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[Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes
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Rose Layroy
Serpentard
Serpentard

Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rose Layroy, Lun 27 Mar 2017 - 18:41


LA de Chloris accordé

Les mots s'étaient échappés de sa bouche, beaucoup trop rapide, beaucoup trop néfaste. Il était certain qu'elle allait finir en bouilli. Écrasée comme un insecte par la puissance du redoutable masque rouge. Avec un peu de chance, elle mourrait sous les crochets du grand serpent. La crainte, le doute passent avant la haine. La petite les avait provoqués ce qui était une très mauvaise idée, mais que voulez-vous ? Elle voulait gagner du temps et ne pas perdre sa bien-aimée, sa sœur d'âme. Pour la petite sinople il ne restait plus que trois choses dans cette pièce qui importaient vraiment : ce Mangemort en face d'elle, sa baguette et elle-même. Comme dans une bulle, oubliant les nombreuses vies qui l'entouraient, oubliant la mort qui rôdait. Rose aurait pu faire bien pire pour la sécurité de tous les élèves si une voix ne lui avait pas crié :

_Mais tais-toi !

Ce fut un électrochoc qui la saisit. La petite sursauta et chercha du regard celle qui l'avait interpellée. Puis elle vit la douleur. Celle de Kane. Bien sûr qu'ils n'allaient pas la tuer. Ce serait un très mauvais message à passer. Par contre Kane... Sa vie était bien plus en danger que la sienne et sa douleur était bien trop grande. Non, aucune mort ne devait être causée par sa faute. Elle voulait sauver des vies, pas les voir partir. Le masque en face d'elle lui répondit :

_Ma très chère, tu n'as rien compris. Si je demande vos baguettes c'est pour éviter que vous jouiez aux plus malins, mais surtout pour éviter que mes masqués ou moi-même ne réagissions trop exagérément, avec excès, à vos tentatives vaines.

*Vaines tentatives... Grrr... Pourquoi suis-je trop faible pour pouvoir t'arracher les yeux avec mes mains ? Vous pouvez agir exagérément, mais moi aussi. Vous faites souffrir les personnes autour de moi, mais pourquoi ? Pourquoi avez-vous besoin de tant de violence ?*

_Vois-tu ? Il serait dommage qu'il te manque une partie de ton corps ou de voir ta vie s'en aller parce que tu nous provoques trop inutilement.

*Si tu crois que je crains pour ma vie. En ce moment je crains surtout pour celle des autres. Ma vie n'a pas vraiment de grande importance. Elle n'a pas de poids, pas d'impact. Sinon cela ferait longtemps que Kane ne gémirait plus ainsi.*

_Nous avons parfois des réactions trop rapides. Alors maintenant arrête de te croire maligne et donne nous ta baguette.

Puis le grand serpent se plaça tout près du visage de la petite. Cette situation était beaucoup trop insupportable. Une multitude d'idées passaient dans l'esprit de la petite. Des idées destructrices, de vengeance, une envie folle de soigner Kane et d'atténuer les douleurs de chacun, et en même temps la peur de voir son secret s'échapper d'un seul coup. C'était ce serpent qui allait la rendre folle. Si celui-ci commençait à lui parler elle craquerait et s'en serait fini pour elle. Cette créature à écailles lui faisait bien plus peur que tous ces assoiffés de sang humains. Ce n'était pas l'animal en lui-même, mais ce qu'il pouvait lui faire faire. Son visage se crispa et sa main serra encore plus fort sa bien-aimée et elle obéit. Doucement, avec une haine non cachée dans ses yeux, elle tendit Ultio vers le masque rouge. Plus un mot, plus un regard, mais des pensées. *T'as pas intérêt à l'abîmer de quelque façon que ce soit sinon je me fiche de la vie de n'importe qui ici j'égorge ton animal écailleux.*

C'était un horrible coup pour son ego de devoir renoncer ainsi. Elle n'aimait pas renoncer, s'avouer vaincue, se sentir tellement impuissante. Mais tout s'acharnait contre elle. Ils avaient tous renoncé et elle était la dernière. Elle était seule et bien trop jeune. Bien trop inexpérimentée. Bien trop faible. Petite poupée de chiffon pourquoi tu ne peux pas devenir un monstre à écailles ? Masque rouge ne s'occupa plus de la petite et se fut le tour d'un sous-fifre de s'occuper d'elle. Une nouvelle baguette se pointa sur elle. *C'est ça, nargue moi le masqué* Résignée, la tête haute et toujours fière la petite se rendit dans le coin qu'on lui avait assigné où se trouvait déjà Chloris. Elle s'assit les jambes tendues (elle commençait à regretter de porter une jupe si courte. Cela aurait tout de même été plus confortable si elle avait pu être en tailleur.), le dos extrêmement droit et les mains sur ses cuisses. Elle devait se forcer à respirer pour pouvoir garder son calme. Elle ne voulait pas non plus croiser le regard de Chloris. Pas pour l'instant. Avec un peu de chance, ou de malchance plutôt, celle-ci devait être comme l'autre qui lui avait hurlé de se taire, elle devait lui en vouloir de ne pas avoir donné sa baguette directement et d'avoir ''parlementé'' avec l'ennemi. Elle n'avait pas envie de croiser son regard accusateur, si elle en avait un. La petite sentit cependant une main chaude saisir la sienne. Surprise elle tourna la tête vers sa camarade rouge rebelle. Leurs regards se croisèrent et ces deux yeux qu'elle avait en face d'elles n'étaient absolument pas haineux. Non, elle ne lui reprochait pas ses actes. Finalement elles étaient les deux seules vraies rebelles par ici. Les deux seules à réellement vouloir se battre. C'est pour ça qu'elles étaient mises à l'écart, parce qu'elles leur posaient problème. Les deux plus jeunes devaient leur paraître les plus écervelées, pour elle elles étaient les plus censées. Elles étaient surtout seules et Rose le savait. Si les Mangemorts s'énervaient ce seraient elles qui en subiraient les sortilèges. La hache de guerre mythique était enterrée entre les deux maisons rivales et ensemble elles surmonteraient cette épreuve. Elles ne pouvaient faire qu'une seule chose, attendre.

Elle se remit à regarder devant elle et observer les autres. Ceux qui n'avaient pas trop résisté ou qui tout simplement étaient intéressés. Le masque rouge dévoila alors ce qu'il attendait des petites têtes blondes qu'ils étaient et c'était bien ce que craignait la fillette. Il voulait qu'ils soient leurs intermédiaires et qu'ils propagent les valeurs mangemoresques au sein de l'école. De simples pions, ils n'étaient que de simples et fragiles pions entre leurs mains sales. Si certains acceptaient il était certain qu'ils finiraient six pieds sous terre. Un frisson se fait sentir à côté d'elle. La lionne garde les yeux fermés et des larmes s'échappent de ses yeux. Oui, c'était écœurant. Oui, c'était révoltant. Mais que pouvaient-elles faire ? Elles avaient essayé, elles avaient échoué. Dans sa volonté de devenir plus ouverte aux autres et moins calculatrice la petite se décida alors de prendre Chloris par les épaules et de la tenir contre elle, pour la réconforter un peu. La verte continua tout de même à porter une très grande attention à ce qu'il se passait devant elle et ce qu'elle entendit la terrifia. Le premier fut un stupide Pouffy' puis un Serpy'. Ils avaient craqué. Ils voulaient en faire partie. Ils étaient d'accord. Ils allaient le faire. De nouveau une incroyable colère s'empara d'elle. Comment osaient-ils ? Étaient-ils aveugles à ce point ? La Layroy doutait fortement que ceci était une tactique de leur part pour faire gagner du temps ou éviter de se faire tuer et pouvoir retourner leur veste plus tard. Le Pouffy' avait été l'un des premiers à donner sa baguette. Il était celui qu'elle haïssait le plus...
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Riri Vacuitas
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Riri Vacuitas, Lun 27 Mar 2017 - 19:45


Il fallut très peu de temps pour que l'on me rejoigne. La première personne à me rejoindre, c'était elle. C'était Anna. Une autre personne se fit entendre, c'était Kohane. Toute les deux se demandaient ce qu'ils attendaient de nous. Ce qu'ils voulaient obtenir de nous. Pourquoi est-ce qu'ils nous avaient choisit. On pouvait se poser la question, on devait se poser la question avec le moins d'agitations possible. De mon coté je ne voyais que la vie de mon directeur qui serait fini dans moins d'une heure si on arrêtait pas son labeur. Puis une élève arrive, et quelle entrée. Un Mangemort s'occupe d'elle et je la reconnais, c'est Rachel. Elle se fait jeter à terre. Que faisait-elle ici ? Je pensais qu'elle ne viendrait finalement pas. Les absents ont toujours tords, mais les retardataire sont toujours mort ? Elle ne l'est pas, pour le moment en tout cas. Des voix, des cris, je ne me concentre pas dessus. Ferme les yeux et me concentre sur moi même, j'écoute mon âme. Je ne sais pas vraiment quoi faire, je me contente de réagir, de paraître de fer alors que dans le fond je suis à terre. Puis, le masque rouge me sort de là, contact physique, ouverture des yeux. Une parole pour me dire que j'ai raison, personne ne devrait mourir si nous agissons en coordination avec leurs ambitions. Un sourire se dessine sur son visage, mais je ne le vois pas, je ne peux pas le voir, je peux encore moins le savoir. Pour moi il reste ce masque rouge, ce masque de doute. Ne rien craindre ? Puis il se détourne. Se plier à des règles pour survivre à un piège. Je me retourne légèrement, regarde Anna, lui accorde un léger sourire, comme pour la remercier de m'avoir rejoint. Puis je retourne le visage. Lumière, ombre, pénombre ou lueur. J'ai l'impression d'être là depuis des heures. Un autre Mangemort amène les grande bouche dans un coin, les voilà sur la touche. Mon regard les suis. Quelque chose s’énerve en moi. Je n'aime pas ça, mais je sais que je ne suis pas à la hauteur. Je n'aime pas devoir obéir aveuglement. Je n'aime pas ne pas avoir le contrôle. Tout semble tellement facile pour eux, nous n'avons pas le choix et ils voudraient qu'on croit que nous l'avons, que c'est pour nous. Impossible d'en être sur, même s'ils avaient raison, cela ne veut pas dire qu'on doit les croire sur parole. Surtout qu'il en manque un, je ne sais pas pourquoi, mais je n'aime pas ça également. Je glisse les mains dans les poches et fronce les sourcils, je n'aime pas ça.

Puis, sa voix se fait de nouveau entendre, le masque rouge parle. Il fait un discours et compte discréditer nos cours. Il sonne bien, il sonne simplement. Il est évident que quelque chose fonctionne mal dans ce monde, évident oui. Nous devons faire quelque chose du moment présent. Je n'aime quand même pas le fait d'obéir ainsi, ils débarquent, nous attaquent et nous devons les suivre sans rien dire. Risquer nos vie pour des gens que nous ne connaissons pas. Je ne suis pas confiant en cet instant. Je suis très méfiant pour le moment. Cela ne change pas vraiment. Cependant je me sens vivant et acteur de ce moment de peur. Le premier à se faire entendre n'est rien d'autre que ce lâche de Poufsouffle, Alexander le souffre douleur. Pas étonnant qu'il se plis ainsi, il a sûrement peur de ne pas survivre à cette nuit. De ce que je comprend il en a déjà rencontré. Le choix des mots est maladroit. Puis, le faux rebelle voit enfin une raison de légitimer son excès de rage. Il accepte sans rien dire de plus. J'en ai marre de ces gens, il sont faible, lâche et ne réfléchissent pas. Nous n'avons pas le choix, mais nous sommes toujours des humains, doté de raison, d'un cerveau, nous ne pouvons pas nous contenter de rejoindre celui qui tape le plus fort. Celui qui fait le plus de mort, celui qui dit ne pas avoir tord, celui qui grandit encore et encore. On ne les connaît pas vraiment, nous ne savons pas ce qu'ils ont vraiment derrière la tête, peut-être qu'ils ont raisons, probablement. Mais je ne veux pas me plier ainsi, simplement parce qu'ils nous ont attaqué. De plus, notre directeur saigne toujours, il est mal. Je redresse la tête et regarde le masqué rouge. Je détestais que l'on fasse souffrir des gens gratuitement.

« Soignez-le »

Rien d'autre. Le regard de feu, la voix sèche. Pourtant, dedans, je ne suis pas confiant, je sais même d'avance que je serais perdant s'ils décidaient de faire quoi se soit contre moi. J'étais clairement en infériorité, je ne pouvais rien faire mis à par parler. Mes mots avaient propagé la peur en moi. Je ne savais pas ce qu'il allait arriver. Je ne savais pas ce qui allait se passer. Ma respiration se fit lente. Je n'était plus du tout en confiance mais je jouais le jeu du gars sur de lui. De l'adrénaline, voilà ce que j'aimais. Mais actuellement, en situation réel, je ne l'appréciais pas. Alors j'ajoutais.

« Peut-être qu'il y a deux élèves qui remue la queue quand vous parlez. Vous voulez nous faire peur en nous disant que vous nous surveillé ? Des contact à Poudlard vous avez déjà alors. Qu'est-ce qui vous garantis qu'on vous écoutera une fois sortis d'ici ? Nous prenons les risques à votre place, sans compter sur le fait qu'il y aura probablement de la dénonciation entre nous. Si votre cause est si juste. Sauvez-le. » * Nous verrons ensuite, peut-être que nous pourrions vraiment parler et peser les arguments. Je suis ouvert au dialogue et à l'écoute. Mais pas à ce qu'on nous impose une violence gratuite comme une délivrance. *

Actuellement, je ne m'attendais pas à en sortir indemne, trop tard, spèce de tocard.
Mais une partie de mon esprit compétitif, déconnecté de la réalité, avait très envie de lui demander de me rendre ma baguette. De lui proposer un duel avec des enjeux. Je savais pertinemment que je perdrais au final, c'était surtout pour tenter quelque chose et ne rien faire. Peut-être pour m'évaluer un petit peu.
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Aileen O'Leary
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Aileen O'Leary, Lun 27 Mar 2017 - 21:35


Reprendre le contrôle de sa respiration, de son corps qui commençait à trembler, de ses pensées qui commençaient à s'égarer. Aileen était jeune encore, à l'âge où les émotions prennent trop souvent le dessus sur la raison. Une enfant qui avait grandi trop vite, qui s'était égarée trop tôt, qui avait l'impression de régner sur les ombres alors qu'elle n'en était qu'une parmi tant d'autres. Ce soir, le seul contrôle qu'elle aurait serait un don de la part des masqués.

- Voyons, cher quatre-vingt onze. Ne soyez pas si dur avec ceux qui agissent avec raison. Ma chère. La perte d'une baguette est terrible. Mais assure-toi que nous te trouverons une nouvelle amie, nous t'offrirons une nouvelle baguette. C'est ce que nous faisons pour nos fidèles.

Un serpent la fixait. Ou était-ce elle qui fixait le reptile? Elle se sentait d'un coup beaucoup moins en danger, comme si un poids s'était envolé de ses épaules, comme si elle avait l'autorisation de respirer. La rousse prit une grande inspiration, désirant remercier le masque rouge pour sa promesse, pour l'avoir rassurée, mais déjà il passait à quelqu'un d'autre. La suite se déroula comme dans un film, film où Aileen jouait le simple rôle de spectatrice, accotée en arrière. Spectatrice des temps oubliés.

Elle vit tout d'Alexander qui donna sa baguette sans grand combat. Ils avaient dansé ensemble, et l'irlandaise appréciait bien la présence du préfet de Poufsouffle. Elle espérait qu'il ne soit pas en trop grand danger.

Elle vit tout d'Azaël qui tentait de protéger du mieux qu'il pouvait Kohane. La rousse eut un petit sourire crispé. C'était tellement son genre de vouloir prendre l'attention sur lui pour s'assurer que ceux proches de lui n'aient pas à souffrir.

Elle vit Rachel arriver en retard et se faire aussitôt intercepter par 87. En temps normal, Aileen aurait immédiatement cherché sa baguette, histoire de s'assurer que sa camarade n'ai pas de blessures quelconque. Mais bon, sa baguette étant en deux morceaux aux mains des masqués, il n'y avait pas grand chose qu'elle pouvait faire.

Elle vit Chloris se rendre, enfin. La serpentard poussa un soupir de soulagement, elle n'aurait pas voulu voir une jeune fille se faire torturer sous ses yeux.

Elle vit....elle vit une foule d'autre évènements, qui se passaient à gauche, à droite, lui donnant le tournis. Elle se concentra donc sur son verre de jus de citrouille, le finissant rapidement.

C'était au masque rouge de parler, d'expliquer leur but dans la soirée. But qui surpris grandement la rousse.

- Nous voilà enfin arrivés à quelque chose de plus calme. Où nous pouvons tous discuter, se faire entendre. Sans crie, sans attaque, sans quoique ce soit qui puisse nous couper. Certains d'entre vous nous ont déjà rencontrés, individuellement. D'autres ont prouvé leurs valeurs déjà mais il est temps de passer à la vitesse supérieur. Il est temps que vous coopériez ensemble pour faire avancer notre cause au sein de Poudlard. Je sais ce que vous encourez, j'espère que vous le savez aussi. Nous faisons le nécessaire pour vous protéger. Nous vous gardons à l’œil, ne vous en faites pas. Il faut savoir que je sais que certains d'entre vous ne sont pas convaincus par ce que nous propageons. Mort, destruction, peur. Nous souhaitons vous faire ouvrir les yeux, que vous réalisiez que le Gouvernement est dépassé et qu'il est grand temps de changer d'air. Et c'est ici que vous intervenez. Qui serait prêt à faire passer notre message aux autres élèves ? En personne ou par des moyens qui permettront à son identité de rester cacher. Qui ? Regardez-vous, faites vous confiance vous êtes alliés après tout, vous êtes nos alliés.

Aileen ne put empêcher un petit rire de quitter sa gorge. Ainsi c'était ce qu'ils cherchaient, une confirmation des partisans sur place. Et ils s'attendaient à ce que les élèves avancent d'eux-mêmes. Quel plan magnifique pour partir des rumeurs sur des partisans MM. Et en plus il y avait un directeur de maison présent...ça sentait le coup pour se faire renvoyer de Poudlard.

Et pourtant....et pourtant Alexander Hurtson et Azaël Liderick répondirent présent. Le premier étonna la jeune fille, il n'avait pas peur de perdre son poste de préfet? Si Sergeï apprenait qu'il fricotait avec des Mangemorts...s'en était fait de lui.

Une odeur de sang se fit sentir, lui rappelant ce qu'ils étaient, ce qu'elle était. Elle n'avait pas eu besoin de baguette à ses 7 ans. Elle avait eu besoin de sa baguette plus d'une fois contre les moldus.  

- Petite joueuse.

- Je suis toujours prête à jouer.

- Quand ta magie est ta seule protection, on te dit d’en avoir honte.

Elle n'avait plus réellement de lien qui la retenait. Poudlard se finissait pour elle, les moldus la dégoûtaient de plus en plus, l'autorité n'en parlons pas. Le chemin sur lequel elle allait s'engager était ardu, incertain, menait très certainement, trop certainement en prison (et que penserait son demi-frère?), mais une chose était sûre.

Elle n'allait plus avoir besoin de se cacher
Elle n'allait plus s'ennuyer


Porter des robes et danser sur un air connu pour jouer un rôle, garder le sourire, parler de la pluie et du beau temps, tout ça pour satisfaire une famille jamais satisfaite, pour se faire des ''amis'' qui n'accepterait jamais les choses qu'elle faisait.

Aileen s'avança vers le masque rouge.

-Nous demander de coopérer, de faire passer votre message, voir de vous prêter allégeance devant plusieurs qui ne rejoignent par votre cause ou qui feignent probablement de le faire, le tout sans baguette en plus. C'est un peu nous envoyer au front armé d'une cuillère et d'un pot de fleur non?

Une pause, un regard plus froid.

-J'ai eu ma baguette cassée. Vous jouez avec le directeur, avec certains élèves. Et vous vous attendez que l'on vous fasse confiance? Autant votre cause est louable, défendable, voir juste sur certains points, autant se faire traiter comme de la chair à canon n'est guère appréciable. Vous voulez que j'aille parler aux étudiants ? Donnez moi une baguette, expliquez nous votre plan pour éviter que vos partisans soient jetés à Azkaban dès qu'ils ouvriront la bouche à Poudlard, cessez de traitez les étudiants ici, surtout les plus jeunes, comme vos jouets personnels et je me ferai un plaisir de vous aider, identité masquée ou non.
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Mangemort 82
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 82, Lun 27 Mar 2017 - 23:34


Notre arrivée avait électrisé ce beau petit monde. On était en train d’apprécier le spectacle, de regarder ces petits êtres tenter de résister à coup de sorts appris dans des salles de cours, à coup de grands discours encore et encore rabâchés, comme une vague qui vient inlassablement lécher la même plage – hey man, T’peux pas tout le temps repeindre ta chambre avec du sable ! Puis tout à coup, On a senti que tout autour de On se couvrait d’une membrane visqueuse, comme si le monde était absorbé par une méduse cosmique. Notre vision s’est brusquement troublée et l’on a manqué de défaillir. En un instant, On était plus là.

Dans notre tête, deux voix se répondaient : Mais t’es où ? Mais on est plus là ! Mais t’es où ? Mais on est plus là ! Un écho. Et tandis que le duo continuait de chanter, on était comme arraché de notre corps. On flottait dans un espace-temps étrange. Notre corps ne nous appartenait plus. On avait eu envie de rire, comme lorsqu’on prenait quelque pilule magique, mais On n’avait pas envie de rire en réalité.  On n’avait reçu un coup violent quelque part. Et ce n’était pas agréable. Qu’est-ce qui avait provoqué ce sentiment ? Cet état de mal-être soudain On l’avait su, le temps d’une seconde, le temps d’un regard, puis ça s’était envolé.  

On finit par revenir à nous. Sans en avoir conscience, on s’était placé à côté de la Grande Mort qui faisait un grand discours aux  élèves qui semblaient adhérer à notre cause. Mort, destruction, peur. Nous souhaitons vous faire ouvrir les yeux… ah, ça nous plaisait ! C’était comme se réveiller d’un long sommeil, bercé par la douce comptine de sa mère. Rapidement, on retrouvait toutes nos facultés physiques. Notre regard se posa sur un corps dans une marre de sang, on détourna le regard, On allait mieux, on tirait une cigarette, ouais on allait mieux, alors on écoutait les jeunes élèves répondre à la Grande Mort, on tirait une bouffée, c’était une bonne soirée finalement.

-  C'est un peu nous envoyer au front armé d'une cuillère et d'un pot de fleur non?

On imaginait la scène, et On rit. Sauf qu’On venait d’aspirer de la fumée, et qu’On s’étouffait dans un petit hoquet. On l’écouta, compréhensif, et quand elle eut terminé, On s’avança vers elle.

- C’est vrai. Tu as raison. Quoique on peut arracher un cœur avec une petite cuillère si on sait s'y prendre...mais On comprend tes réserves. Aussi, pour vous montrer notre bonne foi… On t’offre… (On sortait notre baguette, et la dirigea vers un morceau de pierre tombé d’un mur ; on informula un #Asservo Meto et la pierre se transforma en…) une fourchette !! 4 dents acérées, très pratique en combat rapproché.

On était à quelques centimètres de la jeune fille, les dents de la fourchette appuyées sur
sa joue. On lui sourit, et on lui tendit la fourchette, tout content. Des garanties, des garanties. On ne fait pas de services après-vente hein. Quelles garanties le gouvernement il t'donne ?
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Malena Kane
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Malena Kane, Mar 28 Mar 2017 - 14:54


Je restais concentré. On me délaissait et ce n’était pas plus mal. Parce que je commençais à avoir peur. Peut que es gouttes de sueur qui tombaient de mon front, de mes cheveux, de mes joues, commencent à se voir. Peur qu’elles effacent mon maquillage qui n’en était pas réellement un. Elles étaient le témoin de la concentration qu’il me fallait pour maintenir mon apparence. De la difficulté que cela représentait pour moi. De la douleur que je ressentais aussi, au niveau de la cuisse.

Je fermais les yeux et me laissais un peu de répit. Je les laissais revenir à ma couleur habituelle pendant un moment, parce que j’arrivais à différencier les parties de mon corps, et ça me faisait un bien fou de les laisser changer un tant soit peu. Puis, je contractai mon visage pour les remettre à la couleur qu’ils devaient arborer aujourd’hui. Contracter le visage n’était pas gênant. Tout le monde penserait que j’avais simplement mal.

D’ailleurs, j’avais mal, mais j’essayais quand même de prêter l’oreille à ce qui se passait autour de moi. Et le petit discours de 67 me rassurait. Les choses sérieuses allaient enfin commencer.

Les élèves, eux se révoltèrent un peu. Je crois qu’ils ne comprenaient pas l’enjeu. Certains marchandaient encore, mais j’étais soulagé de voir que j’étais dans la discussion. Qu’on demandait à me soigner. Comme moi, ils n’étaient pas forcément pour les actions violentes. Comme nous. Car je ne servais ici que de bouc-émissaire. J’avais été engagé pour cela. C’était pour cette raison que j’étais ici. Et pour tester les limites de mes pouvoirs. J’espérais pouvoir être félicité à la fin de cette action. Ou au moins avoir un petit biscuit, comme un cheval a droit à un sucre.

Et puis le plus drôle, c’était la voix que j’entendais. Cette voix que je reconnaissais comme étant celle de 82. On me faisait rire. Un rire irrépressible monta de ma gorge lorsqu’il tendit la fourchette et fut stoppé une fois dans ma bouche. On pouvait entendre des sons, certes, mais à cause du Bloclang, rien d’intelligible ne sortait. Je semblait presque convulser sur le sol, alors que j’étais simplement mort de rire.

J’en contractais les abdominaux, j’en avais mal. Cela semblait presque nerveux. Ca l’était. Et ça agissait comme une bouffée d’oxygène. Car si j’avais toujours mal, au moins je me détendais. Et la concentration, toujours au rendez-vous, semblait moins douloureuse. Merci 82.
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Kohane Werner
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Kohane Werner, Mar 28 Mar 2017 - 17:55





Une résignation interrompue par l'arrivée subite d'une silhouette bien connue.
Je sens mon frère se tendre légèrement alors que mes propres poings se crispent.
Une masquée vient de ramener ou plutôt déposer Rachel. Boule dans la gorge et pensée subite ne me dîtes pas que ça va recommencer !
Au fond de moi, j'entends encore résonner son cri lorsqu'elle s'est pris le doloris lancé à la volée, lancé aux astres, lancé à la rue cul-de-sac dans laquelle nous étions coincées.
J'ai envie de bondir vers elle, m'assurer que tout va bien.
En temps normal, j'aurais plus eu tendance à l'éviter. Depuis qu'un mort nous sépare, depuis qu'elle a osé tuer pour nous sauver et moi pas, depuis cette nuit-là, plus rien n'est pareil.
J'ai peur -ou honte- devant elle.
Mais ce soir, au diable tous ces sentiments ! Ce qui m'importe est qu'elle est là. Ligotée, posée au sol.
Et que j'ai envie de m'assurer qu'elle aille bien. Qu'on ne lui a pas fait de mal.

Mais le masqué me devance et, déjà, sa voix s'adressait à mon amie. Oui, amie. Car, malgré toutes nos différences, je pense que voilà une fois qu'on ne nous volera pas, même si ce lien ne sera sans doute plus jamais pareil.
Je retiens ma respiration, n'ose plus esquisser un mouvement.
Pourtant, de toutes mes forces, de tout mon être, je me dis que j'aimerais être près d'elle.
Alors, à défaut de mouvement, je pose sur sa silhouette un regard tendre.
Parce que je n'oublie pas, n'oublierai jamais tout ce chemin parcouru ensemble.
Les pas mis, les uns devant les autres, tentant tant bien que mal d'avancer, encore un peu.
Les pas maladroits de danse esquissés face à la vie quand on essayait encore de lui sourire. De la combattre. Combattre pour elle, pour son rayon de soleil.
Parce que je n'oublierai jamais ce qu'elle a été pour moi, cette épaule et cette oreille attentive.
Parce que
amie, tout simplement.
Un regard encourageant qui l'englobe dans l'atmosphère tendue de la cabane hurlante.
J'espère seulement qu'elle le sentira.
Je ne peux pas faire plus pour l'instant.



Alors que deux Mangemorts s'occupent d'éloigner un peu les plus rebelles -une chance qu'elles ne s'en soient pas pris plein la figure !- le chef en revient à nous.
Hein ? Un cercle ? Et ensuite quoi ? Se tenir la main, tout ça, comme la superbe idée de Crystal lors de cette manif improvisée peace and love ?
Pas le temps de m'interroger plus, le voilà déjà qui reprend la parole.
Ses mots coulent et défilent.
Je les écoute en silence.
Un silence de plomb.
Pour un coeur trop lourd.
Des lèvres trop sèches.
Gorge aride.
C'est l'désert, là, dans moi. J'suis même pas sûre que ses mots parviennent à me donner une lueur d'espoir quant au futur de ce monde pourri. Si ça continue, on crèvera tous, quel que soit notre camp, rongés jusqu'à l'os par le vice de cet univers corrompu.
Changer d'air, qu'il dit ? En soit, l'expression me parle. C'est sans doute la seule chose à faire, lorsque la pourriture est déjà trop avancée. Amputer le membre gangréné.

-Regardez-vous, conclut le masqué, faites vous confiance vous êtes alliés après tout, vous êtes nos alliés.
Oui enfin... alliés, alliés... c'est vite dit.
La plupart de ceux qui sont ici, j'les connais même pas.
Quant à parler de leurs alliés, c'est encore plus vite dit.
Je crois pas qu'on m'ait posé la question, si ?



Réaction rapide,
premier à parler,
le Pouffy sans nom. Ouais, je sais pas trop qui il est. Seulement que c'est un noir-et-jaune, si mes souvenir son bons.
Il dit être prêt à les suivre mais a besoin de plus d'éclaircissements. Ce qui, en soit, est une requête utile à mon goût.
Mon frère astral enchaîne. Je ne saurais dire si je suis surprise ou non de sa réponse. Courte. Nette. Précise. Concise. Rien à ajouter. C'est un oui. Rien d'autre.
Surprise ou non, qu'importe.
Ce n'est sans doute pas ça qui me passe par l'esprit.
D'ailleurs, qu'est-ce qui me passe par l'esprit au moment où sa voix s'élève, où sa présence se fait plus puissante que jamais ? Eh bien je ne saurais pas trop dire.
Perdue entre deux chemins, je me demande surtout où je vais bien pouvoir poser mon prochain pas. Parce que, qu'elle que soit ma réponse, il me faudra bien avancer. D'une façon ou d'une autre.

La voix de Riri s'élève soudainement et change des autres.
Parce qu'il ne parle pas de lui. Mais continue de marchander la vie de Kane. Un ton assuré, sec. Soignez-le.
Je l'observe un temps sans rien dire. Puis me regard glisse sur le corps du directeur (ou de la directrice ?) des Aigles, la robe toujours imbibée de sang. Un peu de patience. Je doute qu'il, qu'elle se vide de ses cinq litres si nous mettons rapidement un terme à cette macabre réunion. Les masqués ne semblent pas vouloir de morts ce soir. Au contraire.
Si nous agissons dans les règles, il y aura moyen d'éviter le pire.
Je me force à inspirer et expirer calmement, ralentir les battements fous du coeur.
Me convaincre que ça va aller. Personne ne va y passer. Et Kane s'en sortira sain,e et sauf,ve. Du moins je l'espère. Du plus profond de mon âme. Pendant un court instant, je me demande ce que je ferais s'il, elle venait à clamser là, dans la cabane hurlante. J'avais cru pouvoir trouver une solution à mon problème, un nouveau chemin à ma vie empêtrée dans ses lianes, à travers sa propre douleur et sa propre puissance. Un instant de paix avec la seule personne capable de calmer mes démons.
Et si cette seule personne venait à mourir ce soir ?
Pincement des lèvres à cette idée que je chasse à grands coups de pieds.
On n'en est pas encore là -on n'en sera pas là.
Tout se déroulera comme prévu par eux.
Et il n'y aura pas besoin d'avoir un nouveau cadavre sur les bras -j'en ai déjà trop vu.

Aileen n'est pas aussi convaincue que mon frère par la question.
En même temps, il est vrai qu'elle a perdu sa baguette. Plus précieux objet dans la vie d'un sorcier. Je me souviens parfaitement la peur et l'angoisse lorsque je l'ai perdue, pauvre petite. Alors je peux imaginer ce que ça fait de la savoir brisée -de l'avoir vue se briser sous ses yeux.
Cependant, la réponse apportée à son ironie est... comment dire...
Hilarante ?
Voilà qu'un masqué lui propose une fourchette pour arme. En soi, il n'a pas tort. N'importe quoi, bien utilisé, peut se révéler mortel. Un gigot congelé, par exemple, peut servir comme arme du crime (cf coup de gigot, R.Dahl).
Donc une fourchette ? Pourquoi pas.
Y'en a qui tuent avec un stylo. Faut juste savoir où le planter, sur les chairs tendres.
Bon, bien sûr, la fourchette n'est pas vraiment une arme pour les combats à distance. Je doute qu'elle puisse être utilisée en arme de jet -elle perdrait beaucoup de sa puissance. Néanmoins, quand on n'a rien d'autre, rien ne coûte d'essayer !
L'idée m'amuse.
Parce que tout ce qui sort de l'ordinaire m'amuse.
Parce que les gens fous ou perchés, selon les adjectifs, m'amusent.
Pourquoi devrions-nous utiliser qu'un seul type d'objet pour tel usage et pas un autre ? Par exemple peindre avec des tulipes en guise de pinceau fonctionne très bien ! Alors pourquoi faut-il que les gens nous dévisagent étrangement lorsqu'on le fait ?
Bref...
Tout ça pour dire que l'idée de la fourchette, moi je la trouve bonne. Une fourchette, c'est multi-tâches. Ca peut aussi servir de peigne. Pour manger, bien évidemment. Pour creuser la terre -un peu moins efficace qu'une pelle, cependant. Puis comme arme, pour crever les yeux de l'autre.



Un sourire mince se dessine sur mes lèvres.
Entrant en résonance avec un langage inintelligible venant de Kane. Un truc bizarre de sons étouffés dans la gorge qui crèvent d'envie de sortir mais qui ne sortent pas.
Légères convulsions au sol qui me font froncer les sourcils.
Alors soit il, elle se convulse de douleur. Ou de rire. Ou un entre-deux sans nom.
Ca me rappelle soudainement qu'il vaut mieux, dans l'intérêt de tous, abréger cette rencontre.
Cependant, je ne peux pas dire oui ou non comme ça, aussi rapidement. Je ne dois pas être aussi décidée que mon frère. Aussi convaincue.

Alors je reporte mon attention sur le masqué à la fourchette et ose un :
-Moi j'la trouve bien, la solution de la fourchette. Ca sert à tout, une fourchette. Pas seulement comme arme.
Sourire silencieux avant de me tourner vers leur chef.
-Etre des vôtres ? Pourquoi pas.
Silence.
Pensée fugace à Rachel.
J'aimerais lui dire pardonne-moi.
Lui dire que je veux vivre, avant tout. Pour quelque chose de grand. Exister, en fait. Avant même de Vivre.

-Mais ça dépend du but. Changer le monde, bousculer une société pourrie jusqu'aux os, pas de problème. Mais vouloir imposer la supériorité sorcière, la supériorité du sang, la haine des Moldus, très peu pour moi. J'trempe pas dans ces convictions-là.

Une voix que j'essaie d'avoir assurée.
Convaincante et surtout convaincue.
Ce sont mes seules conditions. Hors de question que je touche à des histoires de purifier le sang et tout le tralala. Ce serait aller bien trop loin dans ce que je peux accepter étant donné mes propres convictions, mes propres valeurs et surtout ma propre histoire familiale.

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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 29 Mar 2017 - 17:56


Observant peut-être pour la première fois les personnes présentes, la sorcière ne tarda pas à reconnaître des visages connus. Trop connu. Kohane, sa Kohane... Et Chloris aussi, la douce et innocente Chloris... Rachel aurait tout donné pour pouvoir les mettre à l'abri. Ce soir son monde s'écroulait encore un peu plus. Champ de bataille ou champ de ruines, en tout cas il n'en restait rien. Et rien, pas même le regard apaisant de sa soeur de coeur, sa soeur d'arme n'y changerait rien. Ester n'oubliait pas, que la dernière fois qu'elle-même avait lancé ce regard, c'était aux portes de la mort.

Ni la colère ni la douleur ne semblait vouloir laisser Rachel tranquille ce soir, la peur non plus d'ailleurs. Ce masque continuait de la faire trembler, même maintenant, même après la mort. L'étudiante ne l'écouta pourtant pas plus que ça, lorsqu'il se lança dans son monologue explicatif. Des mensonges par ci, des mensonges par là. C'était une illusion où quelqu'un était entrain de leur jouer un air de violon pour mieux les embaubiner ? Ces mots pourtant, ne seraient pas sans conséquence pour les étudiants et déjà Rachel sentait son coeur de tordre de douleur. Encore un dilemme, la vie ou sa promesse. Eux ou lui...

Les aider ? Faire confiance ? C'en était trop pour la verte qui laissa échapper un rire moqueur avant de se taire lorsque le premier de ses camarades prit la parole. C'était un oui pour lui et Rachel senti une forte nausée l'assaillir. Elle était heureuse d'avoir refusé ses avances d'un coup ! Puis d'autres acceptèrent, puis Kohane... et là, soyez assuré que même un Endoloris aurait été moins douloureux. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine, tandis que des larmes brûlantes firent leur chemin sur les joues de la verte. Tout... mais pas ça ! Tout le monde... mais pas elle ! Après toutes les souffrances qu'elles avaient eues à cause d'eux... Après toutes les fois où elles avaient projeté de se battre contre eux, de les anéantir, les détruire, les réduire en cendre... Et maintenant tu tournais le dos à tout ça ? Pourquoi Kohane, pourquoi ?

Rachel s'évertuait à secouher sa tête négativement, comme si cela changerait quelque chose. Elle savait pourtant que non, elle avait déjà assayé de pardon de la même manière sans résultat aucun. La verte aurait donné n'importe quoi pour pouvoir arrêter le temps et lui parler, comprendre ou au moins essayer. Néanmoins tout ce qu'elle voyait pour le moment, c'était ce mort qu'elle avait sur la conscience... et qui avait peut-être été tué pour rien. Parce que Kohane tournait mal alors que lui aurait peut-être beaucoup de choses à vivre encore, beaucoup de bien à faire. Pour la première fois Rachel regrettait et rien au monde ne pouvait lui être plus douloureux que ça.

- Vous êtes ridicules...
laissa-t-elle échappé dans un sanglot à l'intention de ses camarades, à l'intention de Kohane. Vous pensez pouvoir discuter ? Imposer vos conditions ? La vérité c'est que personne ici n'a le choix. Parce que nous ne connaissons pas leur identité et qu'ils connaissent la nôtre, ce n'est pas seulement nos vies qui sont menacés mais aussi et surtout ceux de nos proches. La question alors n'est pas tant de savoir ce que vous devrez faire si vous acceptez, mais ce qu'il vous arrivera si vous refusez...

En revanche tous avaient raison sur un point, il y avait au moins une balance dans le groupe : elle. Ester regardait un à un chacun de ses camarades pour pouvoir donner leur nom plus tard. Oui, même toi Kohane. Ester préférait là voir à Ezkaban plutôt qu'à leurs côtés... Elle attrapa alors son collier de son bras blessé, pour se donner de l'espoir. Rachel avait encore besoin de s'accrocher à quelque chose. Quelqu'un... Avant qu'un goût acide n'envahisse sa bouche, avant que sa nausée ne reprenne de plus belle...

- Je... suis des vôtres... aussi...

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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 67, Mer 29 Mar 2017 - 18:14



De un, puis de deux. Oui venez mes agneaux, devenez des loups comme nous, vous verrez, nous vous promettons une place digne de vous. Mais je voyais que j'avais parlé trop fort. Trop excité à ce que le calme soit revenu, que les esprits se soient calmés et qu'enfin les choses avançaient. Il fallait que je trouve une solution pour remédier à ce problème. Mais on me sollicitait.

Oh mais c'est qu'on me donnait des ordres à présent, pour qui se prenait-il ? Encore un qui posait des questions, mais trop vagues, cela ne faisait rien avancer. Des mots creux. Si on continuait à ce rythme, on y serait toujours dans dix ans. Malgré ma réticence à soigner le saucissonnée, je réalisais bien que cet acte serait symbolique, sans un mot, je pointai ma baguette en direction du "grand" blessé et informulai un Episkey. La fermeture se ferma petit à petit. Le sang n'allait plus couler et l'autre pourrait raconter sa blessure de guerre.

Et voià qu'on me demandait une baguette. Cette petite sotte n'avait-elle pas entendu ce que je lui avais dit ? Elle aurait droit à sa baguette mais pas à présent. Je ne pouvais pas lui en fabriquer. Et voilà qu'on lui servait une fourchette. J'étais vraiment entouré de perturbés, pour être poli. Je n'étais pas convaincu de l'utilité de la chose mais elle se contenterait de ceci.

- Nous t'en enverrons une, de baguette. Tu n'as pas de soucis à te faire. Tes inquiétudes sont légitimes mais je ne vous demande pas de prendre les commandes du château, ce serait de la folie. Vous devrez observer, écouter, le moindre petit détail, la moindre petite info et c'est ainsi que vous pourrez remarquer quels sont les autres élèves prêt à tout.

Silence mais pas très longtemps, une autre petite rejoignait le club. Bien, bien on avançait. Jusqu'à ce que... Non ma chère, tu te trompes.

- Nous souhaitons vivre libres, c'est tout. Plus de secret magique, simplement. L'aversion de certains sorciers pour les moldus n'est pas nouvelle, mais à vivre avec eux, ils changeront d'avis, peut-être. Nous ne comptons pas nous asseoir sur un trône fait de cadavre de sans-magies. Ce qui compte pour nous est de pouvoir vivre sans ces sortilèges qui nous cachent et ces règlements qui nous oppressent.

La saucissonnée, elle, semblait très lucide malgré un gros chagrin. Elle n'avait pas tout à fait tord après tout. Même si la vie de tous importait. Puis, il me vint une idée. Ils ont besoin de s'assurer qu'ils ne seront pas balancés, bien. Je lancerai un Assurdiato sur tous les gosses, sauf sur un et je changerai à chaque fois. Ils entendront tous ce que j'aurai à dire, mais personnellement. Pas d'oreilles indiscrètes cette fois-ci. Et c'est ainsi que mon petit manège commença dans l'ordre où ils avaient parlé avant, et même à ceux qui n'avaient rien dit... Euh bon, il fallait que je m'en rappelle. Du moins, les rebelles resteraient seules de leur côté, je n'allais pas perdre plus de temps avec elle. Pas de chuchotement pour elles.

Une fois mon petit tour terminé, je les regardais. Avaient-ils quelque chose à ajouter ? Et sur qui lancerai-je un oubliette ?


Vous allez tous recevoir un mp, sauf Chloris et Rose. Si question ou autre, n'hésitez pas.



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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 87, Ven 31 Mar 2017 - 1:16


Et le murmure de te répondre
Qu’il prend la relève qu’il s’en charge
de lancer le sortilège
qui les attrape en votre piège
merci 08

j’aime que pour quelques instants
leur prison soit visible
j’aime espérer que ça leur apprenne
à repérer les fils qui les régulent
moins superficiellement au quotidien

They open up with an ease
Something I could only have hoped
But with the first touch of the cold
The feathers went up in smoke

le chat s’en retourne vers la porte
pas preste et lent
pas rond et silence
tu files mais t’arrives pas à sortir
tu restes à la porte à l’écoute
un bon petit soldat la nouvelle secrétaire
qui prend des notes sur les uns et les autres

I let out a wretched cry
I felt myself being torn
My grandeur had been an illusion
One which now chills me to my bone

« Alexander, préfet de Poufsouffle.
Vous soutient mais a des réserves et questions.
Azaël, ivrogne forestier.
A appris sa leçon. Tu es fière de lui.
Riri, préfet de Serdaigle.
Trop revanchard dans son faux altruisme.
Aileen, vision improbable.

_tu connais trop de ces garnements
trop pour ton propre bien_
Tu étais déçue de la sentir tant sur la défensive.
Il fallait que vous parliez. »

She made a dragon out of a dragonfly
And by doing the reverse I repaid her
A girl who I let slip through my fingers
When all I had to do was nothing to retain her

ta concentration se rompt
comme un fil qu’on coupe
à la hache
c’est ton novice qui s’amuse
des frontières de la magie
une baguette-fourchette peut-elle encore
lancer tous vos impardonnables sorts ?
« Silhouette inconnue. Croisée dans une rue.
Le feu infernal. Elle vous suivrait dans vos idées.
Pas dans vos moyens. »
C’était déjà ça de pris.
C’était mieux que l’inverse qu’Ian t’avait montré.
à terre Malena n’en peut plus
il convulse de rire et t’arrache un sourire
« La rodeuse affolée. Elle te fait bien marrer.
Elle a si peur si peur qu’elle pourrait vous aimer. »

Oh toi ma belle, vos routes ne cesseront de se croiser.

She made a dragon out of a dragonfly

Le patron s’excite donne les mots
il distribue les espoirs
tu souris
ils ne savent pas encore dans quoi ils s’engagent
ils sont là à s’insurger
ils sont là à vous repousser

She made a dragon out of a dragonfly

adossée à la porte tu refermes ton carnet
tu t’ennuies
toi aussi tu veux jouer
tu veux transmettre
« Quand l’injustice est loi
La résistance est devoir. »

(moins fort, presque en aparté)
« Sous toutes ses formes. »


She made a dragon out of a dragonfly

tu hésites à quitter ton poste
à parler plus directement à certains
en même temps tu sais
qu'ils peuvent arriver
d'une manière imprévue
au détournement d'un elfe
ils peuvent vous tomber dessus

She made a dragon out of a dragonfly

alors ombre stoïque tu guettes
tu ne failliras plus.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 08, Lun 3 Avr 2017 - 11:13


Il avait observé la petite (Chloris) qui avait gentiment obéi à sa demande, non sans lâcher une larmichette. Au moins elle ne jouait pas au héros, c'était déjà ça. Après avoir installé sa protection anti transplanage, Il était reparti vers 91, entendant au passage quelques bribes de ce que disaient les élèves à 67. Il vit que l'autre élève (Rose) avait obéi de son côté. Heureusement.

Il écoute ce que les élèves formulaient à l'encontre du Maître. Toujours à se plaindre, toujours à ne pas voir. Ils étaient dans le Présent, ils ne comprenaient donc pas, toujours sous le coup de ce qu'il se passait, et non ce qui allait se passer. La peur sûrement, enlevait ces paramètres à leurs idées. La plupart semblaient mitigés, comme voulant se mouiller sans prendre trop de risques. Ce qui pouvait être compréhensible, mais ils ignoraient, quel était le but.

Puis Il vit son Maître, qui, décida d'éclairer un peu plus leurs lanternes assoupies. Des mots plus choisis, qui insuffleraient certainement moins de craintes dans leur esprit. Et un à un, sauf aux deux chieuses qu'Il gardait avec Ils, il leur dit quelques mots, car secret il devait y avoir.

Il observait Anna, se demandant bien quels étaient les mots prononcés à son oreille, comme souhaitant qu'elle soit traitée différemment là où Il n'était pas décisionnaire. Dans tous les cas Il gardait sa baguette. Dans tous les cas il y aurait un autre jour, où ils se retrouveraient face à face, sans que rien d'autre s'estompe autre que des secondes éternelles.

Et il reporta son regard sur les deux impertinentes, sur les exclues, sur celles qui portaient trop haut leur insolence, baguette pointée vers elles. Sous le masque d'émeraude un regard sombre, à l'opposé de celui offert au saphir. Elles avaient elles-mêmes choisi cette place où elles étaient, par leurs actes. Maintenant elles resteraient là, et valait mieux qu'elles se taisent, tout au mieux, parleraient-elles en larmes échouées.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Malena Kane, Mar 4 Avr 2017 - 9:24


Convulsions de rire. Il aurait pu s’agir d’une belle manière de mourir. Il s’agissait surtout d’un excellent moyen pour relâcher la pression. Plus que de laisser mes yeux reprendre pour un temps leur couleur originelle.

Et puis enfin je me calmais, car 67 semblait avoir trouvé un moyen pour apaiser les âmes les plus récalcitrantes. Il était temps que ce petit manège se termine. Il était temps qu’ils rentrent, que cette action se termine. Que les élèves en comprennent l’enjeu surtout. Que ceux qui se présentaient devant eux avaient une raison de le faire et de ne pas les blesser. De les traiter avec délicatesse. Qu’ils avaient quelque chose à gagner à écouter, et surtout beaucoup à perdre à se révolter.

Même s’ils avaient gagné mon soin. Même si j’avas senti ma plaie se refermer, que j’avais pu respirer plus facilement, être soulagé de la douleur. Elle n’était pas entièrement partie évidemment, et la cicatrice resterait fine. Encore une que je devrais m’efforcer de masquer. Comme celles de ma main.

Je voulais parler. Je voulais dire merci, soupirer de soulagement, baiser le crâne chauve de 67 pour qu’il comprenne toute la gratitude que j’avais envers lui. Mais je ne pouvais pas. La langue toujours bloquer contre mon palais, je ne pouvais que souffler fort et par le nez pour soupirer. C’était réussi. Une chose sortit de mon nez et atterrit sur ma lèvre. Beurk. Et je pouvais même pas bouger mes bras pour retirer cette immondice.

Je me concentrais ainsi sur ce qui se disait, mais un bourdonnement sourd résonnait dans mes oreilles à chaque fois qu’il s’approchait d’un nouvel élève. Le classique Assurdiato semblait bien efficace. Et il s’agirait du meilleur moyen pour garantir leur fidélité. Personne ne savait réellement si un autre avait reçu une mission. Mais les plus fidèles auraient enfin le sentiment d’être priorisés… Joli coup 67. Maintenant, vous pouviez partir ?
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Mangemort 91, Mer 5 Avr 2017 - 20:55


Il n'y avait nulle menace dans leur ton, seulement une simple exposition des faits. Pour qu'il n'y ait plus de méprise. Pour qu'il n'y ait plus de casse. Le Maître avait désapprouvé. Et ils avaient cédé. Cependant leur acte semblait avoir motiver les derniers récalcitrants à obtempérer, pour leur plus grand bonheur. Toutes les baguettes étaient désormais entre les mains de matricule Six-Sept . Les choses sérieuses pourraient ainsi débuter. L'exposition des idées telles qu'elles avaient conçues, répétées, érigées et acceptées. L'enfant-volant (Vacuitas) semblaient être ici le plus futé des otages présents. Ils étaient satisfaits de son honnêteté qu'ils avaient bien retenue. Qui les pousseraient sûrement à se montrer plus indulgents le jour où ils seraient amenés à le recroiser. Si ils l'étaient. Les gens tournent, les gens meurent, et ils avaient rarement le temps de s'attarder sur les cas de chacun.

Ils avaient hoché la tête lors du discours de leur maître, remettant l'enfant rebelle (Hareka) qui cherchait à tout contrer à coup de verve peu crédible dans la bouche d'une gamine de ce calibre. Approuvant leur moindre dire. Parce qu'ils ne le contrediraient pas, mais aussi par conviction. Cette petite avait eu le don de leur taper rapidement sur les nerfs, ils le regardèrent ensuite s'en prendre au corps de ce cher directeur de Serdaigle, lui déchirant la peau, l'entrouvrant de part et d'autre. La mise en scène était parfaite. Digne d'un ballet auquel ils n'auraient pas été conviés. Soixante-Sept se tourna ensuite vers la dernière élève non-désarmée (Laroy), et ils se surprirent un instant à espérer que cette dernière ne ferait aucune vague. Afin que la suite puisse être lancée au plus vite. Le temps comptait toujours. Mais leur espoir fut vite balayé, car la jeune femme sembla vite opter pour une stupidité très marquée. Tenir tête avec des arguments tous plus stupides les uns que les autres à sept mangemort n'était pas l'idée du siècle, aussi ils soupirèrent bruyamment, ne quittant pas la place et observant la scène. Admirant leur acteur favori entrer en scène. L'enfant volant eut une nouvelle idée de génie. Marquant d'avantage de points. Tandis que d'autres semblaient montrer des volontés de faire avancer la discussion. Tentatives qu'ils ne purent que saluer. Leur presque-mère fit alors irruption leur amenant une retardataire. Déposée et livrée presque à l'heure. Ils étaient donc au complet désormais.

La suite s'enchaîna bien rapidement, ils se retrouvèrent bien vite entourés de 08 et des deux jeunes rebelles. Pas vraiment ravis d'hériter des deux anormales dont ils ne pourraient rien tirer. Les deux mises à l'écart de la suite qu'ils allaient malheureusement devoir occuper. Quelques idées trottaient déjà cependant. Ils avaient comme toujours, tout chaton qu'ils étaient, de jouer. Avec les deux pelotes ainsi offertes. Ils écoutèrent d'une oreille discrète le discours de leur Maître qu'ils connaissaient déjà sur le bout des doigts. Se concentrant sur leurs deux proies. Souriant tout de même au retour de leur mère, et riant de la bêtise que 82.

Les événements filaient encore alors qu'eux restaient coincées avec les deux rebelles. Ne voulant pas que la situation ils lancèrent d'abord un #Bloclang à celle qu'ils n'avaient pas encore fait taire avant de lancer à chacune #Assurdiato. Les isolant de la situation, pour que leur maître puisse ainsi parler en toute tranquilité. Ils complétèrent le tout d'un #Obscuro. Les privant de tous sens. Les isolant de tout ce qu'eux pouvaient faire. De tout ce qui se tramait à leurs côtés. Espérant n'avoir loupé aucun de leurs sorts.
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Anna Schomann
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Anna Schomann, Jeu 6 Avr 2017 - 16:17


LA de Riri
Si problème de cohérence ou de chronologie Mp moi


Frissons sur frissons, j'atteignais de mes mots les oreilles de celui qui se dressait devant moi. Je, non, nous. Une jeune fille venait de se lier à ma cause pendant que j’attendais passivement le retour du maître des masques. J'étais dans une tension qui ne permettait pas le moindre faux-pas, même s'il m'avait promis une certaine sécurité, ils ne seraient pas forcément de cet avis si je venais à troubler leur patience. Les paroles du mage noir tentaient de nous rassurer sur le pronostic vital de notre directeur, mais je restais tout de même sceptique face à cette réponse. Je ne pouvais agir, je ne pouvais me diriger vers le blés pour lui administrer cette potion que je tenais fermement dans ma main. Dans la foulée, les deux réticentes de la pièce furent éloignées. Une censure inutile de mon point de vue, chacun était là pour assumer ses idées et penser de sa propre initiative. Seulement cette affluence qu'ils exerçaient sur le groupe d’adolescents que nous étions était fragile pour certains et qu'ils avaient préféré assurer leurs arrières. Je restais cependant de marbre face à cette décision qui au final, ne me regardait en rien. Un léger sursaut dérangea mon self-contrôle quand vint s'écraser sur le sol une nouvelle venue. La retardataire avait été ligotée et allongée au centre de la pièce. Contrairement à l'autre, sa vie ne semblait pas en danger, mais nul ne savait encore pour combien de temps. J'ignorais si elle était attendue à cette soirée ou si elle était une paire d'oreilles indiscrètes et la réponse à cette question allait déterminer sa longévité...

J'observais Riri, l'un des rares points de repère qui m'avait été donné dans cette mascarade. Il m’adressait un sourire apaisant, une lueur dans l'ombre. Lui rendant son sourire en espérant être à mon tour cette auréole salvatrice dans cette atmosphère aride. Je profitais de cet instant pour lui effleurer la main et y glisser la petite fiole qui était restée dans la mienne. Les influences s'écrivent, le sang s'écoulait toujours... Le discours du Mangemort résonnait une nouvelle fois dans la salle.

« Nous voilà enfin arrivés à quelque chose de plus calme. Où nous pouvons tous discuter, se faire entendre. Sans crie, sans attaque, sans quoique ce soit qui puisse nous couper. Certains d'entre vous nous ont déjà rencontrés, individuellement. D'autres ont prouvé leurs valeurs déjà mais il est temps de passer à la vitesse supérieur. Il est temps que vous coopériez ensemble pour faire avancer notre cause au sein de Poudlard. Je sais ce que vous encourez, j'espère que vous le savez aussi. Nous faisons le nécessaire pour vous protéger. Nous vous gardons à l’œil, ne vous en faites pas. Il faut savoir que je sais que certains d'entre vous ne sont pas convaincus par ce que nous propageons. Mort, destruction, peur. Nous souhaitons vous faire ouvrir les yeux, que vous réalisiez que le Gouvernement est dépassé et qu'il est grand temps de changer d'air. Et c'est ici que vous intervenez. Qui serait prêt à faire passer notre message aux autres élèves ? En personne ou par des moyens qui permettront à son identité de rester cacher. Qui ? Regardez-vous, faites vous confiance vous êtes alliés après tout, vous êtes nos alliés.  »

Regard interrogateur à nouveau vers mon voisin, avait-il été comme moi ? Apprivoisé par l'ordre, par leurs idées. Je cherchais des indices dans ma mémoire mais il n'avait rien laisser transparaître... Face à cette demande de rassemblement, deux élèves s'inscrivirent sur la liste des partisans. Le second n'avait pas posé la moindre condition mais Alexander n'avait pas été de cet avis. Le garçon posait des questions pour le moins inintéressantes, sa position confirmait l'idée que j'avais eue sur la prise de position mais les garanties étaient également une de mes interrogations. Seulement, je ne pensais pas que l'Ordre répondrait à celles-ci maintenant, les détails du plan viendraient plus tard...
Riri demandait une preuve en s'assurant de la vie de Malena et dans cette même phrase j'avais été retenue par les informations dont il disposait. S'ensuivie un débat sur les valeurs et les armes, mais je ne m’étais pas sentie concernée par cela, mon avis avait déjà été scellé depuis cette forêt et je ne reviendrais pas dessus. La seule chose qui m'avait rendu méfiante fut l'intervention de la ligotée, la peur se ressentait dans sa voix. Malgré le courage dont elle faisait part en soumettant son point de vue, elle acceptait la proposition. Sa remarque superposée aux paroles de mon préfet, je restais silencieuse pour le moment, observant la situation et attendant le moment opportun pour faire part de mon adhésion, s'il venait à se présenter. La dernière intervention du mage appuyait ma pensée encore une fois.

Bruit sourd, mes oreilles qui se bouchaient, attirant mes mains sur ces dernières sans pouvoir contrôler mon geste. J’avais été surprise par le sort lancé, qui laisser présager un entretien particulier. L'être se glissa à ma hauteur pour m’adresser ses mots qui laisser entrevoir ma surprise. Comme si ma décision n'était pas un acquis, je supposais que mon masque (08) n'avait pas partagé la dévotion que j’avais. Imaginant mon être des ténèbres possessif, ne voulant pas me partager, je n'avais pu camoufler un léger sourire éphémère. Seulement, mon regard se replongea dans le masque à ma hauteur. Je ne savais pas si j'étais bonne actrice, mais je faisais en sorte que mon langage corporel diffère complètement de mes mots. Ainsi, les épaules rentrées et le regard apeuré fuyant vers le bas, la main cachant partiellement ma bouche, je donnais ma réponse à l'ombre.

« J'ai accepté d'être des vôtres bien avant cette nuit, je ne changerai pas d'avis. Ce secret est en place depuis bien trop de temps, alors laissez-moi être vos oreilles dans ces murs. J'ai confiance en 08. »

Mon regard fuyant avec cet air soumis toujours en place, je tentais par ce moyen de ne pas donner trop d'indice à ceux qui pourraient pas entendre, mais déduire ma réponse par mes gestes... Certes le hochement de tête positif laisser entendre mon adhésion, mais pas mes convictions. J'avais certes confiance en ces êtres des ténèbres, mais pas la moindre vis-à-vis de mes camarades.
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Riri Vacuitas, Ven 7 Avr 2017 - 17:48


Je vit le masque rouge mettre fin au dur labeur de mon directeur. Mon combat verbale venait de se finir. Il n'allait pas mourir, je me sentais rassuré, un peu fier d'avoir gagner ce combat. Mais peut-être qu'ils en avaient toujours eu l'intention, sur le moment je ne me fit pas cette réflexion. J'écoutais ce que pouvais entendre, ce que je pouvais comprendre puisqu'il y avait parfois des bourdonnements. Mais le fait d'avoir soigné mon directeur m'avait désarmé. Je n'avais plus de cause à défendre, plus de victoire à prendre. Je ne pouvais plus rien faire à pars les écouter et répondre à leur questions. Comme d'habitude j'avais des questions mais je n'allais pas les poser. Alors je me contentais d'écouter ce que je pouvais écouter. J'écoute le temps qui s'égoutte et les esprit qui s'embourbent dans leur mazoute. Puis je sens une main contre la mienne, glisse un objet dans la mienne. Une potion, cela se reconnais à la forme. Mon regard se grossis comme surpris par un tel acte. Ne comprenant pas réellement s'il s'agit d'un geste de rébellion ou de protection. De la part de … Anna qui me donne ça. Je suis surpris oui, je ne m'attendais pas à ce qu'elle agisse ainsi et même vis à vis de moi. Peut-être qu'elle l'a fait pour qu'on la découvre sur moi et que j'en paye les conséquence, les conséquence d'une absence de vigilance. Puis mon regard retourne instantanément  sur le masque rouge, comme par peur qu'il ait compris quoi se soit, nous sommes des enfants, nous pouvons être maladroit de temps en temps. Je n'ai pas envie qu'il ait vus, qu'aucun d'eux n'est vus.

Acceptant le don je fais quelque pas lents vers un des murs, avant de m'y adosser et de me laisser glisser le long de ce dernier. Les genoux relevé et la tête baissé. Regardant le sol, non, mes mains qui sont contre mes cuisses. Je regarde la potion, j'essaye de lire l'inscription, c'est une potion de guérison. Enfin, je ne sais pas trop, je ne m'y connaît pas vraiment dans ce domaine, dommage que je sois à la traîne, ça m'aurais bien servit plutôt que de peut-être faire une action vaine. Je relève la tête, pleine de pensé. Je me dis que je n'ai plus rien à faire, Malena est soigné, je n'ai plus rien pour lequel combattre, ils n'ont pas vraiment l'air de nous en vouloir alors pourquoi m'avoir attaqué ? Par pur hasard ou simplement pour mettre le bazar ? Pourquoi manque t-il ce 39 ? Suis-je en plein délire quand je me dit qu'ils l'ont éliminé ? Suis-je en plein délire quand je me dis qu'ils sont peut-être là pour me tuer ? Ou tuer tout ceux qui ont eu un contact avec eux. Mais maintenant, si je voulais vivre, gagner du temps, je devais leur répondre. Cependant je me mit à repenser à ce que Rachel dit … Le regard vert se posa sur elle, allant progressivement du vide à la colère. Comment pouvait-elle penser ainsi ? Pas étonnant qu'elle ne soit pas aller loin durant la coupe. Cela me révoltait d'entendre ça. Ça m’énerve, elle m'énerve, si elle crève c'est seulement parce que jamais elle ne se relève. Le regard toujours planter sur elle, sur Rachel, plein de colère surtout quand j'entends la réponse d'Anna. Je répond alors à la question du masque rouge sans pour autant le regarder.

« Pourquoi vous répondre ici et maintenant ? Si je dis oui, ceux qui s'opposent à vous n'auront aucune pitié pour me balancer ou pire. Si je dis non, vous même et ceux qui êtes avec vous n'auront aucune pitié pour faire la même chose. Sans compter que parmi les oui il y a peut-être des 'non' de dissimuler. On ne peut pas vous faire confiance, ni faire confiance à ceux qui sont là. Mais c'est tout aussi vrais pour vous, mais la puissance joue en votre faveur, vous n'auriez aucuns mal à nous tuer, maintenant et tout de suite, ou plus tard. »
* Puis, qu'on dise l'un ou l'autre, il y aura toujours des gens pour penser l'inverse. Ou se persuader qu'une réalité altéré est la vérité. *

La vérité c'était que maintenant, je ne pouvais plus jouer le garçon courageux pour me protéger, repousser et retarder tout ce qui se passait ici. Depuis le début j'avais peur, depuis le début j'étais stressé, et depuis le début j' étais remplis d'adrénaline. Mais si je tentais quoi se sois se serais fini. Ce n'était pas une situation normal. Ce n'était pas banal. Je n'avais plus rien sur lequel exercer le moindre contrôle, en le soignant il m'avaient tout enlever. Maintenant j'étais face à moi même, et je n'avais pas le contrôle sur la cabane, je n'avais pas le contrôle sur la sécurité et tout le reste. Je n'avais même pas le contrôle sur ma propre vie, mon propre corps. Comme le sentiment d'être déjà foutu, déjà mort. Les autres prenaient des décisions tellement légèrement, comme-ci que c'était évident, j'étais seul à vouloir réfléchir sur tout ce qui se présentait à moi et tout le temps ? Je ne le pensais pas pourtant. Erundil où es-tu ? La boule au ventre je me demandais de quoi allait être fait la suite. Je savais bien que j'avais été arrogant, que j'avais peut-être semblé être un gêneur, que j'allais peut-être être la victime d'un de leur sort. Mon regard revient sur mes mains, change, passe de la colère pour perdre toute lueur. L'adrénaline me quitte, la boule persiste. La douleur revient, il était quel heure ? Il se faisait tard, peut-être qu'il était déjà trop tard, peut-être que mon heure était en retard.

Vous m'excuserez si je squeeze des passages. J'ai essayé de synthétiser sans faire trop résumé non plus
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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 7 Avr 2017 - 22:36


HRP : Je ne savais pas très bien si on pouvait de-nouveau entendre les autres ou non, donc si problème MP !
Edit : désolée !


La douleur se faisait de plus en plus présente dans son esprit. Rachel avait l’horrible impression que son bras, sa chaire continuait de se consumer petit à petit et la douleur venait par vague. Très fort, fort, plus fort, très fort, encore plus fort. Qui est-ce qui viendrait les sauver cette fois ? Ou n’y aurait-il personne une fois de plus ? Ester aurait aimé leur demander, lui demander, en quoi la corde et les blessures qu’eux lui avaient infligées, valait mieux que celles soi-disant infligées par la société. Ester aurait aimé lui faire la remarque, comme quoi parler de liberté était très limite. Un foutage de gueule à peine voilé. IL lui avait d’ailleurs confirmé. « Je vois que tu as vite compris ma petite. » Ça avait été ses mots exacts. Fallait donc que ses camarades arrêtent de croire à ces foutus promesses de liberté. Fallait qu’ils arrêtent de penser qu’ils étaient assez importants pour se permettre de l’ouvrir. Des étudiants prêts à les aider, que ce soit par conviction ou par peur, il y en avait pleins. C’était juste tomber sur eux ce soir. Personne ici n’avait d’importance à leurs yeux. Ils s’amusaient à parler de liberté, alors même qu’ils privaient les gens de la leur. Personne ne valait plus ici qu’un elfe de maison basique.

La verte luttait pour rester concentré, un exploit en temps normal déjà. Elle n’eu cependant pas d’autre choix que de se laisser aller à l’inconscience lorsque d’un coup, plus aucune conversation ne ce fit entendre. Quoi encore ? Oh et peu importe finalement, tout ce qu’elle voulait c’était en finir au plus vite. Bon sang ce qu’elle avait mal… Plusieurs minutes s’étaient écoulées depuis qu’on l’avait libéré du brûlant sortilège, plusieurs minutes s’étaient écoulé depuis que son bras n’étaient plus mit à mal par les cordes, pourtant elle avait toujours ce picotement dans les yeux qui lui indiquait qu’elle pouvait pleurer à nouveau d’un instant à l’autre. Victime. On ne se refait pas.

Ce fut l'absence de douleur dans son bras -ce qui n'était à l'évidence pas une bonne chose vu son état- qui la ramena brutalement, lui rappelant soudain que tout ceci était loin d’être terminé et qu’elle-même avait encore beaucoup de chose à faire. Se remémorer du nom de chacun de ses camarades par exemple. Quoi qu’en réalité il n’y avait que cela, mais c’était déjà beaucoup pour la serpentard.

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Re: [Animation] Festivités entre hurleurs nocturnes

Message par : Kohane Werner, Sam 8 Avr 2017 - 13:55





On entendrait presque le plic et le ploc du sanglot étouffé au milieu duquel se glissent doucement les mots de Rachel.
Des mots durs où pointe une forme de rage à mon goût.
Des mots avec lesquels je ne suis pas d'accord. Le choix, il suffit d'avoir le cran de se l'accorder. Le choix, on l'a toujours pour peu qu'on ait les tripes d'y faire face. Le choix, il est parfois minuscule, invisible à l'oeil nu et pourtant là. Suffit de savoir s'en saisir au vol. L'attraper, se l'approprier.
Les choix
est toujours là.
Mais jamais sans conséquences, sans douleurs. Il faut éprouver le corps et l'âme pour l'avoir à nous. Accepter de payer le prix de chaque chemin emprunté.
Peut-être est-ce parce que justement elle a toujours été sur la réserve, à vouloir parlementer pour éviter les coups et le combat, qu'elle se convainc qu'il n'y a pas le choix ce soir. Parce que accepter de choisir, c'est accepter -peut-être- de s'en prendre de nouveau plein la figure. Et alors ? Pour un fil de liberté, je l'accepterais bien, moi.
Mais la question ne se pose pas.
Pas ce soir.
Parce que, quelles que soient les issues qui puissent s'offrir à moi, je veux tenter.
Un grand bond, un saut
puis voir.



La voix du masqué s'adresse à moi, répondant à mes conditions.
-L'aversion de certains sorciers pour les moldus n'est pas nouvelle, mais à vivre avec eux, ils changeront d'avis, peut-être. Nous ne comptons pas nous asseoir sur un trône fait de cadavre de sans-magies.
Silence. De ma part.
Avaler ses phrases. Se convaincre que c'est vrai.
Après tout, pourquoi pas ?
Si c'est vrai...
Pourquoi pas, oui ?

Après la voix retombée, le silence, silence des tympans qui ne captent plus rien.
Sortilège lancée sur l'assemblée.
Muets qui prennent le trône de la soirée.
Immobilité.
Même mes pensées ne tournent plus. Même mes pensées ne fonctionnent plus. Arrière-goût encore de ses mots au creux de la gorge.
Nous souhaitons vivre libres, c'est tout
Vivre libre, voilà un beau rêve.
Un rêve pourchassé par les Hommes depuis la nuit des temps. Parce qu'inaccessible, on s'est convaincu qu'on l'était tout de même dans notre vie misérable et insignifiante. Etre libre, c'est pouvoir faire le maximum dans les limites qui sont les nôtres et blablabli et blablablo. Tous ces penseurs, ces théoriciens qui ont défilé le long de la frise chronologique avec, chacun, une vision particulière de la liberté.
Mais aujourd'hui, je doute qu'on sache davantage ce qu'est cet étrange concept que l'on clame pourtant à tout va.
Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit que disent les Moldus.
De belles paroles
et en acte ?
Qu'y a-t-il ?
Pas grand-chose.
Alors, pourquoi ne pas réinventer nous aussi, notre concept du vivre libre ? Et, pour commencer, abattre ces décrets trop vieux pour un monde qui se doit être trop nouveau. Un monde où, enfin, magie et non-magie se mêleraient. Où les uns apprendraient à vivre avec les autres.



Tout à coup, mon ouïe revient.
Mes oreilles captent à nouveau le moindre petit bruit de la pièce.
Surtout, sa voix, qui s'adresse encore à moi.
C'est court et plein de circonspection.
Recourt à l'argument de la cause juste. De tous temps, les Hommes savent intiment que guerre et violence ne peuvent être moralement cautionnées. Alors ils inventent ce concept. Celui du justum bellum, guerre juste. Parfois clamée comme sainte.
Qu'on se batte pour un dieu, une idéologie, une cause, qu'importe.
L'important est que cette chose soit décrétée juste.
Pour apaiser les consciences. Faire bonne figure. Et abattre l'arme le coeur léger.
Mais pour moi, tout ceci dépasse bien ces arguments.


-Légitime ou non, là n'est pas la question,
je réponds finalement. Que vivre libre, changer le monde et le recréer soit vu comme une cause juste ou pas, je n'en suis pas encore là. Pour moi, il s'agit avant tout d'une nécessité. Sinon, on va tous crever, étouffés par ce monde anciens en faillite. Alors je ne me pose pas trop la question. Mais si vous voulez partir sur la question de la guerre juste, invitez-moi donc à prendre le thé et on pourra en discuter.
Tentative de sourire pour se donner de la contenance.
Alors qu'au fond, j'ai envie d'être loin, au fond de mon lit. Même si ça ne sert à rien, en fait, vu que je ne dors presque pas.
-En attendant, je refuse que vous doutiez de ma sincérité. Pour détruire ce monde ancien afin d'en faire émerger un nouveau, neuf, plus libre, plus beau, je suis prête à tout. Y compris caler mes pas dans les vôtres.
Un ton assuré.
De toutes façons, j'ai plus grand chose à perdre. Plus grand chose à faire. Sinon continuer de errer comme une âme perdue.
Alors, autant essayer de faire quelque chose, non ?

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