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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Dans la rue
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Elly Wildsmith
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Re: Dans la rue

Message par : Elly Wildsmith, Sam 03 Juin 2017, 13:34


[Sorry, c'est un bébé post, je fais mieux au prochain tour c'est promis Wink]

La jeune femme adossée au mur la regarde d’un drôle d’air. Elly soupire. Elle avait la terrible impression que les choses n’allaient pas se passer comme il faudrait qu’elles se passent. Son regard se durcit. Comme si voler n’était pas déjà suffisant il fallait en plus de ça l’inconnu rajoute un comportement clairement provocateur. Pas le temps de discuter plus en détails, Elly choisi d’aller droit au but

- Mademoiselle, le vol n’est ni accepté, ni toléré dans le monde magique.

Aussitôt après cette injective, Elly sortis sa « carte » aurorale (oui, la narratrice invente des mots), histoire que la jeune voleuse sache qu’il était inutile de discuter, inutile de se défendre. Si Elly l’accusait ainsi c’est parce qu’elle avait vu de ses propres yeux ce que la jeune femme avait volé aux Halles Magiques. Etait-ce son premier vol ? Au vu de la réponse et de l’aplomb de la sorcière, Elly en doutais. Quoiqu’il en soit, elle était prête à intervenir et à faire passer l’envie de recommencer à la jeune fille.

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Re: Dans la rue

Message par : Nyx Spero, Sam 03 Juin 2017, 18:19



Il n'y a pas de soucis, t'inquiètes. Les miens aussi sont pas super longs, ça depend de l'inspirationRazz


Comme si ce n’était pas assez, la voilà accusée de vol. Ouais bon d’accord, c’était un peu vrai. Elle n’allait quand même pas en faire toute une histoire pour une plume quand même. Ah bah génial. Une Auror en fait ! Nyx était blasé. Elle en avait eu assez avec Artemis et voilà qu’une nouvelle se pointe à elle. Elle les attirait tous décidément. Bientôt elle ira créer un fan club pour Aurors si ça continuait comme ça. Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait pas vraiment nier. Enfin si, après tout rien lui prouvait. Mais, elle allait faire genre de rien. Histoire de chauffer un peu les nerfs de la personne devant elle. Une peste ? Oui sûrement. C’était un peu le but, non ?

- Le vol ? Oui je suis au courant, vous ne m’apprenez rien.

Elle écrasa sa cigarette au sol en mettant son pied dessus. Ensuite, elle essaya de reprendre son chemin normalement. Mais, bien sûr, ça n’allait sûrement pas se passer comme elle espérait… Elle espérait juste ne pas se faire ligoter comme Artemis l’avait si violemment fait. D’ailleurs, quand il y pensait à celui-là… la rage. Enfin bref, elle préféra jouer à l’innocente avec la femme qui se trouvait devant elle.
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Elly Wildsmith
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Re: Dans la rue

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 22 Juin 2017, 15:07


L’auror pencha légèrement sa tête sur le côté, mouvement totalement automatique qui consistait à lui faire mieux comprendre pourquoi la gamine s’était décidé à faire comme si de rien n’était. Pire, alors qu’elle aurait pu se la jouer drame de l’enfant éplorée qui savait pas ce qu’elle faisait, elle répondait effrontément à l’auror, qui sentait bouillir son sang dans ses veines.

Ce n’était vraiment pas le moment de prendre Elly de haut. Elle souffrait de ses choix de vie, d’avoir été bafouée par l’homme qu’elle voulait sien, et elle évitait soigneusement son collège Artemis qui de son côté devait se poser des questions.

Aussi quand elle vit que l’adolescente prenait la tangente, s’éloignant sur le Chemin de Traverse, l’auror ne mis pas longtemps à réagir. Tirant sa baguette, elle pointa la gamine et d’une voix tranquille, qui ne faisait pas entendre la colère qui l’habitait, elle formula simplement « Incarcerem » . Parce que l’auror avait beau être pédagogue, comprendre les problèmes, les circonstances qui nous poussait à l’acte, mais clairement le respect faisait partie des valeurs qu’elle chérissait plus que tout. Et s’il fallait l’apprendre à la fille qui semblait faire n’importe quoi, alors elle se ferait un plaisir de le faire.

En se rapprochant, avec un regard plus noir que l'ébène, elle demanda à la gamine "Miss ? Quelque chose à me dire peut être ?"
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Re: Dans la rue

Message par : Nyx Spero, Lun 26 Juin 2017, 17:21


Elle avait peut-être exagéré sur ses dernières actions. Et en effet, la femme ne tarda pas à lui lancer un sortilège qu’elle connaissait très bien. Un sortilège qui lui était tombée dessus lors d’une soirée alors qu’elle n’avait rien demandé. Elle n’aimait vraiment pas être ligotée. Mais ils s’avéraient que les Aurors l’appréciait énormément. Un Sortilège incontournable pour entrer chez eux peut-être ?

Soupire. Elle en avait déjà marre. Marre de tout. Une autre journée pourrie s’offrant à elle. Elle aurait mieux fait d’aller directement dans l’Allée des Embrumes, au moins, là-bas, elle aurait été plus tranquille. Le Chemin de Traverse était beaucoup trop peuplé pour elle. D’ailleurs, des regards se tournèrent vers la scène qui s’offrait à eux. Nyx commençait vraiment à en avoir marre. Au moins l’emmener dans un coin tranquille, au lieu de faire ça devant tout le monde. Comme si elle voulait se donner spectacle.

Des paroles s’envolèrent jusqu’à elle. Le regard noir de l’Auror n’annonçait rien de bon. Une question. Comme si elle pensait qu’elle allait lui dire qu’elle avait une simple plume volée dans sa cape. Si elle attendait des aveux, rien à y faire. Aucunes preuves pour l’instant. Alors, il fallait la jouer tranquille et garder son sang-froid. Légèrement insolente sur les bords, Nyx, la regarda de haut en bas.

- Non, je n’ai rien à vous dire.

Simple réponse d’un ton froid. Qui allait gagner cette partie ? Nyx savait très bien qu’elle avec le feu. Provoquer un Auror n’était jamais une bonne chose. Jouer l’insolente, n’allait pas mettre de point en sa faveur. Mais, là, pour le coup, elle s’en fichait un peu. Elle essaya de bouger, d’enlever les cordes, mais, c’était impossible. Trop serré. Elle en avait vraiment marre de ce sortilège à la noix.

- Et puis, franchement, c’est quoi votre problème avec ce sortilège, vous les Aurors ?! Vous devez surement connaître Artemis vous…

Dernière phrase dans un simple murmure presque inaudible. Elle regarda les passant. Certains se tournaient vers elle. Elle commençait à sentir son sang chauffer. C’était quoi leur problème à eux ? Ils ne pouvaient pas continuer leur route normalement ?! Elle regarda le petit groupe de personne à l’autre bout de la rue, qui regardait la scène depuis le début. Et dans un élan de mécontentement, elle s’adressa à eux de manière plus violente que voulu.


- Vous avez quoi à regarder, vous ? Vous voulez une photo ou quoi ? Sérieusement…
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Re: Dans la rue

Message par : Elly Wildsmith, Dim 02 Juil 2017, 13:45


LA de Nyx, ma préférée qui aime souffrir :mm: amour

L’incarcerem atteignit sans mal la jeune femme qui se retrouva vite ligotée sans possibilité de bouger. Et à voir les regards qu’elle lançait alentours elle était tout sauf ravie. Pourtant, elle continuait à provoquer l’auror qui sentait son sang bouillir dans ses veines. Sa baguette restait toujours verrouillée sur sa cible du jour, alors que cette dernière continuait à déverser son venin, en venant à parler d’Artemis, ce qui incita l’auror à pensait que ce n’était probablement pas la première fois que la jeune fille volait. Cette dernières’en pris alors aux passants, qui les regardaient avec un air ahuris.

Elle s’approcha alors de la jeune voleuse et alla planter son regard dans le sien, lui indiquant clairement que l’heure n’était pas à la discussion. Pour parfaire le discours de ses yeux, elle indiqua « On se calme Miss, les promeneurs ne sont pas responsables de vos actes ». Et sans un mot de plus, Elly se dirigea dans une artère plus calme du Chemin de Traverse.

Un simple regard en arrière et elle se rendit compte que la jeune voleuse, ligotée, n’avait pas pu bouger. Un sourire malsain aux lèvres, l’auror releva sa baguette pointée sur la jeune fille et murmura doucement « LEVIcorpus ». Quasi aussitôt, la voleuse fut élevée dans les airs, et du subir un virage à 180 degrés, lui mettant les pieds en l’air et la tête en bas. Semblant être uniquement tenue par une seule cheville, donnant la vision d’un rôti suspendu dans les airs.

Et comme pour appuyer les propos que l’auror avait eu quelques instants plus tôt, une plume s’échappa de la cape de la sorcière. Ainsi donc elle avait réellement volé, et elle s’obstinait pourtant à dire le contraire. Elly soupira tandis qu’elle ramassa l’objet du délit, tout en maintenant son sortilège pour que la voleuse reste suspendue dans les airs.

Enfin, lorsqu’Elly se releva, elle dirigea la jeune fille dans les airs dans la rue qu’elle trouvait plus tranquille. Elle la regarda, toujours tenue par une force invisible dans les airs. « Alors Miss, d’autre chose à me dire ou vous préférez rester sur votre première version ? ». Le regard noir ne laissait transparaitre aucun des sentiments ressentis par l’auror en cet instant, partagée entre l’envie de punir l’enfant pour qu’elle comprenne qu’elle ne devait pas recommencer, et par son envie de l’aider. Prétextant sans doute de quelconque problème de la jeune sorcière. Elle attendait sa réponse afin de savoir ce qu’elle ferait ensuite, mais son sang dans ses veines tremblait de colère.

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Re: Dans la rue

Message par : Nyx Spero, Sam 08 Juil 2017, 19:58


De plus en plus de regards tournés vers elle. Nyx commençait sérieusement à être agacée. En plus de se retrouver une nouvelle fois ligotée, tous les regards étaient tournés vers elle. Soupire. Cette journée commençait à virer au cauchemar. Les aurors n'étaient vraiment pas fait pour elle. Pourquoi devait-elle toujours se frotter à eux ? Hasard ou destin ? Telle est la question. Ses parents allaient encore lui faire la morale... comme s'ils avaient arrêté un jour.

Mais, comme si ça ne suffisait pas, la femme décida de lui lancer un LEVIcorpus, comme si elle n'avait pas assez de regards tournés vers elle. Maintenant, toute la rue regardait la scène. Soupire. Elle n'avait même plus le morale pour se débattre. Un autre sortilège qu'elle connaissait bien d'ailleurs, mais, d'habitude, elle le recevait par Miss Peverell, son professeur d'histoire de la magie. Cependant, ce n'était pas tout. Comme si se retrouver ligotée n'était pas assez, la fameuse plume tomba de sa cape. Génial. Elle n'avait plus d'échappatoire à présent. L'Auror ne perdit pas son temps pour la ramasser. Elle allait prendre chère à présent, elle en était certaine. Mentir lui créait toujours plus de problèmes, mais, ça ne l'empêchait pas de recommencer à chaque fois.

Une fois que la plume fut ramasser, l'Auror décida de bouger de l'endroit où elles étaient. Bonheur. Au moins une chose qu'elle appréciait. Plus personne aux alentours. Tout était calme. Enfin... presque. Toujours ce regard sur elle. Des paroles s'échappèrent. Le sang lui montait à la tête. Elle n'aimait vraiment ce sortilège. Ses yeux émeraudes fixant la femme devant elle. Continuer à l'énerver ou arrêter de jouer ? Fallait qu'elle réfléchisse. Elle risquait gros, juste pour un simple amusement... Mais elle s'en fichait. C'était une gamine, elle le savait, elle assumait parfaitement, ou... presque. Ses parents la supportaient encore. Son frère, moins. C'était de lui qu'elle devait se méfier.

Tout cela avait-il un sens ? Se torturer ainsi pour à la fin, ne rien avoir ? Juste les ténèbres. Juste la connerie. Tout cela en valait-il la peine ? La paix existait-elle réellement ou était-elle qu'illusion ? Plus rien n'avait du sens dans ce monde, pour elle. Accorder de l'importance aux choses, n'étaient pas un bon plan. Il fallait seulement agir selon notre envie. Vivre comme elle l'entendait. Un jour, elle ne pourra plus faire tout ce qu'elle voudra. Un jour tout cela s'arrêtera. Un jour, elle deviendra prisonnière de ce monde qu'elle essayait de fuir en provoquant la mort. Regard vers l'Auror. Et elle, comment vivait-elle ?

- Vous avez ce que vous cherchiez entre vos mains. Que voulez-vous de plus ? Que je vous avoue ? Très bien, je l'ai prise. En quoi cela vous avance dans votre vie ? Rien ? Ouais, moi aussi.

Agacée. Soupire. Elle en avait rien à faire. L'Auror pouvait lui faire tout ce qu'elle voulait, ce n'était plus vraiment son problème. Enfin si, mais elle s'en fichait. Elle voulait juste retrouver sa liberté. La terre ferme. Et ces cordes la gênaient vraiment beaucoup. Le sang était arrivé à la tête. Un dernier effort...


- Vous pouvez me remettre à terre, s'il vous plaît... ?
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Re: Dans la rue

Message par : Elly Wildsmith, Mer 12 Juil 2017, 22:41


Etonnante. La gamine devenait de plus en plus étonnante tant son comportement changeait de minute en minute. L’incarcerem et le LEVIcorpu semblait avoir eu raison d’elle et de son arrogance. La tête en bas, le regard vers l’auror, elle avoua finalement qu’elle avait bien volée cette plume. Et puis, d’une voix qui semblait s’être éteinte, elle demanda si elle pouvait être remise à terre.

Pour toute réponse, l’auror hocha la tête de haut en bas tandis qu’elle agitait rapidement sa baguette. Délivrée et remise à l’endroit, la gamine pouvait maintenant faire son choix ultime : tenter de fuir à nouveau (et se faire ridiculement rattraper) ou affronter la conséquence de ses actes. Le dernier choix étant évidemment le préféré de l’auror.

- Alors jeune fille, qu’est-ce qui vous permet de voler ainsi ? Donnez-moi votre nom et prénom, je vous remercie.


La voix était froide et sans appel, malgré l’aide qu’Elly voulait offrir à la jeune fille. Cette dernière devait apprendre, comprendre, qu’on ne faisait pas ce qu’on voulait des lois, quand bien même nous étions au cœur de leur application. Chaque vie est difficile et mérite des échappatoires, mais rien n’explique les gestes illicites de la jeune fille. Elle attendait, adossée à un mur, les réponses de la gamine tandis qu’elle faisait tourner sa baguette entre ses doigts, prête à intervenir en cas de nouvelle fuite.




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Re: Dans la rue

Message par : Nyx Spero, Mar 18 Juil 2017, 11:50


LA d'Elly


Le monde était à l'envers pour elle. Non pas métaphoriquement parlant, mais, tête à l'envers, elle voyait le monde d'un autre œil nouveau. Enfin, elle voulait se rassurer ainsi. Le sang lui montait trop à la tête. Tête à l'envers, ligotée tel un saucisson, elle n'avait aucun pouvoir. Elle était devenue une marionnette. Depuis quand les Aurors pouvaient utiliser de tels méthodes pour arriver à leur fin ? Soupire. Les secondes paraissaient des minutes. Le temps ne passait pas. Tout paraissait au ralenti, jusqu'à ce que la jeune blonde décide, enfin, d'annuler son sortilège de LEVItation. Les cordes étaient toujours présentes, mais, au moins, elle était dans le bon sens.

L'Auror parlait. Elle voulait savoir. Savoir ce qui lui avait pris de commettre un tel acte même s'il était minime. Les violences commençaient toujours de petites choses, d'un rien. Nyx ne s'en rendait toujours pas compte. Ce retrouver de nouveau face à une personne de la justice l'agaçait. La justice disaient-ils. Les lois. Etaient-elles vraiment appliquées à tout le monde ? Nyx était persuadée de connaître la réponse, un simple non. Toujours ligotée, elle regarda l'Auror faisant tourner sa baguette, droit dans les yeux.

- Nyx Spero.

Elle ne voulait pas en dire plus pour le moment. Elle se contenta de regarder la femme, adosser contre son mur. Nyx était agacée juste en posant son regard sur elle. Le silence s'était réinstaller. Le temps passait. Elle ne pouvait rien faire à part attendre. Toujours attendre. Faire cela toute une vie, était ennuyeux. Mais tenter quelque chose à cet instant, était seulement stupide. Affronter un Auror l'était encore plus. Soupire.

- Qu'allez-vous me faire à présent ?

Plus grand chose se passa après. L'Auror ne la garda plus très longtemps après lui avoir fait une nouvelle fois fait la morale. Ça en devenait lassant, mais elle ne disait rien, se contentant d'écouter. Après quoi, les deux femmes prirent chacune une direction différente. Nyx était blasée par cette rencontre, et espérait ne plus croiser d'Auror pendant un bon moment.



Fin du RP


Dernière édition par Nyx Spero le Lun 28 Aoû 2017, 18:59, édité 1 fois
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Re: Dans la rue

Message par : Shela Diggle, Dim 27 Aoû 2017, 18:20


with Aya


demain avoir dormi l'équivalent d'une gorgée de potion et après prendre l'autre, perdre la nuit, s'être éteinte ainsi trois ou quatre fois de suite, s'évanouir dans le sommeil oublier s'évanouir à nouveau et au réveil oublier en boucle, sans compter les heures, à un réveil il est six heures et trente sept minutes, n'avoir ni le jour ni le nombre, des jours, qui ont précédés, ce fut comme la mort entrecoupée - de claquements de verre - santé. comme un avion autour du monde, remonter le temps, avoir dormi à l'envers qui sait, dans le coma fuir l'avancée, je sais que les murs bougent, ils bougent dans la nuit, la nuit fut immense et n'en avoir souvenance, avoir sur le visage les traits tirés de l'homme qui voyage, sans rêve
sans rêve dépourvu de la partie consciente de l'âme, pas vrai. La conscience raison qui se noie dans ses insolvables questions, parce qu'il n'y a pas de réponse ou, souvent, parce qu'il y en a plusieurs - ça effraie, la non binarité, l'absence de cases, ça effraie alors il ne faut qu'une unique réponse à une question, pas vrai, avoir des plans mille plans et sans m'y pencher d'avantage plonger. Plonger dans un sommeil perdu des heures oubliées avoir oublié que l'on a dormi
à un moment l'on se réveille, il y a deux flacons vides sans étiquette, il y a l'heure qui est indiquée et quelques questions bizarres, il y a le calendrier qui a sauté
et c'est tout
Je n'avais pas dormi.

Le temps n'a pas avancé / puisque s'il y en avait eu / on l'aurait su / le calendrier ment, pas mon visage ni le manque d'énergie, j'avais été affamée. transplaner à Londres côté sorcier, défaire les rues le monde y est, aujourd'hui rassurant, s'y faufiler. Quand le monde est (mal)heureux il ne fait plus attention qu'à soi, aussi il y a peu d'yeux regardants, pouvoir accrocher sur leurs lignes des histoires; madame est trayeuse de chèvres en Mongolie, elle n'est là que pour une robe sur mesure, violet électrique, et les lunettes serve à cet humain de reconnaissance vocale, il a perdu une jambe dans un accident de bavboule. Acheter une glace sur bâtonnet et la laisser fondre, doucement, descente sucrée avoir la main qui colle, rougie par le colorant, comme une bougie dont la cire viendrait lécher son socle
la foule vagabonde, inconsciente du danger, trop centrée sur ses propres gestes : lancer le reste de glace haut vers le ciel. Cela fait une cloche. Le regard quitte le projectile avant qu'il ne termine sa trajectoire cependant, peu curieux de la suite, et s'enfoncer à nouveau dans le monde, main de cire rouge humide

il y a peu, à une louve j'avais acheté
de quoi dormir et oublier. Souhaiter bientôt s'y essayer
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Aya Lennox
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Re: Dans la rue

Message par : Aya Lennox, Dim 01 Oct 2017, 12:44


Foule qui se noie sur elle-même, un bond vers le précipice, un idéal catalogué en des milliers des têtes, vues par le dessus elles donnent l'impression d'un champ d'oeufs, en marchant dessus ils craquèlent et c'est le drame, traumatisme et abysse.
*
Un pas après l'autre, toujours la même rengaine marcher dans la rue et ne pas s'arrêter en croisant les visages connus. Une cliente d'ailleurs, une cliente d'avant, peut-être une autre d'après aujourd'hui. Croiser un regard ou deux, peu amènes en devinant les marques sur les doigts qui remontent jusqu'au coude. Le dessin étranger, reproduction du tout céleste défavorisé. Un souvenir de fin d'automne, caché par les manches de sa cape.
*
Un instant ou deux, avant, qu'importe, elle aurait pu ne pas croiser le visage et ne pas deviner le mal-être qui stagnait au plus profond des traits. La dégringolade lascive habitait le visage, un avertissement muet que quelque part le désespoir persistait. Elle n'entendait plus qu'au creux des coquillages imaginaires la mer qui se déversait, lentement, jusqu'au fond de sa gorge.
*
Noyée sur elle-même. Un monstre sous la pluie. Une ombre parmi la foule.
*
Puis, un artifice s'écroula sur le sol. Un hasard au milieu de tant d'autres. Un bâtonnet, venu droit du ciel, qui s'allongea à ses pieds parés à déserter le monde. La surprise l'arrêta nette. Pas parce que c'était un bâtonnet mais parce qu'il avait atterri là comme un message. Une imprudence à ne pas commettre. Aya s'arrêta, nez au sol depuis de nombreux mètres, bâtonnet allongé comme une plume abandonnée.  Chercha des yeux l'âme aussi perdue qu'elle dans la foule. Déjà loin.


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 13 Nov 2017, 09:03, édité 1 fois
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Re: Dans la rue

Message par : Shela Diggle, Dim 12 Nov 2017, 18:44


Être d'une productivité monstre, tu sais, aimer avoir à réfléchir sur la forme sans le fond, commentaire sur la couverture et négliger l'écriture, il n'y a vraiment besoin parfois, de s'intéresser au reste, les critiques littéraires qui fondent leur avis sur les résumés, vu et revu
Il y a ces visages que l'on croit connaître dans la foule, pour échapper à une sorte de solitude dont on a honte, l'on se dit que l'on n'est pas seul en réalité, il y a cet homme vers qui l'on pourrait se tourner, si l'on en avait envie, l'on pourrait engager conversation, feindre une vie collective, feindre une vie, une présence, tout en sachant que c'est faux. L'on est seul à l'instant où l'on commence à se jurer que ce n'est pas le cas. Il y a ces langueurs, être seule, assise sur son lit, regarder le sommeil gagner le ciel, les couleurs fondre, savoir que cela fait des heures, des heures que l'on n'a quitté sa première position, à peine soupirer, souhaiter se réveiller de plus en plus tard, afin de ne plus vivre ces langueurs, afin de ne plus subir cette honte.
Il y a quelques temps, avoir testé ce verre de sommeil
[il manque trois jours et n'en avoir remarqué l'absence], alors il en faudra de nouveaux, abuser de la dose, je voudrais, avoir de quoi accélérer le temps, et pourquoi faire ? les langueurs n'auront de fin
les langueurs n'ont pas de fin, je n'arrive pas à les voir

Productivité monstre dans le déchiffrage effréné des gens tout autour, attraper des détails, comme toujours, attraper leurs détails, les assembler en faire des histoires, ne pouvoir les écrire cependant. Il n'y a que dans la tête que se forment les lignes, aussitôt couchées sur papier elle coulent et s'amochent, prennent des bosses miteuses. Savoir orchestrer la construction : ne pouvoir mettre en œuvre de façon pratique.
Vivre, en théorie
c'est un fait incertain

Sur le sol, une tache rouge, et c'est le bâtonnet c'est la cire fondue de la bougie, sur le sol surprise, retrouver son projectile, quelques mètres encore. Et à ses pieds, d'autres pieds, lever regard
Parfois l'on retrouve le hasard, on s'y heurte avec violence, au hasard
C'est la louve - un halo ambré, autour d'elle, ce qui est Beau, c'est lorsque les gens n'ont conscience de leur poésie, a-t-elle conscience de sa poésie ? probablement non; elle aurait perdu sa couleur. Toi aussi tu les vois, les détails, toi aussi tu passes à travers le monde et c'est une évidence, n'avoir à poser la question. Il y a, presque encore, un mètre de distance et au milieu, le bâtonnet, criard, défunt. Tu penses que si le monde fait temps de bruit, c'est parce que c'est du silence ? un son pour prétendre combler le vide
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Re: Dans la rue

Message par : Aya Lennox, Lun 20 Nov 2017, 19:58


La poésie dans les yeux, non, elle ne savait pas s'ils voulaient dire quelque chose, on les décrivait d'acier et elle les sentait juste yeux. Derrière le regard la peur, et peut-être la bile qui s'écoule en fluide de joie, fluide fou de vie, pardon je ne sais que vous dire.
Il n'y avait de mot, pour décrire les délires, peut-être qu'elle rêvait après tout, peut-être que l'enfant, la petite, elle, n'était pas là non plus, et le bâtonnet ne venait de nulle part, de partout sauf d'ici.
Pitié, faites qu'il vienne de partout sauf d'ici.
Pardon, j'ai perdu ma route, peut-être que
Que je ne suis pas d'ici.
Les mots manquaient manque mots motifs pour vous parler, au détour d'une rue, ce monde, ce vide peut-être me faisait si peur, m'entourer de gens et m'entourer de rien, je ne les connaissais pas et finalement ils m'effrayaient trop pour vous l'avouer. Peut-être était-ce que vous cherchiez vous aussi.
Ce Vide dans l'Absolution.
- Je crois que je ne l'entends pas.
Les yeux avaient quitté le bâtonnet et si seulement il avait fui mais la forme était encore décelable sur le sol, un rien il ne semblait plus rien. Pourvu que l'idée s'en aille.
- C'est si effrayant de voir les choses que je préfère me taire, et puis ne plus écouter. Un coup de langue sur le palais. Les mots déliaient les pensées.
- Tu n'as rien oublié ?
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Re: Dans la rue

Message par : Shela Diggle, Ven 08 Déc 2017, 20:39


Avancer reculer poser des mots sans vraiment, sans tout à fait les choisir, manger est-il détruire ou créer ? les mots sont pareils à l'aliment, il faut le pétrir, l'amocher, lui donner un sens avant de pouvoir en tirer quelque chose, avant de pouvoir en faire une action. Il y a les mots creux, les mots qui n'ont de fond, comme les aliments futiles, comme la mie de pain ; avoir l'impression qu'elle nourrit, et rester vide. Il y a des gens dont chaque mot est fait de mie de pain. Du vent. La foule va vite peut être pour créer le vent le vide, pour souffler sans s'écorcher, sans tomber sur autrui, sans risquer l'attache, la chute. L'on a peur peut être de tomber sur des personnes-couverture de magazine, prometteuses, mais décevantes, l'on a peur de les choisir volontairement, d'ailleurs, nécessaire futile au sens de soi qui désire une espèce de solitude, échange des corps, se montrer accompagné, parce que finalement l'on craint, le soi-même, que nous ferions-nous, une fois que nous sommes seuls ? une fois qu'il n'y a plus en rempart le regard d'autrui, d'autrui-couverture de magazine. Peut être que l'on fait tous semblant d'être couverture, pour éviter, justement, l'attache, la chute. Qu'au fond l'on devient tous décevants. Par peur. Ce serait si bête, rêvasser, si bête.

N'entend-t-elle pas le bruit, ou le silence ? les deux se font vides, la nuit, présence absente, elle est singulière à dire ainsi sa peur, n'avoir encore jamais entendu personne le faire. Avoir parfois imaginé que nul n'a jamais peur, que l'on est seule à étouffer, nul ne pose de mots sur le sentiment alors n'avoir la preuve qu'ils, tous, le ressentent. Elle est singulière à se détacher de l'invisibilité autre
l'oubli l'oubli immédiatement  
penser à ses nuits, le sommeil se disloque, impossible, il se retire et c'est une marée continuellement basse, l'eau salée ne remontera plus, c'est comme si, et patauger dans le sable mou devant la mer, se lamenter des cycles qui ne viennent plus - as-tu remarqué, l'absence des menstruations ? tu n'y fais plus attention, cela fait trop longtemps. J'ai oublié de boire les flacons c'est ce que l'on pense, l'on en est persuadé, car le premier flacon a arraché à la mémoire le fait même de l'avoir descendu
pourquoi souhaite-t-elle savoir ? s'assurer de sa marchandise probablement
Avoir sommeillé longtemps et avoir bu l'oubli afin de, recommencer, échapper à l'absence de cycle échapper, à la marée basse, boire la potion sans mémoire comme pour se noyer dans le sable mou devant la mer, concession
en oubliant, oublie-t-on que l'on n'est fatigué ? Elle est le marchand de sable et moi l'enfant à qui il avait manqué je ne sais pas si je cherche le sommeil parce que je suis fatiguée
ou que je suis fatiguée pour chercher le sommeil
il y a là une grande différence, saisissez la nuance, tu es une curieuse endormeuse, tu attrapes le sommeil, parfois ?
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Zélie Hepburn
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Re: Dans la rue

Message par : Zélie Hepburn, Ven 19 Jan 2018, 07:27



If I had a little money
- pv Mary -

__________________________



Je me permets de chiper le sujet, un mois s'étant écoulé. Pv si souci.


Rien. Nada. Niente. Vides. Elles étaient vides. Tu avais beau les retourner dans tous les sens, excepté quelques petites miettes de biscuit, tes poches étaient vides. C'est sûr qu'à force de dépenser tout ton blé dans des conneries -à quoi ça va t'servir un ukulélé dis moi ?! Tu ne sais même pas en jouer !- ta tour de jetons bah... elle diminue. Encore. Encore. P'is à un moment, il reste plus rien pour assouvir ta folie dépensière. T'as bien pensé à demander à tes vieux, mais tu ne cesses de les solliciter ces temps-ci. Parfois pour des conneries, parfois pas... Pourtant tu sais qu'ils sont occupés. Avoir deux mômes de quatre piges dans les pattes, ça fatigue et ça prend le temps.

Et bon... Mine de rien, les colis, les p'tites enveloppes remplies de gallions, ça mettait du temps à arriver et encore une fois : le temps, t'avais pas envie de le prendre.

Ça t'a pris comme ça. Du temps à tuer -temps, encore toi-, une envie subite, un feu qui s'allume là-haut et qui te chauffe. Tu sais qu'il s'éteindra pas temps que tu ne l'auras pas écouté. Il te crie de te bouger les fesses. Autant que ton ukulélé te serve à quelque chose... C'est pas difficile. Tu as déjà vu ça pleins de fois à Londres, dans les rues interminables. Tu te regardes dans la glace. Eurk. Tu te regardes dans la glace. Ce n'est plus toi. Tu essayes de t'en persuader. Tu y arrives. Zélie n'est pas capable de sortir dans la rue, n'est pas capable de s'afficher. Zélie craint le jugement, craint les yeux hautains, craint les ricanements. Alors elle doit se bouger et laisser la place à quelqu'un d'autre. C'est facile. Tu poses ton masque sur le visage, tu l'as fait cent de fois. C'est un automatisme aujourd'hui. De te cacher.

Pour mieux t'afficher.

Journée pas trop dégueu, ce sera aujourd'hui. Plan au bord de l'échec, instrument introuvable. Pas si introuvable finalement, simplement correctement dissimulé par le cataclysme qui a secoué ta chambre. Progressivement. Ce n'est plus une chambre, c'est un foutoir. Talent ? Chance ? Tu soulèves le t-shirt. Pas très réglo... Il gise sur le sol tel un être au bord de la mort. Pour en avoir vu, tu sais ce que c'est.

Tic. Tic. Tic. Les aiguilles ont tourné. Tu es maintenant sur le chemin de traverse. Tu regardes les passants, les passants ne te regardent pas. C'est pas gagné... Tu abandonnes ton bonnet gris sur les dalles de la rue, il est vide lui aussi. Pour combien de temps encore ? Tu te racles le gorge. Journée pas trop dégueu, reste à voir la suite. Tu passes la lanière de ton instrument derrière la tête. Ton répertoire ne s'étend pas jusqu'à Mexico alors tu te contenteras d'une chanson que tu as apprise juste pour l'occasion.

Move your body like a hairy troll
Learning to rock and roll
Spin around like a crazy elf
A' Dancin' by himself
I boogie down like a unicorn
No stoppin' till the break of dawn
Put your hands up in the air
Like an ogre who just don't care

Can you dance like a hippogriff?
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma
Flyin' off from a cliff
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma
Swooping down, to the ground
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma
Whirl around and around and around and around
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma

Move around like a scary ghost
Spooking himself the most
Shake your booty like a boggart in pain
Again and again and again
Get it on like an angry spectre
Who's definitely out to get ya'
Stamp your feet like a leprechaun
Gettin' it on, gettin' it on

Ooh, come on
Mmm, you gotta move it
Like a groovy creature,
Creature of the night
Yeah, that's right
Ah, a creature of the night
Well, do ya' feel alright?
Do ya' feel alright?

Can you dance like a hippogriff?
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma
Flyin' off from a cliff
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma
Swooping down, to the ground
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma
Whirl around and around and around and around
Come on, ah, come on, yeah!
Can dance you like a hippogriff?
Yeah, Yeah, Yeah!


Ne me remercie pas <3 (Do The Hippogriff / Bizarr' Sisters)
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Mary Drake
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Re: Dans la rue

Message par : Mary Drake, Mer 24 Jan 2018, 14:05


Il y en a eu des guerres. Sorciers contre sorciers. Moldus contre Moldus. Moldus contre sorciers. Il y a eu une multitude de batailles entre les nations. Souvent elles finissent par tuer ce qui est le plus mauvais pour garder ce qui paraît un brin meilleur. Toujours une histoire de fil de paille. Il faut du temps, mais souvent les opprimés se soulèvent pour devenir des opprimants. Et inversement. C'est un p*tain de cycle. Comme à peu près tout. Ils montrent des surfaces planes pour se lancer des bombes mais au final personne n'est puni. Aucun pays ne finit réellement détruit. Il y a certaines choses qui ne changeront jamais. Les horreurs grosses comme des maisons n'auront pas une punition assez grande pour les englober. Quant aux petites toutes inconscientes, des histoires à en frissonner, ou bien des impulsions de légitimes défense, ils se retrouvent tous dans un tourbillon disproportionné. Soit pas assez, soit un peu trop. Puis parfois la justice n'est même pas rendue.

En fait le monde c'est juste n'importe quoi.

Mais pas à cause des nations, non c'est à cause de moi. Et de toi, madame, qui donne à manger aux pigeons. Puis de vous, monsieur, qui se sent pressé. En fait je sais ce que vous allez vous dire, ce n'est pas vous et je peux le comprendre. Ce sont eux. Ces petites créatures qui viennent vous hanter dans votre tête. Si vous dérapez, c'est parce que les vôtres ont pris le dessus. Ou que vous êtes un sacré enfo*ré. Au choix. Mais ce n'est pas comme si on luttait pas. Y'a ceux qui savent qu'ils sont là, qui nous hantent de par leur présence. Ceux qui comme moi se battent comme jamais pour que ces créatures qui ne cessent de vouloir expliquer retournent dans un coin de leur cervelle pour disparaître à jamais. Y'a ceux qui se regardent mourir sans même savoir qu'ils se sont fait expulser dès leur naissance. Il y aussi toutes ces personnes qui n'ont même pas conscience que ce genre de choses existent. Soit parce qu'ils n'en ont pas, soit parce que elles ne cherchent pas à prendre la place. Puis y'en a d'autre de ceux des milliards de cas différents qui survivent du mieux qu'ils peuvent chaque jour de leur vie.

J'ai un secret : au final nous perdons tous quand même. Et de ces combats intérieurs résultent des guerres, des batailles, ou même simplement la vie. C'est un peu nul. Mais c'est comme ça. Je peux parier que l'emplacement sur lequel je pose mes pieds - et non le sol en lui même - a déjà senti le goût du sang. C'est ainsi.

En plus du sol, du chemin, de ces idées glauques et de cette peau si blanchâtre, il y a ce monde. Partout. Des. Gens. Quelle horreur. Un monde de sorciers. Un monde d'être de chair et de sang. Qui parlent. Voix douces. Voix acres. Voix de trop surtout. Mais pas que. Il y a cette voix autre. Qui chantonne. Qui murmure. Qui vit. Il y a ce son qui change bien que un peu brutalement. Et ces accords. J'ai envie de retrouver l'origine de la voix, alors je cherche, entre les visages entrecoupés, je fixe l'intérieur des magasins, regarde le ciel et le sol, les chiens et les oiseaux. Je peux m'attendre à tout. Mais au final, il y a un peu. Une petite miette de pain qui représente aussi un beaucoup. Instrument. Chanson. Folle. Ils aiment. Et à vrai dire moi aussi. Beaucoup même. Il y a aussi ce bonnet par terre. Une main qui s'enfonce dans un poche, pour en tirer un gallion. Ne jamais partir sur le chemin de Traverse sans rien, même moi, je le sais. La pièce atterrit dans l'objet gris, suivi d'un applaudissement. Y'a des regards bizarres autour. Peut-être qu'ils ne reconnaissent pas le génie, là où il y a le chaos, c'est qu'il n'y en a pas ; tu es vraiment douée ! sans aucune guerre derrière la tête. Promis juré.
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Zélie Hepburn
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Re: Dans la rue

Message par : Zélie Hepburn, Jeu 25 Jan 2018, 18:24





Les notes qui se bousculent, qui s’entrechoquent, qui se détruisent même parfois. Elles virevoltent dans l'espace, viennent s'échouer sur le sol froid du Chemin de Traverse aux pieds des passants, qui passent sans un regard. Ils n'ont que faire de tes notes. Elles ne sont pas en or, elles ne sont pas en argent, elles ne sont pas en bronze, elles ne valent rien. Eux, ils veulent des bricoles, des bibelots, des broutilles. Des idioties pour des idiots. C'est con. Tu te demandes si hier, tu aurais aussi passé ton chemin. Personne ne prend plus jamais l'habitude de s'arrêter. Vite, vite, vite. Toujours plus vite. On ne voit plus, on aperçoit, on écoute plus, on entend, on ne goûte plus, on mâche mécaniquement. La vie n'a plus de saveur. Et soudainement quand tu te prends à faire quelque chose d'autre, quelque chose de différent, quelque chose de surprenant et d'excitant, tu te rends compte que finalement c'est cool de vivre. C'est vivifiant de vivre.

Des chaussures brunes, des chaussures blanches, des bottes, des baskets, des pieds nus, tout y passe. Tu chantes et tu observes. Les gens déplacent leurs petits petons sur la longue rue. Des léopards, des escargots, des flamands roses, un véritable zoo humain. Tu as envie de faire plus. Tu veux que tous ces animaux se transforment en statue. Méduse veut danser. Attirer leur regard vide de sens, leur donner un sens, une flamme, pourquoi pas leur décocher un sourire ?

Quand tu t'arrêtes, toute énergie envolée, tout souffle évaporé, sur le bord de la rue, tu remarques une paire d'yeux te fixer. Tu n'en remarques qu'une. Peut-être que d'autres t'analysent, t'en sais trop rien tu ne les vois pas. Des mains qui clapent frénétiquement, une douce voix qui s'élève de la populace. — Tu es vraiment douée ! Drôle d'humaine qui se tient devant toi. Grande, pâle. Un teint si pâle que tu connais bien. Celui du manque de sommeil, celui de l'exclu, tête de turc des rayons du soleil. Elle a quoi? seize? dix-sept piges ? Peut-être un peu plus... Ou peut-être un peu moins finalement. Tu l'ignores, tu n'as jamais été doué pour juger au premier regard.

Elle est là depuis le début ?
Nan.. Tu l'aurais vu... Quoi que.
On ne va pas dire que tu étais d'une concentration légendaire.

— Hum... Merci beaucoup. Que répondre d'autre ? De toute manière, elle te ment. "Être doué" n'entre pas dans ton vocabulaire. "Passable", "un tantinet", "médiocre", passe encore. — Tu es à Poudlard non ? Aucune idée mais tu supposes. Elle a l'âge, elle a le "truc" poudlarien. — Cette situation est assez gênante... Mais meerci pour le gallion !

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