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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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Les Chambres
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Elhiya Ellis
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Re: Les Chambres

Message par : Elhiya Ellis, Sam 24 Mar 2018 - 14:40


@Ethan
LA Ethan et Linou

Il causait mais tu savais pas trop de quoi, et en fait tu t'en fichais un peu. Occuper à laisser quelques mots à cotre serveur, tu notais que t'avais pas réussi à deloger le matou de sous le lit, et que t'avais juste remis la pièce brièvement en état. Pour le reste, tu te contentais de glisser quelques gallions de pourboire (10) dans l'enveloppe et notais le prénom du blond arctique dessus.

Récupérant ton sac et le dernier shortbread restant, tu glissais ta cravate verte et argent à la ceinture de ta jupe et quittais les lieux. Les escaliers ne semblaient plus insurmontables desormais que t'etais sobre, y'en avait pas tant que ca en fait... tu sautillais limite en les descendant adressant un sourire et un petit signe de la main à Linwe toujours présent. Ce garçon travaillait trop c'etait décidé.

Le courrier laissé sur son comptoir, tu prenais la direction de la sortie, récupérant le trainard Serdaigle qui avaut pris soin se remettre meme sa propre cravate. Celui là etait bien trop coincé  quand aucun alcool ne courrait dans ses veines, mais aucune gratification quelconque pour lui hormis un pouffement de rire.

-Allé l'emplumé, un peu d'air frais te donnera peut etre une meilleure tête

Bien que tu n'avais pas grand chose à faire de sa mine atterrée en croisant le sorcier qui s'était occupé de vous. Neanmoins, t'avais franchement pas envie de le porter jusqu'à la grille du chateau alors qu'il se decomposerai de plus en plus sans réelle raison. Du coup, t'avais ouvert la porte m'intimant de re suivre d'un mouvement de tête en direction de l'exterieur.

La route allait être longue si le brun avancait aussi lentement et ne deserrait pas la machoire.. La porte derriere vous se refermait, la fraîcheur du matin vous accompagnant jusqu'à Poudlard, empêchant les brides de sommeil de reprendre le dessus

Fin du RP
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Élius Askin
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Lun 9 Avr 2018 - 10:21


PV Arty
L.A. d'Aza pour le #repulso




Aïe. Mange ton genou. Tin zont dézezcaliers comapoudlar ici ! Ça booooouge ! Ahah ! Et ma main agrippée à - je sais plus - la tienne ? Ton jean ? C'qui est venu en premier. J'me relève, titube, monte une jambe, avance, recule, tombe contre - Ouuh ! un torse, un cou. Mhmmmmmenton. Bouche - collée sur la mienne. Salutoi... - Outch ! Aïe, encore. Joue écrasée, sol accueillant. VLAN - la porte qui claque.


Ça m'écrase mais ça sent bon. Ça fait des bisous, là, là et là, et dans les endroits qui chatouillent. Ça cherche, fouille, me retourne sur le dos. Et ton visage. Beau. À pleine mains encadré, se rapproche, s'éloigne, que j'arrive pas à retenir ; doigts embourbés. Fermer les yeux, laisser la tête tourner, s'entortiller dans ton souffle imbibé. Tes gestes aussi sont brouillons, tout s'emmêle et ma voix :


— Tmamankétussé s'enroule à l'intérieur d'un pavillon distrait. Le dire provoque une palpitation ; réveille un furieux tambour. Tétéou ? Et tes cheveux que j'agrippe comme je peux, fuyants au rythme de tes lèvres bousculant ma mâchoire. Cette odeur, entêtante, que j'inspire, encore, encore, et plus fort. Pressant mon ventre à la chaleur de ton corps. Tma abandonné wéwé, Poudlard est vide sans toi. Tapaldroit d'faire ça. Titiller mon pouvoir d'enfant gâté. Alors un râle d'amertume s'échappe et mes ongles s'enfoncent dans la peau de ton dos, descendent à mesure que la fièvre monte.



Dernière édition par Élius Askin le Sam 14 Avr 2018 - 23:57, édité 1 fois
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Arty Wildsmith
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Sam 14 Avr 2018 - 10:30


C’est quoi aussi, cet établissement là, qui transforme soudainement ses escaliers en tapis volant indomptable ? Tellement pas pratique, ça en fait dégringoler les jambes – les gens – et les fait monter à quatre pattes, ou presque. Quête phénoménalement branlante d’un espace confiné mignon et plus intime que le bar où ils se trouvaient il y a quoi, quelques instants, heures ? Combien de temps leur avait-il fallu pour grimper ? Mais heureusement que le sol de la chambre est mou, parquet nuageux moelleux, ou alors c’était l’ivresse qui transformait la réalité matérielle, ce ne serait pas la première fois. Sûrement aussi parce qu’il ne venait pas de chuter sur le sol, mais sur l’autre, d’où la texture agréable – très, trop. Ne surtout pas la laisser s’enfuir, cette texture, se l’accaparer immédiatement, aucun moyen pour elle de s’échapper sous les baisers. C’est la redécouverte qu’il attendait impatiemment, depuis ce moment là, juste avant son départ. C’est tout flou dans son cerveau à cet instant incroyablement spongieux, mais il veut se rappeler. Rappeler à l’autre aussi, furieusement.

Ça agite ses lèvres qui se font un plaisir de retrouver le terrain conquis, marquer de nouveau ce territoire, partout, aucun espace délaissé. Tandis que les mots mangés par le sang pétulant se réfléchissent dans les tympans ravis du Blaireautin. Son absence, le vide qu’il avait laissé derrière lui avait pris le cœur du Serpentard. Tant mieux qu’il arrive à murmurer, tout en riant. Savourant les doigts de l’autre qui s’emmêlent nerveusement dans ses cheveux enchantés, c’est ainsi que ses yeux ivres arrivent à distinguer, trouver derrière le front et le torse d’Élius une pointe de sentiments chaleureux à son égard. Et de façon pas étonnante du tout, ça ne fait que gonfler l’intérieur d’irrésistible envie, fondre encore et encore sur l’allongé, capturer le côté épidermique des veines saillantes du cou, juste là. N’avait-il vraiment pas le droit ? Ah ouais ? Et qu’est-ce que tu vas faire, hein ? Question provocatrice couronnée par une expiration sonore, c’est l’effet que font les doigts enfoncés dans sa peau fiévreuse. Il aurait voulu le dévorer, comme ça.

Puis son nez frétille, le sol c’est bien, mais là-bas, ça a l’air beaucoup mieux. Ses rétines se trémoussent en avisant le grand lit qui les appelle, tout douillet qu’il était. Alors le Blaireautin se relève, brusquement, se rue sur le lit confortable, rempli d’oreillers, plus accueillant, tu meurs. Avant d’y sauter de manière triomphale, répétée, dominant l’agréable chambre. Les bras écartés, il interpelle J’t’atteeeends lààà, sentence rythmée par ses rebonds enfantins, tandis que sa bouche se tord de tentation.
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Dim 15 Avr 2018 - 1:11


Contenu sensible




Réponse avortée, ravalée par ton départ si soudain. Mes bras délaissés ont froid, se réfugient contre mon ventre. Tomber vers le plafond sans jamais le toucher. Tout bouge. Le décor pénètre mes rétines égarées, lents va-et-vient qui donnent la nausée. Ta voix plus loin fait rouler mon crâne sur le parquet. L'image s'est écroulée, t'es de travers, agité. Tu voles, rebondis, n'arrêtes jamais, m'appelles, et provoques ce sourire qui réveille mes joues engourdies. J'plie la jambe, pousse sur mon pied, et d'un élan pataud, tortille mon buste pour arriver sur le côté. M'assoie un moment. Wow, ça tourne. Sous ton corps de marionnette dansante, un gigantesque lit, dominant ma silhouette avachie. Ton regard me réclame et ramène ta dernière question à mon esprit. Alors, j'sais plus comment, j'plante mes talons sur le matelas.


Équilibre plus qu'incertain, et mon rire qui trébuche dans le trop-mou. Se rattraper, à toi, tes boucles attirantes, ton t-shirt extensible. Te pousser jusqu'au mur, habité par une fureur maladroite et incontrôlable. Immanquablement, nos lèvres vont se rencontrer, mais je retiens les miennes. Quelques centimètres d’effluves spiritueuses. Et mes mains qui glissent le long de tes bras, les ramènent de chaque côté de ta tête, pour enfin chuchoter contre ta joue que si tu pars encore jvétatacher. Et mes orteils qui n'arrêtent plus de s'enfoncer sous des jambes cotonneuses, danse capiteuse. Cramponné à tes poignets comme un gamin à son doudou, je poursuis que maintenant tu s'ras làkanj'veux. Qui a dit que les jouets pouvaient s'échapper du coffre ? Namého. Puis, j'vais marquer mon prénom, juste là, à coup de dents, voilà.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Les Chambres

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 15 Avr 2018 - 23:59


Commandes : Elhiya - Ethan
- Staff 3B -

L'odeur du café-cognac sur le comptoir. Pique-assiette, il se fait des cacahuètes au petit matin. C'est le sel qui le réveille un peu. Y'a deux trois clients bien matinaux. Qui sirotent un jus, gazette à la main. Un autre avec son cigare, empeste le hall d'entrée. Alors que les deux étudiants de la veille refont surface. Descendent aux enfers — réalité. Il agite sa main, ils étaient quand même cool. Et puis elle laisse une lettre de l'autre côté, avant de partir. Ce qui est excitant de travailler ici, c'est d'être au courant de certains trucs que les gens voudraient garder secrets. Vu leurs têtes, 'sont pas vraiment sereins aujourd'hui. C'était autre chose que le jacuzzi à la citrouille.

Un regard
dans la lecture
sourire aux lèvres
il s'était encore fait de la thune :
au moins dix pièces en or.

Et dire qu'il n'avait pas voulu y déposer un œil ou une oreille.
Fallait vraiment qu'il pense à un nouveau concept. Un genre de chantage assez baroque.

Je voulais quand même clôturer ici. Merci à vous deux, vous êtes de super clients (autant en pourboire, vos interactions avec moi ou qu'à vous lire tout simplement !). Keur sur vous, bonne continuation !

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Arty Wildsmith
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Lun 16 Avr 2018 - 8:54


Et bien alors, vite, il fait quoi ? il ne pouvait pas rester là, comme ça, devant lui, si proche que les lèvres veulent sortir leurs mains imaginaires et avides pour rapprocher brusquement leurs acolytes – métaphore hasardeuse. Mais c’est parce les siennes sont toutes sèches et hurlent au désir d’embrasser, l’embrasser. Quelques secondes déchirantes où il ne pense qu’à ça, l’embrasement humide. Pourtant Arty reste comme figé, complètement contrôlé par les frissons qui s’emparent de lui tandis que ses bras s’élèvent involontairement. C’est qu’il sait pertinemment qu’il voudrait bien que l’autre l’attache, justement. Ainsi il ne bouge pas, soudainement docile aux agréables menaces du Serpenteau, quand bien même il est difficile de retenir la fureur intérieure du bassin qui veut ardemment se coller – fusionner. Il se contente d’harponner ses pupilles à celles d’Élius et d’articuler pâteusement un vas-y avant que ses canines provocatrices ne s’enfoncent dans la lèvre inférieure, rêveuse des minutes à suivre.

Zouip. C’est là qu’il glisse de tout son poids, le fripon. Relâché certainement par les réflexes surpris – et endormis de l’autre, il rebondit légèrement, assis sur les oreillers moelleux. Les jambes devaient être épuisées des instants trampolineux précédents, elles se moqueraient même, les filousses. Un éclat de rire plus tard, accompagné des doigts qui s’entremêlent hâtivement dans ses boucles ivres – il voulait, dans le doute, chasser tout oiseau multicoloré qui virevolterait au dessus de sa tête frivolement abasourdie. Sait-on-jamais. On fait dodeliner le nez pour se réveiller puis il se saisit des jambes du Vert & Argent d’une impulsion maladroite et branque pour le faire tomber à son tour. Héhé. D’un bond, le revoici sur les genoux, prêt à dominer un Askin échoué. Alors il le bascule sur le dos, ou l’était-il déjà ? de gestes godichons – ouais ouais – il relève le tee-shirt de l’autre, permettant à ses lèvres enfin – presque – assouvies de fondre sur le torse découvert. Il remonte rapidement jusqu’à l’endroit apogéé-ique qu’il convoitait quelques instants plus tôt – les lèvres, fougueusement.

Jusqu’à ce que ça pétille à ses oreilles. Oh. Il relève ses yeux déconcentrés, à la recherche de Héééé ! Une chocogrenouille qui vooooole ! Oui. Enfin, non. Mais lui est déjà emporté au pied du lit, admiratif du dit-fait qui s’imprègne dans ses rétines désabusées. Il tend le bras, loin, très loin, haut, juste là. Il va y arriver. Oui. Encore. quelques centimètres. Pour. L’attraper. Juste.  
Mazette. C’est qu’il bascule. La tête d’abord, ses cheveux crient, s’affolent, trop tard.  Une pirouette semi-aérienne avant l’atterrissage pathétique sur le dos. Beuh. Dorénavant il en voyait des dizaines de chocogrenouilles volantes.
C’est qu’il aurait peut-être vraiment du l’attacher, finalement.
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Lun 16 Avr 2018 - 23:19


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Yeay ♫




Moi face à toi, ton portrait nébuleux, attirant, s'approche, s'éloigne, captive mes rétines enlisées. Quelques boucles dansantes, tes pupilles brillantes à demi-clos et ton consentement soufflé entre deux lèvres tentatrices. Moi face à toi, et bientôt face au mur. Les mains qui tenaient tes poignets évaporés désormais plaquées contre la surface. Mon front aussi, s'y appuie, quelques secondes, découpées par le rire du matelas. Ou le tien ? Les yeux fermés, j'ai juste senti l'impact, jambes pliées et mes fesses dans le mou. La chute m'a échappée. Pas le temps d'ouvrir les paupières, je bascule à nouveau. Le dos qui s'enfonce, se cambre sous l'invasion. Viens, ne t'arrête plus de m’accaparer, prends-moi tout entier. La bouche en réclame toujours plus, suit un instant le mouvement qui s'éloigne. Gnn ? De trop. Et - BOUM !


Bruit sourd d'un corps écroulé. Le ventre secoue des paillettes joyeuses jusqu'au - quoi, encore ? Ouais, le plafond. Tête à tête récurant, décidément. Les doigts sur mon menton se promènent, doucement descendent dans le cou, tirent sur le t-shirt presque enlevé. Puis, l'idée. Anh ! Fulgurante roulade à la réception douteuse. Et le décor qui n'en finit plus de tourner. À quatre pattes, j'viens te trouver. Me laisse à moitié tomber sur toi et écarte tes mèches en susurrant que c'est l'docteeeeur ! Quelques baisers spongieux s'étalent sur les parcelles disponibles, cheminent vers ton oreille. J'vé vousoigner. T'attraper sous les aisselles pour asseoir ta mine éparpillée contre le lit au prix d'un effort grimaçant. À califourchon sur tes cuisses, j'me tortille, cherche ton regard, écarte tes yeux s'il le faut, avant de me relever.


Trois pas chancelants en arrière, un sur le côté, petit déhanché. Sourire bien accroché dans le coin d'une joue rosie par la chaleur, je balance lentement mon bassin. Mouvement provocateur. Les bras s'en mêlent, reprennent le numéro commencé plus tôt. Cramponner le tissu, en extraire mon torse enivré. Sans te lâcher de mes iris embuées, j'perds l'équilibre, rigole et reviens en place. Au tour du pantalon. D'abord les boutons récalcitrants. Se pincer la langue de concentration, tituber, dégoupiller et enfin, demi-tour vacillant. Du bout des doigts, je lâche la ceinture. Remue mon popotin, m'amuse, emmêle mes pieds prisonniers dans le jean. Wow ! Les enjambées se succèdent en avant, incontrôlables. Heureusement, j'vais pouvoir me retenir sur - SPLAF ! Et deux jambes agitées qui dépassent d'un jacuzzi au jus de citrouille.
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 19 Avr 2018 - 11:59


Parfait. C’était tout à fait ce dont il avait besoin, c’est d’ailleurs ce que dit son sourire béat alors que le docteur exerce sa médecine fabuleuse guérisseuse. Les bisous, ça guérit tout. Un bref instant durant lequel les yeux déambulateurs s’habituent à la nouvelle position, c’est que l’autre était rudement fort tout de même, tout légèrement – qu’il croit – il se retrouvait dorénavant assis. Les doigts attelés tout mêlés au tissu d’Élius, il l’aimait bien, juste là, tout proche de lui. Mais feu follet papillonnant déjà envolé, pas le temps de s’attacher. Arty le regarde se mouvoir devant ses rétines particulièrement intriguées. Il se passait quoi là ? A en mettre sa main devant sa bouche qui chuckle, ne pas le vexer. Même si on pouvait remarquer à travers la main, les lèvres qui se pincent, d'observer le corps découvert du Serpentard, bien qu’il titubait, grisé par le trop plein de boissons, ça échauffait l’intérieur du gamin.

Puis il voit la scène au ralenti, le basculement maladroit qui le fait éclater de rire avant que ses yeux soudainement grandement inquiets ne le réveillent. Et s’il se noyait ? D’un demi d’un quart d’un tiers de seconde plus tard il tente de se relever, trop rapidement, bascule à quatre pattes sur un sol particulièrement doux qui veut l’encourager. Si l’autre était docteur, Arty se voulait désormais maître-nageur-sauveteur. Alors vacillement il parvient à faire obéir ses jambes et ses pieds qui le redressent, pas le temps de se défaire des vêtements pourtant incommodants. Tant pis. J’arriiiiiive ! Il essaie tant bien que mal de bondir dans le jacuzzi, réussit plus ou moins bien sans y plonger la tête la première. C’est qu’il a le réflexe de protéger ses cheveux prétentieux. Ooula, berk, c’pas fameux ça. Jamais il ne mettrait sa tête dans du jus de citrouille, non mais, imaginez, tout le poisseux qui sillonnerait ses mèches ? Hors de question. Sauver le Serpentard, oui, mais il y a des limites à l’héroïsme. Il réitère le geste du lever, le regard concentré sur l’eau agitée, j’dois vous avouer qu’il y avait pensé, sortir son amoureux à la manière d’une bébé Mandragore. Mais bon, tout de même, un peu de respect. Vaillamment, il installe l’autre sur un rebord siègeresque – un siège quoi – à peine dérangé par ses chaussures qui pèsent comme une tonne à ses pieds. Là, ça va ? Ah si, il s’évertue prestement à les enlever pour les balancer toutes humides à travers la chambre.

Fébrilement, à en expulser les gouttes ennuyantes qui s’étaient faufilées dans ses boucles délicates – ça le fait légèrement grimacer, d’ailleurs – il se colle alors à l’autre. C’est que les bulles et le remue-ménage aquatique orange n’éteint pas l’ardeur du feu là, de coller son nez contre son compère Vert, d’embrasser chaque parcelle de peau citrouillonnée – et il y en a beaucoup. S’emparer tout de même des cheveux sirupeux-agglutinés tout poisseux, c’est que tout le monde ne prenait pas soin de sa crinière, mais il laisse de côté le dégoût de la texture, ne pas penser non plus que ça lui mangeait les vêtements, rester focalisé sur les baisers.
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Mar 24 Avr 2018 - 3:03


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Wow, c'est quoi ça ? J'y vois plus rien ; mes paupières se plissent, se crispent, la bouche, le nez aussi s'il le faut : instinct de survie. On dirait que ça veut rentrer de partout, engloutit mon corps qui cherche un appui. Les mains ne trouvent pas le fond, dérapent sur les parois glissantes. Panique à bord, j'peux plus respirer. Le front imbibé s'éparpille et soudain, un gros gargouillement dans le liquide. On me saisit, me retourne dans tous les sens, j'y comprends rien, sens l'alcool qui remonte jusqu'à titiller la glotte. Les bulles et tes mains chatouillent mes cuisses dénudées, j'm'agite, retrouve difficilement une orientation. Enfin - Aaaaah ! - l'air, et ma gorge ouverte à l'oxygène. Deux yeux collés de citrouille s'entrouvrent sur ta question attentionnée. Oui, oui, enfin, j'crois, qui s'enfonce dans une langue pâteuse tandis qu'mes doigts débouchent mes oreilles agglutinées. D'un revers de bras et d'une mine dégoutée, je nettoie ma bouille visqueuse, tout en me débattant avec le pantalon en bas de mes jambes. Pas le temps de sortir le vêtement poisseux du bassin que déjà, t'es collé à moi.


On dirait qu'tu kiffes la soupe, à m'en bouffer la peau engourdie par les cocktails. Ton visage tout proche fait balancer mon buste au rythme de furieuses embrassades. Tout se renverse autour Arty quand tu m'embrasses. À commencer par ma tête, quand tu la bascules en ramenant mes cheveux en arrière. Et mes idées, entièrement chavirées contre tes caresses, doux va-et-vient de sensations noyées dans la courge gluante. Moi aussi j'veux fondre sur toi, retourner la situation, tirer sur ton t-shirt, le jeter plus loin. Enlacer tes épaules, et - Oup's - m'appuyer sur - Hein ? Mais téhou ? Et mes mains qui fouillent maladroitement à l'aveugle pour sortir ton nez enseveli. Une douche anwé ?
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Mer 25 Avr 2018 - 10:24


Sapristi. Personne ne bouge. Et certainement pas lui qui venait d’être avalé par la citrouille bulleuse. Le tout s’était soudainement figé tandis que ses cheveux s’étaient mis à hurler au désespoir, à remuer dans tous les sens. Peut-être même qu’ils n’avaient jamais autant apprécié Élius qu’à cet instant, alors qu’il les fait sortir du liquide orangé-spongieux-gluant. Ses oreilles remuent devant la proposition. Évidemment que oui, l’eau claire, propre et délicate sur sa peau souillée et ses cheveux maintenant tout dégoûtants, il n’attendait que ça. Alors vivement il se redresse, enthousiasmé par la perspective de redevenir de nouveau tout beau. S’approcher un peu du visage de l’autre, bouche fermée, un sourire en coin qui prévoit, des yeux qui se trahissent d’amusement, mais tant pis, juste, une demi-seconde, avant que. Fiou humide. Ou quelque chose comme ça. Qu’un jet rigolo de jus de citrouille ne vienne s’extraire brusquement de la bouche d’Arty pour aller s’écrabrouiller impeccablement sur le visage du Serpentard. Héhé ! Ouuuuui ! Une douche ! Tout filou qu’il était. Farce célèbre qu’il ponctue de dodelinements de tête divertis et d’un sourire grandissant, avant de se retourner pour quitter le poisseux jacuzzi.

Guidé par un intérieur chancelant et un cerveau encore tout agité, il se hisse en dehors du bain à remous, tente de ne pas glisser, de ne pas tomber à la renverse. Atterrissage plutôt réussi, ça tangue, à peine. Garder l’équilibre. Avant de rester là, debout, tout dégoulinant sur le sol. Chaque goutte de jus lui frôlant la peau le fait frissonner de répugnance. Berk, vite, enlever le pantalon qui lui collait les membres, berk, oh et puis le sous-vêtement, on n’était plus à ça près et puis c’était fort désagréable, il y a des pépins dans la boisson citrouillonnée non ? berk ! C’est sa main passée réflexivement dans ses cheveux qui précipite sa course ridicule vers la douche. Membres inférieurs et supérieurs qui s’élèvent à la perpendiculaire comme un pantin qu’on utilise pour la première fois : viiiiiiiite !
Et alors qu’il actionne la mécanique, ses boucles engluées soupirent de soulagement, lui aussi. Débarbouillement extasique des parcelles de peau, ravies de se débarrasser des résidus orange. Parce que la vapeur qui s’échappe de l’eau brûlante sillonnant affiche sur le visage du gamin une risette satisfaite. Mais. Il n’avait pas oublié quelqu’un ? Regard qui cherche à travers le brouillard. Beeeh allez, viens !
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Mer 25 Avr 2018 - 18:48


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Et la soirée, qui n'en fini jamais, de s'écouler, de s'étirer, sur le parchemin aux couleurs de la Saint Valentin. Imbibé d'alcool, il a maintenant plutôt des allures de buvard gondolé. Ça tangue, ballote, dans mon petit ventre embarqué. Et soudain, aussi, ça explose, jaillit sur mon visage, d'une bouche que j'avais pas vu s'approcher. Eurk, encore et mes mains essayant d'attraper ton corps visqueux et agité, qui s'échappe, habilement, je crois. Ne reste que l'éternel liquide orange filant entre mes doigts ouverts. La surface bouillonnante embourbe mon esprit, y dépose une épaisse couche de - Gn ? Ah oui, la douche.


S'extirper du bassin n'est pas très facile. Hisser une jambe en premier, et - Ooh, parfait pour faire la sieste cette position. À cheval sur le bord, la joue écrasée, je ferme les yeux. Un peu... Juste le temps de... - Wow ! et PLOUF ! Blblblblbl ! Mauvais côté pour tomber. J'me débats à nouveau, secoue mes ailes d'oisillon empêtré, tends les jambes, ah non. Ah si. C'est bon, prendre une grande inspiration, agripper le jacuzzi pour en sortir et - Zuip ! Tin ! C'est pas possible, ça glisse trop par terre làààà. Atterrissage en grand écart - heureusement, je suis souple - dans la flaque de soupe. Appuyé sur le sol, j'tente de me relever. Titube jusqu'à ta voix, et le bruit de cascade.


Beaucoup. Trop. De. Buée. Et - Oh, salut ! Ton corps brûlant, que je cramponne, quitte à te resalir un peu, tant pis. Tiens, encore un peu de courge à enlever là. Et là aussi. Bon, j'en ai partout en fait, je crois. Aaah, ça fait du bien quand même... Et tes mains là, sur ma peau, qui cherchent et enlèvent le dernier vêtement. J'dis pas non, me laisse faire, bascule la tête, mais... Attends. Yapa d'savon ?
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Mar 1 Mai 2018 - 14:30


Il jaillit du brouillard vaporeux, soudainement, rappelant aux doigts d’Arty ce corps qu’il lui tardait de redécouvrir. Juste là, peu importait les restes de citrouille, trop concentré sur le fait que c’était peut-être la troisième tentative de la soirée, qu’ils se retrouvent l’un tout contre l’autre, maintenant dénudés. Enfin presque, sous le jet brûlant le gamin s’attarde sur le dernier sous-vêtement-survivant-restant, tout collant, évidemment. La phrase qui aurait dû sonner comme une funeste sentence ne trouve pas de répercussion, pour le moment tandis qu’il embrasse, que ses mains impatientes et affairées font descendre le tissu tout mouillé. Ainsi, attends, on verra ça plus tard. Il est comme occupé. A essayer de raviver du bout des lèvres sur la peau humide, ce que le jus de citrouille bulleux avait pu éteindre, coller l’autre contre une paroi carrelée qui devait se trouver là.
Avant que les mèches de cheveux occupées à parcourir les épaules rougies ne se réveillent brutalement. C’est que l’idée selon laquelle celles du dessus seront propres, légères tandis que celles du dessous seront agglutinées, collantes et désespérées ne les réjouissait absolument pas. C’est ça quand on ne se shampouine pas. True story.

Alors il se redresse, vivement. Pas d’savon. L’air effaré. Il faut en trouver, ça va pas l’faire làààà ! C’est qu’il serait prêt à paniquer le petit. Il s’empare des épaules d’Élius. Toi tu bouges pas. C’était sa mission à lui. Tu restes. Le déplace un petit peu, bien sous le jet d’eau. Là. Demi-tour assuré non sans avoir laisser un baiser sur le nez du Serpentard, il traverse rapidement la chambre, en dansotant pour éviter de glisser. Sa vivacité est telle que le sol n’a pas le temps de vouloir lui attraper les pieds. A peine la porte d’entrée ouverte à la volée, il hurle, pour se faire entendre. Azaaaa ! Il nous faut du savoooon ! Un pas dans le couloir.  Il se marre, seul, les côtes soulevées, son pote allait être heureux, il le savait. Avant de se relever brusquement. Les mains sur les hanches dénudées, un hochement de tête vers la silhouette qui passait par-là. Bonsoir madame. La vieille personne a beau lever les yeux au ciel pour pigmenter son air outré, Arty sait bien qu’elle sourit en coin. Mais pas le temps de s’attarder, voilà Azaël qui débarque en bougonnant – quelque chose sur son éducation. Le savon fait un sacré bon dans les airs, essayer de l’attraper, non, on rate, il rebondit, sur les mains maladroites, c'est qu'il le verrait presque en trois exemplaires, encore une fois, hop là. Tadaaa ! Il expose son poing victorieux, ce qui apparemment lui vaut d’être expulsé à l’intérieur de la chambre et ce de façon plutôt violente. Merci bien, brave garçon ! qu’il veut dire en se retournant, mais la porte claque et la serrure cliquète. Il hausse les épaules. Au moins ils avaient du savon. On a du savooon !
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Lun 14 Mai 2018 - 1:44


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T'es encore parti. J'en ai sûrement profité pour pisser. Qui sait. C'que n'importe qui f'rait après six shots et deux verres, ou deux shots et six verres, ou.. j'sais plus. Bref, y'a eu mes pieds, le trou d'la douche qui n'arrêtait pas de se déplacer, l'eau tourbillonnante et, mon front contre la paroi aussi. L'idée de la micro-sieste est revenue à ce moment, mais pas aussi forte que ton retour bruyant. Gn ? Awi, savon. Mais surtout toi, nu et fendant l'épaisse buée qui s'accumule dans la salle de bain. Sans arrêter de passer mes mains sur mon visage pour enlever les gouttelettes ruisselantes et rabattre mes mèches gênantes, j'te reluque me rejoindre. Tébo. Qui se mêle à ton sourire et ponctue l'impact de ton torse contre le mien. J'déporte mes doigts sur tes cheveux déjà gonflés de mousse - t'perds pas d'temps, ou c'est moi qui en paume des morceaux ? La chaleur ramollit mon cerveau délayé dans la boisson, embrume davantage notre étreinte brouillonne, enfièvre mes joues mordillées d'envie. Besoin d'agripper ta peau qui glisse - viens. Que je répète alors que t'es juste là, me rendant complétement flou à me savonner de partout.
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Mer 23 Mai 2018 - 17:22


Pour émulsionner, faut frotter. C’est la règle. Faire percuter délicatement les microscopiques bulles multicolores avec les pores encitrouillonnés. Ou tout simplement prendre le besoin de mettre la mousse partout pour faire déambuler les mains friandes, trop. Il s’en fiche, de goûter le savon sur la peau d’Élius, et surtout ne pas mettre ça sur le dos de son cœur passionné impatient. Non, si le gamin accepte l’écume savonneuse c’est tout simplement parce que ses papilles sont endormies, ivres des précédentes exhalaisons alcoolisées. Alors il en profite, croquer ici & là tandis que le jet d’eau les parsème du mieux qu’il peut. C’est qu’il s’était peut-être, sûrement, légèrement, emporté sur la quantité de savon – complètement en réalité. Mais quand bien même, ça a le bienfait de prolonger ces instants doucheux. Sa langue assidue et certainement consciencieuse toute à sa besogne n’a pas l’idée de répondre à l’ordre ou à l’allégation d’être juste là, collé, cramponné. Pas besoin d'articuler quelques mots, en fait.
Évidemment, la douche avait dû s’arrêter. C’est que la peau des doigts qui se démêle, c’est loin d’être affriolant. Puis tout de même, l’eau agissait comme perturbateur, impossible d’être entièrement concentré sur le toucher. Alors ils s’étaient sûrement déportés maladroitement, tentant désespérément de ne pas flancher sur le sol sur lequel ils dégoulinaient, vers le lit confortable qui leur tendait ses bras duveteux.

Et tandis qu’il pousse l’autre sur le douillet, simplement chuchoter un là, ce s’ra mieux, oui, oui, oui, avant de s’emparer méticuleusement – dentairement - du lobe près duquel sa voix venait de se faufiler. Prolonger les baisers frénétiques sur l’humidité chaleureuse d’une peau qui, visiblement, ne demandait que ça. Il le surplombe, l’écrase peut-être, souhaite le dévorer tout entier, jusqu’à ce que : Non mais ça va pas. Il s’arrête. C’est tout mouillé, même pas séché, le lit, évidemment, ou lui, qu’est-ce qu’il en sait vraiment. Faut sécher le lit là ! Il va se noyer ! Ou pas, ou pas tout à fait, c’est qu’il confond et pense fusionner avec les draps qui n’ont absolument rien demandé. On fait pas ça dans un lit tout ruisselant. Il se relève. Un sèche-cheveux ! ils doivent en faire des particulièrement performants en cette année du futur dans laquelle ils se trouvaient. Mais on est chez les sorciers ici. Il roule, ou essaie du moins, avant de prendre place à genoux, au milieu du lit, complètement paniqué, les joues prisonnières de ses mains soudainement perturbées. Il va être tout trempé et foooondre ! Il ne pense plus droit le petit, c'est qu'il pourrait tout simplement aller chercher une serviette, mais que voulez-vous.
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Re: Les Chambres

Message par : Élius Askin, Ven 1 Juin 2018 - 1:52


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On l'a abordé ce lit voguant sur une mer de citrouille déchainée. C'est qu'il y en avait partout, du cucurbitacée, à s'en refoutre sous les pieds. M'enfin, ça j'men rends pas trop compte, tout bourré que j'suis, succombant à ton chant de sirène, titubant jusqu'au matelas qui s'enfonce sous mon poids. Et le tien, de poids, sur moi. Et tes baisers, à n'en plus finir de m'émoustiller. Mais les mains engourdies n'ont pas le temps de concrétiser l'envie, qu'une voix houleuse s'élève. Premier vrombissement d'une tempête annoncée. Kewa, de l'eau ? Les pensées s’emmêlent et mes doigts autour de mes cheveux trempés. Sècheront tous seuls, sérieux, on s'enfou, non ? Perdues sur ta silhouette effarée, mes prunelles rieuses profitent de ton spectacle, statue dégoulinante plantée face à mon corps allongé, tourné vers toi. Attrapant ton poignet, je t'attire à nouveau maladroitement contre mon torse parsemé de mousse résistante. C'trop tard... Que je susurre à ton oreille rapprochée avant de me tourner sur le ventre, les bras dans le vide. L'bateau a coulé, faut aller juska la plage maintenant. Et mes paumes qui battent l'air, pagaies de fortune avançant dans une imagination enivrée. Alors je rame, je rame encore, et soudain me remets sur le dos, puis sur le côté, essoufflé.


En - inspiration - fin - expiration - la - inspiration - terre ! Et expiration tandis que j'arrime ta peau d'un index aventurier. À la manière de deux jambes explorant une nouvelle terre, je pose mes doigts chacun leur tour le long de ta colonne vertébrale. Cool qu't'aies aimé ma lettre... Envolé, mine de rien, entre mes lèvres et les tiennes. J'adore ton petit sourire, écrasé contre la couverture mouillée. Et même lorsque mes paupières commencent à se fermer, une dernière vague de bisous aborde ton minois endormi lui aussi. Difficile de me souvenir le moment où le soleil imaginaire a cessé de réchauffer ma carcasse naufragée sur ce sable terriblement moelleux. Un sommeil lourd d'une chaleur ivre nous recouvre à défaut du drap resté dessous. Et ma caresse, interrompue quelque part entre tes épaules, devient empreinte soulevée au rythme de tes respirations. Bientôt, je ne sais pas à quelle heure, je ne sais plus dans quel endroit, la lumière chatouille mes cils démaquillés. Comme pour repousser ce jour qui n'est déjà plus la Saint Valentin, j'enfonce un peu plus mon front dans ta nuque offerte. Autour de ton ventre l'étreinte se ressert, se raccroche à cette nuit trop rapidement écoulée.
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Re: Les Chambres

Message par : Arty Wildsmith, Dim 17 Juin 2018 - 18:54


Ses mèches humides serpentillonnant sur la couverture avaient accueilli, ravies, le cœur baboumant, les derniers mots qui s’étaient faufilés jusqu’à elles. C’est qu’elles ont pleinement compris de quoi il s’agissait, même si les méninges, elles, restaient dans le flou, accompagnant la bouche qui émet un soupir d’endormissement comblé. Dans quelques heures il aurait oublié cet aveu ayant cette possibilité de créer un espace tout doux tout moelleux à l’intérieur, dans le cœur. Et ce sont ses yeux fermés enchantés qui hébergent cette idée que c’était la première fois qu’il fêtait la Saint-Valentin, première fois aussi qu’il partageait sa nuit avec quelqu’un. Et quel quelqu’un, alors que chaque parcelle de son visage remue, se met au travail, pas question de laisser s’échapper les brûlants souvenirs des ultimes baisers. Les enfermer quelque part. Attacher aussi la sensation de cette main sur sa peau, à la manière d’un doudou à dorloter. Avant que le sommeil ne l’enlace.
Ce sont les petits cheveux dans sa nuque, soudainement chatouillés, doucement réveillés par un souffle apprécié, qui baillent les premiers. Il n’entrouvre même pas les yeux, aucune envie  de réaliser qu’il faudrait bientôt se lever. Il se contente alors de saisir de ses doigts la main d’Élius alors que son dos se colle davantage au torse de l’Amoureux. Là, être tout proche. Puis finalement, non, échapper au soleil qui voulait absolument les tirer du lit. Le gamin se retourne, doucement, aller nicher son nez dans le cou de l’autre, encore parfumé de la chaleur de la nuit. Y déposer quelques baisers, étirer les secondes, se cacher de la réalité. Moment papouillonnant au cours duquel Arty en profite pour passer ses doigts dans les cheveux décoiffés du Serpentin.

Il faudrait aussi mettre de côté la barre désagréable qui avait élu domicile sous son front endormi. Peut-être qu’ils avaient trop bu, il ne sait plus. Toujours est-il qu’il est tout sec, et que ses mèches folles, encore enthousiastes, cherchent à se lover davantage près du visage d’Élius. Le gamin tente alors de les recouvrir de la couverture, rien, il se retrouve à épouser de ses doigts la hanche de l’Allongé. Forcément, il sent monter en lui – en bas du ventre plus précisément - le désir chaleureux qu’il avait laissé au pied du lit la veille. C’est sa déglutition pâteuse qui lui fait arrêter le vagabondage caressant, et la barre qui se met à s’ébranler sous son crâne. Grumph. C’est ça d’avoir tant abuser, il roule alors sur le côté, non sans avoir embrassé au passage le nez découvert d’Élius pour ensuite se relever, attrapant brusquement sa tête voulant se renverser. Ou bien c’était le lit qui se faisait tapis volant. Wow. Il aurait dû rester allongé, digérer l’ivresse dans les caresses, c’eût été une bien meilleure idée. Soif. Frottage de paupières intensif, peut-être que les orbites enfoncées pourraient aller chasser ce maudit ruban de ferraille qui n’avait pas pour projet de quitter son lobe frontal.
Pourquoi se levait-il déjà ?
Ses pieds le guident alors vers la salle de bains, chassant d’un geste d’orteil le grognement – supposé - de désaccord du Vert & Argent toujours dans le lit. A coups de jets d’eau rafraîchissants dans la figure le gamin tente de se désaltérer en même temps que de refroidir l’ardence intérieure. Respiration haletante alors que ses mains s’agrippent aux rebords marbrés du lavabo.

Puis, c’est le sourire sanglé sur son visage radieux qu’il s’appuie contre l’encadrement. Même s’il n’y avait pas eu nuit d’amour, la vision que lui offre le lit confortable lui fait pincer les lèvres. Pas tellement envie de quitter la chambre. Il se décolle pour ramasser les vêtements dispersés et de les jeter sur le lit, avant de s’y précipiter à ton tour. Vite. Il déboule à califourchon sur l’Amoureux à peine éveillé qu’il poudre vivement de baisers. Allez, viens, viens, viens, on va grignoter un truc ! C’est qu’il n’avait pas été ralenti fort longtemps, finalement. De nouveau, une bien plus jolie pirouette que précédemment pour se vêtir rapidement. Trois petits bonds vers la porte et le voici tout prêt tout beau tout opérationnel, tapant du pied, bras croisés sur un torse amoureusement revigoré. Alleeez !


Fin du RP, merci !
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