. Un enchainement particulièrement efficace. 91 avait maitrisé Riri, du moins lui avait fait comprendre qu'il avait intérêt à se tenir à carreau. Et ce, même s'il préférait les autres couleurs...

Certains semblaient compréhensifs, tandis que d'autres se trouvaient l'âme de héros.

-Et si j'ai pas vraiment envie que ma baguette change de main ?

Kohane en l'occurrence. Et dire qu'Il lui avait offert un cœur ! Certes, elle ne pouvait pas faire le lien, mais le mage eut un air surpris sous son masque, qu'elle ne perçut évidemment pas. Il avait toujours trouvé étrange les personnes qui se sentaient pousser des ailes face au danger. Imaginez un moldu devant une arme à feu, en général, il obéit où il sait qu'il a de grandes chances de gagner un tête-à-tête avec la Mort très rapidement. Mais dans le monde sorcier, ce n'était pas le cas. Vous pouviez représenter ce que certains appelaient à tort le "Mal", que le respect ne semblait pas exister, encore moins la peur ! Chose étonnante.

Alors qu'intérieurement il avait des envies de balancer un sortilège impardonnable à la demoiselle, d'autres protestations s'élevèrent. Anna, qu'il avait délibérément ignoré jusque là, le provoqua en lui demandant de venir la chercher lui même. Il se perdu une seconde en heurtant son regard au sien dont il n'avait pas oublié l'éclat. Pourquoi elle était là ? Elle ? ELLE ? Il aurait préféré ne pas s'en occuper, car elle était un point faible pour lui. Depuis qu'il l'avait contacté, depuis qu'il avait joué, à plus que dire, à envoyer des mots et des regards pour séduire, la belle brune. Et dans son cours plus tard, il avait continué, de jouer sur ce piano délicat qu'elle représentait, essayant de trouver les notes pour la toucher, le plus sensiblement possible.

Il se contint, faisant mine de rien, puis il était masqué du coup il avait au moins l'assurance qu'hormis ses yeux, on ne verrait pas les émotions qui le traversaient. Aileen le provoqua également. Décidément. Il se demanda un instant si il aurait eu plus de réussite s'il s'était présenté en tutu rose à paillettes avec une corne sur le front et un boa autour du cou, perché sur des talons aiguilles. Il lança un regard froid vers la flamboyante. Leur dernière rencontre remontait à quelques semaines. Finalement elle alla remettre sa baguette à 91 après son air de défi. Sage décision qu'il suivit du regard. Il n'aimait pas être ainsi contredit. Mais la mission importait plus. Il devait prendre sur lui. Il reporta alors d'abord son attention sur Kohane, qui semblait proche d'Azaël.

- Écoute petite. Tu n'as que deux options. La première, qui, soit dit en passant est la bonne, s'appelle "Obéir". Elle te garantit de sortir, enfin normalement, saine et sauve de cette soirée ! La deuxième, tu n'obéis pas, et à ce moment là, je la récupérerais par la force. Mais crois-moi, tu n'as pas envie d'en arriver jusque là. Et tu la récupéreras bientôt... Alors réfléchit bien et fait le bon choix...

Normalement. Sourire narquois sous le masque.

Il ignora la phrase d'une voix juvénile (Chloris) qui inspirait le meurtre de sang froid, en allant voir la brune qui avait écrit une de ses nuits de sa beauté angélique. Elle était debout, légèrement à l'écart. Il s'approcha lentement, sans quitter l'Océan de ses yeux. Rapidement un face à face de ténèbres se fit. Le bal se tut. Les pensées fuirent la scène. Il était otage d'elle, comme l'inverse était vrai. Enrubanné de satin blanc ils étaient. Espérant que tout autour s'écroule l'espace d'une seconde. Il posa sa main gauche sur la cuisse droite de la belle, à même la peau, l'épousant de toute sa forme, et pointa sa baguette de sa main droite sur son cœur, comme pour écouter ses battements. Ressentir quelles émotions la traversaient.

La distance qui les séparait était minime, les regards confondus, entendus, détendus, quelques part, sur cet univers à part. Constellation imperceptible. Elle devait savoir qu'il ne lui ferait rien. Jamais de mal. Depuis cette nuit sous des étoiles consentantes, sous des soupirs de désirs restés muets, complicité. Dans l'obscurité. Murmures pour elle, que les autres n'entendent pas ce jeu. Leur jeu. Tout au mieux ils auraient des regards. Mais ils ne comprendraient point cette horloge qui tourne, ce temps qui s'écrit. Où ils ne jouaient que des secondes là où ils formaient tous les deux les aiguilles des heures.

- Et où je dois la chercher ma belle ?
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 91, Mer 22 Fév - 20:46


Vibration ensommeillée qu'ils sentaient remonter le long de leur membres prêts à frapper. Au premier petit un peu trop malin. Au premier geste grave. Au premier regard en coin. L'oisillon (Vacuitas) avait volé, loin de l'adulte saucissonné. Tout semblait rodé, fonctionnait. Pour l'instant. Le tunnel avait explosé, comme quoi 82 n'était pas bon qu'à être frustré. De toute façon, ce dernier allait vite se détendre, il y avait plein de petits morceaux d'humains à récolter ici, leurs doigts ne dénombrant pas moins de seize oreilles. Peu semblèrent obtempérer aux ordres de Matricule Zéro-Huit. Une jouvencelle bien rangée resta collée à un jeune homme que tu identifias comme un gamin. Trop de fierté, d’ambiguïté, de gosses rebelles ici, trop pour être crédible face à six capuchonnés bien en chair. Grands et fiers. Des questions, des interrogations, une proposition de cache baguettes qui leur aurait paru fort alléchante et d'autres admirables circonstances de rencontre exténuantes.

Mais ils laissaient leur frère gérer, après tout il avait plutôt l'air de savoir s'y prendre avec les mioches, ce qui n'était certainement pas leur cas. Ils se contentaient de surveiller chacun du coin de l’œil, en quête de mouvement suspect. L'un d'entre elle, qu'ils identifièrent comme le feu follet, se dirigea vers eux, pour leur remettre sa baguette. Cependant, voyant bien que 08 n'en récupérait que peu, voir aucune, leur âme partageuse et charitable ne put que s'éveiller. Ceci dit, ils furent interrompus dans leur entreprise par la voix insupportable d'une jeune rouge et or (Hareka). Si le bloclang les démangeait, il se dire qu'il ne serait pas mauvais présent que de la laisser au chef, à titre d'exemple.

Matricule Zero-Huit, entre temps, s'était rapproché de Miss cache baguette (Schomann), commençant à jouir d'une certaine proximité. D'ici, ils ne pouvaient déterminer si la jeune femme était à l'aise ou non, mais peu leur importait, il ne leur incombait pas de faire la morale à l'un de leurs frères. Il n'empêche que l'idée qu'ils avaient eu auparavant continuait à faire son chemin.

Ils cassèrent d'un bruit sec la baguette que la jeune femme (O'Leary) leur avait confié en deux, en tendant un bout à 08. Ils ne souhaitaient pas le voir triste de n'avoir réussi pour l'instant à en récolter aucune. Donc de leur grande bonté, ils partageaient. Ils se tournèrent ensuite vers les gosses, haussant le ton.

Donnez-les nous. Ou les prochains à faire Crac seront peut-être vos cous.  

Ils aimaient ce jeu là.
Ah oui oui vraiment,
C'était très amusant.
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Anna Schomann
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Anna Schomann, Mer 22 Fév - 22:31


J'étais là sans l'être, mon âme semblait m'avoir quitté quand mes yeux s'étaient posés sur l'homme.  Il et je, deux êtres face à face, deux contraires chacun plongé dans un destin lié. Ma respiration s'était accélérée quand je l'avais vu se rapprocher de moi, j'étais attentive au moindre de ses mouvements et  lorsque sa main s'était lentement posée sur ma cuisse j'avais tressailli. Ma confiance altérée par la situation, j'étais incapable d'anticiper ce qu'il pouvait me faire et surtout s'il présageait de se comporter comme il l'avait fait avec les deux élèves juste avant. Nos deux corps s'étaient rapprochés et retrouvaient une distance presque familière, je me retrouvais encore dominée par lui, par sa taille et sa prestance. Nos yeux emmêlés, je distinguais presque les iris si spéciaux que j’avais autrefois admirés sans une once de négativité. À la douce caresse s'était rajoutée l'instrument de puissance, j'étais à présent traité comme un otage, une esclave de ses mouvements. J'avais l'impression d'être devenue une cible, une pièce jetable de ton jeu. La chanteuse s'avançait à notre hauteur pour donner ce qu'il ressemblait à un fragment de baguette, étais-ce ce qu'il prévoyait faire de moi, me détruire, me briser ? Ma main droite relâchée contre le mur s'en allait rencontrer la sienne, se posant délicatement sans ajouter la moindre poids tel une plume emportée par le vent. Mes doigts se superposaient à ceux de mon être masqué pour se glisser sous ma jupe atteignant la bride quelques centimètres plus haut, tout en profitant de cette intimité pour me pencher à son oreille. Mes boucles venaient se poser contre son épaule et mes mots s'échappaient tel un murmure à son égard, mais restaient froids.

« Ai-je eu la naïveté d'avoir cru prétendre devenir spéciale à tes yeux, prend là si telle est la mission. »

Mes yeux s'étaient emplis de déception, caressant la frontière de la tristesse, mais n'avait quittés les siens. J'avais cru possible cette vie où je pouvais dire nous et non toi et moi, j'avais espéré, mais mes seize années me rappelaient à la réalité, me rappelait ma crédulité et cette distance que nous avions. Dans cet espace clos que nous avions créé, j'avais toujours l'impression d'être tienne, d'avoir pu conserver ce lien d'une nuit. Un doux mirage éphémère, mais que je chérissais. Dans un dernier mouvement, je finissais la course de sa main vers ma sangle et quand elle l'eut atteint, je caressais le bord de son masque du bout des doigts et relâchait la mienne pour reprendre ma position initiale, plaquée contre le mur. Pourquoi n'étais-tu qu'un masque ce soir, pourquoi me laissais-tu jouir de cette proximité et me laissais-tu espérer ? Au fond de mon cœur qui battait à tout rompre, j'avais encore un espoir, une lumière qui me criait qu'on ne m'avait pas trahi, pas encore une fois et qui attendait juste un signe pour ne pas se laisser mourir.
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Aileen O'Leary
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Aileen O'Leary, Jeu 23 Fév - 3:50


Ça commence par un *crac* sonore.

Le temps que tu comprennes ce qu'il vient d'arriver
Le temps que tu comprennes que ton monde à changer
De façon irrémédiable

Le *crac* résonne en toi
Tu te rends compte que celle qui était là pour toi depuis ton arrivée à Poudlard
Ne sera plus jamais à tes côtés
Tu te rends compte que tu es la seule réellement désarmée dans la cabane
Qu'encore une fois ta confiance et ton arrogance de vivre t'ont trompée
Tu ne peux même plus compter sur la magie
Ou tes habiletés

Le *crac* se rend jusqu'à tes poumons
Tu commences à avoir chaud
D'un coup
Pourtant tu n'es pas très habillée
La chaleur commence dans ton cœur et se répand
Tu commences à suer un peu plus que d'habitude
Sueur froide
Respiration qui s'accélère

Le *crac* danse sur tes doigts
Tu ne peux pas te permettre de commencer à trembler
Pas devant eux
Collègues
Amis
Masqués
Ennemis

Alors tu prends ton sac entre tes mains
Le serre fort
Pendant que tu peines à retrouver un souffle normal
La tête commence à tourner
La nausée commence à monter

Tu ne sais pas ce qu'il t'arrive exactement
Tu commences à sentir une odeur de sang dans l'air
Comme ce soir il y a 10 ans
Lorsque tu n'étais en contrôle de rien

Le *crac* coule le long de ton dos
Alors tu t'éloignes
Alors tu t'effaces
De toute façon tu ne sais faire que ça
Tu te prends un jus de citrouille
Te colles à côté d'une table pour support
En essayant de te faire oublier

15 minutes

C'est tout ce dont tu as besoin
Tu ne veux pas t'évanouir ici
Même si ta tête tourne
Tu ne veux pas vomir ici
Même si ton mal de coeur empire
Tu ne veux pas trembler ici
Tu n'es pas en bonne compagnie

Alors tu bois ton jus de citrouille
Et tu comptes

1
Tu essayes de boire quelques gorgées
Avoir le sucre pour tenir
Essayer de retrouver un certain contrôle
Sur toi

2
Tu les laisses couler dans ton œsophage
Et tu fermes les yeux
Un instant
Pour oublier le serpent
Que tu es sûre te fixe
Ils sentent la peur ces bêtes la

3
Tu t'attaques à ta respiration
Devenue folle
Tu prends sur toi
Imagine une bulle
Qui monte et qui descend
Concentre ton souffle
Monte
Inspire
Descend
Expire
Tu vas t'en sortir

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Mangemort 67
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 67, Jeu 23 Fév - 10:31


Bonsoir à tous, je ne pensais pas que j'aurais besoin de faire cette remarque, mais le 6ème sens est une chose avec laquelle nous avons beaucoup de peine. Je parle effectivement de l'armoire. À moins que vous ayez fait des recherches poussées sur ce type d'armoire, auxquels cas je vous demanderai de bien m'envoyer par MP les liens des RPs le prouvant, je ne pense pas que vous puissiez d'instinct, au vu des âges de vos personnages, tout d'un coup vous dire que comme par hasard vous savez qu'une armoire à disparaître se trouve dans cette pièce et que vous puissiez l'utiliser sans risque. Merci de faire attention.




Bien, tout était sous contrôle. Du moins, les premiers objectifs du plan étaient atteint sans trop de difficulté. À présent, il fallait s'assurer que tout le monde agirait avec raison. Des sortilèges dans une pièce avec autant de monde feraient très certainement des victimes. Cela serait dommage. Les Mages noirs s'avaient quoi faire, les baguettes. Je m'attendais à ce que certains résistent, légèrement mais pas qu'ils osent nous provoquer. Soit le Château de Poudlard était coupé du monde, ce qui était encore plus inquiétant que ce que j'imaginais, soit nous avions des inconscients dans la salle. Le dernier point était assez inquiétant. Je ne pouvais pas garantir qu'un masqué ne réponde pas à ces propos provocant débiles. Même moi j'avais envie de les tuer, mais d'une manière lente et douloureuse, qu'ils comprennent que le manque d'expérience en combat, en magie était gigantesque. Mais nous n'étions pas là pour nous amuser,

Je me retourne, une question venait d'être posée.

- Non, non mon cher. Nous ne sommes pas là pour donner un cours, ou du moins pas un conventionnel. Nous sommes là pour vous éveiller l'esprit. Les enseignements que vous recevez au Château sont loin de la réalité. Ils formatent votre esprit critique pour que vous ne puissiez pas voir que le Secret Magique est une tare dans notre Société. Héritage d'une crainte des Moldus, nous savons qu'à présent ces lois ne sont là que pour les protéger eux. Vous ne pouvez exploiter votre potentiel qu'ils cherchent à confiner, à vous faire croire que la médiocrité doit être la norme. Mais comprenez que nous nous battons pour les en empêcher.

Je souriais à présent. Je devais faire comprendre le message à nos petites têtes blondes sauf que... Une décida que s'exprimer et de passer pour une tarée était une bonne idée. Pas le temps de réagir que mon amie à écaille plonge sur elle et l'emprisonne presque entièrement, comme pouvait l'être le Directeur de la Maison de Serdaigle. J'intima, en Fourchelang, à Saïca qu'elle pouvait se calmer, malheureusement pour elle, l'heure de manger n'était pas encore venue. J'avançai lentement vers la maligne à la grande bouche.

- Je ne sais pas de quoi tu parles, gamine. Une Alice là-haut ? Je ne crois pas. Nous avons surveillé chaque personne entrant ici. Alors arrête de divaguer. Serait-ce la peur qui te met dans cet état ? Il ne faut pas. Un crac attira mon attention.

- Voyons, cher quatre-vingt onze. Ne soyez pas si dur avec ceux qui agissent avec raison. Ma chère. Je la regarde et me dirige vers elle (Aileen). "La perte d'une baguette est terrible. Mais assure-toi que nous te trouverons une nouvelle amie, nous t'offrirons une nouvelle baguette. C'est ce que nous faisons pour nos fidèles.

Les derniers mots n'avaient été que murmures dans son oreille. Ma bouche s'en était rapprochée, petit à petit, durant mon discours.

- Ne soyez pas idiots ! Je me relève, droit, baguette à la main. "On nous présente comme des êtres sans cœur et cruels qui tuent pour le plaisir. Obéissez, donnez vos baguettes, nous ne les briserons pas. Vous ne le regretterez pas.

Mon animal m'avait rejoint mais était toujours très méfiante. Elle avait de quoi. Ce n'était pas encore gagné.


Dernière édition par Mangemort 67 le Jeu 23 Fév - 11:55, édité 1 fois
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Alexander Hurtson
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Alexander Hurtson, Jeu 23 Fév - 11:51


La peur commence à retomber, te permettant de te remettre en mouvement peu à peu. Elle a laissé place au calcul, à l'analyse des possibilités et des chances. Tu cherches des solutions au problème qui se pose devant vous. Comment régler cette crise? Il n'y a aucun moyen de sortir de cette pièce et le combat n'est certainement pas une solution, vous vous feriez détruire. La ruse alors? Tenter de vous faufiler pour partir? Complètement stupide, ce sont des Mangemorts et non des trolls. Reste la soumission. Seul moyen de préserver ta vie, vos vies à tous.

Tu entends le préfet de Serdaigle qui les interpelle. Veut-il détourner leur attention? En tous cas, tu prêtes l'oreille à la réponse de celui qui semble être leur chef. La fameux discours sur le secret magique. Tu le connais, tu l'as déjà entendu de la bouche de l'un d'eux. Tu n'arrives pas à déterminer s'ils ont tort ou raison. Mais pourquoi pas après tout? Pourquoi ne pas se libérer de ce poids? Par peur de chambouler la société? Il faudra bien que quelqu'un le fasse à un moment ou un autre, d'une façon ou d'une autre.

Tu t'apprêtes à réagir mais un éclat de voix attires ton attention. Il y en a une qui croît qu'elle peut résister. Un sourire s'étire sur tes lèvres. Pauvre inconsciente, veut-elle mourir ici dans cette cabane? Ce soir? En tous cas, ce n'est pas ton objectif à toi. Les masqués bougent et l'un se rapproche d'une autre qui semble être dans une crise de folie. De l'autre côté de la pièce, tu vois Aileen donner sa baguette et le masqué qui la détruit sans hésitations. Tout semble mal parti avec ces têtes brûlées.

Le masqué au Serpent reprend la parole. Il vous enjoint de donner vos baguettes et d'obéir. Il a raison, c'est la meilleure chose à faire. Mais que se passera-t-il s'il détruit ta baguette quand même? Il a beau dire qu'il ne le fera pas, cela ne t'assure en rien de sa bonne foi. Mais as-tu vraiment le choix? Tu sors Clochette de ta poche et avances au milieu de la pièce, en prenant un pas qui se veut assuré. Ne surtout pas montrer qu'il t'impressionne. Surtout ne pas baisser les yeux.

Tu te plantes face à lui et tends ta baguette, le pommeau vers lui et le bout vers toi. Même s'il la prend et qu'il veut te lancer un sort, il ne pourra pas. Clochette n'obéit qu'à toi et même un Mangemort ne pourra la plier à sa volonté. Tu lèves la tête de façon à planter tes yeux dans le masque avant de dire d'une voix ferme, cachant tant bien que mal les trémolos:

"Vous avez raison. Que devons-nous faire?"

C'est déjà la deuxième fois de ta vie que tu demandes des ordres à un Mangemort. La première fois était simplement pour l'appât du gain et de la gloire. Et puis aussi pour te rapprocher du pouvoir qu'ils représentent. Aujourd'hui, il y a plusieurs choses supplémentaires. La peur pour ta vie qui te pousse sûrement à agir ainsi mais aussi quelque chose de plus profond, de plus puissant. Un début de convictions.


Dernière édition par Alexander Hurtson le Jeu 23 Fév - 18:40, édité 1 fois
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