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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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Au bar
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Dragomir Orton
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Re: Au bar

Message par : Dragomir Orton, Dim 24 Sep 2017 - 11:59


Pv Linouwé

Le petit sorcier (appelons le Roger) s'était retourné. Stupéfait sans dote qu’un jeunot lui tapote ainsi le crâne, ce même crâne prit immédiatement une teinte betterave et Roger se redressa de toute sa rondeur.

Mais bien sur que je sais de quoi je parle gamin! Pour qui tu te prend? Vas jouer avec ta patte folle!

La couleur semblait redescendre, il regardait son ami, fier de lui, en riant grassement. La saillie ne fit même pas sourire Dragomir qui regarda le sorcier d'un air compatissant.

Si c'était hilarant pardonnez moi je n'ai pas du bien comprendre. En tout cas c'est une manœuvre habile pour détourner la conversation. Alors... Instruisez moi! Donner moi des fait! Ou bien l'ordre de feu n'est terroriste que dans votre tête...

La question de la serveuse le prit au dépourvue. il la regarda fixement avant de comprendre qu'il s'agissait d'une plaisanterie. Il sourit et déclina. Il regarda derrière lui, un jeune garçon venait d'arriver.

-Je vais plutôt prendre la même chose que lui s'il vous plaît. Ça n'as pas l'air mauvais du tout.

Puis il se retourna vers Roger, la mine froide. -Alors?

Le petit sorcier tripotait maladroitement son verre de whisky. -Et ben... vous savez! Toutes ses histoires comme quoi ils prônent l'anarchie et veulent nous dévoiler aux moldus... Et puis enfin bon! Si le ministère ne les approuvent pas ils ne doivent pas valoir mieux que les mangemorts!  

-Voilà typiquement le genre de chose que je déteste entendre! Dragomir s’emportait rarement. Sa voix n'avait pas monté en volume mais elle était devenu si froide qu'il aurait pu s'en bruler la langue. Il releva le tissu de son pantalon pour montrer l'hideuse balafre. Je suis entré en contact avec les mangemorts, bien contre mon gré. Ils m'ont laissé ce petit souvenir. Plus tard je suis entré en contact avec un combattant phénix, voyez vous une autre cicatrice?

Rageusement il rabattit son vêtement. Roger se gonfla un peu plus et chercha du soutient dans l’assistance. Il sourit au jeune garçon derrière le français.

Et toi mon garçon! T'en pense quoi de tout ce qu'il dit celui là?
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Lïnwe Felagünd
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Re: Au bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 24 Sep 2017 - 15:58


Recevoir une réponse d'Ailyne, c'est une réelle motivation pour RP aux 3B... Merci. ♥

La mine pâle mais le regard passionné indique une dose de reconnaissance assurée envers le serveur. Ou plutôt la serveuse. Ou même, la patronne. Douce et lyrique, charmante et fanatique maîtresse des lieux. Clin d’œil qui le réchauffe un peu, rien qu'un peu. Avec ce sourire enjôleur. Ces mains innocentes et régulièrement agressées par les vacheries exotiques qui traînent sur la table, apportées par des clients maladifs qui se rendent ici quelques instants pour se réfugier du temps et du passé qui les rattrapent, les torturent.

Elle, elle tente d'apporter un idéal pour tous. Y'en a pas beaucoup qui tiendrait tête à un auror aliéné par son propre travail et son cerveau tous deux méthodiques. Tic. Tic. Le verre est servi. Émanations tropicales, d'îles aphrodisiaques. Au cœur banane, lèvres liquoreuses, nectar des sentiers de piraterie perdus, réminiscences aux palmiers douteux, plantations de vanille, et ces épices miracles... Un assemblage idéal, vraiment idéal pour une clientèle un tant soit peu redoutable.

— ces bords de mer
ces bords de bouche qui palpitent
de gauche à l'est
jusqu'à tendre
ces dernières pulsions
horizons lointains
vers ce néant - liquide.

A côté, ça parle affaires politiques. Tous des hérétiques, corrompus par leur propre loi. Liberté inexistante. Oppressée par des yeux agresseurs d'un gouvernement au comportement aguicheur. Plongeon vers un chaos maintenant presque total. Bordel permanent. Groupuscules qui s'étripent dans les rues moldues et sorcières. Rendent cet affolement général encore plus stressant. Il sourit un moment. Ça parle d'oiseau. D'oiseaux de feu. C'aurait pu être des moineaux, ou des merles. M'enfin, ça reste un mot de possible rêveur, poète disparu à des heures lumières. La liberté réapparaît, comme une idée lente et fixe ; aliénation d'un langage programmé dans le cerveau.

Et toi mon garçon ! T'en pense quoi de tout ce qu'il dit celui là ? Voilà que celui-là l'accapare à leur discussion de bourré bourru. Il avait l'air vieux, comparé à l'étudiant qui le piquait à côté. C'est qu'il possédait une brillante rhétorique, et semblait prouver quelques argumentations convaincantes à la connaissance sans faille.

Regard vers les deux escrocs,
Le doigt qui parcourt le contour du verre.
Sourire étrangement pervers, un génie perverti par sa propre invention.

- Moi... je pense qu'il a bien fait de prendre cet Hakuna Banana.
C'était, en soi, un bon résumé de sa pensée politique.

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Dragomir Orton
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Re: Au bar

Message par : Dragomir Orton, Lun 25 Sep 2017 - 9:09



Le vieux Roger se tournait vers n'importe qui en quette de soutient. Il interpella même je jeunot derrière Dragomir. Celui ci se retourna, un sourire un peu étrange se dessinait sur ses traits. Sa réponse laissa le vieux sorcier comme deux rond de flan pendant que Dragomir éclatait de rire. Depuis combien de temps n'avait il pas rie comme cela? Il riait de moins en moins, souvent en compagnie de son presque frère mais très peu en dehors. La blessure avait changé sa personnalité, bien plus qu'il ne le pensait.

Je voterai Banana au prochaines élections, attendez... Bien sur que non nous n’en avons pas! Comment t'appelle tu?

Ce garçon l’intriguait, de deux ans de moins sans doutes, mais aussi grand que lui et si mince! Ses cheveux presque blanc un poil trop long et ses yeux... Dragomir s’arrêta un instant sur les yeux. Lui qui aimait tant la joaillerie adorait comparer les yeux des gens. Ceux là le fascinait, bleu et vert à la fois, ils avaient quelques touches de couleur autours des iris comme des humeurs d'or dans un diamant. Dragomir se détacha de sa contemplation. Regarder les gens avec insistance était malpoli. Il s'attarda néanmoins sur les mains du jeune homme. pas calleuses, fines et douces. Des mains d'artiste? Peut être...

Ben du coup vous avez plus d'arguments donc vous m'ignorez c'est ça!

Dragomir soupira, il avait oublié Roger.

Excuser moi monsieur mais je pense qu'il n'y a pas besoin d'être à cour d'argument ppiur faire comme si vous n'étiez pas là. Sauf votre respect vous avez la prestance d'une huitre. Pas vrai? Il s'était tourné vers le garçon avec un clin d’œil.
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Ailyne Lawson
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Re: Au bar

Message par : Ailyne Lawson, Ven 29 Sep 2017 - 8:16


Tu sens que le plaisir d'avoir retrouvé ton petit acolyte d'un soir est partagé. Toi, d'un oeil amusé, t'écoutes la discussion et tu te demandes comment ils font pour trouver cette discussion intéressante. Il faudrait qu'ils sortent de leur corps pour se voir, ils en auraient bien besoin. De voir à quel point il est futile de parler des choses du monde sans en discerner les véritables enjeux. Comme le monde n'est ni noir, ni blanc, mais pénétré d'un milliard de couleurs. Avec personne capable de toutes les discerner. Toi, t'apporterais de la nuance à tout ça. Parce que les gens, dans les bars, tu sais ce que c'est. Ca parle, ça a des principes et des valeurs, mais ça ne voit les choses que quand on force la vie.

Alors ça te fait plaisir. De voir celui que t'avais défendu, parce qu'il est comme toi. Il s'en fout pas mal de tout ça. Et peut-être qu'il pense quelque chose, mais il ne déballe pas tout, comme ça. Flots continus de paroles. C'est agaçant quand les gens sont trop intelligents. Ils sont incapables de voir, il faut seulement parler, parler, parler. C'est un coup à donner la migraine.

Tu les écoutes d'une oreille avec leur argument, leurs petites vies bien rangées et l'envie d'être meilleur. Toi ça t'agace parce que si les gens ne se mettaient pas constamment en opposition, ils trouveraient des lumières dans chaque instant de vie. Qu'on soit d'accord ou pas l'importance c'est ce que l'on s'apporte. T'aimerais bien leur dire ça, mais tu trouves ça un peu futile tout à coup.

Alors tu prépares leur cocktail en lançant un "Tournée générale d'Hakuna les gars". T'entends les clients qui sont contents et ceux qui savent pas si c'est une blague. T'en fais plein, des dizaines, pour pouvoir contenter tout le monde. Un Hakuna banana, ça rend les gens heureux et ça donne envie de voir les choses en grand. C'est exactement ce qu'il faut au monde. C'est exactement ce qu'il te faut.

- Alors voilà mes poulets, autres choses ? Un petit gâteau ? T'avais bien aimé la dernière fois.

La fin est adressé au petit blond, mais si le monde entier veut y répondre, toi t'es pas contre. Du toute façon, t'aimes juste voir les gens sourire. Tu leurs sers leur cocktail, et ça te suffit pour te sentir mieux.
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Alice Grant
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Re: Au bar

Message par : Alice Grant, Dim 1 Oct 2017 - 6:46


Aza

Et mince, qu'est-ce que t'es en train de faire? Tu passes déjà assez pour une débile, alors pose ce verre et essaye d'affronter le regard du ténébreux. Tu l'écartes un bon coup et hop on n'en parle plus, sinon tu vas finir ivre morte et tu vas commencer à dire des choses bizarres, du genre que ton collègue n'est pas censé savoir. Déjà c'est bien parti avec le patron qui connait les moindres recoins de ta folie. Il te sourit et tu regrettes de ne pas avoir ta cape d'invisibilité sous la main. Qu'est-ce qu'il se passe au juste? A quelle gorgée c'est devenu aussi gênant? Ne pense pas, surtout ne pense pas et regarde-le. Il parle. Depuis quand il sait faire ça, la, mieux que toi? Mais écoute coconne!

- Qu'est ce qui te déboussole à ce point ?

Toi. Euh, un toit, avec des tuiles imbriquées, une gouttière brillant au soleil et un trou pour la fumée de la cheminée, et des oiseaux qui volent autour. Un paysage d'hiver, calme, dans un village isolé et silencieux, où les pierres sont si solides que rien ni personne ne peut les ébranler, où tout est gelé, conservé, et attend le printemps. Ce serait si bien de s'endormir sur la neige, jusqu'à ce qu'un magicien sourie pour faire fondre la neige. Les demeures s'éveilleront enfin, les voix toutes engourdies s'élèveront de nouveau et les oiseaux arrêteront de tourner en rond. Curieusement, tes membres cessent de trembler.

- Les choses. Les gens. Ils changent tellement. Et j'ai du mal à suivre. Tu affrontes son regard. T'aurais bien aimé le connaitre assez pour le voir évoluer, il a fallut que tu joues les espionnes. En même temps il avait racketté une gamine. Mais aujourd'hui tu veux découvrir quel genre de personne il est devenu, sans fouiller, sans l'éloigner, sans le perdre. Tu souris. Kiss me before I... Mais c'est pas grave. J'ai l'habitude. fucking lose my mind.

Tu te lèves.

- Merci.

Puis tu tournes les talons et tu sors du bar. Courage, fuyons.

Départ d'Alice
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Lïnwe Felagünd
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Re: Au bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 5 Oct 2017 - 16:37


Ouaiiis. On a gagné une tournée ! :')
J'te veux bien comme barwoman IRL.


Réponse absurde et burlesque, comme un vieux personnage d'opéra illustre. Un théâtre chanté. Des paroles, des paroles. Y'en avait, des rives de vive éloquence. Comme la petite aiguille qui fait compter les secondes, grains de café qui montent au cerveau à la tête à la tête ; une bougie qui s'enflamme et la maison brûle ; la kyrielle de mots sots qui se font passer pour intelligents, adjectifs usurpateurs, idées fausses et creuses, syntaxe malheureuse, phrasé menteur ; la nuée au-dessus des maisons qui oblige les yeux à cligner quelques instants, instance à vive allure qui coupe cet azur crépusculaire — il rit. Et l'autre se sent mal d'avoir demandé un soutien très proche.

Les réactions ne se font pas attendre. Pierrot et Polichinelle, duo de badins et facétieux, deux bouffons dont un plus encore que l'autre. « Je voterai Banana au prochaines élections, attendez... Bien sur que non nous n’en avons pas ! Comment t'appelle tu ? » demanda le jeune homme, entre deux hoquets joyeux. — Léger sourire, un peu sarcastique. Le sarcasme est comme une chaussette, comme sa montre argentée comme son pendentif - souvenirs imprenables, comme une idée fixe, comme la poussière qui se range sous les ongles ou la peste sur la peau ou les voix dans sa tête — il ne le quitte pas.

Entre temps, y'a eu beaucoup d'événements. En quelques secondes à peine, qui lui semblèrent être une heure passée dans un coin reculé, lui et son verre alcoolisé. D'ailleurs, était-ce un coup fourré du cocktail ? Effets de latence, tout marche au ralenti. Le bonhomme qui tente de se faire un audimat perd les pédales, le garçon de Poudlard le compare à une huître et le plus essentiel, on lui propose un Bisounours et une tournée générale offerte par la patronne ! Comme je disais, beaucoup de choses en si peu de temps.

Étonné de voir qu'il est devenu les aiguilles sur l'horloge et non le regard hagard qui prognostique la prochaine ouverture de porte en comptant les secondes, il met du temps avant de répondre. D'abord à la serveuse, parce qu'elle mérite qu'on la fasse passer avant tous les autres. Elle est à part et unique. Pensant que ce n'était qu'un coup d'un soir, juste pour faire chier un auror mal luné ; mais en fait, c'était naturel chez elle, d'apporter un peu de bonté, vertu du bonheur d'autrui ici.

- Votre Bisounours est succulent, mais ça sera pour une autre fois, je vous remercie, fit-il en décrochant un sourire. Trop de gentillesse d'un coup pour lui. Par contre, le verre solitaire sur le comptoir, orphelin de cette petite tournée improvisée : il le fait glisser jusqu'à lui, réservation, VIP.

Je m'appelle Lïnwe Felagünd.
Ton désinvolte et rythme lent, parce qu'il ne le répéterait pas deux fois
et que son nom n'était pas évident à prononcer ou mémoriser pour tout le monde.

Puis ajoute : « ça fait combien de temps, maintenant, que le Ministre a pas changé ? »
s'interroge sur une notion égarée dans les
corridors de son génie intérieur — le cervelet.

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Izsa Hilswood
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Re: Au bar

Message par : Izsa Hilswood, Dim 8 Oct 2017 - 9:58


RP with Lydie et le ou la serveuse qui s'occupera de la commande MDR




Izsa aimait bien les saisons froides, de la fin de l'automne au début du printemps. C'était l'occasion de sortir sa cape de voyage rembourrée, et elle aimait bien sa cape. Du coup voilà, quand les températures baissaient elle pouvait la mettre sans risquer de mourir de chaud. Du coup elle était contente.
Il y avait des petits plaisirs dans la vie.

Il faisait quand même beaucoup plus chaud à l'intérieur de l'établissement. L'odeur de nourriture et de bièreaubeurre emplissait ses narines, comme un ancien souvenir. Elle retira sa cape de toile épaisse avec la satisfaction de manipuler un objet familier. Elle la replia d'abord, puis l'enroula sous son bras.
D'après la description qu'on lui avait fait de Lydie, la jeune étudiante n'était pas encore arrivée. Ça n'était pas bien grave, elle pouvait attendre. Correction : elle pourrait attendre avec un verre devant elle. Elle jeta un coup d’œil vers l'entrée de l'auberge, mais il n'y avait pas encore de longue chevelure rousse en vue.

Elle s'approcha du comptoir et s'adressa à la personne qui tenait le bar :

- Bonjour, vous allez bien ? Je vais vous prendre une chope de bièreaubeurre, s'il vous plait.

Les souvenirs de ses années à Poudlard avaient été ravivés dans son esprit. Elle avait envie de consommer un peu de nostalgie liquide.
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Leo Keats Gold
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Re: Au bar

Message par : Leo Keats Gold, Dim 8 Oct 2017 - 11:36





Commande
Izsa et Lydie


Un pas à droite, un autre à gauche, la journée avait été rythmée. Sans pause, sans souffle. L'effort pour conserver cette apparence neutre avait parfois été harassant.
Mais j'avais réussi, contre toute attente.
À assumer tout une journée. À ne faire plus qu'un.e avec Shae. À comprendre et accepter au point de ne plus supporter que ce nom là.
Shae.
Le nom avait voleté autour de moi.
Sans que je ne parvienne à l'attraper.
Sans qu'il s'éloigne tout à fait.
Shae.
Comment m'appelais-je avant d'être enfin libéré.e ? Pourquoi ce passé m'etait-il devenu étranger ?
Qui étais-je désormais ?
Shae.
Je ferme les yeux, tantant d'oublier l'odeur rance qui flottait dans la cuisine.
Shae.
Doucement le nom se pose sur mes paupières closes, se glisse le long de ma respiration régulière, se coule dans mon coeur. Dans mon âme. Et chacune des cellules de mon corps.
Et pour la première fois
il devient mien.
je deviens sien.ne.
Et tout est infini.
Shae.

Demain j'irai.  Faire ce que j'ai à faire. Quitte à m'asseoir. Des heures durant. Pour obtenir le droit de vivre. De respirer. De changer. Je ne préviendrai personne.
Et je recommencerai.

La porte d'entrée grince et je reviens en un soupir à la civilisation. Sans trop dire, un sourire commercial sur les lèvres un peu sèches. J'aime bien la prestance de la nouvelle venue. Elle est pas comme les autres. Y a un petit quelque chose dans les cheveux. Dans la façon de demander. Puis je me souviens d'elle. Des années de travail en commun il y a une éternité. Quand j'étais lui. Un autre. Qu'on ne reconnaîtra plus désormais. J'ai pas repris son corps depuis bien trop longtemps.

La voix qui pétille. Qui donne envie d'écouter. Et les mains s'exécute. La pinte est rapidement servie. Généreuse. J'en suis même à offrir des cacahuètes avec.
Parce que je l'aimais bien Izsa.
J'aimais bien cette époque
tout était encore trop simple. Alors dans un sourire un peu plus sincère je pose ta chope devaut toi. Et d'une voix amicale j'annonce la couleur

Ça te fera 3 mornilles. Ça faisait longtemps. Tu deviens quoi Izsa ? Tu bosses toujours pour Anthony ?


Izsa Hilswood:1 bierraubeurre, 3 mornilles.


©LKG
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Kohane Werner
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Re: Au bar

Message par : Kohane Werner, Mer 11 Oct 2017 - 18:19




Pour Chloé/Ciaran

Un mot. Qui tombe. Comme un couperet.
Un seul.
Sorti des lèvres de Chloé.
Vide
C'est donc ainsi qu'elle se sent. Qu'on peut se sentir. Après ce qu'elle a traversé. Bien qu'au fond, je n'en ai pas la moindre idée. J'ignore ce qui lui est exactement arrivé. Tout ce que j'ai. C'est une affiche. Toute simple. Presque banale. L'affiche de tous ceux qui sont recherchés pour divers motifs. Il y avait sa tête. Elle a fait partie du lot, un jour, y'a longtemps. Et maintenant, elle n'a plus de raison de se cacher. Elle a payé sa faute -mais était-ce vraiment une faute ? En soi. Défier le gouvernement est toujours une faute pour ledit gouvernement. Mais porter un tel jugement n'inclut pas forcément que ce dernier soit juste. Proposer de nouvelles idées que les autres ne veulent pas entendre, ce n'est pas une faute, pour moi. On paie pour une audace, une provocation. Une situation de bourbier qui mène à des actions violentes, un manque d'écoute qui conduit aux cris de haine pour réussir à se faire entendre.
Mais où est la faute, dans tout ça ?
Et plus important : à qui la faute ?

La voix de Chloé, faiblarde, continue. Alors que ses yeux s'échappent.
Et peut-être une première réponse. Tuer des gens. Ca. En revanche. C'est une faute.
Mais je ne réponds rien. Ne sors pas de jugement dur et implacable. Après tout. Moi, je n'ai jamais tué. Mais c'est tout comme : complice de meurtre, ce n'est pas mieux. Non complice de le sens ayant prémédité de meurtre, assister l'acte mais plutôt parce que j'étais là, témoin involontaire, que je n'ai jamais rien dit. Un silence gardé toujours pas rompu. Et certaines nuits, je sens encore les yeux vides de la femmes tombée dans la neige sur mon dos. Elle parle, muette pourtant, dit que c'est moi aussi, qui l'ai tuée.
Ca fait si longtemps
Mais le temps, j'sais plus trop ce que c'est. Je m'y perds. J'ai plus ces notions. Proche. Lointain. J'sais plus.
J'suis toujours perdue dans la temporalité.
Et là encore, j'sais plus si Chloé, ça fait deux minutes que nous parlons ou une éternité. Demain, quand j'y repenserai, je me dirai peut-être que c'est comme si c'était il y a dix ans alors que dans quelques mois ou années, ce sera comme si c'était hier.
Je suis perdue.
Et ses phrases m'emmènent voguer encore plus loin. Là où la raison se brise sur l'expérience. Le bon sens réprouverait ce qu'elle dit ; mais je suppose que c'est vrai : se sent-on vivant.e, lorsqu'on voit quelqu'un partir ? Lorsqu'on sait qu'on a été le dernier et fatal cauchemar de la personne envolée ?
Lui, s'est-il aussi senti vivant lorsque la femme dans la neige s'est éteinte ?
Frisson...



-La mort est toujours fascinante.

Murmure.

-La donner doit être terrible. Mais accorde un si grand sentiment de pouvoir.
Moi, la mort, elle me poursuit. J'crois que je me suis habituée à la sentir dans mes pas, dans mon ombre. Pourtant, j'ai jamais tué. J'ai juste regardé faire.
Par contre, je sais pas si ça m'a fait me sentir vivante...

Je baisse les yeux sur le comptoir. Mâchouille ma lèvre inférieure.
Questions compliquées, tout ça.
Finalement, Chloé laisse en suspend ses conseils, ses avis. Phrase inachevée. Et à la place, le sentiment de devoir partir. Elle était venue ici pour une raison que j'ignore. Et finalement, elle repart sans doute avec autre chose.
Je la regarde rassembler ses affaires.
Me lève, moi aussi, prête à reprendre mon service.
C'est que je suis censée bosser, moi. Pas flâner ou discuter avec les gens.
J'adresse un léger sourire à la jeune cliente. Pose une main sur la sienne par-dessus le comptoir.

-Même si tout est vide, faut faire l'effort de remplir. C'est comme ça que la vie sourit de nouveau. Et vaut la peine d'être. Tout simplement. Etre.

Lâcher sa main. Et faire le tour du comptoir. Prête à mettre les voiles vers d'autres horizons -c'est-à-dire d'autres tables.
Je vais pour m'éloigner, laisser Chloé sortir tranquillement.
Mais, au dernier moment, je me retourne :

-Si jamais l'envie te prend, tu peux revenir me voir aux 3B n'importe quand.

Sourire d'au-revoir.
Petit signe.
Et cette fois, je m'éloigne pour de bon. Encore portée par l'intéressante conversation que nous avons eue. Comme quoi, on croise parfois des gens intéressants. Suffit de savoir les repérer.

Fin du rp pour moi.
Merci !

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Dragomir Orton
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Re: Au bar

Message par : Dragomir Orton, Jeu 12 Oct 2017 - 5:30


Pv Linou Je mérite le fouet pour le retard

Lorsqu'il appris le prénom du garçon, Dragomir se fendit d'un nouveau sourire.

C'est un prénom magnifique; Savait tu que c'est celui d'un roi elfe dans le contes moldus? Linwë fils de Thingol. On l'appelle aussi Finwë. Enfin en bref c'est un joli nom très poétique.

Comme le lecteur peut s'en apercevoir, l'alcool montait peut à peut à la tête du garçon. Dans un rythme trop lent pour qu'il s'en rende compte, presque avec sympathie. Il ne remarqua pas René qui sortait d'un pas lourd de la salle et encore moins la tournée générale. A la question du rouge et or il répondit avec un sourire.

-Le père Sudworth n'est pas sur le trône depuis bien longtemps. Mais c'est le trône en lui même qui me chiffonne. Non pas que j'aime bien le Pétrus attention! Enfin si! J'aime le château pétrus mais pas ce pétrus là, il est beaucoup trop rêche au palais. Bref je veut dire que c'est le fait que le ministre ait beaucoup trop de pouvoir qui me dérange. J'ai l'impression de vivre sous un était totalitaire! Une dictature! Les trois pouvoirs sont entre les mains du ministère! L’exécutif, le législatif et le judiciaire... C'est tout sauf normal! A ce moment là autant lui forger une couronne...
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Lydie Nouël
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Re: Au bar

Message par : Lydie Nouël, Jeu 12 Oct 2017 - 13:23


Réponse à Izsa

Lydie est excitée. Et perplexe, surtout. Oui c'est ça. Elle est tout à fait excitée et perplexe. Un peu stressée aussi, à l'idée de rencontrer pour la première fois une femme dont Azénor a en effet lâché quelques mots. La jolie rouquine a reçu une lettre d'une certaine Eileen Hilswood. Un rendez-vous a été convenu, et rien de bien plus. Elle ne sait pas à quoi elle ressemblait, sa seule connaissance et certitude était l'adresse du rendez-vous. Sans mal, sans trop de réflexion et avec un peu de naïveté peut être, elle a décidé de faire confiance aux connaissances et amis d'Azénor. Alors elle suit les instructions envoyées par Miss Hilswood à la lettre. «Nous partageons idées et gallions». Cela ne pouvait être qu'une histoire en rapport avec l'Ordre du Phénix, Lydie le savait. Et c'est d'ailleurs pour cela, qu'elle était tout excitée. Azénor ne le l'avait jamais dis mot pour mot, n'avait jamais rien avoué, mais l'avait fortement influencée. S'entendraient-elle si bien sans cette même vision du monde? Son amie pouvait bien faire partie de l'Ordre, cela ne la surprendrait certainement pas.

Quelqu'un l'a finalement contactée. Lydie se demande un peu comment toute la situation va se dérouler. Mais la meilleure façon de le savoir, c'est d'aller à ce fameux rendez-vous. Par dessus le reste, la seule appréhension, la seule peur qu'elle éprouve, c'est la peur de la déception. Son pas est hâtif et elle prend soin de ne pas se soucier des passants. Bientôt elle s'éloigne de ses camarades, personne ne pose de question, elle sait parfois faire preuve de discrétion. Elle a attendu cette fameuse sortie à Pré-au-Lard durant de longs jours. Mais le jour est enfin arrivé. Elle allait connaître ce qui se cachait derrière cette lettre, même si une idée traversait son esprit, les mots se répétaient et raisonnait. Peur de la déception, elle retient ses espoirs hatifs. Elle espère que ce soit cela.

Assez rapidement, elle arrive devant la devanture des Trois Balais. Elle y entre sans trop se poser de questions, elle connait l'endroit, ne sait qui elle doit rejoindre. Elle remarque quelques clients à différents endroits du bar, ne sait vers où se diriger. Elle n'avait aucune idée de quoi ressemblait Miss Wilswood. Elle reste alors plantée devant la porte à regarder partout. En espérant être reconnue. Elle a laissé ses cheveux détachés, ce sera son signe distinctif. L'angoisse monte malgré elle. Et si personne ne l'attendait, au final? Ce serait le pire scénario.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Au bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 15 Oct 2017 - 14:57


L'élégance d'un sourire, qui pourrait paraître comme communicatif. Celui qu'on veut suivre, jusqu'au rire qui tend les muscles abdominaux jusqu'à la folie, jusqu'à la démence sans plus en reconnaître la cause originelle. Pourquoi a-t-il ri, ce joker amusant ? Lèvres sanglantes qui remontent bien haut, aux oreilles. Complicité silencieuse pour un rendu minutieux. Le jeune homme lie son propre nom à un conte moldu.

- Si tu le dis.
Et un haussement d'épaules, parce qu'il n'est pas très serein
mais dit-on que c'est un nom norvégien
un prénom norvégien :
les traditions familiales.

En soi, le garçon a l'air aussi perché que lui. Il vole plus haut qu'un albatros au-dessus du mât. Bien plus haut. Il touche les nuages, même peut-être plus encore. Pour chercher un nom dans une vieille histoire de quelques siècles. Comme quoi, les bouquins sont intemporels lorsqu'ils sont bien écrits. L'art de la littérature et la puissance des mots. Il en connaissait davantage sur la politique, ce qui était particulièrement intéressant pour le Felagünd qui regrettait d'y voir tant de lacunes dans ce domaine. Une gorgée.

Il tente d'imaginer le chemin du liquide de l’œsophage à l'estomac, c'est épique. Vraiment épique.

« [...] Les trois pouvoirs sont entre les mains du ministère! L’exécutif, le législatif et le judiciaire... C'est tout sauf normal! A ce moment là autant lui forger une couronne... » finit-il par dire, après une longue tirade. Le révolté type du citoyen en colère. Comme à la Révolution française, ça fait mal et ça finit toujours à la guillotine. Mise à mort des pensées indécises.

Une gorgée. C'est l'utilité-même de la création du Ministère de la Magie, non ? Chacun des hauts employés, votés à l'unanimité et légalement parlant, apporte sa propre essence au siège. Chaque pouvoir n'est-il pas justement réparti entre associés ? Ce qui m'intrigue, c'est le décor qu'on ne voit pas ; comme les longs corridors obscurs et sales qui mènent aux loges des artistes derrière le théâtre.

Et ce qui plus incroyable encore, c'est
qu'il tient aussi bien l'alcool qu'un politicien du mensonge en sauce.

— René ? oublié.

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