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Archives européennes de sorciers
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Maître de jeu
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Archives européennes de sorciers

Message par : Maître de jeu, Lun 10 Avr - 21:58


Ah, la Bibliothèque de Londres... ne vous méprenez pas sur celle dont nous parlons ici, il s'agit bien de la Bibliothèque sorcière ! Tout aussi majestueuse que ceux que nos cohabitants moldus. Y êtes-vous déjà allés faire un petit tour, ne fut-ce que par curiosité ? Peut-être que cette section vous en donnera l'envie, vous qui êtes de curieux sorciers. En effet, si vous vous intéressez un tant soit peu à la culture européenne sorcière, vous êtes ici comme chez vous ! Des mètres de rayonnages vous attendent, non seulement au sujet de l'Angleterre, mais aussi de la France, des Pays-Bas, de l'Espagne, de la petite Belgique, de l'Italie, etc. Tant de pays aux cultures sorcières différentes qu'il ne peut être que bon de découvrir.
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Galway Lynch
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Galway Lynch, Ven 26 Mai - 21:04


Plongée dans les tranchées

RP avec Asclépius Underlinden

Galway se promenait dans les rayons des archives européennes jusqu’à tomber sur les livres consacrés à la France. Deux rayons entiers étaient consacrés à ce pays, dont plusieurs étagères à sa riche histoire. Les ouvrages étaient classés par période, certains ouvrages parlaient des druides dans l’antiquité, d’autres des persécutions dont faisait l’objet les sorciers au moyen-âge, ou la fondation de Beauxbâton au XIVème siècle.

Mais les ouvrages sur l’histoire moderne était un peu plus fournie et il atteint rapidement la partie qui l’intéressait, sur la première guerre mondiale. Cela faisait plusieurs jours qu’il bloquait sur cet exposé qu’il avait à rendre à la rentrée sur les sorciers britanniques qui avaient participé à cette grande guerre. Ce qu’il avait trouvé dans les manuels d’histoire de la magie n’était pas assez consistant pour faire l’objet d’un exposé, il avait besoin de plus de documentation.

Bien sûr il aurait eu tout ce qu’il fallait s’il était resté à Poudlard, mais il n’avait pas eu le cœur à rester là-bas pour les vacances. Les derniers mois qu’il avait passé au château, ses premiers en tant que préfet, avaient été particulièrement usant et il avait ressenti le besoin de passer du temps dans son Irlande natale, avec sa famille. C’était la première fois qu’il ressentait ce besoin depuis sa première année d’étude.

Il avait donc dû se débrouiller seul pour cet exposé. Il ne pouvait pas compter sur ses parents qui étaient moldus, ils savaient certainement des choses sur la première guerre mondiale mais pas du point de vue des sorciers. La bibliothèque sorcière de Dublin était plus petite que celle de Londres et ne contenait pas les ouvrages dont il avait besoin.

Arrivé ici, le matin même, un jour avant la rentrée, il avait d’abord demandé un accès aux archives mais un employé lui avait conseillé de se rendre ici car même si son exposé concernait les sorciers britanniques, le conflit avait eu lieu en France et comme le ministère de la magie avait interdit aux sorciers de s’en mêler, la plupart avaient publié leurs mémoires sous de faux noms, français.

Il y avait une quinzaine de livres en tout. Galway avait dû monter sur un escabeau pour les examiner en détail, il en remarqua trois qui lui paraissaient intéressant, le premier étaient les mémoires d’un médicomage, le deuxième d’autres mémoires d’un sorcier qui était directement dans les tranchées, le troisième était une description globale du conflit du point de vue sorcier, avec de nombreux témoignages.

Il allait commencer par ce livre là, seulement il était un peu loin de l’escabeau et il avait la flemme de descendre pour le déplacer, il tendit donc son bras au maximum et entendit une série de tintement métalliques. Il n’eut même pas besoin de regarder pour savoir de quoi il s’agissait.

Encore lui ? Encore ce fichu insigne ? Il fallait vraiment qu’il fasse quelque chose pour le fermoir, peut-être qu’une boutique moldue pourrait l’aider ? Il vit l’insigne ricocher sur l’escabeau puis sur une étagère, avant de rouler sur le sol et de disparaître sous l’étagère. Il soupira en descendant, posa les livres qui l’intéressait sur une marche de l’escabeau et se mit à plat ventre, en quête du petit bout de métal.

Mais pas moyen de remettre la main dessus, il chercha sous les étagères avec sa baguette allumée, dans les rayons voisins, pas moyen. Il commençait à manquer de temps pour son exposer, il fallait absolument qu’il le finisse aujourd’hui et cette perte de temps l’agaçait profondément mais plus il s’agaçait, moins il était efficace dans sa recherche de l’insigne.
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Invité, Ven 26 Mai - 21:55



Il s’était réveillé ce matin-là, comme tous les matins, avec des gouttes d’eau sur son nez tordu, du fait de ce trou, juste au-dessus de son lit. Ce trou de la taille d’une goutte de pluie, et qui avait probablement commencé à lui creuser une stalagmite, à force de dormir en dessous. La solution ? Rabattra la capuche de son pyjama licorne sur son visage, mais ça diminuait grandement le confort, et de facto, son sommeil. Or, du sommeil, il en avait besoin, pour être en forme le lendemain, et pouvoir ainsi assurer son service quotidien au Chaudron Baveur. Et pourquoi donc, travailler au Chaudron Baveur ? Eh bien pour pouvoir gagner de l’argent, qui sert ensuite à payer les ingrédients nécessaires à la confection de potions. D’autres questions ?
Il avait donc effectué sa routine matinale, suffisamment banale et commune pour ne pas l’évoquer ici. A noter tout de même qu’il ne travaillait pas aujourd’hui, laissant ainsi Jana ou Miss Boccini s’occuper des clients. Il ne s’en plaignait pas vraiment, surtout qu’il savait comment occuper ses jours de repos. Un coup d’œil sur un planning plus tard, et le voici parti, brassant les rues matinales de Londres de sa cape, avant d’arriver à la bibliothèque.

Quand il était encore à Poudlard, il avait fait de drôles de découvertes familiales. Que ce soit côté britannique ou germanique… Mais le côté germain était plus intriguant, pour tout un tas de raison. Notamment, qu’il n’y avait plus beaucoup de documentation, depuis l’exil de la famille au Schleswig-Holstein, au tout début du XIXe siècle. Il espérait donc trouver… Il ne savait trop quoi à vrai dire… Des traces de l’Ancêtre, peut-être ? Cette espèce de vieille légende familiale, sur un Ancêtre unique, qui viendrait de temps en temps rendre visite à ses descendants, à des époques différentes.
Mouais. Il ne savait trop quoi en penser. C’était ridicule, comme légende, mais ça avait au moins le mérite d’être divertissant car, tous ceux qui croisaient supposément sa route, le retranscrivaient ensuite, comme s’il s’était agi d’une sorte de lointaine divinité.

Les superstitions allaient bon train, dans une famille aussi recluse que la sienne.

A pas aériens, il commença donc ses recherches, fouinant dans les archives allemandes… Et désespérant parfois du rangement. Honnêtement, ne pouvaient-ils pas organiser tout cela d’une façon plus ergonomique ? Du style, Länder par Länder ? Non ?
Quelques livres, finalement, furent retenus. Quelques journaux, un recueil, un herbier… Il doutait d’y trouver quoique ce soit, mais c’était toujours divertissant, de voir comment les gens racontaient leur vie. Et puis, comme ça, il pourrait clairement démontrer aux autres, bien cachés au fin fond de leur Länder, qu’il n’y avait strictement aucune raison d’attendre le retour de cet Ancêtre, puisqu’il était mort depuis déjà bien longtemps… Et que son existence n’était même pas avérée !

Un moment, il se surprit à soupirer, un livre ouvert en main. Pourquoi faisait-il tout cela ? Qu’avait-il à prouver ? Quand bien même il argumenterait sur la non-existence de cet Ancêtre, qu’on ne le croirait pas. Ce n’était pas, comme si sa parole était prise en considération, de toute façon…

Le tintement d’un métal contre le parquet le fit sortir de ses pensées, pour revenir sur du concret. Un sourcil froncé, il referma le petit livre à la couverture usée qu’il tenait en main, calant son pouce entre les pages pour pouvoir y revenir plus tard, puis se baissa de toute sa hauteur, cherchant l’origine de ce bruit singulier dans une bibliothèque. Après un peu d’observation, il finit par retirer de sous le meuble ce qui semblait être un insigne de préfet… Et de Serpentard, en plus ! Amusant de retrouver son ancienne maison partout, même au détour d’une étagère londonienne…
Il fit quelques pas pensifs, sortant de son rayon, et avisa le rayon voisin, où un jeune homme semblait chercher quelque chose. Au vu de la couleur des cheveux, il ne s’agissait pas de Peter. Dommage, voir un ami en ce jour ne lui aurait pas déplut… Cependant, la cervelle d’Asclépius parvint à additionner deux et deux, et il s’approcha doucement de la forme agenouillée, employant un ton tout aussi doux :

« - On perd ses galons, camarade ? »

Un sourire amusé fit bientôt son habituelle apparition.
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Galway Lynch
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Galway Lynch, Dim 28 Mai - 16:35


- On perd ses galons, camarade ?

Galway sursauta alors qu’il était à plat ventre en train de repasser une énième fois chaque dessous d’étagère à la lueur de sa baguette, lorsqu’une grande ombre apparu dans le rayon jusqu’alors très bien éclairé de la bibliothèque. Il se releva et vit un grand homme plutôt maigre avec un teint pâle mais son visage était bienveillant, et dans sa main il y avait l’objet de sa quête frénétique d’une demi-douzaine de minutes.

-Mon insigne ! Merci beaucoup ! C’est un insigne sauteur, à chaque occasion il se détache de son fermoir et se trouve une cachette, meilleure à chaque fois, comme si…

Comme s’il reflétait tous les doutes, toutes les craintes qui avaient entouré sa nomination et l’incapacité, parfois même l’impuissance qu’il avait ressenti face à certaines situations ces derniers mois. Les remerciements étaient venus naturellement tellement il était soulagé d’avoir retrouvé son insigne, mais la suite était trop personnelle pour qu’il puisse la confier à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, du moins à qui il n’avait jamais parlé.

Car il l’avait déjà vu à Poudlard, c’était un ancien élève, un Serpentard comme le confirmait son « camarade ». Galway avait un lointain souvenir d’un cours de métamorphose, particulièrement traumatisant pour lui, et d’une célébration de victoire à la coupe, un peu plus joyeuse. Pour l’avoir croisé plusieurs fois dans les couloirs il se souvenait également qu’il s’entendait bien avec Keira et Peter, deux personnes en qui il avait plutôt confiance. Et que lui aussi portait un insigne.

Que ce soit chez les sorciers ou chez les moldus, les organisations secrètes faisaient toujours l’objet des rumeurs les plus folles. De la fascination souvent, mais parfois aussi du rejet, celui de l’idée qu’une partie de son quotidien ou des événements majeurs qui rythment le monde puissent avoir été décidé lors de réunions dans une salle sombre.

A Poudlard il y avait beaucoup de secrets qui entouraient cette élite choisie directement par Kholov, le club de Kholov n’échappait donc pas à la règle. C’était particulièrement vrai depuis les attaques. Il y avait tellement de mystères et tellement peu d’infos officielles que cela laissait libre court aux interprétations les plus extravagantes, et certaines, pour ne pas dire beaucoup, gravitaient autours de ce club et de Kholov lui-même. Si ses apparitions étaient très rares auparavant, elles étaient désormais inexistantes.

Bien sûr, l’esprit rationnel de Galway l’empêchait de faire attention à ce genre de choses. Il y avait aussi beaucoup de rumeurs concernant les préfets et il avait pu se rendre compte que certaines étaient fausses et d’autres très exagérées. Il attendrait donc les informations officielles quand elles arriveraient et se ferait sa propre opinion par la suite. Son intuition ne lui donnait donc que peu de raisons de se méfier de cet homme au visage souriant qui venait de l’aider.

Il lui fallait reprendre la conversation avec un sujet pas trop personnel pour discuter avec une nouvelle connaissance. Il décida de lui parler de son exposé, il pourrait peut-être l’aider à nouveau ? Il prit les livres sur l’escabeau.

-Heureusement que tu as pu mettre la main dessus, la rentrée à Poudlard c’est demain, mais avant ça je dois terminer un exposé sur les sorciers britanniques durant la première guerre mondiale moldue. Est-ce que tu sais des choses sur cette période ?
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Invité, Mer 14 Juin - 0:40



Redonner le galon, air serein, sourire bienveillant, regard pétillant de poussières archivées. En face, le camarade qui se redresse, suite au soulagement. D’habitude, quand on se détend, on s’affaisse : exemple le plus probant, le mouvement des épaules. En tension, c’est comme le dos d’un chat sur la défensive, et soulagées, l’abaissement. Relâchement des nerfs.
Il sourit, heureux d’avoir pu contribuer à l’allégement de l’esprit d’un de ses contemporains. Alors qu'’l lui remettait un insigne. Marrant : c’était plutôt lourd à porter, généralement, ce genre de truc. Ou pas. Qu’en savait-il ? Dans ses années poudlarienne, il avait beaucoup apprécié son blason élitiste. Faut dire, c’était brillant, bien visible, avec un joli design. Pis ça permettait des liens privilégiés avec le directeur Kholov, comme le fait d’être convoqué dans son bureau, puis d’en ressortir avec la mémoire en gruyère et la perte totale de sa volonté.
Ah la la, le bon vieux temps scholastique !

Il observa d’ailleurs son rouquin de vis-à-vis. S’il était préfet de Serpentard, cela signifiait que Keira ou Peter ne l’était plus. Ce qui était fondamentalement dommage, de son humble point de vue (bien qu'il ne puisse pas vraiment juger des actions de celui d'en face). De mémoire, il lui semblait bien que Peter était toujours préfet... Serait-ce Keira, qui aurait rendu l’insigne ? Et pour un camarade qu’il n’avait connu qu’enfant, en plus. Quelle drôle d’histoire : à croire que le temps passait différemment pour chacun, et que tous finissaient par avoir du mal à s’accorder avec sa temporalité respective.
Ah la la, quelle drôle de chronologie !

Mais sourire dans le vague ne l’aidait toujours pas à se souvenir du nom de ce préfet. L’avait-il seulement jamais su ? Encore une question ouverte.
D’ailleurs, l’autre, en posait une, de question ouverte. Une question qui lui fit froncer pensivement les sourcils, tandis que son timbre de voix adoptait une tonalité plutôt narquoise :

« - Ah, un devoir d’Alhena ? Il avait bien le droit d’utiliser son prénom, maintenant qu’il ne la côtoyait plus à l’école. Elle a vraiment de drôles d’idées de sujets. Quoique celui-ci est plutôt intéressant. Ça fait très défense romaine les tranchées, j’aime bien… Un peu comme si un vers géant était venu faire son bout de chemin en dévorant le globe. ça change des trotteurs ! »

Un instant rêveur, avant de reprendre.

« - Mais je crains de ne pas pouvoir t’aider pour ton devoir : je n’ai pas les connaissances pour, à portée de neurones. » Vague sourire contrit, mais plus pour la forme que pour le fond, avant d’aviser les bibliothèques avoisinantes. « - Mais il y a de la documentation à portée de main. Je peux t’aider à chercher, si tu le souhaites, cher préfet. »

C’est qu’à force de vouloir l’aider, ce camarade vert-et-argent, il allait presque le trouver sympathique, dis donc. Sûrement un transfert des bons sentiments qu’il portait dans son cœur immature : probablement.
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Galway Lynch, Dim 2 Juil - 23:53


Son camarade divagua sur les tranchées, parlant de vers géants qui dévoraient le globe. L’image était saisissante, quoi qu’un peu effrayante. Un tel ver ne devait pas faire la différence entre de la terre et un corps d’humain encore en vie, il devait tout rafler sur son passage.

Quand Galway était plus petit et qu’il avait vu pour la première fois des tranchées en réalité augmentée à l’école, il s’était demandé si les tranchées n’avaient pas été creusé par un régiment de taupes dressées pour l’occasion, alors que des castors faisaient le travail de finition et de maintenance. Après tout l’armée et la police employaient bien des chiens ou des chevaux, pourquoi pas des taupes et des castors ?

La classe avait ri à cette suggestion et la maîtresse lui avait expliqué qu’il fallait 450 hommes et 6 heures pour construire 250 mètres de tranchée, et que des taupes et des castors seraient sans doutes plus efficaces, mais que c’était des animaux difficiles à dresser. Galway se rendait compte maintenant qu’elle avait sans doute dit cela pour ne pas qu’il perde la face.

L’ancien étudiant repris la parole, disant qu’il ne pouvait pas l’aider sur ce sujet en particulier, mais qu’il pouvait l’aider à trouver de la documentation.

-Oh, j’ai déjà trouvé quelques livres sur le sujet dans ce rayon même, j’étais en train de les rassembler avant de laisser tomber mon insigne.

Il mit son insigne dans sa poche pour pas qu’il ne tombe à nouveau puis prit l’escabeau pour prendre les livres qu’il avait repéré un peu plus tôt et revint vers son interlocuteur en regardant la quatrième de couverture du livre au-dessus de la pile.

-Celui-ci me paraît intéressant, ce sont les mémoires d’un sorcier qui était en première ligne. Il a aidé les soldats de l’Entente à construire des tranchées très rapidement, empêchant un massacre alors que les Allemands venaient sur eux et s’appétaient à faire une percée décisive.

Il ouvrit le livre pour le feuilleter, mais eut la surprise de ne tomber que sur des pages blanches. Galway trouva cela très étrange, des mémoires totalement vides de contenu. C’était la première fois qu’il voyait un livre avec uniquement des pages blanches. L’auteur voulait peut-être dissimuler le contenu de ce livre aux moldus qu’il y avait autours de lui dans les tranchées, par exemple en écrivant avec de l’encre invisible ? Oui ça devait être ça.

Il sortit sa baguette et réfléchit un instant. Il n’étais pas dans une zone habitée par des moldus, il pouvait donc utiliser la magie sans enfreindre la restriction de l’usage de la magie chez les sorciers de premier cycle. Il tapota le livre en articulant :

-Aparecium

Rien ne se produisit. Il essaya sur plusieurs autres pages, sans plus de résultat. Il essaya alors un autre sortilège, permettant de révéler ce qui était caché dans un objet.

-Specialis Revelio


Aucun résultat également. Il essaya alors un Finite Incantatem, sans trop de convictions, et sans trop de succès non plus. Il se tourna alors vers le jeune homme.

-C’est bizarre ce livre vide. Tu penses que quelqu’un aurait une bonne raison d’effacer les mémoires de cet homme ?
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Invité, Sam 15 Juil - 17:31


L.A. de Galway

Il acquiesça doucement aux propos de son camarade, le laissant parler, expliciter l’avancée de son devoir, lui quelque peu désolé de ne pouvoir l’aider sur ce sujet précis. Une fois qu’on avait quitté l’école et les enseignements généraux pour se spécialiser dans une matière en particulier, c’était toujours difficile de s’y remettre… Lui qui pensait ne pas avoir trop perdu de son savoir estudiantin en deux ans de semi-études en potion, commença à s’inquiéter. Il mit ces trous de mémoires sur le compte de sa maladie, qui lui causait souvent de longues périodes de fatigues et de douleurs, où il avait du mal à quitter son lit. Et aussi sur les discussions épuisantes avec son paternel, qui l’obligeait à se diriger vers un poste ministérielle, histoire d’assurer un avenir… Alors qu’il ne jouerait que par les fioles et les chaudrons. Un détail. Il n’y pouvait rien, lui, s’il était plus studieux qu’ambitieux : la faute au Choixpeau, tiens.
Toujours blâmer le Choixpeau, quand on avait un souci personnel : règle de base.

Il s’approcha de son camarade, tandis que ce dernier jouait de la baguette sur les pages blanches, un sourcil concerné, froncé sur le visage (ça lui donnait un air plus sérieux, aussi).

« - Effectivement, c’est étrange. Surtout si ça ne réagit pas. Fais voir ? »

Il fit quelques pas dans sa direction, mais maladroit qu’il était, se prit les pieds dans sa cape et percuta l’étagère en face. Il eut juste le temps de s’excuser de sa non représentation dans l’espace, avant qu’un imposant ouvrage (probablement un dictionnaire ou un annuaire, vu l’épaisseur), ne lui tombe sur la tête, emportant avec lui son jeune camarade, dont l’occiput heurta le plancher, les assommant tous les deux.
Combo !
Fatality !


Lorsqu’Asclépius ouvrit les yeux, il sentait encore le sang affluer dans sa tête. Hagard, il se massa le crâne endolori percevant uniquement des sifflements à ses oreilles. Douloureusement, il ouvrit les paupières et ne souhaita que les refermer, tandis qu’il faisait face à une bouche béante sertie de dents. La vision cauchemardesque lui envoyait son haleine de vers des sables au visage et, tétanisé, il tituba en arrière, avant qu’une main solide de lui agrippe l’épaule pour qu’il se mette à terre.

« - Tu fiches quoi ici gamin ? Te balade pas hors des tranchées, ça bombarde sec depuis ce matin ! »

Il cligna des yeux, et la vision du vers des sables disparu. Son cœur battait de façon erratique, ses oreilles sifflaient en permanence, il n’entendait les mots de l’homme en costume militaire, boueux et barbus, qu’en demi-teinte, comme s’il était sous l’eau.
Il voulut bégayer quelque chose, mais une secousse le fit se recroqueviller sur lui-même, les mains sur le crâne, des débris lui tombant dessus.

Mais bon sang, où était-il tombé ? Et la bibliothèque ? Et le préfet ?

Paniqué, il redressa la tête, appelant Galway, avant de retourner en boule dans un coin, tandis qu’un autre sifflement lui perçait le crâne.
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Galway Lynch
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Galway Lynch, Sam 19 Aoû - 19:31


Asclépius fit quelques pas vers lui puis il trébucha et tout s’accéléra d’un coup. Sans que Galway ait le temps de réagir, son ex-camarade percuta l’étagère qui vacilla avant de revenir sur ses quatre pieds, mais ce mouvement avait fait tomber des livres des deux cotés de l’étagère, et l’un d’entre eux s’écrasa sur la tête d’Asclépius qui, dans sa chute, entraîna Galway avec une telle violence que celui-ci tomba la tête la première sur le sol.

Lorsqu’il reprit connaissance il ne se trouvait pas sur le sol tapissé de la bibliothèque de Londres, mais dans une flaque de boue. Il s’assit et mis quelques temps à émerger jusqu’à ce qu’il entende des bruits de pas précipité. Des silhouettes se dirigeaient vers lui sans pour autant lui prêter attention, ils semblaient regarder au-dessus lui. Il se recula pour les laisser passer et se cogna le dos contre un mur en terre, semblable à celui qui se trouvait devant lui.

Les silhouettes s’arrêtèrent et Galway put les apercevoir plus longuement. Des castors ! L’un d’entre eux fixa une barre en métal dans une brèche du mur, un de ses collègues la recouvrit de terre et les autres se mirent à taper contre le mur avec leur queue, comme pour le consolider. Mais ce qui était étrange c’est que ces castors étaient habillés et surtout qu’ils avaient une tête de… mouche. Galway cligna des yeux, plusieurs fois, pour vérifier si ce qu’il voyait était bien réel. Ce qu’il avait prit pour des queues de castors étaient en fait des pelles, mais les têtes de mouches demeuraient.

-Dis-donc toi, qu’est-ce que tu fais ici ? Tu as quel âge, 12 ans ?


L’un des hommes-mouche se dirigeait vers lui. Il essaya de reculer mais était déjà collé contre le mur, il aurait voulu s’enfoncer dans la terre. L’homme mouche parlait anglais, ce qui voulait dire qu’ils étaient sur la planète terre, à moins qu’un langage très proche de celui de l’anglais ne soit parlé sur une autre planète, ce qui était très peu probable. Mais enfin ces créatures n’avaient rien de terriennes.

-S’il-vous-plaît, ne me faites pas de mal. Je ne sais même pas où on est.

L’homme-mouche s’arrêta.

-Où on est ? Tu te fiche de moi gamin ? C’est Verdun, il y a la grande guerre tout autours ! Comment tu as pu te retrouver ici par hasard ? D’où tu viens ?

La grande guerre ? Quelle grande guerre ? Celle entre Voldemort et Dumbledore ? Il entendit un sifflement puis une énorme détonation, puis une autre. Il semblait en plein milieu d’une bataille rangée, ce n’était pas la manière de procéder des sorciers, plutôt celle des moldus. Mais oui ! La grande guerre, c’était le surnom donné à la guerre que l’on a ensuite appelé la première guerre mondiale, et l’homme-mouche n’était qu’un homme doté d’un masque à gaz !

-Galway ? Galway ?

Galway se retourna pour voir qui l’appelait et vit avec soulagement Asclépius qui était roulé en boule un peu plus loin. Il avait totalement oublié qu’il était avec lui dans la bibliothèque, il saurait peut-être comment sortir de là ? Il s’approcha de lui et vit qu’il était aussi paniqué que lui.

-Je suis là ! Dis, on est à Verdun, durant la première guerre mondiale ! Comment on s’est retrouvé là ? Tu crois qu’on a été aspiré par le livre ?

-Aspiré par le livre ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Et c’est quoi cette première guerre mondiale ?

Galway se retourna brusquement. Le soldat l’avait suivit et avait entendu ce qu’il disait. C’était sans aucun doute un moldu, il ne pouvait pas lui dire la vérité, et puis même s’il pouvait cela ne servirai à rien, il n’aurait aucune idée de la manière dont Asclépius et Galway pourraient sortir de ce voyage spatio-temporel. Le seul qui pourrait les aider serait l’auteur du livre, si jamais la théorie de Galway selon laquelle ils avaient été aspiré par le livre était exacte. Il fallait qu’ils le retrouvent en priorité. Galway réfléchit quelques instants et dit.

-Nous… nous sommes à la recherche d’un homme nommé Wesley O’Reagan. On… on est ses assistants. Vous le connaissez ?


C’est tout ce qu’il avait réussit à trouver en si peu de temps, il n’était pas très bon menteur. L’homme sembla les regarder attentivement derrière son masque, braqué sur eux.

-Wesley O’Reagan ? Je le connaît oui, un fou furieux, comme tout le reste de sa compagnie de timbrés. Ils sont parti hier, ils ont dit qu’ils voulaient creuser une autre tranchée dans le No man’s Land pour se rapprocher du front ennemi. Ils sont sans doutes morts tous autant qu’ils sont à l’heure qu’il est.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 22 Aoû - 12:12


Un arbre et des racines
poste unique
avec autorisation de pep :mm:


Alors que les passants se faisaient de plus en plus oppressants dans la grande rue en pleine capitale. Alors que le soleil était déjà bien haut au-dessus des têtes et que peu de nuages sublimaient le ciel. Alors que les moldus se pressaient pour aller travailler, que d'autres se rendaient boire un thé ou que les derniers ne serait-ce que se promener. Alors que les habitations étaient de plus en plus rapprochées à mesure qu'il marchait. Alors que l'envie se faisait plus pressante. Beaucoup plus pressante car l'excitation était à son paroxysme solaire — et son envie secrète de trouver racines et arbre pour s'y mettre dans un nid. Un cocon moelleux et redoutable. Famille.

A la recherche de sa propre identité. De quoi se permettre de mettre une carte, face cachée et connaître l'autre côté. A la recherche de ses ancêtres. De ses aïeuls. De son patrimoine. De son linceul. A la recherche de ces noms communs, prénoms tous différents qui se rallient en un point. A la recherche des langues maternelles et des souvenirs paternels. A la recherche de sa famille. De sa famille. Famille.

Un grand bâtiment, non, un édifice de la taille d'un géant au moins. Qui s'étendait sur toute une rue.lle _ de tout son long et de toute sa hauteur. On aurait dit un palais. Et sa bouche est ouverte, les grandes portes de l'établissement d'érudition sorcier l'accueillant les bras ouverts. Pour connaître enfin la vérité. Il avait longtemps, longuement hésité. Ne sachant pas si il ferait découverte promise et fructueuse. La peur et l'angoisse aussi, de reconnaître l'inconnu sur un bout de papier, quand un mot y est tabou. Alors que de simples mots parentaux auraient fait l'affaire.

La section appropriée s'étendait jusqu'à des mètres de rayonnages — ou des kilomètres ? Les visages étaient tous impressionnés, si ce n'est que ceux qui avaient la tête en l'air. La plupart tombaient dans des livres et des pièces maîtresses et des manuscrits et des grimoires et des contes et des grandes feuilles de parchemin. Et voilà qu'il fallait choisir des pays mais un seul d'entre eux ressortirait de cette eau, brumeuse qu'est le doute et l'inconnaissance.

- Généalogie -
F.
Felagünd.


Les yeux addicts, maintenant. D'un toxicomane érudit.
Le faux savant décrochant un bon grimoire de la taille d'un grand chaudron en étain.

Et des heures passées à déchiffrer ces lignes tremblantes et ces courbes et ces mots et ces portraits de sorciers et de sorcières et de moldus aussi. Car le sang n'était jamais impur, c'est ce que disaient ses parents. Et des prénoms qui reviennent le hanter comme Beren. Et d'autres qui lui sont inconnus.

Sourcils relevés d'incompréhension et la bouche ouverte de surprise. Sa mère avait eu des frères et sœurs sans qu'elle n'en ait jamais parlé. Trois sœurs et un frère. Tous des moldus, exceptée sa propre mère, Aërelin. Certains ont eu des enfants, comme elle et son frère qui se lia d'amour avec une sorcière. La magie relie chacun de nous, c'est inéluctable. Et alors, il découvrit des ascendances françaises. — Qui lui firent penser à son grand ami, Leo Keats Gold. Ça faisait un moment qu'il ne l'avait pas vu, sa gueule de raisin sans fin. Son sang en est le vin. — Et un nom qui revient. Felagünd. Felagünd. Gründelvals. Gründelvals. Wildsmith. Wildsmith. Comme un leitmotiv, une berceuse au coin du lit. Il y voit une Elly. Et une Eurydice. L'une a presque son âge. Seulement deux ans d'écart. Elle doit être encore à Poudlard.

Et des noms encore, qu'il prend note sur un carnet qui tient de sa poche.
Prendre contact avec. Prendre contact. - Avec elles.
Avec ils. Et ces nouveaux noms ces nouveaux visages qu'il retranscrit.

Et il fallait tous les relever.
Faire sa propre enquête
et prendre contact. Prendre contact
avec.

Il n'en parlerait pas à ses parents
qui ont fait vœu de silence comme
dans les monastères
quand on parle de famille
cette idolâtrie.

Des heures passées
des heures durant
au fin fond des rayons
au fin fond de l'Europe
les archives de la Bibliothèque
de Londres
une aubène
une promesse enfin -
et des doutes
métamorphose
d'espoirs ou désespoirs.
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Invité, Jeu 7 Sep - 21:35



Ça siffle et ça tombe. D’aigu à sourd. Et lui, perdait l’ouïe un peu plus, malgré ses mains plaquées contre ses oreilles, ses tympans, tout ! Il ne percevait autour de lui que des tâches marron, des tâches indistinctes. Des tâches sans noms, jusqu’à en trouver une rousse.
Une tâche rousse qui parlait d’ailleurs, mais il ne comprenait pas une syllabe. Les mots mirent longtemps à venir, et même là, il l’entendait en sourdine… Comme s’il était sous l’eau. Y avait bien le mouvement des lèvres, mais c’était entrecoupé.

Reste que « Verdun » et « WWI », c’était des concepts un peu trop éloignés de sa personne pour qu’il puisse appréhender leur nouvelle (et dangereuse) situation, à leur juste valeur.

« - Cist rost… » Siffla-t-il entre ses dents.

Ce qui n’était pas la façon la plus aimable possible de désigner son camarade. Mais bon, à la guerre comme à la guerre, mmh ?
D’ailleurs, Galway semblait plus conscient de la situation que lui ne l’était. En même temps, s’il avait été envoyé à Serpentard il y a des années de cela, c’est bien parce qu’il était un incorrigible trouillard. Les batailles, les duels, les confrontations… Très peu pour lui ! Il laissait ce plaisir à ces pseudos chevaliers de Gryffondor.

Son cerveau enregistra néanmoins quelques informations potentiellement intéressantes : Weasley O’Reagan, le sorcier qui avait écrit ses mémoires au moment de la guerre des tranchées…
Et il n’y avait plus de ver de sable géant.

Quand il n’entendit plus de sifflement, il se releva également. Celui qui semblait être un soldat leur indiqua où trouver leur potentiel « deus ex machina », à savoir, le type à l’origine du bouquin qui les avait vraisemblablement envoyé dans ses mémoires.
Faudrait que les sorciers arrêtent de penser que c’était une bonne idée d’enchanter les bouquins. Ça pouvait être dangereux.
Ou, plus simple : la bibliothèque de Londres devrait revoir sa façon de trier ses documents.

« - Bon, eh bien, s’il est là où il n’y a personne, on devrait le trouver plus facilement ! »

Sa voix lui semblait atrocement forte, pourtant, elle n’était qu’un murmure émanant d’une gorge un peu sèche : la faute à l’adrénaline.

« - Et… C’est où cet endroit ? »

Le regard du Poilus était très expressif sur cette situation. Dommage qu’il ne soit pas accessible, du fait de son masque.

« - Tout à l’Ouest, pouvez pas le manquer. Mais c’est dangereux, vous ne devez pas y aller : ne prenez pas l’exemple sur ces fous et tâchez de rester en vie le plus possible. »

Un autre sifflement les obligea brusquement à retrouver la surface du sol. Ça passait décidément de plus en plus près, et de façon de plus en plus rapproché. Le soldat jura quelque chose en français et retourna bien vite à son poste.

L’ex Serpentard avisa son camarade, puis commença à ramper puis à marcher sur les genoux, se glissant au creux des tranchées à la recherche de ce soldat sorcier inconnu.
Le vers, c’était lui désormais.
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Galway Lynch
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Galway Lynch, Ven 13 Oct - 14:12


Des tranchées dans le No Man’s Land ? Il s’était vraiment aventuré dans cet endroit où les tirs d’obus provenaient des deux cotés ? Cela paraissait tout bonnement incroyable, il évaluait ses chances de survie à 30 %, pas plus, même en prenant en compte ses capacités magiques. Évidement pour le soldat qui ne connaissait rien des dons naturels du sorcier, c’était du pur suicide, et puis comment une compagnie pouvait à elle seule creuser une tranchée ?

Galway aussi se demandait comment le sorcier et sa compagnie pouvait s’y prendre pour creuser des tranchées. Il y avait bien un sortilège de terrassement, mais celui-ci était plutôt lent quand il s’agissait de creuser un grand trou. Même en s’y mettant à plusieurs, creuser une tranchée prendrait beaucoup trop de temps, sachant qu’ils étaient exposés aux tirs adverses.

Asclépius prit le relais, demandant plus de précision au soldat masqué. Celui-ci lui indiqua une direction et tout de suite après, un sifflement beaucoup plus intense que les autres se fit entendre. Ils se couchèrent au sol, Galway plongea dans une flaque de boue. Heureusement aucun projectile ne l’atteint, il ne ressenti qu’une forte secousse. Il se releva le visage maculé et vit le regard d’Asclépius. Il semblait déterminé à y aller, sans attendre la nuit ou la fin des bombardements.

Galway le suivit donc à travers les tranchées. Les détonations et les vibrations les accompagnèrent tout au long du chemin, ils croisèrent également beaucoup de soldats, et la grande majorité portaient un masque à gaz. Cela déshumanisait encore plus la guerre, on pouvait se dire que ce n’était pas des hommes que l’on tuait mais des silhouettes à tête de mouche, des extraterrestres envahisseurs dénués d’humanité. Tout était marron et gris, triste.

Enfin ils arrivèrent au bord de la tranchée et ils rencontrèrent un boyaux, sorte de passage qui reliait une tranchée à une autre. Les sifflements étaient de plus en plus forts et réguliers dans le temps. N’écoutant pas les nombreux cris de soldats qui leur demandaient ce qu’il faisaient, s’ils étaient fous ou de revenir immédiatement à l’abris, ils s’engouffrèrent dans le passage. Ils n’avaient pas parcouru quelques mètres que déjà un sifflement assourdissant retentit. Asclépius avait déjà anticipé en sortant sa baguette et lança un Protego.

Là encore, aucun projectile ne les atteignit, mais les vibrations ressenties firent tomber Galway au sol. Il se releva rapidement cependant et sortit sa baguette à son tour pour pouvoir repousser les tirs adverses. Ils avancèrent ainsi péniblement, chaque détonation étant plus forte que la précédente et les contours du boyaux étaient de moins en moins nets. Galway se demandait s’ils allaient parvenir au bout, leurs boucliers créés magiquement ne pourraient pas durer bien longtemps face aux obus de plus en plus puissants. Jusqu’à ce qu’une voix claire et forte se fit entendre au milieu des sifflements.

-Montem Tractus !
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 10 Déc - 19:58


RP avec Morgan Gallagher

La bibliothèque semblait avoir retrouvé un peu de sa gloire à en juger par le nombre de sorciers présents aujourd'hui. Ester avait un moment cru que les livres ne retrouveraient jamais leur attrait, comme cela était déjà arrivé chez les moldus. Fort heureusement les sorciers n'avaient sans doute pas été en mesure de trouver un substitue aussi pratique qu'une tablette, un ordinateur ou un téléphone. Cela étant dit, il y avait tout de même des jours où elle regrettait cela. Parce qu'il n'était pas rare de devoir lire un lire entier pour ne nous rendre compte qu'à la fin que l'information que nous cherchions à la base n'était pas ici. Fort heureusement aucune connaissance n'était jamais perdu. Pas vrai ?

D'autant que la sorcière ne négligeait aucune informations qui lui permettrait de mieux préparer son voyage. Il allait falloir qu'elle soit au point pour ne pas succomber face aux créatures qu'elle rêvait depuis peu de rencontrer. Et pour dire vrai elle en rêvait depuis longtemps, mais ne s'en était rendue compte que récemment. Ou alors était-ce simplement la première fois en huit ans qu'elle prenait du temps pour elle ? Cette réalité-ci n'était pas impossible.

Cherchant dans les archives, Ester prit au vol trois livres. Un sur les monstres marins. Deux autres sur les propriétés magiques des eaux européennes. Cherchant ensuite une place libre elle vînt sagement poser ses fesses à une table en bois toute simple et elle tomba très vite sur une légende folklorique qui l'amusa beaucoup. Le Barbegazi... réel ou chimère ?
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Morgan Gallagher, Ven 15 Déc - 18:40


De retour à Londres, les premières semaines avaient été un peu compliquées. Surtout au niveau de l'installation : je résidais dans un quartier moldu et l'emménagement devait donc se fair eà la force des bras. Je pense que ça faisait un moment que je n'avais pas été autant épuisé, mais ça m'a montré que j'étais encore capable de soulever un peu plus qu'un sac de course. Même si j'ai peut-être un peu triché pour les armoires... Enfin installé, je pouvais commencer à me remettre dans le bain. Ceci-dit, la vie d'un vieillard sans travail ne me paraît pas bien passionnante, même à Londres. J'ai le pressentiment que je tiendrai pas longtemps dans cette routine ennuyeuse.

Ce matin, en tout cas, je me dirigeai vers St-Mangouste pour un bilan à propos de mes yeux. La jeune femme qui s'occupait du diagnostic me parlait très fort, je dus lui préciser trois fois que je venais pour mes yeux et non pour mes oreilles avant qu'elle ne comprenne. L'examen fut particulièrement long, je devais lire un alphabet accroché au mur d'en face, et ce une dizaine de fois. Je finissais même par me demander si je ne disais pas n'importe quoi, à force de devoir recommencer. Finalement, les lunettes que j'avais actuellement me convenaient très bien et ma vision n'avait pas baissé.

Sur le chemin du retour, un coup vers ma montre m'indiqua qu'il était encore tôt. J'allais bien trouver un endroit où passer un peu de temps sur le chemin. Lorsque cette idée me traversa l'esprit, je pensais directement à la bibliothèque, celle qui renfermait les ouvrages appartenant au monde magique. Cela faisait bien (trop) longtemps que je n'étais plus allé y faire un tour. Je m'y rendis donc et pénétrai dans l'enceinte de lieu après quelques minutes de marches. Rien n'avait changé : des livres poussiéreux jusqu'au plafond, le murmure des curieux, le crépitement des flammes dans la cheminée, tout était identique. Même les vieilles bibliothécaires étaient là, à lancer des "chuts" à tout va, mais à présent, j'avais leur âge. Cette pensée me fit sourire. Je me souvenais qu'à l'époque, et encore maintenant, c'était les livres anciens et poussiéreux qui m'intéressaient le plus. Ils étaient parfois fastidieux à lire, mais avec un peu d'entraînement et de lecture diagonale, on apprenait bien vit eà manier ces gros ouvrages pour en extraire les bonnes informations.

J'allais souvent ici avant mes voyages à l'époque, je faisais des recherches sur les créatures magiques que je pouvais ou devais rencontrer. Je me souviens que certains livres étaient très utiles tandis que d'autres contenaient des mensonges aussi gros que mon nez... Je pense que cette expression devrait mieux rester cantonnée à mon seul esprit. Je me dirigeai alors vers les rayons sur les animaux fantastiques, là où je passais le plus clair de mon temps avant. Après avoir rapidement observé les titres des nouveaux ouvrages, je me dirigeai vers la partie centrale où de nombreuses personnes feuilletait des bouquins plus ou moins assidûment. Mais l'une de ces personnes m'intrigua plus que les autres. Elle avait autour d'elle trois livres. Des livres que je ne connaissais que trop bien. Je ne l'aurais certainement pas dérangé si l'un de ces livres n'était pas l'un de ces ramassis d'âneries dont nous parlions un peu avant ça.

Je pris donc la liberté de m'approcher et, toujours les mains dans les poches de mon pardessus (une vieille manie), de lui indiquer que son choix n'était pas le meilleure :

" Excusez-moi, je ne vais pas vous déranger longtemps, mais ce livre n'est pas le plus utile de tous. Je dirais même que c'est le pire : la moitié de ses pages ne sont que des inventions de l'auteur, déclarais-je en tapotant la couverture du livre en question, un sourire aimable accompagnant mon conseil. "

Je trouvais mon intervention un peu présomptueuse, étaler ma science comme ça, ça me rappelle un collègue qui pensait avoir tout vu des créatures magiques. Cette pensée me fit tilt. Je plissai les yeux pour lire le nom de l'auteur : c'était le fameux collègue en question.

" Ah oui... Cet homme était un abruti fini, aussi arrogant d'un dragon mais aussi bête qu'un gnome. "


Dernière édition par Morgan Gallagher le Dim 17 Déc - 14:55, édité 1 fois
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 16 Déc - 16:11


Perdue dans sa lecteur, la sorcière ne vit pas l'homme se rapprocher. Car en réalité c'était d'avantage les rêveries de ses prochains voyages qui la perdaient que les mots sur la page. Parcourir cependant plus de livres que de pays ne l'a dérangeait pas, elle faisait d'avantage ça pour se retrouver que pour l'aventure. Malgré tout elle restait un peu peureuse. Aussi elle ne put s'empêcher de lâcher un petit cri -heureusement pas trop aïgu- lorsque la voix de l'homme se fit entendre.

D'abord surprise Ester n'écouta pas vraiment, elle lui souriait plutôt en signe d'amusement par rapport à sa réaction. La sorcière capta pourtant chacun des mots et c'est pourquoi elle n'eut pas besoin de le faire se répéter lorsqu'il eu fini. L'homme tapota la couverture du livre en question et Rachel le regarda faire. Il avait l'air gentil. Outre l'impression de sagesse très certainement dut à ses rides, la sorcière lui trouvait un air de Père Noël. Mais sans doute n'était-ce que le résultat de sa barbe blanche et de la neige qui tombaient dehors, avec l'approche des fêtes. Il n'était pas assez gros de toute manière. En revanche il semblait s'intéresser particulièrement à cet ouvrage. Fait qui n'eu plus rien d’étonnant pour la verte lorsque l'homme reconnu avoir connu l'hauteur. Le tout accompagné d'une remarque bien cinglante qui fit rire la demoiselle.

- Effectivement je m'en étais rendu compte en lisant la biographie qui se trouve au début.

Nouveau rire. Ce n'était pas à la fin les biographies d'habitude ? Limité à quelques lignes et non à quelques pages ? Ester tandis alors la main vers l'homme avec la ferme intention de se présenter. Puisqu'il lui rappelait Morrìgan, la sorcière était curieuse de voir s'il pouvait lui aussi lui en apprendre beaucoup. Sur la vie ou sur autre chose.

- Vous savez, il n'y a peut-être rien de vrai, mais ça a au moins le mérite d'ouvrir l'esprit à toutes les possibilités.
Surtout pour quelqu'un comme moi qui ait grandit dans un monde sans magie. Il m'arrive encore d'être surprise de temps en temps !
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Morgan Gallagher
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Re: Archives européennes de sorciers

Message par : Morgan Gallagher, Dim 17 Déc - 15:37


J'esquissai un sourire lors de la mention de sa biographie, à l'époque au bureau, on lui avait souvent rit au nez devant tant de pages pour une si petite histoire. Je ne sais pas ce qu'il était devenu d'ailleurs ces dernières années... Il ne faisait pas parti des gens avec qui j'avais gardé contact, sans grand regret ceci-dit. Je fus alors surpris par cette main tendue vers moi, spontanée mais déterminée. Il aurait été bien malvenue de perdre du temps pour la serrer. Je le fis donc en inclinant la tête pour accompagner ces présentations.

Ce que cette jeune femme énonça ensuite sonnait très vrai. Ca faisait très "sorcier" cette curiosité constante. En tout cas, je ne pouvais que l'envier : découvrir le monde magique après sa naissance doit être une expérience vraiment particulière. En étant né dans ce milieu, je continue pourtant d'être surpris, même à mon âge, alors je n'imagine pas ce que c'est lorsque le l'on ne découvre tout ça que quelques mois avant sa première année à Poudlard. Enfin, j'extrapole sûrement, je ne sais pas vraiment quand elle a prit connaissance de cet univers...

Je me demandais si, après tout, je ne pouvais pas rester un peu pour discuter avec cette inconnue qui m'a l'air très sympathique. Je demandais alors si je pouvais m'asseoir un instant. Après avoir attendu une réponse, je contournai la table pour m'installer sur une chaise.

" Mais dites-moi, demandai-je en cherchant mes vieilles lunettes dans toutes mes poches, tout ces livres, si je me souviens bien, ils ont plus une vocation pédagogique que divertissantes. Vous êtes en train de préparer quelque chose? "

Mes vieilles binocles restaient introuvables, je me pliai alors le dos en huit pour regarder sous la table :

" Ma question était peut-être un peu trop indiscrète, je dois vous paraître étrange à m'asseoir comme ça... "

Ma voix devait résonner d'une façon singulière, au vu de l'endroit où je me trouvais : sous la grosse table en bois sur lesquels les vieux livres qu'avait emprunté mon interlocutrice reposaient. Elles étaient là! Aux pieds de la jeune brume. Mes doigts s'en rapprochèrent tant bien que mal, puis glissant d'abord sur les verres, finirent par les attraper. Avant de me redresser, bien évidemment, je me cognais l'arrière de la tête sur le bois, au demeurant très dur. Une fois face à la sorcière, je m'excusais du chahut avant de poser mes lunettes au bout de mon nez. Elles étaient très fine et n'avaient rien de bien spécial. Je pus donc finalement lire tous les titres et autres informations des livres sans plisser mes yeux.
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