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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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[Habitation] 2 Charing Cross Rd
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Peter McKinnon
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[Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Peter McKinnon, Mar 7 Mar - 16:47


_________________________________


   Voici l'habitation (Triplex) d'Elly Wildsmith et Evan.

   Ils peuvent poster dès à présent.


   _________________________________


Dernière édition par Peter McKinnon le Ven 2 Juin - 15:48, édité 1 fois
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Lun 24 Avr - 15:32


2 Charing Cross Rd


L’habitation qu’avais choisie Elly ne payait pas de mine. De l’extérieur, en tout cas, elle ressemblait à toutes les autres. Une façade en brique rouge qui s’étendait sur trois étages semblant atteindre les cieux. Pareille à toutes les autres maisons de la rue, en somme. Avec ses 3 petites marches qui amène à la porte d’entrée en bois, imposante tant par ses mesures que par sa couleur : rouge sombre.

Et puis, passé le pas de la porte, découvrir un somptueux triplex, décoré avec gout par les soins d’Elly. Du bois exotique, des plantes, un environnement que l’Auror adorait par-dessus tout. Elle se sentait à l’aise ici, dans cet espace qui respirait la vie et la nature.




















Sortilèges de protection



Maléfice Antitransplanage
Charme du Cridurut
Sortilège Repousse-Moldu
Sortilège de Repousse-Maléfice
Sort d’Impassibilité
Fianto Duri - sortilège de renforcement des protections magiques
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Lun 24 Avr - 17:56


Promesse tenue, avec Evan


Elle avait envoyé Essyla la veille pour le lendemain. Hésitant même à l’inviter pour le soir-même. Il avait dit, après tout, que son jour et son heure lui irait. Avec un sourire, la blonde s’était préparée lentement. Ecoutant mille chansons, ondulant ses hanches le long des rythmes musicaux qui l’entraînaient, parfois dans la cuisine, parfois dans la salle de bain.

Un maquillage léger, une robe couleur bordeaux qui descendait à mi genoux, des collants noir opaque moulant ses jambes à la quasi perfection. La robe lui va à merveille, et c’est d’ailleurs pour ça qu’elle l’a choisi dans la boutique de prêt-à-porter. Elle avait passé un temps fou à la choisir, faisant bondir la vendeuse. Mais qu’importe. Elly voulait être … magique, sans réellement comprendre pourquoi.

Elle avait prévu un repas on n’peut plus simple : des pâtes carbonara. Elly n’était pas une grande cuisinière et ce plat lui semblait parfait. Elle ne s’attela pas immédiatement à la préparation, estimant qu’il valait mieux attendre que son invité arrive, s’il avait décidé de venir bien entendu.

En l’attendant, elle mit le couvert sur l’ilot de sa cuisine, le tout, d’un simple coup de baguette. Puis, elle alluma quelque bougie, qu’elle éteignit aussitôt, laissant dans l’ambiance un air de brûlé qu’elle choisit de ne pas dissiper. Elle voulait l’ambiance intime, mais pas trop non plus. Et les bougies soufflaient un air de romantisme qu’elle ne souhaitait pas, comme si, l’ambivalence de ce qu’elle ressentait pour son invité était transposé dans son appartement et dans ses manières : une robe parfaite, mais des pieds nus, juste habillés de collant sans chaussures. Des bougies en place mais pas allumées. Un ensemble de chose qui aurait pu faire penser à un rendez-vous romantique, mais qui n’en était pas un, finalement.

Un simple remerciement pour l’aide apportée.
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Evan
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Evan, Mar 25 Avr - 6:05





Dîner en tête-à-tête
With Elly


LA mutuel

Certaines relations, qui, au premier abord, semblaient complexes, impossibles, relevant tout au mieux d'une pensée chimérique, pouvaient s'inverser, par quelques mots, par un regard emprunt d'un parfum entre le Mystère et le Doute. Et alors, l'impossible s'évapore petit à petit, comme un tableau à la craie qu'on efface, et c'est tout un nouvel horizon qui se construit devant les yeux, avec des paysages anecdotiques qui se mêlent pour en former un à l'allure de fantastique.

Elly était comme cela, un bout d'impossible qui devenait possible.

J'avais eu la belle comme élève, avant de la revoir quelques jours plus tôt, comme une Auror et une femme qui n'avait rien perdu de son charme naturel qui m'envoûtait toujours autant. J'avais attendu sa missive avec impatience, comme l'enfant qui ne savait pas s'il avait rêvé ce moment ou s'il s'était bel et bien déroulé. Ses yeux noisettes apparaissaient régulièrement dans mes pensées, comme la douceur de ses cheveux dans lesquels j'avais laissé une de mes mains s'y perdre.

Pourtant, j'avais toujours eu un léger doute, qu'elle ne disparaisse, que cette promesse, elle ne la tienne pas. Alors, quand j'avais ouvert la lettre, c'est avec un sourire des plus ravis que je l'avais parcourue, et que j'avais imaginé déjà, me retrouver face à elle. Elle m'invitait chez elle, ce qui, de mon avis, était une bonne chose. Car quand je lui avais proposé que l'on dîne ensemble, pas un instant je n'avais envisagé de me retrouver dans un établissement sorcier ou moldu, où beaucoup de monde pourrait écouter ou épier notre soirée.

Non, là c'était parfait. Un cadre intimiste, juste elle et moi, et ce que la soirée apporterait en sucreries à nos conversations. J'aurais tout le loisir de la découvrir plus librement, comme l'inverse serait vrai. A mes yeux, cette invitation chez elle sonnait presque comme un désir pour elle que l'on soit plus proche, aussi m'étais-je préparé soigneusement.

Le fait que cela soit pour le lendemain m'avait permis d'aller récupérer une bonne bouteille d'un vin blanc moelleux moldu. Le genre de vin qui laissait aux lèvres les images d'un désir, comme s'il laissait entrevoir le goût que pourrait avoir un baiser.

Pour ce qui est de ma tenue, j'avais opté pour quelque chose à la fois classe et sobre. Un costume trois pièces, le pantalon et la veste noire ouverte, une chemise bleu marine en-dessous, avec les deux premiers boutons détachés. J'avais envie de lui faire bonne impression. Au-delà du fait qu'elle me plaisait, et qu'elle soit Auror, comme si elle était un feu ardent où je pouvais me brûler, mais qui m'attirait inévitablement à ses flammes.

J'avais évidemment pris la précaution de veiller à ce que ma marque ne se révèle pas, l'histoire avec Nya m'ayant bien servi de leçon, des fois que la belle m'invite à passer la nuit chez elle. J'avais déambulé dans les rues de Londres jusqu'à l'adresse qu'elle m'avait indiqué, profitant du soleil déclinant et de ses derniers rayons qui venaient se poser joyeusement sur mon visage.

La bouteille dans la main gauche, j'arrivais au lieu de la vérité. D'extérieur le bâtiment ne payait pas de mine. Mais je m'en foutais bien, l'important c'était elle, pas le décor autour. Je gravissais les trois petites marches et tapais sur la porte d'entrée, grand sourire au lèvre prêt à lui offrir à son accueil. Quand elle ouvrit, je restais une seconde à la contempler, dans sa robe bordeaux qui la peignait en reine. A la fois élégante et resplendissante.

- Bonsoir Elly... Tu es très en beauté, même si ça ne pouvait qu’être le cas...

Je m’avançais à elle pour déposer un simple baiser sur une de ses joues, comme si je n'imaginais pas lui faire une bise amicale, mais que je gardais à l'esprit que la soirée pourrait apporter une autre proximité entre elle et moi. Puis je lui tendis la bouteille que j'avais apporté.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Mer 26 Avr - 18:41


Musique Maestro

Elle attendait, accoudée à l’ilot de sa cuisine, observant l’état quasi immaculé de l’appartement. On voyait bien qu’elle n’y était pas souvent et qu’elle n’avait guère l’occasion de … impossible d’aller plus loin dans ses réflexions, son sang venait de ne faire qu’un tour, avait-elle bien entendu un bruit sur la porte ?

Inconsciemment, ses pas là portèrent à l’entrée. Elle passa sa main dans ses cheveux dénoués, soupira un bon coup et ouvris grand la porte, sans prendre la peine de vérifier qui venait de frapper. Peut-être n’était-ce qu’un démarcheur moldu ? Peut-être n’était-ce pas lui ? Et puis, comme un soulagement, que de le voir là, dans l’encadrement de la porte. Comme si le rêve qu’elle s’était imaginée n’était pas qu’un rêve. Et le voilà venu. Le plus simplement du monde.

Un sourire s’esquissa sur le visage de l’Auror. Si elle avait fait un véritable effort vestimentaire, il semblerait bien que le professeur de métamorphose en ai fait de même. Pendant quelque secondes, Elly laisse ses yeux vagabondaient sur son invité. Un costume, rien que ça. Le sourire sur le visage d’Elly s’étira un peu plus. Si elle était butée sur les raisons qui l’avaient poussé à faire appel à lui pour l’aider à devenir Animagus, elle ne pouvait pas nier qu’il avait un quelque chose de … tentant. D’irrésistible en fait, lorsque le regard de la jeune femme passa sur la chemise bleu (Ange) d’Evan, laissait – sans doute volontairement – ouverte de deux boutons.

Il avait dit quelque mot qu’Elly avait à peine entendu. Vantant la beauté d’Elly. Etait-il sérieux ? Elly haussa les épaules, et oublia quasi instantanément son interrogation. Il s’était penché sur elle et lui avait dit bonjour comme de vieux amis qui se retrouvent. Pourtant, ils ne connaissaient  pas plus que ça. S’il devait en savoir un peu sur elle, ayant été son professeur, elle n’en savait que très peu sur lui. Si ce n’est qu’il avait été un excellent prof de métamorphose.

Elle répondit par un nouveau sourire, attrapant la bouteille que lui tendait Evan. Il allait falloir qu’elle développe ses connaissances œnologiques, car le vin ne lui disait absolument rien. Elle allait tourner les talons – enfin, les pieds nus, en vérité – quand elle se rendis compte de son manque de politesse. Elle n’avait pas décroché un mot depuis son arrivée, et voilà qu’ils étaient plantés dans l’encadrement de la porte. Rien de bien affolant.

A son tour, elle s’approcha de lui, se mettant sur la pointe des pieds et alla poser ses lèvres sur sa joue. Il n’y avait rien de sous-entendu en ce geste, un juste retour des choses après tout.

- Bonsoir Evan … et bien je te retourne le compliment.


Et sans attendre ni voir la réaction de ce dernier, elle tourna les talons et alla en direction de la cuisine. Elle attrapa deux verres quelconques, ceux qu’elle trouvait jolis en vérité. Des verres tout en courbe, bien ronds. Elly secoua sa tête. Etait-elle vraiment perdue à la contemplation du cristal blanc ? Nouveau sourire, puis elle reporta son attention sur son invité

- Hum, tu ne comptes pas rester dans l’encadrement de la porte toute la soirée ? Tu peux entrer hein. Enfin, après si tu veux pas, tant pis ! Sa voix était volontairement taquine. Elle appréciait le moment. Il était venu et cela lui faisait plaisir, sans réellement savoir pourquoi. Euh, au risque d’avoir l’air bête, tu peux te charger d’ouvrir ça ?

Le « ça » correspondait à la bouteille qu’il avait apportée, qu’elle montrait d’un signe de menton. Elle était sorcière oui. Elle aurait pu l’ouvrir comme cela, bien sûr. Mais il fallait dégivrer un peu la glace et le faire entrer dans cet appartement qu’elle aimait tant. Au moins, il aurait les mains occupées et n’aurait pas l’esprit à se rendre compte que l’appartement était particulièrement dénué de chaleur humaine et que rien n’indiquait que quelqu’un vivait ici à l’année.

En attendant qu’il s’occupe de la bouteille, elle alla allumer – manuellement, comme une gentille petite moldue – la chaine hifi. Elle mit un CD d’un compositeur dont elle aimait particulièrement certaines chansons, puis se dirigea vers la cuisine en sautillant. En chemin, elle remarqua qu’elle n’avait toujours pas de chaussure au pied, ce qui serait visiblement le cas pour toute la soirée. Aussi préféra-t-elle engager la conversation vers ce sujet, peut être que cela les dérideraient ?

- Hmm, je suis désolée mais je crois que mes pieds ne verront pas de chaussures ce soir.


C’était totalement débile. La phrase était à peine sortie qu’Elly aurait préféré ne pas l’avoir dite. Quelle femme normalement constituée va aller parlé du fait qu’elle n’ait pas mis de chaussure pour un rendez-vous ? La jeune femme retint un rire nerveux. Etait-elle aussi tendue que son corps voulait-il lui faire croire où était-ce dû à sa présence dans ces lieux ? Il était chez elle, il pénétrait dans son intimité. Aucuns de ses collègues n’avait encore mis un pied ici. Même Artemis, et pourtant les deux Aurors étaient devenus relativement proches au fils des jours. La jeune femme remisa cette pensée dans un coin de sa tête, puis ajouta, à destination de son invité

- Tu vas souvent chez d’anciennes élèves comme ça ?

On aurait pu croire à un reproche, mais il n’en était rien. Le visage de l’Auror était éclairé par un sourire, et ses yeux pétillaient de malice. Elle était curieuse de connaitre la réponse d’Evan, peut être que, sous la blague, il y avait une part de curiosité, un besoin de vérité.
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Evan
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Evan, Jeu 27 Avr - 3:18







A Einaudi, père de ma poésie...

Je regardais la belle, qui écrivait comme le faisait le soleil un peu de la beauté du ciel, un soupçon d'enchantement à cette soirée qui s'annonçait. Radieuse. Elle peinte, en merveilleuse, dans cette robe bordeaux qui l'enjolivait, si tant est, qu'il était possible qu'elle soit plus belle encore, que dans ces rêves échoués dont j'avais égaré une partie du décor.

Regarde moi Elly, regarde ces rêves, ou le renard n'est plus seul, ou la rose est cueillie, ou la rosée peint les feuilles, de la douceur à mon cœur conquis...


Je reste suspendu à la contemplation, comme je le ferais d'une voûte céleste entièrement parée d'étoiles éclatantes. Je ne savais trop, si je ne pouvais enlever à mes pensées, comme si je dérobais, ce qu'un frisson pouvait laisser sur la peau, sur le cœur, et mettre à la place ce nouveau synonyme, qu'elle me laissait.

Un sourire, seulement, je lui donnais, comme présent. Et déjà je m'évadais, sur des contrées verdoyantes, là où poussent des fleurs qui grandissent à la caresse d'une pluie chaude, là où poussent des rivières au milieu d'herbes hautes chatoyantes, là où s'endorment des nuages à regarder la nature qui prend vie, dans une faune et flore réunis à une perfection théâtrale saisissante.

Et à ma joue elle s'élève, comme le félin que je laisse me sentir, me laissant la trace de ses lèvres, qui me laissèrent un nouveau sourire. Elle me renvoi mes convenances, et je reste un instant sur le pas de la porte, comme si j'étais un vampire qui attendait son approbation, pour franchir le seuil de son monde, sa maison, pour entrer un peu plus à la découverte de la chaleur de sa vie. Je regarde un peu tout autour, laissant vagabonder mes yeux comme s'ils découvraient un magnifique paysage, à observer la décoration de son rivage.

Regarde moi Elly, regarde ces espoirs, ou le renard et le loup jouent ensemble, ou les deux sont apprivoisés, ou toutes les fondations tremblent, ou les deux opposés sont liés...


Je suis ses mouvements gracieux, ses pieds nus qui foulent le sol avec la légèreté d'une feuille écrite par l'automne, laissant à sa splendeur mes yeux, accroché comme y cherchant le titre à mettre à ce nouveau tome. Je vois qu'elle s'empare de verres comme si elle attrapait des lueurs de mes rêves, y laissant ses yeux un instant, perdue à des pensées dont je ne pouvais saisir l'essence, et qu'au mieux, j'imaginais douces et passionnées.

Et je tique à sa voix, que j'étais resté là, à observer silencieusement, le renard à l'éclat de diamant. Alors j'avance, refermant derrière moi la porte que je n'étais pas pressé de revoir s'ouvrir, comme si cela signifiait finir, cette soirée dont je ne voulais me résigner à entrevoir qu'elle ne se termine, à peine eut-elle commencé. Car il était ainsi, certains moments éveillaient le cœur, résonnaient comme la pureté d'un chant, et, témoignant d'un moment avec un Autre en chœur, je souhaitais qu'il perdure indéfiniment.

Regarde moi Elly, regarde ce printemps, ou le renard et le loup dînent, ou les masques ne sont plus des invités, ou l'autour est une longue comptine, à l'embrun d'un salvateur été...


J'avançais jusqu'à elle, mes yeux qui imprimaient la modernité de son chez elle. Je regardais la bouteille qu'elle me demandait d'ouvrir, voyant ses lèvre qui elles, s'ouvraient, à un nouveau sourire, que joyeusement j'accueillais, comme un qui pouvait définir, ce que nul mot n'était...

- Bien sûr, je m'en occupe...

Pas un instant, je ne la juge, et m'avance dans la cuisine dont l'esthétisme me disait qu'elle aurait pu être choisie par mes soins. Je récupérais ce que les moldus appelaient un "tire bouchon" et m'occupais d'ouvrir la bouteille pendant qu'elle disparut un peu plus loin telle une ombre dans la nuit. Quelques secondes plus tard, j'avais réussi à extirper le bouchon de liège, non sans un "POP" qui ne manqua pas de se faire remarquer.

Des volutes de piano s'élevèrent alors timidement, et mon esprit se laissa bercer à cette empreinte doucereuse. Instrument des merveilles, qui faisait des pensées des toiles sans fond, qui apportait l'éveil, à des murmures sans nom.

Regarde moi Elly, regarde mon sourire, celui que tu as apprivoisé, celui que tu as arrosé, à l'encre de ta simplicité, à la plume de ta sincérité...


Je laissais un rire enfreindre avec insolence la clarté du piano, quand elle me dit que ses pieds ne verront pas de chaussures, posant mes yeux dessus avec un sourire amusé, les imaginant nus sur le sol fais. Puis j'entendais sa question, qui me ramena quelques jours en arrière, entre ses arbres ou le loup avait rencontré le renard. A la différence près, que cette fois, son timbre n'était pas le même. Il n'y avait pas de jugement dans sa voix, juste une question que je n'essaierais pas d'éluder.

Je pose une main sur le plan de travail qui fait office de table élevée, et laisse mes yeux tutoyer sa beauté, caresser son maquillage léger, désirer ses lèvres dont ma joue m'avait conté la douceur, puis je les ancrais aux siens. Mes émeraudes attachées à ses prunelles noisettes. Mon cœur déjà, avait perdu la notion de ce qu'était un rythme régulier.

- Pour tout te dire non, c'est bien la première fois ! Je passe le plus clair de mon temps à Poudlard, et je ne sais pas si tu as eu l'occasion de le voir par toi-même, mais, clairement, l'état de leurs appartements laissent à désirer. Là où il y a un besoin de modernité évident, on doit se contenter de savourer de ne pas avoir à payer le logement... Niveau cadre romantique, il faudra repasser ! Même si j'ai un tant soit peu essayer d'y laisser une décoration d'aujourd'hui, la liberté est tout de même bien restreinte...

Ce soir, je n'aurais pas de frein. Hormis évidemment concernant mon appartenance. Mais toutes les questions qu'elle me poserait trouveraient une réponse. Ce n'était pas qu'une question de la séduire, au fond j'étais comme cela. J'étais franc, et si on appréciait pas une de mes facettes, alors je laissais les gens continuer leur route librement. Je ne changeais pas pour être apprécié, j'étais libre comme le vent.

Regarde moi Elly, regarde l'éclat de mes yeux, ils brillent près des tiens, comme si tu étais leur lumière nécessaire, comme si pour qu'ils s'ouvrent tu étais le refrain, comme si pour qu'ils vivent tu étais leur prière...

J'approchais les deux verres de moi, les faisant s'entrechoquer involontairement. Je laissais un nouveau sourire à la belle, dont l'édifiante beauté me troublait intérieurement. Puis je servais les deux récipients du nectar jaunâtre sucré à l'apparence de délice. Comme elle qui se présentait ainsi pour moi. Pour mes sens, Délice, que je voulais envelopper d'un écrin velouteux. Je lui tendis un des deux verres, et trinquais avec elle.

- A la notre ! Et à cette soirée qui s'annonce particulièrement belle !

J'avais parlé sans que mes yeux ne délaissent une seule seconde les siens, et je continuais de la contempler quand mes lèvres s'emparèrent du nectar de l'ivresse. Peut-être ivre étais-je déjà ? Un peu d'elle, du renard et du poème enivrant qu'elle était. Rimes à ses lèvres et à ses yeux je voyais. Rives à mes rêves d'être heureux elle envoyait.

Regarde moi Elly, regarde mes lèvres, le Temps fait le temps important, et nul mot n'est plus qu'un silence, nul mot n'est plus qu'un baiser qui pour longtemps, peut apporter la seule parole qui est Évidence...
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 27 Avr - 14:29


Alors qu’elle s’était rapprochée de l’ilot de la cuisine, il avait répondu à sa question, sans filtre. Cela toucha la jeune femme. Malgré la taquinerie de sa question, une part d’elle souhaitait tout de même connaitre la vérité. Si cela était habituel pour lui auquel cas elle n’était qu’une cible parmi d’autre ou si cela était plus rare et auquel cas cela signifierais, tout du moins Elly l’espérait, qu’elle avait un minimum d’importance à ses yeux. Même si elle ne comprenait pas vraiment pourquoi elle voulait devenir quelqu’un dans sa vie à lui, pourquoi elle voulait l’avoir dans sa vie. La réponse qu’il lui donna lui arracha un sourire mais également une surprise

- Il y a des appartements à Poudlard ? Vraiment ?


Elly était bouche-bée, les yeux écarquillés. En tant qu’élève elle ne s’était pas vraiment posé la question mais maintenant qu’ils en étaient à discutés de ça, elle se disait qu’il devait bien y avoir des locaux pour les enseignants … ce qui lui refit pensé à l’attaque de Poudlard, dont les interrogatoires allaient bientôt avoir lieu. Elle secoua la tête tandis qu’il avait le regard figé sur elle, lui tendant un verre rempli. Elle saisit le verre tout en soutenant son regard. Ce dernier avait quelque chose de perturbant pour la jeune femme. Elle leva son verre vers lui, murmurant un timide « à la tienne » et porta son verre à sa bouche afin de gouter au liquide ambré.

Elle posa son verre sur le plan de travail, en profitant pour détailler le moindre détail de son invité. Il était décidément vraiment … séduisant. La jeune femme se mordit l’intérieur de la joue, elle ne voulait pas se faire de quelconque idée, après tout, le diner de ce soir n’était qu’une promesse à tenir, après il sortirait probablement de sa vie.

Néanmoins elle ne voulait pas penser à ça, pas tout de suite. Elle se saisi donc de sa baguette et augmenta sensiblement le volume de la musique. Les notes de piano emplirent tout l’espace de l’appartement, laissant un frisson visible sur les bras nus de la jeune femme. Prise d’une envie soudaine, elle se laissa aller à quelque pas de danse, mouvant ses hanches de droite à gauche au rythme du piano. Elle le fixait maintenant avec des yeux joueurs, un sourire malicieux en coin.

- Dit moi ? Elle laissa passer quelques instants, quelques notes de la délicieuse musique, puis ajouta à son invité « Sais-tu danser ? ». Elle s’approcha tout près de lui, sentant les effluves de son parfum qui lui piquait le nez, mais surtout le cœur. Elle ne devrait pas jouer à ce jeu, quelque chose dans l’atmosphère lui disait que tout ceci était dangereux, voir malsain. Elle haussa les épaules comme pour répondre à sa propre pensée. Elle attrapa le poignet de son invité et l’entraîna avant elle à sa suite.

Arrivés dans le milieu de la pièce, elle posa ses mains contre sa nuque et murmura dans son oreille « C’est en tout bien, tout honneur, sinon Artemis m’en voudrait ». Elle savait qu’il ignorait de qui il s’agissait, mais qu’importe, elle était bien, elle avait envie de danser avec lui, alors elle le faisait. Peut-être la repousserait-il, peut-être pas. Elle voulait juste danser avec lui, danser à son bras. Cela devenait quasiment viscéral, c’était à la limite d’un besoin vital.

- Si tu te débrouilles bien, j’irais préparer le diner après, sinon, tu devras encore attendre un peu


Sourire malicieux et regard  suppliant. Elle n’avait jamais été une grande danseuse, mais là, tout de suite, maintenant, c’est ce qu’elle voulait. Priant pour qu’il accède à sa demande.
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Evan
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Evan, Ven 28 Avr - 3:25







Elle était à mes yeux ce que la flore était à la nature. Un frisson, une ode qui s'éternise, qui sifflote comme l'orée d'une terre promise. J'accrochais ses sourires aux murs naissants de notre rapprochement, et ses regards aux lampadaires de ma vie. Pour qu'elle illumine d'un flux constant, mon cœur de vouloir rassasier ses envies.

J'avais écouté sa surprise quand je lui avais dévoilé que je possédais un appartement à l'école. Enfin, posséder était un mot bien grand, puisque je n'en étais que locataire tant que je portais le titre de professeur dont j'avais de plus en plus l'envie de me débarasser. Alors je répondis simplement, sans m'étaler trop sur ce logement qui n'était pour moi qu'un accompagnateur forcé, mais en l'éclairant sur l'autre lumière de ma vie comme habitation.

- Oui ! Chaque membre du personnel en a un ! Y compris le directeur ! Mais je t'avoue que je préfère le confort de ma demeure en Écosse, bien que j'ai l'impression de n'y dormir que peu souvent alors que c'est l'endroit où je me sens le plus chez moi !

Nos verres qui s'étaient effleurés avaient accordé à nos lèvres le droit de s'embraser du nectar jaunâtre, qui laissait au palais un rivage fruité qui saisissait comme un appel à s'y adonner sans retenue. Un peu comme la belle était pour moi.

Comme ce vin, une partie de moi, avait envie d'y succomber, avait envie de toucher ce désir qu'elle était. J'imaginais que ses lèvres ne pourraient avoir qu'un goût plus exquis encore, avec lesquelles ce moelleux si divin soit-il, ne saurait rivaliser. Comme si, je les voyais doucereuses telle une rosée sur des mousses parfumées, je les imaginais comme la framboise saisie par la main à son chevet, qu'elles avaient le même goût de rêve qui resterait sur mes lèvres qui ne pourraient que désirer y goûter à nouveau.

Comme si, tout ce qui dégageait d'elle, était les soupçons enivrant d'un parfum qui faisait jaillir chacun de mes sens.

Ma vue la peignait. En un tableau dont nul mur ne serait digne d'accueillir la Beauté, telle la toile céleste qui dicte à mon regard la larme qui sculpte le vrai. Et je regardais chacun de ses sourires comme un cadeau que le temps m'offrait. Comme la rose que je voyais grandir et que je voulais, à ma main, pour son teint comme pour ses épines.

Mon odorat la respirait. Son odeur qui me rappelait les fragrances impalpables du printemps qui s'éveillait aux fleurs riches de mille robes. Et je sentais des frissons qui n'existaient encore que dans des espoirs qui ne prenaient forme que près d'elle.

Mon toucher la réclamait. Que mes mains tutoient de nouveau sa peau dont la douceur de notre dernière rencontre  m'était encore gravée, et que je voyais comme un drap de soie dont je voudrais recouvrir tout mon corps et enflammer de tendres accords.

Mon ouïe l'écoutait. Sa voix mélodieuse qui faisait danser chacun de ses mots, comme s'ils étaient tous une infime partie d'une chanson entrainante que je ne voulais jamais oublier. Et j'imaginais, un instant, ce que ma tête entendrait, posée, à quantifier et empaqueter le rythme des battements de son cœur comme le seul présent sur lequel chaque nouveau jour je voudrais déposer mon regard.

Mon goût, lui, la rêvait. Rêvait des vastes champs interdits dont la saveur restait à connaître, mais dont l'emprise bien qu'irréelle, était présente. Comme le goût de sa peau au contact de la mienne, celui de ses lèvres aux miennes désireuses, celui de ses désirs dans ses yeux là où s'écrivent les pensées interdites.

Je sentais son regard sur moi comme le mien était présent sur elle. Comme si nous étions deux ombres qui se cherchaient, se demandant ce que cela ferait de disparaître dans l'abandon à cet autre que l'on regardait avec une attirance certaine. Sans que des mots ne le disent, mais ou chaque regard ou sourire échangés, se trouvait une parole évidente de cet état mutuel.

Je sortis de mes pensées vouées à elle, quand elle récupéra sa baguette pour ordonner à la musique de prendre un peu plus possession de l'atmosphère, laissant le piano libre de nous envelopper de toute sa force implacable.

Je suivais son déhanchement avec un sourire, m'imaginant laisser mes mains à son corps comme partenaire à ses pas, comme invité à son bras. Et comme si c'était écrit sur un livre qui parlait de ce que le Temps apportait, son sourire enchanté, puis ses mots, m'invitèrent à être ma pensée. Je souris à sa demande, alors que les première notes posent leur bagage avant d’accélérer vers le Virtuose.

Le piano bien que criant, se tait, et observe le renard et le loup.

Comme si mon sourire avait été la réponse qu'elle attendait, je la laisse saisir mon poignet, me renvoyant à notre dernière entrevue, où elle me l'avait attaché. Mais là c'était une toute autre attache, de celles qui empoignent, qui réclament, qu'elle ne puisse s'estomper sans avoir laissé un moment résonner près de l'éternité.

Alors je posais mes mains à sa taille, la suivant, avant, une fois que l'on commence nos premiers pas de danse, de les déposer dans le bas de son dos, me rapprochant d'elle de sorte à ce que je puisse sentir son souffle, à humer la senteur de ses cheveux. Je lui souriais, sans jamais quitter l'éclat de ses yeux, suivant ce rythme lent qui nous berçait et nous envoûtait à son empreinte.

Le piano, presque larmoyant, embrassait le renard et le loup.

C'était presque parfait. Si ce n'était, le prénom d'Artemis qui sortit comme un éclair frappant le sol. Je penchais la tête sur le côté l'espace de quelques secondes, me demandant soudainement si un homme était dans sa vie. Comme si cela ne m'avait pas un instant effleuré l'esprit. Comme si, surtout, je n'avais pas envie que cela soit le cas. Comme si, je voulais qu'elle soit à moi. Elle enchaina sur une note plus légère qui m'arracha un nouveau sourire, qui me donna envie de la provoquer un peu. Je choisis d'abord de rebondir sur l'inconnu, jouant la carte de l'humour.

- Artemis c'est.... Ton petit frère j'imagine ?!

J'avais parlé d'une voix calme et douce pour ne pas vexer le piano, en laissant un léger rire à la fin de ma phrase, comme si je n'avais pas réellement envie de savoir la réponse, que je ne souhaitais qu'il y ait rien d'autre que nous et ce moment qui compte. Je choisis alors de rebondir sur sa dernière phrase, qui était bien plus plaisante pour mon cœur qui ne demandait qu'à déposer ses valises dans ses bras.  

- Hum... Tu sais... Je pourrais faire exprès de mal danser juste pour prolonger ce moment magique près de toi...

Le piano, admirait, pensait, ce que pourrait être l'union du renard et du loup.

Sourire à ses sourires, regard à ses regards, bien étrange navire, naviguant sur nos espoirs. J'étais attaché à sa beauté, à sa douceur, comme le condamné, dont s'envole le cœur.  Je ne savais, si elle était l'Enfer, mais j'étais prêt à y laisser, toute ma terre entière.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Ven 28 Avr - 20:15


Elle avait parlé d’Artemis le plus simplement du monde, comme s’il avait été naturel qu’il soit au courant de ce début de relation, comme si elle voulait qu’il ait toutes les cartes en main. Pourtant, elle l’avait clairement dit, en tout bien, tout honneur. Cette danse ne représentait rien, absolument rien.

Et si ? Et si après tout, il avait eu raison, dès le début ? Et si tout cela n’avait été qu’une excuse pour le revoir ? Elle s’était figée, arrêtant leur mouvement quasi instantanément tandis que le piano continuait sa musique envoutante, tandis que les effluves musicaux rythmaient la pièce de leurs doux battements.

Elle était restée figée, sentant ses bras autour de sa taille, quasiment collée à lui. Elle ne le quittait pas des yeux, le dévorant presque. Absorbant les moindres paroles qui lui offraient. Sa tête troublait par l’arôme qu’il dégageait. Vertigineux.

Et puis elle se décida de lui répondre, parce qu’elle avait envie de tout connaitre de lui, alors elle devait certainement lui dévoiler une part d’elle-même. Lui dire, ses sentiments naissants à l’égard de son collègue, sentiment que lui, professeur de métamorphose, avait fait basculé d’un revers de main. Comme si quelque chose en lui était plus fort que tout, plus fort que sa volonté, que sa conscience, que sa raison.

- Artemis est l’un de mes collègues … nous nous entendons … plutôt bien. Très bien même, à vrai dire. Elle laissa passer un silence, pensant à l’Auror qui lui avait révélé l’envers de ses sentiments sous l’emprise du Veritaserum. Elle figea son regard dans celui d’Evan, cherchant des réponses qu’il ignorait sans doute lui-même. Tu n’es pas très doué en danse, je pense qu’on devrait continuer.

Un sourire aux lèvres, malicieuse était l’Auror, elle jouait au même jeu que lui, stratégie d’évitement pour ne pas penser à ses choses douloureuses qui vous rongent de l’intérieur, qui vous brûlent et vous consument. A ces choix déraisonnés que la logique refuse. Quelle délicate manière que d’avouer ainsi qu’elle voulait garder cet instant pour eux, qu’elle voulait conserver ses mains sur ses hanches, que jamais il ne s’en décroche. Comme une promesse d’infinie. Et le piano qui battait toujours la mesure entre eux, leur accrochant sur chaque note, chaque morceau.

Elle ne pouvait décrocher ses yeux de son visage, qui frôlait la perfection. Pourquoi ressentait-elle une telle ambivalence à l’égard de cet enseignant qui ne lui avait rien demandé ? Etre à ce point partagé sur un être humain ne devrait pas être du domaine du possible. Cela devrait même être interdit, le Ministère pouvait-il pondre une telle loi ? Curieusement, l’esprit d’Elly s’évada sur cette blague et elle retint un petit rire. Qu’importe. Autant profiter de la soirée, amicalement. Et voir ce qui pourrait se passer entre eux, ensuite. Ne rien prévoir était déjà une belle prévision.

Comme pour répondre à ses multiples pensées, la jeune femme s’éloigna du ténébreux brun qui se tenait devant elle. Elle fit courir sa main le long de son bras, attrapant à nouveau son poignet. Un sourire rempli de malice et elle lui demanda « tu me feras visiter, les appartements à Poudlard ? ». Désir ou défi ? Elly ne le savais pas trop et elle ne souhaitait pas répondre à cette question pour l’instant.

Elle attira le brun à elle pour une énième danse langoureuse, aux sonorités du piano qui ne finissait pas de prendre possession du vide de l’appartement pour faire résonner ses notes enveloppantes. Elle finit par lui chuchoter au creux de l’oreille « Je pense que t’as mérité de manger maintenant, enfin, tu étais venu pour ça initialement, non ?», tout en laissant échapper un rire cristallin. Elle laissa retomber ses bras le long du corps, coupant à nouveau cette étreinte particulière. Elle s’éloigna en direction de la cuisine en vue de préparer le repas. Tandis qu’elle refermait le frigo, elle chercha ses yeux une nouvelle fois, et fini par lui dire « Parle-moi de toi, je ne te connais pas vraiment … voir même pas du tout ».

Pas du tout, en fait. Mais qu’importe. Cela faisait à peine plus de cinq minute qu’elle avait interrompu leur étreinte, que déjà le manque se faisait sentir, brûlant. Marquant à vif les nerfs et les tripes de la jeune femme, qui aurait sans doute rêvé d’une énième danse, encore et encore.
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Evan, Sam 29 Avr - 13:01







Encore elles chantaient, les notes du piano, comme ces petits oiseaux, qui dans les arbres laissaient aux passants des esquisses, des bouts de dessins dont, parfois, l'on pouvait voir apparaître le pelage, pour y déposer tous ses bagages. Les musiques, toujours aussi douces, s'enchainaient, et je restais accrocher à ses yeux, mes mains à sa taille, et l'on tournait comme deux amoureux.

Et les airs s'enfuyaient à travers les pièces
Et la plus douce des notes qui passait était ses yeux

Je ne pouvais contenir, un sourire, qui devenait de plus en plus persistant. Comme si je voulais qu'elle l'ait pour toujours, et qu'elle m'offre le sien en retour. Le temps là, qui s'enfuyait, j'avais envie de le stopper, d'y laisser une barrière. De retenir cette musique qui avançait, faire qu'elle perdure comme l'on voudrait qu'une nuit à deux ne jamais s'essouffle.

J'aimerais que mes mains reste à explorer sa peau
J'aimerais que mes yeux restent à lui parler, à la décrire, à la sentir

Et, de nouveau s'élève l'autre élégante musique, celle de sa voix. Elle me parle de son petit frère, qu'elle travaille avec, laissant entendre une proximité que je chassais immédiatement de mes pensées. Oui, son petit frère, c'était parfait. Moins j'en entendrais parler mieux ça serait. D'ailleurs, si son petit frère pouvait avoir un accident et la bonne idée de disparaître, ça serait une occasion de faire péter une bouteille de champagne.

Le loup aux yeux verts criait aux yeux du renard, une musique où ils étaient seules notes

La suite me laissa un sourire plus grand encore, si tant est que cela était possible. Comme si dès le départ, elle avait souhaité trouver une excuse pour prolonger cette aventure dans mes bras. Ou comme si elle souhaitait que je continue de l'envelopper des miens. Je fais un frêle signe de tête d'approbation. Mais mon cœur lui,tambourinait comme s'il voulait qu'elle sache que je ne souhaitais pas une seule seconde que tout cela s'arrête,que la réalité s’immisce entre nous.

Le piano lui aussi, changea de musique comme signe d'approbation

Il n'y avait de plus bel endroit où je pouvais être en cet instant. Je la contemplais, inlassablement, récupérant chaque sourire qu'elle me répétait comme si elle avait peur que je les oublie. J'avais déjà en mémoire les mouvements de son visage quand ses lèvres s'étiraient, celles-là même dont je me plaisais à entrevoir le goût.

Et ses yeux, ces perles d'obscurité qui comportaient quelques fragrances brunes, qui pouvaient virer sur un jaune léger quand la lumière venait les caresser de sa main, elles m'appelaient. Elle me contaient, des rives d'argent où dorment paisiblement les fleurs une fois la nuit venue.

Le loup embrassait le renard des yeux
Le renard embrassait le loup des yeux
Le piano parlait au loup et au renard d'une même voix

Elle se recula légèrement, laissant sa main descendre sur mon bras. Je suivais son geste des yeux, jusqu'à ce qu'elle s'empara de mon poignet qui lui était sien. Je m'évade dans un nouveau sourire qu'elle m'offre, avant d'écouter sa demande, à laquelle je réponds immédiatement.

- Bien sûr ! Quand tu le voudras ! Mais ne t'attend pas a du grand luxe comme chez toi ni à une telle superficie !

Aussitôt que j'eus fini ma phrase, elle m'attirait de nouveau à elle, sur une sonorité du même éclat, que le piano semblait enchanter de nous jouer. Et mes mains de nouveau s'emparaient de sa taille, terre qu'elles aimaient déjà, comme si elles voulaient y laisser bien des étreintes et des caresses qui seraient son plaisir, jusqu'à en découvrir, les multiples facettes.

Je me laissais bercer quelques longues secondes, les yeux fermés, où je partais sur une contrée où le piano jamais ne cesserait de nous parler, où mes mains sur elle pourraient toujours dessiner ce que mes envies avaient de plus secret, où mes yeux inlassablement poseraient sur elles des mots doux, où mes lèvres auraient le droit de s'exprimer jusqu'à rendre ivres leurs semblables.

Un monde ou le renard, le loup, et un champ de roses éternelles seraient les seuls habitants.
Où les roses seraient toujours joyeuses
Où les roses toujours seraient souriantes

Quand je rouvrais les yeux, heureusement, je vis qu'elle était toujours là, que ce n'était pas un rêve, je lui offrit un nouveau sourire radieux, avant de la voir venir à mon oreille me chuchoter quelques mots. Elle me ramenait à la réalité du repas, qui ferait inévitablement stopper notre étreinte, comme si j'avais envie que les étoiles ne soient plus là la nuit ! J'avais oublié, oui, que j'étais venu manger. Le temps à ses bras était le seul qui comptait. Un rire de sa bouche officie la séparation, et je retirais mes mains qui ne comprirent pas pourquoi arrivait ce triste moment.

Tandis qu'elle s'éloignait, je murmurais un "Oui c'est vrai, manger..." comme un soupir qui témoignait du semblant de désespoir qui vînt vêtir quelques secondes mes yeux. Je retirais alors ma veste que je jetais non loin sur le sofa, et retroussais les manches de ma chemise pour être plus à l'aise. Je retournais à mon verre que je portais à mes lèvres, comme si dedans, j'y trouverais la réponse à des questions interdites. De celles qui me donneraient la réponse à la douceur de sa peau ou au parfum de ses lèvres...

Puis de nouveau nos iris se sourient, et elle me demande de lui parler de moi. Alors je prends la peine de m'installer sur une des chaises de l'ilot, pour rester face à elle. Je vidais la fin de mon verre, me demandant par quel côté de ma vie j'allais commencer, ne sachant pas réellement les parties qu'elle aimerait le plus savoir.

- Hum... Je suis né loin d'ici dans l'Est de l'Europe, en Bulgarie plus précisément. J'ai voyagé en France dans mon enfance avant d'arriver à Poudlard. J'ai eu une éducation plutôt dure, puisque je n'ai pas connu mes parents. Ils sont morts peu après ma naissance et j'ai été élevé par un ami de la famille. La rudesse des montagnes elle, s'est chargé de forger en partie mon mental.

Sans m'en rendre compte j'avais saisi le pied de mon verre que je faisais tourner dangereusement sur l'ilot, tout en gardant mes yeux dans ceux de la belle. Je me demandais si elle attendait beaucoup de précisions, avant de décider de continuer et d'y revenir plus tard si jamais elle me le demandait.

- Depuis que j'ai atterri à Poudlard, je suis principalement resté en Grande-Bretagne, tantôt vers Londres, tantôt en Écosse où se trouve mon manoir ! J'aime bien les grands espaces, la nature, le calme ! C'est un endroit parfait pour moi pour me ressourcer, près de la cote avec la mer qui chante gaiement en bas des falaises.

Nouveau silence. J'avais laissé un sourire nostalgique s'enfuir, repensant aux nuits passées à admirer les étoiles, enivrés à la mer qui regardait elle aussi ce paysage. Imaginant une soirée semblable où elle serait à mes cotés.

- J'ai connu plusieurs fonctions avec le temps ! J'ai été par trois fois professeur, j'ai occupé deux posts différents au Ministère de la magie sous deux ministres différents. J'ai travaillé dans l'équipe éditoriale de la Gazette puis du Chicaneur. J'ai aussi travaillé dans plusieurs boutiques, notamment Ollivander et dans plusieurs bars dont un que j'ai géré pendant plusieurs années ! Et même si j'ai quelques fois pris un peu de recul avec le monde magique, son empreinte est toujours en moi, et je n'ai pu que y revenir...

Je me taisais. J'avais parlé d'une longue période de ma vie en peu de temps. Alors je me disais que j'allais attendre de voir ce qu'elle voulait que j'éclaircisse à ses yeux. Ce soir, je comptais bien répondre à ses questions, essayer de dissiper les derniers doutes de son esprit. Ce soir, j'essaierais de voir, si le loup et le renard, pouvaient être plus que des amis.

Le piano se posait des questions, se demandait où était ses deux tourtereaux
Il se demandait si le renard gardait encore ses sourires
Il se demandait si le loup parlait avec ses mains à sa taille
Il se demandait, si le loup et le renard pourraient, de nouveau, une danse lui accorder
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Sam 29 Avr - 15:25


Elle écoutait attentivement, perdue à ses lèvres. Elle en avait oublié la cuisson des pâtes, des lardons, de tout en fait. Rien n’était plus important que ce qu’il lui disait, lui contant l’histoire de sa vie. Déversant le flot de son passé comme s’ils se connaissaient depuis toujours, comme deux vieux amis qui se racontent les évènements passés alors que l’autre était partis.

Elle était juste … impressionnée. Impressionnée car il était impressionnant. Il avait effectué tellement de choses, tellement de métiers. Elle en était restée bouche-bée. Et puis, Elle remarqua le regard figé sur elle. Il avait arrêté de lui conter son passé, mais n’avais pas parlé de son présent. Mille questions lui venaient en tête. Et aucune réponse à lui apporter. Elle ne savait pas par où commencer sans avoir l’air indiscrète.

- Tu as quelqu’un ?
La jeune femme devint livide face à sa propre question. Des interrogations qui l’habitaient, une seule avait réussi à franchir ses lèvres et ce n’était pas vraiment la meilleure, ni celle qu’elle aurait choisie si son cerveau s’était mis en marche." Je veux dire, euh, je ne sais pas ce que je veux dire en fait. Désolée. " Elle baissa les yeux vers ses mains, qu’elle contemplait comme deux nouveaux bijoux desquels elle ne voulait pas relever les yeux pour éviter de croiser son regard à lui. A cet être dont elle ne percevait que les contours et qui pourtant l’attirer.

Manœuvre d’évitement, peut être pouvait-elle tenter une diversion ? Parler de sa vie ? De son passé qu’il lui avait livré sur un plateau d’argent ? L’Auror en elle, endormie jusqu’à présent, s’éveilla doucement au creux de son récit, intriguée par un passage de sa vie en particulier. Ses parents étaient morts. Outre le violent frisson qu’Elly ressenti à cette idée-là, à l’idée de perdre ses propres parents, elle voulait en savoir plus, assouvir sa curiosité un peu malsaine. C’était le berceau de son âme, à cet autre dont elle envisageait seulement les multiples possibilités.

- Je sais pas si … enfin, si tu veux en parler. Tes parents ? Une interrogation en suspens, comme pour lui demander de continuer, d’étoffer, d’expliquer. Elly ressentait différents sentiments, entre l’envie de le prendre dans ses bras, de le réconforter et l’envie de le laisser partir sans en savoir davantage. Sans s’immiscer davantage dans sa vie. Car elle sentait bien qu’il y avait en lui des parts d’ombre. Elle savait que, si elle creusait davantage, elle ferait tout pour devenir sa lumière, pour être son étoile dans les ténèbres.

Et puis un bruit, la fit revenir à la réalité de l’appartement. Les pâtes passaient par-dessus bord, sans doute trop cuites. Les lardons, quant à eux avait littéralement cramés dans leur poêle. Un soupir désespéré provenant de l’Auror. Si elle ne se concentrait pas sur la cuisson, ils ne risquaient pas de manger tout de suite. Elle se retourna vers son invité, et avec un sourire désolé lui dit « Je crois que je ne suis pas au top de ma concentration, ça te dit qu’on se fasse livrer quelque chose ? Ton choix sera le mien ». Voilà qui était simple, et puis, cela lui laissait le choix aussi. Le choix de la nourriture, mais surtout, le choix de ne répondre qu’au sujet de leur repas de ce soir et d’occulter les questions indiscrètes d’Elly.

Petit renard cherche les réponses, ne les trouvant pas à l’orée du bois. Loup*, y es-tu ? L’entends-tu ? Ce petit renard aux accents de France qui semble réclamé beaucoup plus qu’une simple amitié. Dit-lui, loup, es-tu prêt pour ce genre de destinée ?



HRPG : *La narratrice s’amuse avec le loup, mais in-RP Elly l’ignore, bien entendu.

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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Evan, Dim 30 Avr - 12:20







J'attendais les réactions qu'elle aurait, de voir son visage, s'il s'illuminerait de ses sourires qui dessinaient mon monde, s'il s'empourprerait d'une gêne légère qui me montrerait que le renard est là, dans le sous-bois, prêt à se laisser apprivoiser par le loup. Je cherchais dans ses yeux, cet éclat, de celui que les étoiles cherchent sans cesse à copier sans y parvenir, de celui qui fait battre à la fois le cœur mais aussi les paupières, qui se demandent si c'est là, que tout peut prendre un sens, qu'est la source de la vie.

Eux déjà, mes sens, avaient arrêté de lutter, depuis quelques jours. Depuis que le renard avait mordu le loup. Depuis que le loup avait commencé à conquérir le petit renard argenté, comme s'il avait vu à ses yeux ce que même les pierres précieuses ne pouvaient représenter.

Et là s'envole, comme une feuille se décroche de la branche pour heurter le sol et bouleverser la terre, une question, quelques mots, lourds de signification, comme s'ils étaient, le passeur en charge de faire traverser le fleuve, l'aurore attendue après la nuit longue et froide. Je lui offre un regard surpris, légèrement pris de court, et je vois son visage, qui, lui aussi, semble gêné de cette question, qui, pourtant, me paraissait une suite évidente. Comme la seule carte en suspend, pour que le jeu s'arrête, pour qu'elle se livre à moi, pour que je sois totalement ivre d'elle.

Elle s'excuse, et je laisse un sourire amusé à son attention tout en passant ma main gauche dans mes cheveux. Un instant Alhena passa dans mes yeux, étais-je avec elle ? Pas vraiment. Oui, j'en avais envie, mais concrètement, il ne s'était rien passé entre elle et moi depuis ce mois de décembre, où j'avais appris que j'étais le père de ses enfants. On s'était parlés, on s’était vus, mais, rien, rien de suffisamment proche pour que je considère que j'étais à elle ou réciproquement. Nous étions deux âmes qui se fuyaient.

Et là, elle me faisait face. Le renard, que le loup désirait aussi intensément que l'oiseau le fruit pour se revigorer. Mon cœur avait envie de se livrer à elle, non, plutôt de se donner, de se délivrer, de lui dire "Prend moi comme je suis et je colorerais ton monde d'une couleur enchantée que je ferais persister chaque jour, chaque nuit, et je ferais en sorte que le bonheur ne soit plus seulement un rêve à tes yeux, mais la couleur qui les composerait."

Mais je répondais à la place des mots fades comme le serait une fleur incolore.

- Je... Non... Actuellement je n'ai personne dans ma vie... Même si c'est compliqué... Et... Et toi ?

Dit moi petit renard, est-ce que quelqu'un te possède, ou est-ce que le loup peut espérer s'endormir près de toi ?

La discussion repart alors sur mes parents, et je ferme un instant les yeux, quittant les virages délicieux, où je m'étais vu nos deux corps cote-à-cote allongés, nos deux cœurs en accord ordonnés. Les évoquer sans laisser les ténèbres qui m'entourent envelopper la pièce, ça allait être difficile. Je devais choisir mes mots avec parcimonie (même si elle était pas dans la pièce !).

- Mes parents... C'est compliqué... Je n'ai eu que des photos d'eux comme souvenir, et des cauchemars pendant un temps, sans que je sache réellement si c'était leur reflet que je voyais ou juste une illusion sans valeur... Je connais leur nom, leur origine... Hormis cela, tout est fragmenté...

Je laissais des secondes s'enfuir sous forme de silence. Fils de parents partisans des ténèbres, que pouvais-je lui dire réellement ? Alors je récupérais la bouteille de vin qui avait attendu impatiemment que ne se terminent nos danses sur les cris du piano, et remplissais mon verre ainsi que celui de la belle qui n'était pas totalement vide.

Mes lèvres s'en allèrent dans le breuvage où je remuais mes pensées. Quand je le reposais, je replongeais dans son regard ensorcelant, laissant un léger sourire s'échapper comme si j'avais ouvert une fenêtre pour laisser entrer une brise de vent joyeuse. Et je choisissais de continuer.

- J'ai mis un peu de temps avant de réaliser en fait... Quelque part je n'ai jamais réellement souffert de leur absence... Même si j'ai eu des cauchemars récurrents qui m'ont pendant très longtemps, laissé des insomnies. Du coup, il m'est difficile de pouvoir t'en parler avec beaucoup de détails, car au final, j'ignore bien des choses sur eux. Je n'ai récupéré aucune affaires qui leur appartenaient, et je ne sais même pas si toutes les histoires que l'on m'a raconté à leur sujet sont vraies...

Un instant, je sentais mes yeux qui prirent une apparence humide, sans pour autant qu'une larme n'ose sortir, comme si elles savaient, que je ne pouvais montrer mes faiblesses. Du coup elles se forçaient à rester sagement à l'intérieur de mes paupières. Moi, fils des Ténèbres, sujet des Ténèbres, je ne savais trop, pourquoi plus le temps passait, plus je me retrouvais en proie à mes émotions. Comme si, toute ma vie, elles étaient restés tapies dans l'ombre, et là, elle sortaient, armées de couteaux ou d'aiguilles qui se plantaient dans mes chairs, comme des cicatrices invisibles qui se montraient enfin au grand jour. Parce que le soleil était toujours remplacé par la nuit. Parce que la nuit était toujours remplacée par le soleil.

Un jour, l'on se lève, et les planètes s'agencent comme par magie. Un jour, l'on ouvre les yeux, et l'on se rend compte de la clarté de la lumière. Un jour, l'on pose un pied à terre, et l'on voit ce que l'esprit avait toujours refusé de percevoir. Un jour, on avale une bouffé d'air, que le cerveau recrache, et tout prend vie. Les fleurs dont la couleur était devenue anodine, le soleil dans le ciel qui n'était rien de plus qu'une ampoule errante, les étoiles la nuit que l'on ne voyait plus comme si des nuages avaient toujours entravé leur beauté.

Tout s'élève, respire. Les horloges éteintes voient leurs aiguilles qui triomphent du silence. Les arbres nus imaginent les futurs bourgeons et chantent à cette image. Les cartes postales que le temps a effacé trouvent de nouveaux paysages. Les collines asséchées se redressent sous des neiges transparentes.

Un bruit d'inattention éveilla notre attention. Les pâtes qu'elle avait mises à cuire avaient décidé d'aller faire un tour et de voir de quelle couleur était l'herbe au dehors. Les bulles d'eau semblaient sauter comme des enfants, à jouer à celle qui arriverait en première à passer par dessus la casserole. Et, histoire que la soirée pâte carbo' tourne complètement à la catastrophe, les lardons eux, avaient carrément fait un barbecue de leur côté !

La voyant essayer de rattraper ce qui ne pouvait l'être, je laisser s'enfuir un rire des plus amusé. Loin de moi l'idée de me moquer d'elle, mais je trouvais cela bien marrant comme situation. Elle se retourna vers moi avec un sourire qui s'excusait à sa place, et j'écoutais ses paroles tout en absorbant des nouvelles gorgées du nectar sucré.

- Bravo ! Et moi qui avait hâte de goûter ta cuisine ! fis-je toujours d'un air amusé. Si tu n'es pas au top de ta concentration, dois-je en déduire que je te perturbe ? Ou avais-tu simplement envie de faire souffrir ces pauvres pâtes ? Elles t'avaient fait quelque chose peut-être ?

Je ne pouvais m'empêcher de rigoler, et j'essayais de lui faire décrocher un de ses sourires, de ceux que l'on pourrait attacher au ciel des Enfers les plus profonds comme lumière au bout du tunnel. De ceux qui étaient à la fois un barrage contre les tempêtes et une navette vers des cieux qu'il restait à découvrir.

Je finissais mon second verre en me questionnant sur ce que j'aimerais manger. A vrai dire, je m'en foutais un peu. Sauf si je pouvais l'inclure dans les repas potentiel. Là, évidemment, je savais que cela serait délicieux. Comme s'il était possible de croquer dans un songe égaré, de ceux rangés dans le tiroir où la clé s'appelle "Interdits", ceux qui balbutient, l'océan des plaisirs.

Car ses lèvres devaient être comme le dessert qui laisse au palais une effusion de paradis. Un met qui, à peine goûter, déjà nous laisserait conquis, avec, à son départ comme seule envie, que de nouveau y succomber. Et dehors, il y aurait un carillon qui s'époumonerait à faire résonner sa complainte, à faire crier toutes les roses en une seule plainte, de ne pouvoir être à la place de celle choyée, de celle couvée, sous les pluies, sous les saisons qui s'enfuient avec leurs épreuves ! Là, elles crieraient, contre Celle, Elle, qui écrirait...

Je les imaginais, d'ailleurs, ses lèvres, courir sur ma peau, comme les miennes arpentant la sienne, à la recherche de soupirs qui seraient, non plus des secrets, mais des paroles que les murs de pierres ne sauraient repousser, que les digues verraient arriver et s'écarteraient, pour qu'apparaissent au grand jour toute cette vérité, les vagues qui diraient que cet Autre au bout des lèvres, pouvaient écrire des bouts de rêves.

Comme si, ses yeux seraient la lanterne qui guiderait mes nuits d'insomnies, près desquels tout pourrait se poser, mes douleurs se reposer. Comme si, là où les souffrances avaient laissé les cicatrices les plus amères, les giclées de sang les plus violentes, un simple regard pouvait couvrir les plaies, les amoindrir, et, près de ce regard, là, où les nuits deviennent paisibles, le cœur serait à l'apogée de sa vie.

Dit moi petit renard, qu'est-ce qui est le plus important ? Les caprices des saisons qui donnent à la rose l'impression d'être seule et nue ? Ou le temps qu'on lui accorde pendant qu'elles défilent, qui fait qu'à la fin, elle se saura accompagnée et aimée dans des mains chaleureuses ?

- Je... Je ne sais pas trop quoi manger à vrai dire... Les pâtes avaient l'air bonnes mine de rien ! Avant qu'elles décident de comploter pour se faire la malle je veux dire ! Je laissais un nouveau rire à son attention avant de reprendre. Plus sérieusement, peu m'importe ! Pizza ? Ou autre ! A vrai dire pour moi l'important, ce n'est pas le dîner, mais le temps passé près de toi, à te connaître davantage, et inversement !

Je fixais ses yeux intensément, comme si nous étions deux nuages qui attendaient que l'éclair ne les reliant ne frappe, apportant un nouveau sourire à nos lèvres qui se tutoyaient ainsi, et à nos yeux une nouvelle empreinte qui prenait vie dans ceux de l'autre. De celle qui laisse à l'âme, autre qu'un simple frisson que l'hiver aurait pu écrire en poème, mais tout un tremblement qui sont des rimes et finissent par apposer le point tout en haut de la cime !

Là !

Où les mots perdus trouvent un lac aux lueurs argentées qui se reflètent sur la lune ! Là, où les regrets n'existent plus si ce n'est en un amas cendreux livré aux caprices des bourrasques rebelles ! Là, où deux êtres aux remparts brisés, se retrouvent être une même tour d'argile, les fondations d'un même château qui surplombe une vallée où s'endorment bien des soleils ! Où se reposent bien des roses, que nulle prose ne saurait conter à leur juste valeur. Celle du Temps. Du temps qui écrit, du temps qui raconte, du temps qui fait...

Qu'un renard et un loup peuvent s'apprivoiser...
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Dim 30 Avr - 16:19


Musique pour RP

Et elle ? Avait-elle quelqu’un pour peupler son monde, pour égayer ses journées, pour lui offrir des sourires ? Face à la question, elle se mordit la langue, répandant le sang dans sa bouche. Artemis ? Il ne faisait sans nul doute que l’homme en question était de ceux qui plaisaient à Elly. De ceux avec lequel elle pourrait passer sa vie. Néanmoins, il y avait quelque chose chez Evan, qu’Elly ne voyait pas chez Artemis. Une part d’ombre, de mystère, d’enivrement. Sa relation avec Artemis était plus posée. Plus platonique sans doute. Elle murmura rapidement « Artemis » et laissa le silence s’emparait d’eux avant qu’il ne reprenne le fil de la discussion sur ses parents.

Elle laissa passer la discussion. Elle n’avait pas vraiment grand-chose à dire, ou plutôt, elle ignorait quoi dire, comment ne pas faire d’idioties. Elle pressentait, dans ses mots, l’émotion voilée qui l’habitait. Néanmoins, elle ne fit aucune remarque, et ne s’attarda pas en détail sur ce qui venait de lui dire. Non pas que ça ne l’intéressait pas, au contraire. Elle aurait aimé être l’épaule sur laquelle il pouvait reposer ses doutes, ses espoirs, ses incertitudes et son passé. Mais peut-être ne le serait-elle jamais ? Comment savoir ?

Et cette idée-là lui tenait tête, devenait un mal en elle qui se propageait à une vitesse incroyable. Il fallait qu’elle résiste sinon elle se consumerait intérieurement. Qu’elle mette de la distance entre eux. Mais elle en était incapable. Elle l’observait, de l’autre côté de l’ilot. Elle le regard confus, lui le sourire aux lèvres. Avait-il seulement conscience de ce qu’il lui infligeait comme douleur intérieure ? Le loup ne devait pas ignorer l’effet qu’il faisait sur le renard. Renard faible, renard fragile. A quel jeu dangereux joues-tu ? Ne vois-tu pas que le loup est puissant et qu’il peut te détruire à sa guise ?

Et puis, il regarde l’état de la cuisine, la casserole, il finit par sourire. Se moque-t-il d’elle ? Ses yeux se figent dans les siens, comment ne pas sombrer à l’orée d’un pareil regard ? A la lisière de pareil sourire ? Elly se tiens à l’ilot, le regard farouche, le sourire sauvage. Elle sent sa tête qui tourne, vertige dont elle ne comprend pas l’origine. Mais elle s’accroche, idéalise ce sourire qu’il lui offre. Elle se rêve de multiples moments à deux,  imagine une multitude de possibilité entre eux, que l’ilot sépare seulement.

- Si tu veux vraiment des pâtes.
Elle avait haussé les épaules en disant cela, tout en levant les yeux au ciel. Attrapant sa baguette laissa à l’abandon à proximité, elle l’agita rapidement. Pâtes fuyantes et lardons trop cuits disparu,  bientôt remplacé par une nouvelle fournée, à l’allure beaucoup plus appétissante. Sourire satisfait sur les lèvres de l’Auror, elle ajouta encore quelques ingrédients nécessaires à sa préparation et sortis deux assiettes qu’elle disposa sur le comptoir.

Alors qu’elle faisait un service approximatif avec sa baguette elle capta les mots qu’il avait dit. Peu lui importait tant qu’il était prêt d’elle. « Tu veux dire que … euh … tu apprécies, d’être ici ? Avec moi ? ». Rougissement intense pour la blonde qui était à  mille lieux de penser qu’il pouvait apprécier cette soirée. Comme si chaque compliment qu’il lui offrait n’était pas du domaine du possible pour Elly. Comme si chacun de ses mots lui semblaient improbables, comme si elle mesurait la chance qu’elle avait que d’être ainsi la destinatrice de ses mots.

Et si le renard se laissait apprivoiser, et si le loup s’approchait ?
Et si le renard admettait que le loup lui plaisait ? Le loup fuirait-il à mille lieux d’ici ?
Le loup n’a nul autre pareil, et le renard le savait bien.
Peut-être était-ce ceci, d’ailleurs, qui inquiétait tant le renard ?
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Evan, Lun 1 Mai - 17:42







Je soutenais son regard comme si j'avais vu à l'intérieur l'enfant merveilleux que la pluie et le soleil pouvait donner ensemble en se mélangeant. J'affichais toujours ce sourire amusé que je n'avais pas retiré du devant de la scène. Qui avait pris pour habitude de s'intensifier face à celui de la belle.

Finalement, elle resta sur l'idée que des pâtes seraient notre repas. Je l'observais prendre sa baguette et s'occuper de jarreter de là celles qui avaient voulu faire une escapade sans avoir demandé l'autorisation. Les lardons connurent le même sort funeste, jetés comme des criminels au bûcher qui se faisait un plaisir de les avaler goulument.

La belle mit du cœur à préparer un nouvel arrivage, et j'espérais secrètement que celles-ci puissent connaître un meilleur sort. D'ailleurs, je me disais que si les pâtes nouvellement arriver avaient vu le sort de leurs congénères, elles avaient certainement dû redoubler de prières afin d'espérer ne pas connaître pareil tragique destin !

Je suivais ses gestes comme l'élève sculpte à son esprit les mouvements du maître, afin d'en graver chaque syllabe, pour garder en mémoire toute la grâce qui compose l'Œuvre. Je vis la gêne qui emportait ses joues à l'écarlate, qui parlaient bien plus que ses mots échoués en timidité.

Je voyais là le renard fragilisé, comme si j'étais une brise de vent qui avait réussi à toucher l'écorce de la rose. Pour y laisser un frisson parcourir toute sa tige comme l'hiver emporterait la peau éprise de liberté. Une seconde, je crus percevoir ce qui faisait le contraste s'émaillé, là, où était cette barricade, entre l'Auror et la Rose. Entre ce qu'elle était et ce qu'elle pouvait être. Ou peut-être simplement ce qu'elle voulait être.

- Bien sûr ! Ici... Peu importe... Avec toi, oui, le lieu n'est pas ce qui compte du moment que tu es là...

Je prenais du plaisir, à la voir ainsi perturbée, car tout parlait. Les pâtes trop cuites, les lardons cramés, les danses prolongées au piano joyeux, les sourires qui s'éternisaient comme la buée aux fenêtres échaudées. Tout cela, était une preuve, qu'au delà du dîner, l'important n'était pas tant à la découverte, mais bien au temps passer près de l'autre.

Renard, renard, pourquoi rougis-tu comme la rose lorsqu'elle est acquise ? Comme la prose lorsqu'à la rime elle est marquise ?

Loup, loup, pourquoi souris-tu comme le Temps qui à écrit ? Comme les lueurs dans les regards qui ont décrit ?


Je me sentais joueur, l'envie d'aller plus loin, de pousser le renard dans ses retranchements, ou l'amener à se réfugier derrières des joues plus rosies encore que les printemps qui s'éveillaient avec des habits colorés harmonieusement.

- Tu n'es pas d'accord ? Cette atmosphère qui semble respirer lentement... Le piano qui avait l'air triste qu'on arrête de l'honorer... Nos danses lentes comme les braises d'un feu qui refusaient de s'éteindre... Nos sourires qui sont autant de mots écrit par Justesse... Tu n'es pas d'accord que...  Ce qui compte réellement... C'est juste notre présence à tous les deux ? Et évidemment les notes de piano, sinon elles vont m'en vouloir ! terminais-je avec un léger rire comme pour détendre moi-même la situation que j'avais amenée.



Le Temps avait décidé de se taire
Il n'avait rien à dire

Le vent avait décidé d'arrêter de souffler
Il n'avait rien n'a expirer

Le soleil avait décidé de se coucher
S'emmitouflant sous une couette de nuages

La lune elle était presque toute habillée
Laissant un croissant pudique parfois sortir

Les fleurs, elles, dormaient
Enfin, elle essayaient

Car les arbres avaient décidé de chuchoter
A leurs oreilles qu'elles ouvrirent
Comme une porte s'ouvre à l'inconnu

Et les arbres contèrent une histoire aux fleurs
Et les fleurs écarquillèrent en grand leurs yeux
Comme le fait le soleil qui sort de dessous sa couette

Ils racontèrent, qu'il virent jadis
A un printemps fraîchement arrivé
Deux âmes égarées qui se perdirent

Deux âmes, à l'apparence opposées
Un renard, d'un loup accompagné
Qui se marièrent à des regards muets

Les fleurs en restèrent bouche bée
Car au fond de leurs pétales, elles savaient
Que là où il y avait le loup, le renard y était

Et les fleurs s'exclamèrent si intensément
Que la lune se déshabilla, et le ciel, habilla
Que le soleil avait exclu tous les cotonneux
Que le vent chantait une sonate aux arbres
Que le Temps avait écrit un belle parole...
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Re: [Habitation] 2 Charing Cross Rd

Message par : Elly Wildsmith, Mar 2 Mai - 18:32


Du moment que ? Ses oreilles bourdonnèrent sous l’effet de ses paroles. Il se jouait d’elle, de ses émotions qu’il percevait à fleur de peau, qu’il captait telle l’aurore capte le soleil et tel le crépuscule qui accueille la nuit. Il avait étalé face à elle ce qu’elle refusait de voir. Et il s’amusait de ses réactions, son rire comme réponse à ses pensées qu’elle laissait divaguer. Elle oscillait à reconnaitre la vérité, à admettre le troublant de la situation, l’envie d’un temps passé ensemble.

A ses yeux pendus, à son rire attendu. Elle l’observait, lasse de lutter ainsi contre ses propres envies. La lueur du défi dans son regard s’était allumé, elle allait le défier, voilà ce qui allait se passer. Rien de plus, rien de moins.

Elle saisissait son verre tout en réfléchissant à cette soirée, à sa transformation, à leurs danses au volonté du piano. Contournant l’ilot de la cuisine pour se retrouver face à lui, yeux dans les yeux, cœur à cœur. Elle porta son verre à ses lèvres tout en fixant du regard son invité, le transperçant de ses prunelles noisette, analysant cet autre intriguant comme elle aurait analysé un suspect en salle d’interrogatoire.

Loup, livre-nous tous tes secrets, les plus profonds soient-il.

Et puis, le silence fut cassé par le bruit du verre qu’elle posa, pas vraiment doucement, sur le bord du comptoir. Elle lâcha l’espace d’un instant ce rapport de force qui s’était établi entre eux, par regards interposés. Enfin, elle se décida à parler

- Tu as raison …

Nouveau silence, nouveau regard. Elle voulait le mettre à genoux et quelque chose en elle disait qu’elle n’y arriverait pas, qu’il lutterait, qu’il résisterait. Alors elle éclata de rire face à ses pensées. Ces confrontations perpétuelles, destinée à connaitre l’autre, à le cerner. Cela devenait trop sérieux pour la blonde, qui s’était décidé à rire de la situation.

- Tu as entièrement raison. C’est un super moment, c’est assez étrange et particulier, mais c’est très agréable. Ta présence dans mon appart habille davantage celui-ci

Elle avait dit ça ? Avait-elle réellement dit ça ? L’Auror tapa du pied, mécontente. Admettre que l’appartement n’était pas le plus visité de Londres était quelque peu … désagréable. Non pas qu’elle ne soit pas sociable, non. Elle n’avait juste jamais passé le pas d’invité quelqu’un ici. C’était son antre à elle, son bijou. Bien qu’elle n’y soit pas souvent.

- Tu vois, cet appart est super grand, il est magique. J’ai choisi sa déco avec gout, enfin à mon gout, précisa-t-elle, mais … je n’y suis jamais, c’est malheureux.

Un rire cristallin passa les lèvres de l’Auror.  C’était ridicule, comme sujet de conversation. Mais qu’importe. Un nouveau regard à destination de cet autre mystérieux. Et puis l’idée, peut-être pas du siècle, mais cela restait une idée.  « Ça te dit, de visiter ? La vue de Londres de là-haut est juste sublime. C’est euh, juste pour visiter hein ? »

Et sans attendre sa réponse, elle s’était saisi de son poignet – encore – et souhaitait l’entrainer à sa suite. Comme il ne venait pas immédiatement, elle trépignait, s’approchant de lui et plantant son regard dans le sien. « Bon, tu viens ? »
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