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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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L’Arrière-Salle
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Asclépius Underlinden
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 04 Juin 2018, 16:04


L'Amicale à Dentelles - Femme, Œdipe & Peter



Bain des mondanités, le sourire ciselé à l’occasion, élégant, avec son parfum floral. Comme une plante, un joli bouquet sur la cheminée de marbre, près des cendres des ancêtres. Quelque chose à admirer. Et ce ne sont pas ses plumes de paon qui sont à rougir. Non. Avec le jabot, et sa coquetterie de dentelles, sa confiance en lui augmente en fonction de l’approbation et de l’admiration qu’il discerne dans le regard de son jeune camarade. Aussi parce qu’aussi étrangement que cela soit, il estime le Lïnwe. Après tout, être passé avec lui sous le bureau de Kholov… ça créer des liens. Et il ne s’était toujours pas remis de sa technique du singe. Pis ils devaient marier leurs grenouilles. Ça faisait beaucoup.
Tellement, qu’il était tout ébaubi de la nouvelle arrivée, nimbée de lumière, les bouclettes comme une auréole. Son camarade est frappée par la foudre, coup de divin dans l’aisne, lui ne sait plus comment réagir : son cœur s’emballe, le rouge lui monte aux joues, à la gorge, à la nuque, malgré la poudre et sa vision devient f(l)ou de lilas, de dentelles, ou alors c’est lui ? Les tâches devant le regard, la cavité buccale qui s’assèche et les genoux qui finissent par lâcher, le corps qui tombe sur le sol, rejoint le camarade dans un « - Ciel ! Je défaille ! » de l’esprit qui ne supporte la vision de la perfection et des compliments sur sa personne, de la part du seul vrai agneau d'or.

Et tandis que son regard se fait lointain sous la voilette et que son esprit dérive vers les continents inexplorés de l’inconscience particulière des malaises vagaux, il songe au fait que son existence est accomplie, et qu’il pourrait bien présentement mourir de joie, dans sa plus belle tenue.
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Peter McKinnon
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Peter McKinnon, Lun 04 Juin 2018, 16:42


Shae, Lïnwe & Asclépius


Avec l'arrière-salle d'un bar comme décor, on aurait pu s'attendre à plus illégale réunion que celle de la petite confrérie. Et pourtant, ce n'était pas une mafia ou un groupe de mages noirs quelconques qui avait pris possession des lieux, mais bien quatre fans du maitre de l'aventure, Gilderoy Lockhart. Membre de cette troupe hétéroclite, Peter était en retard. Pourtant, le sorcier, qui avait souhaité être dans le thème de la soirée, avait veillé à s'habiller comme à son habitude. Il portait une robe en soie de couleur caramelle, assortie à son pantalon, en soie lui (sinon ça gratte). Par dessous sa robe, il portait une très élégante chemise faite sur mesure aux Halles Magiques, dont le jabot et les manches en flanelles ressortaient comme pour encadrer ses mains. Ce n'était donc pas sa préparation qui lui avait pris du temps. La raison de son retard était toute autre. Il avait simplement tenu à emporter avec lui l'unique photographie du maitre qu'il avait en sa possession.

C'était qu'il s'agissait d'une soirée historique. Et aucun des quatre membres de ce club très select ne l'ignoraient. Aussi, il aurait été hors de question que cette photographie, qui lui avait tant remonté le moral par le passé, ne fasse pas partie de l'aventure. Pour le coup, le sorcier n'avait pas pensé à s'encombrer de nourriture ou de gadget, tout le monde devait déjà être là de toutes manières. Il passa rapidement la porte de l'établissement et se faufila tel un chat vers son destin au fond du fond du bar, qui appartenait à l'un des membres. Poussant le dernier battant qui le séparait de son rendez-vous avec l'histoire, il se para de son plus beau sourire. Il avait en effet travaillé celui-ci, au terme d'une séance longue de deux heures et demi ses dents étaient immaculées.

- Bonsoir, messieurs-dames, pardonnez mon retard mais ...

Le Professeur de Divination s'arrêta net, figeant là son sourire surnaturel, face à la petite troupe amassée dans la pièce. C'était que l'on n'y trouvait que des hommes : Lïnwe, jeune dealer poétique,Asclépius, son petit-cousin et Gilderoy Lockhart, le maitre en personne était présent. Clignant plusieurs fois des yeux, Peter dégaina sa photographie pour comparer les deux vainqueurs du Spectre de la Mort, c'était stupéfiant.

- Par Merlin, il y aurait-il un nécromancien parmi nous ?
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Shae L. Keats
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Shae L. Keats, Lun 25 Juin 2018, 11:34


Il était certainement un inconvénient à la dentelle auquel je n'avais pas pensé, et ce fut une chaleur intense s'écrasant sur mon être qui finit par me faire comprendre. Attrapant l'éventail qui reposait dans ma poche couleur crème, je ventilais ce superbe visage emprunté à notre divinité, à supposé que j'avais réussi à saisir toutes ses beautés sous les moindre de ses coutures, ce dont je doutais fortement.

Les réactions de mes camarades ne se firent pas attendre, car déjà l'Asclépius semblait imitait le doux bruit de la chambre à air s'empalant sur une pierre. Les couleurs pivoines qui lui vont si bien au temps semblent désormais prendre des dimensions jusqu'alors inconnues, et dans un Ciel ! Je défaille ! voici que l'autre s'en va rejoindre le sol imitant à n'en pas douter le Lockhart sous terre (je place ma main sur mon cœur à cette pensée, ravalant mes larmes). Alors je m'agenouille, et tapotant doucement la joue de mes mains parfaites, tout en gloussant furieusement Voyons, très cher, pas de manière devant notre seigneur. L'imitation n'est pas si parfaite.

Le bruit de la porte attire ma délicieuse attention, et dans un mouvement de bouclettes que toutes les brebis m'envient, je relève la tête vers le nouvel arrivant. Délaissant immédiatement Asclepius et l'abandonnant par terre pour aller saluer Peter. Par Merlin, il y aurait-il un nécromancien parmi nous ?  Nouveau rire si connu, avec petite tape de la main sur l'épaule du camarade. Ne dîtes pas de bêtises voyons, nul nécromant ici, mais seulement l'exposition de mon talent très cher. À croire que tout le monde pensait que Shae ne s'était pas encore montré.e, et que j'étais réellement notre dieu. Statut qui n'était certes pas pour me déplaire.  
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Asclépius Underlinden
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 25 Juin 2018, 17:06


L'Amicale à Dentelles - Femme, Œdipe & Peter



Les émotions qui vont leur symphonie, un trop-plein qui ne sait où se vider : pas de vase communicant à portée, dans lequel vomir son excès de Beauté. Comme une lentille qui réfracte la lumière, il avait eu la Perfection dans le sillage. Et s’il eut davantage été Marie-Antoinette (ce n’était pas les dentelles qui manquait), ses bouclettes eut blanchies. Mais rien de tel : simplement son teint qui joue au fauvisme, tandis qu’il peine à se remettre de ses émotions, tandis que leur être de lumière recueille de sa poudre de teint sur ses mains délicates.
Il a été touché par Lockhart !

Réflexe humain, car c’est bien là tout ce qu’il était, le voici qui agrippe et enserre le bras de son camarade, l’Œdipe, n’osant toucher leur sourire illuminé leur nuit sans fin.
Il avait été touché.
Son cœur s’emballait dans une douce quiétude d’extase. C’est à peine s’il s’est manifesté au moment où Peter demandait un nécromancien (parce qu’il pourrait très certainement lui donner quelques cours en la matière), alors que la Grâce commençait à fleurir sur son visage.

Au-delà des mots et mimiques de son ami.e et colocataire, il voyait, désormais, alors qu’il soufflait dans l’oreille pointue de ce farfadet de Felagünd :

« - Il est vivant, Il est vivant ! Reprise du souffle. Par deux fois, le Spectre de la Mort, Il l’a vaincu ! Que Son sourire soit notre phare ! »

Répéter, comme un mantra, une promesse « Que Son sourire soit notre phare », tandis que sa main osseuse, à la façon d’une araignée (et non pelure d’orange) mécanique, presse, serre, convulse contre la soie de son camarade.
La fulgurance.

Le Sublime au bout des doigts et du regard.

Que Ses bouclettes soient louées !
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Lizzie Bennet
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 29 Juin 2018, 20:00


Soir élançant de fatigue ; nuit où je danse immobile. Et dans tes bras je ressens… que le monde pour nous va changer, tu ne peux plus l’ignorer, car c’est écrit dans notre sang.

Des vitres nous entourent comme des prisons d’amour ; des verres nous enferme sous leurs étaux d’éther. Et pourtant, on va le faire osciller ; d’un frisson l’envoyer valser.

Les barrières de ce monde exploseront — et sous la chute des débris, tu danseras. Les yeux clos les lèvres roses et les cheveux en feu. On sera chauves et heureuses au milieu du chaos ; on sera fauves chaleureuses surplombant leurs os.

Je nous vois — je nous vois chaque jour ; courant les eaux de l’espoir — et si la rivière espère nous emporter, elle ignore que nous sommes des saumons. Et nous grillons sous le reflux d’un soleil brûlant ; et nous agonisons sous le chant d’un torrent tortueux.

Mais au moins, douce Kohane. Au moins, on est deux.

J’avance entre les portes des Trois Balais et la danse tisse sur ma bouche un sourire essoufflé. Arrivée à l’ancien fumoir, délice feutré, j’accoste le premier venu et glisse d’un ton sulfureux :
— J’voudrais des nouvelles de Kohane, s’il vous plait.
C’est urgent. On a un monde à détruire, et à reconstruire, à l’infini.
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Kohane W. Underlinden
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 30 Juin 2018, 00:10




Lizzie ♥

Encore un soir
A boire la futilité des autres,
Au milieu des odeurs de cuisines et des chaleurs humaines.
Un soir sans vagues, terriblement long, terriblement brûlant et pourtant, habituellement, j'aime quand ça brûle et quand ça crame sauf que là, le feu n'est pas grandiose, catalyseur des rêves les plus fous. Bien au contraire : il est banal à en mourir et moi, je suis obligée d'avancer à travers ses flammes trop molles, trop fades, aux couleurs décrépies.

Ca tourne doucement en cuisines, je finis, gestes mécaniques, d'apprêter l'assiette de quidquiche commandée par l'habituel monsieur tout seul du coin de la salle principale. J'ai jamais su son nom, mais il vient régulièrement. Toujours en solitaire, peu bavard. Il varie ses plats, touche un peu à tout. Généralement, il se ramène avec un journal, lit en attendant la commande, mange en silence en regardant au loin, reprend sa lecture à la fin du plat en attendant le dessert.
Soupir alors que j'essaie de faire bien mon boulot et accorder à l'assiette le bénéfice d'une touche d'esthétique. Quand une voix, un peu lointaine, parvient aux oreilles absentes :

-Euh... excusez-moi ?

Entendre, ne pas écouter, esprit ailleurs.
Je crois que l'assiette est prête.

-Excusez-moi ?

La voix se fait plus forte et, comprenant que personne n'est venu voir d'où provient la voix et ce qu'elle veut, j'y vais, emportant mon plat au passage.
Un jeune homme, à peine plus âgé que moi, est là. Il est déjà venu. Quelques fois. Je ne lui ai jamais parlé. Ou si peu.

-C'est vous Kohane ?
-Ouais.
-On vous cherche. Dans l'arrière-salle.

Intriguée, je suis le type, mon assiette toujours à la main.
Nous apparaissons dans la salle en question. Et. J'aurais presque pu lâcher ma commande. Parce que la présence qui me cherche et m'attend m'étonne autant qu'elle me ravit.
D'un seul coup, la futilité humaine disparaît et se fait avaler par une vague de Vie incomparable.
Mon visage s'éclaire -sourire en demi-lune qui s'accorde avec l'air obscur du soir.
Elle est là.
Elle me cherchait.
Merlin.
Que je suis heureuse. De la voir.
Abandonnant d'un seul coup tout mon aspect de serveuse, je finis par remettre l'assiette entre les mains du jeune client :

-Vous seriez un ange si vous pouviez apporter ça au monsieur qui lit son journal dans la salle principale, je lui murmure d'un air absent.

Avant d'attendre sa réponse, je m'éloigne, vais en direction de cette qui est venue pour moi. Etrange sentiment empli de plaisir : elle est venue pour moi. C'est rare. Qu'on vienne m'attendre. Intentionnellement. Et lorsque c'est elle. C'est encore plus beau.
Chaque fois que nous nous croisons, le monde devient plus grand, plus accessible, plus lumineux, plus merveilleux. Il brûle et c'en est beau. Il meurt mais pour revivre et en mieux et c'est magnifique.
Elle donne une teinte différentes aux choses et mes pupilles captent tout ce qu'elles ne captaient pas avant.

Je me plante devant elle.
La dévisage -se demander un instant si elle est réelle.
Un geste : l'inviter à se poser. Je me poserai avec elle. Après tout, le bar peut bien se passer de ma présence un petit temps. Moi, j'ai mieux à faire que virevolter dans cette chaleur de futilité humaine. Moi, j'ai à Vivre. Avec elle.
Un sourire radieux.

-La soirée va être moins ennuyante que je ne le pensais. Je te sers quelque chose ?

Histoire de bien se poser.
Confortablement. Tranquillement. Et. Parler Vie. Parce que c'est toujours autour de ça que tourne nos rencontres. Sur nos façons d'avancer, l'une sans l'autre, l'une avec l'autre -de toutes façons, même lorsqu'on est loin physiquement, ça n'est jamais réellement le cas, liées à jamais par un fil invisible.
Pour mon plus grand bonheur.

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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Lizzie Bennet, Lun 02 Juil 2018, 12:01


Un jeune homme finit par me répondre un peu rudement ; mais faisant jouer mes talents de séduction, je finis par avoir un peu de coopération de sa part. Il finit même par retourner la salle principale pour me la dégoter, et revenir avec elle, Elle, enfin. Il est congédié comme un laquais par la reine, et elle le charge même de sa commande. Je souris. Je suis contente qu’elle s’éclipse de sa soirée, de son monde à elle, pour venir s’intéresser quelque peu à notre galaxie commune.

Elle m’invite à m’asseoir, et quoique je n’en ressente pas spécialement l’envie, désirant plutôt effleurer ses cheveux, ou un bout d’elle, me rappeler qu’elle est réelle, que je vis, que ce refuge existe encore, j’obtempère. Sa voix me suffit pour revenir à moi, à ici, à maintenant. Là où d’ordinaire, le passé me ronge la cervelle, aujourd’hui je suis entière, dans le présent. Grâce à elle.

— J’prendrais bien un verre de… nouvelles de ta vie. De tes envies, de tes projets. Je. Hum. J’crois que l’intensité de ton monde, de tes mots, me manquait.


‘J’avais envie de te voir’, même. Mais cela, je ne le dis pas ; cela troublerait le délicieux déséquilibre de notre relation.

Elle ne semblait pas m’en vouloir de mon intrusion, échappant ainsi à la routine ; cela me rassurait, car je n’aurais pas aimé avoir à m’excuser. Pas quand pour une fois, je suivais mon instinct jusque dans son antre. Et sans masque. Sans prétexte. Le visage et les émotions à nu.

Un besoin de vrai, de pulsations et palpitations de vie, que j’éprouvais si bien près d’elle. Et puis, si l’envie lui prenait de se défouler sur moi, j’étais preneuse aussi. J’aurais pu être son paillasson cette nuit. J’voulais juste qu’on s’enflamme de vie. C’est si égoïste que ça ?

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Kohane W. Underlinden
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 02 Juil 2018, 17:18




/Contenu sensible\

Elle suit les directives ; elle prend place ; je l'observe avec une gourmandise discrète. Elle est là, à portée de main, portée de voix, portée d'aura. Elle est là et, comme chaque fois que je la vois, face à moi, je me sens revivre : il y a encore des êtres qui peuvent faire pulser le sang dans les veines, le faire circuler autant que le faire couler du bout d'un couteau ou d'une griffe et ça -ça c'est presque jouissif.
Je ne m'assois pas, attendant de savoir ce qu'elle désire.
Je demeure près d'elle, à la regarder la tête légèrement penchée, attention tendre ; elle parle. Ne demande pas grand-chose. Sinon un peu de moi. Pour savoir qu'il y a encore un peu de nous.
Parce que Nous, c'est beau, c'est un monde entier qui ouvre ses portes, en flammes et en coton, en violence et en douceur. Un monde que je ne connaissais pas jusqu'à la croiser et le souvenir laisse un délicieux goût sur la langue, comme lorsqu'on se rappelle ce si bon plat d'enfance.
Fermez les yeux, remémorez-vous, sentez, sentez cette saveur dans votre gorge sèche, les veines palpitent de cette douceur et vous avez subitement envie de
tout faire
pour que ce souvenir redevienne réel.
Voilà comment je suis.
Tout faire
Pour qu'elle soit réelle.

Elle l'est.

La voix, au creux de l'esprit.

Elle l'est.

Elle est venue jusqu'ici. Elle est venue me parler, me faire vivre, me faire valser.
Elle est venue prendre un bout de moi, comme à chaque fois, et je lui fais ce don sans résister, avec un plaisir non dissimulé : Nous, ensemble, on fait quelque chose de grand et
J'aime la grandeur.
Une main se pose sur son bras alors que je contourne la table pour me retrouver entièrement face à elle, m'asseoir, cette fois, détailler son visage qui m'a manqué.

-Ton monde aussi, m'a manqué. Notre monde.

Mes yeux brillent. Avec une intensité que je peine à retrouver ailleurs. D'un feu que j'ai du mal à faire vivre avec les autres.
Une flamme de vie qui a été insufflée par Kane et qui a trouvé sa force de grandir avec Elle. Elle l'a alimentée, cajolée, violentée, elle m'a poussée à aller toujours plus loin, à la fois alliée et ennemie, de ses griffes et ses caresses elle m'a conduite à élargir mon monde et voir plus loin, plus haut. Jusqu'à rencontrer sa bulle. Qu'un lien incomparable se crée.

Je me penche légèrement en avant, avance ma main à mi-chemin sur la table, comme pour espérer qu'elle viendrait y poser la sienne.
Air de la confidence, sourire gourmand aux lèvres :

-Des envies de grandeur, des projets de Chaos, remettre de la couleur vive sur ce monde gris. Le bousculer pour qu'il sorte de son apathie. Le feu, ça te parle ? J'suis pas faite pour crever dans cette banalité de vie, triste à en pleurer. En tout cas, j'essaie d'en sortir.

Mes yeux glissent sur les traits de son visage. Ses cheveux. Ses épaules.
Elle embrase l'atmosphère et rend à chaque chose son relief perdu.
Avec elle, tout paraît tellement grandiose.

-Et toi ? C'est quoi, les nouvelles de ta vie ?

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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Lizzie Bennet, Mer 11 Juil 2018, 10:27


Y a sa main sur mon bras et la douceur de sa voix. Y a son regard plein de chaleur et sa langue de tendresse. Y a ses mots, ses mots qui donnent envie de plus, car parler de notre monde en donne déjà le manque. J’suis en exil loin de tout, incapable de trouver un sentiment de maison, et notre chez-nous, notre chez-nous est à portée, mais on ose pas entrée, pas encore, on attend de partir en voyage. On attend encore quelques secondes, quelques miettes de temps, pour se jeter vraiment, sauter dans l’air en grand.

J’me roule dans ses mots, dans nos illusions, dans nos chimères, comme dans un plaid en hiver. Je ne voudrais jamais les quitter. En même temps, plaid est un mot inadapté. Il donne une idée de confort et de quiétude ; rien dans notre monde n'est confortable. C’est ce qui est délicieux. Dans notre monde, on se sent chez soi sans jamais être dans notre zone de confort. On est constamment poussé au delà de nos limites, pour se découvrir un peu mieux. Le calme, pour l’instant, ne sert que d’interlude. La tempête approche. Je la sens.

Y a l’âme dragon qui bout en elle, me donne des frissons ; j’sens s’immiscer le miel de la Calédonie le long de mes bras. Elle me couve de ses promesses de destructions, de reconstruction, de chaos hors du temps, dans un nouvel espace, et j’veux qu’on s’échappe, qu’on puisse enfin fuir la foule de leur morne vie, toutes les deux.

Chaos. Couleur. Feu. Autant d’incantations qui me laissent déjà dans un état de transe ; mon regard se trouble, impatient. Je ne sais comment lui répondre que nos mondes s’écrivent en miroir, alors faute de verbe, je choisis les actes. J’avance ma main vers la sienne, la suspens au dessus, et bientôt fait naître une flamme entre nos paumes. Une flamme qui lévite, nous attend. J’aurais pu y mêler un gèle-flamme, mais ce ne serait pas assez. Lentement, j’approche mes doigts de la chaleur.

Sourire confus en sa direction.
— Rien que tu ne connaisses déjà.
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Kohane W. Underlinden
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Re: L’Arrière-Salle

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 14 Juil 2018, 20:03




Mordiller sa lèvre. Comme pour contenir sa gourmande gourmandise. Des yeux brillants : à mesure que s’écoulent les secondes et les minutes, à mesure que sa présence prend de l’ampleur dans cette salle reculée, notre monde se bâti, brique après brique, le monde dont on rêve à deux, qu’on peut rêver à deux. Ce monde qui nous appartient, secret, tendre, violent.
Je me sens courir à ses côtés, elle dévore ma présence comme je dévore la sienne. Heureuses de se retrouver. Autour d’une table. Sages. En apparence, seulement.
Au fond de nous, nous bouillonnons. Ce lieu est trop étriqué et quotidien pour nos rêves communs. Lorsque je suis avec elle, le trivial se doit de s’effacer car elle fait vivre les choses avec une intensité qui n’a rien de quotidien. J’oublie le monde et la matière, je plonge dans ce qu’elle m’offre, j’offre aussi de moi dans ce tourbillon -de mots, de gestes, de fureur et de douceur. Sur quelle vague allons-nous surfer aujourd'hui ? Toutes, sans doute. Nous aimons toutes les explorer à la fois et c’est pour ça qu’elle est si particulière : elle n’est pas qu’une personne. Elle n’est pas non plus successivement plusieurs personnes. Elle est tout à la fois et sa danse est infernale, à en faire tourner la tête et renverser l’âme.
Pourtant, sans une once d’hésitation, je la suis, je cale mes pas dans les siens.
On peut beaucoup, ensemble.
Du moins, telle est mon opinion, ma certitude.
Et je ferai tout pour qu’elle soit vraie.

Je ne la quitte pas du regard et lis au fond de ses prunelles son délicieux trouble qui me trouble à mon tour. Nous sommes comme deux âmes jumelles qui se contemplent. Depuis quand, ai-je ce sentiment de lui ressembler autant ? Depuis toujours, peut-être. Depuis la première rencontre. Mais je ne l’ai accepté que plus tard. Bien plus tard. Lorsque j’ai compris à quel point elle est devenue importante pour moi.
Une étrange relation presque malsaine.
J’aurais peut-être dû la haïr pour ses coups d’il y a si longtemps.
Et, bien au contraire, je l’admire. Je désire ardemment chacune de nos rencontres, je bois, comme du petit lait, les instants où nous nous voyons.
Cette fois-ci, c’est sa main qui vient à moi. Sans bouger, je la regarde faire : suspendre son vol au-dessus de la table, la flamme qui apparaît entre nos paumes. Fascinée, je contemple. Elle avance ses doigts, elle parle.
A mon tour, j’avance mes doigts.
La chair traverse la flamme pour se saisir des siens. Assez vite pour ne pas se brûler. Assez lentement pour en ressentir tout de même la mordante chaleur. Traverser le feu, la flamme qui se trouble un court instant, et, maintenant, mes doigts se retrouvent accrochés aux siens, au-dessus de la douce flamme. Que je continue de fixer, hypnotisée, alors que je réponds :

-Je suis sûre qu’il y a des choses que je ne connais pas. Mais peut-être n’as-tu pas envie de les dire.

Les doigts progressent et, à présent, c’est la main entière qui est posée sur l’autre, au-dessus de la flamme, à tenir en équilibre sur un fragile et invisible fil.
Je sens sa peau sous la mienne -geste tendre de la caresse. Elle me paraît si différente des autres êtres humains, des autres contacts physique que je peux avoir au cours de la journée.

-Est-ce que, toi aussi, tu as parfois l’impression de te noyer dans la banalité ?

Regard perdu, au cœur de la flamme magique. Cette flamme qui est elle, une part d’elle, c’est elle qui l’a invoquée, sans baguette, une flamme parfaite.

-Faire les choses comme la société veut et s’attend à ce que tu les fasses ? Moi, ça m’arrive. Et quand je le réalise, j’ai envie de me donner des claques. Mais souvent, c’est trop tard. Les choses sont faites.

Je me suis mariée parce que mes grands-parents le voulaient. Je suis consciencieuse et souriante aux 3B parce que la profession l’exige. Je ne fais pas de vagues parce que la société déteste ça.
Et moi, dans tout ça.
Qu’est-ce que je veux ?

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