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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Dans la rue
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Zélie Hepburn
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Re: Dans la rue

Message par : Zélie Hepburn, Jeu 25 Jan 2018 - 18:24





Les notes qui se bousculent, qui s’entrechoquent, qui se détruisent même parfois. Elles virevoltent dans l'espace, viennent s'échouer sur le sol froid du Chemin de Traverse aux pieds des passants, qui passent sans un regard. Ils n'ont que faire de tes notes. Elles ne sont pas en or, elles ne sont pas en argent, elles ne sont pas en bronze, elles ne valent rien. Eux, ils veulent des bricoles, des bibelots, des broutilles. Des idioties pour des idiots. C'est con. Tu te demandes si hier, tu aurais aussi passé ton chemin. Personne ne prend plus jamais l'habitude de s'arrêter. Vite, vite, vite. Toujours plus vite. On ne voit plus, on aperçoit, on écoute plus, on entend, on ne goûte plus, on mâche mécaniquement. La vie n'a plus de saveur. Et soudainement quand tu te prends à faire quelque chose d'autre, quelque chose de différent, quelque chose de surprenant et d'excitant, tu te rends compte que finalement c'est cool de vivre. C'est vivifiant de vivre.

Des chaussures brunes, des chaussures blanches, des bottes, des baskets, des pieds nus, tout y passe. Tu chantes et tu observes. Les gens déplacent leurs petits petons sur la longue rue. Des léopards, des escargots, des flamands roses, un véritable zoo humain. Tu as envie de faire plus. Tu veux que tous ces animaux se transforment en statue. Méduse veut danser. Attirer leur regard vide de sens, leur donner un sens, une flamme, pourquoi pas leur décocher un sourire ?

Quand tu t'arrêtes, toute énergie envolée, tout souffle évaporé, sur le bord de la rue, tu remarques une paire d'yeux te fixer. Tu n'en remarques qu'une. Peut-être que d'autres t'analysent, t'en sais trop rien tu ne les vois pas. Des mains qui clapent frénétiquement, une douce voix qui s'élève de la populace. — Tu es vraiment douée ! Drôle d'humaine qui se tient devant toi. Grande, pâle. Un teint si pâle que tu connais bien. Celui du manque de sommeil, celui de l'exclu, tête de turc des rayons du soleil. Elle a quoi? seize? dix-sept piges ? Peut-être un peu plus... Ou peut-être un peu moins finalement. Tu l'ignores, tu n'as jamais été doué pour juger au premier regard.

Elle est là depuis le début ?
Nan.. Tu l'aurais vu... Quoi que.
On ne va pas dire que tu étais d'une concentration légendaire.

— Hum... Merci beaucoup. Que répondre d'autre ? De toute manière, elle te ment. "Être doué" n'entre pas dans ton vocabulaire. "Passable", "un tantinet", "médiocre", passe encore. — Tu es à Poudlard non ? Aucune idée mais tu supposes. Elle a l'âge, elle a le "truc" poudlarien. — Cette situation est assez gênante... Mais meerci pour le gallion !

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Mary Drake
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Re: Dans la rue

Message par : Mary Drake, Lun 5 Fév 2018 - 13:12


Le bruit des applaudissements. Il est : nul. Nul de chez nul par sa nature solitaire. Y'a personne d'autre autour qui semble vouloir l'encourager comme moi. Et que fait-on dans ces cas fâcheux ? L'autruche, oui ! La seule et l'unique. Donc j'arrête. Ce sont des nulos tout à fait d'accord. Et après on s'étonne qu'un nombre incalculable de batailles se déclenchent. De quoi crier réclamation non ? Le génie n'est jamais reconnu. Injustice. Tseuh. Je dois me contenter de fixer le petit gallion faible et minable qui repose dans ce bonnet. Il doit mourir d'ennui tout seul. - Soupire. Regard désespéré aux alentours. C'est bien le problème avec ce qu'on appelle communément " plèbe ". Ils fixent la vie à reculons dans une éternelle insatisfaction et après ils se plaignent de ne pas être remarqués. Il est bon de souligner une nouvelle fois que la vie quand on existe pas est bien plus simple et satisfaisante.

Bon après c'est encore moi qui me plains, mais - parce que oui, il y un mais - elle au moins à l'air ni contente ni râleuse elle dit juste merci sans rien de plus rien de moins, autant dire que c'est parfait - sourire. Oui, enfin je crois. Dernière année préfète de Serdaigle toussa. Un signe de main pour montrer qu'au final ça n'a pas vraiment d'importance vu que je ne sais pas trop si ce que je raconte est vrai ou si c'est simplement une multitude de films qui se succèdent les uns après les autres dans ce qui me sert de cervelle. Peut-être qu'elle pourra m'indiquer le chemin, peut-être pas. J'voudrais qu'elle recommence à jouer mais il n'en est rien. Ton visage semble vague mais si tu poses la question j'imagine que toi aussi t'y es toujours ? dans cette école de bonheur, de malheur, on ne sait jamais trop de quel pied danser avec elle.

Question de gêne sur le tapis, je ne sais plus trop où est la limite finie. Oui pitet, padkwa ! mais j'suis décidée à pas la laisser là alors je ne bouge pas je reste ici et maintenant devant cette fille entroitoirée en me demandant par quel maléfice elle fait la manche si elle a une école pour se loger. Que t'est-il arrivé pour que tu te retrouves à chanter pour des gens qui ne savent pas reconnaître ce qui est bon j'suis sûre qu'ils font partie de ceux qui croient que tout est bon dans le cochon. Des idiots. Illuminés. Des andouilles d'écervelés.

Je connais pas la précarité mais je sais que c'est difficile d'être regardé dans le dos, proche des yeux cafards de calamars blafards qui s'en fichent mais profitent et rigole. J'enlève une de mes chaussures puis m'assieds à côté de la chanteuse tout en posant l'objet devant moi, tel un bonnet vide sans le sous. J'peux rester avec toi ? Dis oui s'il te plaît ! C'est une expérience comme une autre et peut-être qu'avec un peu de chance à nous deux on pourra sauver le monde.

T'emballes pas.
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Re: Dans la rue

Message par : Zélie Hepburn, Sam 10 Fév 2018 - 14:51





Victoire. L'espoir de voir ton bonnet se nourrir de jolies pièces dorées s'intensifie. Il est seul, seul, pelotonné dans la laine du vêtement, mais il semble si gros, si cher. Ce petit gallion n'est pas seulement un petit gallion, il est la preuve que ton travail a été apprécié, par une personne seulement certes, mais apprécié quand même. À moins que ce ne soit de la pitié ? Ou un signe c'est bon tu as ton gallion maintenant cesse le massacre... ? Non. Elle t'a dit que tu étais douée. Elle a pris la peine d'ouvrir la bouche, détail non-négligeable. — Oui, enfin je crois. Dernière année préfète de Serdaigle toussa. Elle a le truc poudlarien. Faire le guignol en rue et faire le guignol en rue devant la préfète des Serdaigles. Waw. Une grande figure de l'intelligence puis il y a... toi. Tu ne sais pas trop ce que tu es. Un grande figure de la médiocrité, une grande figure de l'idiotie, une petite figure qui joue du ukulélé dans la rue dans l'espoir d'amasser quelques pièces. Pour en faire quoi ? Une petite figure pathétique qui gagne de l'argent et qui le dépense dans des Chaussettes anti-gravité... — Ton visage semble vague mais si tu poses la question j'imagine que toi aussi t'y es toujours ? Une petite figure perdue dans l'ombre des autres gens, les grandes figures. — Oui, je suis aussi en dernière année chez les Lions. C'est étrange, moi non plus je ne t'ai jamais vu, après je dois t'avouer que je ne suis pas la fille la plus attentive.

— Oui pitet, padkwa ! Elle te vole un sourire. Amusante c'te gamine, tu t'entendrais peut-être bien avec elle. —Que t'est-il arrivé pour que tu te retrouves à chanter pour des gens qui ne savent pas reconnaître ce qui est bon. Une fille qui sait reconnaître le talent, le vrai. Ou pas. — Dèche... Et peut-être don pour acheter tout ce qui est inutile qui s'y attache. Je sais pas me contrôler... Dans le tiroir de Zélie Hepburn on y trouve, une plume à réplique cinglante, un collier diva (chut), des bibelots, des broutilles, des babioles, des foutaises et des bricoles. Tout ce qui est nécessaire à la survie de l'individu donc. Survivre contre l'ennui.

— J'peux rester avec toi ? Elle abandonne l'une de ses godasses sur le bord de la rue, au côté de ton couvre-chef. Deux petits cailloux s'étaient perdus dans une forêt noire. Ils criaient à tue-tête. — Evidemment ! Tu n'as qu'à danser, moi je chanterais ! et peut-être qu'avec un peu de chance à elles deux elles pourraient sauver le monde.

Emballe-toi.

You hands are shakin' baby
You ain't been sleepin' lately
There's something out there and it
Don't seem very friendly, does it?
If I could help you
I would help ya'
But it's difficult
There's somethin' much more powerful
Than both us possessin' me
I got to get to grips 'a
I don't want to feel like this 'a
Your voice keeps haunting me
I cannot eat or sleep
I'm going crazy
In this hazy fantasy
You put a spell on me
Oh, but I ain't going out alone


So take your hands off me
Tonight I'm breaking free
This is the night
This is the night
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Re: Dans la rue

Message par : Mary Drake, Mar 20 Fév 2018 - 20:51


Non.
Que le mot soit clair. Que le mot soit net. Que sa signification ne puisse tromper personne.
Non.

Non je ne compte pas faire d’entourloupe. Amadouer la jolie brunette à coups de mensonges et de tromperies. Mettre ma chaussure sur le sol pour tout emporter. J'ai pas ce truc malsain enfin j'crois pas. J'cherche pas à les bouffer avec mes crocs. J'veux juste. Aider ? Parce que sa musique maladroite elle nous a transportée. C'est comme un feu sur une île paumée. Tu peux faire le choix de le voir ou celui de l'ignorer. Le prendre pour une illusion, tenter ou ne pas tenter. Y'a beaucoup de solutions possibles, mais ça m'étonne que personne n'aie encore choisi le même. Le poids des regards extérieur est-il plus lourd que je ne le pensais ? La folle ou la sauveuse parfois même les deux, je crois que je préfère être la première. Une étiquette toute faite qui ne laisse pas de doutes. Pas de jeu, pas de fausses-vérités. Elle est dingue ou elle s'est récupérée. Je défie la foule du regard. Le menton droit, le torse bombé. Que personne ne vienne me dire que nous avons l'air de petites paumées - même si c'est le cas.

Lionne. Oui. Ce courage. De venir ici. Chanter pour eux. Peu d'ego. En fait j'peux même dire que c'est de la bonté. Qu'elle le fasse pour soi ou pour eux. Ça distrait. Bon ok c'est plus pour la monnaie et alors ? Sans ces gens doués ou non pour la musique les villes seraient plates. Sauf que la Terre est ronde. Et certains ont tendance à l'oublier. En plus elle a un joli sourire. Les oiseaux non volants des glaces sont un trésor mais faut bien se l'avouer dans la catégorie les sourires sont très hauts aussi. Non-contrôle de l'achat - curiosité. Je connais la perte d'esprit, les choses qui ne s'emboîtent plus de telle façon qu'on ne sait plus trop ce que l'ont fait. Mais pas cette étrangeté qui pousse à acheter. C'est une maladie ? Est-elle aussi dévoreuse, aussi dérisoire ? Au point d'amenuiser toutes ressources ?

Pour finir, elle m'autorise à danser. Je m'éclipse quelques secondes pour trouver de la boue, puis reviens le visage barbouillé. C'est insolite, mais chouette. Débarrassée de chaussures et de ma couverture terrestre pour devenir une lunaire ! Avec le charme qui va avec. C'est parti. Il faut s'imprégner de son rôle. Quitter la quiétude du banal, s'en aller dans des chemins rocambolesques ; créer des ribambelles. Les tracas sont mis de côté. Tout comme les fioritures. Or de question de venir servir un bon vieux tas de caca - la fin en soit, le caca - que seuls les barbons viendront regarder. Ma déesse était - et est toujours je l'espère - une belle tourneuse. Son rire fou me revient encore.

Dans un dernier sourire, j'éclate de rire
Sens sans dessus dessous
Almée, je commence à tourner
les bras battant, papillon - volant
Je suis l'impératrice classique d'Egypte
Cléopâtre faibli en ma présence
Le son est fort, je me dois d'être à son niveau
Yukuléleuse, mon destin !
Pied devant
Pied dessous
Perdition

Bats des ailes
oisillon
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Re: Dans la rue

Message par : Zélie Hepburn, Dim 11 Mar 2018 - 11:36




Honte à moi pour ce retard... Pas frapper !
inspiration

Un petit être qui te dit soudainement quelque chose. Des images floues te reviennent en mémoire en un souffle. Une triste histoire avec un blaireau que tu connais bien. Tu la revois assise à sa table, tu te revois lancer des regards discrets derrière ton dos en gloussant , parce que tu veux voir à quoi ressemble cette quelqu'un qui fait rougir ton ami. Tu connais la suite... C'était il y a si longtemps. Des années lumières. Tu n'es plus la même et elle non plus. Bizarrement, tu la trouve bien plus jolie plantée au milieu d'une rue. Elle semble soudainement sortie tout droit d'un film fantastique. Un côté lunatique que tu aimes déjà. Tu l'aimes bien, elle et ses roses pommettes.

Oiseau chanteur, et si on mélangeait les habitudes ? Rien n'est comme d'habitude à cet instant précis, et ne l'a jamais été. L'oiseau danse et le lion rugit. Harmonie et douceur. Détail farfelu qui peut passer pour de la folie aux yeux des autres mais qui ne se résume qu'à de la liberté pour toi, liberté d'être qui tu veux où tu veux. Et le monde s'ouvre à vous. Chaque note qui s'échappe de ton instrument résonne comme des encouragements à la décadence, au lâché-prise. Tournoiement, la tête dans les étoiles. Enchaînement sans queue ni tête, pourtant si féerique, si poétique. Magie de l'improvisation. Et soudain vous êtes seules au monde. Toi et ta moitié. Vous êtes prêtes à le conquérir, l'univers, à deux. Spectacle qui dure bien plusieurs longues minutes. Mary rayonne, ses cheveux sont malmenés par le vent, elle a l'air triomphante. Puis les notes s'épuisent, le tas de do ré mi atteint presque deux mètres de haut.

Tu t'assis sur le rebord de la rue et tu rigoles, parce que tu viens d'oublier ta vie caca et que pour la première fois le passé a laissé place à l'avenir. — Allons nous balader, tu veux bien dis ? Tu vois votre destination. Une falaise plus loin, à plusieurs kilomètres de marche, tu te fous de la distance. Tu aimais plonger dans la rivière étant petite. Tu veux sauter avec l'oisillon, prendre ton envol avec lui. Sentir le vide sous tes pieds. Retrouver ce sentiment d'innocence, une dernière fois. — J'aimerais te montrer un endroit où l'on peut s'envoler. Pour de vrai. Tu glisses ta main dans la sienne pour la convaincre de te suivre, vers l'aventure. — Qui es-tu réellement Mary ?


Dernière édition par Zélie Hepburn le Dim 25 Mar 2018 - 18:42, édité 1 fois
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Re: Dans la rue

Message par : Mary Drake, Dim 25 Mar 2018 - 13:55


univers

Euphorie de l'après-midi
Ici et là, là et ici
Entre ces corps qui me regardent
et la joie des avant-gardes
mes bras dansent et je tourne
le rire chantant
un peu bancale
un peu banal
génial

J'existe de plus en plus - toupie je me sens plus vivante, moins aphone. Sourde et bordée d'une jolie auréole. D'habitude quand je me sens vivre j'ai l'impression de partir dans un autre monde et là, là c'est différent c'est comme si je revenais d'un long périple qui avait duré des années. La Terre retrouve mes pieds et ses visages mes sourires dans une union angélique. Nous formons ce tout qui a des ailes et la foule pourra rire autant qu'elle veut, je ris aussi. Le temps passe et pourtant nous rigolons. Le rire se transmet souvent rapidement. Un sourire un peu tordu et nous voilà partis. Quelques pièces en plus terminent dans nos chaussures. Parfois le n'importe quoi a plus d'effets que tout autre talent - ou non talent - artistique. Remerciements aux donateurs, salutations. Zélie s'est assise sur le trottoir pour faire briller sa joie lumineuse à son tour. Je ramasse les quelques pièces que nous avons récoltées et les emprisonne entre ses mains. Pour toi. C'est devenu des denrées rares le fait d'être heureuse pour un rien comme ça alors j'en profite. Mes doigts sont autour d'une mousse multicolore ; faudrait pas que ça s'en aille.

D'accord. Je peux comprendre cette envie de changement de ne pas rester figée au même endroit. Peur du mouvement mais aussi de la routine, ne pas savoir trouver le juste milieu et paniquer dans l'entre-deux. Elle me parle d'ailes. J'ai pas envie de lui dire qu'on ne peut pas s'envoler sans ailes. Alors je me berce dans le déni. Je sais que quoi qu'il arrive il y a cette chute mais je laisse mes lèvres fermées pour éviter de blesser. Alors on y va ! Sa main rejoins la mienne, je pense que c'est mieux pour avancer d'êtres debout. Un petit tirage et pouf nous sommes levées, prête à affronter la foule une nouvelle fois. Sauf que tu poses une question fâcheuse à laquelle je ne suis pas certaine de savoir répondre.

Qui es-tu Nawel Mary
Que veux-tu vraiment être ?
C'est la question la plus difficile
de l'humanité
dire qui on est
oui mais
Une impératrice
au service de ma déesse et de mon dieu

oui mais quoi ?
Humaine sans ailes
Nous naissons tous anges
et finissons tous démons
la fin en soi
c'est de devenir
ce qu'on ne voulait pas
certains plus vite que d'autres
et le mensonge ne peut durer
J'en sais rien en fait
j'en sais fichtrement rien
et ça me fait fichtrement peur
aussi


Trembler le soir à cette idée de ne pas savoir ces temps-ci je dis même que je ne suis plus qu'inexistante. Un fantôme qui regarde les hommes aller à leur plus grande perte. Tu nous emmènes alors ? Tu pourras me dire si tu sais qui tu es sur le chemin. Ou alors on pourra trouver ensemble non ? Comme une envie soudaine de retrouver une bouée, ou bien le soulagement prochain d'avoir enfin une vraie béquille sur laquelle s'appuyer.
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Re: Dans la rue

Message par : Zélie Hepburn, Lun 30 Avr 2018 - 23:51




Je t'ai pas oublié! Pas touche au sujet !

La vie te semble plus belle maintenant que tu as une lanterne. Si belle qu'elle te fait dire n'importe quoi. La question à un million du quiétu, la question qui te donne de l'urticaire. On te l'a déjà demandé, plus d'une fois. Tu vagabondes d'une personnalité à l'autre, ça a tendance à faire tourner la tête. Qui es-tu Zélie Hepburn ? Tant de gens, que tu es. Pourquoi donc poser la question à d'autres ? Pour ne plus te sentir seule ? Ou pour te persuader qu'il y en a d'autres dans ton genre ? — Une impératrice au service de ma déesse et de mon dieu. Humaine sans ailes. Ton oisillon ne sait pas voler ? Il doit apprendre, comme toi. Le chemin se profile de mieux en mieux à l'horizon. Il te montre le voie. Le vide t'attire comme un aimant. Apprendre à voler, ça te prend la tête. — J'en sais rien en fait. J'en sais fichtrement rien et ça me fait fichtrement peur aussi... Personne n'en sait rien, s'il existait une potion pour le savoir... Ton attrait pour cette branche de la magie te vient peut-être de là. Trouver la solution. — Ces temps-ci je dis même que je ne suis plus qu'inexistante. Tu l'écoutes. Tu t'arrêtes un instant et ôtes tes chaussures, tu veux sentir le sol, le vrai, pas la semelle de ta chaussure. Tu comptes tes pas. Tu l'écoutes. — Tu nous emmènes alors ? Tu pourras me dire si tu sais qui tu es sur le chemin. Ou alors on pourra trouver ensemble non ? Tu souris à ton oisillon, tu lui prends l'une de ses plumes, sa paluche. Le bout du chemin se rapproche, à petit pas il se rapproche. Tu accélères. — Drôle de qui que je suis. C'est un peu flou. Un jour peut-être ça me semblera comme une évidence. Tu accélères.

— Je t'emmène prendre notre envol. Ça va être drôle, je pense. Puis le chemin s'arrête. Tu regardes les vagues se fracasser contre la falaise. Sur le rocher, vous vous tenez debout, si ton cerveau proteste vivement, ton coeur t'y pousse ardemment. À présent, main dans la main, vous avez l'air indestructibles. Un sentiment doux, fugace, sentiment d'insouciante, sentiment intrépide. Vos regards se croisent. Tes pupilles se perdent dans celle de ton oisillon. — Un, deux... Vos doigts sont étroitement entremêlés. Vous vous connaissez à peine, pourtant tu veux t'envoler avec elle. Inspiration profonde. Pleine conscience, où, quand, quoi. Tu prends conscience que tu vies. Pas en arrière. Pas en avant. — Trois !
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Re: Dans la rue

Message par : Mary Drake, Ven 1 Juin 2018 - 20:21


On a tous
une part de super-ficialité
Parce qu'on aime ce qui est joli
et moi aussi
Parce que un sourire
c'est beau
les attrapes-rêves
Le son des cordes de guitares grattées
et de la musique
ça ensorcelle

et moi je crois que j'aime bien ce qui est joli
Zélie elle a un chouette prénom
y'a zèle dedans
j'aime ce mot
Il ressemble à du sel
mais en mieux

Avoir du zèle ça ajoute un peu de folie dont on a tous besoin et le Monde sait que waw ça vaut la peine, parce que même si il y a cette mélancolie dramatique qui tord le cou et coupe la respiration ce besoin de rire pour rien il est toujours là. Il rappe la peau comme on tranche en fine lamelles le fromage. La différence c'est que ça ne pue pas et bon sang les effluves de fleurs - sauf les Lys - c'est joli, ça rafraîchi on a envie de s'y plonger et de goûter à la caresses des pétales entre nos doigts. Le sentiment d'avoir quelque chose- ou quelqu'un qui a tout instant est là, qu'on peut prendre un peu dans nos bras si ça ne vas pas.

L'évidence d'être, ou d'être un anti-soi. Qui sait peut-être que les nous réels sont autre part. Question floue question compliquée, difficile de répondre à qui je suis si ça peut changer à chaque seconde. Je suis Mary et le temps que je dise cette phrase je suis plus vieille que lorsque je l'ai commencée. Notre temps est propre mais il continue quoi qu'il arrive à avancer. Elle parle d'envol, je la suis même si c'est l'inconnu-connue d'une après-midi. C'est étrange cet état second, de sorcier. On nous dit de ne pas parler aux inconnus et plus j'avance plus je fais confiance, mêmes aux masques voilés et aux visages déjà ravagés. Peut-être que c'est ça grandir ou alors je suis naïve. À moins que ce soit juste l'effet Mary : plus tu t'tapes des misères plus t'espères plus ça va mieux et plus t'es heureux.

Des vagues qui lèchent la roche
et le sentiment qu'elle veut qu'on saute
un décompte qui approche

J'ai pas envie de lui dire que je connais bien ça les chutes. Mered, Ellana, Moi toute seule aussi. D'abord un pont et puis l'eau calme et rassurante. Le couteau qui vient déchirer la peau, le jeu vide-sol et l'envie que les pieds ne le touchent plus. Je courre avec toi vers le vide et saute. Plus d’appréhension sur les sensations parce que oui je sais ce que ça fait je connais les sensations.

Et sans un cri je perse la surface - de l'eau.
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