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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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L'arrière-salle
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Aya Lennox
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Re: L'arrière-salle

Message par : Aya Lennox, Dim 12 Nov 2017 - 20:16


LA de Koko ❣

Un sourire, une gerbe d'émotion. Il avait trouvé la justesse des mots pour aiguiser l'intérêt, ce qu'il fallait de suspense à propos d'eux, de ce nous réinventé. Il n'estimait pas le verbiage utile, tout ce qu'il avait à faire, c'était proposer, sourire, frôler du doigt et de la bouche l'idée de cette nouvelle rencontre. Elle ferma les yeux sur un sourire conquis. En quelques sortes.
- Je n'aime pas dire non aux nouvelles expériences.
Elle chercha sur ses jambes son sac, pour en sortir ce qu'il fallait pour payer la bouteille. Puis une réflexion se mua à nouveau sur ses lèvres, un avertissement. Le jeu n'était pas tout à fait terminé. Elle n'estimait pas la partie facile, loin de là.
- Mais... Azphel... Ne vous méprenez pas...
Son buste se pencha au-dessus de la table. Une nouvelle confidence, en toute amitié. En toute bonté d'âme.
- Au petit matin, je serai déjà partie.

Elle ne lui laissa pas le temps. De répliquer, de tenter de nier. Non, c'était pas le moment.
L'instant était à régler, à la serveuse d'avant. Après un sourire, des piécettes échangées, une chambre les attendait finalement à l'étage.
Dans le couloir, la main d'Azphel rejoignit celle d'Aya. Avant de laisser leurs doigts s'emmêler, la jeune femme disparut dans la chambre, son seul sillage pour preuve de passage.

Suite dans le sujet Les Chambres.
Merci à toi Kohane !


rappelpourt'allégerlatâche:
 
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Shae L. Keats
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Re: L'arrière-salle

Message par : Shae L. Keats, Lun 13 Nov 2017 - 22:38


Aza

je crois que j'ai avale de travers.
peut-être un mot ou une parole en l'air, je sais pas trop, mais ça a fait comme un courant d'air qui m'a griffé la joue. trois petites marques rouges, comme des griffures d'enfant. trois petites marques rouges que j'ai même pas frottées pour essayer d'effacer, que j'ai laissées s'incruster, démangés puis bruler. contre rien, pour trois fois rien. je ne sais même pas si c’était te faute au final, mais on m'a jamais appris a être rationnel·le. il y a pas de livre sur comment être un bon futur parent. y a pas de mode d'emploi pour ceux qui n'arrive déjà pas a s'occuper de soi tu sais. donc je t'ai fait payé ma maladresse, et convoqué aujourd'hui pour que je me confesse. faut admettre avoir tort, et a voix haute c'est plus dur. ça fait comme une trainée d'acide dans la gorge lorsque les mots s’apprêtent a être formuler. mais t'as rien demandé, alors j'suis prêt·e a essayer.

j'ai les trois quatre derniers doigts qui martyrisent la table alors que le pouce maintient ma main en dessous. heure calme, comme il y en a trop en ce moment. une heure dans le creux de la vague qui inquiète et tiraille. une heure ou même en faisant la planche, le souffle se retient. parce qu'il suffirait d'un rien pour se retrouver sous l'eau. la tête un peu trop en arrière, un mouvement de travers. une idée un peu trop lourde a l’arrière du crane. je sais pas si tu rebois, y a une bouteille de remède ouverte sur la table, avec un verre retourne a cote, un autre a l'endroit a moitie vide devant moi. j'fais tourner le liquide au fond avant d'y boire une gorgée. j'aime bien faire ça, ça donne l'illusion que je m'y connais, alors que n'importe quoi d'un peu d’alcoolisée ferait l'affaire. j'suis plus en mesure d'avoir du gout. je flotte toujours un peu a cote de moi. plus rien ne peut me toucher, je flotte. je crois. on verra. j'ai envie de réagir mais y a rien. pas de peine, pas de tristesse, pas de joie. je flotte a cote de moi. j'ai trop appris a me laisser dériver, le corps d'en l'eau, la bouche a la limite. cette impression d’épouser ce qui m'entoure. de plier au gré des vents.
j'me suis perdu en route. tu ne sais plus pour le perche. il n'y a plus que toi a la crèche, j'ai trop peur de croiser l'autre.
le bruit de ton pas qui fait craquer le parquet.
un souffle imperceptible
le long d'un fil de mots comme des perles prêtent a se déverser,
mais rien ne vient,
on a jamais été doué·es pour ça.
tu commenceras.     
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Azaël Peverell
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Re: L'arrière-salle

Message par : Azaël Peverell, Mar 28 Nov 2017 - 23:14


Leo

Tu la sens pas toute cette histoire. Leo qui veut te parler, c'est pas franchement ce qui fait rêver. Surtout quand tu analyses son comportement avec toi ces derniers temps. Il a l'air de t'en vouloir. Sauf que tu ne sais même pas pourquoi. Enfin si, à la reprise du dernier cours de potions, t'as fini par additionner les données. T'as compris qu'il était le père du gosse d'Evans. Et donc qu'avec Arty, vous avez failli buter son gosse. Mais c'est pas comme si c'était vraiment volontaire. En plus, après, t'as tout fait pour arranger les choses et réparer tes erreurs. Mais ce n'était visiblement pas suffisant.

Déjà que tu ne le vois plus à la Crèche... Enfin, tu n'y vois plus personne à vrai dire. L'habitation qui avant respirait la vie et les idées complètement barrées est totalement morte. Déprimante. C'est limite si t'as encore envie d'y mettre les pieds. T'es déprimé quand tu y vas maintenant. Parce que tu sais que tu vas être seul avec les souvenirs joyeux qui restent. Mais qui ne sont plus que des souvenirs justement. Tu dois tout faire tout seul. La cuisine, le ménage, et même jouer aux lego. Et, big news, c'est pas marrant tout seul. T'as fini par abandonner l'idée de continuer comme avant. T'as repris tes vieilles habitudes. Tu traînes à nouveau dans les rues jusqu'à pas d'heure, complètement défoncé. De toute façon, il n'y a personne pour s'en rendre compte. T'es à nouveau seul.

Et comme si ça ne suffisait pas, Leo a l'air d'être en colère comme c'est pas permis. Mais sans jamais en parler. T'as l'impression d'être devenu un inconnu bon à mépriser. Mais tu ne montres rien. Tu te contentes d'encaisser en silence, en conservant un masque d'indifférence. T'en as assez de souffrir. C'est pas comme si c'était la première fois que tu accordais ta confiance à quelqu'un pour ensuite te rendre compte que c'était une grosse connerie. T'es redevenu totalement vide ces derniers temps. Comme une enveloppe qui s'anime sans rien à l'intérieur. Tu vis pour l'image renvoyée. Mais t'es en hibernation totale à l'intérieure. En attente de la mort. Tu vas quand même voir Leo. Il t'a convoqué, t'es son employé, pas besoin de raison supplémentaire.

T'avances dans l'arrière salle. Quelques pas. Tu restes à bonne distance. Visage neutre. A peine un regard vers la bouteille. T'attends qu'il daigne s'exprimer, mais visiblement, c'est trop lui demander. Alors tu prends l'initiative. D'une voix totalement dénuée de toute émotion. Neutralité totale.

- T'voulais m'voir pour quoi ?
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Ellana Lyan
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Re: L'arrière-salle

Message par : Ellana Lyan, Mer 6 Déc 2017 - 20:53


Pv Shae
J'ai son LA


Il manque une saveur dans l'air ce soir pour chasser le gout amer sur le bout de la langue, perdue entre deux battements de cœur une enfant s'avance dans l'obscurité naissante, un trou béant aux émotions comme un soldat revenant du champs de bataille, sans un mot elle marche, une main à la poitrine qui empêche un sang invisible de dégouliner contre son corps, il y a encore quelques pas avant qu'elle ne trouve sa destination, quelques mètres dans le noir et la perdition pour finalement trouvé la chaleur d'un lieu connu, étranger et perdu, il manque des rires sous la lune comme si les amants étaient cette nuit restés chacun dans leurs lits, une forme d'aura invisible les repoussant chacun comme un aimant maladroit jeté dans le mauvais sens __ il faut encore un peu se battre et prisonnière des mélodies qui se dressent en barreaux d'ultra-son me coupant de la réalité je fuis une cage de murs froids matérielles comme pour me rassurer, me prouver que je maîtrise encore quelque chose quand mon esprit se retrouve enchaîné, bien clair est la lumière de cette soirée tant l'encre de ma tête me parait profonde

et je coule, radeau jeté à la dérive, il me faut trouver un point d'ancrage, une raison d'exister
c'est pour ça que courageusement les pieds de plus en plus frigorifié continue d'avancer
pour ça que des lèvres sortent des nuages de brume comme le souffle apaisé d'un dragon endormi
des flocons tourbillonnent et se perdent dans mes mèches décolorés sans pourtant me ralentir
les larmes aux yeux du froid qui picotent doucement dans une aimable invitation à faire demi tour

Ellana,
il faut fuir

l'oubli, en avoir assez de fuir, assez de douter, assez d'écouter
se séparer des liens qui serrent les doigts un peu trop fort
se rapprocher de ceux que l'on a trop éloigné - mauvaise idée ? -
un risque à prendre, je pousse la porte une clochette qui retenti

encore ouvert malgré l'heure tardive, un oubli ? ou peut-être m'attendais t-il
- sourire - impensable, le contraste du froid au chaud dans une impression de douceur merveilleuse
écouter le cœur pour continuer à marcher, une seconde porte poussée
et je la vois, alors les mots se bloquent, se perde et la volonté s'oublie
je... tu... j'ai pas trouvé Amy... et els pensées reviennent
il y avait un cauchemar dans la tête, la recherche d'une sœur introuvable
et puis ma présence ici et maintenant ? le cœur un peu plus se serre...
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Shae L. Keats
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Re: L'arrière-salle

Message par : Shae L. Keats, Jeu 7 Déc 2017 - 5:19


Pour ceux qui sont malades par mer calme,
qui ont mal au ventre même lorsqu'il ne se passe rien.
un gout de brûlé sur la langue, qu'ils n'arrivent pas a effacer.
C'est pou eux que j'ai repris cette endroit. Pour tous se perdre au même endroit. Pour un courant d'air chaud, pour se noyer dans l'alcool en toute sécurité. J'y suis passé·e, je sais de quoi je parle. Les pertes de soi la nuit, au fond des ruelles en espérant ne pas être vu, car si l'alcool fait tomber les barrières, il accentue la honte en en pinçant les moindre aspect, et ce sur tout l’épiderme.

Et ce soir je marche entre les tables en me tenant la peau, parce que j'ai peur qu'elle s'arrache. Je la garde contre moi, le précieux enterré avec mes os. Proche du fracas de l’océan contre les rochers qui agite mon crane sous toutes ses multiples coutures. Ses coups durs. J'ai froid au dedans, j'ai la bile noire sur les lèvres, l'envie de cracher mes poumons. La non-envie de retrouver le même lit, et demain, encore le même matin. Encore le même réveil. Seul·e dans des draps sales, proches des rideaux jaunis par le tabac. Avec ces gencives irritées par le tabac. L'envie de les tâter. De les griffer, comme a un animal, qui aurait perdu toute sa valeur.  
J'aurais encore rêvé de mes dents qui tombent.
Cette fois-ci y avait aussi des morceaux d'ongles.
Du sang séchée.
L'autre jour j'ai vomi du verre pilé.
A travers ces lèvres qui veulent plus rien avaler.
Je passe mon temps à pleurer n'importe quand
Pleurer dans mon lit, pleurer sur ​​les chiottes, pleurer sous la douche
Mais surtout pas devant les autres, non,
Y'a que les écrivains qui savent rendre ça beau.


Et dans le reflet de la vitre de la cuisine j'me tâte la gueule, péniblement. J'inspecte les couture, je vérifie que j'ai rien perdu. Qu'il reste toujours des morceaux de corps, unis maladroitement, et non coordonnés. Je tends a croire que je vais tout perdre, me désagréger sur place. Mais ce serait trop beau. Les cellules qui se dévorent l'une l'autre, petit a petit. Ça a commence par la peau. Puis le sang corrosif, le coup, pour finir par les os. Après avoir tuer l'ombre, finir par se tuer soi-même.
Je pensais pas que le rejet de soi-même pouvait être aussi violent.
Mais après tout lui n'est plus la pour le voir.
Lui
Je l'ai rendu au fracas de l'eau
avant même de sentir l'air.
Je l'ai vu tracer le long du paysage. Se noyant dans la pluie.
Criant tout bas.
Ses ongles déchirant mes parois.

Alors j'ai glissé encore.
Ma main vers les bouteilles sous le comptoir. Les verres ont filé. Sans que j'ai vraiment compté au final. Parce que j'arrivais plus a contrôler. A raisonner. J'avais essayer, mais certains démons refaisaient surface, comme la marque d'un briquet brulant sur le bras, ou l'envie de sauter a l'approche d'un train. Alors les remplacer par un autre, moins dangereux sur le court terme.
Et s’assommer pour ne plus trop penser. Le bar va fermer, il ne reste plus que les piliers. Quelques uns que je finirai bien par mettre dehors.Mais plus tard.
Oui plus tard.
Je m’assoies au coin d'une table en attendant un peu. Sans trop penser. Je n'ai plus de responsabilités. L'enfant-espoir est avec Malicia ces temps-ci. J'ai du mal a me faire confiance pour le prendre seul·e. Je sais qu'elle peut comprendre. Je suis present·e malgré tout.
Parce que y a des bouffées d'amour
qui trouvent leur cible désormais.
Parce que le regard d'un nouveau-ne parvient a balayer le vide.
D'un revers de rire.
Et je fais de mon mieux, Pour chaque âme un peu jeune dont
inconsciemment je me sens responsable.  
Azael.
Linwe.
Alice.
je... tu... j'ai pas trouvé Amy... 

Je pose mon verre sur la table. Et je me lève.
Parce qu'il y a cette fausse haine qui s’écarte aussitôt quand je vois ton visage, les yeux qui traduisent ton orage. Je te tire la chaise, allez assieds-toi on fera comme rien plus tard, comme si on s'entendait pas, mais Amy n'est pas la et il faudra faire sans. Je vais devoir essayer de te soutenir c'est ça ? Malgré l'alcool et mes souvenirs troues qui fuient par vague. On se connait pas, mais pour un soir on fera avec. Y a de son sang dans tes veines. Alors bouge pas Je reviens. Je passe a cote, je chasse les trois clients restant, sans prendre le temps de faire payer les derniers verres, cadeaux de la maison. Je ferme a double tours.
Passe prendre un verre et une bouteille d'hydromel derrière le bar avant de revenir vers toi. Je sais pas si tu bois mais tu ressembles a quelqu'un qui en aurait besoin. Je refuse de te laisser boire du fort, de te voir te rattacher a ça. Alors je mets de l'hydromel devant toi. Un verre. Et garde la bouteille de whisky de mon cote de la table.
J'te connais pas mais je ne veux pas que ça devienne une solution envisageable pour toi.

Et je te regarde deux secondes. c'est étrange.
Une cousine qui sort de l'ombre, encore une.
J'ai tranche les liens de l'autre cote avec les dents
Ne e reste qu'Amy
et une fausse haine
peut-être réciproque.
Tu ressembles a ces danseuses cassées sur les boite a musique. Celle qui ont les bras qui vont de traviole et qui ont perdu le rythme mais qui arrivent pas a s'y résoudre et continue de tourner.  
Tu ressembles a un rire
qui fend les lèvres en deux.
sans que je sache pourquoi
j'ai jamais vraiment ose demander
qu'est-ce qui te suit ?  
pour te pousser ici au commencement de la nuit.       
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Ellana Lyan
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Re: L'arrière-salle

Message par : Ellana Lyan, Jeu 7 Déc 2017 - 7:25


Au fond c'était une étrange attente, dans la peur du rejet et l'étrangeté de la situation
la famille c'était compliqué, ça l'avait toujours été, la famille c'était des liens empoisonnés qui mordaient la chaire et dont on ne pouvait qu’éphémèrement se défaire, alors il y avait ceux qui fermaient les yeux en un grand sourire, ceux qui fuyaientt de l'autre côté du monde pour ne plus devoir regarder, ne plus devoir être aux côtés d'enfants grandissant et passant de bambins gazouillant sur les genoux à meurtrier capable de planter une lame par derrière pour hériter de quelques joyaux,
mais certains continuaient pourtant à sourire en tentant de montrer une façade brillant, comme si tout était parfait, que le monde était joie et caché les verres d'alcool échangés en cachette, les marques de ceinture derrière les jolies jupes...
la famille c'était toute une hypocrisie calculée à la perfection

et moi je n'ai pas voulu faire semblant, tu sais j'ai vu ton regard, j'ai dis ne pas t'aimer, comme un mur dressé entre nous, une rangée de fils barbelés vibrant d'électricité et je me souviens encore de la peur dans l'instant, l'horreur de m'attacher pour souffrir une nouvelle fois, c'était plus facile pour moi de te voir rester un étranger __pourtant tu m'invites à ta table, me fait une place dans ton foyer et je n'ose refuser, je n'ose fuir plus loin quand ma raison me crie de le faire
parce que d'un regard d'où la haine peu à peu s'enfuit, tu ouvres en moi une possibilité d'amour insoupçonnée

et je sais
que je ne suis pas assez forte
je sais
que mes pieds peuvent à peine me porter
je sais
que je ne suis plus capable de chanter

et avec chaque matin vient un nouveau jour que je subit comme une jeune fantôme, prisonnière de mes relations je vois mon cœur qui s'accroche aux souvenirs, mes mains d'enfant blessant un peu plus les confiances des liens qui auraient du se trouver solides, perdue dans un océan de larmes, j'attends et j'ai peur, c'est pour ça que les doigts tremblent, pour ça que la nuit les cauchemars réveillent et quand les yeux s'ouvrent c'est encore un plus grand qui rattrape celui qui crie : je suis toujours là devant le miroir je ne vois que le vide, une inconnue prend ma place et j'ai l'impression d'avoir disparu, repliée en moi comme un frêle bambin horrifié, les réels traumatismes ne se voient pleinement jamais

une chaise tirée, sans me faire prier je m'assieds, il y a longtemps j'étais une princesse et je garde encore, cette couronne cachée derrière l'oreiller mais j'ai honte aujourd'hui, de la sortir de la porter sur ma tête emberlificotée entre souvenirs en pensées
j'ai tant de mal à distinguer le vrai du faux comme si retentissait mille fois la dernière note du réquiem sans pour autant que la mélodie ne s'arrête, je voudrais passer de la réalité au rêve et jamais plus ne revenir de cet autre monde

il part en disant qu'il reviendra et j'ai l'impression de me retrouver devant un scénario mille fois répété ou l'homme jamais ne retrouve mon chemin, alors les petites mains se crispent et le regard se vide dans l’insupportable attente d'une présence à nouveau, de la sienne, j'ai aimé la solitude pourtant, j'en ai fait l'une de mes plus précieuses alliées mais aujourd'hui, j'ai peur, je la fuit elle qui de ses longs doigts aux griffes acérées tentent de me ramener en arrière dans le noir d'un mauvais rêve j'ai besoin de gens de toi un peu, cette nuit quand il n'y a plus de vie

mais il revient
soulagement

un cadeau devant mes yeux alors que mes lèvres tentent de s'étirer puis se reperdent en un merci pour tout et pas seulement pour ça même si tu sembles de ces gens que l'on dit aussi empoisonnés que moi et les mains blanches se servent un verre qui s'approche doucement des lèvres réchauffées, c'est un gout sucré et doux qui me rappel Lombrère et cette nuit passée à ses côtés, lui aussi avait voler une partie de mon cœur et sans doute était il d'ailleurs le premier que j'avais laissé entrer volontairement dans ce que certains appelle la famille bien que pour cette fois il n'y avait aucun lien de sang quelle étrange idée de s'en rajouter au fond si c'était pour en souffrir plus tard
pourtant c'était différent j'avais une autre impression je crois - soupire - papa et puis maman mais au fond ils étaient de toute façon sous terre c'est possible qu'il me regarde depuis l'autre côté de la vie ? un regard de désespoir quand les mots ne parvenaient plus à sortir

immense crainte, ne sachant trop quoi rajouter, comme si tout avait été dit, ce qui jamais avant n'avait pu sortir
des mauvais rêves qui font mal à la tête les yeux baissées vers la boisson tellement de fois et le regard levé interrogatif vers le nouvel être liée d'un sang maudit toi aussi il t'attaquent quand tu ferme les yeux ? je savais que ce n'était pas le cas de ma sœur, j'aurais aimé pouvoir voir en elle une alliée
sois, je t'en prie, celle qui comprends, celle qui a su, sait et saura encore
celle dont j'ai tant besoin de soir une nouvelle fois.
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