AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
Page 6 sur 7
L’Arrière-Salle
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
Lïnwe Felagünd
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005

Re: L’Arrière-Salle

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 28 Avr 2018 - 17:19


Il n'était pas prêt. Vraiment pas prêt, le stagiaire opalin. Une belle robe lilas qui fait son apparition dans son angle mort. Il restait pourtant de la vieille poussière sur le coin d'une table, et là un restant de bière collante. Une mouche pourrait s'y poser qu'elle ne volerait plus. — Regard un poil décomposé sur le premier invité. Il avait toute l'allure d'un lockhartien et ça faisait plaisir à voir. C'était un de ces héros maudits. Oublié par l'incapacité des autres. Un outrage pour des contemporains tels que ce petit groupe de fidèles.

Alors il se montrait ravi ce soir
de t'accueillir aux Trois Balais.

Il lui montrait une place toute propre
avant d'y poser quatre ou cinq gros bouquins.

C'était une collection complète de Gilderoy Lockhart, qu'on lui avait offerte il y a quelques années. Loin par là l'idée de les vendre ou de les échanger contre une bouteille de whisky. Non, vraiment pas. Simplement le besoin de communiquer, faire partager au monde son idéal littéraire. Un grand homme que ce magicien, Moi. Mais... il n'était pas prêt. Vraiment pas prêt, le petit stagiaire opalin.

Quand l'autre fit son apparition
ce fut l'apocalypse intestinal
un monde qui s'écroule
pour y laisser place
à une autre planète
une autre forme de vie
soudainement divine
un halo lumineux tout autour
il arrive vers eux
le maux de toutes les jalousies
une beauté incarnée
la vérité monstrueuse
se montre devant lui
tout y était
le blond reflet roux chatoyant
la tenue vestimentaire
en dentelle
en lilas
et la blancheur de la peau
la blancheur des dents
la candeur du jeune homme accompli
les étoiles dans ses yeux
Lïnwe s'écroule un instant
comme un trop plein
d'oeuvre d'art sous son regard
incertain ébahi la bouche
étrangement ouverte
la sueur froide qui descend
depuis la nuque
il tremble encore
parterre sur le tapis
suffocations vertige
hallucinations
impossibilité de s'exprimer
son cœur s'emballe
comme le syndrome de
Stendhal.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: L’Arrière-Salle

Message par : Invité, Mar 1 Mai 2018 - 23:24


Réponse à Shae
T'es obligée de m'aimer maintenant que j'ai répondu et que j'ai dépensé de la thune



Ce ne sont pas les bruits de pas qui me font relever la tête, mais le mouvement flou capturé au coin de ma vision périphérique. Un truc qui accroche mes yeux et mon attention, qui me fait me redresser. On arrive, on vient casser ma bulle de solitude. Et j’en suis contente, en fait. Ce n’est pas plus mal. Je sais pas toujours me placer entre cette envie d’être isolée et ce besoin d’être entourée. Alors les autres décident pour moi.
Cette fois, cet.te autre est un.e des serveurs. Je crois. Iel traverse la salle, se dirige vers moi. Nos regards se croisent mais aucun de nous ne brise le calme. Silence relatif. La rumeur des autres se coule à travers la porte, son vague ressac n’est plus aussi gênant une fois qu’on n’y est plus noyé.
J’attends, j’espère un mot, un truc qui ne m’oblige pas à rester dans le mutisme, n’importe quoi. Mais iel s’assoit sur le fauteuil d’en face. Ses cheveux laissent tomber sur ses épaules trempées les gouttes de l’orage. Je me demande s’iel a été surpris.e par la pluie aussi, ou si pour une raison inconnue, iel s’y est jeté.e de son plein gré. J'ai une espèce d'impression, un rien qui me dit que la seconde option ne me surprendrait pas.

Puis la phrase, classique, prévisible. Qu’est-ce que je veux. Bonne question. Mes yeux papillonnent sous mes paupières encore humides et mes doigts s’accrochent machinalement à mon écharpe. Je réfléchis à peine, je sais déjà ce que je veux ; au moins pour ça. J'ai juste du mal à laisser les mots sortir, aujourd'hui, alors qu'ils ne demandent que de le faire.
Je veux bien… un menu, le Trois Balais. Avec une salade du jardin, des pâtes, et une gaufre en dessert. S'il te plait.
C’est déjà bien. C’est déjà beaucoup. Pourtant je rajoute, comme une idée qui vient de me traverser l’esprit.
Et j'essayerai les surprise shots, après. Hésitation. Je te laisserai les choisir.

Laisser choisir. On en revient toujours là. C'est plus facile, forcément. Mon regard s'accroche à quelques détails de la pièce avant de revenir s'échouer sur iel. Intriguée, peut-être, intimidée, aussi. Pas le temps de me demander si j’ai eu raison de rajouter ma phrase qu’une deuxième question arrive. Eclipse l’autre, efface ce que j’ai dit juste avant.
T’es qui toi ?

J’ouvre la bouche, la referme. L'écho en résonne dans ma tête quand je me demande ce qu'iel veut, comme réponse. Un prénom, une phrase, une ébauche d'explication. Pas possible de faire le tri, de dire ce que j'aimerais, de décocher les mots justes. Je me torture peut-être pour rien, ce n'est qu'une question. Alors je prends quatre lettre, pour résumer.
Phae.
Ça sonne trop court, abrupt, ça ne me satisfait pas et j'imagine que iel non plus. C'est tout de même un début. Faute de mieux, j'étire mes lèvres en un sourire désolé. Désolé mais sincère.
Puis, presque précipitemment, comme si j’avais peur d’oublier.
Et toi ?
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Shae L. Keats, Jeu 3 Mai 2018 - 9:46


Réponse au Pshae


L'orage gronde comme un tambour,
roule comme les sabots de milliers de chevaux
sur le toit de l'auberge.
Et le tic tac des horloges en devient malade.

La nausée.

J'perds mes gouttes de pastels invisibles
le long de mes joues
elles s'y étalent comme une vague
pour colorer un peu
l'essence de pluie qu'il me reste.
Ranimer le corps et l'âme.
Contre vent et marée.

La commande n'est pas originale, on aura vu mieux, on aura vu plus, mais je me relève, dans un pas de côté, perturbé.e par le ralentissement surprenant du sablier. Ce n'est pas le silence, ni la lourdeur de l'atmosphère. Ce n'est pas l'absence des autres. C'est simplement le creux au bout du ventre qui se resserre un peu.
La goutte métallique fait écho contre l'échine
et l'onde de choc me parcourt la colonne.

Les mains sont automatiques alors que le menu prend forme. et pourtant il y a de la grâce dans l'instant, malgré tous les atomes de l'univers qui semblent se coller à la peau. Comme une couverture moite, une pègue aussi rassurante qu'assommante. Et pourtant j'y arrive, l'automatisme est fort, l'entrainement de plusieurs années à le laisser faire alors qu'on se réfugie en boule au fond de soi même. Je peux compter sur une main les gens qui m'ont vu.e être moi-même. Alors le corps apprend les mouvements, les phrases, et on lui laisse juste un tout petit peu d'esprit, juste assez pour qu'il soit capable de prendre en compte le contexte et d’exécuter les gestes.  Plateau de bois, une écharpe qui s'enfonce dans l'index, mais c'est pas grave, au fond ça dérange pas tant que ça.
La peau est sans arrêt transpercée pour que je puisse la sentir.
L'âme est constamment déchirée en espérant ne plus rien ressentir.

Le bois claque sur la table alors que j'y dépose le tout. Les trois d'un coup. Parce que je n'aurais pas la force de faire les allers-retours. Parce qu'il y a quelques chose chez l'enfant qui nous touche affreusement. Parce qu'elle semble coincée dans cette même bulle où le temps s'est arrêté alors que résonnent à côté les bruits de couverts et les éclats de voix qui s'enfoncent dans mon cocon comme des éclats de verre.

La suite me revient mémoire. Phae. C'est court, percutant et familier. Alors comme une lame de rasoir sur les lèvres, le Shae s'y faufile. Parce qu'il n'y a plus qu'une lettre de différence. Et le corps et l'âme, toujours automatique, demande avant que j'ai pu le retenir un Je peux rester ?. Parce que l'air vibre. PArce ue j'ai plus ma place dans l'a salle d'à côté, à faire des faux sourires, des faux amours. J'ai plus ma place à servir des clients joyeux, dont les mains se baladent, dont l'alcool n'est jamais bon. Mais toi je me demande. Qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce que tu veux.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: L’Arrière-Salle

Message par : Invité, Lun 14 Mai 2018 - 20:47


Réponse à SPHAE



Le temps est haché, le ciel est déchiré, mais les secondes s’égrènent silencieusement autour de moi. Imperturbables - quelle chance. Pas la peine d’essayer de les compter, j’ai le poignet nu et la tête pleine. J’attends. Pas par impatience, ni par réelle faim ; peut-être par curiosité, ou quelque chose d’autre pour lequel je n’ai pas forcément de mot. Focalisée sur ce détail curieux du bois, à défaut d’autre chose. Tache noirâtre sous la surface vernie, ce genre de défaut ouvertement visible qui passe inaperçu à force d’habitude. Discordant mais banal.
Mes cheveux ne cessent de venir frotter ma joue, les mèches tomber devant mes yeux, comme pour me rappeler leur existence moite. Ou pour faire monter la gêne et l’agacement, un petit jeu malsain dans lequel j’entre malgré moi. Un soupir, une main passée dedans, plusieurs fois. Et retour à l’attente.

Un claquement, enfin, bois contre bois, c’est précis et sec. Pas de sursaut, je m’y attendais, alors je relève juste la tête. Iel est de retour. Aucune idée de si c’était rapide, lent, je m’en fiche un peu maintenant que c’est fini. J’ai toujours pas son prénom, mais je glisse un merci. Avec un sourire, plus hésitant qu’autre chose, parce qu’iel me semble à bout, de tout, et que ça me perturbe.
La commande parait bien ambitieuse maintenant que je l’ai sous les yeux, à afficher ses calories luisantes sur la table. Mais c’est réconfortant, aussi, cette opulence. Peut-être une peur du manque que j’essaye de calmer, ou juste une faim pas très farouche que j’ai mal estimée.

Le prénom arrive sans préavis. Shae. Il me faut quelques fractions de secondes pour le réaliser, et une poignée d’autre pour faire le lien avec le mien. Le s qui s’interchange facilement avec le p, tout dans la même sonorité. Alors je balance un autre sourire, parce que c’est surprenant. J’aime bien ce genre de coïncidence, ça sert à rien, ça change rien, mais peu importe.
Je peux rester ? Mon hochement de tête sonne empressé, un peu trop, je le double d’un oui plus posé. Je comptais pas dire non, j’aurais pas osé de toute façon, mais là j'en ai même pas eu envie. C’est pas un oui pour faire plaisir, pas que, c’est plus un oui pour moi aussi. Je me demande quand même ce qui peut lea pousser à rester ici, avec une ado assez bizarre pour venir s’échouer toute seule ici un jour de pluie. Il doit y avoir mieux à faire. Largement. Iel a peut-être pas trop envie de voir les autres non plus, peut-être que je suis pas la seule à les trouver beaucoup trop , aujourd’hui. Trop présents, accaparants, comme cette foutue tache sur le bois qui attire mon attention depuis que j’ai commencé à l’ignorer.

Qu’est-ce que je fais là. Je me sens attaquée, sans raison. Je vois du reproche dans de la neutralité. C’est idiot, c’est juste une question. La fourchette dans la main pour se donner une contenance, on décroise les bras pour quitter cette défensive. Comment expliquer alors même que je ne le sais pas vraiment. Bonne question. Fallait juste que je bouge un peu. J’en avais marre. Des gens, des murs, des cours. Je sais pas trop en fait, pourquoi. Je dois l’ennuyer. Je m’ennuie moi-même.

Désolée. Grimace d'excuse. Les doigts passent sur la tache pour l'effacer de mon champ de vision.
J'aimerais savoir aussi, pourquoi iel est là, en face de moi. C'est pas comme si je me posais pas la question. J'ose pas demander, j'hésite, je pense pas qu'il y ait vraiment de réponse pour m'éclairer. Ce serait pas sympa de ma part d'en exiger une au vu du flou imbécile de la mienne. Je m'imagine qu'iel comprendra et le dira par iel-même, on sait jamais, ou bien que je finirai par m'en enquérir, plus tard. Pourquoi pas. T'en as jamais marre, toi ? Plus pour la forme, parce que je me doute bien que oui.

Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Elly Wildsmith, Mer 16 Mai 2018 - 0:19


Aza


Tu trainais beaucoup trop tes pattes dans l’établissement ces derniers temps. Comme si t’avais un aimant qui t’amenait ici, comme si t’avais des trucs à voir, des gens à rencontrer. C’était le cas. Il fallait l’admettre, il y avait cette silhouette indistincte qui t’avais versé des verres, il y avait ce cousin lointain aux regards désenchantés. Et puis, il y avait Azaël, le gamin que tu aimais aidé, qui grandissait, qui murissait.

Vos entraînements à la fermeture de son esprit s’étaient poursuivis et le jeune homme réussissait de plus en plus à fermer son esprit à tes intrusions qui se faisaient plus nombreuses. Alors ce jour-là, tu avais décidé de faire un arrêt simple à son travail, juste pour voir comment il allait, prendre de ses nouvelles en quelques sortes, loin de vos entraînements fatiguant.

Sans chercher le garçon du regard, tu te diriges directement par l’arrière-salle, c’est que tu commences à le connaitre par cœur l’établissement. Tu savais qu’une boite de friandises moldues subsistait dans la salle, mais tu te garderais bien d’y mettre les mains, pour la simple et bonne raison que ta narratrice connaissait les penchants particuliers de l’entreprise pour faire manger des choses étranges. Ou boire d’ailleurs. Mais passons, car tu n’es pas sensée le savoir. T’affalant dans un fauteuil – en mode comme à la maison – t’attendait qu’Azaël passe devant tes paupières.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Azaël Peverell, Mer 16 Mai 2018 - 21:40




L'arrière-salle
Elly



Tandis que tu t'occupais de faire en sorte que tes clients gardent toujours le verre plein, tu vois quelqu'un passer du coin de l'oeil. Silhouette bien connue pour la simple et bonne raison que c'est la soeur de ton meilleur pote, et accessoirement l'une des personnes avec qui tu passes le plus de temps en ce moment afin qu'elle t'apprenne à fermer ton esprit à toute intrusion étrangère. Vos séances d'entraînement se suivent, se ressemblant plus ou moins. Même toi t'es capable de voir que tu as fait quelques progrès. Du coup, tu décides de t'occuper d'elle. Tu lui dois bien ça. Te voilà qui disparaît derrière le comptoir pour te rendre dans l'arrière salle. Tu as vite fait de la trouver, assise, et de te diriger vers elle.

- Salut, j'te sers un truc ?

Dernièrement, c'est plutôt elle qui remplit ton verre de whisky qu'autre chose. Pour te permettre de mieux supporter vos petites séances qui sont souvent épuisantes psychologiquement. Il est peut être temps pour toi d'inverser la tendance. Du moins, pour cette fois. Alors tu esquisses un léger sourire pour ajouter dans un haussement d'épaules :

- C'la maison qui offre.

Reste à voir si tu vas lui offrir toi même ou si tu te contenteras d'un petit trou dans la caisse. Après tout, rien ne t'empêche de faire passer ça pour tes consommations persos. Et Merlin sait que si tu les avais toutes payées, il n'y aurait jamais assez de ton salaire pour ça. Donc un peu plus ou un peu moins...


©Etc

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Elly Wildsmith, Mer 16 Mai 2018 - 21:52



Aza


T’étais sans doute un peu trop chez toi ici, tu finissais par bien connaître l’établissement, et du coup, tu en profitais pour te vautrer allégrement dans le fauteuil. Plus ça allait et plus tu glissais, te donnant un air véritablement avachi. Finalement, tu l’aperçois, la silhouette que tu étais venu voir, c’est Azaël, qui te fait l’honneur de sa présence. Dis comme ça, ça fait un peu rancunier, mais il n’en était rien. Tu étais très contente de voir le jeune homme. Au-delà de ses entraînements personnels, il te permettrait aussi d’affuter ton propre don à la légilimancie. Ce qui n’était pas un mal non plus, du fait de tes fréquentations actuelles.

Il te salue de la plus simple manière qui soit, mais pour ceux qui connaissent Azaël, il fallait savoir se contenter de ce qu’il offrait, et là, en l’occurrence, c’était plus que le commun des mortels. T’avais gagné quelque échelon dans sa confiance visiblement en l’aidant sur la piste de l’occlumancie. Et en plus, c’est la maison qui offrait, sourire sarcastique qui passe sur ton visage, mais tu te contentes d’un simple « La maison est bien aimable », avant d’éclater de rire, et de reprendre, d’un ton plus sérieux « Un whisky pur feu pour moi s’il te plait ». C’était devenu une sorte d’habitude, de rituel. Pour un peu, on aurait presque pu te traiter d’alcoolique, mais l’alcool avait l’avantage de délier les langues et d’embrouiller les esprits. Chose que tu aimais beaucoup faire ces derniers temps.

Puis, un regard sur Azaël, pour lui demander, tout de même « Comment vas-tu depuis la dernière fois ? » Ca ne datait pas d’il y a très longtemps, peut-être quelques jours, tout au plus, parce qu’il voulait un entraînement intensif, et, surprise, tu n’avais pas le cœur de lui refuser. D’autant plus qu’il progressait assez rapidement et que tu savais que, bientôt, il n’aurait plus  besoin de toi pour savoir si ses défenses fonctionnaient ou non.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Azaël Peverell, Mer 16 Mai 2018 - 22:20




L'arrière-salle
Elly



Ton sourire s'agrandit légèrement, se faisant davantage moqueur à la réplique de la jeune femme. C'est vrai que la maison est bien aimable. Tu le diras à Leo aussi quand tu oublieras de payer la consommation si gentiment offert. T'es sûr que c'est une excuse qui passe bien. "Un trou dans la caisse ? Mais nan, c'l'amabilité d'la maison !" et hop, le tour est joué. Ouais, ça va marcher, c'est sûr. Tu hoches légèrement la tête lorsqu'elle t'annonce la commande, histoire de montrer que t'as bien enregistré. Et puis une question comme ça, qui s'envole jusqu'à toi. Tu te demandes vaguement si c'est par politesse ou par sincère envie de le savoir. Mais tu commences à te dire qu'il y a moyen qu'Elly soit réellement là pour toi. Alors tu peux bien répondre.

- Ca va.

C'est un peu court jeune homme. Mais d'un autre côté, c'est plutôt sincère. Parce que t'as moins de flashs, moins de remontée de souvenirs. Tu commences à t'habituer un peu à cette fouille systématique et à mieux gérer ce que tu ressens. A défaut de réellement pouvoir bloquer ses assauts, c'est une bonne avancée.

- Et toi ? J'ai l'temps pour une pause, ça te dérange pas si je squatte ? J'ai soif aussi.

Elle accepte, alors tu vas directement chercher une bouteille de whisky pur feu et deux verres que tu poses devant vous avant de les remplir. Tu l'as bien mérité celui-là.

Commande :
 


©Etc

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Elly Wildsmith, Mer 16 Mai 2018 - 22:38


Aza


L’avantage, quand vous commencez à connaitre les gens, c’est que peu à peu ils s’ouvrent à vous, ils se dévoilent. Azaël faisait partis de ces gens-là, au début, toujours sur la défensive, il était impossible pour toi de lui parler, d’avoir une discussion correcte sans que ça ne tourne à la leçon moralisatrice – un truc dont tu avais horreur en vérité. Il te semblait que le jeune homme avait pris un peu de plomb dans la cervelle, qu’il commençait à se servir de ses neurones à bon escient, ou, en tout cas, qu’il avait compris que tu n’étais pas que la grande sœur un peu trop rébarbative de son meilleur pote.

La réponse qu’il te fait est courte, mais ça te suffit. Les exactions que tu mènes dans son esprit te font savoir qu’il ne serait jamais un homme totalement innocent de la douleur et de la détresse. Parce qu’il y a des blessures qui marquent l’âme de manière indélébile. Parce que certains pansements ne sont jamais à la hauteur du vécu, de la douleur.

Puis après, il te retourne la question, te demandant dans la foulée s’il peut faire sa pause avec toi. Tu souris, répond d’un vague hochement de tête et tu le vois disparaitre à la recherche, sans doute, de vos boissons. Pas manquer puisqu’il revient aussi rapidement qu’il est parti, accompagné par une bouteille de whisky pur feu et de deux verres. « Ca va bien, je te remercie ». Et sans l’attendre, tu saisis l’un des verres et tu trinques à la santé du serveur, avant d’avaler lentement quelques gorgées du liquide ambré. « Tu ne fais pas trop de cauchemars ? ». Tu savais que ce genre d’entrée dans l’esprit, parfois, ça crée des difficultés pour s’endormir, pour dormir, tout simplement. Parce que ça faisait remonter les plaies à la surface.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Azaël Peverell, Mer 16 Mai 2018 - 23:55




L'arrière-salle
Elly



Une fois affalé en face d'elle et les verres servis, tu ne te fais pas prier pour trinquer avant de tremper tes lèvres dans le breuvage. C'est pas franchement l'heure de ta pause, mais tu t'en tapes. Au pire, si Leo a envie de gueuler, il gueulera. Ou pas. Enfin il peut bien faire ce qu'il veut, ça ne change absolument rien à ta façon de travailler. Après tout, si tu bosses ici, c'est bien parce que tu sais que tu peux y conserver ta liberté. Que, quoi qu'il arrive, tu ne te feras pas virer. Mais tu fais en sorte de faire les choses correctement en échange. Un genre d'échange de bons procédés.  Elly va bien. Tant mieux. Une nouvelle question. Qui te tire un nouveau haussement d'épaules.

- Pas plus qu'avant... C'juste plus précis

De toute façon, tu n'as jamais pu bien dormir. Tranquillement, sur tes deux oreilles. Du moins pas avant de t'être à moitié assommé auparavant avec tout un tas de substances plus ou moins autorisées. Mais vu ta tronche au réveil, c'est pas franchement une solution non plus. Et t'es au courant. T'as fini par t'y faire, à toutes ces insomnies. T'occupes tes nuits comme tu peux. T'es capable de traîner les rues jusqu'au lever du soleil. Tu préfères dormir quand il fait jour. La nuit, tu aimes y vivre. En profiter un maximum. La lueur des étoiles t'apaise bien plus que celle agressive du soleil.

- Tu penses que si j'peux bloquer les assauts extérieurs j'pourrais aussi tout bloquer à l'intérieur ? Pour plus revivre les choses...

Ou tout simplement tout changer de façon à ce que même toi tu oublies ce qu'était la réalité. La vie serait sans doute bien plus simple ainsi. Un joli mensonge bien construit.


©Etc

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 17 Mai 2018 - 0:29


Aza


Il te confirme ce que tu imaginais déjà. Les cauchemars ont pris une forme plus réelle, moins floue. Ils rappellent le vécu, le passé, la douleur, les plaies. Tu te doutais bien de tout cela mais tu te contentes d’hocher la tête et de fuir dans le verre empli de whisky. Parce que la fuite, tu commençais à connaitre, tu t’y refugiais un peu trop dès lors que les situations devant trop complexe, trop ambiguës pour te permettre de les attraper, de les comprendre.

Il te pose une question lourde de sens, à laquelle tu réponds d’abord par un simple haussement d’épaules, suivi d’un haussement de sourcil quasi imperceptible. C’était délicat, comme question. Et tu n’étais pas certaine que la réponse soit celle qui lui convienne, parce que, hormis un sortilège d’oubliette, il n’y avait que peu de chance pour qu’il arrive à annihiler les souvenirs dont il ne voulait plus.

« Tu sais … Malheureusement, je pense pas que ce soit possible ». Apprendre à vivre avec les choses, à les dominer, à les contrôler, apprendre aussi à les oublier, soit même, à savoir les mettre de côté. C’était quelque chose d’absolument tout, sauf évident. « Je ne suis pas sure que ce soit possible sans l’aide d’un oubliette tu sais ». A nouveau, tu allais quérir une gorgée du nectar tout en ne quittant pas le jeune homme des yeux. « Il faut savoir survivre avec, même si ce n’est pas évident ». Tu avais eu accès à ses souvenirs, tu te doutais bien que, pour certains d’entre eux, il aurait été ravis d’y jeter un voile obscur qui camoufle le tout. « Tout ça, ça fait partis de toi, simplement », douloureusement aussi, mais tu te gardais de rajouter ce simple mot.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Azaël Peverell, Jeu 17 Mai 2018 - 10:02




L'arrière-salle
Elly



La réponse qu'elle t'offre te tire un soupir. C'était pourtant couru d'avance. Tu n'y croyais pas vraiment toi-même. Mais t'avais envie d'espérer. De trouver une raison supplémentaire pour continuer à renforcer ton esprit alors même que, pour le moment, ça t'apporte plus de souffrances qu'autre chose. Mais tu sais qu'au-delà de cela, ton but est bien plus important car il ne concerne pas que toi. Y parvenir serait un engagement supplémentaire. Un de ceux qui pourra te protéger toi, et d'autres. Alors ta détermination reste indemne. Malgré la légère déception qui t'assaille.

- Ouais... J'm'en doutais.

Un Oubliettes, ce n'est même pas envisageable de ton point de vue. Si tu devais faire disparaître tous les souvenirs douloureux, tu risquerais fort de détruire totalement celui que tu es devenu. Elly a raison, ça fait parti de toi. Et t'as pas envie d'oublier tout ce qui t'a construit, même si la douleur et la souffrance en font partie. Tu termines ton verre et t'en sers un nouveau dans la foulée. C'est amusant de voit à quel point l'alcool glisse tout seul. C'est à peine si tu sens encore sa brûlure lorsqu'il passe ton oesophage. Tu penches la tête légèrement sur le côté. Tu trouves ça un peu bizarre qu'elle soit venue ici seule, sans attendre personne.

- Pourquoi t'es là au fait ?

Soit elle voulait absolument se bourrer la tronche en scred dans l'arrière-salle, mais t'as comme un doute, soit elle attend quelqu'un qui est en retard. Ou elle est très en avance. Bref. Y'a d'autres possibilités aussi, mais y'a un peu une flemme de toutes les énumérer.


©Etc

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 17 Mai 2018 - 10:39


Aza

Il pousse un soupir, sans doute d’exaspération face à ta réponse qui n’était sans doute pas celle qu’il voulait. C’était évident, tout le monde avait des secrets, des choses à cacher, des souvenirs à enfouir si profondément qu’on ne voulait plus qu’ils ressurgissent. Qu’ils soient oubliés dans un vieux recoin du cerveau, calfeutrés.

Et puis, il te pose une question, s’interroge quant au fait de ta présence. Tu ne retiens pas un sourire sur ton visage, comme si ce n’était pas évident, au final, que tu étais venue pour lui, pour prendre de ses nouvelles. Tu prends une nouvelle gorgée du whisky pur-feu, qui devale la pente de ta gorge avec une facilité déconcertante. Tu retiens une grimace, et finalement, tu choisis de lui répondre « Je croyais que c’était évident ? ».

Devant sa moue interrogative tu éclates de rire et ajoute simplement « Je venais juste prendre des nouvelles ». Il allait être choqué, nan ? Tu ne savais pas trop mais tu restais là, évasive, perdue à tes pensées. Tu voulais juste savoir comment il allait. Vos rencontres successives se soldaient toujours par des entraînements, sans prendre plus la peine de savoir comment il se sentait. Quand bien même tu avais accès à son esprit, ce n’était pas pareil.

« Et avec Arty ? Ça se passe bien ? ». La dernière fois que tu les avais vus ensemble, c’était dans une cellule ministérielle. Après, Arty te transmettait quelques nouvelles par missive, mais tu te doutais bien qu’Azaël était plus au fait de comment aller ton petit frère.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Azaël Peverell, Jeu 17 Mai 2018 - 19:51




L'arrière-salle
Elly



En quoi sa présence ici devrait-elle être évidente à tes yeux ? T'as du mal à comprendre. Et la voilà qui lâche l'information comme ça, sans prévenir. T'étais pas franchement prêt, il faut bien l'admettre. Tu ne t'attendais pas à ça. Tu restes un instant sans voix en la fixant du regard, clairement perdu. T'es sensé réagir comment là ? Dire merci ? Ou juste que tout va bien et qu'elle peut se tirer ? C'est un peu gênant cette situation quand même. Toi qui n'a de cesse de vouloir attirer l'attention des gens, maintenant que tu as celle d'Elly, t'es pas foutu de savoir quoi en faire.

Heureusement qu'elle ne semble pas vouloir s'attarder à-dessus. Elle lance même un nouveau sujet de conversation : son frère. Enfin, son faux frère, mais son frère quand même. Arty quoi. T'es pas sur que ce soit mieux. Tu hoches légèrement la tête de haut en bas en marmonnant que tout se passe bien avec Arty et que vous vous entendez toujours aussi bien. D'un autre côté, t'es pas au courant de ce qu'il lui raconte à sa soeur. Et tu te vois mal lui balancer tranquillement que vous avez fait dispraître le magicobus et qu'il s'est tapé une mise à pied. C'est pas franchement tes affaires. Et vu le caractère d'Elly, mieux vaut éviter qu'elle soit en colère contre toi ou ton pote. Alors t'aimes autant le laisser gérer.

Vous discutez ainsi plusieurs minutes, reprenant quelques verres. Mais tu finis par devoir t'éclipser. C'est que t'es quand même sensé bosser dans cet établissement, pas uniquement te bourrer la gueule en prenant une pause à rallonge. Tu salues donc la jeune femme comme il se doit, tout en la remerciant d'être passée. Enfin, tu fais passé ça pour un speech commercial, mais au fond, t'es quand même content. Qu'elle soit venue juste pour prendre de tes nouvelles.


©Etc

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: L’Arrière-Salle

Message par : Shae L. Keats, Ven 18 Mai 2018 - 13:16


Réponse à Phae
TW/Suicide



J'ai perdu qui j'étais au dessus de lavabo.
J'ai coupé, arraché les mèches des bougies
qui tombaient une à une
maculant le nacré
de mes nausées nocturnes.

Je suis rien, j'ai pas de souvenirs-caresses en rires sucrés, la vague les a pris, projeté contre des murs de papier et écrasés d'un rien, un mouvement naturel. Ils ont tous cédé, balayé comme si rien n'avait plus existé avant. Comme si les simples souvenirs de l'après suffisait à emplir toute une vie sans pour autant donner l'illusion d'une survie. Simples images en boucle et ne pas sortir tant que le nœud n'est pas défait. Ou tant que l'on a pas su trancher dans le vif.

J'suis parti.e une nuit d'étoile, il y avait moi et l'horizon, il y avait la voile coupée en trois d'un voilier simple qui se reflétait sur l'eau. Et dans le creux de la paume quelques gouttes d'essence, tombée dans l'oublie et lancé à la mer.
Paliant à une non-existance proscrite
par l'incompréhension des mites.

Y a plus que les secondes qui s'immiscent en lâmes de pluie.

Les jardins d'hiver léger se sont assombris quand la fumée est tombée et je sais plus où réellement me placer dans la pièce que nous crééons à deux sans connaître. Je suis l'oiseau qui aime savoir où plonger, pas tant par peur de la chute, mais pour connaître l'endroit où sa gueule explosera contre un rocher.
Dernière et unique perturbation dans le monde lisse
où ma place a oublié d'être peinte.
Parce que dans l'art véritable il n'y a ni montre molle
ni cage où les oiseaux chantent.

Ne reste pour moi que les brins de paille
qui caresse à chaque coup d'épaule fatigué
les miettes de poussières des vieilles gens mourrants
dans cette même pièce il y a nombre d'années.

Le grain de riz bicentenaire est chassé par le souffle du corps qui tombera bientôt sous l'assaut de lui même. Il y a quelque chose d'absurde à soi même s'interdire de parvenir.
Mais pour l'instant le corps est inerte
l'esprit est absent
et s'égare.

Pshae
admire
mon jardin
vide
froid
creux
et métallique.
Admire l'absence
de couleurs
les traces d'ongles
sur les murs
ce sont les miens
les éclats de verres brisés
tant sur le sol
qu'entre deux de mes phalanges.
Phae.
Qui es-tu.
Ce soir ce sera mise à nu.
Ne reste pas là.
Cours
Cours
Nage
Vole.
Je ne te suivrai pas
mes jambes s'effilent le long des bitumes
tandis qu'elles s'écoulent
costume et masque à trois sous
sonnant et trébuchant contre un peu de mon temps.

Mais toi tu auras tout. Parce que je ne suis pas vraiment là. J'ai plus aucune vulnérabilité à prouver. Alors la bouche comme un moulin. Les jambes en portes-ouvertes comme avaient dit certains, ce soir c'est mon adieu au monde. Admire les yeux s'éteindre. Sans atteinte. Sans boisson. Sans poison. Le corps restera tu sais.
Et il n'y aura pas plus de creux qu'avant.
J'ai lâché prise.
J'ai arrêté de nager
au milieu de l'océan.

J'aurais aimé disparaître doucement
Mr World
i don't feel so good
ça aurait été tellement plus simple
tellement plus vide
et ça aurait eu l'air accidentel.

Marre ? Oh oui .
« J'en ai marre de la vie, de toutes ses hypocrisies. J'en ai marre de toujours tenter fuir tout en restant trop lâche pour y parvenir. D'être sauvée par ce que les autres appellent de la chance dès que je vais un peu plus loin que les fois précédentes. La chance égoïste en boomerang qui me ramène à eux.  »

J'en avais marre d'être privé.e de ce droit fondamental
Crever avec ou sans dignité.
Mais c'est toujours l'aube qui rougit le matin
et l'âme qui s'éveille dans des draps blancs.

« J'ai perdu mes crayons. Et tout est devenu terne.  »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: L’Arrière-Salle

Message par : Invité, Lun 4 Juin 2018 - 16:04


L'Amicale à Dentelles - Femme, Œdipe & Peter



Bain des mondanités, le sourire ciselé à l’occasion, élégant, avec son parfum floral. Comme une plante, un joli bouquet sur la cheminée de marbre, près des cendres des ancêtres. Quelque chose à admirer. Et ce ne sont pas ses plumes de paon qui sont à rougir. Non. Avec le jabot, et sa coquetterie de dentelles, sa confiance en lui augmente en fonction de l’approbation et de l’admiration qu’il discerne dans le regard de son jeune camarade. Aussi parce qu’aussi étrangement que cela soit, il estime le Lïnwe. Après tout, être passé avec lui sous le bureau de Kholov… ça créer des liens. Et il ne s’était toujours pas remis de sa technique du singe. Pis ils devaient marier leurs grenouilles. Ça faisait beaucoup.
Tellement, qu’il était tout ébaubi de la nouvelle arrivée, nimbée de lumière, les bouclettes comme une auréole. Son camarade est frappée par la foudre, coup de divin dans l’aisne, lui ne sait plus comment réagir : son cœur s’emballe, le rouge lui monte aux joues, à la gorge, à la nuque, malgré la poudre et sa vision devient f(l)ou de lilas, de dentelles, ou alors c’est lui ? Les tâches devant le regard, la cavité buccale qui s’assèche et les genoux qui finissent par lâcher, le corps qui tombe sur le sol, rejoint le camarade dans un « - Ciel ! Je défaille ! » de l’esprit qui ne supporte la vision de la perfection et des compliments sur sa personne, de la part du seul vrai agneau d'or.

Et tandis que son regard se fait lointain sous la voilette et que son esprit dérive vers les continents inexplorés de l’inconscience particulière des malaises vagaux, il songe au fait que son existence est accomplie, et qu’il pourrait bien présentement mourir de joie, dans sa plus belle tenue.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: L’Arrière-Salle

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 6 sur 7

 L’Arrière-Salle

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.