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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Dans la rue
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Shela Diggle
Serpentard
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Re: Dans la rue

Message par : Shela Diggle, Lun 26 Sep 2016, 14:15


Les yeux les yeux les yeux et la tranquille attente de celle pour qui la réponse importe peu, ne rien souhaiter de particulier, faire avec ce qu'il se fait ce qu'il se joue, simplicité d'un présent maintenant qu'aucune action ne pourra retirer de sa douce neutralité. Il n'y a pas bon ou mauvais il y a, voilà, telles choses et ne pas en demander d'autres et pouvoir en tirer satisfaction, pour ne pas se tromper et déjà aimer un futur qui peut être ne peut pas exister. Oui d'accord. Ça n'est ni bien ni mauvais mais ça plaît. Les yeux les yeux le regard doucement, et soudain les cris les bruits du flot humain qui assourdit parce qu'avoir oublié qu'il était. Colossale épreuve que d'ensuite à nouveau s'en séparer, et cette fois par un mécanisme un peu rouillé, ne pas tenter ne pas chercher, chut, c'est fastidieux, épargne-toi un inutile labeur. Un pull bordeaux, il fait si chaud.
On s'évade ? Un peu à l'abri des regards ?
Un peu à l'abri du bruit, cela sonne de cette manière aussi, c'est oui, acquiescer, s'enfoncer dans la foule. Et ne pas se retourner, n'pas suivre sa trace et vérifier, qu'elle soit bien là, qu'elle n'y sois pas, laisser le choix et ne s'inquiéter d'aucunes possibilités; de la cause aucun effet, se satisfaire de ce qu'il adviendra.

N'empêche.

Etre contente d'avoir trouvé la demoiselle pour je ne sais quoi. Ça n'importe pas, au fait. C'est un fait, vérité générale pour la suite, ce genre de trucs. Aimer aimer respecter, un tout, vivre c'est un peu un en-vol(eur de temps mais après tout ressent-on le temps sans vivre, point d'interrogation). Penser pas droit, ne pas y arriver, parfois chercher vraiment et jamais ne saisir de constantes lignes, sauter sauter un peu à côté - ne pas user du trop qui rend mauvais tout mot; trop aimer, c'est mauvais il paraît -, sauter d'un sujet à

l'autre comme on sauterait des lignes, pas vrai. Rue adjacente, oh ! presque perpendiculaire, mais pas tout à fait. C'est mieux, c'est plus joli, souvent la droiture est synonyme d'une espèce de perfection. Et le monde s'y acharne moins, et le monde s'y presse moins, dans cette rue, ici il n'y a pas de glacier. Mais un banc. Tout de même ici se retourner, trouver les yeux verts - sourire, peut être plus dans ma tête que sur mon visage, n'en être que peu certaine. Elle a un air, un air, un quelque chose ce quelque chose, qui remue les idées, sans savoir trop (pour)quoi. S'asseoir en tailleur sur le banc. Elle a un air, un air, et une clope éteinte à la main. Aligner les faits. Le monde grouille et va trop vite. Toi tu n'es pas pressée. Encore un fait, rajuster les lunettes et mal au crâne. Je trouve que c'est une qualité. Essayez, balancez, vos fausses excuses pour vous hâter, si vous l'souhaitez il y a toujours manière à pouvoir grimper lentement, les rues monts années, aux pressés la peur de crever, qui les ceint de ses longues mains aux gants blancs, histoire de, se protéger d'incitation au suicide, peut être. Revenir à la demoiselle aux poussières d'étoile, on dirait. Elle n'est pas pressée autrement je ne l'aurai pas de cette manière remarquée, autrement c'aurait été comme tous les autres, zappés comme l'on zapperait des programmes télévisés. Peut être qu'elle n'est pas pressée de la manière où vous l'entendez, nouvelle façon de penser. Vagabonder. Etre happée par deux trois fois des individus qui passent, toujours revenir à la brune et son air auquel je n'accorde encore aucun mot.

Se pencher sur ses dires. Par s'évader entendre s'échapper, que fuis-tu ? Candide curiosité. N'être pas même sûre d'être intéressée par le sujet. Bourdon le monde bourdon, ronron apaisé par la rue adjacente presque perpendiculaire. Ils sont drôles ces gens à vouloir faire tapage toujours en même temps - et mille lieux pour se taire. Tu as un nom, mais laisse moi un temps, tu veux ? Un temps pour te donner un autre nom. Un truc que je vois chez toi. Les images défilent. Faire silence pour ne point trop parler.
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Jude Werther
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Re: Dans la rue

Message par : Jude Werther, Lun 26 Sep 2016, 18:49




caprices
d'artistes


à ce qu'on dit
quand on n'arrive plus à dormir
c'est qu'on est coincé
encastré
dans le rêve d'un autre

alors
t'sais plus
ce qui est vrai
ce qui est faux ce qui est
bon
ce qui est mal
tu sélectionnes les trucs qui t'arrangent
les trucs que tu trouves beau
et maintenant.
le ciel est moins vide.

je tu recule.s
et elle te tire
illumine
condensé de flammes

on danse entre les corps
entre les sourires et les
mines rabougries
les enfants qui vadrouillent
et les sans-rien pour manger
avec-tout pour sublimer

reste un peu en arrière
et voit les rayons de ses boucles
valser elles aussi
sous l'éphémère
la ribambelle d’oscillations lumineuses
qui t'effleure les pupilles

tandis que tout autour
s'offrent des familles
l'hyperphagie prandriale
et que crèvent
la dalle
les sans-rien
c'est pas beau ?
la vie ?

alors, on traînes un peu.
on se pose sur un banc
je ne remarque pas sa couleur
je sens l'odeur
qui m'enivre à plein nez
un mélange de tout de tout tout tout tout ce que j'aime, c'est. ça.
parfois chercher les mots pour un truc si indicible, c'est.
ça.

Le monde grouille et va trop vite. Toi tu n'es pas pressée. qu'elle dit de sa voix qui brille comme un ostensoir.

tu crois que c'est grave, si on transgresse les règles ?
si au lieu d'un
je dis deux ?
si au lieu d'être à l'heure
je suis à la bourre ?
si au lieu de marcher vite
je

traîne ?
j'sais plus
on veut nous
nous
nous arracher les tripes
on nous fourre là
déjà, personne ne sait pourquoi
mais nous, nous nous NOUS,
on s'en prend plein la GUEULE
sans cesse
c'est épuisant.
elle trouve pas ?


je me mue dans mon silence.
je pensais avoir parlé à haute voix
j'aurais voulu le crier
il n'y avait que cette odeur perdue qui m'emplissait la voix.
je ressuscite la cigarette abandonnée.


Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.


Par s'évader entendre s'échapper, que fuis-tu ?
S'échapper, sortir des cages, s'envoler, viens, qu'on s'envole ? J'aurais voulu sortir les ailes et parcourir les cieux, j'aurais voulu déchirer le système de mes doigts rabougris écraser ma clope sur les injustices aboyer sur tout m'écarter un moment de vous, sentir


Tout froid partout, du bout des doigts au bout des bouclettes.
Alors, s’envoler.
Haute comme l’air, forte comme le feu, une boule de glace qui s’éjecte de l’atmosphère. Ne pas cesser de s’envoler, et, sitôt que les pieds quittent le sol, comme le grand albatros de mon cœur, de l'âme, du bout des ailes, s’abandonner sans plus aucune pensée, avec la seule sensation, le seul plaisir, la seule délivrance à la clé.
Une flèche vertigineuse.
Et puis, se réveiller, au beau milieu de nulle part.

Comme une course contre le vent, la pluie, le mouvement, tout rejeter, propulser le tout, victorieuse. Sans attache, sans point de fixation, sans peur, au seul bonheur de transpercer les cimes, les nuages et faire la course avec les aigles. Une danse dans les cieux avec le vent. Se laisser tourbillonner, s’adonner, enfin avoir la force suffisante pour voltiger plus haut et plus aisément dans n’importe quel espace-temps glacé brûlant coulant chocolat miel élastique guimauve croquante

S’échapper en un souffle dans un gouffre illuminé. Invisible à vos yeux. Inondés de lumière aux nôtres. Une petite fente, pour ouverture. Une légère fissure, comme sur un mur, comme sous la petite porte de la chambre de petite fille, que l’on imagine tous. Une fissure, un détail, il suffirait de l’ouvrir en grand, de s’y infiltrer comme personne, et d’oser franchir ce pas.

Ça brûle, ça s’enflamme, ça carbonise. Un grincement, une contrariété, une déception, une colère, la frustration, du boumboum qui détruit un peu plus le fil azur. En rentrant, on s’immisce. Frémir. La fissure. Chamboulement, le début de tout, gloire, droit, légitimité intégrité sur cet espace, d’on ne sait pourquoi on atterrit, sans raison particulière, où l’on se doit de comprendre et accepter sa condition, ses questions sans réponses, ses peurs et ses angoisses.

Le passer. Le calme revient. Opalin d’un doré ensoleillé. Le soleil transperce toutes les cimes, la forêt s’emplit de tout, puissante claque d’un sol majeur ouvert et accueillant et


Tu as un nom, mais laisse moi un temps, tu veux ? Un temps pour te donner un autre nom. Un truc que je vois chez toi. je crois je crois je crois que que que
je dois
je dois cesser
je dois arrêter je n'ai plus le droit !
parce qu'il n'existe pas
c'est eux,
qui l'ont dit.
c'était pour de faux
tout ça.
j'sais plus trop.
je crois qu'il y a des choses ici maintenant tout de suite
qui peuvent en valoir la peine
je crois...
je la regarde.
tu la regardes.

Toi non plus, t'as trop envie de l'appeler par son nom.
Toi, tu la nommerais...


soleil. flamme. crame. charbonneuse. hélianthe. feu d'artifice - ça fait deux mots.
on s'en fiche, pas vrai ?
parce qu'on s'en fou un peu des règles
pour une fois, s'il te plait.
ça me fatigue.



Tu réalises que tu l'as abandonnée, encore. Tu portes ton briquet à ta cigarette. Les phares t'envoient de doux halos lumineux et t'y enveloppent et t'y sécurisent. Un peu moins méfiante, tu glisses.
T'as jamais rêvé d'être un oiseau ? Tu te sens pas emprisonnée parfois ? Tu regardes autour de toi. Une femme passe sans nous regarder. Tu fais signe à charbonneuse de s'approcher un peu en regardant derrière, au cas où. Juste. T'as le coeur qui part en vrille. Tu le devines dans ses yeux, t'as vu, quand elle s'est approché t'as vu t'as vu t'as vu ce truc qui sautille qui a besoin d'un truc qui, qui qui qui, qui l'embarque sur une berge, qui l'explose de toutes parts, la tiraille mais, ça fait du bien, mais, laisser aller, voltiger, naviguer, viens, qu'on navigue ?! T'as chaud, en plus ce pull tout feux, en plus elle est faite de soleil et, elle sait. Les gens comme nous n'ont pas leur place ici. Nos visages sont proches, est-ce que j'avais déjà vu un autre visage d'aussi prêt ? Doute. Même avec ses imperfections, elle était Soleil, Baumelaire aurait approuvé, pour sûr. Tu crois que la peur s'envole. Pause. Non, pas vraiment. T'as un peu peur de ce que tu dis et de ce que tu vas dire, t'as un peu peur de te planter mais, c'est indéniable, c'est là sous ses yeux. Tu peux toujours t'adapter. Tu peux chercher le bout du puzzle, t'as la vie la réalité le monde autour de nous les gens qui croulent les uns sur les autres sous les autres, je crois, tu vois, si tu ne trouves pas la bonne pièce, tu dois fuir, ou c'est la réalité qui te force à t'adapter. Et si t'as pas envie, et si tu n'en as pas les moyens ? Comment tu fais, pour rester toi ? Tu manques de souffle. Il fait si chaud que t'es rouge comme une tomate. C'est pas qu'il fait si chaud, c'est juste que t'es un peu effrayée. T'as le crocodile qui revient et qui s'accroche à toi. Pas un méchant crocodile, tu t'y es habituée, il est juste là, il t'empêche de faire des trucs, et te fou de la peinture rouge quand t'es gênée, ou te fait détaler quand t'as peur de dire bonjour aux personnes à qui t'as oublié tu ne sais plus tu ne les connais pas assez pour savoir si tu te dois de leur dire bonjour ou non si tu dois faire la bise ou non du coup. Tu t'échappes.



Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !




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Shela Diggle
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Re: Dans la rue

Message par : Shela Diggle, Ven 07 Oct 2016, 05:52


Si le ventre est le second cerveau le nourrit-on de la semblable manière ?
Nourrir la tête de belles idées, les rassurantes, les dorées, nourrir la tête pour éviter, peut être, d'entendre la bête qui mange le noir et le danger, et grossit. S'armer alors d'un vague utopisme et, laisser, les choses se font et au-dessus flotter, on s'en contrefout, pas vrai, on s'en contrefout. Et le ventre alors le ventre vous ne pourrez pas dire qu'il ne s'alimente que par des physiques denrées, les idées, aussi, les idées passent par ses connexions, les idées le crispent le tendent le relâchent les idées détruisent le ventre, aussi. Et quelle est la plus terrible bête, celle du ventre ou de la tête ? Une cigarette. La cigarette mais peu importe, elle semble nouvelle une fois ravivée, le feu le feu le feu celui du ciel et le sien de feu son air, poussières d'étoile, se répéter toujours, graver les choses quelque part. Mais

le feu le plus rouge

- T'as jamais rêvé d'être un oiseau ? Tu te sens pas emprisonnée parfois ? Prisonnière de moi-même prisonnière, des terribles choses que l'on refuse et qui pourtant s'engouffrent dans la tête le corps l'esprit et se cognent partout sans trouver de sortie, elles ne souhaitent pas de sortie, elles veulent se cogner se cogner assez jusqu'à se glisser sous la peau ou disparaître, à comment l'on arrive à penser, pas vrai. Parfois elles font si mal on les refuse si fort qu'elles restent, tranquilles, établissent campement et s'endorment mais alors ! à la moindre secousse elles s'éveilleront. Au moindre rappel, boum, debout et affamées et cogneront à nouveau, les lésions internes sont parfois impossibles à soigner, invisibles, sais pas d'où elles viennent, problème. Parfois elles sont plus douces moins amères, parfois elles font mal mais les accepter accepter, d'avoir mal, et de continuer à marcher, et alors elles s'en vont, les terribles choses. Se demander si l'oiseau lui est libre de sa personne, s'il peut battre des ailes plus vite que son cœur ne bat et alors s'échapper fuir, il faudrait essayer. Courir courir courir devenir impossible, à rattraper, à attraper, mais longtemps courir il sera difficile et à la moindre pause alors se faire attaquer. De violents mots, oh, fais doucement.

Si elle rêve d'être un oiseau peut être qu'il y arrive. A s'échapper. De lui du monde des gens, les gens sont durs, abordent un regard curieux et de viles mains, un air gentil et de moches desseins, ils sont à comprendre compliqués, peut être une forme de lâcheté, les couteaux sont plus douloureux dans le dos. S'approcher tiens se donner, un peu, ne pas arriver à se décider et le regard qui passe d'un œil à un autre d'un œil à un autre apprécier, comme un picotement, bout des doigts, le feu le plus rouge celui des cendres, celui qui ne dort pas mais fait tout comme celui auquel, tu te brûleras être trop curieuse trop tentée, peut être, souhaiter s'essayer tout de même parce que ne pouvoir soudain changer de route tracer une ligne à partir de rien vers le rien être déjà trop engagée - et parce qu'elle. S'enivrer et ne pas souhaiter s'en aller. Prendre le risque de se brûler plutôt que celui de perdre un quelque chose en particulier. Les gens comme nous n'ont pas leur place ici. Comme nous, former un tout. Peut être qu'elle parle des gens oiseaux des gens prisonniers, se demander, qui est exactement son geôlier, peut être qu'elle parle des gens sans hâte des gens qui vivent, le maintenant l'absolu présent les gens, qui voient les autres sans être vus. Un gamin braille et se tait. Avoir le regard figé sur les yeux les yeux le vert des yeux chercher sans vraiment chercher sans savoir quoi et penser déjà avoir trouvé, quelque chose, ne rien assurer ne jamais être certaine même des choses qui m'appartiennent alors ne rien assurer, juste penser imaginer croire, peut être avoir déjà trouvé un quelque chose, pas tout à fait mais quelque part, trop penser parler tracer, tête pleine de gribouillis.

Alors du blanc.

Temps.

- Tu peux toujours t'adapter. Tu peux chercher le bout du puzzle, t'as la vie la réalité le monde autour de nous les gens qui croulent les uns sur les autres sous les autres, je crois, tu vois, si tu ne trouves pas la bonne pièce, tu dois fuir, ou c'est la réalité qui te force à t'adapter. Et si t'as pas envie, et si tu n'en as pas les moyens ? Comment tu fais, pour rester toi ? S'adapter c'est jamais être tout à fait soi s'adapter c'est être qui l'on voudrait qu'on soi, me semble, s'adapter c'est facile pour les autres c'est s'oublier pourtant c'est ensuite chercher, frustré, ce qu'il manque pourquoi ça fait mal, là, dans la tête, t'as perdu un bout de toi. Peut être qu'il faut se mettre à flotter. Dans l'air. Ou quelque chose d'abstrait. Au-dessus du monde, ça ne me plaît pas d'être une pièce de puzzle je préférerais être un carré, se poser partout et toujours pouvoir se détacher. Sais pas. Mais ce serait quitter le monde, un peu. Un neutre fait. Si, alors. La façon dont cela se dessine dans les pensées. Légèrement se reculer pour mieux voir mieux saisir à la fois l'idée et le visage, un peu se perdre ailleurs, tu es lava, le feu le plus rouge et le feu le plus ardent, comme le sang de la terre la Terre. Dis, et à nouveau figer le regard le regard son air et le bout des doigts tu connais un lieu où on aurait notre place ? Faire le monde valdinguer, pas de sens, ne pas en chercher, pouvoir appuyer sur accélérer les choses vont viennent vont, simplement se savoir heureuse si certaines reviennent.
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Elenna Benson
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Re: Dans la rue

Message par : Elenna Benson, Dim 13 Nov 2016, 16:16


Tour de garde.
Rp unique.


Leave me alone...


P
etit à petit, tout allait mieux, tout revenait à la normale, enfin presque. Les cauchemars étaient toujours là, la culpabilité l’accompagnant avec plaisir. Chaque moment en compagnie des mages noirs ne cessait de la tourmenter ces derniers jours et Elenna ne parvenait pas à oublier ce qu’elle avait pu vivre dans le repère des Mangemorts. Heureusement, Alexander était là, partout, presque comme s’il la suivait, comme s’il était une ombre bienfaisante qui guidait ses pas dans l’obscurité et tous les soirs, lorsque la douleur et la peur revenaient la hanter, cet ange était là, à ses côtés, son étreinte protectrice autour d’elle. Le poids qui pesait sur le cœur de la belle s’alourdissait un peu moins chaque jour et le beau russe semblait tout faire pour prendre une partie de cette culpabilité pour lui.

L’ancien Auror avait contacté le Ministère pour elle, pour signaler qu’elle n’était pas bien et prenait quelques jours de repos bien mérité, ce qui expliquait son absence au bureau des Aurors. Il n’y avait pas eu trop de questions, pas de curiosité mal placée qui aurait mis dans l’embarras l’Ordre du Phénix. Comment expliquer qu’une Auror disparaisse et qu’aucune recherche ne soit faite ? La louve voulait protéger son identité et annoncer sa disparition ferait peser au-dessus de sa tête un lourd soupçon pour tout partisan de la magie noire. Alex avait bien fait, comme toujours. Mais aujourd’hui, Elenna devait reprendre le boulot et malgré la fatigue, entamait son tour de garde.

On lui avait attribué le Chemin de Traverse cette fois-ci et cela lui allait très bien. Malgré les nombreuses attaques qui s’étaient déroulés ici, c’était un endroit apaisant où la foule rendait le lieu habité, éclairé. Emmitouflée dans sa doudoune noire, un bonnet de la même couleur sur sa tête, la demoiselle passa la matinée entière à surveiller et à guetter le moindre signe suspect…
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Crystal M. Ertz
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Re: Dans la rue

Message par : Crystal M. Ertz, Mar 22 Nov 2016, 17:23



Je veux d'l'amour, d'la joie, de la bonne humeur
Désolée pour ceux qui ont maintenant la chanson en tête ♥

Suite de ce rp (first - last)

RP libre (Tout le monde est le bienvenu!)


Les rues ne sont pas dégagées, il y a des gens un peu partout, qui poursuivent leur petit bout de chemin tranquillement. Ils ne se doutent de rien. Ils espèrent passer ces rues le plus vite possible. Ce ne sont que des lieux de traverse, de passage après tout. Pourquoi s'y attarder plus longtemps que nécessaire? Surtout qu'il commençait à faire frisquet l'air de rien. L'envie de boire un bon chocolat chaud et de manger du fromage fondu germait dans la plupart des esprits.

Ah ces gens. S'ils savaient ce qui allait leur tomber dessus à présent. Les joyeux innocents allaient avoir le privilège d'être les témoins et les participants d'un grand mouvement. Un mouvement qui allait éclore sous leurs yeux ébahis. Pour quelques instants, la rue allait se transformer en un lieu où les gens s'arrêtent et prennent leur temps. Plus de chocolat, plus de fromage en tête mais quelque chose de milles fois plus important: l'amour.

Oui, dit comme ça, on aurait dit que l'apprentie alchimiste avait abusé de ses potions la veille, mais ce n'était pas le cas. Elle s'était simplement trouvée une mission. Un sauvetage plus exactement. C'est fou ce qui peut se passer aux Halles parfois. Les clients qui entrent peuvent parfois être totalement différents lorsqu'ils ressortent. Comme un relooking mental. Kohane avait été l'étincelle qui avait tout fait éclater. La moue triste et dépressive de trop pour la gérante qui aspirait à un mode plus en couleurs. La solution n'avait pas mit très longtemps à germer dans son esprit. Et lorsqu'elle l'avait communiquée à la demoiselle en détresse, celle-ci ne l'avait pas arrêtée et l'accompagnait maintenant dans la rue, panneau en main.

Peace & Love

C'est tout ce qui compte en définitive.

Peace

Parce que la guerre ça craint. Baissez les baguettes et faites vous des câlins.

Love

Parce que l'Amour, c'est la plus forte des magies! L'histoire l'a bien prouvé non? Pourquoi niez-vous son importance?

S'étant assez éloignée des Halles accompagnée de la jeune Kohane, Crystal s'arrêta enfin et grimpa dans l'appui de fenêtre d'une petite boutique en essayant de ne pas tomber. Une fois placée à la vue de tous, la sorcière sortit sa baguette d'une main et brandit son panneau où les mots "J'♥ la vie" étaient écrits en grand. Elle lança plusieurs #Orchideus, histoire de mettre une première fois son public dans l'ambiance, avant de se mettre à scander:

- Oyez, Oyez! Peuple Sorcier! Vous n'en avez pas marre de vivre dans cette ambiance lugubre qui plane sur Londres? Vous n'en avez pas assez de cacher vos sourires et de faire étranger par vos peurs? Nouvelles fleurs qui apparaissent. Moi j'en ai assez. J'en ai assez de voir tous ces visages sombres. REBELLEZ VOUS. SOURIRE N'EST PAS UN CRIME. VIVEZ TANT QUE VOUS LE POUVEZ!

Elle espérait avoir attiré l'attention de suffisamment de monde, mais son premier regard fut pour Kohane. Elle qui traversait une phase si sombre et compliquée, la gérante allait lui montrer le pouvoir que pouvait avoir une manifestation peace & love!

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Kohane Werner
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Re: Dans la rue

Message par : Kohane Werner, Sam 26 Nov 2016, 15:00





Je ne sais plus trop...
si j'ai envie de faire ça.
La suivre, panneau à la main.
A quoi bon ? me demande une part de moi.
T'as essayé, hein ? T'as déjà trop essayé.
T'as tout fait.
T'as souri, encore et encore.
T'as ri.
Et tout ça pour...?
Rien.
Parce que les Ténèbres n'ont pas fui. Alors pourquoi fuiraient-elles aujourd'hui ?
Pourquoi ?


Je presse le pas, presque furieux.
Chasser la voix.
Qu'importe. Que cela marche ou non, c'est décidé.
Je vais crier avec elle. Sourire avec elle. Rire avec elle.
Et peu importe de savoir si les Ténèbres s'évaporeront définitivement, si elles ne feront que reculer très légèrement ou ne bougeront pas d'un pouce.
Peu importe.
L'essentiel est que cet après-midi, je ne serai pas seule. Elle sera là. Elle et sa Lumière.
Et pourra éclairer un peu pour moi ce monde pourri.
Et peut-être me faire croire de nouveau en l'Humain. L'Humain et ce qu'il a de meilleur en lui.

Un sourire... est si bon. Si doux. Si... agréable. Craquant, croquant. Sucré et légèrement acidulé. Une délicieuse pomme. Pas celle de Blanche-Neige -elle n'est pas empoisonnée. Une vraie bonne pomme, rouge, appétissante, alléchante.
Un sourire... réchauffe.
Réchauffe tout autour. Fait ressurgir l'amour, celui qu'on croit ne plus avoir et qui est, pourtant, dissimulé, là, au fin fond.

Ma main se crispe un peu plus sur le panneau.
Oui.
J'ai pris ma décision.



De son côté, elle ne semble absolument pas hésiter.
Partante, du peace and love plein le coeur, plein les lèvres, plein l'âme. Une âme si grande, généreuse. Dorée.
La voilà qui s'arrête, grimpe au bord d'une fenêtre.
Véritable oratrice.
Pour ma part, je reste les deux pieds sur le bitume. Histoire de voir ce qu'elle a clairement en tête.
Des fleurs pour attirer les regards. Tandis que son autre main brandit son panneau.
Ca y est. Je sens en moi un premier verrou qui saute.
Mes lèvres s'étirent timidement.
Un sourire ! Un vrai ! Qui ne soit pas professionnel ! Sincère. Sincère !
Puis elle se lance dans sa tirade.
Au fur et à mesure que ses mots filent et défilent, tout saute dans mon coeur.
Tous les cadenas que j'ai mis tant de temps à fermer, verrouiller. Pour ne plus rien laisser passer.
Ils s'ouvrent les uns après les autres.
Clac, clac, clac
Ils s'ouvrent pour ouvrir le coeur. Au reste. Aux autres.
Un coeur qui croule sous trop d'amour à vouloir donner au monde. Un amour étouffé par la rage, la haine du monde.
Mais aujourd'hui, sans crainte, il peut surgir.
Une vague.
Un raz-de-marée.
Un coeur qui crève d'envie de recevoir un peu d'affection. De la vraie, vraie affection.
Les vannes sont ouvertes.
Je peux sourire. Librement.



Crystal tourne la tête vers moi.
Le premier regard, après la tirade. Dégoulinante de joie, d'espoir.
A ce regard, je réponds par un sourire. Large et sincère.
Peux-tu entendre mon coeur battre, dis ?
Il bat si fort !
Ca faisait longtemps, qu'il n'avait pas battu aussi fort.
Il est subjugué par tes mots et ta joie de vivre.
J'aimerais t'imiter. Ne serait-ce qu'aujourd'hui.
Croire, moi aussi. Croire que le sourire a ce pouvoir gigantesque. De tout éclairer.
Car oui, d'une certaine manière, une partie de moi continue d'en être persuadée.

Alors je décide de la soutenir.
A fond.
A fond.

D'un geste rapide, je pose ma pancarte à mes pieds et retire ma veste.
J'ai un peu froid, sans, mais je m'en fiche.
Je ne ressens plus grand chose. Sinon ce coeur. Qui... boum, boum, boum
#Plasticinum
Et voilà la veste qui prend la forme d'un coeur. Repérant l'un de ces arbres que l'on plante sur les trottoirs, entre deux pavés, j'accroche ma veste sur l'une des branche.
Un coeur. Qui flotte. Comme un drapeau.
Un petit #sonorus et me voilà aussi, à invectiver les passants.

-Illuminons donc tous ensemble les Ténèbres ! Et opposons-leur nos sourires. Notre amour. Nos coeurs battant pour la bonté humaine ! Faisons-les plier face à notre joie de vivre. Débloquons tous ces verrous qu'on n'a eu de cesse de créer en nous, ces verrous qui nous empêche d'être atteints par quelque sentiments que ce soit ! Et manifestons, ensemble, pour pouvoir rire de nouveau ! Sans peur ! Sans honte ! On a le droit !

Un sourire complice à Crystal.
Merci.
Merci de m'avoir embarquée là-dedans.

D'un geste convaincu, j'agite ma pancarte peace and love.
Aimons-nous donc.
C'est tout ce qu'il reste à faire.

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Bleuette Dawsney
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Re: Dans la rue

Message par : Bleuette Dawsney, Dim 27 Nov 2016, 05:56


Je marchais lentement en traînant les pieds, comme à l'habitude, dans les rues d'une Londres sorcière. Les pavés m'avaient l'air gris, sale, couverts de cendres de cigarettes, de débris de verres de bouteille, probablement d'alcool à voir la couleur verte, de feuilles mortes qui se font écraser par la stupidité humaine.

Peut-être étais-ce moi qui voyait tout en noir. Mais après tout, qu'y a-t-il à voir en blanc ? Personne ne s'intéresse aux crises du monde où l'on vit, les mangemorts font rages et bouleversent nombre de vies innocentes. C'est triste, mais il faut arrêter de se voiler la face. Alors, oui, pour moi, il n'y avait plus d'espoir en ce monde. Et c'était triste. Vachement triste.

Qu'est-ce qui m'avait amené déjà, au chemin de Traverse ? Je ne m'en souvenais plus. Une course sûrement. Indubitablement pour l'une de mes sœurs parfaites, qui n'ont aucune estime pour autre chose qu'elles. Les jumelles ne s'aiment pas en vrai, mais ont trop peur de se retrouver seule pour lâcher la deuxième. La plus grande, elle nous a délaissé depuis trop longtemps pour s'intéresser à nous, trop enivrée dans son art pour se soucier de sa famille, voire même de sa fille. La seconde, pareille, trop intéressée par les sciences même les plus néfastes pour se dire que peut-être, ce qu'elle faisait n'était pas la meilleure des choses. Mais le pire, s'était sans aucun doute Madison.

Cette fille, devenue imbu d'elle-même, commençait à me dégoûter. Elle, qui auparavant était mon plus beau modèle, n'a que faire des choses qui l'entourent. Elle écrase ses rivales sans pitié, et ceux même si cela doit briser la plus petite parcelle d'humanité en elle. Elle a lâché sa famille pour la recherche de la gloire, la célébrité, le succès et la popularité. C'est à coup sûr les signes d'une fille mal dans sa peau qui ne recherche même plus de solution pour s'apprécier. Pire, elle cherche à se faire détester de tout le monde.

Alors, oui, lorsque j'étais sur le bitume, marchant mollement, me laissant porter par le vent, j'étais triste et voyais tout en noir. C'était dommage, mais inéluctable. Lorsque l'on cherche tellement à atteindre la perfection, dans tous les sens du terme, qu'elle soit physique ou émotionnelle, forcément on réfléchit. Et j'avais réfléchi, moi, réfléchi longtemps d'ailleurs. Probablement trop. Et j'en étais venue à détester toute cette société médiocre.

Alors, je vis des fleurs tomber de loin et des voix se faire entendre. Je m'approchai, curieuse, et vis deux filles, panneaux « Peace and Love » à la main, crier des slogans pour que tout le monde finisse heureux. Elles avaient l'air fières. Elles étaient contentes d'accomplir un acte qui peut être sortira un ou deux esprits vagabonds de leur période noire. Peut-être qu'avec la force de leur voix, de leur joie et de leur amour pourraient-elles sauver le monde. Un jour. Mais pas maintenant.

Je partis donc, sans plus m'attarder dans cette rue, un goût amer dans la bouche. Il fut un temps où je les aurai rejoint sans même me poser la question. Mais nous ne vivons pas chez les bisounours. Nous ne pouvons pas y vivre, parce que le monde n'est jamais tout blanc, ou même tout noire, mais plus dans cette teinte qui nous effraie, cette teinte de gris trop sombre pour nous rassurer. Et c'était triste. Beaucoup trop triste.
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Re: Dans la rue

Message par : Elysion Stella, Dim 04 Déc 2016, 17:37


Se promener : sans but dans une foule d'anonymes après une journée de travail. La routine en somme. Se lever, se laver, se nourrir et d'autres besoins à combler. Même si certains restent en attente : lancinants, creux, froid. Frissons. Resserrement automatique des bras autour d'elle pour conserver -agripper- de la chaleur humaine tout en évitant de bousculer des inconnus lors de ton errance.

Tandis que les sorciers semblent se hâter vers un quelconque but, les pas la mènent on ne sait où : quelque part ? Nulle part ? Vers l'échafaud ? Sur les pavés de Bonnes Intentions des Enfers ? Au Paradis si inatteignable qui partage son nom ? Au bercail ? Arrêt soudain de la marche. Ce n'était pas une option vraiment envisageable...du moins dans le présent proche. Elle devait encore attendre...encore combien de temps ? Le temps nécessaire, d'ici là elle n'aura qu'à continuer à avancer et observer ce qui l'entoure. En commençant par découvrir d'où viennent ces fleurs et cette soudaine flagrance qui viennent d'apparaître.

Lever la tête, se glisser contre un mûr pour ne pas être interrompue dans son observation alors que d'autres passants semblent interpeller par ces brusques apparitions.L'origine de cette manifestation se montra d'elle-même. Une femme -sorcière- sourire aux lèvres interpella les passants avec un discours emplis de chaleur solaire,de bienveillance et d'amour. Mais avant qu'elle ne puisse esquisser le moindre mouvement ou pensée, une autre figure, connue cette fois rejoignit la première et renforça les mots scandés par ce qui semblait être la meneuse de ce mouvement.

Ecoutant et étudiant les traits plus pâles que son souvenir, l'américaine se tâta. Elle ne se sentait pas vraiment à sa place. Non car elle n'était pas d'accord avec ce qu'elles disaient -et ne disaient pas. Mais parce qu'elle se sentait assez détachée - étrangère- aux ombres qui rampaient sur le sol Anglais : n'ayant pas encore eu le temps de se faire un avis tranché sur la question. Elle connaissait les grandes lignes, du moins de ce qu'elle en a lu dans les journaux et entendu des conversations des autres. Mais c'était les sentiments et émotions appartenant à d'autres : aux autres. Devait-elle s'en mêler ?  Alors qu'il n'est jamais bon de se montrer trop curieuse car cela tuait ou blessait ? Elle ne le croyait pas.

Cependant, observer et participer de loin : ça lui était possible ? Non ? Oui ? Juste un peu, pour voir et se faire une idée. Sans se faire remarquer...enfin trop remarquer. Et si on rajoutait des cœur aux fleurs ? Cela est bien dans le thème de l'amour  non ? Des petits #Fumos ne furent prononcés à voix hautes mais fortement pensés permirent l'apparition de petits cœurs rosés qui s'envolèrent rapidement au-dessus des têtes pour entourer -soutenir- les deux femmes. Changeant de position pour fuir le regard de quelques passants qui avaient remarqué d'où venaient ces cœurs de fumés , elle s'assura d'avoir la tête bien couverte avant de s'enfoncer dans l'embouchure d'une petite ruelle, se stoppant non loin, ne pouvant résister à la tentation de regarder derrière elle et voir si d'autres choses étaient prévues. Incertaine : devait-elle rejoindre l'anonymat et la sûreté que lui susurrait à l'oreille les ténèbres de la ruelle ? Alors qu'une chaleur humaine semblait l'inviter en sa lumineuse compagnie ?
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Re: Dans la rue

Message par : Alice Grant, Lun 05 Déc 2016, 14:58


J'ai mis le temps mais je suis là^^

La philanthropie (du grec ancien φίλος / phílos « amoureux » et ἄνθρωπος / ánthrôpos « homme », « genre humain ») est la philosophie ou doctrine de vie qui met l'humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par de multiples moyens.

Alice était une fille qui avait connu trop de malheurs trop tôt. A présent que son deuil était fait et que la folie ne l'habitait plus, ce n'était que des cicatrices qui resteraient ancrées sur sa peau pour le restant de ses jours, tels des tatouages indélébiles symbolisant de tristes moments et périodes. Mais elle commençait à vivre avec, à tourner la page, à pardonner, à se pardonner. Et, en observant ses semblables, elle s'était rendue compte d'une chose dont elle était aujourd'hui sûre: l'homme est capable du meilleur comme du pire, mais, au fond, on a tous notre part de lumière et d'ombre, bien qu'on naisse innocent. Elle avait découvert un vieux poème, un jour, dans un bouquin. Il s'appelait Je crois. Et il l'avait convaincue. Des gens sont capables de tuer. Des gens sont capables de se sacrifier. Meurtres et services gratuits se faisaient sur la même planète, le même continent, le même pays, la même région, la même ville, la même rue, la même maison.

Je crois en l'homme, cette ordure,
Je crois en l'homme , ce fumier, ce sable mouvant, cette eau morte.
Je crois en l'homme, ce tordu [...]
Malgré tout ce qu'il a pu faire de mortel et d'irréparable.

Malgré tout ce qu'il lui avait fait, oui, elle l'aimait.
Je crois en lui
Pour la sûreté de sa main, Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.
Pour son vertige devant l'étoile,
Je crois en lui pour le sel de son amitié,
Pour l'eau de ses yeux [...]

Malgré tout ce qu'il lui avait fait, oui, elle lui faisait confiance.
Lucien Jacques


La sang-mêlée avait aussi, pour prendre un peu de recul sur tout ça, développé un sens de l'humour assez marqué ainsi qu'une légère ironie intérieure qui se manifestait par pensées. Elle déc*nnait dans sa tête, quoi. Comme si elle avait pas déjà assez déc*nné comme ça. Tss. Elle se baladait comme souvent sur le Chemin de Traverse. Le rapport? J'y viens. Deux jeunes femmes attirèrent son attention. Elles n'étaient pas seules. Elles étaient deux. Avec deux panneaux. "Peace and Love" et "J'♥ la vie". Elle n'avait rien d'autre à faire, alors elle s'était arrêtée quand l'une d'elle s'était mise à faire sortir des fleurs de sa baguette et à scander:
- Oyez, Oyez! Peuple Sorcier! Vous n'en avez pas marre de vivre dans cette ambiance lugubre qui plane sur Londres? Vous n'en avez pas assez de cacher vos sourires et de faire étranger par vos peurs?Moi j'en ai assez. J'en ai assez de voir tous ces visages sombres. REBELLEZ VOUS. SOURIRE N'EST PAS UN CRIME. VIVEZ TANT QUE VOUS LE POUVEZ!

L'espoir fait vivre. L'espoir avait toujours permis à la serdaigle de ne pas céder à la tentation d'abandonner, de ne pas sauter du rebord de la fenêtre de l'infirmerie. Qu'est-ce qu'il l'avait fait souffrir. Mais il l'avait sauvée. Ces mots venants du cœur de l'inconnue atteignirent le sien. L'autre, elle la connaissait déjà, enfin elle l'avait déjà croisée en cours. Elle se mit à parler de la même façon:
-Illuminons donc tous ensemble les Ténèbres ! Et opposons-leur nos sourires. Notre amour. Nos cœurs battant pour la bonté humaine ! Faisons-les plier face à notre joie de vivre. Débloquons tous ces verrous qu'on n'a eu de cesse de créer en nous, ces verrous qui nous empêche d'être atteints par quelque sentiments que ce soit ! Et manifestons, ensemble, pour pouvoir rire de nouveau ! Sans peur ! Sans honte ! On a le droit !
Oui, on a le droit d'aimer, de croire, de rire, de penser que le monde peut être beau.

Alors la sorcière aux yeux noirs se mit à sourire devant tant de bonne volonté, de foi, de rébellion. Alors, elle osa lancer un #Avis, parce que la timidité ne la qualifiait pas, et les oiseaux symbolisant la paix vinrent s'ajouter aux cœurs symbolisant l'amour dans le ciel. Et elle s'approcha des deux sorcières, baguette à la main, enthousiasme au visage, avant de se retourner vers les passants et de crier:
- OUI! On a le droit de rire parce que c'est le rire qui chasse le larme, et c'est pas en se lamentant sur notre sort et notre monde qu'on va vivre heureux parce que OUI, c'est possible!
Clin d’œil aux alliées. Était-elle de leurs?
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Re: Dans la rue

Message par : Mangemort 08, Mer 07 Déc 2016, 05:50


LA de 82. Qui a le miens.

Je veux du sang, d'la haine, des moldus bien morts
J'ai c'te version là moi ♥


--------Paraissait qu'il y avait une manif' d'organisée dans les rues de Londres. Et que tout le monde était invité. L'intitulé était Peace & Love, ce qui était idéal pour qu'Il s'y rende, car il avait bien bu... (fallait que je le case ce jeu de mot). Le genre d'endroit où les suppos(sitoires) de Satan allaient balancer mielleusement leur humour sur le monde et que la guerre était inutile. Bref, ça s'annonçait ennuyeux à souhait, mais il y voyait là une bonne occasion d'essayer de convaincre quelques personnes de ses convictions. Du moins c'était l'idée première, si son cerveau ne changeait pas d'avis en chemin.

--------Après avoir fait le tour d'Hollow, Il avait invité On, qui avait l'air de s'amuser autant que lui. C'est à dire apéro tranquillou sans rien de prévu d'autre.

« Hey On ! Ça te dit qu'on aille à la manif', ! On est les gentils après tout ! Et p'têre qu'on pourra exposer nos idées sans qu'on nous prenne le choux. Pis si y en qui nous le prenne, on règlera ça ! »

--------On avait acquiescé. Du coup on se prépare. Masque tout ça, mais pas masque genre morbide "Coucou je suis un Mangemort ! Bouh !" Non. Un masque discret qui couvrait une bonne partie du visage, mais qui n'inspirait pas du tout la crainte au premier venu. Genre on sortait de la soirée à l'Occamy... Un sorcier quoi, qui portait juste un masque. Pour le coup, on avait, enfin Il et On quoi, décidé de modifier nos voix avant de partir. Car c'était typiquement le genre de manif' où il pouvait croiser un collègue qui le reconnaitrait. Il devait faire gaffe.

--------On prit tout son temps, maquillage et tout et tout. Après l'avoir attendue, on pouvait partir.

*Crac*

--------On avait transplané non loin du lieu du rassemblement. Des pancartes agitées non loin de nous donnaient le ton. "Vive l'amour". "Faites la paix". "Vive les chocolatines". "J'ai des toilettes en marbre". Des choses du genre. Avec des cœurs qui prônaient le rassemblement.

« Peut-être y a-t-il une soirée intime organisée après qui sait ? »

--------Il avait observé le regard de On, pour comprendre qu'on en doutait. Tant pis. Au loin, une nana était monté sur une fenêtre et faisait apparaître des fleurs un peu partout. Ça lui rappelait un cours pas si lointain. Puis un cœur alla se greffer dans un arbre. Y avait pas de soucis, on était bien où il fallait.  Il avançait. On aussi. Une troisième nana fit apparaître une grande nuée d'oiseaux, avant de crier un discours débordant d'amour. Il fallait se mêler à la foule. Il sortit sa baguette, avant dans les airs de faire apparaître, les contours d'un gros cœur où il y inséra l'image de plusieurs colombes blanches. Il le fit voler au-dessus des demoiselles, faisant en même temps résonner sa voix mystérieuse.

« Ouaiiiiiiiis ! On veut de l'amour dans ce monde ! Que l'on se rapproche et qu'on fusionne dans la joie et la bonne humeur ! Stop les effusions de sang, et haut et fiers nos sourires ! »

--------Il se retourna un instant vers On, lui faisant une moue qui semblait dire "Je sais pas pourquoi j'ai dit ça". Puis il alla alors près des demoiselles.

« C'est tellement beau votre message ! J'en suis tout ému ! » tout en feignant de s'essuyer une larme qui n'était pas là.
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Re: Dans la rue

Message par : Kohane Werner, Ven 09 Déc 2016, 14:11





LA de Bleuette


Une vague
de vie.
Qui débarque. En moi. Me submerge. Me noie, presque.
Mais je n'ai pas peur. Je n'aime pas l'eau -je préfère le feu. Mais cette eau là n'est pas semblable aux autres. Celle-ci est porteuse de vie, non de mort. Comme une eau maternelle, celle qui nous abrite et nous protège durant neuf longs mois.
Liquide de vie.
Comme ce sourire qui s'étend désormais sur mes lèvres. S'étire. En large.
Et Crystal, à mes côtés. Gérante peace and love d'un magasin accueillant. Gérante prête à rire, à faire rire. A retrouver dans les regards les étoiles éteinte, les braises étouffées.

Mon coeur résonne.
Et ça fait du bien.
Avoir conscience qu'il bat. Qu'il vit.
Oui.
Je vis. Toujours.
Ce monde n'a pas encore su me tuer.
Je vis et aujourd'hui, je veux rire.
Aimer. Encore une fois. N'importe qui. Tout. Le monde. L'Univers. Tout entier.
Aimer, laisser déborder ce sentiment qui m'était si familier, autrefois, si étranger, aujourd'hui.
Aimer. Etre aimée.
Sourire aux autres. Recevoir leurs lumières.
Un peu de chaleur au creux de ce coeur. Glacé.
Un peu de feu pour embraser la Terre. Embrasser l'Univers.

Mais seule, ce n'est pas possible. Il faut être au moins deux.
Plus. Plus encore. Chercher, toujours plus.
Alors on invective les passants.
Qu'ils viennent, rire aux rues sombres avec nous !
Alors que j'agite ma petite pancarte, le coeur débordant de cris et de sentiments, je remarque une fille. Une étudiante. Je me demande si je ne la connais pas... En tout cas, elle nous a vues, Crystal et moi. Peut-être même a-t-elle ralenti le pas. Une fraction de seconde. Avant de s'enfuir.
Quoi ? On fait peur ? Noooon ! Pas possible ! On fait pas peur !
Allez, viens ! Reviens, petite demoiselle.
On ne te croquera pas.
On veut juste rire à la vie. Pour une fois.



J'adresse un regard à Crystal qui semble dire : bouge pas, je reviens et laisse mon panneau choir à mes pieds. Ni une, ni deux, je me précipite derrière la fille.
Courir, courir pour rattraper la fuyarde.
Courir, et agripper son bras.
Est-elle surprise ? S'y attendait-elle ? J'en sais rien.
Mais ma main se referme sur son bras. Je l'oblige à s'arrêter, se retourner.
Mon visage sourit ; il illumine.
Depuis combien de temps n'a-t-il pas illuminé ainsi ?
-Eh, ne t'en vas pas comme ça ! Je sais que t'en crèves d'envie, de te joindre à nous !
Comment ça, ce n'est peut-être pas vrai ? Pff... l'important, c'est de convaincre les autres et réussir à leur faire croire que tes pensées, ce sont les leurs. Ainsi, ils y souscrivent sans plus se poser de question. Haha, c'est machiavélique, je sais.
Sans lui demander son avis, je la traîne, la ramène vers Crystal.
La tenir par le bras, lui faire traverser la foule derrière moi.
Revenir au point de départ...

où des coeurs de fumée se baladent.
Bah, d'où ils sortent ? C'est Crystal, qui a fait ça ? Ou quelqu'un d'autre ?
Je lâche le bras de la fille -en espérant qu'elle ne s'échappera pas- et cherche des yeux de qui peuvent provenir ces coeurs.
Hum... personne ne semble revendiquer cet acte accompli en toute discrétion mais dont le résultat s'étale aux yeux de tous.
-D'où ils viennent, ces coeurs ? je demande en direction de Crystal avec un air surpris.
Surpris, mais content.
Ca signifie que quelqu'un nous soutient, dans ce vaste monde !
Je me rappelle soudainement la fille que j'ai ramenée jusqu'ici. Je reporte mon attention sur elle et lui lance un petit #orchideus.
-Prends donc quelques fleurs, ça te rendra peut-être le sourire.
Etrange, de m'entendre dire ça. Moi. Qui ai perdu l'habitude de sourire. Qui me demande même, parfois, comment sourire de nouveau.
Pourtant, aujourd'hui, c'est différent.
Crystal a su faire en sorte que ce soit différent.
Que tout se déverrouille en moi.
Et que le sourire d'antan puisse ressurgir.



Soudainement, en plus des coeurs flottant, se baladant au-dessus de nos tête, des oiseaux décollent, les traversent en un superbe tableau illustrant à la perfection l'association de ces deux mots : peace and love.
Cette fois-ci, il y a bien quelqu'un pour revendiquer l'acte.
Une fille que je connais de vue. Très certainement croisée dans les couloirs ou en cours.
- OUI! On a le droit de rire parce que c'est le rire qui chasse le larme, et c'est pas en se lamentant sur notre sort et notre monde qu'on va vivre heureux parce que OUI, c'est possible!
Elle nous adresse un clin d'oeil complice.
Clin d'oeil que je salue d'un sourire l'invitant à nous rejoindre.
Pas de souci, demoiselle ! Tu es la bienvenue.
Tout le monde est le bienvenu. Pour crier tous ensemble contre la haine qui se fait maîtresse d'un monde qu'on n'a pas choisi ainsi.

Le coeur continue de battre.
Heureux, aujourd'hui. Heureux de cette entreprise.
Merci, Crystal.
Heureux de ces coeurs, de ces oiseaux venus nous soutenir.
Merci, vous autres.
Mes yeux cherchent encore l'auteur des coeurs de fumée. Sans parvenir à dénicher une proie.
Quand quelque chose d'autre vient s'ajouter au tableau de cette journée.
A nouveau, un gros coeur, tout beau, tout chaud. Des colombes. Porteuses d'un symbole fort.
Et, comme précédemment avec la fille qui nous a rejoint, l'auteur de cette oeuvre se dévoile, accompagnant son geste d'un petit discours.
- Ouaiiiiiiiis ! On veut de l'amour dans ce monde ! Que l'on se rapproche et qu'on fusionne dans la joie et la bonne humeur ! Stop les effusions de sang, et haut et fiers nos sourires !

Mais la voix sonne étrange.
Pas naturelle.
Et euh... l'allure du type en est tout aussi étrange. Le visage dissimulé. Par un masque. De soirée.
Bah, tu ressors d'où, toi ?
J'espère que ce n'est pas un ivrogne tout fraîchement sorti du bar où il passe ses journées, ses nuits.
Quoique... s'il chantonne à l'amour aussi, ivrogne ou pas, ça passe, non ?

-C'est tellement beau votre message ! J'en suis tout ému !
La voix, ou le ton sonne faux.
Ou bien est-ce le geste esquissé ? -essuyer une larme qui ne semble pas y être.
Instinctivement, je me dis que quelque chose cloche.
Et en même temps, je me traite de parano.
J'en ai marre, d'être parano. Avoir peur, froncer les sourcils à chaque instant.
Stop !
Aujourd'hui, Crystal a réussi à me faire sourire. A faire remonter des sentiments enfouis que j'ai envie de balancer à la g*eule du monde entier.
Cette journée, si sombre au début, paraissait devenir magique.
Alors personne ne me la gâchera, okay ?
Et le premier qui oserait faire ça... bah... j'sais pas trop encore, faut que je réfléchisse à la sentence. Mais ça va saigner !



Je fais un pas vers le type au masque venu pointer sa frimousse ici.
Et lui adresse un sourire aussi faux que sa larme était fausse.
-Dois-je dire que je suis heureuse si ça vous a ému ?
Petit instant de réflexion.
-Oh et puis non. On n'est pas là pour faire pleurer les âmes sensibles, mais pour les réveiller et les faire réagir.
Un autre sourire, qui tente de sonner plus vrai.
Mais reste crispé.
Y'a clairement un truc qui dysfonctionne, là. Qu'est-ce qui ne va pas ? Le masque ? La voix étrange ? La fausseté de l'émotion ?
Tout.
Tout ou plutôt rien ne colle.
Pourtant, je refuse de paniquer sans raison. Y'a peut-être aucune crainte à avoir. Des gens bizarres, on en croise à la pelle. Et puis qu'est-ce que la bizarrerie sinon un décalage par rapport à une norme laquelle est parfaitement artificielle ?
Alors comme pour la jeune fille rattrapée dans la rue, je lance un petit #orchideus dans sa direction.
Avec un peu de chance, des fleurs ça lui arrachera un vrai sourire.
Qui n'aime pas les fleurs ?
-Vous pourrez les mettre en couronne, j'suis sûre que ça ira avec le masque.
Bah quoi ? Ca s'accorde avec tout, une couronne de fleurs !

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Re: Dans la rue

Message par : Mangemort 08, Mar 13 Déc 2016, 05:49


EDIT HRP après avoir lu le poste d'Alice en-dessous... : Les gens, je veux bien que je poste sous mon compte MM, mais hein, je tiens à rappeler deux choses :
D'une, mon premier rp =>
Citation :
Un masque discret qui couvrait une bonne partie du visage, mais qui n'inspirait pas du tout la crainte au premier venu. Genre on sortait de la soirée à l'Occamy... Un sorcier quoi, qui portait juste un masque.

Du coup, si le fait de porter un masque, que je vois comme un truc de soirée, c'est forcément inspirer la crainte, euh... NON.

Deux, que tout le monde comprenne mes phrases comme de l'ironie parce que je les aient décrites en ironie dans mon rp, je trouve cela moyen ! De même, je feins d'essuyer une larme ok, mais du coup tout le monde voit que je m'essuie une fausse larme... C'est plus que limite. Il faut savoir rester cohérent. La Legilimencie est une formation à passer, pouvant permettre de percer un personnage sans l'avoir croisé au préalable... Si juste le fait que je poste en MM suffit à ce que vous sondiez mon personnage, y a pas comme un soucis ? Nous avons été "invités" à participer normalement à cette manif'.  Ce que j'aimerais faire. So, Peace & Love, mais avec un peu de logique Wink

***

--------Il était parti. Son confère il ne savait où derrière. Who c'était la grosse ambiance. Une nana s'approcha de lui. Genre prospectrice de la bonne parole. Elle pose une question. Il essaya d'y réfléchir. Non. Elle dit qu'on est pas là pour pleurer. Mais faire réagir les gens. Il était plutôt doué dans ce domaine en règle général. Des explosions à la pelle, des meurtres de sang froid, il avait tout un panel de compétences développées pour faire réagir les "âmes sensibles" comme elle disait.

--------Son regard a l'air suspicieux. Il se demandait si ça venait de son masque, où si c'était parce qu'il avait sur joué ses paroles précédentes. Puis, la demoiselle fit un truc à laquelle il ne s'était pas attendu. Elle lui envoya des fleurs. Il réceptionna le bouquet tel l'enfant s'emparant d'un cadeau tant attendu. Y avait tout plein de couleurs. Il renifla, bien que sniffer ça aurait aussi put le faire, le bouquet avec beaucoup d'insistance.

-Vous pourrez les mettre en couronne, j'suis sûre que ça ira avec le masque.

- En couronne j'sais pas, mais je vais les garder, merci ! fit-il en rendant un grand sourire à la demoiselle.

--------C'était la première fois qu'on lui offrait des fleurs. Ça le touchait beaucoup. Il garda le bouquet précieusement. Il souhaitait lui rendre la pareille, mais envoyer un bouquet de fleur contre un bouquet de fleur c'était pas marrant. Il réfléchit un instant, avant de penser à quelque chose qui pourrait peut-être lui faire plaisir.

- Attends, je vais t'faire un cadeau aussi !

--------Il posa le bouquet au sol pour avoir les deux mains de libres. Puis il informula alors un Inanimatus Apparitus Coussin en Coeur, et un coussin rouge doucereux en forme de cœur apparut dans sa main gauche. Le genre tout moelleux contre lequel il est agréable de se reposer. Il le tendit à la demoiselle avec un nouveau sourire.

- Tiens c'est pour toi !

--------Il reprit ensuite son bouquet dans la main gauche, avant de balancer un Voluptas Garden. Comme ça, toutes les personnes près de lui sentiraient leur fleur préférée. Pour lui, ce fut l'odeur d'une rose. Dans la foulée, il pointa le ciel au-dessus d'eux, et il fait apparaître une nuée d'oiseaux avec un Avis, à qui il fit prendre une forme de cœur dans les airs. Avant que ceux-ci ne disparaissent, il lança un Périculum à l'intérieur, faisant éclore des étincelles rougeoyantes de toute part. Ça respirait l'amour.


Dernière édition par Mangemort 08 le Mer 14 Déc 2016, 06:09, édité 1 fois
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Alice Grant
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Re: Dans la rue

Message par : Alice Grant, Mar 13 Déc 2016, 14:10


L'autre élève lui sourit. J'suis avec vous les filles! Alice se retourna pour voir combien de gens étaient avec eux, leurs expressions, leurs réaction. C'était plutôt positif. Pour une fois, les sorciers allaient se rassembler pour crier des valeurs semblables qui étaient les plus belles. Un type qui avait l'air de sortir tout droit d'un bal masqué s'était approché pour faire voler au dessus d'elles un gros cœur incrusté de colombes.
- Ouaiiiiiiiis ! On veut de l'amour dans ce monde ! Que l'on se rapproche et qu'on fusionne dans la joie et la bonne humeur ! Stop les effusions de sang, et haut et fiers nos sourires ! lança-t-il avant de se tourner vers un autre type, de là ou elle était elle ne voyait pas trop ce qu'il faisait.
La sardaigle était contente qu'un gars s'y mette.

Il s'approcha des sorcières et essuya une larme.
- C'est tellement beau votre message ! J'en suis tout ému !
La jeune fille à côté d'elle fit un pas pour lui dire avec un sourire:
- Dois-je dire que je suis heureuse si ça vous a ému ? elle marque une pause. -Oh et puis non. On n'est pas là pour faire pleurer les âmes sensibles, mais pour les réveiller et les faire réagir. Elle lui lança un #Orchideus. Vous pourrez les mettre en couronne, j'suis sûre que ça ira avec le masque.
La sang-mêlée était impressionnée par tant de... de... d'amour! En plus c'était en pleine rue. Était-ce un rêve? C'était donc bien possible?
- En couronne j'sais pas, mais je vais les garder, merci ! Il sembla réfléchir un instant. Attends, je vais t'faire un cadeau aussi ! Il lui tendit un coussin en forme de cœur. Tiens c'est pour toi !
Il formula un Charme du Plaisir du jardin et une délicieuse odeur de Lys lui chatouilla les narines. Il refit apparaître des oiseaux, qu'il transforma en cœur, avant de faire le Sortilège Lancétincelle.

Heureusement que la sang-mêlée n'avait rien à faire d'autre qu'être ici. Parce qu'elle n'avait jamais vu une telle ambiance de paix et d'amour. Pour une fois. Tous différents. Tous là pour la même chose. Beau message. Niais? Peut-être. Mais c'était mieux que tout le reste...


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Rachel Ester Pasca
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Re: Dans la rue

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 14 Déc 2016, 17:02


Hello Smile
Ma présence n'était pas prévue, mais... j'ai une mission à mener ! :mm:
Vous avez tous mon LA s'il faut (sans abus hein ^^)

Rachel hésitait à refaire sa garde robe tout entière. Tant qu’elle était à Poudlard c’était une folie qu’elle pouvait se permettre. Tenez, aujourd’hui par exemple, en se levant ce matin elle avait voulu s’habiller de noir. Quelque chose d’ample, de confortable, qui lui aurait presque fait comme un deuxième pyjama. Cependant, en dehors de son uniforme et de quelques bricoles qu’elle ne pouvait pas toutes associer ensemble, il n’y avait que de la couleur et des fleurs. Une garde-robe trop bohème, trop légère, trop « bonne humeur » pour ses humeurs du moment justement. Elle avait donc dut faire au plus simple, sans noir. Tout ça pour dire que ce n’était pas la forme, que l’envie de faire des efforts n’était pas vraiment présente. Rachel s’était pourtant gardée de dépenser son argent… trop radine. Ou pas assez de motivation pour faire ça non plus.

Quoi qu’il en soit elle avait vu et connu mieux comme moment et ce n’était pas son brève allée-retour à la boutique d’animaux qui y avait changé quoi que ce soit. Au lieu de s’extasier sur les chatons et autres nouveau-nés, ça lui avait plutôt rappelé que Midnight âgé de sept ou huit ans maintenant, commençait à se faire vieux. Tout comme Cléopâtre. Non sérieux, c’était quoi la durée de vie des corbeaux et de boursouflets ? Devait-elle s’attendre à connaître un nouveau drame affectif prochainement ? La perte de sa famille n’était-ce pas assez déjà ?

Pour ne rien arranger à son humeur maussade, on pouvait dire qu’elle n’avait pas choisi le meilleur jour pour faire des emplettes. Pré-Au-Lard était presque tout le temps bondé, ça faisait partie de son « charme » en quelque sorte, mais venir à cette heure-ci n’était sans doute pas la meilleure des idées pour quelqu’un qui, comme Rachel, n’était pas fan des bains de foule forcé. La proximité qui en découlait n’avait rien d’agréable, on ne pouvait pas faire deux pas sans s’arrêter, il y avait toujours quelqu’un pour vous bousculer et vous faire mal… même avec cette odeur de fleurs. Hm… fleurs de citronnier ?

La serpentard releva la tête, frappée par l’odeur peu commune dans les environs. Elle était habituée à la sentir dans la boutique qu’elle venait de quitter, mais pas ailleurs. Rachel connaissait évidement le sortilège qui permettait ceci pour l’avoir vu en cours, elle était juste surprise de le sentir ainsi, alors que des personnes semblaient manifester contre… contre quoi d’ailleurs. Peace and Love ? « Tiens… ça me dit quelque chose ça… » pensa-t-elle avec ironie. « Chavais pas que les sorciers connaissaient ça… truc moldu… 200 ans de ça ?... ‘peu près ».

La sorcière, née-moldue, avança encore dans la foule, regrettant presque de ne pas savoir transplaner. Presque… Parce que les fleurs c’était quand-même son truc et que ce genre de feu d’artifice improvisé –ou pas, elle ne sait pas– c’était quand-même beau. Presque aussi beau/belle que la silhouette que Rachel distingua vaguement dans une ruelle adjacente.

- Ely ?

Oui, Elysion, c’était bien elle. Enfin on croit, ce n’était pas facile à déterminer avec ce capuchon. Rachel s’approcha néanmoins de sa collègue, qu’elle rencontrait pour la première fois en dehors des mus de Waddiwasi. Qui sait comment elle était une fois dehors ? Rachel aussi n’était plus vraiment la même. Alors elle avait dans l’idée de juste la saluer pour le moment, en attendant de voir comment une conversation pouvait évoluer.

- Que d’amour n’est-ce pas ? amorça-t-elle en se retournant brièvement vers la manifestation.

Mais… N’était-ce pas Kohane avec un coussin en forme de cœur à la main ? Qui souriait d’un vrai sourire à cet homme masqué ? « Jolie masque d’ailleurs », Rachel aimait bien les masques, mais les beaux masques, pas ceux qui pouvaient lui faire peur. La simple évocation qu’un masque vénitien rouge pouvait la faire trembler d’effroi alors vous imaginez si elle en voyait un… Mais là c’était Kohane l’important. Inconscient, la voir sourire de la sorte fit automatiquement sourira Rachel. Sa joie de vivre passait depuis longtemps déjà par la joie de vivre des autres, des autres qui lui étaient proches. Comme Kohane. Surtout Kohane. Cette fois c’était sûr, Rachel resterait, au moins un peu.

- Dis, tu passes par Waddi d’ici lundi ? demanda-t-elle en se tournant vers Elysion. J’ai ça a ramener, ajouta-t-elle en montrant les deux articles qu’elle avait prise, un parfum et des pilules.

Traduction : tu veux bien les ramener pour moi ?
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Elysion Stella
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Re: Dans la rue

Message par : Elysion Stella, Mer 14 Déc 2016, 19:43


Allez, c'est pour le magasin ! Venez à Waddi les gens !  MDR
Merci pour ton engagement !
LA de Rachel accordé

Immobilisme,finalement elle avait opté pour une réponse à mi-chemin : pour ne pas changer. Certains diraient qu'elle avait fuit le choix et que c'était assez frivole.Mais le mûr sur lequel elle s'appuyait, lui était bien solide cela contrebalancerait son attitude brumeuse.

Observant discrètement les mouvements des autres sorcières qui avaient rejoint le mouvement : de gré comme celle qui fit s'envoler des oiseaux de Paix vers ses cœurs d'Amour -d'allure fragile mais résistant tout de même au temps et au vent-, de force -quoique la jeune passante ne semblait pas vraiment opposé de résistance à Kohane. Elle l'avait reconnue bien sûre et avait décidé cette fois de la nommer. En pensées seulement. Et sans sortir de sa rassurante ruelle et s'exposer aux regards chercheurs que cette dernière jetait un peu partout, un grand sourire aux lèvres.

Elle était bien ici ; un bon endroit où observer le déroulé des actions même si un peu frisquet pour ses mains. Dépliant et pliant ses doigts dans un geste futile pour les réchauffer, elle observa discrètement un cœur -plus gros que les siens- s'envoler et remarqua que des colombes semblaient être englobées par celui-ci -défi,joueur...Souriant face à cette légère surenchère, elle essaya de déterminer qui avait lancer ce sort : tout ce qu'elle put voir fut une silhouette masculine qui semblait en pleine discussion avec la seule connaissance qu'elle avait. Ce qui était peu, se redressant légèrement elle pu voir que des sorts pacifistes furent échangés : un magnifique bouquet de fleurs reçut en retour un flamboyant cœur qui fut serrée contre une poitrine féminine. Une autre interaction rapidement : sourire contre une formation en cœur de volatiles.

Agréable moment à voir - à partager, l'odeur qui l'atteignit subitement ne fit que renforcer son sentiment de bien-être. Cette odeur florale lui rappelait...


-Ely ?

Sursaut et réouverture des paupières qu'on avait inconsciemment fermés sous l'odeur. Cherchant lentement du regard la personne qui nous avait interpellé. Émoi face à cette situation : qui l'avait reconnue ? Après tout, il était difficile d'être plus anonyme qu'elle : étrangère  dans un pays peu connu et habillée de manière à se fondre dans la masse. Finalement l'inconnue -qui était bien une femme- s'approcha d’elle pour s'arrêter à sa hauteur. Portant un jean et un gros pull bordeaux : la mystérieuse sorcière se révéla être Rachel, une de ses collègues de travail. Soulagement, elle ressortit vivement sa main droite de sa poche qui s'y était engouffrée pour sentir le bois de sa baguette. D'un geste naturel, elle la salua en retour tout en souriant :  

- Hey Rachel ! Quel hasard !

- Que d’amour n’est-ce pas ? embraya-t-elle en désignant d'un coup d’œil la manifestation pour la paix et l'Amour.

- Oui...ça m'avait surprise, sans que je m'y attende je me retrouvais au milieu de cet événement alors que je visitais le coin.

Une réponse amusée et innocente, elle ne savait pas trop comment réagir avec cette "aînée" dans le commerce mais sa cadette en termes d'âge. Même si les légères cernes qu'elle apercevait quelques fois lui donnait l'impression qu'elle traversait des moments difficiles. Bien qu'elle n'en laissait rien paraître : souriante comme maintenant bien que cela ne semblait pas être juste une façade mais une réelle expression empreinte de chaleur et d'amour. Finalement, cette manifestation n'avait que du bon : pas de perturbateurs en vue.

- Dis, tu passes par Waddi d’ici lundi ? J’ai ça a ramener, lui demanda soudainement Rachel en se retournant vers elle, deux articles à la main.

Saisissant les articles, l'Américaine les examina en répondant à sa collègue :  
- Pas de problèmes, je devrais y aller demain normalement donc, je les ramènerais sain et sauf à bon port !

Rangeant les pilules dans l'une des poches de son sweat, elle s'attarda davantage sur le parfum. Elle le reconnaissait : c'était le Parfum Miaouss qu'elle avait proposé lors de son entretien. Malheureusement, personne ne l'avait utilisé ou acheté à croire que peu de personne en voyait l'utilité. Observant la ruelle, elle cru remarquer une silhouette de chat...Son regard retourna sur Rachel qui semblait concentrer sur la foule de la rue principale. Malice ? Malignité ? Hésitante, d'une main gourde, le bouchon de la bouteille se fit ôter.  

-Dis...Rachel, tu aimes bien les animaux à poils ? Je ne me trompe pas ?

Ce fut le seul avertissement qu'elle reçut alors que la confirmation de ce fait se fit à peine émise. Pschitt. Pull touché en plein cœur sous l'incompréhension de sa propriétaire qui s'écarta brusquement de son agresseuse tout en lui demande ce qu'elle faisait. Évidence,elle l'apprêtait pour une séance de cajoleries avec le chat entraperçu plutôt. Riant, elle amorça le geste pour une seconde pulvérisation, peu coopérative l'anglaise tenta de s'y soustraire.

~Pulvérisation : dos raté mais le bras gauche en reçu un peu au niveau de l'épaule à l'ignorance des deux femmes.~

~~Nouvelle tentative : meilleur précision mais le timing était à revoir : la cuisse droite fut atteinte au lieu du ventre~~

~~~Pschitt...Oups une nouvelle pression alors que la blonde attrapait sa main pour récupérer le flacon. Avant-bras touché. Éloignant le flacon et sa personne afin de se dégager de la lutte, elle s'empressa de le capuchonner avant de le faire disparaître dans ses poches. Offrant un sourire joueur à sa camarade de ruelle et voyant sa mine boudeuse, elle s'empressa de rajouter :


- Là là ! Je l'ai rangé ! Et ne t’inquiètes pas ! Si j'ai utilisé ce parfum sur toi c'est pour que le chat que j'ia entraperçu vienne de témoigner de l'amour : pour être dans le thème de cette manifestation ! Inspirant légèrement par la bouche pour s'empêcher de rire tout en guettant l'approche -qui se faisait tardive- du chat qu'elle pensait avoir entraperçu plutôt, elle finit avec un clin d’œil complice : et si celui-ci tarde trop à s'approcher, je me dévouerais pour te faire un free hug même si je pense que tu préférerais que ce soit un mignon petit animal qui t'en fasse un...

Espérant que la perspective de câliner un chat adoucirait sa collègue, Elysion se demanda combien de temps encore il faudrait au parfum pour atteindre les narines de la petite boule de poils, seul être qui devrait être affecté par l'odeur... Après tout, il n'y avait pas d'animagus dans le coin n'est-ce pas ? Ou de lycantrhope...?  

HRP:
 
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Kohane Werner
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Re: Dans la rue

Message par : Kohane Werner, Jeu 15 Déc 2016, 15:02





Un bouquet envoyé.
Parce que c'est l'esprit du jour. Et que ça peut en dérider certains. Arracher un sourire comme Crystal a su arracher le mien.
Parfois, il suffit de pas grand-chose. Juste un petit truc. Qui sort de l'ordinaire. Juste un petit truc. Pour réchauffer un visage. Pour réchauffer un coeur. Faire fondre un peu de l'iceberg trop froid.

Un bouquet envoyé.
Qui trouve destinataire. Ne s'est pas perdu en chemin -faut dire aussi que le chemin n'était pas très long.
Et a été réceptionné.
Il en sent l'odeur. Ce geste -ou ce réflexe- m'arrache un sourire d'amusement. C'est dingue. On fait tous ça dès qu'on a des fleurs entre les mains. Apparence et odeur doivent se mêler et s'accorder. Sinon, on est déçus.
Et celles-ci, sont-elles à la hauteur ?
Au vu du large sourire qu'il me renvoie, elles conviennent. Je me sens un peu soulagée. Parce qu'elles étaient jolies, ces fleurs. Et que ça aurait été bête qu'il ne les accepte pas. Mais surtout, parce qu'il a souri. Un que parfois, un sourire vaut mille mots. Mille lanternes. Mille bougies. Sourire ou faire sourire les autres -c'est beau, quand on y pense.



Je tourne mon attention vers Crystal et les filles restées en retrait.
La jeune étudiante (Alice) ne bouge pas. Ne sourit pas non plus, elle qui a débarqué, si enthousiaste. A venir dégouliner d'amour avec nous. Bah...? Lunatique...?
Et c'est moi qui dis ça... Moi qui arrive à passer d'un extrême à l'autre en un clin d'oeil.
Mais comme on dit : on voit la paille dans l'oeil de son voisin mais pas la poutre dans le sien.
Enfin... passons avec les expression.
Cela ne change rien au fait que la fille paraît avoir perdu et son sourire, et son enthousiasme. C'est moche. Et c'est triste. P't'être qu'elle aurait besoin de fleurs, elle aussi ? Elle est p't'être jalouse -parce que faut avouer que celles-ci, toutes pleines de couleurs à réchauffer le coeur, elle sont belles !

- Attends, je vais t'faire un cadeau aussi !
Sa voix ramène mon attention vers lui. Intriguée, je le vois poser le bouquet par terre. Puis un petit coup de baguette, une formule informulée et... magie ! Un coussin rouge en forme de coeur.
Vous savez, le genre qu'on aime serrer contre soi quand on a peur ou qu'on est triste.
Le genre dans lequel on aime plonger la tête, lorsque le corps est harassé de fatigue ou l'âme au bord des larmes.
Le genre tout doux qu'on garde précieusement sur son lit, pour venir se jeter dessus à la fin d'une longue et éprouvante journée. Ou encore celui que les Moldus aiment serrer contre leur poitrine quand ils regardent ce qu'ils appelles des films (oui, ma culture Moldue ressort !).
Bref, le genre tout doux, tout moelleux.
- Tiens c'est pour toi !
Il me le tend. Un geste d'offrande, de retour. Don et contre-don. Ca existait toujours, ça ? Je croyais que ça se perdait... j'avais oublié...
Un sourire, plus que sincère cette fois, étire timidement mes lèvres alors que je prends le coussin entre mes mains.
C'est drôle. J'avais oublié à quel point un si petit geste pouvait faire plaisir. Infime et pourtant si grand. Comme quoi, il suffit de pas grand chose... pour ramener un sourire. Un rire. Un nouveau battement de coeur. Un rayon de soleil.
C'est vraiment une journée magique, aujourd'hui. Comme je n'en ai plus vécu. Depuis longtemps.
-Oh, merci, je réponds, en serrant l'objet contre moi.
Une flèche qui me va droit dans le coeur. Ca me rappelle à quel point un cadeau peut faire sourire.
C'est si loin, tout ça ! Le temps de l'insouciance, des rires enfantins. De la bulle de savon toute pailletée.
C'est trop loin. On ne peut plus rattraper le temps écoulé.
Pourtant, parfois -comme aujourd'hui- on a l'impression que ça revient. Par bribe.

Des bribes de bonheur.
Un peu de rire.
Du peace and love.
Aimez-vous les uns les autres !
Un cadeau.
Un sourire.



Après avoir repris son bouquet, il lance un #Voluptas Garden et une douce odeur de jasmin me parvient.
Une bulle de peace and un love.
Complétée par les oiseaux qui prennent une forme de coeur et quelques étincelles façon feu d'artifice.
Un appel à l'amour qui se diffuse comme une traînée de poudre ?

Mon coussin serré contre ma poitrine, je regarde le spectacle, sourire en coin.
C'est beau, quand même.
Un feu d'artifice à l'amour.
Même si la fille de tout à l'heure ne paraît toujours pas convaincue.
Tiens peut-être que...

Calant le coussin entre mes jambes, je reprends ma baguette et lance de nouveau quelques petits #orchideus.
Puis quelques #bouquet turn couronne de fleurs. Le tour est joué ! Même si les faire manuellement est aussi un plaisir -ça chasse les mauvaises idées, empêche de penser et broyer du noir- on n'a pas vraiment le temps pour ça.
Mais un tour de magie et hop !
Je souris, satisfaite, passe les couronnes autour de mon bras et coince le coussin sous l'autre.
Je lui en tends une, à lui dont je ne connais pas le nom -d'ailleurs en dehors de Crystal, je ne connais le nom de personne.
-Vous pouvez toujours essayer la couronne de fleurs ! J'ai toujours trouvé que ça donnait un côté... joyeux.
Sourire. Puis je me tourne vers la gérante des Halles et lui en lance une. En espérant qu'elle ait les réflexes pour la rattraper. Ca ira superbement bien avec son visage peace and love. Oui, elle a une tête à crier peace and love sous tous les toits.
Mon attention vogue ensuite sur les demoiselles à l'écart. Apparemment pas vraiment dans l'esprit des réjouissances.
Quel dommage !
Peut-être que ça, ça fera sortir des paillettes de leur coeur ?

-Hey ! Tiens jeune lionne ! Ajoute donc ça à ton bouquet. Ca sera magnifique !

Enfin, je me tourne vers la fille qui a perdu son sourire (Alice) et lui en propose une :
-Souris de nouveau petite ! Tiens. Prends !



Dernière édition par Kohane Werner le Mar 27 Déc 2016, 12:20, édité 1 fois
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