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La Maison des Langues
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La Maison des Langues

Message par : Maître de jeu, Lun 10 Avr - 22:14


Comme dans toute bibliothèque qui se respecte, une section propre aux langues existe dans la Bibliothèque sorcière de Londres. Se nommant "La Maison des Langues", vous la trouverez au troisième étage. Composée de dictionnaires en tous genres, d'ouvrages de référence sur les différentes langues du monde, de monographies variées, de traités, etc., cette partie de la bibliothèque fera très certainement des heureux, et en particulier les élèves de Poudlard pour leurs recherches extra-scolaires ! Vous pourrez étudier en prenant place à une table ou sur un des poufs se trouvant à disposition. Attention cependant à ne pas troubler la tranquillité des autres lecteurs ainsi que des membres du personnel. Silentium est aureum.
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Lizzie Bennet
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Re: La Maison des Langues

Message par : Lizzie Bennet, Dim 11 Juin - 16:57


Suite de WEG PV Jean / LA mutuels accordés

La nuit avance et nos pas incertains
Gravissent des pavés où la pisse suinte
Pourtant les rires quittent nos lèvres
Pour un instant — on est libres

On parle de tout et rien mais un truc dans ton regard
Capte mon attention plus qu'il le devrait
Pour une nuit j'oublie
Que tous les gens sont danger
Et qu'un Jean ne peut qu'être pire

Ça m'a prise comme un coup de soleil
J'étais imprudente plongée dans les mauvaises musiques
Et les sentiments m'ont frappée martelée
Marquée

Une ouverture s'est faite
Pour toi
Malgré moi

Ça ne durerait pas j'm'y connais en plomberie
Je ne laisserais près de mon âme approcher les ongles d'autrui

Mais pour l'heure des plaques rouges me cinglent la peau
Elles me rappellent
Que je suis petite
Que je suis impuissante
Que les sentiments ne se commandent pas
C'est un mensonge pourtant

On a transplané bras dessus bras dessous
Dans un coin que d’autres auraient jugé inapproprié
Mais qui ne l’était pas tant si on prête attention
« Maison des Langues » — tout est dans le titre
Au troisième étage, pour le 8 incomplet
J'ai ri, sans vraiment prendre le temps d'expliquer
Mais si j'expliquais ce qu'il se passe en ma tête
En permanence
Je finirais sans doute à l'asile

Je saurais pas vraiment le justifier tu sais...
Tout semblait être voué à ce que
Nos deux silhouettes éméchées se perdent entre les bouquins
Des allées de savoir auxquelles on ne prête pas la moindre attention

Je finis par m'arrêter, m'adosser contre l'une des étagères
Mi-douce mi-sensuelle je m'approche de ton oreille
— ... Tu te sens comment ?

J’voulais pas aller trop vie, te faire peur
Il fallait te laisser le temps, voir ce que tu voulais ou non
C'est presque avec douceur
J’ai attiré ta main en direction mon sein
De blanc et noir zébré

Je suis un être de plumes et de suie
Je suis mort et vie
Can you tame me?
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Jean Parker
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Re: La Maison des Langues

Message par : Jean Parker, Ven 16 Juin - 1:43


Les sensations s'envolent
Laissant place à un doute incertain
Le mélange de démons entremêlés déliant langues et esprit courroucés avaient permis d'être ici avec elle maintenant. Les doigts entremêlés dans les siens pour plus de stabilité et d'assurance au moment de traverser l'espace et le temps pour se rendre à un endroit reculé.

Ses yeux semblaient dénoncer une réalité modifiée par tout et n'importe quoi. Elle semblait sauvage, presque bestiale avec sa peau zébrée. Les choses tournaient de plus en plus vite et de plus en plus fort, la tension et la pressions rendaient les palpitations de son coeur puissantes à en rompre.

Elle était belle.
Elle semblait comme elle même, mi femme mi bête.

À quoi cela rimait tout cela ?
À foncer à corps perdu vers quelque chose non quantifiable, vers un instant intemporel porté par la sérénité de la nuit.
Des etres passent devant eux, les observent, les jugent. Ils semblent présents dans une réalité que Jean semblait avoir atteint apres un mélange nocif de demons plus variés les uns que les autres.

Elle l'emmène jusqu'à un bâtiment, mais ou ?
Perdus.
Loin de tout, loin des hommes, comme si ils fuyaient l'obscurantisme dans cet univers décalé.
Elle semblait sûre d'elle donc autant la suivre, autant suivre cet animal qui semblait moins perdu que lui.

La bibliothèque. Un endroit où personne ne viendrait la déranger, ou seuls leurs plaisirs charnels pourraient etres assouvis en toute quiétude.
Suivant la jeune femme, le sorcier put contempler une réalité différente que celle qu'il avait pu connaître étant élève, comme si tout le savoir, comme si toutes ces connaissances résonnaient dans son crâne au fur et à mesure que les ouvrages passaient devant ses yeux.
D'un coup ils s'arrêtèrent net au milieu de rayons perdus, ce serait ici. Se rapprochant d'elle, le sorcier se laissa aller, acceptant de se laisser emporter.

... Tu te sens comment ?

Bonne question.
Il y avait un mélange de peur, d'incompréhension, essayant de comprendre ce qui pourrait se passer.

Ca va...

Prenant la main du sorcier, la jeune femme le mit en confiance, permettant au sorcier de se détendre peu à peu. C'était agréable. Un contact humain avec cette personne qu'il avait l'impression de connaître jusqu'aux tréfonds de son esprit, et à la fois qui lui semblait si intrigante, presque éphémère. Allant cueillir un baiser sur ses lèvres, le sorcier prit cet être dans ses bras, comme pour essayer de se réconforter, de se dire que tout ira bien.

Laissant ses mains parcourir les formes de la jeune femme, le sorcier souria avant de retourner l'embrasser passionnément. Cela semblait la seule chose logique à faire avec elle, eux qui avaient eu l'occasion de partager des aventures plus que risquées.
Quitte à pour une fois se laisser aller, le sorcier ôta ce costume si étrange, laissant la jeune femme maîtriser la situation.  
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Lizzie Bennet
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Re: La Maison des Langues

Message par : Lizzie Bennet, Ven 16 Juin - 2:28


(please t’endors pas entre temps, moi aussi je joue avec le format)

Il est pas parti en courant
C’était toujours ça de pris
Il restait
avec moi
un temps
C’était plus encore que ce
Dont je pensais avoir besoin
Ses mains
Ses lèvres
Son regard
(Perdu pour l’heure)
Sa présence
Pressante

Troquons
Ces livres
Pour nos langues emmêlées ; pour nous souffles enlacés
Pour l’illusion d’être nous — une fois dans l’année
Troquons
Ces vies

Ça fait du bien d’être dans le vrai
Pourtant quand je sens tes doigts
s’affoler
un truc
cloche
Je ne saurais dire si tu vas trop vite
J’ai plutôt l’impression de l’inverse


Mais cela ne sonne pas vrai ; on peut pas inverser les tempos quand ça sonne pas ça sonne pas et toi, toi t’as l’air tellement loin que j’sais pas si tu sais ce que tu fais, si tu sais où t’es, si tu sais qui je suis, si tu sais ce que tu veux. Et j’ai peur. Peur que ton ça va ne soit que sur face.

— Ça en dit pas beaucoup, ça va.


J’en ai connu, des ça va de surface. Les gens qui disent aller sont souvent les plus mourants. Il faut être heureux pour se plaindre quand on demande comment on va. Il faut être heureux pour ne pas s’en apercevoir. Toi, toi le jour où tu as croisé l’autre moi tu lui as dit n’avoir jamais connu ni bonheur, ni allégresse ; tu me demandais comment on restait en vie.

— Ça va comme... tu sais ce que tu veux ? Parce que si ça va moins qu’en braquant une banque, suffit de le dire. 

On peut vouloir changer les plans. On peut en avoir besoin.

J’sais pas pourquoi j’arrive pas à me centrer sur le sujet désir ; je peux pas juste te toucher pour le plaisir de toucher un corps, pour le plaisir de me rappeler que je vis. Y a autre chose. Tes mains s’égarent sur mes hanches, et je ris en en retirant des doigts blancs et noirs. Un petit côté crème solaire. Bataille ? L’animal n’est pas là ; pas encore.

Le zèbre veut s’assurer que tu iras bien, que tu iras mieux. Il dodeline de la tête dans ta nuque, qui sent bon comme le tabac froid. Et se faisant laisse une trainée de maquillage contre ta chair. Échange de couleurs ? Le problème, c’est que le zèbre n’a jamais su comment aider les gens, alors sois indulgent.

Mes lèvres ont roulé dans ton cou, y déposant leurs dizaines de petits cailloux. Tendresse avide de douceur. De te voir sourire.
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Jean Parker
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Re: La Maison des Langues

Message par : Jean Parker, Mar 25 Juil - 17:41



La réponse de Jean ne sembla pas convaincre entièrement Lizzie. Pas du tout même.
C’était si difficile à croire que ça ? Que tout va bien ?

Elle n’a pas tort au fond. Il contrôle. Malgré des visions, des sensations corporelles hasardeuses, malgré tout cela, il faisait face au néant, souriant à ceux qui montrent les dents.

Comment réussir à la rassurer ? Le mélange du plaisir et de la détente due aux démons est quelque chose d’inouï, faisant ressembler un simple contact sur la peau au meilleur des massages. Le sorcier ferma les yeux, laissant sa partenaire faire glisser ses lèvres le long de son cou, avant de prendre une nouvelle fois conscience de l’état du jeune homme.

— Ça en dit pas beaucoup, ça va.
— Ça va comme... tu sais ce que tu veux ? Parce que si ça va moins qu’en braquant une banque, suffit de le dire.


C’était drôle de comparer un échange de baisers à un cambriolage, car bon l’un était quelque chose d’absolument génial, et l’autre avait amené la quiétude et la sérénité. Mais qu’est-ce qui est quoi ? Bonne question. Malgré tous les mystères articulés autour de cette jeune femme, de sa façon d’être atypique, malgré tout cela, elle dégageait une sérénité qui ne laissait pas Jean indifférent. Après la disparition soudaine de Célya, une forteresse de solitude fut dressée autours de ses sentiments. C’est comme si Lizzie brisait peu à peu cette barrière. Cela faisait peur, mais c’était encourageant à la fois. Cela permettait de croire à une certaine évolution, afin de titiller l’espoir de sortir de cette dépression.

Les mains du jeune homme vinrent délicatement s’enlacer autours des hanches de la jeune femme, afin de pouvoir aisément la porter telle une déesse, avant de la déposer sur une table non loin. Cela allait être l’expression du désir de cet homme envers une telle femme, se prouvant ainsi à lui-même qu’il était capable d’apporter quelque chose de bon à un autre individu sur cette planète.


Ne t’en fait pas tout vas bien, je te le promets.
Je sais parfaitement ce que je veut.
Le temps d'un soir je veut tout oublier en ta compagnie.


Argumentant son propos par un baiser sur les lèvres de la jeune femme, qui continua dans son cou, puis se mettant à suivre les courbes de son corps, dans le but d’atteindre le point ou le plaisir serait partagé.
Les baisers enlevaient une partie de la peinture corporelle de la jeune femme,
en déposant sur le sorcier par la même occasion.

C’était un jeu noir et blanc, transformant ces deux être que tout pourrait opposer en une nuance de gris unique, celle de leurs désirs en ébullition.

Les mains du jeune homme vinrent délicatement s’enlacer autours des hanches de la jeune femme, afin de pouvoir aisément la porter telle une déesse, avant de la déposer sur une table non loin.
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Lizzie Bennet
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Re: La Maison des Langues

Message par : Lizzie Bennet, Sam 26 Aoû - 20:02


J’ai tellement peur d’abuser de toi. Je ne crois pas que l’on ait un jour abusé de moi, pas de cette façon-là. Mais c’est une terreur que je porte. Comme si je l’avais vécue dans une autre vie, ou simplement que je l’empruntais au genre humain. Et bah, après la voleuse de gallions, la voleuse de bijoux, la voleuse de bouquins, la voleuse de cadavres, la voleuse d’identité, voilà que j’arrivais même à voler les peurs des gens ! Quel monstre, monstre à face humaine.

J’ai tellement peur que tu ne saches pas ce que tu veux. J’ai tellement peur que tu regrettes, demain. Mais tu me soulèves comme une plume et me plaque le c*l contre une table pour marteler tes mots. Tu vas bien. Tu le jures. Tu cherches juste un oubli. Tu veux que je sois ton oubli liquide. Je comprends. Teinte de noir et blanc, c’est à peine si j’ai l’air humaine. Cela te permet de t’échapper dans un trip irréel. Loin de tout, loin de ta vie, loin de tes peines, loin de tes peurs.

Tes baisers, tes baisers trouaient mes couleurs de chair banale. Je prenais l’allure d’un picasso raté. C’est un peu comme je me sentais, complètement paumée, brouillonne, brouillée. Couleurs peu bigarrées mais savamment emmêlées. Et pourtant, je me sentais aussi autre chose. Grandie par ton désir, je devenais plus qu’une sorcière quelconque, plus qu’une humaine mal dessinée. Je devenais bi-un, comme aurait dit l’Ombre.

Je rejetais la tête en arrière, prenant l’excitation que tu avais à me donner, me délectant de ta langue et de tes lèvres. M*rde, qu’est-ce que j’aimais ça. Alors j’en redemandais. Plus de toi. J’revenais à la charge, avec des mains insatiables, qui voulaient courir les moindres parcelles de toi. Apprendre à te connaître, à renaître, dans un mystère de chair. Besoin de toi pour en trouver la clef.

Je crois que ce soir-là, on s’est un peu perdus, toi et moi. Au sein du labyrinthe j’ai lâché le fil d’Ariane ; peu à peu, la peinture nous a recouverts tous deux. Il n’y avait rien pour nous différencier ; nous étions un magma, un magma de désir. Mes genoux s’écartaient un peu plus, comme pour t’accueillir, quoique je mitraillais ta bouche de soupirs.

Et nous étions bi-un.
Enfin, j'espère.

— Jean..? Tu oublies bien ?
Dis moi que tu te sens bien, que tu en veux plus, dis moi quelque chose qui ne laisse pas de doute. J'veux être sûre. J'suis un animal craintif, qui attend qu'on le rassure.
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Re: La Maison des Langues

Message par : Aya Lennox, Dim 27 Aoû - 17:17


infos:
 


Théories croisées

Un temps de chiotte.
Au-dehors, la ville passait pour inondée. Les pluies d’été avaient toutes en commun cette drôle d’allure, celle d’un torrent colossal qui parvenait à déchaîner ciel et terre. Une reconstitution maladroite, combat à mort antédiluvien. Marcher devenait un parcours du combattant, voir ses pieds s’enfoncer dans la mare demeurait, pour le plus amusé des hommes, une partie de plaisir. Pour les empressés, un détail cependant agaçant.

Ses habitudes étaient devenues très hétéroclites. Celles-ci tenaient en ces journées de congés passées en bibliothèque, synthèse ruminante de ses années à Poudlard, à celles à ne rien faire, somnolant entre les bras d’Azphel. Ses discours tenaient souvent en des points obscurs et trop mélangés pour être finalement perçus comme des suites logiques. L’apprentissage de la langue se faisait complet. Un peu trop.

L’introduction au persan se faisait plus délicat. Si son coeur balançait en cette direction, possiblement attiré par le goût fin de sa poésie, l’arabe l'emportait. Il lui fallait ressentir cette langue, s’en imprégner. Elle primait sur les territoires convoités, même si sa cousine aux racines trop différentes pourtant demeurait très parlée par certaines minorités.

Le choix était difficile, mais pas nécessaire. L’apprentissage des langues était devenu bien plus facile depuis maintenant des années et ce n’était pas le moment d’hésiter. Un peu d’aide n’était pas de refus pourtant, et elle avait croisé quelques convertis sympathiques qui lui avaient prêté main forte dans son choix de lectures. L’un d’eux en particulier lui avait conseillé deux ouvrages pratiques de sumérien et de sa langue affiliée et descendante l’akkadien, datant des années 2000. Il n’y avait, selon lui, pas meilleur choix d’ouvrage dans ce domaine, les recherches s’étant essoufflées depuis longtemps, au grand malheur des intéressés des temps modernes.

Un souffle surgit alors qu’elle retraçait à la plume une lettre compliquée. L’alphabet complètement différent lui semblait devenir traces de pattes, ou dessins étranges, signe qu’il fallait peut-être se détacher un peu des ouvrages, au moins le temps d’une pause.
Marcher entre les rayonnages était également devenu un passe-temps, tant pour découvrir des ailleurs que des temps lointains. Les dictionnaires de langues côtoyaient bien souvent des guides de voyages à l’usage des sorciers, et son break se termina alors qu’elle avait trouvé un traité sur les épigraphes aux temps de Sumer, rédigés par un sorcier plus soucieux du fantasmagorique que du possible.

Sa lecture fut aussi profonde que possible, alors qu’elle retournait à sa petite table basse, où son fauteuil réconfortant et refroidi de faire le guet l’attendait. Elle s’arrêta net en apercevant un vieillard qui s’était installé au même emplacement, plus précisément sur le fauteuil d’à côté. Ses cheveux d’un blanc pur étaient mal coiffés et très épars, sa robe de sorcier miteuse mais autrefois certainement de très bon goût, et il observait par la fenêtre le tout Londres submergé.
Aya demeura interdite un moment, au moins le temps de réaliser qu’il fallait demander à cette personne de se déplacer. Déjà, il y avait de la place, cet endroit de la bibliothèque étant presque vide à cette heure, et la tranquillité était un point important dans son apprentissage. ‘Manquait plus qu’il se mette à déblatérer sur son existence certainement très remplie.
L’effet qu’il lui fit fut pourtant très étrange. Elle avait déjà préparé son jeu et son sourire un peu trop poli, mais l’apparition de la jeune femme dans son champ de vision n’avait pas dérangé le vieillard qui continuait de fixer la ville, appuyé sur une vieille canne à l’extrémité sculptée d’une drôle de forme.
Saisie, elle osa :
- Excusez-moi ?

C’était drôle, presque risible, mais le fin sourire que lui adressa le fossile l’empêcha d’entamer sa demande. L’aura malicieuse que ses yeux lui transmettaient lui avait fait perdre ses mots.
Elle ne les retrouva pas tout de suite et, comme intimidée, secoua simplement la tête en déglutissant, avant de s’asseoir dans son fauteuil initial.
Quel drôle de personnage…, songea-t-elle en ouvrant son livre et en faisant mine de le lire.

Un silence complet s’installa. Les gens allaient et venaient, l’espace-temps semblant s’être figé dans cette scène de théâtre bien taciturne, décors supplantant les entités présentes. Le débris ne bougea pas d’un pouce et la jeune femme relevait de temps en temps les yeux, au moins pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas de ses derniers instants.
Une heure sonna dans sa tête, réflexe étant de porter les yeux à sa petite montre d’argent. Ce fut l’occasion pour que les mots passent la barrière du soupir.

- Maa esmuke ? / Quel est votre nom ?

La phrase retentit dans l’air et pendant un instant, les onyx se plissèrent, semblant ne pas comprendre. Enigme de la langue. Pourtant ceux-ci tinrent leur rôle et se relevèrent sur la face ridée qui l’observait, sans avoir perdue sa joie des lippes.

- Esmiî Aya, rétorqua-t-elle simplement, sans difficulté mais quelque part peu assurée.

Les yeux du vieux mage s’éclairèrent d’une drôle de nuance. Ceux-ci, tenant leur étrange luminosité de ce bleu devenu presque blanc, insufflèrent une drôle de sensation à la jeune femme, qui se redressa quelque peu.
- Depuis quand t’intéresses-tu à ces langages, jeune Aya ?

Son ton avait changé, son manque d’accent percutant à peine la créature. Il devait être anglais, mais le timbre qu’il avait pris au parler arabe, les sonorités très similaires à l’élocution arabique, semblaient faire de lui un homme à part, presque loin de l’empreint d’identité par le langage.
- Depuis quelques mois maintenant.
Son front se plissa, méfiance cordiale installée.
- Pourquoi ? Se contenta-t-elle de souffler en refermant son livre.

La réponse attendue n’arriva pas. Au contraire, le sourire presque apitoyé redoubla d’intensité alors que les prunelles éveillées s’installèrent dans celles d’Aya. L’attente s’exacerba, et un instant, l’inconnu détailla les livres posés sur la table. Ses mains abimées par le temps s’emparèrent d’un exemplaire, retracèrent du bout des doigts la couverture. Elle reconnut l’exemplaire à propos du sumérien, conseillé par un voyageur passionné de fantastique.
- Je m’étonne de voir encore des gens s’intéresser à ces sujets. J’étais le seul pendant assez longtemps.

Sourcils légèrement froncés, la sorcière hoqueta à peine et ses doigts empoignèrent le livre posé sur ses genoux. L’interrogation fusa, solitaire :
- Vous êtes un spécialiste des civilisations sumériennes ?
- Pas vraiment, répondit-il dans une moue mimant l’approximatif, mais je m’y suis penché à un passage de ma carrière.

- Votre carrière ? Susurra Aya, on ne peut plus à l’écoute.
Les mirettes mutines du vieux mage rirent quelque peu, comme persuadé de l’intérêt que la jeune femme pouvait porter à son histoire. Savait-il en venant ici ? Non, impossible.
- J’ai eu beaucoup d’emplois et de facettes dans ma longue vie. De simple vendeur à assistant, explorateur improvisé ou marchand de pacotilles. Mais le plus important, et celui qui me suit depuis toujours est bien celui de traducteur.
Traducteur ? Le terme, bien que nébuleux, lui demeura engageant. Pour être traducteur, il fallait connaître la civilisation à laquelle on s’intéressait. Elle avait donc affaire à un érudit en la matière. Sa maîtrise de la langue combinée à son âge avancé faisaient de lui une véritable mine d’informations. Une opportunité en or, ce qu’il devait savoir en engageant la conversation avec une intéressée.
- Vous êtes donc un spécialiste de la langue arabe ? Sur quel genre d’ouvrages avez-vous travaillé ?
- L’arabe essentiellement, oui. J’ai des notions de persan, comme vous je suppose, ajouta-t-il à la vue du livre entamé d’apprentissage du persan usuel. J’ai eu l’occasion d’apprendre des langues anciennes du berceau de la Mésopotamie également, mais mon domaine de prédilection reste l’arabe.
Il souffla un instant, comme soucieux de se remémorer ces instants lointains un peu plus en détails. Son sourire se fana cependant un peu, au moins pour reprendre le fil de la conversation.

- Je m’occupais d’ouvrages sur la magie appliquée par les sorciers arabes, en grande partie. Des traductions de pratiques magiques ancestrales, à la fois liées au monde arabe ou aux civilisations antiques. C’est-à-dire… akkadiens et sumériens.
Silence. Et parfois, les mots manquaient. A qui faisait-elle face ? Une longue pause s’insinua, au moins pour laisser le temps aux deux acteurs de reprendre leur souffle. Ce fut au plus âgé de prendre la parole, encore une fois. Peut-être pour répondre aux interrogations muettes de la jeune femme.
- Je ne sais pas exactement ce que vous cherchez, mais cela fait quelques temps que vous venez ici. Je le sais parce que mon métier de coeur, même si je ne le pratique plus vraiment en raison de mon grand âge, m’impose de m’aventurer parfois en ces lieux.

Ainsi donc, cette rencontre n’était pas un hasard mais bien provoquée. Evidemment. Un petit sourire en coin déforma la courbe boudeuse des lèvres de la jeune femme. Complice.
- Pourquoi une jeune sorcière comme vous, travaillant dans une boutique à la réputation peu engageante, veut-elle apprendre l’arabe et se renseigne-t-elle sur les civilisations antiques des vallées du Tigre et de l’Euphrate ?
Voilà pourquoi. Une ombre de méfiance s’abattit sur le visage soudain coléreux d’Aya.
- Vous m’avez suivie ? riposta-t-elle, moins engageante.
Cette réaction instantanée marqua quelque peu le vieillard, qui s’excusa avec discrétion.
- Pas à mauvais desseins, Miss Aya. Il est juste question que… Je n’avais vu personne se pencher avec autant d’inspiration depuis longtemps. Je voulais simplement savoir.

Comprendre.
Au-dehors la nuit s’abattait lentement et la lumière semblait se ternir, comme un passage dans un sablier. Le voile noir de la sorgue menaçait les crânes et peu à peu, la bibliothèque s’illumina de nombreuses bougies flottant dans les airs. L’ambiance s’imprégna de chaleur et de motifs à  conversations inspirées.
- Je ne parle jamais de mes projets, finit-elle par répondre après une pause. Mais…
Un simple mordillement de lèvres suffit à l’ancêtre pour saisir. La jeune femme à qui il faisait face avait bien des projets, mais ne comptait certainement pas en parler au premier venu. Sa sagesse lui indiquait tout naturellement de ne pas forcer la main.
Ses mots suivirent alors, quiétude de syllabes. Pas par devoir de rassurer, mais plutôt d’exposer une chose sur laquelle elle devrait méditer.

Il tendit peu après un bout de papier, sur lequel une adresse avait été notée. Ce parchemin déjà prêt à l’invitation devait résulter d’une décision antérieure à cette rencontre provoquée. Il fila entre les doigts d’Aya comme un présage. Il lui semblait plutôt motif à réfléchir.
- Je ne sais même pas comment vous vous appelez, lança-t-elle alors que venait le temps des au revoir, à l’extérieur de la bibliothèque.

S’amusant de cette curiosité inquiète, le sorcier qui avait enfilé sa capuche répondit par un très simple Ma'a Salama, Miss Lennox.
Entre ses phalanges, l’adresse de l’ancien bureau de l’étranger était notée en pattes de mouche. La proposition elle, bien que peu claire, restait à méditer.



Au suivant : Lizzie et JJ vont reprendre le sujet après mon passage. So, pas touche.
edit 4/10 : JJ arrive, MP avant de chiper le sujet !


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 13 Nov - 8:53, édité 1 fois
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Re: La Maison des Langues

Message par : Jean Parker, Lun 23 Oct - 1:05


Come back


Le plaisir charnel, mêlé à quelques démons et avec une telle créature était quelque chose de magique. Magnifique et terrifiant à la fois, se prouvant une fois de plus à lui même que l'évolution n'était qu'une vaste farce, puisque se débarrasser de ces bas instincts était tout bonne impossible. Pourtant le désir, l'amour et le reste de ces farces n'étaient la que pour rende la vie de l'homme plus difficile, plus instable et beaucoup plus triste. L'amour parfait n'existe pas. Le coup de foudre n'existe pas. Des mots durs pensés par le jeune au cœur encore fraichement brisé par son ancienne compagne.

Tout s'était terminé du jour au lendemain alors que seulement quelques doutes s'installaient. Son ancienne compagne avait coupé le contact du jour au lendemain, et ni la magie ni la technologie n'avait permit de la retrouvé. Cette femme, envoyé par des démons joueurs avait joué et gagné, laissant derrière elle un cadavre émotionnel, vulgarisant et catégorisant les comportements humain comme de vulgaires objets, incapable d'aimer. Du moins c'est ce qu'il aimerait bien faire croire, surtout à lui même. Les blessures corporelles se soignent grâce au savoir et les blessures émotionnelles ne peuvent être soignées qu'avec le temps et du whisky. Et le plus souvent le sorcier n'avait que l'un de ces deux ingrédients. L'un filait à toute allure, sans que le sorcier n'arrive à le contrôler, et l'autre dépérissait dans la bouteille tous les soirs un peu plus, jusqu'au ko technique qui arrive au moment ou on l'attends le moins.

Sentant cette femme au plus près, le sorcier se sentait faible. Il était vulnérable, toutes barrières baissées afin de profiter au maximum de l'instant. La jolie zèbre avait laissé une partie de sa robe sur le sorcier, qui laissa sa partenaire venir caresser se lèvres avec les siennes. Dans un soupir d’extase, le sorcier ne fit plus qu'un avec sa partenaire, espérant qu'elle appréciait ce moment tout autant que lui.

— Jean..? Tu oublies bien ?

Le sorcier plongea son regard dans celui de sa partenaire, et après un énième baiser passionné répondit

Oublier ? Non. Pas cette fois.
Jamais je n'oublierai cette nuit avec toi.


Saisissant sa partenaire, le sorcier la prit dans ses bras le temps de s'allonger sur la table, après avoir prit soin de dégager les trucs s'y trouvant à coup de pieds. Ce n'était pas le lit improvisé le plus confortable, mais il avait le mérite de supporter le poids des deux amants enlacés, ce qui était déjà bien.

Laissant ses doigts se perdre dans la chevelure de la sorcière, le sorcier reprit le doux rythme de l'extase.  
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Re: La Maison des Langues

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 23 Nov - 20:46


please stay with me

Il dit ne pas vouloir, ne pas pouvoir oublier cette nuit avec moi. Cela sonne comme un mensonge, une illusion assez douce pour que je me laisse y croire. Que je baisse ma garde. Juste un instant. Parce que c’est doux, vous savez, de se dire qu’on n’est pas seuls, de se dire que si on tombe, quelqu’un le remarquera. Qu’on est entendu et vu quand on est ; qu’il y aura une trace après qu’on disparaisse.

C’est drôle.

Gamine j’ai appris à observer, être spectatrice de ce monde, regarder les autres comme à travers une vitre. Ils étaient des animaux curieux à étudier. Depuis que le verre a volé en éclat, je fais plus que me mêler à eux, plus que leur ressembler. Mes voeux s’inspirent des leurs. L’idée de m’effacer, vaporeuse comme la brume, sans que personne s’en aperçoive, me terrifie. La peur de l’oubli. Je me suis faite actrice, ai endossé les masques et les couleurs ; sans crainte du regard de l’autre, ou plutôt, en quête du regard de l’autre. Besoin d’être à travers toi, tu crois ?


Paradoxalement, l’oubli, c’est aussi certains soirs ce que je désire le plus. Pour pouvoir partir en lâche, à coup de pilules ou de rasoirs. Sans dire un mot. Sans rendre de compte. Juste m’ouvrir les veines assez longtemps. Je sais que je peux pas, que j’ai des responsabilités à assumer, mais l’idée, tu sais. L’idée me caresse, plus tentante même que tes mains. Et pourtant, merlin, ce que j’aime tes mains.

Allongés sur l’improbable table de cette bibliothèque, je te laisse jouer les mélodies qui te chantent dans mes cheveux. J’aime les entendre crisser entre tes doigts. T’imaginer les presser avec plus de force. Ou, peut-être, t’en détourner pour m’enserrer le cou. Il te suffirait d’une dizaine de minutes pour me regarder crever entre tes mains. Cela ne te tente pas ? T’es sûr ?

Non, tes lèvres reviennent sur moi.
C'est étrange. Tu ne te rends pas compte que c'est une morte que tu embrasses. Je suppose que ma putréfaction est assez lente pour que tu fermes les yeux. Je m’en plains pas. Il est des sensations qui sont presque plus confortables que la perspective de la mort. Alors je m’abandonne à tes bras, à quelques soupirs supplémentaires. Je fais jouer ma paume en quête de ton désir. M’y rattachant, quelques instants.

— Alors reste avec moi.
La prédatrice, enfin de retour, referme ses griffes.
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