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[Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes
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Rose Layroy
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rose Layroy, Lun 6 Mar 2017 - 20:22


Les événements s'enchaînent tous plus vite les uns que les autres. Tous plus horribles. Tous plus cruels. De cette soirée ennuyeuse ils n'en garderaient tous que des sombres souvenirs. Si cette soirée prend fin un jour. C'est bien malheureusement ce en quoi Rose croit le moins. À un retour à la normale. C'est bien la première fois qu'elle espère un retour à la normale. Elle ne voulait pas être normale ou avoir une vie normale. Tout ce qu'elle faisait, tout ce qui l'incitait à agir n'avait jamais pour source la recherche de la normalité. Elle agissait, se battait pour une autre cause. Elle n'était pas normale. C'était une Layroy. Première Serpentarde d'une longue descendance de Serdaigle. Elle se préparait d'ores et déjà son avenir. Son grand avenir. Sa vengeance. Sa terrible vengeance. On se souviendrait d'elle. En bien ou en mal, le regard des autres lui importait peu. Tout ce qui lui importait était d'agir selon son propre bien, celui de sa famille et celui de ses amis. Les autres importaient peu... Non, ils n'importaient pas. Ces Mangemorts ? Ils étaient un danger, et pour l'humanité magique mais surtout pour elle. La petite n'avait qu'une envie. Leur arracher à tous leur masque pour atteindre leur visage et leur arracher les yeux de ses propres mains. Pourquoi tant de violence de la part d'une si jeune fille ?

Treize ans. Elle n'avait que treize ans mais elle voulait déjà faire couler le sang. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons ? Qui savait ? Pour l'instant ce n'était pas elle la méchante, mais eux. Eux qui faisaient souffrir ses amis. Eux qui brisaient les baguettes de ses camarades. Eux qui détournaient les esprits et les âmes de ceux dont elle ne connaissait rien. Les yeux marins de la sinople passaient sur tous ces visages. De tous ces innocents qui avaient déjà partagé un peu plus de deux ans de sa vie avec elle. Que connaissait-elle d'eux ? Rien... Certains lui étaient même totalement inconnus. À croire qu'ils ne s'étaient jamais croisés dans les couloirs de l'école de sorcellerie. Avec d'autres elle avait pu échanger quelques mots, quelques sorts. Une lui avait déjà sauvé la vie... Enfin, elle l'avait déjà aidé à sauver Peter et elle lui en serait à jamais reconnaissante pour ça, bien qu'elle était trop fière pour le lui avouer. Maintenant sa baguette avait été brisée en deux et elle avait été torturée sous ses yeux et elle n'avait rien pu faire, tétanisée à la fois par la peur et par l'envie de ne pas se faire remarquer pour que ça ne dégénère pas. Si ces stupides masqués se rendaient compte à quel degré cela l'affectait de les voir faire souffrir celle qu'elle connaissait ils se donneraient un malin plaisir à la torturer davantage. Ne rien montrer, garder ce masque pour les protéger. Pour te protéger...

Cela était dur... Cela était trop dur. Elle voulait agir ! Elle voulait se cacher. Elle ne pouvait rien faire. Peut-être l'auraient-ils oublié ? Aucun d'entre eux ne s'est encore approché d'elle. Qu'ils continuent à garder leurs distances. Un feu brûle en elle. Elle souffre. Elle souffre de ne pouvoir rien faire. Elle souffre de devoir rester ainsi, sans agir. Elle avait la possibilité d'en faire énormément après tout. Elle pouvait tenter le tout pour le tout et lancer un sortilège qui déstabiliserait tout le monde, genre une grosse explosion ou un sortilège de brume, d'attaque, n'importe quoi ! Mais il y avait trop de vies en jeu. La sienne, celles de ces inconnus, celles de ces plus connus. Elle tait encore trop faible, trop jeune et pas assez idiote pour agir sans réfléchir ainsi. Elle avait beaucoup trop de chance, si on peut appeler ça de la chance, de louper son sort ou de se faire contrer. Au final elle aurait signé pour sa fin ou au mieux une petite séance de torture. Au pire des cas quelqu'un d'autre souffrirait encore, s’il était possible de souffrir plus que maintenant.

Mais que faisait Kane bon sang ! Pourquoi il/elle n'agissait pas ? Ils en avaient grandement besoin... Puis un ''Hhhhhhhh...'', long, horrible. Du sang qui coule de ses membres. Rose assista alors à son premier cours de torture pour débuter. Elle détestait ça. Tout ce qu'elle arrivait à faire était observer ce corps souffrir, garder un masque indifférent et ne pas oublier de respirer. Ne pas montrer sa peur, ne pas montrer sa grande colère, ne pas montrer sa haine, sa répugnance, son dégoût. Juste être là et ne pas se faire remarquer, ne pas se faire voir. Provoquer ? Que lorsqu'il le faudra. Que lorsqu'il n'y aura plus aucun choix...

_Je me permets.

Le dernier espoir s'envolait pour les élèves. La baguette de Kane était dans les mains du Fourchelang, du chef, de l'imbécile, du monstre... Tant de mots pour définir ce masque rouge qu'elle haïssait tant sans le connaître. Elle n'avait pas envie de le connaître, elle avait envie de le tuer !

_Je crois qu'il nous manque encore une baguette...

Le masque rouge se tourna alors vers elle. Finalement ils ne l'avaient pas oublié. Instinctivement elle tenta de faire un pas en arrière mais ses pieds écrasèrent un morceau de verres éparpillé sur le sol. Crack... Plus un mouvement. Tenons nos promesses. Ne pas reculer. Ne pas montrer sa crainte, sa terreur. Ne pas quitter du regard ce masque, ce frère... Argh... Non, jamais malgré leurs ressemblances elle ne serait comme lui. Que faire ? Dans tous les cas elle n'allait pas la lui donner mais pas le provoquer trop non plus. Chloris s'était loupée.

_Une baguette de plus, de moins. Tu n'es pas à ça près. Nous les prendre pour éviter des représailles je veux bien. Me la prendre alors que je suis la dernière je n'en vois pas l'utilité. Si une seule jeune et frêle troisième année comme moi est capable de mettre à péril l'entreprise d'un Mangemort comme toi je dois bien t'avouer que je doute des capacités de ton ordre. Me la laisser pourrait plutôt prouver ta force tu ne crois pas ? Les Mangemorts ne craignent personne et même si une fillette, une gamine qui apprend encore à jeter ses premiers sortilèges, garde sa baguette soit ils inspirent beaucoup trop la peur pour qu'elle agisse, soit ils sont suffisamment puissants pour contrer les misérables sorts qu'elle serait capable de leur lancer. À moins que ce que l'on m'ait dit depuis que je suis toute petite soit faux et que tu ne sois pas un de ces Mangemorts aux grands pouvoirs. Tu n'es pas faible n'est-ce pas ?

Ne pas les provoquer hein ? Pourquoi elle s'était mise à le tutoyer déjà ? La panique, sans nul doute. Argh... Elle allait s'en prendre plein la figure. C'était une mission suicide, une mauvaise idée ! Au secours ! De sa panique ? Seule sa main crispée sur sa bien-aimée Ultio la témoignait. Sa voix ? Suffisamment calme pour lui permettre de ne pas bafouiller et de ne pas montrer sa haine. Attendre la conséquence de ses paroles. Elle garderait sa baguette ! S'il tentait de s'approcher et de la lui arracher de force elle le mordrait, le grifferait ou le frapperait avec force. Si elle y parvenait...
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Riri Vacuitas
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Riri Vacuitas, Ven 10 Mar 2017 - 2:29


Ils relancèrent une nouvelle fois le sort sans voix qui vocifèrent. Il cherchait à savoir quelque chose, j'étais dans une situation close. Je ne pouvais rien faire à pars jouer avec les mots pour gagner du temps. Jeunot que je suis était ici pour remplir une élite, pas pour contenir une attaque de masque. L'être masqué se mit à chercher ma baguette, je le regardais réaliser sa quêtes et me concentrais sur mon êtres. Les douleurs n'étaient pas importantes, même plutôt négligeable avec le temps. Très probablement crée par l'envol et la crispation provoqué par un réflexe défensif. Je me permet d'être un peu pensif, sur la situation et comment appréhender leur probable exactions. Mais sa voix me sort de mes courtes pensés, pour me ramener dans cette cabanes entre jeune en panne Il a récupéré ma baguette ce n'est pas trop tôt mais j'aurais préféré que ça ne sois pas de si tôt. Il la tendais visiblement au masque rouge. Je me pose peut-être trop de questions, mais la possibilité qu'il soit leur chef me semble être trop évident pour le dire clairement. Je me sens obligé de douter, de me demander s'il n'est pas juste là pour être exécuté ou sacrifié en cas d'attaque ministériel. Je le vis s'éloigner et me voilà désormais abandonné. Je ne m'en plaint pas, je suis même suffisamment seul pour penser librement sans qu'un autre puisse m’empêcher de réfléchir comme je l'entends. Réfléchir sur quoi ? Nous n'avons pas beaucoup de choix. Le masque rouge me donne matière pour rebondir. Il parle à la gryffonne qui parle fort. A-t-il tord ? J'aimerais la liberté de tous mais faut éviter que la liberté de tous remplisse le monde de secousses et qu'il ne devienne qu'une grande course au pouvoir. J'aimerais savoir quoi en penser, quoi imaginer, quoi bâtir et quoi détruire. Tellement de chose à changer, pas là depuis suffisamment longtemps pour avoir le recule sur toute cette histoires. Je suis toujours dans le noir de l'adolescence, remplis de dépendance et de présence en cours. Seul Morphée connaît mes absences.

Mais un sort sortis de sa baguette, touchant le directeur, créant l'animation de l'heure. Du sang se mit à couler de sa poitrine, un son fort mais étouffé sortis de sa gorge. Je le regardais avec un regard surpris alors que son visage semblait crispé. Je ne comprenais pas trop, comptait-ils le tuer ? Le maltraiter ? Le torturer sous nos yeux de morveux ou bien simplement s'amuser avec lui pour patienter ? Pourquoi patienter ? Je me redressais contre le mur, regardais le masque rouge avec un regard que je tentais de réprimer, je n'y pouvais rien. La violence gratuite me révoltait. Fermant les yeux et secouant un peu la tête pour effacer ce regard. Je m'adresse de nouveau à lui, quelques mots en constatant que le directeur se met à baver comme un marmot. Peut-être que c'est son heure … Prenant une voix la plus calme possible alors que mon esprit était en pleine ébullitions. Non je ne les attaquerais pas, mais être intérieurement révolté est compatible. Il y a d'autre moyen de l'exprimer, pas obligé de foncer tête baissée. On peut aussi parler ou juste expliquer. Cette action me semblait incompatible avec ce qu'ils venaient de faire, voulait-ils le faire taire ? Savait t-il des choses que l'on devait pas savoir ? C'est le noir total. La peur, l'impuissance, la méfiance, la prise de conscience, l'adrénaline et l’initiative me firent parler.

« Vous … comptez le tuer ? … Je ne suis pas sur que cela aide au dialogue, à l'écoute et à l'acceptation de votre discours … Non ? »

J'avais tenté de prendre le regard le plus calme possible, le plus détaché possible. Habituellement le regard blasé, mais là il y a danger. La voix suivait le même chemin que le regard. J’espérais que mes mots n'allaient pas me causer de maux. Je ne savais pas comment leur parler, ni même comment ils réagiraient au moindres mots. Je ne savais pas, d'une certaines manière je me disais que je n'aurais pas du parler, qu'ils allaient me lancer un sort et que je serais mort, ils n'ont rien à y gagner … Et moi non plus.
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Anna Schomann
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Anna Schomann, Sam 11 Mar 2017 - 23:32


Nos souffles s'entremêlaient et notre proximité s'amenuisait, sa main parcourant mon corps ne me laissait pas indifférente et dans ce plaisir éphémère, se mélangeait cette tristesse et cette douleur de devoir affronter la réalité. Malgré le contact de nos corps, je me sentais tellement loin de lui.  Dans ce geste si violent, j'avais senti le cuir se détacher de ma peau laissant sans doute une légère marque, sa marque. Dans le son de cette sangle qui heurtait le sol, j'avais senti mon cœur faire un bond et sans doute un dernier. Cette lumière qui habitait encore mon cœur s'amoindrissait devenant peu à peu qu'une faible braise à peine visible dans l'obscurité. Son être déchirait le mien, je n'étais donc qu'un corps qui avait perdu toute valeur une fois la cible atteinte ? Je tentais de retenir ces larmes qui enviaient le chemin sur mes joues, seulement le masque s'approchait de moi une nouvelle fois de moi, pour me saluer d'une caresse plus douce que toutes les autres.

« Tu es bien plus que cela... »

Ses mots se retournaient une nouvelle fois contre moi, un éclair, une décharge, mon corps se réanimait pour laisser cette étincelle de rallumer de mille feux. Ne laissant cette joie si soudaine s'afficher sur mon visage, je laissais pourtant cet éclat briller que pour lui. Pour que son masque voie ce qu'il me faisait ressentir lors de son dernier regard, tandis que sa main longeait une nouvelle fois ma cuisse pour nous séparer une dernière fois. En l'espace de quelques phrases, j'étais passée par tant d'émotions que mon cœur et mon esprit se contredisaient. Il était spécial, spécial à mes yeux comme peu l'avait été, ses mots résonnaient dans mon cœur et malgré ce que tu m'avais fait ressentir, il n'y avait qu'une lettre entre douleur et douceur.

Dans ce temps oublié qu'il avait créé je ne m'étais pas attardée sur les gestes de mes camarades et le retour à ce présent me laissait plutôt perplexe. Les ombres avaient récupéré pratiquement toutes les baguettes et mon regard n'avait pas perdu de vu que ma précieuse n'était pas parvenu entre les mains de ce qu'il s'apparentait être le leader. J'ignorais qu'il existait un leader parmi ces êtres, j'avais imaginé une organisation anarchique, pour la simple raison qu'ils défiaient l'autorité en place.  
L'autorité présente se démarquait néanmoins des autres ombres, prenant la parole par un discours tant instructif sur leur manière de penser, que sur mon propre avenir. Ce discours était destiné à la jolie demoiselle aux cheveux ébènes, mais j'avais l'impression d'être en face de lui à ce moment précis.

« Tu nous demandes arguments, petite ? Ne crois-tu pas que le Gouvernement t'en donne chaque jour un peu plus ? Les Moldus vivent librement, croyant que le monde leur appartient. Nous devons nous terrer comme de vulgaires créatures peureuses. Nous méritons mieux. Nous devons laisser la Magie vivre librement. Vous croyez que le Secret vous protège ? Vous croyez que votre vie est mieux ainsi ? Les Moldus ne respectent pas les créatures qui doivent subir des enchantements pour rester cachées et non profiter du Monde comme elles le devraient. »

J'avais bu ses paroles, cette organisation m'attirait de plus en plus, de nombreux ignorants seraient sans doute déconcertés par ce discours, mais de mon côté je rejoignais leurs idées concernant ce secret qu'il faudrait abroger. Au cours des derniers mois, j'avais beaucoup lu sur ce sujet, notamment sur le cas des créatures magiques et tout ce que le ministère leur avait fait subir pour soit-disant leur protection. Je ne pensais, contrairement à lui que ce n'était pas une question de valeur par rapport aux moldus mais valait-il mieux taire cette pensée pour le moment.

« Tu parles de ton éducation. C'est bien pour cela que nous sommes ici. Nous souhaitons que vous vous rendiez compte des barrières que la Société actuelle vous impose dès votre plus jeune âge alors que vous devriez être libres, tout simplement. Que vous puissiez user de votre magie sans risquer une lettre du Ministère vous annonçant que vous avez enfreint un énième règlement qui nous oppresse, nous sorcières et sorciers. »

Deuxième partie d'un problème relevant de cette société. J'avais vu l’éducation comme un système permettant de créer une future élite destinée à mieux voir le monde, pour l'épouser, le vivre et l'améliorer.  Seulement ce secret magique qui était une règle absolue nous opprimait et dans cette école qui semblait nous ouvrir des portes, ce mirage que nous appellations enseignement n’était ni plus ni moins que du conditionnement. Un dressage permettant pour mieux nous plier aux règles établies. Je ne doutais pas du fait que ne pas utiliser la magie tant que nous ne la contrôlions pas était pour notre sécurité, mais cette liberté enlevée pour toute notre vie était un désastre. Cela plongeait des générations d'enfant dans la solitude d'être différent des autres sans pouvoir s'assumer et des milliers de créatures à être compactées dans des territoires restreints, ne pouvant vivre hors de ces limites.
Sur ces propos qui m'avaient laissé me plonger dans une réflexion intense, l'homme du discours s'était posé prêt de mon directeur. Dans un mouvement rapide, le sang avait imbibé ses vêtements. Yel était certes la seule présence rappelant l'autorité qu'ils combattaient, mais je n'avais pas trouvé intelligent de le blesser comme cela, ils abaissaient leur crédibilité à agir de la sorte. Je détournais les yeux de cette vision cruelle et profitais que ceux des autres soient tournés vers yel pour ramasser sur ma sangle ma potion Lonéat qui y était dissimulée. Je laissais le cuir à terre et cachais pour le moment la petite fiole dans le creux de ma main. Durant ces quelques secondes, je n'avais pas pu empêcher mes sourcils de se froncer légèrement lorsque les cris étouffés s'étaient échappés dans la salle.

*Inutile*

Ce mot qui me paraissait approprié pour définir la réponse de Malena, que cherchait-il dans cette provocation. Mettre les Mangemorts à bout, trouver la limite de leur patience, les pousser à le tuer et ainsi à les rendre monstrueux pour que jamais leur influence nous atteigne, nous les élèves. Cette théorie pourrait marcher, mais était-ce réellement nécessaire de donner son corps, voir sa vie pour une simple question de discours ? Je ne pensais pas. Dans cette suite d'idée, mon préfet décidait de calmer la situation avant même qu'une réplique adverse ce face entendre ou voir. J'étais impressionné par le courage et le contrôle de soi dont il faisait preuve dans cette situation on ne peut plus tendue. Je n'étais pas aussi courageuse que lui, mais j'avais maintenant confiance. Confiance en celui qui avait juré d'une caresse que je resterais sauve. Alors, je prenais place à côté de Riri, essayant de partager sa réflexion et de garder mon directeur.. en vie ?

« Le tuer ne ferait qu'accroître cette peur que nous avons de vous et rendra impossible toute forme de persuasion de votre part. Ce n'est pas votre cible, c'est nous, alors... qu'attendez vous de nous ? »

J'avais marqué une pause, par appréhension de la fin fin de ma phrase. Une partie de moi-même était impatiente de savoir, de connaître, encore une fois. Seulement cette autre partie n'était pas pressée d'entendre la réponse. Mon visage exprimait clairement l'inquiétude face à la santé de mon directeur, mais il s'était légèrement relâchée et durcit pour cette seconde partie de question, plongeant mon regard dans celui invisible de mon interlocuteur.
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Rachel Ester Pasca
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 12 Mar 2017 - 17:08


Chant de douleur dans la nuit, c’était ça d’avoir une âme morte dans un corps vivant et Rachel n’avait presque rien vu venir. Pas assez vite en tout cas pour pouvoir riposter. Le fouet de feu avait vite eu raison de son pull et prenait désormais un malin plaisir à lui ronger le bras. Douleur atroce, paralysante. La sorcière était tombée à terre, lâchant par la même occasion sa baguette. Le premier réflexe était de tirer, bouger, se débattre pour retirer cette chose de son bras, mais plus elle bougeait, plus le feu la brûlait, plus ses blessures devenaient profondes. Des longues et horribles secondes s’écoulèrent tandis que pour une fois la verte ne se posait pas de question. Elle savait, sans même avoir réellement aperçu de masque, qu’elle était tombée une fois de plus dans la gueule béante d’un monstre. L’habitude. Impossible de dire alors qui de Rachel ou d’Ester cessa la première de lutter contre la douleur, en revanche il n’y avait aucun doute quant au fait que c’était Ester qui avait tendu le bras valide pour récupérer leur baguette. Une baguette plus encline à se battre que la dernière, que celle qu’elles avaient perdu, alors autant en profiter. Rachel et Ester craignaient pour la vie de leurs camarades, parce qu’avec un mangemort ici, nul doute que les autres n’étaient pas loin. Voila qui expliquait l’éboulement.

- Electrocorpus.

Un sort douloureux, autant pour la sorcière que pour le monstre. Non, plus pour la sorcière en fait, parce que la douleur l’avait épuisé. Le ne dura que quelques secondes. Rachel n’était pas capable de donner plus et tout ce qu’elle voulait c’était que le sort de l’autre s’arrête. Elle voulait retrouver son bras c’est tout. Titubante, tremblante, en sueur, la verte aurait voulu se battre. Un simple coup d’œil à son bras pourtant l’en dissuada, elle ne tiendrait pas. Elle resta alors là, sans rien faire. Faible comme toujours.
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Kohane Werner
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Kohane Werner, Dim 12 Mar 2017 - 21:13





Pour sauter un fossé, ne faut-il pas reculer pour prendre plus d'élan ? Un pas en arrière pour un bond en avant.
Courber l'échine pour mieux se relever ensuite.
C'est comme prendre les coups, les encaisser en silence avant de savoir les rendre, les uns après les autres. C'est long et fastidieux. Un travail de tous les instants.
Il y a les jours où il faut foncer,
Les jours où il faut s'arrêter.
Les jours où il faut refuser de parlementer,
Les jours où il faut savoir écouter.
Les jours où il faut courir et se rétamer,
Les jours où il faut avoir la présence d'esprit de prendre les chemins détournés,
Passer, virer, se faufiler,
Analyser, observer
Et trouver quand, ou et qui frapper.
Les moments où il faut savoir se taire, simplement regarder.

En silence, j'observe les mouvements des ombres, des silhouettes.
Et les voix qui se répercutent contre les murs viennent agresser mes oreilles.
La lionne trop courageuse qui demande arguments. Etrangement, le masqué semble disposé à lui en donner, des arguments. Toujours la même chose. Refuser de rester terrés, imposer sa présence aux yeux des Moldus et blablabli et blablablo.
Personnellement, ces histoires-là, je n'en ai rien à faire.
Monde Moldu, monde Sorcier, c'est du pareil au même.
Le même vice, la même pourriture. Justice-injustice sur des sons désaccordés dans un univers qui s'effondre.
Monde Sorcier, monde Moldu, qu'importe.
Ce sont les deux qu'il faudrait refaire. Remodeler. En en changeant carrément les racines. Les déterrer, les foutre à la poubelle pour replanter plus beau par-dessus.



Et soudain,
le sang qui se met à couler.
Le sang qui glisse sur le sol de la cabane.
Pas de neige ce soir. Pas de blanc pour aspirer le rouge. Seulement le sol pour boire le liquide.
Je sens mon pouls accélérer. Les images se mêlent, se frôlent et bientôt, je ne parviens plus à faire la part des choses. Entre le bras de Kane sanguinolent et la gorge de la femme, ouverte et laissant échapper le fluide rougeâtre. Je ne sais plus qui est qui. Qui est mort, qui est vivant. Qui est là, sous mes yeux. Qui n'est plus qu'une image floue au fin fond de ma mémoire.
Le Hhhhhhhhhh qui s'élève -fort et audible.
Se répercute sur les murs,
emplit l'atmosphère.
Et soudain je sais.
Ce cri, gémissement de douleur qu'on entend. Le gémissement qui sort de la gorge et se met à vivre.
La femme à la gorge tranchée ne l'avait pas poussé, ce gémissement. Son cri s'était fait avaler par le silence et la neige.
Mais là, là ce n'est pas la même chose.
Parce qu'il n'y a pas de silence sous la douleur. Pas ce soir.
Et soudain, je sais.
C'est elle qui est morte.
Et Kane qui est encore vivant,e.
Elle, est partie depuis bien longtemps -a décollé face à mon impuissance pour lui venir en aide.
Kane est toujours là.
Et... peut-être qu'il faudrait faire quelque chose ?
Parce que j'ai toujours cette rage au fond des tripes contre moi-même. La rage de n'avoir rien pu faire pour la femme. La rage de n'avoir rien fait et de l'avoir regardée crever sans bouger. La rage de m'être retrouvée face à ma propre faiblesse -seulement capable de sauver son assassin.
Alors ce soir...
peut-être qu'on peut faire quelque chose ?



Déjà, une voix s'élève (Rose).
Elle pique, elle vrille, elle attaque.
Et je sens que ce n'est pas la bonne solution.
Ma main dans celle de mon frère se crispe davantage alors que je tourne la tête vers la jeune élève. Je la dévisage le coeur battant. Mais qu'est-ce qui lui prend ?! Quel âge a-t-elle, d'abord ? Que croit-elle pouvoir faire en attaquant de la sorte ? Elle ne fera pas le poids -elle se fera déchiqueter.

Un instant de flottement dans mon esprit et mes yeux passent de la Serpentard à la main de mon frère, que je tiens toujours serrée.
Et la fille continue.
Dans son éternelle provocation. La lutte yeux fermés, tête baissée.
Faites-la taire, bon sang ! Faites-la taire ! Ca ne peut qu'apporter plus de malheur.
Si je le pouvais, je lui fermerais moi-même le clapet. Sauf que... c'est vrai. Je n'ai plus ma baguette.
Son discours continue de se déverser. Sans fin.

- À moins que ce que l'on m'ait dit depuis que je suis toute petite soit faux et que tu ne sois pas un de ces Mangemorts aux grands pouvoirs. Tu n'es pas faible n'est-ce pas ?
Un flash, un éclair, mille et une pensées se bousculent dans ma tête, mille et une images -son interlocuteur pourrait bien cesser de parlementer et là, c'en sera fini d'elle, de nous, de nous tous.
Alors, un sursaut d'espoir m'aide à, enfin, l'ouvrir.
D'une fois forte, adressée à la toute jeune fille qui a complètement perdu la tête :
-Mais tais-toi !

Le cri parti du coeur.
Mon regard affolé, les battements de chevaux dans la cage thoracique.
Tais-toi donc.
Et soumets-toi. Au moins le temps d'en savoir plus.
Attaquer l'Inconnu n'est pas une bonne idée. Il faut se renseigner avant de foncer.
Alors, je t'en prie,
tais-toi petite.



Alors que mon cri est parti, Riri semble vouloir également apaiser le jeu.
-...à l'acceptation de votre discours … Non ?
De quoi parle-t-il ?
Le souffle court, mon attention se dirige vers le préfet des Aigles.
Et une autre prend le relai :
- Le tuer ne ferait qu'accroître cette peur que nous avons de vous et rendra impossible toute forme de persuasion de votre part. Ce n'est pas votre cible, c'est nous, alors... qu'attendez vous de nous ?
Les rouages tournent, turbinent. Ils négocient la vie de Kane ? Le sang qui a déjà coulé... c'est déjà beaucoup pour ce soir. Autant éviter que d'autres atrocités soient commises.

Un regard rapide lancé en direction de mon frère étoilé.
Il continue de briller malgré tout.
Dingue, hein ?
Il est beau dans la nuit.
Et me donne une douce flamme de courage. Mais plus de ce courage aveugle qui fait foncer dans les murs. Non.
Le courage, au contraire, de dire oui, de dire j'écoute, de dire je m'incline.
Pour un temps, du moins.

Alors je m'avance un peu, finis par lâcher sa main qui me rassurait.
Le contact physique brisé mais la présence toujours là.
Je le sens, le respire. Je sais qu'il est là. Cette pièce manquante, mon âme jumelle, je sais sa présence même sans sentir sa peau contre la mienne. Connectés par un fil invisible, rien ne peut nous séparer. Et certainement pas une distance de quelques pas.
Je m'avance un peu, timidement, presque.
Mais j'ai envie de mettre un terme à cette attente angoissante.
Rompre le fil, tomber.
Tomber pour de bon.
Faire exploser la bombe, si bombe il y a. Car, de toutes les façons, impossible de la désamorcer.
Alors oui, j'avance.

-Elle a raison, je prononce d'une voix que j'essaie d'avoir sans trémolos. Pourquoi... pourquoi êtes-vous ici ce soir ?

Inspire
Expire.
Ils veulent parlementer. Sinon, ils nous auraient déchiquetés depuis bien longtemps.
Ils veulent dire quelque chose.
Quoi ? Aucune idée.
Je ne mesure pas encore l'importance de la bombe qu'ils s'apprêtent à nous lancer en pâture.
Mais puisqu'ils sont là pour ça, puisqu'ils ne repartiront pas sans avoir atteint leur but, puisque nous ne sommes pas de taille à les obliger à partir, alors écoutons-les.
Si ce n'est que ça qu'ils demandent.
Ecoutons-les seulement.

De toutes les façons, en ce qui me concerne, je n'ai plus rien à perdre.
Au moins eux ne prétendent pas prôner une justice inexistante, des valeurs depuis longtemps anéanties dans une monde qui s'effondre.
Alors, oui,
pourquoi pas
les écouter ?

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Mangemort 87
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 87, Lun 13 Mar 2017 - 4:51


Emprunt du LA de Rachel pour lui permettre de rejoindre la soirée.
Si ça convient pas, MP.

et la langue de feu s’enroula à son bras
cobra au poison brûlant
jeunette la prochaine fois tu sauras
qu’il faut se méfier
écouter à l’affut
les susurrements des ombres
vérifier qu’il n’y a de rochers
agitant les ondes
ou juste cachant
des anguilles douloureuses

ou même des anguilles rondes et translucides prenant sous l’eau les lueurs d’un axololt monstre au sourire désarmant peut-être oui quand elle ne regarderait pas qu’elle croirait n’avoir affaire qu’à de vulgaires sacs en plastiques moldus se prendrait-elle les pieds dans les filaments roses des méduses
il fallait qu’elle se rappelle à un moment où un autre qu’être humaine piquait
coupait
brûlait

alors enfant promets toi
tu retiendras de penser
à t’assurer qu’il n’y a de sonnettes
à moins que tu ne souhaites devenir
l’objet de jeu d’un tu plus sombre que toi
d’un tu qui te tuerait en un tutoiement
en un chatoiement de la lumière du temps

tracatrap c’est le bruit que fait la pelle lorsqu’elle s’effondre contre le fil actionnant la bille ronde qui bientôt se catapultera et d’un effet cachalot bombardera londres
enfant rappelle toi que les douleurs ici bas ne sont toujours qu’un commencement que si tu ne fais attention à toi tu crèveras il faut que tu ouvres les yeux que tu gardes en tête ce dont l’être humain est capable

87 tu tapes trop t’es trop cassante
tu causes trop t’es trop trappante
trippante ?
c’est ce qui causa ta perte

c’était pas prévu pourtant toi tu voulais juste blesser alors pourquoi soudainement tout rimait comme des conseils de la prévention tu voulais juste entendre crier sous les brûlures que tu lui imposais quand tu le voulais autant que tu le voulais alors pourquoi ces arrières pensées presque qui aime bien châtie bien t’es de quelle planète 87 parfois je me dis que t’es juste pas réelle que t’es qu’un amas de mots une luciole de fiction

avec bien trop de pulsions

alors que reptilienne
tu entreprends de te couler vers elle
elle parvient à jeter un sortilège offensif
et pas des moindres
t’avais déjà passé des gens à la broche avec
une chance que la douleur l’empêche de viser juste

dans ton mouvement pour esquiver son sort t’as dû desserrer ta prise et voilà que son bras marqué se libère un peu trop oh d’un côté elle le méritait bien vu comment elle avait bataillé avec ta langue de feu tu prendrais soin plus tard de rouvrir les plaies tu aimais bien faire ça tu étais un couteau un couteau planté dans un nuage de fumée

des secousses agitaient ta proie
il était temps de passer en mode gentille
d’embarquer la princesse et la livrer à tes frères d’armes
qui s’amusaient bien à l’intérieur
c’était pas juste que tu sois seule à la porte
d’un côté tu pouvais que comprendre
de l’autre tu pouvais que leur en vouloir
mais ce ne serait eux que tu attaquerais ce soir
et tu n’allais pouvoir t’amuser à immobiliser 400 gosses à la fois
si celle là avait pu se ramener qui assurait que le prochain n’était un auror
libère toi les mains 87

d’un Incarcerem tu la saucissonnas et filas l’offrir aux nouveaux maîtres des lieux tu avais changé 87 tu obéissais trop tu le sais t’aurais pu t’amuser avec elle voir ce qu’elle arrivait à supporter et ensuite l’achever mais non non tu devenais chaque jour un peu plus responsable et maintenant tu résistais même aux envies de bac à sable

décevante
cette nouvelle naissance
tu ressembles de plus en plus
à qui tu cherchais à oublier
le sais-tu ?

une sorcière ligotée est portée en mode princesse jusqu’à la salle de réunion et jetée à terre sitôt ton entrée confirmée « Une Rodeuse » tu murmures entre les dens tant de haine contenue ça revenait peu à peu mais tu ne voulais la faire partir avec un malus et d’un coup de poignard laissa son bras partiellement rongé par les flammes se libérer avant de partir tu posas tes lèvres contre la nuque du mangemort le plus proche et lui susurras « vous avez pensé aux sorts anti-tranplanage ? » avant de repartir veiller


la méduse silencieuse
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Azaël Peverell
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Azaël Peverell, Lun 13 Mar 2017 - 11:27


Elle t'a bien suivi. Elle a déposé sa baguette. Ta soeur est donc hors de danger à présent. Ils n'ont plus rien à lui reprocher. Tu pousses un léger soupir de soulagement. C'est bizarre. T'as pas l'habitude de penser aux autres en premier. Mais avec elle, c'est un réflexe. Si jamais il lui arrivait quelque chose alors que tu es là, tu ne t'en remettrais jamais. Alors pour une fois, tu laisses quelques neurones se connecter, et t'empêche l'alcool de gérer la situation. Juste toi. Et sa main dans la tienne, qui serre. Qui partage sa chaleur, sa force. Qui rassure parce qu'elle est là, et qu'elle n'est pas froide. Elle vit, et c'est tout ce qui compte. Et un murmure s'échappe de ses lèvres.

-Quel dommage que les seules étoiles qui se soient invitées soient mortes et plus noires que les ténèbres elles-mêmes

Tu lui lances un regard, et tu finis par étirer un léger sourire. T'es pas d'accord avec ce qu'elle vient de dire. Parce que les Mangemorts, c'est pas des étoiles. C'est juste des gens sous des masques qui ont un certain sens de la mise en scène, tu dois bien l'avouer. Ils sont même plutôt flippants. Mais c'est pas pour ça que leurs idées sont mauvaises. Mais là n'est pas la question. Toi, tu vois bien une étoile présente qui brille. Qui éblouit même. Son rayonnement est si grand, t'as peur de t'en éloigner pour te retrouver à nouveau dans les ténèbres. Alors tu réponds, tout aussi bas.

- Tu es une étoile qui brille tellement qu'elle repousse l'obscurité. Alors tout va bien.

Il suffit qu'elle continue de briller. Et pour ça, t'es prêt à la protéger. Tu regardes enfin un peu plus autour de toi. Certains résistent, tu ne peux t'empêcher de les trouver totalement stupides. Face à ce genre de situation, le mieux est de ne pas attirer l'attention. Même toi tu l'as compris, pourtant, tout le monde s'accorde sur le fait que t'es pas un génie. Une perte de baguette de la part du préfet des bleus, mais un masqué que tu connais l'aide à la chercher. Enfin à sa façon quoi.

Toi, tu ne bouges pas. Tu restes à ta place, au côtés de ta soeur étoilée, sa main dans la tienne pour être bien sûr de ne pas la perdre. Certains tentent de parlementer, mais le Seigneur des Ténèbres parle. Et tu ne peux t'empêcher de l'écouter. Parce qu'encore une fois, t'es plutôt d'accord avec lui. Et à force d'entendre répéter certaines choses, tu finis par les retenir. Mais il a à peine fini son petit discours que le directeur des bleus se fait entendre. Tu l'avais presque oublié celui-là. D'ailleurs, il aurait mieux valu pour lui que ça reste comme ça. Parce qu'apparemment, t'étais pas le seul, et que maintenant, il se retrouvait à se faire couper. Le sang coule. Tu ne dis rien. Tu te contentes de regarder, spectateur sans coeur. Parce que lui, tu ne le connais pas. Bien peu de vies importent dans cette pièce, et t'es pas là pour jouer au héro avec ceux qui n'en valent pas la peine.

Le Seigneur des Ténèbres demande la dernière baguette qui reste. Celle d'une gamine de ta classe. Sauf qu'elle essaie encore de parlementer. Du haut de ses douze ou treize ans, tu te demandes bien d'où elle pense pouvoir faire le poids. Elle ferait mieux de la fermer, un adulte est déjà en train de se faire torturer. Mais une fois de plus, tu gardes le silence. Tu la regardes juste d'un air blasé. C'est pas du courage, c'est juste de la stupidité. Mais si elle veut vraiment y rester, c'est son problème, pas le tien. Sauf que ta soeur intervient. Sa main quitte la tienne, elle s'avance, elle dit à la gamine de se taire. Ce n'est pas un acte de rebellion de sa part. Alors tu ne te fais pas trop de souci. Tu te contentes d'approcher de quelques pas à ton tour. Juste pour rester à son niveau. Qu'elle sache que t'es là, quoi qu'il arrive.

Et les questions s'enchaînent. Riri, une autre aigle, puis ta soeur. Toujours les mêmes qui reviennent. Que font-ils ici, et qu'attendent-ils de vous ? T'aimerais bien le savoir aussi. Et t'aimerais bien qu'on te file une autre réponse que celle habituelle qui consiste à expliquer que le secret magique c'est nul, et qu'il faudrait plus de liberté. Parce ça, t'as fini par intégrer, et ça répond pas des masses à la question de base. Tu suis la scène avec attention. Même si tu ne parles toujours pas. T'en vois pas trop l'intérêt. Les questions intéressantes viennent d'être posées.

Une Masquée intervient. Celle que t'as vu dans la forêt de Pré-au-Lard avec le Seigneur des Ténèbres. A croire qu'ils sont vraiment là au grand complet. Elle amène une élève. Que tu reconnais. C'est une amie de ta soeur étoilée. Elle est déposée au sol, ligotée. Tu crispes légèrement les mâchoires.

Edit Lizzie : Bonjour Azaël. Conformément au Règlement RPG, il est interdit d'utiliser le libre-arbitre d'autrui sans son autorisation : Rachel n'est pas inconsciente à ce stade du RP. Si vous l’aviez obtenu, merci de le préciser dans l’entête de votre post. Le cas échéant, merci d'éditer votre RP afin de corriger cela et de faire plus attention à l'avenir. Cordialement.


Dernière édition par Azaël Liderick le Mar 14 Mar 2017 - 11:29, édité 1 fois
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Malena Kane
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Malena Kane, Lun 13 Mar 2017 - 22:26


Je fermais les yeux. Me concentrais sur ma respiration. Inspirer. Expirer. Calmer les battements de mon cœur. Empêcher toute transformation non maîtrisée. Pour l’instant ça allait. Il me semblait tout au moins.

Ma salive roulait sur ma joue. Les gouttes de sang tombaient de ma cuisse comme des larmes pourpres et chaudes. Moi je ne pleurais pas. Je me contentais d’ouvrir les yeux, de nouveau apaisé, et de regarder les élèves. Particulièrement celle qui parlait. Marchandait.

Trop calme. Elle était trop calme. Elle n’avait pas l’air de comprendre qui était en face d’elle. La jeune inconsciente avait quoi… Douze ans tout au plus. Et elle avait l’air de tenir tête à ses parents. Elle ne pensait sans doute pas craindre grand chose de plus qu’une interdiction de sortie pendant quelques jours. Et de fait, elle ne risquait pas grand-chose. Non.

C’est moi qui risquais le plus gros. Car plus les élèves parlaient et marchandaient, plus les masqués allaient s’énerver. Et d’après ce qu’ils avaient dit, ils ne comptaient pas faire de mal aux élèves. Mais moi… Moi je n’étais pas un élève.

Je déglutissais difficilement – sans langue c’était compliqué – et me contentais d’un « Hhhh hhh hhhh ! » qui voulait dire « Ferme ta gu*ule ! » en langage langue collée au palais.

Certains semblaient avoir le regard rivé sur moi. Une fille, salvatrice, lui lança en pleine poire ce que j’avais voulu dire précédemment. Et d’un « Mais tais-toi ! », elle l’envoyait paître. Je soufflais, peut-être trop bruyamment, soulagé par ce qu’elle venait de dire, et je fermais de nouveau les yeux.

Ne pas paniquer. Ne pas paniquer. Inspirer. Expirer. Ecouter les voix. Une nouvelle venait d’arriver, indiquant qu’il y avait eu une rôdeuse. Et m*rde. La dernière personne manquante, sans doute. Personne ne s’en sortirait aujourd’hui. Surtout pas moi.

J’avais signé pour ça mais je n’avais pas pensé que cela puisse être aussi difficile. Car même si mon corps protégeait au moins ces petites têtes mal faites, le sentiment d’impuissance qui me gagnait avait tendance à accélérer mon rythme cardiaque. Inspiration. Expiration.

Les élèves semblaient prêts à écouter. Ils posaient même des questions moins absurdes. Ils demandaient pourquoi ils étaient là. Première question intelligente depuis le début de ce cauchemar. Avec un peu de chance, leurs motivations seraient enfin dévoilées, et mon calvaire écourté.

Inspiration. Expiration.
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Mangemort 67
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 67, Dim 19 Mar 2017 - 16:51




LA des MM accordés

Que faire ou que dire face à tant de stupidité ? Il fallait que je reconnaisse que pour des gosses, ils avaient du cran. Mais pas dans le bon sens du terme, si je n'avais pas le plan en tête, certains seraient déjà morts depuis longtemps. C'était aussi simple que cela (si le pouvoir de protection du LA n'existait pas, certains seraient déjà en train de recréécrire une répartition pour un nouveau personnage à l'heure actuelle). Et il fallait qu'une insiste encore. Obligée de tenir tête mais pour quelle raison ? Elle n'était rien et continuerait à l'être pendant encore très longtemps si elle persistait dans cette voie.

Et son long discours était complètement vide, sonnait vide, peut-être comme sa caboche si je la cognais contre le plancher à mains nues et peut-être que si j'insistais encore un peu, son crâne se fendrait et ainsi cela confirmerait qu'il n'y avait rien dedans. Sauf que notre tentative de séduction des petits élèves censés être jeunes et insouciants de la vie ne fonctionnerait pas si du sang d'une de leur camarade venait à gicler à travers la pièce

- Ma très chère, tu n'as rien compris. Si je demande des baguettes c'est pour éviter que vous jouiez aux plus malins mais surtout pour éviter que mes masqués ou moi-même ne réagissions trop exagérément, avec excès, à vos tentatives vaines. Vois-tu ? Il serait dommage qu'il te manque une partie de ton corps ou de voir ta vie s'en aller parce que tu nous provoques trop inutilement. Nous avons parfois des réactions trop rapides. Alors maintenant arrête de te croire maligne et donne-nous ta baguette.

Ma belle à écailles se plaça face à cette greluche écervelée pour lui faire comprendre le message. Une attaque de sa part et c'était un gueule de venin qui s'abattait sur elle.

Une petite voix frêle attira mon attention. Ou peut-être elle n'était pas frêle mais j'en avais eu l'impression ou avais-je envie qu'elle soit, qu'importe finalement.

- Tu as raison. Personne ne devrait mourir ce soir, si tout le monde agit comme nous le demandons. Ne t'inquiète pas.

Je place mon bras autour de son épaule et lui murmure.

- Ne crains rien. Un sourire se dessine sous mon masque sang.

Il faisait partie de ceux qui avaient écouté rapidement. Il devait y avoir à faire avec lui. Cultivons la graine de la jeunesse pour qu'elle grandisse encore et encore. Nous sommes rejoint, petit à petit. La raison agit, la peur semble s'estomper, je crois, je l'espère.

Je m'éloigne et regarde ceux qui paraissent enclins à écouter. Je fais un signe à 08 et 91 de rassembler les rebelles (Rose, Chloris, ...) dans un coin, loin de ceux dont j'avais intimé de se rapprocher de moi (bon pas que un signe, un petit signe de tête et un amenez-les dans ce coin" avaient été nécessaires pour me faire comprendre). 28 et 82 s'étaient rapprochés de moi à leur tour afin d'accueillir réellement nos petites têtes blondes coopératives. Le reptile s'assurait que les rebelles ne gâchent pas encore tout.

Mais je ne pu commencer le discours attendu, le vrai, avec des faits concrets, qu'on me livrait une petite retardataire tout saucissonnée. Espérons qu'elle ne nous fasse pas perdre encore plus de temps, il fallait qu'on avance. Car, on ne peut l'arrêter, le temps, nous en avions déjà assez perdu comme ça.

- Oh, oh. Tiens donc. Bonsoir mademoiselle. Il ne faut pas en vouloir à mon amie, elle veut s'assurer que tu ne joueras pas à l'héroïne comme les deux là-bas. Puis-je compter sur toi ?

Il fallait encore attendre un peu mes agneaux. Je ne comptais pas vous trahir ou vous envoyer à Azkaban. Je devais m'assurer des intentions de chacun avant de livrer quelques informations et je n'avais pas non plus envie de me répéter...

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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 22 Mar 2017 - 15:32


La douleur lui venait par vagues, un peu plus forte à chaque fois. Un peu plus dévastatrice. Ce n'était néanmoins pas assez pour le monstre, ce n'était jamais assez pour les monstres et c'est pourquoi une corde vînt vite la compresser, l'étouffer, la blesser encore plus. Chaque mouvement, même ceux infimes de la respiration, rendait la soirée plus insupportable encore. Comme s'il y avait eu le moindre risque qu'elle ne s'enfuit. Pour la verte qui n'avait jamais réellement souffert ni physiquement ni moralement, les derniers mois étaient un choc. Comme un troll que l'on se prenait en pleine face, portant elle savait que rien ne pourrait jamais lui faire plus de mal que la morsure du feu. Elle était une fille de la glace et de l'hiver après tout.

Rachel grimaçait de douleur à chaque pas, mais ne pleurait pas. On la conduisait à l'intérieur de la cabane, mais elle n'était plus aussi certaine de vouloir s'y rendre. Des Mangemorts ici... encore une preuve de l'incompétence de Kholov. Lui qui autorisait des sorties hors de l'école par les temps qui couraient et à des heures pas permises, mais qui ne concevait pas qu'un élève puisse avoir plus de deux amis. Ce soir ce n'était donc pas envers le monde ou les monstres que l'étudiante était en colère, mais bien contre les imbéciles. Ce soir c'était ça qui la ferait tenir. Elle perdrait peut-être un bras au passage, mais elle ferait tomber ceux qui lui avaient fait du mal. Promis !

L'autre la jeta aux pieds de ses collègues, lui envoyant une vague de douleur supplémentaire. Une rôdeuse, elle ? C'était pourtant eux qui n'avait pas été invité. Rachel aurait d'ailleurs voulu le signaler en leur montrant la lettre qu'elle avait dans sa poche, pourtant elle ne fit que se tortiller, faisant fi de la douleur, pour échapper à un coup de poignard qui la tuerait sans doute. Tentative vaine puisque le monstre s'approchait plus vite qu'elle ne reculait, l'étudiante fema alors les yeux. Prête à souffrir, elle attendait un coup qui ne vînt jamais. On venait de libérer son bras, mais pourquoi ? Pour Rachel, que les Mangemorts avaient déjà tant fait souffrir, c'était un geste qui n'avait pas de sens. Cela semblait faux.

- Oh, oh. Tiens donc. Bonsoir mademoiselle. Il ne faut pas en vouloir à mon amie, elle veut s'assurer que tu ne joueras pas à l'héroïne comme les deux là-bas. Puis-je compter sur toi ?

La verte en perdit son souffle. Pire encore que la douleur, la peur. Ce masque, ce regard, cette voix... tant de mauvais souvenir qu'elle souhaitait oublier. C'était lui qui hantait ses nuits depuis plusieurs mois. C'était lui... Lui. La colère et la haine s'emparèrent de la sorcière qui cessa de gémir, préférant ne pas leur faire cet honneur. Elle acquiesça néanmoins à sa question. Elle ne ferait rien, puisqu'elle ne pouvait rien faire dans son état, mais un jour... un jour il paierait !


Dernière édition par Rachel Ester Pasca le Ven 24 Mar 2017 - 10:01, édité 1 fois
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 08, Jeu 23 Mar 2017 - 15:57


Il observa ses amis masqués qui récupéraient les baguette une à une. Pour certaines, c'était bien plus compliqué que d'autres. A croire que la plupart avaient l'âme de résistants et que notre ordre ne symbolisait rien pour eux. Riri avait l'air d'avoir perdu sa baguette. Il pensait que c'était une façon au garçon de jouer les rebelles. Il aimait bien ça après tout. Il le savait.

28, sublime incarnation, vint lui laisser un baiser au goût trop furtif pour qu'il lui laisse une trace indélébile. De leur côté, Ils s'étaient occupés de retrouver la baguette de l'aigle. Finalement il l'avait bien paumé, il n'avait pas essayé de jouer les héros. 67, en étendard de la Liberté, prit la parole et répondit à l'effrontée. Son discours était le reflet exact de la vérité, et il souriait sous son masque aux mots de son Maître, qui résonnaient avec beaucoup de cohérence en lui.

Puis il regarda son Maître aller vers le trou de balle qui, accessoirement, dirigeait la maison Serdaigle. Comme exemple pour tous ceux qui voulaient jouer à Super Sorcier, il entailla la cuisse de l'homme, laissant un peu de sang qui émerveilla ses yeux. Le Maître alla ensuite vers une élève qui n'avait pas encore remis sa baguette, la dernière, la surplombant de toute sa silhouette obscure.

Visiblement, la gamine avait une confiance en elle-même à terrasser un lion. La tirade qu'elle lança à 67 avait dû lui donner l'envie de la buter sur place, chose qu'il aurait fait volontiers lui aussi. Mais il resta étrangement impassible en répliquant et en lui envoyant Saïca devant elle histoire qu'elle ferme un peu se gueule. Et Kohane éleva même la voix contre l'impertinente, lui intimant également de se carrer ses idées bien profond dans l'oignon. Enfin elle l'avait pas dit comme ça, mais il le perçut ainsi.

Il observa ensuite son Maître qui semblait d'une humeur câline. Il alla réconforter Riri qui s'inquiétait du sort de son Directeur, en lançant quelques mots moralisateurs auquel le Maître donna une réponse encore plein de bon sens. Si tout le monde obéissait et que personne jouerait au héros, il n'y avait pas de raisons que cette journée se finisse mal -normalement-.

Anna également, avait élevé la voix en protestation de ce que l'on faisait subir au directeur de Serdaigle. Il l'observait, espérant que son Maître n'élèverait pas la voix contre elle comme il l'avait fait contre la brunette. Autant il se foutait du sort de la plupart des élèves présents, autant il ferait en sorte que l'Océan s'en tire indemne. Puis Kohane prit également la parole, défendant l'idée de la belle.

Finalement le Maître nous dit, à Ils et Il, de nous occuper des éléments perturbateurs et de les emmener dans un coin légèrement à l'écart. Il alla pointer sa baguette sur la brune (Rose) tandis qu'Ils allèrent s'occuper de bouger Chloris.

- Lève-toi et va dans le coin là-bas, où je t'y emmène de force.

Il avait fait un signe de tête vers le coin qu'avait désigné son Maître pour que la gamine y aille. Puis il y avait le grand serpent, Saïca qui allait s'assurer que les deux minettes restent bien sagement assises là où on leur avait demandé.

C'est là qu'une voix nous sortit temporairement de notre petit manège. 87 était revenue avec un cadeau. Un cadeau qui accessoirement lui rappelait une soirée de plaisirs délectables. C'était Rachel. Elle avait l'air d'avoir le poignet mal en point. Il demanda alors à Ils de veiller sur les gamines dans le coin, tandis qu'il alla près de 87. Il sentit ses lèvres s'approcher de sa nuque, quelques mots. Tien, c'est vrai, ils n'avaient pas encore installé cela. Il laissa un "Je m'en occupe" à l'oreille de la belle.

Une fois le chat parti, il alla un peu à l'écart du monde et pointa sa baguette vers le toit de la cabane. Il y laisserait beaucoup d'énergie, mais c'était nécessaire.

- Anthemius Vocania Maxima Continuate !
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 67, Jeu 23 Mar 2017 - 19:32






Merci Miss d'avoir posté aussi rapidement.


Ainsi donc la dernière arrivée était la plus intelligente, elle avait compris qui nous étions réellement. Pas de tentative stupide, en même temps dans sa situation, cela s'avérait compliqué. Mais son acquiescement me rassura. Nous avions déjà assez perdu de temps, il fallait avancer à présent, enfin annoncer ce qui devait l'être depuis le début.

Cela n'était pas évident de leur faire entendre raison à ces petites têtes, qu'importe leur âge, ils semblaient déjà tous sur de qu'ils étaient et avaient déjà les idées bien arrêtées. L'Ordre du Phénix était-il passé avant nous pour tenir un discours opposé au nôtre ? Non, non. Nos partisans nous auraient prévenu. Ils étaient tout simplement inconscients du danger. Bien, cela ferait de la chair à canon si cela s'avérait nécessaire.

Je laissai le saucisson sur place. Elle avait compris que c'était sa place. Je rejoignais le groupe des moins-pénibles. Je voulais qu'on forme un cercle, comme pour discuter librement. Mes deux acolytes masqués postés à ma gauche et ma droit et ensuite les élèves pour donner une jolie forme géométrique.

- Nous voilà enfin arrivés à quelque chose de plus calme. Où nous pouvons tous discuter, se faire entendre. Sans crie, sans attaque, sans quoique ce soit qui puisse nous couper. Certains d'entre vous nous ont déjà rencontrés, individuellement. D'autres ont prouvé leurs valeurs déjà mais il est temps de passer à la vitesse supérieur. Il est temps que vous coopériez ensemble pour faire avancer notre cause au sein de Poudlard. Je sais ce que vous encourez, j'espère que vous le savez aussi. Nous faisons le nécessaire pour vous protéger. Nous vous gardons à l’œil, ne vous en faites pas. Silence, je les laisse comprendre, prendre connaissance de la portée de mes propos. "Il faut savoir que je sais que certains d'entre vous ne sont pas convaincus par ce que nous propageons. Mort, destruction, peur. Nous souhaitons vous faire ouvrir les yeux, que vous réalisiez que le Gouvernement est dépassé et qu'il est grand temps de changer d'air. Et c'est ici que vous intervenez. Qui serait prêt à faire passer notre message aux autres élèves ? En personne ou par des moyens qui permettront à son identité de rester cacher. Qui ? Regardez-vous, faites vous confiance vous êtes alliés après tout, vous êtes nos alliés.

J'avais pris une voix respectueuse et qui montrait que j'étais enclins à discuter calmement. Je poussais leur esprit critique à naître et réaliser dans quel monde d'illusions ils vivaient.

Ainsi, la deuxième étape était enclenchée. Allaient-ils comprendre qu'en agissant bien, pour nous, la soirée se dérouleraient sans heurt ? Puis qui oserait se lancer ? À visage découvert. Ils étaient pas seuls, nous étions dans le même camps. Peut-être certains montraient patte blanche pour se faire bien voir mais retournerait leur veste, c'est pour cela que je n'avais pas dévoilé l'entier du plan. Car, c'était une belle surprise qui attendait nos valeureux jeunes sorciers qui gagneront notre confiance.


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Chloris Hareka
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Chloris Hareka, Jeu 23 Mar 2017 - 20:53


J'avais déposé les armes. Je ne valais pas mieux que ces gens dans la pièce. Je me faisais pitié. J'avais lâché l'arme la plus puissante que j'avais sur moi. Ils allaient récupérer nos baguettes pour mieux nous tuer avec. J'étais certaine qu'ils ne nous épargneraient pas. On finirait mort ou gravement blessé. Ou pire. Bouffé par cet affreux serpent qui venait d'entrer en scène. J'avais posé des questions et je savais qu'ils n'aimaient pas ça. Et je le comprit en me prenant un #Bloclang informulé. Bon et bien je crierais dans ma tête alors. Au moins, je ne dérangerais personne. Si seulement je savais faire des sorts informulés, je l'aurais contré ou aurais enlevé ce fichu sort. L'un d'eux répondit à mes interrogations et j'en fus d'ailleurs surprise...

Tu nous demandes arguments, petite ? Ne crois-tu pas que le Gouvernement t'en donne chaque jour un peu plus ? Les Moldus vivent librement, croyant que le monde leur appartient. Nous devons nous terrer comme de vulgaires créatures peureuses. Nous méritons mieux. Nous devons laisser la Magie vivre librement. Vous croyez que le Secret vous protège ? Vous croyez que votre vie est mieux ainsi ? Les Moldus ne respectent pas les créatures qui doivent subir des enchantements pour rester cachées et non profiter du Monde comme elles le devraient. Il marqua une pause. Tu parles de ton éducation. C'est bien pour cela que nous sommes ici. Nous souhaitons que vous vous rendiez compte des barrières que la Société actuelle vous impose dès votre plus jeune âge alors que vous devriez être libres, tout simplement. Que vous puissiez user de votre magie sans risquer une lettre du Ministère vous annonçant que vous avez enfreint un énième règlement qui nous oppresse, nous sorcières et sorciers.

Mer**. Ce discours tenait tellement la route que si je n'avais pas rencontré une des leurs, j'aurais presque pu les rejoindre... C'était convaincant. Vraiment. Ils avaient raisons sur le principe que nous devrions être libre, mais j'en savais assez sur eux pour connaître leurs actes cruelles et dépourvu de pitié. Ils tuaient et torturaient sans aucun remord. Ils avaient une idée en tête et étaient prêt à tout pour arriver à leurs fins. J'avais peur que le monde vire aux sombres. Peur que ces gens aux idéologies mortelles prennent le pouvoir. Dans ma tête, je priais pour que personne ne songe que ces balivernes étaient vraies. Balivernes pour moi, parce qu'elles cachent la réalité de leurs actes. Mais le pire là dedans, c'est qu'ils avaient raison. Pourtant, je ne voulais pas les croire. Parce que je savais. Les autres, j'espérais, qu'ils ne soient pas assez stupides pour tendre la main à ses monstres. Je voulais protester, leur cracher qu'ils mentaient et que personne ne devaient les croire. Pourtant, aucun son ne sort de ma bouche. Je l'ouvre en vain.

- Oh, vous essayez de vous exprimer peut-être Je pense que vous voulez ajouter que vous êtes d'accord avec ce que je viens de dire, n'est-ce pas ? Être emprisonné de la sorte est loin d'être agréable. Le Gouvernement resserre chaque jour un peu plus ses serres acérées, quelle ironie.

MENTEURS ! Je voulais crier. Je voulais m'échapper d'ici. J'étais en colère. Mon cœur battait si fort que je le ressentais. Je l'entendais. Il voulait sortir et il s'acharnait. J'en avais presque mal. Je voulais grogner ou montrer mon mécontentement mais je ne pouvais pas aligner trois mots et agir n'aurait servi à rien. J'aurais tué tous les gens autour de moi. Je respirais profondément alors que mon cœur se révoltait dans mon corps frêle.

-Regardez ce qui arrive à ceux qui n'obéissent pas, ceux qui veulent forger votre esprit comme ils le souhaitent. Diffindo.

L'adulte (Malena) fut frappé par le sort. Et bizarrement, mon cœur arrêta de tambouriner. Il se serra. Au point qu'une expiration difficile sortit de mes lèvres. Du sang coulait, la robe que j'avais trouvé belle, se teintait de sang. De rouge Andrinople. Mon cœur compresser ne me laissa pratiquement pas le temps de respirer. Il m’oppressait et je souffrais silencieusement. J'étais venue ce soir pour me détendre et voilà que ma blessure se rouvrait. Mon gouffre s'écartait, séparant mon cœur en deux, ma poitrine ne se soulevant que faiblement et lentement. J'allais m'évanouir si je ne respirais pas. La disparation de ma mère et ma tentative de suicide refit surface et je dus me concentrer et me battre pour ne pas que mes genoux cèdent. Alice était là et me susurrait des mots doux pour me calmer. Une minuscule larme roula tandis que je m'essuyais discrètement le front. Complètement déstabilisée et dépassée par la situation. Je prenais une immense inspiration et ma tête tourna, des vertiges me prirent mais je continua de me battre pour rester debout et ne pas montrer ma faiblesse devant ces hommes aussi inhumains soit-il. J'étais révoltée et si je n'étais pas consciente que la vie de mes camarades étaient en périls, j'aurais sauté sur ces individus pour les étouffer, leur crever les yeux et leur couper la langue jusqu'à même y mettre le feu avant de la retirer. Je voulais qu'ils souffrent. Mais finalement, ne serait-ce pas inutile de faire cela ? Je serais devenue une criminelle. Je ne voulais pas finir comme eux d'une manière ou d'une autre. Mais je me sentais faible d'avoir donné ma baguette. Je me sentais nue et c'était comme si j'avais trahi ma maison. Mon courage lionnesque. Mon impulsivité. J'avais tout laissé pour tenter de faire survivre les autres. Normalement, nous étions censé nous sacrifier pour les autres, payer de notre vie pour en sauver d'autres pas de se soumettre à des Mangemorts. Je ne me sentais plus à ma place et c'est comme si je replongeais dans mon gouffre. Non. Je m'accrochais au paroi et tentais de remonter. J'avais réussi à m'en sortir à peu près, ce n'était certainement pas pour m'y replonger aussi rapidement. Je ne voulais pas d'une deuxième descente aux enfers.

Un masqué se retourna vers Rose pour lui demander sa baguette. Ils n'épargnaient personne. Elle, elle ne lâcherait rien. On le voyait dans ses yeux. Mais il fallait qu'elle s'y plie. Sinon ce serait l'adulte qui prendrait. Et voir le sang était déjà assez insupportable pour qu'on le tue devant nos yeux. Non, non, non. Surtout pas ça. Ce serait le meilleur moyen pour que ça tourne très très mal. Parce que je ne trouverais qu'une solution. Me venger. Me jeter sur les mangemorts et en finir avec eux. Je deviendrais totalement inconsciente au monde qui m'entourait. Mais là n'était pas le problème. Là c'est que Rose répondait ce que j'aurais voulu dire. Une voix souffla un "Tais-toi" à la suite et pourtant je l'aurais volontiers étripé. Rose nous faisait gagner du temps. Elle laissait le temps à Riri de réagir. J'avais confiance en lui. Il avait l'air déterminé et je n'aurais pas pu dire mais je savais qu'il avait quelque chose en tête. Et puis Ils ne la tuerait pas. Comme certain le disait, s'Ils tuaient, Ils n'arriveraient à rien. Ils nous effrayeraient et n'obtiendraient rien de nous.

Puis un corps est déposé à terre. Rachel. Elle est là. L'un d'entre eux l'a vivement blessé. Je voudrais sauter sur mes pieds, aller vers elle, lui tenir la tête et lui dire que tout se passera bien, comme elle l'avait fait pour moi. Mais je ne peux pas. Un geste brusque et je sais qu'Ils tueront tout le monde. Je ne peux pas bouger. Je souffre en silence. Les sanglots ne sortent même pas de ma gorge. Voilà qui est probablement le plus dur. Je respire difficilement. Encore une fois. Trop de sang à ma vue pour que je tienne. Je m'effondre à genoux. Je m'assois par terre. Je contemple la scène. Je suis absente. C'est comme si mon corps réagissait mais mon esprit non. Je me vois. Je suis assise. Mais je me vois en dehors de mon corps. C'est une sensation bizarre... Suis-je morte ?

Un mangemort, visiblement le chef, parla. Je ne l'écoutais pas, je n'existais plus à ce moment là. Je regardais mon corps. Je voyais des petites larmes roulées et se perdre dans ma longue jupe grise. "Lève-toi et va dans le coin là-bas, où je t'y emmène de force. " Retour brutal dans mon propre corps. Comme projeté contre un mur. Je ne suis qu'une être faible. Je pleure alors que les autres se contiennent. Les autres sont plus courageux qu'une Gryffondor. Je ne suis qu'un être sans importance. Je ne résiste pas. Je ferme les yeux. Je respire lentement. Je prends mon temps. J'ai le temps. Je me lève en m'accrochant au mur le plus proche de moi et j'expire bruyamment, comme un râle. Je ne suis déjà plus humaine. Je suis le masqué. Je ne dis rien. J'espère que Rose ne posera pas de problème.

Je vais dans le coin que le Mangemort nous montre. Je m'assois. Je n'ai pas la tête à me battre. Et puis. Je sais qu'une fois que Rose sera assise, par automatisme, je lui prendrai la main pour la remercier du temps précieux qu'elle nous a fait gagner tandis que je ne pouvais déjà plus parlé. Je sais que, comme une petite fille, je me rapprocherai d'elle pour nous calmer. Me rassurer si elle l'est déjà.

Le chef reprend la parole. J'écoute. Je ferme les yeux. Une larme roule encore. Je bouge la tête en signe de négation. Plus pour moi que pour eux. Je pense qu'Ils ont déjà saisi que je ne serai pas avec eux. Je respire et ferme les yeux plus fort. Je ne veux pas voir. Je ne veux pas savoir qui sera assez lâche pour les rejoindre. Je ne veux pas voir les traîtres. Plutôt mourir que de rejoindre leur rang. Ces rangs qui tue et torture sans pitié. Le pire, c'est que cette organisation ce cache derrière des idées. Des idées qui ne leurs servent que de prétexte. A ce moment là, je ne souhaite qu'une chose. Crier que je ne serai jamais avec eux. Mais Ils le savent. Alors à quoi bon crier ? Alice. Tu es révoltée. Je t'entends et je suis dans le même état que toi. Mais tu ne possèdes pas assez mon corps pour me pousser au combat et je ne suis pas encore assez inconsciente pour y aller.
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Alexander Hurtson
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Alexander Hurtson, Jeu 23 Mar 2017 - 21:26


Une fois ta reddition effectuée, tu regardes les gens se rendre aussi un par un Visiblement ils sont assez intelligents pour comprendre que c'est votre seule et unique chance de survie. Les défier maintenant ne serait que pure folie et signerait à tous les coups votre arrêt de mort. C'est d'ailleurs ce que vont faire deux filles complètement inconscientes. Elles osent répondre et défier leur autorité. Tu esquisses un sourire. Les pauvres... On ne défie pas un Mangemort impunément. Tu as toi-même tenté une fois de faire le malin face à l'une d'entre eux. La voix et la froideur de celle-ci t'avaient tout de suite calmé.

D'ailleurs, quand on parle du loup, on en voit la queue. On plutôt la silhouette. Tu sens quelqu'un se glisser dans ton dos et une voix familière te dire: "Bonsoir, petit. Tu te souviens de nous ?" Frisson d'effroi qui te parcours. Tu as beau tenter de paraître sûr de toi, le souvenir de cette terrifiante rencontre et première approche des masqués reste ancré en toi. Et être aussi proche de l'un d'entre eux n'aide pas le moins du monde à t’apaiser. Tu hoches la tête, lui faisant ainsi comprendre que oui, tu te souviens d'elle. Plutôt bien même. Elle a changé ta vie et ta façon de voir le monde.

Grâce à elle le petit garçon guidé seulement par l'ambition et la soif de pouvoir s'est mis à douter. Et si finalement c'est ça que tu cherchais? Pas forcément le pouvoir absolument mais plutôt un moyen d'ouvrir les yeux à la société? Tes objectifs se sont effondrés, fissurés par juste une rencontre. Et voilà que désormais il y a cette rencontre avec eux, dans une cabane. Où ils viennent encore semer le trouble dans ton esprit, vous dire que vous êtes manipulés et que les lois sont oppressantes. Leur chef à raison, le Ministère vous contrôle trop. Pourquoi empêcher les sorciers d'user de leur magie? Il est vrai que le monde moldu risquerait d'en pâtir. Es-tu prêt à risquer la vie de ton père? Es-tu prêt à risquer la vie de milliers de gens? C'est pour l'instant la seule chose qui te retient de vraiment leur prêter serment. Car après tout, ils ont raison sur tous les points.

Peu après, une autre silhouette apparaît. Elle tient en respect une autre personne que tu reconnais être Rachel Pasca qui semble visiblement avoir voulu s'inviter à votre soirée. Tu essayes de ne pas croiser son regard pour éviter de perdre ta détermination déjà vacillante. Le chef des Mangemort lui adresse la parole, lui demandant s'il pouvait parler sans qu'elle ne le dérange. Aucune réponse de sa part alors le voilà qui reprend son discours à votre attention.

- Nous voilà enfin arrivés à quelque chose de plus calme. Où nous pouvons tous discuter, se faire entendre. Sans crie, sans attaque, sans quoique ce soit qui puisse nous couper. Certains d'entre vous nous ont déjà rencontrés, individuellement. D'autres ont prouvé leurs valeurs déjà mais il est temps de passer à la vitesse supérieur. Il est temps que vous coopériez ensemble pour faire avancer notre cause au sein de Poudlard. Je sais ce que vous encourez, j'espère que vous le savez aussi. Nous faisons le nécessaire pour vous protéger. Nous vous gardons à l’œil, ne vous en faites pas. Il faut savoir que je sais que certains d'entre vous ne sont pas convaincus par ce que nous propageons. Mort, destruction, peur. Nous souhaitons vous faire ouvrir les yeux, que vous réalisiez que le Gouvernement est dépassé et qu'il est grand temps de changer d'air. Et c'est ici que vous intervenez. Qui serait prêt à faire passer notre message aux autres élèves ? En personne ou par des moyens qui permettront à son identité de rester cacher. Qui ? Regardez-vous, faites vous confiance vous êtes alliés après tout, vous êtes nos alliés.

Pendant qu'il parlait, tu t'es reculé contre le mur sur lequel tu t'es laissé glissé, perdu dans le flux ininterrompu de ses mots, tentant de ne pas en perdre le fil. Tu sens que le moment est critique. Il vous demande d'être un agent infiltré à l'intérieur de l'établissement. Es-t-il conscient des risques que cela implique? Il dit que oui, mais tu as du mal à le croire. Que sais-t-il vraiment lui qui a déjà tout le pouvoir? Tu te retiens de le lui demander. Comme tu te retiens de demander ce que vous avez à y gagner. La dernière fois que tu as demandé ça à un Mangemort, tu as failli y laisser la vie. Pour eux, il est clair que vous n'y gagnez rien si ce n'est leur considération et leur éventuelle confiance. Que faire? Que dire? Et puis surtout devant les autres... Tu n'as confiance en aucun d'entre eux. Surtout pas en Liderick. Il serait capable d'aller te balancer aux autorités. Pourtant... C'est ton seul moyen d'espérer te rapprocher d'eux un peu plus. Tu leur poseras la question sur les moldus plus tard, pour l'instant il ne faut pas y songer.

Comment leur répondre? Plusieurs options s'imposent à toi mais aucune ne semble aller. Une est trop lâche, une autre trop impétueuse alors qu'une autre encore est trop prétentieuse. Il te faut trouver un juste milieu. Tu prends une grande inspiration et leur répond, d'une voix déterminée:

- Je suis éventuellement un de vos hommes. Mais j'aimerai en savoir un peu plus avant de me lancer s'il vous plaît. Non pas que je ne sois pas déterminé à servir votre ordre mais tout cela est encore un peu flou et j'ai besoin d'être éclairé. Qui devons-nous recruter? Avec quels moyens? Quelles sont nos garanties? Nous sommes peut-être des élèves et nous adhérons peut-être à vos idées mais cela ne veut pas dire que nous sommes prêts à vous suivre aveuglément.

En espérant qu'il ne prenne pas cela comme de l'insolence et qu'il veuille bien répondre à ta question. Tu le regardes lui, et seulement lui. Tu ne veux pas voir la réaction des autres après cette déclaration. Peut-être un soupçon de honte. Une partie de toi qui pensait que la lumière était encore possible. Celle à qui tu viens de mettre un bon coup. De toutes façons, le doute n'est plus possible. Il est trop tard pour reculer.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Azaël Peverell, Ven 24 Mar 2017 - 18:12


T'es toujours aux côtés de ta soeur étoilée. Pour être sûr de pouvoir la protéger si jamais quelque chose tourne mal. T'es prêt à tout pour elle. Tu veux juste être certain que tout se passera bien, et qu'il ne lui arrivera rien. Elle a cependant l'air prête à écouter les Mangemorts sans essayer de s'opposer à eux à présent, et ça te rassure. Rachel a l'air également d'avoir compris qu'elle ne doit pas faire de bêtise, puisqu'elle acquiesce aux propos du Seigneur des Ténèbres lorsqu'il s'adresse à elle. Les deux perturbatrices sont éloignées dans un coin par d'autres masqués. A présent, les choses sérieuses peuvent commencer.

Une fois n'est pas coutume, t'es prêt à écouter ce qu'on a à te dire. Alors tu restes silencieux lorsque le chef des mages noirs prend la parole. Tu te contentes d'écouter.

- Nous voilà enfin arrivés à quelque chose de plus calme. Où nous pouvons tous discuter, se faire entendre. Sans crie, sans attaque, sans quoique ce soit qui puisse nous couper. Certains d'entre vous nous ont déjà rencontrés, individuellement. D'autres ont prouvé leurs valeurs déjà mais il est temps de passer à la vitesse supérieur. Il est temps que vous coopériez ensemble pour faire avancer notre cause au sein de Poudlard. Je sais ce que vous encourez, j'espère que vous le savez aussi. Nous faisons le nécessaire pour vous protéger. Nous vous gardons à l’œil, ne vous en faites pas. Il faut savoir que je sais que certains d'entre vous ne sont pas convaincus par ce que nous propageons. Mort, destruction, peur. Nous souhaitons vous faire ouvrir les yeux, que vous réalisiez que le Gouvernement est dépassé et qu'il est grand temps de changer d'air. Et c'est ici que vous intervenez. Qui serait prêt à faire passer notre message aux autres élèves ? En personne ou par des moyens qui permettront à son identité de rester cacher. Qui ? Regardez-vous, faites vous confiance vous êtes alliés après tout, vous êtes nos alliés.

T'es en accord avec ce qu'il dit. T'en as assez de devoir te cacher sous prétexte que le Gouvernement accorde plus d'importance à la protection des Moldus qu'à la votre. Tu veux que les choses changent. Lorsque tu les as rencontré dans la forêt de Pré-au-Lard, ils avaient déjà réussi à te faire réfléchir à leurs propos par la suite. Tu n'as pas pu t'empêcher d'y resonger. Cet appel à la liberté, il ne peut pas te laisser indifférent. S'il y a bien une chose que tu recherches, c'est ça. Alors oui, leur idéologie te paraît meilleure que celle qui régit la société actuelle. D'autant plus que tu pars du principe que ça pourrait difficilement être pire.

T'es donc prêt à donner un coup de main comme tu le peux. A faire ce qu'on te demande. Pour que les choses changent, enfin. Pour ne plus être ignoré, pour ne plus être un simple gamin que tout le monde prend de haut. Le Frotte Manche a l'air prêt aussi. Il est d'ailleurs le premier à prendre la parole à ce sujet, en posant tout de même ses conditions. Il veut en savoir plus, il se méfie encore. Toi… Moins. Tu commences à vraiment vouloir changer les choses. A vouloir participer. Pour devenir quelqu'un. C'est peut être égoïste. Mais t'en as marre d'obéir sans te poser de questions, sous prétexte que c'est comme ça. Aucune autre raison, aucun autre explication, à part la peur du changement chez la majorité des gens. Alors t'avances d'un pas. Et tu prends la parole juste derrière le préfet des Pouffys que tu peux pas saquer, parce que, pour une fois, t'es d'accord avec lui.

- J'suis prêt à l'faire. Mais j'préfère protéger mon identité.

Et tu dis ça au milieu d'autres élèves, en présence du Dirlo des Aigles. T'espères vraiment que ça ne te nuira pas. Que le géant au serpent a raison, et que tu peux parler sans peur ce soir. Tu plantes ton regard dans le sien, déterminé. Tu préfères cacher ton identité pour l'instant, parce que t'as pas envie de te faire virer de Poudlard alors même que tu n'as plus qu'un peu plus d'un an à y faire. T'es quand même assez lucide pour savoir qu'il te faut tes ASPICs pour faire quelque chose par la suite.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rose Layroy, Lun 27 Mar 2017 - 18:41


LA de Chloris accordé

Les mots s'étaient échappés de sa bouche, beaucoup trop rapide, beaucoup trop néfaste. Il était certain qu'elle allait finir en bouilli. Écrasée comme un insecte par la puissance du redoutable masque rouge. Avec un peu de chance, elle mourrait sous les crochets du grand serpent. La crainte, le doute passent avant la haine. La petite les avait provoqués ce qui était une très mauvaise idée, mais que voulez-vous ? Elle voulait gagner du temps et ne pas perdre sa bien-aimée, sa sœur d'âme. Pour la petite sinople il ne restait plus que trois choses dans cette pièce qui importaient vraiment : ce Mangemort en face d'elle, sa baguette et elle-même. Comme dans une bulle, oubliant les nombreuses vies qui l'entouraient, oubliant la mort qui rôdait. Rose aurait pu faire bien pire pour la sécurité de tous les élèves si une voix ne lui avait pas crié :

_Mais tais-toi !

Ce fut un électrochoc qui la saisit. La petite sursauta et chercha du regard celle qui l'avait interpellée. Puis elle vit la douleur. Celle de Kane. Bien sûr qu'ils n'allaient pas la tuer. Ce serait un très mauvais message à passer. Par contre Kane... Sa vie était bien plus en danger que la sienne et sa douleur était bien trop grande. Non, aucune mort ne devait être causée par sa faute. Elle voulait sauver des vies, pas les voir partir. Le masque en face d'elle lui répondit :

_Ma très chère, tu n'as rien compris. Si je demande vos baguettes c'est pour éviter que vous jouiez aux plus malins, mais surtout pour éviter que mes masqués ou moi-même ne réagissions trop exagérément, avec excès, à vos tentatives vaines.

*Vaines tentatives... Grrr... Pourquoi suis-je trop faible pour pouvoir t'arracher les yeux avec mes mains ? Vous pouvez agir exagérément, mais moi aussi. Vous faites souffrir les personnes autour de moi, mais pourquoi ? Pourquoi avez-vous besoin de tant de violence ?*

_Vois-tu ? Il serait dommage qu'il te manque une partie de ton corps ou de voir ta vie s'en aller parce que tu nous provoques trop inutilement.

*Si tu crois que je crains pour ma vie. En ce moment je crains surtout pour celle des autres. Ma vie n'a pas vraiment de grande importance. Elle n'a pas de poids, pas d'impact. Sinon cela ferait longtemps que Kane ne gémirait plus ainsi.*

_Nous avons parfois des réactions trop rapides. Alors maintenant arrête de te croire maligne et donne nous ta baguette.

Puis le grand serpent se plaça tout près du visage de la petite. Cette situation était beaucoup trop insupportable. Une multitude d'idées passaient dans l'esprit de la petite. Des idées destructrices, de vengeance, une envie folle de soigner Kane et d'atténuer les douleurs de chacun, et en même temps la peur de voir son secret s'échapper d'un seul coup. C'était ce serpent qui allait la rendre folle. Si celui-ci commençait à lui parler elle craquerait et s'en serait fini pour elle. Cette créature à écailles lui faisait bien plus peur que tous ces assoiffés de sang humains. Ce n'était pas l'animal en lui-même, mais ce qu'il pouvait lui faire faire. Son visage se crispa et sa main serra encore plus fort sa bien-aimée et elle obéit. Doucement, avec une haine non cachée dans ses yeux, elle tendit Ultio vers le masque rouge. Plus un mot, plus un regard, mais des pensées. *T'as pas intérêt à l'abîmer de quelque façon que ce soit sinon je me fiche de la vie de n'importe qui ici j'égorge ton animal écailleux.*

C'était un horrible coup pour son ego de devoir renoncer ainsi. Elle n'aimait pas renoncer, s'avouer vaincue, se sentir tellement impuissante. Mais tout s'acharnait contre elle. Ils avaient tous renoncé et elle était la dernière. Elle était seule et bien trop jeune. Bien trop inexpérimentée. Bien trop faible. Petite poupée de chiffon pourquoi tu ne peux pas devenir un monstre à écailles ? Masque rouge ne s'occupa plus de la petite et se fut le tour d'un sous-fifre de s'occuper d'elle. Une nouvelle baguette se pointa sur elle. *C'est ça, nargue moi le masqué* Résignée, la tête haute et toujours fière la petite se rendit dans le coin qu'on lui avait assigné où se trouvait déjà Chloris. Elle s'assit les jambes tendues (elle commençait à regretter de porter une jupe si courte. Cela aurait tout de même été plus confortable si elle avait pu être en tailleur.), le dos extrêmement droit et les mains sur ses cuisses. Elle devait se forcer à respirer pour pouvoir garder son calme. Elle ne voulait pas non plus croiser le regard de Chloris. Pas pour l'instant. Avec un peu de chance, ou de malchance plutôt, celle-ci devait être comme l'autre qui lui avait hurlé de se taire, elle devait lui en vouloir de ne pas avoir donné sa baguette directement et d'avoir ''parlementé'' avec l'ennemi. Elle n'avait pas envie de croiser son regard accusateur, si elle en avait un. La petite sentit cependant une main chaude saisir la sienne. Surprise elle tourna la tête vers sa camarade rouge rebelle. Leurs regards se croisèrent et ces deux yeux qu'elle avait en face d'elles n'étaient absolument pas haineux. Non, elle ne lui reprochait pas ses actes. Finalement elles étaient les deux seules vraies rebelles par ici. Les deux seules à réellement vouloir se battre. C'est pour ça qu'elles étaient mises à l'écart, parce qu'elles leur posaient problème. Les deux plus jeunes devaient leur paraître les plus écervelées, pour elle elles étaient les plus censées. Elles étaient surtout seules et Rose le savait. Si les Mangemorts s'énervaient ce seraient elles qui en subiraient les sortilèges. La hache de guerre mythique était enterrée entre les deux maisons rivales et ensemble elles surmonteraient cette épreuve. Elles ne pouvaient faire qu'une seule chose, attendre.

Elle se remit à regarder devant elle et observer les autres. Ceux qui n'avaient pas trop résisté ou qui tout simplement étaient intéressés. Le masque rouge dévoila alors ce qu'il attendait des petites têtes blondes qu'ils étaient et c'était bien ce que craignait la fillette. Il voulait qu'ils soient leurs intermédiaires et qu'ils propagent les valeurs mangemoresques au sein de l'école. De simples pions, ils n'étaient que de simples et fragiles pions entre leurs mains sales. Si certains acceptaient il était certain qu'ils finiraient six pieds sous terre. Un frisson se fait sentir à côté d'elle. La lionne garde les yeux fermés et des larmes s'échappent de ses yeux. Oui, c'était écœurant. Oui, c'était révoltant. Mais que pouvaient-elles faire ? Elles avaient essayé, elles avaient échoué. Dans sa volonté de devenir plus ouverte aux autres et moins calculatrice la petite se décida alors de prendre Chloris par les épaules et de la tenir contre elle, pour la réconforter un peu. La verte continua tout de même à porter une très grande attention à ce qu'il se passait devant elle et ce qu'elle entendit la terrifia. Le premier fut un stupide Pouffy' puis un Serpy'. Ils avaient craqué. Ils voulaient en faire partie. Ils étaient d'accord. Ils allaient le faire. De nouveau une incroyable colère s'empara d'elle. Comment osaient-ils ? Étaient-ils aveugles à ce point ? La Layroy doutait fortement que ceci était une tactique de leur part pour faire gagner du temps ou éviter de se faire tuer et pouvoir retourner leur veste plus tard. Le Pouffy' avait été l'un des premiers à donner sa baguette. Il était celui qu'elle haïssait le plus...
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