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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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Au Bar
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Shae L. Keats
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Re: Au Bar

Message par : Shae L. Keats, Mar 3 Juil 2018 - 1:52


_Réponses multiples: Megan/Eb

Megan

Les gestes s'automatisent au rythme des rouages esclavagés de l'horloge rouillée qui bat toujours la même mesure à l'arrière de la cuisine.
Mais le temps n'a plus que l'emprise
qu'on lui accorde.

Il y a une faille,
un vide, un creux
une coup de gomme
au centre de la partition alcoolisée
la même que tous les soirs
et ce soir comme tous les autres.
à l'écart du néant.

il est le temps
de la mort des horloges.
La minutes d'avant minuit
celle qui n'appartient à celleux
qui peuvent encore la sentir.

Parce que les lèvres se serrent
comme une poignée de main.
Parce que survivre est tout un art
et qu'il ne reste plus qu'une minute à tenir
pour voir demain.

Alors l'ambré se remplit, se vide et s'appose sur le bar devant le regard de l'autre avant que les mots parler soient prononcés.
L'absence, le vide n'attire pas l'attention
personne ne fera attention
aux esprits à contre temps qui s'accroche au bar par peur de glisser.
L'alcool comme béquille.

L'envie d'être une épaule de plus, un énième pilier de comptoir. Alors le verre se remplit également alors que le corps se meut jusqu'à l'immobilisme.
Trois tapotement du bout des doigts.
le confessionnal c'est qu'un prétexte comme un autre pour faire du blé un autre comme le corps, les chambres et tout le bordel. Parce que je finis par croire que tout est un prétexte pour oublier la mort de l'être.
Alors je tapote et je bois.
pour dire avec les yeux et les lèvres où perle encore l'alcool
si tu veux parler vraiment, c'est exactement là où tu te tiens. 


Eb


L'autre est drôle à avaler l'ambré de la sorte. La gêne est palpable et ça amuse plus que de moral de l'observer se tordre sur son tabouret. C'est contre toute attente agréable de s'assurer un back-up permanent auprès d'une personne aux talents nombreux du jeune ex-bleu. Dont la peau, après s'être amuse à adopter une couleur verdâtre, retrouve sa tête normale et blasée.

Le claquement de la langue marque l'absence de pensées sous le crâne noyé par les vapeurs d'alcool. Les mots trouvent pourtant la bouche dont leur échappement gratte les lèvres. on est en rade, porte-nous secours. je pense à un plan étrange, que tu ne toléreras pas. sauf que tu te doutes que tu n'y couperas pas.
tu as déjà entendu parler d'un ouvrage où les héros créent leur propre gamme de savon en récupérant les déchets de ces femmes  se détestant à en recréer leurs formes sous les scalpels des bouchers.
Car après tout, aucune autre phrase ne peut remplacer celle-là pour représenter le grotesque de la chose.

je veux lancer ma propre gamme.
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Arty Wildsmith
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Re: Au Bar

Message par : Arty Wildsmith, Mer 4 Juil 2018 - 8:58


Shae


Il gambille le gamin. De la Cabane jusqu’au cœur de Pré-Au-Lard. Pour une fois, et ce depuis bien fort fort longtemps, il se passait quelque chose d’absolument extraordinaire dans sa vie : il avait gagné un cadeau. Il ne l’avait pas dit à Aza, c’était son secret, sa surprise. Ce soir, quand l’autre rentrerait du Heurtoir, il lui présenterait sa nouvelle baguette magique, aérodynamique s’il vous plait, et invisible qui plus est. Ses cheveux envoyaient des paillettes de tous côtés, saluant chaque sorcier tristounet qui passait. Cette nouvelle acquisition était pour lui symbole de renaissance, c’est-à-dire que désormais, forcément, tout irait bien dans sa vie, avec une telle baguette, il ne pouvait en être autrement. Et tandis que son pas incroyablement léger en ce début d’après-midi frôlait allégrement les pavés, son front se triturait afin de trouver le meilleur prénom du monde pour sa future nouvelle copine. Quelque chose comme Albertine, Angèle, Colette. Sûrement et précisément à cet instant là qu’il se dit qu’il aurait peut-être dû en parler à Odette. Celle-ci allait criser de jalousie en voyant sa nouvelle colocataire, fichtre de bougre. Sauf s’il était suffisamment intelligent et rusé pour faire passer la nouvelle arrivante pour une copine de longue date, une rencontre destinée à fonctionner. Ovette donc. C’était parfait.
Maintenant, le moment de l’entrée.
S’il s’attendait à des guirlandes, des serpentins, des acclamations & autres exclamations, des cotillons et tout le tintouin : évidemment. Être le millième client devait absolument être l’occasion pour une quelconque célébration, un banquet bambocheur, enfin, un truc quoi. Mais alors qu’il pousse la porte des Trois Balais, il ne se passe strictement rien. Par réflexe, il lève les yeux au plafond, pensant y découvrir une magnifique banderole à son effigie, même pas.

Pourtant, il ne ronchonne pas. Certainement parce que le Blaireautin était une effervescence à lui tout seul, c’est qu’il s’était habillé pour l’occasion, pour cette cérémonie de réception de nouvelle baguette magique awesomement badass. Alors, effectivement, il aurait préféré porter une petite vestes pailletée, pour suivre avec ses baskets dorées, mais il n’en avait pas, c’est qu’une séance shopping allait devoir se profiler, et pas question de porter le costume d’espion violet à paillettes, question de discrétion. Non, Arty brillait par le motif de sa somptueuse veste – et là les fans seront ravis de ne pas découvrir un énième vêtement dinosauresque - détonnant antithétiquement avec la sobriété du reste de sa tenue.
Puis la gestuelle qui va avec. Le gamin écarte les bras, effrayant par la splendeur de son mouvement les quelques clients qui flemmardaient là, Bonjoooooouuuur ! C’est mooooi ! Il s’avance, tout souriant, se prend à serrer les mains de gens qu’il ne connaît strictement pas. J’suis le millième client, j’ai gagné une baguette magique ! Il leur précise quand même, des fois que l’idée selon laquelle il était fou se serait glissée dans leur cerveau ennuyeux par l’oreille. Hop, viennent ensuite quelques enjoués pas chassés pour aller s’accouder au bar. Il tape vivement le comptoir, appelant un quelqu’un qui puisse l’aider, et le servir aussi, c’est qu’on lui a promis une boisson gratuite. Il crie, furète des yeux enthousiasmes le bar, Monsieur ou Madame Shae ! J’suis làààà !
Avant de demander à haute voix, plus pour lui-même et ses mèches rebelles, faut être fort pour maîtriser un mammouth ? Aucune idée qu’il venait, une nouvelle fois, de se faire pigeonner par courrier. Pauvre cornichon qu’il était.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Au Bar

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 4 Juil 2018 - 11:39




Commande
Autumn



S'acquitter, au mieux, de son boulot. Parfois, c'est tellement répétitif que ça en devient lassant. D'autres fois, une petite étincelle d'originalité vient éclairer ce banal lisse à en mourir. Ca n'a, pourtant, jamais été lassant au point que j'abandonne. Les Trois Balais, c'est un peu comme toute ma vie. C'est là que tout a commencé, que tout a continué -que tout se finira, peut-être.
C'est le lieu où, incessamment, je reviens. Comme magnétiquement attirée.
Un lieu comme les autres avant que je n'y travaille. Où je venais y boire une bièraubeurre, regarder le temps qui passe, attendre Godot.
Puis le lieu des premiers coups, des premières peurs, des premières angoisses lorsque West m'a sauvée du masque rouge et c'était chaud et parfois encore, je m'en rappelle, lorsque je regarde la salle principale -cette salle où passent les gens, rient, discutent, échangent, consomment. Il y a si longtemps, il n'y avait plus grand-chose du mobilier, seulement l'assurance d'être en vie.
Lieu de traumatisme où il a fallu revenir puisque je venais d'être engagée aux côtés d'Ailyne et de sa collègue Jasmine. Les deux disparues de la circulation depuis un moment. Sans doute qu'être obligée, de cette façon, à revenir était le meilleur moyen d'exorciser mes démons. Car par la suite, les 3B sont devenus mon lieu refuge préféré, là où je me sentais chez moi, où j'avais l'impression de pouvoir m'accrocher, m'attacher, me protéger, construire mon cocon derrière ce bar et observer le monde tourner. Remplacer les larmes et la peur par les sentiments et l'amour lorsque Leo a débarqué après un an sans nouvelles. Puis retomber dans le banal mais continuer de construire son antre, y poser ses marques, ses coups de griffes, y faire les plus belles rencontres et retrouvailles.
Ce bar, c'est devenu une part de mon monde.
Un de mes mondes.
Alors, je m'y accroche. En particulier lorsque je me sens dériver. Je m'accroche à ce lieu autant que je m'accroche à Thermidor ; deux points d'ancrage rassurants et stables.

Ce soir, alors que la banalité triste fait rage, je continue de déambuler dans le bar, sourire professionnel aux lèvres, commandes à la main. A la recherche de la petite étincelle qui fera vibrer. Parfois elle surgit. Parfois non. Et je me dis que ce n'est pas grave : ça arrivera demain, après-demain, plus tard. La vie est longue, le fil se perd vers l'infini ; il ne faut pas s'inquiéter pour l'immédiat. Même si j'aime vivre au jour le jour.
Assurer l'accueil des clients au bar.
Dans cette ambiance chaleureuse et bavarde qui caractérise les 3B. Les gens, le monde, qui emplissent la pièce de chaleur humaine. Réconfortant. Puis lassant à force de trop les voir. Mais, pour l'heure, je trouve ça plutôt bienvenu. Impression de bonne humeur qui donne le sourire.
J'aperçois une jeune femme qui s'approche. Seule. Je ne la connais pas -à peu près mon âge. Elle sourit, elle aussi, elle s'assoit, elle est calme, elle est seule, elle s'assoit, elle est là
Je glisse vers elle, un sourire amical et avenant aux lèvres :

-Bonsoir, bienvenue aux Trois Balais. Je peux vous servir quelque chose ? Ou vous attendez quelqu'un pour commander ?

Sait-on jamais. Beaucoup préfèrent attendre leurs comparses pour choisir tous ensemble ce qu'ils désirent.



©Etc

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Re: Au Bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 6 Juil 2018 - 22:08


PHANTASMA
— pv. Koko —

/!\ CONTENU SENSIBLE

L'île aux rêves des enfants laissés sur le bas-côté de la rue orphelines. Tapoter le bois rugueux des échardes de la vie, un goût amer du bitume de la réalité. La création est instantanée et il faut laisser libre court à l'imagination, pour sortir de l'existence et de son vice cyclique. Un clown aux allures de pantin qui débarque le long du comptoir, le plateau burlesque sur une main, une bouteille d'aphrodisiaque de l'autre. Le regard vide, il satisfait les clients - c'est déjà ça. Il est parfois rafraîchissant de se sentir utile, même si certains plantards se sentent pousser des ailes.

Le soleil perdait peu à peu ses éclats, laissant vibrer les écailles de la lune et du soir. Ça lui manquait, parfois, de rire aux éclats sous les rayons stellaires. Ici, il était tout aussi enfermé qu'à Poudlard. Il pensait à l'échappatoire inconscient, une fois qu'il avait mis les pieds ici - mais maintenant qu'il y était, il se demandait pourquoi. Pourquoi il avait fait ce choix ? Y'avait plusieurs raisons, c'est clair. Mais l'une d'entre elles se résumait à un espoir inné. En fin de compte, c'était aller dans une cage pour sortir de prison.

Il avait besoin de se ressentir libre. De s'endormir aussi, et ne plus réfléchir. Le moment idéal pour en prendre, c'était le soir, juste avant de dormir. Et alors, il se plaisait quelques minutes, peut-être une heure ou deux, à contempler les étoiles dans sa tête. De ne plus penser. De ne plus laisser son esprit départagé parler. Il avait besoin de croquer à pleine dent. D'ouvrir à demi les yeux, dans une pénombre astrale, entre les pavés et un mur de briques. C'est à dire... qu'au début, il n'avait été que curieux. Essayant, plutôt que proposant. Et puis, il s'était mis à en reprendre, avec des amis ou des inconnus, juste histoire d'expérimenter avec eux. Avant de devenir en manque de goût. Il n'y avait, ces temps-ci, que son parfum pour parfaire à sa propre morosité. Il avait justement, un de ses clients qu'il appelle orphelin pour distinguer le professionnel du personnel. Dix gallions l'unité, pour les vieux et les inconnus - pas moins. Ça faisait cher le verre de whisky mais il risquait toujours un regard en arrière, que personne ne le prenne à dealer sur son lieu de travail. Fallait simplement regarder du bon côté...

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Lïnwe Felagünd
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Re: Au Bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 9 Juil 2018 - 20:10


— Réponse Olumire.

Pianoter distraitement le rebord rugueux
des échardes blanches sur le trottoir en bois : le comptoir ne fait
— qu'une seule victime ce soir, et, aussi étrangement que ça puisse paraître
                                  ce n'est pas le client mais son reflet au miroir.

L'enfant au lac. L'enfant au lac
miroitant sur la berge au chocolat

il n'y a que des couleurs sur ce visage blanc
une palette lisse d'ombre blanche, en fait : c'est un ange à n'en plus dormir la nuit
de peur de la perdre -

il n'y a que de pâles rêves à étudier
dans cette cascade capillaire, il n'y voit que des
espoirs naissants -

L'enfant au lac. L'enfant au lac
se noyant au fond du puits

trois pièces d'or jonchent
la fontaine pour le massacre de noël.

Il y avait longtemps qu'il n'en avait plus rien à faire de lui. Ce qui le dérangeait
c'était faire attention aux autres. Il avait peur de perdre les personnes proches de son cœur, comme elle
qui également, avait ce même ressenti.

Elle tente de rassurer, comme une mère. Il ne parle plus. Il pense. Il écoute
ses paroles ont un bienfait surprenant, presque absurde
alors que tant d'étrangetés artificielles tendent
vers la consolation personnelle.

Lïnwe n'avait finalement besoin que d'une seule drogue : la présence d'Ellana.

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Kohane W. Underlinden
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Re: Au Bar

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 13 Juil 2018 - 23:31



   
Linou

   

J’ai souvent dit que je ne me contenterais jamais d’une vie banale. Pourtant, gérante d’un bar, y’a pas plus banal et morne. Chaque jour, le même rituel et le même ballet. Bien sûr, les comédiens ou danseurs changent -pas les principaux. Les serveurs restent les mêmes ; seuls les clients se renouvellent. Néanmoins, grosso modo, ils ont tous le même profil : ennuyeux. On les prend leur commande, on les sert, on disparaît. Ils n’en demandent pas plus. C’est à peine s’ils nous voient, parfois. Trop absorbés par le vis-à-vis pour lequel ils sont venus aux 3B ce jour-là.
Il n’y a donc rien de bien folichon, ici. Veiller à ce que les employés fassent bien leur taf. Assurer soi-même sa part de boulot. Soupirer entre deux plats. S’ennuyer. Voir le monde en gris. Réagir de façon mécanique : connaître à la perfection chaque réplique et chaque geste à effectuer.
Après presque dix ans passés ici, je sais chaque secret et chaque potentielle faille dans le scénario. Du moins, c’était ce que je croyais.

Un banal jour, triste comme les autres. Rien ne bouge à l’horizon, tout le monde bosse comme d’habitude et les clients font des vagues que je connais : plein le midi, légère baisse dans l’après-midi, creux en beau milieu de journée avant de revenir le soir et rester jusqu’à pas d’heure. Surveiller les potentiels débordement ; avec le temps, on finit par savoir comment gérer tout ça. C’est bien simple : être ferme, intransigeant.e, mettre à la porte si ça va trop loin.
Après, je l’avoue, ces débordements bousculent tellement le quotidien que moi, je les aime. Tant qu’ils ne vont pas trop loin et ne mettent pas en danger la vie d’autrui.
J’aime les excentriques et les excités. Qui crient n’importe quoi et racontent des histoires de mariage avec eux-même. C’est d’ailleurs ici, dans cette salle, qu’Estban s’est demandé en mariage ? Un bien beau et lointain souvenir.
Le genre de truc qui n’arrive souvent. Les petits rayons de soleil qu’on attend mais qui se font rares. Et aujourd'hui, comme toujours, les clients sont bof.
Soupir. Planquée au fond de la cuisine.
On pourrait presque se demander ce que je fous encore ici, si je m’ennuie autant. Mais, en même temps, les 3B, c’est comme ma deuxième maison. Mon refuge. Où j’ai tout vécu, où je me suis relevée, où je me suis sentie bien, presque comme chez moi -avant de découvrir Thermidor. Les 3B, c’est toute mon histoire. Alors, pas valeur sentimentale, sans doute, je ne me vois absolument pas laisser le bar derrière moi.

Soupir, une nouvelle fois. Faut y retourner. Quand faut y aller, faut y aller. J’peux pas faire défection, de quoi j’aurais l’air ? On a déjà un proprio pas très stable... Faut bien que la gérante assure derrière.
Je réapparais derrière le comptoir. Et tombe nez-à-nez -ou presque- avec un client jamais vu. Jusque là, rien de bien folichon. C’est Lïnwe qui s’occupe de lui. Normal, il bosse ici et en tant que stagiaire, il a plutôt intérêt à faire du bon boulot !
Sauf que ce que je vois passer sous mes yeux, alors que le jeune homme vient de jeter un rapide coup d’oeil derrière son épaule, ce n’est pas tellement un plat ou boisson made in 3B.
A grands pas, je m’approche, me plante face au duo, le comptoir du bar nous séparant. Mon regard passe de l’un à l’autre, d’abord muettement. Qu’est-ce que c’est cette histoire ? Depuis quand y’a ce trafic aux 3B ?
Le client ne semble plus trop savoir où se mettre. Revêtant mon armure et mon masque de super-gérante, je lui lance, d’un ton autoritaire et froid :

-Déguerpissez.

Voix sans appel. J’ai à m’entretenir avec mon employé.
Le type hésite, une courte seconde, avant de se lever, abandonnant sur le comptoir marchandise et bibine à moitié bue.

-Ah, n’oubliez pas de régler votre boisson, j’ajoute en lui désignant la choppe de bièraubeurre.

Il obtempère et, bientôt s’éloigne. Mon attention revient sur Lïnwe, je me penche en avant par-dessus le comptoir, comme pour une confidence. De mon index, je désigne la marchandise abandonnée et non payée par l’autre :

-P*tain, depuis quand ça traîne ici, ça ? T’es au courant que le bar peut avoir des problèmes si quelqu’un d’autre que moi te choppe ?

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Autumn Barrows
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Re: Au Bar

Message par : Autumn Barrows, Jeu 19 Juil 2018 - 17:54




RP avec Kohane


La trotteuse de la montre se fond en instants tandis qu'elle s'interroge sur la pièce sans rire à quelques pas. Les sources des farces ont du se tarir depuis le temps. Elle imagine sans difficultés les liens unissant les regards muets s'interrogeant sur les raisons de son absence. Il y a dans ces yeux cette même interrogation concernant sa présence entre ces quatre murs. Comme une enfant, elle est partie dans les champs sans un regard en arrière, passant outre l'inquiétude de sa mère. Elle y reviendra plus tard, elle en parlera comme d'une petite virée involontaire, car qu'elle le veuille ou non, elle y revient toujours. Elle s'abandonne tendrement aux vents contraires. Une vie douce à jouer doucement au boomerang entre envol et responsabilités. Mais elle la sent ce soir, jusqu'au fond de l'esprit, elle la sent car elle lui noue les intestins. L'envie plus que présente de découvrir l'autre côté des vitres à double-vitrage.


Alors les ongles limés tapent un rythme lent sur l'acajou du comptoir. Elle n'est pas pressée. Elle passe sa vie à composer des sonates d'invisibilité. Les couleurs de l'enfance qui faisaient fondre les cœurs et sourire les malheurs ont fini par s'estomper.Il ne reste que la toile cirée, que l'on souhaite tirée à quatre épingle pour une image-miroir des grandes familles déshéritées. Alors, accoudée là sur le bois vermeil, elle n'attend rien de plus que les sourires commerciaux, les attentions orchestrées. Laissant courir les yeux sur ces murs rustiques qui ont un jour su abriter ses petits secrets et ses premiers baisers.

Elle a une place à s'y refaire, différente. Le temps des tables discrètes terminé. Il y a avec l'âge adulte le besoin de sortir de l'ombre, et elle compte y parvenir ce soir. Sans attirer sur elle une attention globale. Elle veut simplement se prouver qu'il y a plus, derrière les yeux, que l'enfant qui ne comprend pas ce qui l'entoure à cette âge où elle est supposée tout vivre. Alors les pupilles brunes captent un mouvement lent, lascif. Un mouvement qui touche par cette répétition criante qu'il illustre. Alors elle laisse son regard remonter jusqu'au visage de la jeune femme de l'autre côté du bar. Elle observe ses traits fatigués, mais surtout le sourire qui li réchauffe la gorge. Non parce qu'elle a peur de l'autre et de ses éventuelles impolitesses. Non plus pour la contagion même de ce croissant de soleil inattendu.

Quelqu'un l'a vue, un de ces énièmes soir où invisibilité pèse. Il y a dans ces nuits de sociabilisation hypocrite de la famille des chimères étranges de changements radicaux. Ce besoin de courir retrouver d'autres et s'enfuir avec eux, sans qu'aucun de ces autres n'ait un visage qui se précise. Elle tente, les soirs de froid, de mettre un trait de crayon sur l'absence de suspens de son existence. Elle a fini par comprendre qu'elle est cette personne aux mille facettes, elle est en fonction de cet autre personne qui lui fait face, parce qu'on ne lui a jamais vraiment appris à être elle même. Alors les lèvres s'étirent en un sourire doux.

- Je n'attends personne.

Elle n'a aucune peine à le dire, ni le reconnaître. Parce qu'il y a dans l'acceptation de sa solitude volontaire un besoin de s'ouvrir à l'autre. Alors avec n sorire un peu plus franc elle ajoute:

- Surprenez-moi pour la boisson.

Parce qu'elle a ce besoin dans les veines de frôler l'imprévu.  
 
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Lïnwe Felagünd
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Re: Au Bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 20 Juil 2018 - 14:43


/!\ CONTENU SENSIBLE /!\
— pv. Koko.

Un léger rictus sur les lèvres. Il allait empocher dix gallions de pourboire aujourd'hui, c'était plutôt sympa quant à y penser. Il ne serait pas venu que pour la vaisselle et les verres de cassés. Non - il allait se faire un paquet de blé au fil du temps et ça commençait à devenir excitant, bien trop tentant pour y démarrer un marché noir privé. Une petite entreprise, qu'on appelle ça. Avant de construire son empire. Des rêves de grands enfants, il est vrai, bercés par les illusions du verni sur le bois. Senteur allègre, juste avant qu'un orage éclate derrière lui. La Gérante, oopsi. Bourde.

>>> Échec critique <<<

Le client s'enfuit, paye son verre
repose son kiwicot
pas d'argent.

pu*ain ma thune.

L'enc*lé.e.
Possiblement passer sa colère sur la sorcière, mais ce n'est pas vraiment réfléchi. Porter ses paroles, les embarquer dans la salive des eaux salées. La regarder, d'un regard noir mais dérouté - comme un gosse qui a fait une connerie. Il ne regrette pas pourtant. Récupérer rapidement son kiwicot laissé sur le comptoir, orphelin (on en revient). Il n'y aurait jamais eu de problèmes si Underlinden ne mettait pas son nez dans les affaires des autres. C'était peut-être une nouvelle manie qu'elle avait chopée de Pius et ses tocs germaniques.

Et puis prendre conscience un instant de la gravité de la situation
la regarder droit dans les yeux, franc -
qu'est-ce que tu comptes faire ?

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Shae L. Keats
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Re: Au Bar

Message par : Shae L. Keats, Mar 24 Juil 2018 - 0:08


Réponse à Arty

J'avais pas signé pour les vices.
Le miroir qui fait briller les cadeaux dans les regards des gosses avant de les retirer, le père fouettard qui replace les bonbons par des morceaux de charbons. Au fond j'crois que j'avais espéré que tu ne mordes pas à l'hameçon Artigone, même si je n'avais d'autres choix que de t'attirer dans mes filets, mes griffes.
Nécessité toxique à laquelle je ne peux me soustraire.
Oedipe crevant à son tour les yeux innocents d'Antigone. Bandant les plaies en silence, la tendresse déguisée par l'aveuglement forcé de la victime. Je n'avais plus le choix.
De la victime des ciseaux rouillés, je suis passé·e bourreau.

Alors lorsque je t'ai vu arriver tout rayonnant de bonheur, j'ai failli tout annuler, te filer un truc qui n'existait pas, trouvant des excuses au fait que tu ne le perçoives pas. Mais y a le visage du gosse qui s'impose et l'impossibilité de risquer de le perdre. Alors j'te laisse fanfaronner le feu au joue, je remplis déjà un verre pour toi, c'est cadeau, pour amoindrir ce que je m'apprête à faire.
J'vais pas faire comme si manipuler un gosse ça ne m'atteignait pas.
Gosse parce que malgré ton poste tu restes insupportable, et tout dans cette marque qui brûle mon avant-bras me pousse à te haïr.
Et malgré tout ça j'en viens encore à avoir besoin de toi.

bind the knees
devant l'un de ce qui souhaiterait ma mort
si seulement il savait.


J'peux quand même pas m'empêcher de sourire devant ta naïveté, alors je te fais signe de t'asseoir, et lorsque je suis sûr·e que seul toi peut m'entendre, je te murmure dans un sourire un mammouth je sais pas, mais un auror c'est pas si compliqué au final. J'ai jamais fait ça moi,manipuler les gens, mais je peux pas me tromper, alors je fais comme dans les films, je fais monter le suspens. Pour tenir le lecteur en haleine, puis pour retarder l'échéance un peu quand même. Alors dans un murmure, j'ajoute, comme une demande qui n'en est pas une: Ils en pensent quoi du détournement de mineur au bureau des Aurors ?
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Arty Wildsmith
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Re: Au Bar

Message par : Arty Wildsmith, Mar 24 Juil 2018 - 15:13


Shae

Il s’était emparé du verre d’il ne savait pas trop quoi, après s’être assis et accoudé au bar, pour le glisser rapidement à ses lèvres enthousiastes. Mais alors que les premiers mots de la propriétaire viennent se faufiler dans ses tympans, le verre claque sur le comptoir. Ce n’était pas tout à fait ce à quoi il s’attendait. Immédiatement, il pressent que quelque chose clochait sérieusement, pourquoi elle lui disait ça ? maîtriser un Auror ? Pourquoi faire ? Les neurones du gamin grésillent, s’allument et courent dans tous les sens, elle était où sa super baguette magique ? Bien que du liquide venait de l’hydrater, la bouche du Louveteau s’assèche subitement, il a envie de mettre ses mains sur ses oreilles, ne plus écouter cette mauvaise voix murmurante qui ne racontait que des bêtises. Parce que sa mâchoire n’arrêtait pas de tomber face aux mots perçants de la concierge. Ça s’imprime sur son front colérique, détournement de mineur. Son cœur se serre comme s’il sortait du mode essorage, fort, il ne comprend pas. Que. Quoi ? C’était quoi cette expression ? Pourquoi elle parlait de ça ? Son buste se recule pour fixer l’interlocutrice, avant que ses yeux ne vrillent dans leurs orbites à la recherche du pourquoi comment quand quoi où. J’vois pas d’quoi tu veux parler. D’une voix blanche, stupéfaite. Ses traits ont brutalement perdu de leur ferveur joyeuse.

Puis il se souvient de la dernière fois qu’il s’était retrouvé à ce même comptoir, avec les cocktails et autres shots qui parsemaient le bois. Il y a des mois en compagnie d’Élius. C’était ça dont elle parlait ? Non mais, non, il y avait erreur. Élius est pas mineur et. Ils avaient même pas couché cette nuit là, s’il s’en souvenait bien. Enfin si, mais moi j’suis à peine majeur, ça compte pas, ça compte pas, tu dis n’importe quoi. Oui, c’était la seule et unique explication : une erreur sur la loi, elle disait absolument n’importe quoi. Puis il était consentant ! j’comprends pas ! c’est lui qui t’as dit ça ? lui en voulait-il de l’avoir dégagé de la sorte la dernière fois qu’ils s’étaient vus à Poudlard ? Non, ça ne lui ressemblait pas. Il en était presque sûr. Les interrogations se bousculent derrière ses boucles inquiètes. Il secoue la tête. Non, non c’est pas lui, comment tu sais ? Enfin, pas qu’il avait détourné un mineur, mais voilà, quoi, l’autre comprenait. N’est-ce pas ?
Les bras du gamin ballants de chaque côté de lui indiquent l’enclume qui venait de lui tomber sur la tête. Elle l’avait vraiment convoqué pour lui dire ça ? En lui mentant ? Une nouvelle fois il avait reçu une lettre fausse qui visait à le manipuler. Décidément, il se devait de faire plus attention. Qu’est-ce qu’elle voulait ?
Il n’aurait jamais sa nouvelle baguette magique.
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Re: Au Bar

Message par : Eliott Jenkins, Lun 30 Juil 2018 - 23:16


PV LÏNWE

Eliott. C'est un prénom d'un jeune Serpentard qui avait tout fait, lorsqu'il avait découvert l'existence des quatre maisons, pour obtenir celle-ci. C'est également le prénom d'un étudiant qui n'avait pas forcément les meilleures notes mais qui s'en sortait dans la plupart des matières. Faut dire qu'il n'était pas du genre à réviser, il trouvait toujours quelque chose de mieux à faire. Il n'avait pas tort mais à son âge, il ne se rendait pas compte qu'il était en train de jouer son avenir. Mais c'est également le prénom de quelqu'un qui a été très torturé psychologiquement. Pendant tout ce temps, depuis sa rencontre avec le mage noir, il s'en était posé des questions. Est-ce qu'ils sont vraiment ce qu'ils prétendaient être ? Il était complètement perdu. Il ne savait pas vers qui se diriger, il n'avait plus confiance en personne parce qu'il savait qu'au fond de lui, même son meilleur ami, sa mère, son confident ou n'importe qui, cette personne qu'il a croisé il y a quelques secondes, ils peuvent tous être des membres fidèles de ce clan. Il en était devenu parano. Pendant que les choses avançaient, que l'année allait se terminer, il se sentait dépassé par ses émotions. Sa fin d'année scolaire, la dernière, fut lamentable. Il savait qu'il en était pour quelque chose, il aurait dû courir quand il l'avait vu, ce Mangemort. Mais il en a pas eu la force, il n'a pas eu la force de courir pour sa vie. Il avait tellement d'interrogations au niveau de sa mère et une vengeance à obtenir qu'il préférait s'allier avec eux. Quelle mauvaise idée.

Il pleuvait ce jour-là. Mais pas une petite pluie, quelque chose qui vous oblige à rester chez vous par peur d'être trempé en quelques secondes. Pourtant, le mieux qu'il avait à faire, c'était bien de rester sous la pluie. Après tout ce qu'il avait subi, il fallait qu'il remette ses idées en place pour l'avenir. Enfin, le peu d'avenir qui lui restait parce qu'il croyait avoir tout gâché. C'était pas vraiment faux mais il n'était pas trop tard pour se rattraper. Il fallait simplement qu'il se bouge. Qu'il montre de quoi il était capable. Mais ce n'était pas le bon moment pour faire ça alors il cherchait le premier bar qui venait et rentra dedans. Tout trempé. Les gens le regardaient mais il s'en fichait, il n'avait plus peur du jugement. Il s'installa au bar et attendit qu'un serveur vienne prendre sa commande. Vite, parce qu'il avait très soif.
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Re: Au Bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 1 Aoû 2018 - 22:27


REMORDS IMAGINAIRES
— pv. Eliott.

/!\ CONTENU SENSIBLE (?)

L'Homme éperdu dans la Mer ! La mer de sens. Les souliers disparaissent un instant sous les tables-rases du passé. À chaque pas, à chaque visage émergé vers ses cheveux lunaires : il y voit son reflet, à iel. Parti.e et pourtant son parfum traîne encore sur les chaises. Shae, Leo, peu importe comment on l'appelait... elle avait lâché les Trois Balais, et avec iel, deux orphelins. Deux pauvres types qui se retrouvaient avec un pub entier sur le dos, les factures et les dettes sur les épaules. Kohane, elle avait aussi perdu son germanique, son Pius à elle à lui. Et tout ça, pas si longtemps après leur mariage. On disait qu'il était parti. Mais le meilleur prof de potions ne lui avait jamais rien dit sur ses ambitions. Ils avaient pourtant passé du temps, ensemble. Beaucoup trop de temps pour dire qu'il n'y avait pas une certaine complicité entre eux. Et puis... il n'a pas eu l'occasion de lui dire qu'il avait décroché un EE à ses BUSES. Il ne pourrait même pas voir la déception sur son visage, la déception de l'Optimal, de l'excellence, la perfection. Ce à quoi il avait toujours veillé pour lui. Tout ça, grâce à lui, en une semaine. — L'ancienne propriétaire, iel, avait sous-entendu de partir loin des problèmes quotidiens, de cette réalité, de ce gouvernement aussi, peut-être de ce pays plus largement. Les élever loin de ce monde obscur et luminescent à la fois. Et en tant que parrain d'Enzo, il n'avait même pas eu la permission de débattre. Donc au final, tout ça n'avait été que du vent.

En fait, il en avait marre. Il en avait marre qu'on lui offre un peu d'espoir pour ne rien y voir.
Marre d'être servi par les autres. Se faire servir des petits-fours mais pourtant bien froids en bouche.

Savoir vivre sa propre vie.
La retourner. La modeler. En faire baver
aux autres. Leur donner des bouts de vie
ou de mort - mais surtout des petits bouts de vie
c'est plus douloureux encore.

Le burn-out total de l'espèce humaine. Heureusement aujourd'hui, il n'y avait pas grande monde en salle, de toute façon, ils allaient bientôt fermé le bar quelques jours. Un jeune là-bas, qui venait d'arriver au bar. S'approcher de lui, lentement. Le regard blasé. Il lui disait quelque chose ce type. Il était à Poudlard, sûr. Un gars plutôt gênant, où l'indifférence passe au premier plan. Bonjour... je.. te sers quoi ? parce qu'il voulait forcément boire un coup. Une tisane, un whisky ou juste se bourrer la gueule. Avec lui.

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Re: Au Bar

Message par : Eliott Jenkins, Jeu 2 Aoû 2018 - 14:15


LÏNWE

Ses mèches qui retombaient sur son front, quelques gouttes de pluie qui en coulaient, il était dans un mauvais état. Mais il n'avait qu'une seule envie, c'était de boire. Oublier un peu ce qui venait de se passer pendant deux mois le temps d'une soirée. Profiter. Il avait besoin de respirer, c'était vital selon lui. Il n'avait pas fait acte de présence régulièrement aux Trois Balais durant sa scolarité. Faut dire qu'anciennement, c'était la concierge de Poudlard qui était propriétaire du bar. Il n'avait donc pas envie d'être mal vu, elle devait forcément parler aux autres professeurs. Et si elle disait qu'un certain Eliott était ressorti sec de son bar, ça allait forcément lui jouer des tours. Puis elle était un peu bizarre selon le serpent. Mais désormais, il s'en fichait, d'autant plus qu'elle était partie. Néanmoins, il ne savait pas qui était l'heureux élu, le nouveau propriétaire. Peut-être qu'il allait se manifester durant la soirée.

Une personne s'approcha de lui, sûrement le serveur. Il était enthousiaste à l'idée d'enfin se retrouver devant un verre rempli. Ce n'était d'ailleurs sûrement pas le seul qu'il allait commander dans la soirée, il avait pour une fois envie de dépenser sans compter. Le serveur allait avoir du boulot, le pauvre. Remarque, il n'y avait pas beaucoup de monde au bar. Par ce temps, c'était compréhensible. Il arriva et lui demanda ce qu'il souhaitait. Il n'avait pas envie d'un plat, puis commander à cette heure, c'était plutôt gênant. Non, ce qu'il voulait, c'était boire. Boire à ne plus tenir debout.

- Une whisky pur feu s'il te plaît... et tu peux t'en prendre un si tu veux, je te l'offre, t'as l'air d'en avoir besoin !

Il n'avait pas envie de boire seul. Il désirait avoir une compagnie pour quelques verres ou pour quelques bouteilles, d'autant plus qu'il le connaissait, le serveur. Il lui avait vaguement parlé à Poudlard après un cours. Certes, ça avait été une courte discussion puisque le lion avait été obligé de filer. Pourtant, Eliott, quant à lui avait été troublé par son discours lors du cours sur les mages noirs. Les choses avaient tellement changé, entre temps. Ce qu'Eliott pensait d'eux notamment.
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Re: Au Bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 7 Aoû 2018 - 15:23


— pv. Eliott.

COMMANDE : ELIOTT JENKINS.

Jour de pluie, d'existence sinistre ou du parfum des fleurs - simple hasard ou destin avare... on ne saurait le dire. Mais il n'était pas non plus dans son assiette, le type. Un Serpentard, oui. Mais rien n'empêchait la couleur d'une robe au dessin d'un visage. Ces esquisses étaient ternes, mais belles et empruntes d'une jeunesse étincelante. — Lïnwe avait le chic pour repérer les états d'esprit des gens. C'est qu'il avait pris cette fâcheuse habitude d'épier le moindre mouvent, d'analyser le moindre regard, de dépiauter le moindre sourire des clients. Le cerveau d'un esthète aux mœurs coulantes.

Un whisky pur feu. Le gars avait peur de rien
pas même de se brûler la gorge
mais tant qu'on oublie
c'est ce qui importe.


Y'en a beaucoup, de jeunes perdus, qu'essayent de s'oublier un instant à travers les rives d'un verre. Le Felagünd le premier, d'ailleurs. Il retourne derrière le comptoir, côté staff - pour trouver un verre ou deux. Larges et plats. Dehors, il pleut mais la température reste d'une tiédeur infernale. Alors y ajouter deux glaçons, ni de trop ni si peu pour apprécier. Et puis sortir une nouvelle bouteille, qu'ils s'arracheront à deux. Il ne refusait que rarement un verre, après tout, ça faisait partie de son métier même si ce n'était pas très légal. Mais où se situe la limite de la légalité ? Et l'égalité ? — L'ouvrir d'un bop impressionnant, avant d'y verser l'espace de deux pouces de hauteur. S'en servir un à soi-même.

Rares sont les clients
qui sortent en un temps aussi pluvieux.


Tendre vers le miroir
en bois
qu'est-ce qui t'arrive ?



Commande :
 
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Re: Au Bar

Message par : Eliott Jenkins, Mer 8 Aoû 2018 - 17:31


LÏNWE
contenu sensible


Il en fallait de la patience dans la vie. Ce n'était qu'une perte de temps pour tout ce qu'il y avait à faire, en soixante ans, soixante-dix pour les plus heureux. Ne pas savoir comment réagir à ce qu'il se passait, ça, Eliott en était fidèle. Il trouvait ressource dans l'alcool, cela lui permettait de s'exclure de son corps pendant quelques temps. Ce temps, précieux, était considérable et le serpent en était sensible. Il appréciait cette sensation de tout oublier. S'asseoir pendant quelques heures, devant un verre en buvant une gorgée de celui-ci à la moindre occasion, en le regardant, en s'y inspirant. Après tout, un verre d'alcool c'était comme la vie ou du moins, comme l'enthousiasme, l'espoir ; au début, il est plein, prêt à montrer ce qu'il a dans le ventre et par la suite, cela diminue petit à petit pour qu'à la fin, il n'y ait plus rien. Puis, le verre se remplit à nouveau. C'était le cycle de la vie. Derrière une joie se cache toujours une déception quelques jours plus tard. À croire que nous sommes nés pour sourire, souffrir, sourire, souffrir, sourire, souffrir et mourir.

Les pensées se battaient dans la tête du serpent qui ne désirait qu'une chose ; boire des verres, des bouteilles s'il le fallait, jusqu'à ne plus savoir comment il s'appelle. Il avait de la compagnie pour ce soir et c'était tant mieux. Ils allaient être deux à ne plus connaître leur prénom. Il en avait dans le ventre, n'empêche, le serveur. Avec Eliott, accepter un verre était en réalité accepter une bouteille, accepter de finir bourré à la fin de la soirée. Voir même au début. Jusqu'à aller rendre ses tripes et ses boyaux. Tout ça dans son lieu de travail.

Il lui raconta que les clients ne venaient que très rarement dans un bar par ce temps. Eliott était rare. Mais ce serveur semblait être rare aussi. Il avait quelque chose qui convenait à Eliott et c'était d'ailleurs la raison de l'invitation. Il avait envie de creuser dans ce regard perçant, ce look original ou encore ce professionnalisme entre deux extrêmes. L'adolescent ou peut-être le jeune monsieur amena deux verres pour les remplir. Puis lui posa une question. Une question que le brun n'avait pas vu approcher.

- J'suis complètement perdu. Tu sais, dans la vie, y'a moyen de réaliser quelque chose. De devenir ce que nous souhaitons être. Mais y'a toujours des gens pour t'empêcher ça. J'voulais devenir quelqu'un de bien, un mec sympa à qui on ne pouvait aucun défaut. Mais j'suis devenu totalement l'inverse de ça. Je n'sais même plus qui j'suis mais tout ce que j'sais, c'est que j'suis loin d'être quelqu'un de bien. J'sais aussi que tu n'aurais jamais dû accepter ce verre et que maintenant que tu sais ça, tu devrais t'enfuir en courant. J'n'amène que d'la m*rde.

C'était de loin le conseil le plus honnête qu'il avait dit à quelqu'un. Malheureusement, c'était à un inconnu. Un banal inconnu.
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Re: Au Bar

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 17 Aoû 2018 - 14:22


— pv. Eliott.


/!\ CONTENU SENSIBLE (?)


Les mains jointes en un esprit attentif, chassent les toiles d'araignées capturant les elfes poussières. Il y avait, dans ce regard, un être triste et abandonné. Déchu, déçu de lui-même. De l'existence aussi, qui ne peut offrir ce que l'on désire. C'est comme un jet de dés. Un pile ou face : ça tombe sur les mauvaises faces. C'est pourquoi il faut toujours penser après, pour s'adapter au mieux, de notre cauchemar qui nous renferme. Il y avait de quoi être perdu plusieurs fois, dans toute une vie. Cela arrive, il faut simplement savoir se remettre sur pieds. Le regard interne en prend un coup, mais à la longueur, c'est plus vivable. Vraiment.

Il voulait devenir quelqu'un de bien, à qui l'on ne voit que des qualités. La perfection optimiste, en deux mots/maux. Il était devenu tout l'inverse ; il avait l'air vraiment au fond du trou, le type. Lïnwe n'avait pas pour habitude de réconforter les gens, il avait toujours ressenti quelque chose de malsain derrière. J'aurai pu ne pas accepter le verre, ou partir en courant... mais j'travaille ici. déjà ça. Et puis je ne crois pas, ou plutôt je ne crois plus vraiment aux autres... si ce sont, à toi aussi, des obstacles qui t'empêchent de vivre comme tu le souhaites, qui t'empêchent de devenir quelqu'un de bien... il faut savoir les mettre de côté. C'est à toi que revient la décision. J'me suis perdu aussi, j'ai d'abord renié puis j'ai accepté. Ça fait mal, ça pique, ça brûle. Ça te détruit de l'intérieur. Mais faut faire avec. Prendre assez de recul pour passer au-dessus : l'indifférence, ouais. L'indifférence, c'est ça la solution des maux. Et après ça, c'est à lui de vouloir changer le destin des autres. On ne peut plus changer le sien, il est grillé depuis longtemps.

— Introspection.

Il voulait être quoi, déjà, avant ? Pas de truc vraiment formel. Juste un garçon comblé, joyeux au possible. Le bonheur cache bien son jeu. Un garçon content d'exister, de jouer, de boire du lait. Tremper ses gâteaux insouciants. Main dans la main, là, avec sa sœur. Et à la place, il l'avait perdue (on peut dire ça), il était insomniaque, maigre, creusé par les plaies du passé, et la main un peu trop présente sur le verre ou la bouteille. Un gars tombé des nues. Qu'a un certain talent pour la magie mais qui renie le code, l'école, les lois qu'on lui impose. Un gamin énervé. Colérique. Calme. Im-patient. Malsain. Sadique. Noir et brillant. Indépendant. Imprévisible. Incohérent. Qu'essaie de gagner autant de thunes que possible. Tous les moyens sont nécessaires. Le kiwicot. Le braconnage. L'association. Et puis son job. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Si ce n'est essayer de sauver sa propre sœur, en se soûlant avec un inconnu.

Les paris de la vie
sont tout sauf réconfortant.

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