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La Patinoire
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Alice Grant
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Jeu 27 Oct 2016 - 11:37


Du coin de l’œil, la sang-mêlée vit l'instant de surprise du garçon. Elle sourit intérieurement. Il ne devait pas se laisser surprendre souvent.  Elle aimait bien jouer aux bonnes fées. Pouf, elle apparaît alors qu'on a pas appelé. Même si là elle devait avoir le rôle de la fée pénible  et reloue qui vient déranger  celui qui voulait juste être seul. Ou pas. Elle aimait bien se sentir utile. Etre là quand quelqu'un avait besoin d'une oreille attentive, de quelques mots, ou juste d'une présence. Elle aimait dépoussiérer et partir comme si elle n'avait jamais été là. Elle aimait bien voir une vie s’épanouir. Souvent, il n'y a pas besoin de grand chose, mais parfois c'est plus compliqué, la fleur n'a pas été arrosée depuis trop longtemps, c'est dur de repartir*. Elle doit creuser tout autour pour que l'eau s'infiltre, ou même replanter ailleurs dans certains cas, parce que l'environnement est mauvais*. C'est dur. Mais elle sent que c'est bien. Elle sent que c'est vraiment elle.

Il se reprit vite et, sans la regarder, il répondit d'un ton glaçant:
- C'est le but je crois.
Est-ce qu'il avait compris qu'elle ne parlait pas que de la glace? Peut-être. Sûrement en fait. Il voulait lui faire comprendre qu'il voulait bel et bien être comme ça? La théorie du "il est juste con" qu'Alice avait déjà mise de côté en prenait un coup. Bon. Il était vraiment gelé. Elle refoula une envie de pleurer. Il devait vraiment avoir froid. Est-ce qu'elle réussirait à le réchauffer?* En tout cas, il avait appris à tout cacher au fond de lui. Comme elle, avant. Et elle avait fini par exploser. Stop. Ne pas y penser. Se concentrer sur lui.

La sang-mêlée laissa planer un court silence avant d'enchaîner, toujours doucement:
- Mais en-dessous, ça doit souffrir.*
Ouais, fais comme si tu parlais des poissons et de toutes les créatures vivant dans ce lac qui étaient piégés sous la glace. Elle n'aimait pas trop ça, les faux-semblants, mais elle avait peur d'y aller directement. Peur qu'il referme et verrouille la porte.
EDIT: I see your monsters,
I see your paein


*Désolée, j'étais à fond avec les métaphores MDR
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Azaël Peverell
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Ven 28 Oct 2016 - 15:00


Tu sais plus trop si t'as vraiment envie d'être là. La présence non loin te perturbe. Tu ne sais pas d'où elle vient, ni ce qu'elle veut. Pourquoi est-elle là, alors qu'il y a plein d'autres endroits où elle pourrait s'installer. Plus au chaud. Parce que même toi tu commences à cailler ici, sur les bords du lac gelé. Tu lui as à peine répondu, lui montrant parfaitement que tu préférerais qu'elle te foute la paix. Mais pourtant, elle ne bouge pas, elle reste là. Et elle parle encore.

- Mais en-dessous, ça doit souffrir.

T'es encore plus paumé. Parce que tu sais pas où elle essaie d'en venir. Si ça se trouve tu vires complètement parano, et elle parle vraiment du lac. Qu'est-ce t'en sais au final. Mais t'arrives pas à te défaire de cette désagréable sensation qu'elle n'est pas là pour rien. Qu'elle est pas seulement venue prendre l'air pour observer une étendue d'eau glacée. Et de quel droit elle vient couper tes réflexions, en plus ? T'étais pas venu ici pour que la première personne qui passe te dérange.

- Qu'est ce que ça peut te faire ? T'es au dessus toi.


Tu l'envoies pas vraiment bouler. T'es plus indifférent que méchant. Tu fais comme si toi aussi, tu parlais du lac. Alors que ça sonne autrement en toi. Ca fait comme un écho. Parce que c'est trop proche de la réalité. Mais ça, tu ne le laisses pas voir. Tu te contentes de rester assis sans bouger. Sans même tourner la tête vers celle qui essaie d'entrer de façon à peine voilée. Parce que t'as beau te poser des questions, au fond, tu sens qu'il y a quelque chose derrière. Qu'elle n'est pas venue t'Emmerd*r sans but précis. Et t'aimes pas trop tourner autour du pot.

- Qu'est ce que tu veux ?


Tu finis enfin par te tourner vers elle. Tu plantes ton regard dans le sien. Toujours aussi distant et froid. Un peu comme si tu voyais ta vie d'un point de vue extérieur. Tu ne laisses rien passer. Parce que t'as l'habitude. Tout ce qu'elle avait gagné à essayer de te psychanalyser c'est une légère curiosité. Disons qu'elle avait gagné le droit de ne pas se faire virer immédiatement. Parce que c'est quand même ce que tu fais le plus souvent. Tu émerges à moitié de tes pensées, et tu suis le cours des choses. T'attends de voir la raison de sa présence avant de la dégager sans plus de considération.
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Alice Grant
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Ven 28 Oct 2016 - 23:20


La serdaigle sentait que cette discussion ne tenait qu'à un fil fragile. Si elle échouait, comment allait-elle le dissuader de racketter? Elle ne voulait pas trop y penser, elle ne voulait pas en arriver là. En vérité, ce serait lui-même qui déciderait de ce qu'elle ferait durant les prochaines minutes, c'était à lui que revenait le choix d'accepter la présence d'un feu, d'accepter de se dégeler, ou bien elle devrait trouver une autre manière de faire. Allez, ouvre-moi la porte... juste un petit peu...
Tell me your problems,
I'll chase them away


- Qu'est ce que ça peut te faire ? T'es au dessus toi.
Alice fut presque rassurée par cette réponse, tout simplement parce qu'elle était digne d'un adolescent normal. Pourquoi tant de gens ne comprenaient pas les actes désintéressés? En vérité, seuls les imbéciles, les naïfs et les enfants ne se méfiaient pas. Parce que ce monde était cruel. Parce qu'il fallait ignorer le mal rodant en ce bas-monde pour accepter une main tendue sans se poser de questions. Elle ne le connaissait pas. Ça n'avait d'ailleurs aucune importance, son passé. Seul son avenir que certains croient déjà écrit comptait. Elle ne croyait pas au destin, pensant que le chemin se traçait de lui-même, malgré les probabilités de vivre différents futurs. On avait le choix. Comme maintenant.

- Qu'est ce que tu veux ?
Pour la première fois depuis le début de la conversation, le garçon la regarda réellement. Leurs yeux noirs se fixèrent et ne se décrochèrent pas. La sang-mêlée sentit que sa réponse serait décisive. Me*de, elle avait vraiment la pression. Ce qu'elle voulait? Si elle répondait franchement, est-ce qu'il la croirait? Voyons. "Je veux te comprendre, je veux t'aider, je veux que tu arrêtes de racketter, que tu vives bordel, que ton armure de glace fonde, que tu sortes de ta foutue solitude qui te détruira" Hum. ... non, ça allait pas le faire.

- T'es du genre froid, hein? Le genre de gars qui vole, qui intimide, qui agit pour lui-même, qui se sert des autres?
Véritable changement de ton. On pouvait noter de l'agacement. La sixième année se leva, détachant son regard de celui du brun. Oh non, Grant, tu vas faire une connerie. Elle s'avança sur la glace jusqu'à se trouver à trois mètres de la terre ferme. Elle était solide, assez épaisse pour patiner en toute tranquillité, comme tout les ans. Elle releva la tête vers le vert et argent.
- Ben moi, je crois que c'est pas ta vraie nature, que t'es pas comme le type que j'ai vu hier en train de tabasser un gosse pour un regard de travers, tout ça pour se faire "respecter". Y'a assez de gens mauvais comme ça, dehors, dans cette école, et essaye pas de me faire croire que t'es sur la liste. T'es pas quelqu'un de mauvais. C'est vraiment une époque de mer*e, et j'ai assez d'ennemis comme ça.
I'll be you lighthouse
I'll make it okay

A ces mots, elle sortit sa baguette et visa la zone sous ses pieds.
- #Calda.
Qu'est-ce que je disais, une connerie. La surface solide commença immédiatement à fondre.
- Bien sûr, je peux me tromper. Dans ce cas, tant pis pour moi, je vais passer quelques secondes assez froides à me dire que j'ai eu tort d'y croire et que j'aurai mieux fait de te menacer d'entrée de jeux. T'es peut-être irrécupérable. Je sais pas, je te connais pas. Pourtant j'ai envie d'y croire. De croire en toi. Je sais que tu as racketté des élèves. J'ai des preuves. Alors, tu vas utiliser ta baguette pour me lancer un Oubliettes ou pour m'empêcher de tomber?
When I see your monsters
I'll stand ther so brave
And chase them all away
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Azaël Peverell
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Lun 31 Oct 2016 - 1:08


Ton regard est plongé dans le sien. T'as toujours l'air aussi froid, comme si rien ne pouvait t'atteindre. C'est le masque que tu portes depuis tellement d'années que tu parviens à en combler presque chaque faille. Et là, tu te contentes d'attendre la réponse de la Serdaigle. Parce que sa réponse déterminerait si t'allais oui ou non la dégager de façon plutôt impolie. Parce que ça te démange un peu quand même, de simplement l'envoyer bouler, pour être sûr qu'elle ne revienne jamais. Mais t'as cette petite pointe de curiosité. A cause de sa façon d'amener les choses. T'as envie de savoir si tu vires juste parano ou si c'est elle qui sous entend beaucoup trop de choses.

- T'es du genre froid, hein? Le genre de gars qui vole, qui intimide, qui agit pour lui-même, qui se sert des autres?


Léger froncement de sourcils. Non mais elle débloque celle-là. Qu'est ce qui lui prend de changer du tout au tout en quelques secondes ? T'es pas là pour gérer ses sauts d'humeur non plus. Et qu'est ce qu'elle a à te balancer ça comme ça ? T'es bien sûr de ne l'avoir jamais emmerdée. Alors tu comprends pas trop pourquoi elle se plaint comme ça. Pourquoi elle a l'air un peu énervée, alors que t'es juste resté assis au bord du lac. Que t'as même répondu à ses propos.

Tu la regardes se lever sans esquisser le moindre geste. Elle se dirige sur le lac. Marche sur la glace. Tu la laisses faire, sans un mot. De toute façon, elle monopolise toute la conversation. Elle est en train de te servir le monologue du siècle, et t'as pas d'autre choix que de l'écouter, puisqu'elle est venue te le faire exprès à toi. Quelle chance. La prochaine fois, tu trouveras un autre endroit. Plus à l'écart. Pour ne pas avoir à subir ça.

- Ben moi, je crois que c'est pas ta vraie nature, que t'es pas comme le type que j'ai vu hier en train de tabasser un gosse pour un regard de travers, tout ça pour se faire "respecter". Y'a assez de gens mauvais comme ça, dehors, dans cette école, et essaye pas de me faire croire que t'es sur la liste. T'es pas quelqu'un de mauvais. C'est vraiment une époque de mer*e, et j'ai assez d'ennemis comme ça.

Tu es re-paumé. Parce qu'elle vient de toucher un truc, au fond de toi. Tu sais pas trop ce que c'est. Mais en tous cas, ça résonne. Ca fait comme de l'echo, ça s'amplifie. Est ce que t'es vraiment quelqu'un de mauvais ? T'en as pas l'impression. T'essaies même pas de la donner. Tu fais simplement de ton mieux pour être libre, malgré toutes les contraintes qui te sont imposées. Et pour ça, tu dois briser une règle ou une loi de temps en temps. Mais c'est juste pour te sentir vivant. Tu devrais pas avoir à te justifier. Et pourquoi tu devrais être soit bon, soit mauvais ? Tu détestes tellement les cases, t'as pas envie de rentrer dedans. T'as juste envie d'être toi-même, et même ça, tu ne sais pas trop à quoi ça correspond.

Alors tu la regardes, toujours de la même façon. Sans rien laisser paraître. T'as pas envie qu'elle sache qu'elle t'a touché quelque part. Parce que t'as pas confiance. Et puis t'as peur aussi. De te dire que quelqu'un sait. Qu'elle essaiera peut être de te changer. Alors que t'es pas prêt. T'es pas encore prêt à avancer, reculer paraît tellement moins risqué... Et la voilà qui lance un Calda sur la glace à ses pieds. Glace qui commence à fondre. Et tu la laisses faire. Tu te contentes de regarder.

- Bien sûr, je peux me tromper. Dans ce cas, tant pis pour moi, je vais passer quelques secondes assez froides à me dire que j'ai eu tort d'y croire et que j'aurai mieux fait de te menacer d'entrée de jeux. T'es peut-être irrécupérable. Je sais pas, je te connais pas. Pourtant j'ai envie d'y croire. De croire en toi. Je sais que tu as racketté des élèves. J'ai des preuves. Alors, tu vas utiliser ta baguette pour me lancer un Oubliettes ou pour m'empêcher de tomber?

Elle pense que t'es récupérable. Sauf que t'as pas envie qu'elle te prenne en pitié comme elle semble le faire. Alors tu bouges pas. Ta baguette reste dans ta poche, t'es toujours assis au bord du lac gelé. Les jambes repliées, entourées par tes bras, comme pour te réchauffer. Mais tu restes pourtant froid. La glace fond toujours plus. Bientôt elle ne tiendra plus. Et tu la verras tomber dans l'eau. La main tendue va se noyer avant toi. Avant que tu ne puisses vraiment l'attraper. Parce que là tu ne te sens pas forcément en état pour ça. Pour parler, pour te dévoiler. C'est trop effrayant. Tu parles tout de même, avant qu'elle ne tombe.

- Tu risques d'avoir froid. Mais tu n'oublieras pas.
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Mar 1 Nov 2016 - 15:24


J'aime notre RP. La larme à l’œil.


Il se contenta de la regarder avec cette même expression gelée, celle qui, elle l'avouait, la blessait. Alors il ne ressentait rien? Vraiment rien? Ou il faisait semblant? Impossible de savoir. Il était doué. La serdaigle était trop énervée pour se sentir idiote, à faire fondre la glace sous ses pieds sans réussir à faire de même pour l'âme du garçon. Il avait 15 ans, il ne pouvait pas être aussi insensible, il devrait être encore un peu naïf, avoir des rêves plein la tête, alors qu'est-ce qu'il avait vécu pour que ça ne soit pas le cas? Qu'est-ce qu'il avait vécu pour se priver ainsi de toute relation? Elle ne souhaitait pas lui demander, de peur de raviver de vieilles blessures, à moins qu'elles ne soient récentes, en plus il ne voudrait sûrement pas se confier. Se retenant d'imaginer le pire et le meilleur, elle essayait de se montrer rationnelle.

Curieusement, elle n'avait pas peur, malgré l'eau qui remplaçait la surface solide sous ses pieds, malgré les eux du lac gelé qui l'attendaient, impassibles, neutres. Soit il lui lançait un Oubliette ou autre, et dans ce cas il était plus dur qu'elle ne le pensait, (mais elle était prête à lancer un Reversus -Alice avait beau n'avoir qu'une parole, elle n'avait rien promis, et hors de question de les laisser tomber, lui et Matilda-) soit il l'aidait, et là elle aurait gagné, et lui aussi. Gagné le droit d'avancer. Gagné le droit de goûter à la chaleur rassurante qui nous envahit quand on quitte la solitude, la méfiance permanente. Les gens étaient capables du meilleur comme du pire. Mais il n'y avait pas d'un côté les méchants et de l'autre les gentils. Ce serait trop simple. Non, le monde était bien plus complexe. On ne pouvait pas simplement classifier les personnes. Comme la symbolisation du Yin et du Yang l'indiquait, il y avait un peu de noir et de blanc en chacun de nous.

Mais il y avait une autre option qu'elle n'avait pas citée. Celle de ne rien faire, de refuser de choisir.

Il ne bougea pas d'un cil et dit simplement, réduisant toutes ses espérances:
- Tu risques d'avoir froid. Mais tu n'oublieras pas.
Bon. Très bien. La Grant aurait droit à un plongeon, mais évité l'Oubliette au moins. Après tout, c'était elle qui lui avait laissé la décision, il fallait qu'elle la respecte.
- Tu penses que ton armure de glace te protège. Mais en vérité, elle t'enferme. Tu t'emprisonnes toi-même.
Cette fois, sa voie était plus calme, et son regard reflétait sa pitié pour lui. Oui. Il était dans une prison dont lui seul avait la clef. Comme la sang-mêlée autrefois. Tant de gens avaient juste besoin qu'on le leur dise, juste besoin qu'on leur montre la voix. Mais au final, c'était eux qui choisissaient. Avait-elle réussi à l'atteindre? En tout cas, il n'avait pas utilisé sa baguette. La sixième année en déduisit qu'il devait être dans l'entre-deux. Ne souhaitant ni blesser ni aider.

Mais ce regard fut de courte durée. La glace se brisa soudain dans un craquement, devenue trop fine pour supporter le poids de la sorcière qui tomba dans le Lac Noir. L'eau était vraiment froide, déposant un baisé glacé sur son corps, la paralysant, lui coupant le souffle. Elle ouvrit la bouche pour lancer un Ascensio avec sa baguette toujours en main, le liquide pénétra dans sa gorge. Elle se sentit propulsée dans les airs. Puis ce fut le trou noir.
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Azaël Peverell
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Lun 7 Nov 2016 - 13:35


Tu ne la quittes toujours pas des yeux. Tu vois la glace qui continue de fondre à ses pieds, toujours plus, la menant vers un plongeon certain dans les eaux glacées du lac. Et pourtant, tu ne bouges toujours pas. T'es toujours dans la même position, les bras autour de tes jambes pour les serrer contre toi. Tu te dis que cette fille est complètement cinglée de faire une chose pareille. Elle essayait de t'accorder sa confiance alors même que tu ne lui as absolument pas demandé. Tu voudrais juste qu'elle te foute la paix, qu'elle arrête de te faire réfléchir encore un peu plus à ce que tu fais. T'as pas besoin de ça. De culpabilité. Tu t'en veux déjà assez comme ça, pas besoin d'en rajouter.

Alors que la glace devient de plus en plus fine, l'entraînant toujours plus vers l'inévitable, elle te regarde toujours. A croire que vous jouez à celui qui détournera les yeux le premiers. Comme des gamins bornés. Sauf qu'en plus, t'as l'impression qu'elle fait tout pour te déstabiliser. Elle te parle, encore. Calmement.

- Tu penses que ton armure de glace te protège. Mais en vérité, elle t'enferme. Tu t'emprisonnes toi-même.

De nouveaux mots qui font écho. Elle a raison, tu le sais très bien. Mais t'as bien trop peur d'enlever ta carapace. T'en as besoin, t'as l'impression d'avoir toujours vécu avec. Elle t'a sans doute sauver à plusieurs reprises. Mais plus ça va, plus elle se retourne contre toi. Mais tu ne veux pas la laisser partir. Parce qu'ensuite, ce sont les autres qui pourront te détruire. Tu ne le sais que trop bien. Tu as déjà été brisé. Et t'as essayé de recoller les morceaux comme t'as pu. Tout seul, avec tes petites mains d'enfant. Pendant qu'on essayait de t'en empêcher. Mais t'as réussi à créer quelque chose de solide, quelque chose qui dure. Un masque froid, une coquille d'indifférence. Une protection envers ceux que tu détestes, que tu envies, et qui te font peur.

Grâce à ce bouclier, tu arrives un peu à te détacher. Tu vois que la glace ne tient plus. Mais tu ne fais toujours aucun geste envers ta baguette. Elle ne peut pas te forcer à agir. C'est tout ce qu'il te reste dernièrement. Vu que t'es incapable de prendre des décisions, tu fais celui qui refuse de choisir. Histoire d'esquiver les responsabilités un peu plus longtemps. Parce que tu n'en veux pas. T'as trop peur de ceux qui attendent quelque chose de toi. Parce que tu finis toujours par les décevoir. Mieux vaut ne rien laisser entrevoir. Etre une cause perdue. Etre irrécupérable. Etre plongé trop profondément pour attraper la main qui se tend. Comme ça, t'as une excuse. Ce n'est pas de ta faute.

Et la glace craque. Ca y est, tu détournes le regard. T'as pas envie de la voir plonger dans les eaux noires. Tu l'entends pénétrer la surface. Enfin, tu oses regarder à nouveau. Elle a disparu. Et tu ne bouges toujours pas. Tu restes planté là, tu refuses de faire quoi que ce soit. Et t'essaies de te persuader que c'est ton choix alors que c'est celui de la peur. Une fois de plus, tu la laisses gagner. Tu préfères ça plutôt que de te dévoiler. Mais bientôt, la Serdaigle réapparaît. Elle a réussi à remonter. Elle retombe sur la glace, assez violemment. Et elle ne bouge pas.

Cette fois, tu t'es levé. Tu la regardes de loin. Tu fais un pas vers elle. Puis tu recules. Tu devrais aller l'aider, tu le sais. T'as pas envie de la laisser là. Pas après tout ce qu'elle t'a dit. Mais tu n'oses pas y aller. Tu passes ta main dans tes cheveux, tu avances à nouveau avant de reculer. Tu tournes en rond pendant qu'elle est toujours sur la glace, inconsciente, à plusieurs mètres de toi. Tu finis par pousser un profond soupir, et puis t'y vas. Parce que tu sais au fond de toi que tu ne peux pas la laisser comme ça. Que tu aurais encore plus de mal à te supporter après, et que t'as pas besoin de ça.

Quelques pas sur la glace. Elle craque un peu, mais reste solide. Tu finis par attraper la jeune fille pour la porter sur la rive. Une fois ré-allongée par terre, tu sors enfin ta baguette. Parce qu'elle est trempée. Elle est gelée. Et elle ne se réveille pas. Tu pointes ta baguette sur ses vêtements en murmurant un #Consectetuer Dryer. Et t'enchaînes aussitôt avec un #Revigor. Pour qu'elle revienne à elle. Et puis tu t'écartes de quelques pas. Tu te rassois exactement au même endroit que précédemment, dans la même position, et tu attends. Voir si elle se réveille.
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Mer 9 Nov 2016 - 14:54


Pourquoi dans les moments critiques (susceptibles d'être les derniers) la sang-mêlée pensait-elle à une définition qui résumait sa situation? Souvent, c'était celle d'un sortilège qu'elle recevait, se rendant ainsi compte des effets de la magie sur son être, et étrangement ça lui permettait de relativiser. Oui, mais que voulez-vous, à force de passer ses journées dehors ou à la bibliothèque, ça finit par rentrer...

Le collapsus ou effondrement après sauvetage est un phénomène physique complexe qui peut se produire immédiatement avant, pendant ou peu après le sauvetage d’une victime de l’eau froide. Ses symptômes peuvent aller de la perte de conscience jusqu'à la mort due à un arrêt cardiaque. En termes simples, ses causes sont reliées à l’inaptitude du corps à maintenir une fonction cardiaque adéquate et une température interne dans les conditions de stress imposées par l’immersion en eau froide.

La dernière chose que la bleu et bronze avait sentit était le choc de son corps retombant durement contre la glace. C'était étrange. Elle se sentait loin, soudain. Très loin de cet endroit. Son esprit semblait presque flotter au-dessus d'elle-même, ne sachant trop que faire en attendant de rentrer. Si il rentrait. Si on cœur malmené ne décidait pas de prendre sa retraite. S'il te plaît, me lâche pas, ne lâche pas, t'auras une augmentation, juré! Augmentation de quoi? D'amour dont j'ai tant besoin? Tu me sacrifies pour ce genre de gars, et qu'est-ce que je reçois en retour? Rien. Tu ne vis pas pour toi, Alice. Tu ne vis pas pour moi. Tu vis pour les autres. Enfin, elle avait très peu de chances d'y passer, n'étant restée que très peu de temps dans l'eau. Tout va bien, Alice. Mais il faut te réveiller maintenant.
R é v e i l l e - t o i !


La serdaigle ouvrit ses yeux noirs sur le ciel bleu. Elle toussa et de l'eau sortit de sa bouche. Après quelques secondes, elle sentit qu'elle avait retrouvé ses esprits et tenta de reconstituer ce qu'il s'était passé. es quelques secondes lui avaient semblé des siècles. Elle n'avait jamais eu aussi froid de sa vie. Elle espérait au moins que ça avait marché. Marché. Quoi déjà? Quelle était sa stupide raison de faire fondre la glace qui la séparait des eaux glacées du Lac Noir?
ce garçon
Elle n'était plus sur la glace. Ses vêtements étaient secs.
Qui...?
Ce garçon
A moins que ce soit ce qu'il se passait quand on était mort. Un frisson la parcourut. Non, elle sentait trop son corps en état de choc. Ouf. Elle s'assit et regarda autour d'elle. Le serpentard n'avait pas bougé.

Il n'a pas bougé?

- Comment ça se fait que je...

Ses mots n'allèrent pas plus loin. Elle essayait de comprendre ce qu'il s'était passé et en même temps elle avait la flemme. Espérant qu'il lui apporte des explications, la bleu et bronze se redressa fébrilement. En fait, la vraie question qu'elle se posait était ce qu'il avait fait, lui.
- Qu'est-ce que tu...
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Sam 12 Nov 2016 - 13:17


Tu gardes les yeux rivés sur elle en attendant qu'elle se réveille. T'espères simplement que ça va arriver rapidement. Et effectivement, elle ne tarde pas à ouvrir les yeux. Elle s'étouffe à moitié en recrachant l'eau qu'elle a ingéré. Et tu restes à la regarder, sans faire le moindre mouvement pour l'aider. Elle n'est pas à la porte de la mort, elle n'a plus besoin de ton aide. Elle peut bien se débrouiller toute seule. Enfin, elle se redresse. Et elle semble te voir. Tu n'affiches rien d'autre qu'un visage totalement indifférent.

- Comment ça se fait que je...

Alors si elle s'apprête à te demander pourquoi elle s'est retrouvée à faire le grand plongeon, là il faut qu'elle voit avec elle-même, parce que même en y réfléchissant, t'es incapable de trouver la moindre réponse valide. A part si, dans un élan de folie inconsidéré, elle avait décidé de croire en toi alors même que vous ne vous étiez jamais parlé et qu'elle savait pertinemment que tu n'es pas du genre à apporter aide et soutien à ceux qui en ont besoin. Tu préfères faire peur, être respecté, être évité. C'est ce qu'il y a de mieux pour qu'on te foute la paix.

- Qu'est-ce que tu...


Tu retiens un soupir. Comme si ce que tu as fait a la moindre importance. Tu t'es contenté de pas la laisser crever devant tes yeux, histoire de pouvoir encore te regarder un peu dans le miroir. T'as pas agi pour elle, t'as agi pour toi. Parce que t'as peur de perdre tes dernières traces d'humanité, tes derniers espoirs. Faut quand même quelque chose qui te lie un minimum aux autres, sinon, il y a bien longtemps que le plongeon, tu l'aurais fait aussi. Sauf que tu te serais débrouillé pour être sûr que personne ne soit autour. Pour ne pas être retrouvé. Pour te laisser couler, jusqu'à toucher le fond. Pendant que l'eau imbibe tes poumons, et t'empêche de remonter. Jusqu'à ce que ton corps soit en capacité de flotter, et que ton âme se soit envolée. Ou enterrée.

Tu plantes une nouvelles fois tes yeux dans ceux de la Serdaigle. T'aurais presque envie de la remercier pour avoir fait ressortir un peu de ton humanité. Mais tu n'en fais rien. Parce qu'après, elle croira vraiment que tu peux être sauvé. Et tu risques simplement de l'emmener avec toi, de l'entraîner. Et là non plus, tu ne pourras plus te regarder. Alors tu restes toujours distant, toujours impassible. Seuls tes yeux semblent vouloir dire quelque chose. "Merci" peut être. Ou juste "aide-moi". En tout cas, tu fais tout pour cacher cela. Tu finis par détourner le regard pour le poser à nouveau sur le lac.

- Tu devrais aller à l'infirmerie.


T'as lâché ça d'un ton détaché, froid. Pour qu'elle le prenne plus comme une invitation à partir que comme un conseil. Parce qu'au fond, c'est exactement ce que c'est. Si elle se met à crever, t'aimes autant que ce soit loin de toi. Qu'on vienne pas te gonfler avec ça. Parce que là, t'as fait ce que tu pouvais, maintenant, c'est à elle de gérer. Faut pas trop t'en demander non plus.
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Mer 16 Nov 2016 - 13:35


Réponse un peu tardive, sorry...

Les yeux du serpentard se plongèrent dans ceux d'Alice qui écarquilla les siens de surprise: pour la première fois depuis le début de leur discussion, elle y lut quelque chose d'autre que de la froideur. Elle ne savait pas exactement ce que c'était, et lui non plus ne devait pas savoir, mais ça ressemblait à de la détresse. Peut-être l'avait-elle fait un peu réfléchir. Bon, elle avait frôlé l'arrêt cardiaque, mais ça en valait la peine.
Ah bon? J'ai faillit lâcher, ce type fait comme si de rien n'était et t'es contente pour un simple regard un peu plus humain? Okay, il a séché tes fringues et mis sur la rive, mais qu'est-ce qui te prouve que c'était pas pour lui, pour se protéger de représailles qu'il a fait ça? Ça lui coûtait rien en plus. Un simple sort et voilà.
Son regard. C'est ma récompense. Et Rome ne s'est pas faite en un jour.
Bon. Peut-être avait-elle un peu exagéré. Peut-être avait-elle même carrément pété les plombs. Pourtant, tout s'était passé dans le calme, dans le froid silencieux. Elle aurait aimé dire qu'elle n'avait jamais autant senti son cœur battre.
Ah ouais donc tu délires carrément là.

- Tu devrais aller à l'infirmerie, dit-il sur le même ton glacial, mais ses yeux le trahissaient.
T'en fais pas, je te laisserai pas seul. Tu devrais l'écouter. Je pense que t'en as besoin. Sérieux. Ça suffit pour aujourd'hui. Après tout ça, je peux pas me défiler maintenant sous prétexte que... sous prétexte que j'ai faillit y passer et toi avec !!! ... raison de plus pour pas s'arrêter maintenant! Ah oui et tu comptes faire quoi d'autre miss la serdaigle génie ?! L'embrasser?!! Ah ouais pas c... Stop, stop, on oublie ça, je ne bats que pour Alexandre et tu le sais. T'es mon cœur, bien sûr que je le sais. Idiote.

La sang-mêlée se leva, lentement, les membres un peu engourdis.
- S'il te plaît...
Les larmes lui montèrent aux yeux. Ah non c'est pas le moment de chialer ! Après tout ça tu voulais que je fasse quoi, que je rigole?!
- Te ferme pas. T'es seul. Tu le sais, non? Peut-être que ça évite des problèmes, de pas créer de liens. Si tu savais le nombre de fois ou j'ai fait comme toi. Mais c'était pour les protéger.Toi, tu le fais pour quoi? Pour toi-même? A quoi bon avoir un but, des rêves, des ambitions si les autres n'en font pas parti?
Ça y est. Tu pleures. Oui ben excuse-moi. Pour ne pas lui montrer ses larmes, pour ne pas être pathétique -comment ça trop tard?-, elle se retourna face au lac. Attendant quoi? Attendant de voir. D'entendre. Il voulait qu'elle parte? Et puis quoi encore?
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Dim 20 Nov 2016 - 15:06


Alors que tu regardes toujours le lac fixement, tu la vois se lever du coin de l'oeil. Tu te demandes vaguement si elle va tenir, ou tomber. Mais dans tous les cas, tu ne reportes pas ton attention sur elle. T'as pas envie de montrer qu'elle a réussi à toucher quelque chose en toi. Mais elle ne tombe pas. Elle tient debout, sur ses jambes. Tu t'attends à ce qu'elle parte. A ce qu'elle suive ton conseil, et aille à l'infirmerie. Parce qu'elle vient quand même de manquer de crever devant tes yeux. Alors ce serait sans doute la chose la plus intelligente à faire dans ce cas là. Mais elle ne semble pas vouloir partir. Elle reste là, non loin de toi. Et elle continue de te parler.

- S'il te plaît... Te ferme pas. T'es seul. Tu le sais, non ? Peut-être que ça évite des problèmes, de pas créer de liens. Si tu savais le nombre de fois ou j'ai fait comme toi. Mais c'était pour les protéger. Toi, tu le fais pour quoi ? Pour toi-même ? A quoi bon avoir un but, des rêves, des ambitions si les autres n'en font pas parti ?

Tu sens ton coeur qui tape dans ta poitrine. Il tape fort. Parce qu'elle est en train de lui parler directement. Elle fait ressortir les sentiments. Et ça fait peur, tellement peur... Comment peut-elle savoir tout ça ? Vous ne vous connaissez pas. Evidemment que t'es seul. N'importe qui peut le voir ça. Il suffit de te regarder pour le savoir. Mais de là à dire pourquoi... Tu le sais au fond. C'est seulement que t'as peur de l'abandon. T'as peur qu'on finisse par te repousser, par te rejeter. Parce que ta mère t'a abandonné lorsque la maladie l'a emportée. Et ton père t'a brisé avant de s'en aller. Tu les as déçu, tous les deux. Et eux aussi t'ont déçu. Tu n'es plus capable de supporter ça. Si ça arrive à nouveau, tu resteras à terre. Tu n'arriveras pas à te relever. C'est trop dangereux.

Tu préfères encore sombrer lentement que de vivre une nouvelle déception qui te détruirait totalement, d'un coup. C'est pour ça que tu ne veux pas laisser les autres approcher. C'est pour ça que tu préfères rester seul. Tu vis au milieu de peurs que tu caches en toi. Que tu refuses de laisser sortir. Tu compenses tout ça en faisant comme si rien n'avait d'importance. Comme si les autres n'existaient pas pour toi, qu'ils n'étaient rien de plus que des nuisibles. Tu retiens un soupir. Tu te protèges comme tu peux. Tu fais avec ce que t'as. Et ce n'est pas grand chose. Quant à un but ou une ambition... Tu aimerais bien en trouver. Ça t'éviterait d'être complètement paumé. Mais tu n'arrives pas à t'intéresser à quoi que ce soit. Tu veux juste comprendre pourquoi la vie s'est à ce point acharner sur toi.

La Serdaigle s'est tournée vers le lac. T'as cru voir une larme sur sa joue, mais t'es pas sûr. Ça n'aurait pas trop de sens après tout. Sauf si elle avait mal quelque part, mais la tu t'égares. Tu finis par hausser les épaules, et tu lui réponds, d'un ton toujours indifférent, distant.

- Ça te regarde pas. Si t'es là juste pour ça, tu peux partir. Ce serait mieux pour tout le monde.

Mieux pour toi, surtout. Parce que tu fais tellement toujours en sorte de ne rien montrer qu'elle te fait vraiment flipper. En quelques mots, elle a fait remonter la culpabilité, les regrets, et les peurs enfouies. C'est un peu trop pour toi. T'es pas prêt à supporter tout ça.
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Jeu 24 Nov 2016 - 21:30


La sang-mêlée se jura de ne pas le laisser. De ne pas l'abandonner. En fait, ça lui était impossible. Ça allait contre tout ses principes. Et puis, avoir fait tout ça pour rien... T'es trop empathique, mon cœur. Je sais. C'est ton principal trait de caractère. Parce que ton but dans la vie, c'est rendre celle des autres meilleure. Et pour ce garçon, j'ai du pain sur la planche. Elle doutait. Et si elle s'y était mal prise? Et si elle n'y arrivait pas? Ça ne dépend pas seulement de toi. Tu le sais. C'est aussi à lui de choisir si il t'ouvre ou pas. ... Oui. Mais je ne peux pas avancer en sachant qu'il est seul... Je sais.

- Ça te regarde pas. Si t'es là juste pour ça, tu peux partir. Ce serait mieux pour tout le monde.
Bien sûr que ça la regardait pas. Mais bon. Elle s'en moquait. Si ça se trouvait il était vraiment comme elle: un malchanceux de fou. Ah ah très drôle le petit jeux de mot vraiment. Une question taraudait la serdaigle depuis le début.
- Qu'est-ce qu'on t'a fait pour que tu repousses les gens ? T'es pas obligé de me le dire. Mais, quoi que ce soit, c'est pas une raison. Il y a des personnes très bien, qui valent la peine qu'on crée des liens avec elles...
Bon, moi, c'est pas le meilleur exemple, mais laisse-moi te présenter à des connaissances... Quoi, les personne peu recommandables de l'Allée des Embrumes que tu embêtes??! Idiot !

Elle voulait voir son visage mais elle ne pouvait pas se retourner, il verrait qu'elle pleurait. Il t'a vue te jeter dans un lac gelé aussi. Alice savait qu'elle faisait resurgir des démons, que ça devait lui faire mal, mais c'était une étape indispensable pour... avancer. Et ça devait être pour ça qu'il la repoussait. Qu'il les repoussait. Elle aurait dû tenter d'en apprendre plus sur lui, sur ses relations, -il devait bien en avoir, non?- , sur sa famille avant de venir le voir. Le problème vient souvent des racines. En fait, le passé nous attache, nous emprisonne, et il nous est impossible de continuer.

Et si elle parlait d'elle?
...
Peut-être que ça l'aidera à s'ouvrir...
Non.
Mauvaise idée.
Oui. Mais dernière carte à jouer.
Bon.
Mon cœur, t'es trop exigeant.

La narratrice s'y perd. Qui était le plus sceptique au final, Alice ou son cœur?
Aucune importance.
Si il ne s'ouvre pas maintenant, je la joue.
Perso. Tu la joues perso.
Ahaha.
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Mer 7 Déc 2016 - 14:37


Tu commences à avoir vraiment froid à force de rester assis là sans rien faire. Enfin... Rien faire, on se comprend. Tu réfléchis pas mal pour quelqu'un qui ne fait rien. Mais ce n'est pas ça qui va te réchauffer. Pourtant, avec tous les rouages qui s'y sont mis en marche, ton cerveau pourrait commencer à fumer. Ca turbine là-dedans. A cause simplement des quelques mots que la Serdaigle t'a lâché. Qui te renvoient tout en pleine face, dans l'espoir de briser la glace. Mais ce n'est pas si simple. Ça ne l'a jamais été. T'as fait bien trop d'efforts pour te protéger, tu ne vas pas tout laisser tomber en quelques minutes.

- Qu'est-ce qu'on t'a fait pour que tu repousses les gens ? T'es pas obligé de me le dire. Mais, quoi que ce soit, c'est pas une raison. Il y a des personnes très bien, qui valent la peine qu'on crée des liens avec elles...

Tu fronces légèrement les sourcils. Parce qu'elle va trop loin. Elle fouille trop, elle fouine trop. Elle doit arrêter de venir de se mêler de ta vie comme ça. Tu la mènes encore comme tu l'entends. Si t'as envie de repousser des gens pour te protéger, t'as pas franchement de raison de te gêner. C'est pas le genre de trucs qu'on peut arrêter juste avec de la volonté de toute façon. C'est tellement ancré profondément en toi que tu n'es même pas sûr de pouvoir faire autrement, même en le voulant.

Tu retiens un nouveau soupir. Elle te tourne le dos, tu parles d'une mal-élevée. Elle te balance des trucs comme ça, et c'est comme si derrière elle n'assumait pas. Qu'est ce qu'elle cherche à faire exactement ? En te disant que t'es pas le grand méchant, qu'au fond t'as juste un problème de compréhension avec les gens. Comme si elle pouvait te comprendre. Elle a des mots justes, mais ses mots font mal, et t'es pas franchement prêt à les accepter. Alors elle aussi, tu te dois de la repousser. T'as bien envie de te casser, de la laisser en plan. Pour qu'elle comprenne qu'en fait, t'es peut être pas si récupérable que ça, et qu'elle arrête de te prendre la tête.

Mais vu qu'elle vient à peine de se réveiller suite à son plongeon dans l'eau glacée, et que t'as pas forcément envie qu'on vienne te trouver en disant qu'elle est morte deux minutes après que tu l'aies laissée, tu préfères quand même clore le débat. Histoire qu'elle comprenne d'elle-même qu'à présent, tout ce qu'elle pouvait faire, c'est aller à l'infirmerie en espérant ne pas avoir trop de séquelles. Faut dire aussi que se retrouver dans le lac gelé juste pour te parler, elle doit être sacrément cinglée la Serdaigle.

- Laisse tomber j't'ai dit. Tu me gonfles là. Va à l'infirmerie avant que je t'y envoie.

Voix aussi glaciale que le temps extérieur. T'es capable de lui lancer un sort. Elle essayait de t'aider, et toi t'es prêt à lui faire du mal juste pour qu'elle te foute la paix. Le pire là-dedans étant sûrement qu'après tu t'en voudrais, mais que tu continuerais à vivre comme si de rien n'était. Et que le jour où tu devrais recommencer, tu le ferais sans hésiter. Parce que c'est ta façon de fonctionner.
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Re: La Patinoire

Message par : Alice Grant, Dim 18 Déc 2016 - 13:44


La rage de tout à l'heure s'en allait. La colère qui l'avait poussée à le mettre à l'épreuve en passant pour une idiote, ou une folle au choix, par la même occasion fondait comme la neige au soleil. La serdaigle pleurait. Parce qu'elle avait de quoi crocheter la serrure mais qu'elle trouvait pas la bonne façon de le faire. Pourquoi n'arrivait-elle pas à se retenir? Elle en avait vu d'autres, mais n'avait pas souvent connut une telle frustration devant une porte close. Une espionne philanthrope. J'suis pathétique.

- Laisse tomber j't'ai dit. Tu me gonfles là. Va à l'infirmerie avant que je t'y envoie.
J'te gonfle, j'te gonfle, ouais... j'attends le moment ou tu vas exploser. Dépêche.La sang-mêlée pouvait partir, ignorer ce garçon, fuir la situation tendue, l'oublier, se réfugier sous les couettes de l'infirmerie, mais c'était au-dessus de ses forces. Elle ne voulait plus regretter de laisser quelqu'un derrière quand il y avait encore quelque chose à tenter. Il a besoin de moi. J'peux pas arrêter la musique. Quitte à ce qu'il me déteste. Plus il la repoussait et plus elle sentait que c'était grave, ce qu'il avait vécu, ce qu'il vivait. Seul. Elle ne connaissait que trop bien cette situation. Mais ses amis, sa famille avaient toujours été là. Des gens tenaient sûrement à lui. Si elle pouvait savoir qui...

Elle essuya ses larmes avant de se retourner. Ses yeux noirs devaient être rouges mais tant pis. Il devait la trouver c*nne depuis longtemps déjà. Il passait aux menaces. La poursuiveuse allait abattre sa dernière carte, pour une fois, rare étaient ceux à qui elle l'avait montré, même si ce serait furtif. Elle était si précieuse. Le genre de choses intimes.
- Y'a pas si longtemps, j'étais...
Elle cherchait ses mots. Ce qu'elle avait traversé était difficile à décrire.
- J'étais dangereuse.
La sorcière marqua une pause pour ravaler ses larmes, ses mordant l'intérieur des joues, avant de reprendre:
- Alors j'ai fait comme toi. J'me suis renfermée. Pas pour les même raisons que toi, j'avais peur de blesser les autres. Mais j'me suis surtout blessée moi. Au final... j'ai pensé à mourir. Mais... des gens étaient quand même là pour moi... même si je les avais repoussés.
Soupir. Génial. Maintenant, il est sûr que t'es cinglée.
- J'ai accepté leur aide. Et après... j'dis pas que ça a été facile, mais... je regrette vraiment pas.
Elle laissa son regard dériver vers le sien.
- Alors, tu peux toujours essayer, ou rester seul. Crois-moi, le pire, c'est d'ignorer les gens, pas de risquer de s'attacher et de les perdre.

C'était trop tôt. La bleu et bronze décida de le laisser mijoter. Peut-être que c'était le mieux à faire. Elle fit un pas vers lui, commençant à avancer, le dépassa... bref, s'en allait. Mais ça laissait entendre que si c'était pas aujourd'hui qu'elle réussirait à l'ouvrir, ce serait un autre jour.
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Re: La Patinoire

Message par : Azaël Peverell, Mer 21 Déc 2016 - 23:37


Tu veux qu'elle parte. Parce qu'elle est trop proche de la vérité, et ça te fait peur. C'est vrai, t'as jamais rien demandé à personne. Plus depuis des années. Parce qu'on t'a toujours envoyé bouler. Alors t'as appris à avancer comme tu le pouvais. Avec la peur, la solitude et la douleur. Des amies qui ont toujours été là. Elles ne t'ont jamais quitté. Elles ne t'ont jamais abandonné. C'est pourtant pas faute d'avoir essayé de les laisser en arrière. Mais elles et toi êtes juste trop liées. T'as l'impression que tu ne peux plus t'en défaire. Que tu ne pourras plus jamais. Et c'est sans doute plus simple de l'accepter que de continuer à lutter.

T'as commencé ta vie dans une mer calme, sécurisante. Mais rapidement, elle s'est agitée. Et t'as rien pu faire pour l'en empêcher. T'as pas réussi à retrouver le chemin de la terre ferme, ni même celui des eaux plus calmes. Non, t'as juste essayé d'apprendre à nager comme tu le pouvais, alors qu'il n'y avait personne pour t'y aider. Que les autres étaient plus du genre à t'enfoncer la tête sous l'eau voir si t'avais assez de force pour remonter ou si t'allais y rester. Jusqu'à présent, t'as réussi à lutter. Mais du coup, tu refuses de laisser une fois de plus les autres approcher. Parce que t'a tout juste assez de forces pour te maintenir à la surface. Si quelqu'un venait appuyer à nouveau, tu coulerais avant même d'avoir pu dire un mot.

Alors même si la Serdaigle semble vouloir t'aider, même si elle semble elle aussi avoir galéré, même si elle aussi a failli se noyer, t'es simplement pas prêt à accepter de prendre le risque. Tu continues de maintenir cette distance de sécurité. Elle se tourne de nouveau vers toi. Elle a les yeux gonflés, comme si elle avait pleuré. Pour toi ? Ou pour elle ? T'en sais rien. Et t'as pas envie de culpabiliser encore davantage. Elle en a déjà assez fait pour cette fois. T'espères simplement l'avoir assez dégoûtée pour qu'elle s'en aille sans chercher à aller plus loin. Raté.

- Y'a pas si longtemps, j'étais... J'étais dangereuse. Alors j'ai fait comme toi. J'me suis renfermée. Pas pour les même raisons que toi, j'avais peur de blesser les autres. Mais j'me suis surtout blessée moi. Au final... j'ai pensé à mourir. Mais... des gens étaient quand même là pour moi... même si je les avais repoussés. J'ai accepté leur aide. Et après... j'dis pas que ça a été facile, mais... je regrette vraiment pas. Alors, tu peux toujours essayer, ou rester seul. Crois-moi, le pire, c'est d'ignorer les gens, pas de risquer de s'attacher et de les perdre.

T'es pas si sûr de ça. Perdre quelqu'un ça fait mal, ça tu le sais. Mais se faire abandonner, c'est très difficile aussi. Sans parler des déceptions de chaque côté. Sans parler de ceux qui sont si proches qu'ils se permettent de prendre sans rien donner. De prendre toujours plus, jusqu'à ne plus rien laisser. Une coquille vide, un coeur qui bat sans savoir pourquoi. Qui laisse simplement un arrière goût amer, de déception et de douleurs mêlées, qui ne pourront jamais s'en aller. Tout ça saupoudrer d'un peu de culpabilité, et c'est le cocktail parfait. Tu regardes la Serdaigle s'éloigner. Elle t'as enfin écouté.

Alors tu restes seul. Devant le lac gelé. T'as presque envie de la rappeler. De lui dire que même si tu veux pas la laisser approcher, elle pourrait juste rester. Rester là, sans parler. Mais t'as peur de tout ce qui pourrait en découler. Alors tu te contentes de rester là, dans le froid. Pingouin esseulé, qui n'a plus les siens pour se réchauffer.


[Fin du RP]
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Re: La Patinoire

Message par : Piper Wood, Lun 30 Jan 2017 - 18:59


RP avec Nawuele Skadi



C'est une journée d'hiver comme je les aime. Une journée froide, où il neige aussi. J'aime bien la neige : son blanc si pur qui me rappelle les batailles de boules de neige que je faisais lorsque j'étais enfant, les rires quand je me prenais une boule glacée en plein dans ma tête et que je contre-attaquais immédiatement en riant. J'ai remarqué que le lac était gelé et le parc enneigé : c'est une belle journée pour aller se promener dans un paysage presque féerique.

Je suis donc sortie malgré le froid. J'ai mis une écharpe, un bonnet, mes gants et mon manteau tout chaud que je mets lorsqu'il fait vraiment froid. En cherchant mon manteau, je suis tombée sur l'une de mes vieilles boîtes. Je l'ouvris et découvris une jolie paire patins blancs avec des flocons bleus. Il y avait une étiquette sur laquelle était marquée Juliett Flint. Ce sont donc les patins de ma mère ! J'ai pris la boîte sous mon bras, et je suis partie en direction du lac.

Arrivée en face du lac, je me suis assise dans la neige et ai posé la boîte près de moi. Je contemple le paysage glacé, blanc et froid. Tout est enneigé, on dirait un paysage de conte de fée, mais si je n'ai plus vraiment l'âge pour ces histoires. Je regarde la boîte et réfléchis. Je conclus que je ne vais pas aller patiner maintenant, je vais attendre un peu. Je rêvasse, perdue dans mes pensées, je songe à mes batailles de boules de neige, quand je façonnais des bonhommes, quand je dessinais encore des anges dans le sol enneigé.
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Re: La Patinoire

Message par : Nawuele Skadi, Lun 30 Jan 2017 - 22:06


RP avec Piper Wood


Nawuele avait pressenti l'arrivée de la neige depuis la veille de cette journée, en effet elle pouvait anticiper l'arrivée de l'hiver et de ce qu'elle entraîne, elle ressentait sa venue comme une aura rassurante. L'hiver avait l'exquis pouvoir de la rendre légèrement moins taciturne qu'à son habitude, et avait surtout l'effet de la faire sortir, chose qu'elle se gardait bien de faire habituellement à l'arrivé du soleil.  Elle s'était donc levée suffisamment tôt afin de pouvoir profiter de cette magnifique journée, elle s'était rapidement vêtue de sa simple robe de sorcière, ne craignant pas le froid, elle n'avait donc nul besoin de se couvrir plus, en revanche elle mit un point d'honneur à porter avec fierté une écharpe aux couleurs de sa maison. Elle fouilla dans son armoire avec beaucoup plus d'attention que pour ses vêtement, de quoi lire, elle avait une prédilection pour les livres de sortilèges ou de potions lui permettant d’acquérir de nouvelles connaissances. Après quelques minutes de recherche, son choix se porta sur un lourd grimoire de sortilèges, celui-ci était suffisamment épais pour lui éviter une série de pérégrinations après chaque lectures achevées.

Elle commença à sortir de son dortoir lorsque elle remarqua du coin de l’œil sa chatte Nyx, s’évertuant à la suivre le plus discrètement possible, Nawuele légèrement amusée, feint de n'avoir rien remarqué afin de ne pas blesser son orgueil de chat. Cet animal lui avait été offert par son père lorsqu'elle était enfant, et malgré le fait qu'elles avaient grandi ensemble, elle restait plus sociable que sa maîtresse.
Le château dormait encore à cette heure matinale, ce qu'elle appréciait particulièrement car elle ne risquait pas de croiser qui que ce soit. La matinée et la nuit étaient à ses yeux les plus beaux moments, à la fois si paisible, elle savait apprécier la solitude émanant de ses moments.

C'est d'un pas rapide et on ne peut plus frénétique qu'elle arriva dehors, mais elle s’arrêta un instant pour contempler l'immensité du parc, éprise de sa pureté résultant du voile blanc le recouvrant, ce paysage et cette atmosphère lui rappella le village de son pays natal, elle se sentait enfin chez elle. Elle leva sa tête vers le ciel pour sentir les flocons tomber sur son visage, et songea qu'avec ce froid, les élèves allaient probablement rester au chaud à l'intérieur, et que de ce fait elle ne serait pas interrompue au cours de sa lecture par leurs discussions futiles portant généralement sur les derniers commérages, ou par leurs gloussements stupides. Un des autres avantages indéniables de l'hiver.

Elle décida de s'installer au bord du lac, de préférence contre un arbre afin de protéger ses pages de la tombée de la neige. C'est une fois assise qu'elle remarqua la présence d'une jeune fille blonde non loin d'elle qu'elle ne connaissait pas...elle rit ironiquement du paradoxe de sa dernière pensée, car elle ne connaissait de toute façon personne, elle ne prenait même pas la peine de connaitre le prénom des gens de son propre dortoir. Elle plongea le nez dans sa lecture, et sentit la présence de sa chatte Nyx l'arrachant de sa lecture, qui l'avait suivi jusqu'ici, son pelage noir contrastait parfaitement avec ce paysage blanc. Celle-ci s'éloigna, sans doute dans le but d'explorer les environs, mais à la grande surprise de Nawuele celle-ci s'aventura après de la jeune fille blonde, et commença à renifler avec une pointe de curiosité la boite posée près d'elle.

- Nyx, reviens !

Elle avait prononcé ces paroles d'un ton ferme, elle ne faisait confiance à aucun humain, et se méfiait donc de la réaction de cette fille envers son animal. Mais comme elle s'y attendait de la part d'un chat, Nyx ne prit même pas la peine de condescendre à lever la tête.
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