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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Chez le vieux commerçant du coin
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Maître de jeu
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Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Maître de jeu, Lun 10 Avr - 16:16


Le village de Pré-au-Lard est réputé pour ses petites bâtisses pittoresques, certaines formant de jolis quartiers confinés où il fait bon vivre. Vous vous êtes certainement déjà promené dans l'un des quartiers commerçants, où l'on retrouve le célèbre bar des Trois Balais ! Mais connaissez-vous cette boutique se trouvant à trois rues de là, bien camouflée entre deux façades de briques rouges, à la devanture d'apparence ancienne surmontée d'un écriteau à la peinture effacée ? Si son nom a depuis longtemps été perdu, les gens du coin l'appelle "Chez le vieux" en raison du sorcier ridé à la barbe blanche, sans âge, qui tient le commerce. C'est là-bas que vous devez vous rendre si vous cherchez des choses en particulier et si vous ne cherchez rien de particulier : vous y trouverez de tout, des instruments de musique aux lanternes anciennes, des théières ensorcelées aux bijoux à perles, et bien d'autres babioles en tous genres. Si la devanture paraît vieille et petite, la boutique n'en reste pas moins accueillante, éclairée et très vaste, sur deux étages en plus du rée-de-chaussée et de la cave.
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Mangemort 87
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Mangemort 87, Jeu 4 Mai - 2:58


Pv Kat

La peur passe. Pour un jour ou deux.
J'apprécie l'illusion de dresser mes démons.
Je prétends qu'ils sont des animaux de compagnie

— des animaux incompris.

On rit, entre chat et souris
Araignée et guêpes
Entre rejets

Je n'ai jamais eu de vrai pouvoir sur eux

Eux, en revanche, me contrôlaient
Agitaient les fils du pantin
Faisaient de moi une poupée ventriloque

Puis quand j'étais bien vidée
Recroquevillée dans les confins de ma carapace
humaine
Ils me mangeaient vivante
Sans que je m’en rende compte
Puis sans que je puisse les interrompre

L’impression de me battre dans le vide
Alors que leurs crocs se referment
Sur l’arrière de mon crâne
Se déchainent et le réduisent
A néant

tes lèvres
avaient le goût des cendres
je les ai confondues avec
chez moi
J'ai essayé de jouer avec leurs morsures
Mais ai fini par avoir peur de ma propre ombre
Là où d'autres sautillaient à l'idée
De pouvoir la rattacher à leur pied
Là où moi-même il y a quelques mois
Je me fondais en elle
Je devenais fumée

Aujourd'hui dans le miroir je ne me reconnaissais
Etait-ce parce que mon corps avait trop changé ?
ou au contraire parce que compte tenu
des pyramides russes
de mon existence
mon corps n'avait finalement pas assez changé ?

Pour une fois c'est le silence Eux visent les A, B, C
Le silence dans ma tête Je récupère les D
Je me surprends à me tortiller Et parfois même
Mal à l'aise Les P, S, T
Un peu comme quand on rentre dans une fête
Où on est qu'à demi invité
Où les voix baissent d'un ton
A votre entrée
Je me sentais pas chez moi
Pas chez moi dans ma tête

J'ai envie de m'asseoir mais si je plie les genoux
C'est tout le corps qui va céder
Non il me faut un jeu pour ce soir
Pour oublier
Les doutes et les impulsions
L'insuffisance de ma nature

Je m'arrête devant une boutique
Pittoresque dans sa petitesse
On dirait que le bâtiment lui même
A des rides

Mes pieds font des claquettes sur cette rue
Cette rue qui ne veut pas de moi
Elle a un goût d’enfance
Elle a un goût d’oubli
Je prends une gorgée de Polynectar
Pour ne plus ressembler
A l'étrangère

Pré-au-Lard, c’est un Neverland
Une île dont j’ai perdu l’accès
Alors pirate j’agite mon crochet

Pour ne pas avoir à dire
Je suis les 4 lettres tremblantes
Je suis le feu si trempé
Que personne ne se rappelle
De sa flamme


_look_
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Katerina Bennett
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Katerina Bennett, Mar 11 Juil - 14:29


~ se prosterne tel un ver #sorry


Un paysage très pittoresque s'offrait à la vue de Katerina tandis que la jeune fille parcourait les rues de Pré-au-Lard. Il s'agissait de sa première visite en ces lieux, depuis son arrivée à Poudlard quelques semaines à peine avant ce jour. Les autres élèves du château, pour la grande majorité, vantaient les mérites du village pour ses boutiques et ses bars, ainsi que pour la Cabane Hurlante qui se trouvait un peu en retrait. La métisse était assez sceptique vis-à-vis de l'engouement que montraient ses camarades mais de nature curieuse, elle s'était finalement décidée à visiter le célèbre site. Un élève de septième année l'accompagnait pour lui montrer ce qu'il y avait à voir, tendant son index pour désigner telle ou telle chose.

— Et là Bennett, tu vois, c'est Honeydukes, disait-il. La meilleure boutique de confiserie !

Kat hochait la tête, distraite. Pré-au-Lard était un village entièrement composé de sorciers, ce qui était plutôt logique si près des abords de Poudlard. L'adolescente avait entendu parler d'autres villages également à la solde des magiciens, un peu partout éparpillé dans la Grande-Bretagne, décrits comme sympathiques. Elle s'était attendu à trouver quelque chose d'extraordinaire, mais ce village ressemblait à tout village quelconque, excepté en effet les boutiques particulières et les bars indéniablement à l'empreinte sorcière. La brunette se serait bien laissée tenter par les Trois Balais, cependant l'élève de septième année, dont elle avait oublié le nom, tenait à finir sa visite.


Elle n'avait pas envie de se trouver là
Tourne, tourne la tête
Vois ci, regarde ça
Tourne, tourne la tête


Après ce qui lui avait semblé une éternité, les deux jeunes gens arrivèrent à la Cabane Hurlante, clou de la promenade. D'après Katerina, c'était à peu près la seule chose intéressante à voir à Pré-au-Lard, ce qui valait le coup. Bizarrement, si l'autre élève était presque fier de lui avoir montré la vieille bâtisse, il ne semblait pas très envieux de s'approcher de trop près, et surtout pas d'y entrer. Apparemment, il était superstitieux et sentait que de mauvaises ondes étaient à l'oeuvre dans les environs. Aussi, il conseilla à sa pupille de ne pas s'approcher davantage, sous peine de voir son karma perturbé. La métisse fronçait les sourcils alors qu'ils repartaient en sens inverse, perplexe face au comportement de son accompagnateur.


Elle n'avait pas envie de se trouver là
Tourne, tourne la tête
Vois ci, regarde ça
Tourne, tourne la tête


Il n'arrêtait pas de babiller. Certes, il était aimable et avait la joie de vivre. Hélas, cela commençait à irriter sévèrement la Gryffondor qui n'avait qu'une envie : battre en retraite, loin de ces maisons pittoresques, pourquoi pas en allant visiter une Bièreubeurre avant de rentrer à Poudlard. Kat était une personne conciliante, gentille et sociable mais certains moments, elle pouvait se refermer telle une huître et se montrer désagréable, distante, voire sèche. Elle faisait de gros efforts pour ne pas envoyer balader ce jeune garçon ; il était enthousiaste et elle n'avait pas envie d'avoir de remords à l'envoyer balader. Alors souriait-elle, peu généreuse en mots. Cela dut se faire ressentir car maintenant arrivés au milieu du village, où Kat pouvait se trouver livrée à elle-même, l'élève finit par prendre congé.

— Eh bien, ce fut un plaisir miss Bennett... A la prochaine !
— Je m'appelle Katerina, nom d'un dragon, marmonna la jeune fille en reprenant sa route.


Elle n'avait pas envie de se trouver là
Tourne, tourne la tête
Vois ci, regarde ça
Tourne, tourne la tête
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Lizzie Bennet
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Lizzie Bennet, Dim 30 Juil - 7:27


(Je suis 87 muhahah)

J’ai fait le choix de la force
Je n’ai laissé le temps m’atteindre
Jusqu’à ce qu’une souris se glisse jusqu’à moi
Sans effort

Lorsque j’ai entendu deux élèves converser j’ai prêté une oreille

J’aime bien les jeunes ils sont souvent distrayants

Dream on

Mais ici… ici l’un portait le nom de mes soeurs
Alors il m’a fallu ralentir mon rythme cardiaque
Etait-ce le moment où mon chemin recroisait celui de Lydie ?
Après tout ce temps
Etait-ce là où l’on s’attaquait au château de sable
Riait du mur séparant les deux creux
Y creusait un trou d’un seul de doigt et par la magie de l’innocence
Faisait du mur un pont
Etait-ce le moment où tout redevenait possible
Où je redevenais soeur et non atome isolé



Non

Je m’emballais pour rien comme d’habitude
Elle s’appelait Bennet
L’affreuse
Mais son prénom n’était pas le bon
Je savais qu’elle ne pouvait être ni Kitty ni Mary ni Jane
Pourtant elle aurait pu être Lydie
Elle aurait pu être ma soeur perdue
Elle aurait pu être l’occasion manquée
Pour être franche, aujourd’hui… 
Je ne sais même pas à quoi elle ressemble
Je ne l’ai pas revue depuis l’enterrement de Mary
C’était le moment où j’avais choisi pour Famille Finrod
Fuyant les méandres de leur amour instable
Et des morts effroyables
Essayant de tout enchainer dans mon esprit
De faire de ces séismes émotionnels des anecdotes de mon existence
Me rappelant à chaque seconde que je n’avais pas le droit d’être mélancolique
D’avoir perdu des gens que je n’avais connus
Qui ne m’avaient connue
Il fallait choisir la fuite en avant…

L’idée de revoir Lydie m’avait soudainement enivrée
Son prénom à elle me fit l’effet d’une douche froide
Comment osait-elle avec son petit air naïf
Son air d’enfant qui avait encore tout à vivre tout à tenter
Porter un nom pareil ?
Je me suis glissée dans son dos
Couleuvre sournoise
Avant de lâcher d’une voix métallique
— Bennet, tu dis ? Viens par là.

Il fallait qu’elle paie
Qu’elle paie pour ce faux espoir qu’elle m’avait donné

Dream off
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Rachel Ester Pasca
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déplacement

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 9 Sep - 11:21


Ellana Lyan
Suite de ce RP
Rachel a 17 ans.
Si problème, MP

Il devenait de plus en plus difficile de faire les bon choix depuis qu'elle était impliquée. La verte s'était toujours dit qu'elle serait d'avantage une agent de l'ombre, jouer les faux-cul ça lui allait bien. Pourtant quelque chose semblait avoir changer. Peut-être était-ce le fait d'avoir mis la main sur deux alliés. Peut-être était-ce le fait d'avoir participé à sa première mission. Ester se rendait en tout cas compte qu'elle ne pouvait plus rester dans le silence, elle ne pouvait plus laisser les autres parler sans rien dire. Ça avait déjà été le cas dans la salle commune. Et bien qu'elle restait convaincue qu'elle en avait déjà trop dit, la verte savait qu'elle finirait par recommencer. Alors, et quitte à en discuter, Ester se proposa de raccompagner la jeune femme jusqu'à l'école où des cours les attendaient probablement l'une comme l'autre.

Cependant, gardant le silence pendant un temps, Ester ne décida de lui répondre qu'une fois devant la poste. Sans raison précise. Elle avait juste eu besoin du trajet pour se rassurer et se dire qu'elle ne faisait pas une erreur en parlant aussi explicitement de l'Ordre. Pour aider, elle devait après tout rester cacher. Jusqu'à ce qu'elle soit en mesure de se défendre en tout cas. Après elle aviserait.

- Je pense que toi et moi on leur ressemble. On veut se battre pour des jours meilleurs.

Ester se souvenait très bien de ce qu'avait dit la blonde, concernant les attaques, les tracts et la souffrance. Elle avait dit de pas être de leur côté, mais ester peinait à le comprendre. Non pas parce qu'elle était elle-même impliquée, mais parce que pour elle Ellana était déjà une Phénix à par entière sans le savoir.

- Tu sais il me fond penser à ces hommes avec des supers pouvoirs dont parle les histoires moldus. Ils se battent pour leur conviction, pour que la lumière triomphe.

La verte marqua une pause, s'arrêta pour mieux regarder sa camarade dans les yeux.

- Des ces histoires ils sont les seuls à se battre parce qu'ils sont les seuls à le pouvoir... Mais chez les sorciers on en ait tous capable. A condition de le vouloir.

Super-héro ou super-vilain. "Tu choisis quoi bella ?"

Ne pas prendre le sujet, même si cela fait plus d'un mois, merci Smile
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Ellana Lyan
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Ellana Lyan, Mer 27 Sep - 4:35


Temps de silence alors que seul les pieds se permettent de créer un léger bruit contre le sol
je vois en elle une flamme, si fort qu'elle illumine la rue tout entière au yeux de ceux qui sont capable de la voir, aujourd'hui mes yeux sont clairs et sa lumière les replis d'un admiration étrange, comment parviens elle donc à être, se montrer si fort alors que je ne suis plus capable que de trembler dans la peur des sombres jours qui ont régné pendant temps de temps sur le château
incapable maintenant de voir un visage indifférent sans serrer les points
et pourtant peut-être que je ne devrait pas, que ça devrait me paraitre commun que des gens fassent le mal de cette façon
après ce que j'ai souffert, le douleur que j'ai gardée contre mon cœur pendant tant de temps

serrais-tu donc capable, toi ? de tuer, de faire du mal à un enfant ?

il le veulent tous, non ? des jours meilleurs, quelque soit le côté où l'on se place...
pourquoi cette phrase ? alors que ton cœur est déjà persuadé de ton choix je veux servir la lumière
elle me parle d'histoire moldue, de super héro et je laisses ses mots couler contre mes tympans

tu peux me raconter ? une histoire ?
les supplications de l'enfant reviennent à mes lèvres dans cette attente inespérée
je n'ai jamais eu personne pour me lire une histoire...
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Rachel Ester Pasca
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 30 Sep - 12:47


Le chant des oiseaux, chœur vif au gré de l'étendue des premiers rayons de lumière qui rampent petit à petit à travers le paysage, ne touchait que très peu la verte qui avait perdu son habitude de vivre. Elle s'était vu changer du tout au tout en très peu de temps et sans pouvoir rien faire. Aujourd'hui Ester luttait pour se retrouver. Conserver les enseignements muets de son père même si celui-ci serait loin à tout jamais. En marchant et alors que le silence englobait les deux étudiantes, Ester essaya d'admirer la vie comme elle le faisait avant. Ne répondant pas tout de suite à la remarque de la blonde.

Cela semblait si dérisoire. Observer la lumière enflammer les sommets des collines et les cimes des arbres, avant de se répandre par terre. Pourtant à bien y réfléchir le soleil, la lune et les étoiles se livraient une lutte permanente. Et a chaque matin il y a un renouveau. Le noir du ciel se transforme en un bleu foncé au coin est, alors en un orange riche, et enfin le soleil se montre, lentement révélant les champs, couverts d'une rosée qui se met à étinceler. L'espoir. La vie.

- Certains peut-être. Mais je pense que la plupart n'espèrent plus rien de ce genre.


On ne pouvait pas espérer des jours meilleurs tout en détruisant les jours heureux d'autrui. Ils devaient chercher la vengeance ou le pouvoir tout au plus. D'autres encore avaient peur. Mais la lumière... la flemme de l'espoir. Qui d'autre que les Phénix se donnaient la peine la propager ?

- Tu peux me raconter ? une histoire ?

La verte resta silencieuse le temps de comprendre ce qu'il lui tait demandé. Les silences à répétition étaient-ils dut à l'heure matinale ou à l'ambiance ? A mi-chemin entre le rêve et le cauchemar. Parce qu'il faisait beau, que le temps était doux, le paysage flamboyant, mais que les souvenirs l'étaient moins.

- Le plus connu des super-héros moldu est sans doute Superman. On dit qu'il vient d'une autre planète, de ce fait il a plusieurs pouvoirs. La super-force, la super-vitesse, la super-endurance, la super-résistance et la super-vision qui inclut : une vision télescopique, une vision microscopique, une vision à rayons X et une vision thermique qui lui permet d'atomiser, de brûler, de chauffer une cible avec ses yeux. Il possède aussi une super-ouïe, un super-odorat, un super-souffle dépassant celle de la pire des tornades, un souffle réfrigérant, une super-mémoire, une super-intelligence et une super-agilité. Enfin il peut régénérer ses blessures, a une longévité et la capacité à voler.

Pause pour reprendre son souffle.

- Sa planète d'origine a explosé lorsqu'il était un bébé, il n'a jamais connu ses parents, mais un couple de fermier l'a recueillit. Pendant longtemps il a essayé de vivre comme les autres, il a essayé de se cacher pour ne pas qu'on puisse voir qu'il était différent. Au début il se battait pour des petites causes ici et là. Des petits fléaux de la vie de tous les jours. Un chat en-haut de l'arbre, un arbre qui tombe au bord de la route. Et lorsque des ennemis de la terre venu de sa planète sont apparu il n'a rien fait. Il ne comprenait pas pourquoi c'était à lui de se battre alors qu'il avait toujours déployé tant d'effort pour vivre cacher. Tu sais alors ce qu'il sait passé ?  

Nouvelle pause en attente d'une réponse ou non. Au fond ça n'avait pas d'importance pour la suite de l'histoire.

- Un jour il comprit qu'il en allait de sa responsabilité. Parce que quand on peut agir il faut le faire, pour ceux qui ne le peuvent pas. C'est grâce à cela que nous survivons, parce qu'il y a toujours des hommes et des femmes courageuses pour se battre pour la lumière. Superman n'a plus été capable de voir le monde souffrir alors il a prit les armes. Même si le fait qu'on le menaçait directement à dut grandement aide aussi.

Petit rire. Amusé ou amer. Ester divaguait entre les deux. Elle aussi avait attendu qu'il y ait du sang de versé pour commencer à se battre, pour ouvrir les yeux. Comme Superman elle avait réalisé que le poids des remorts étaient plus fort que tout.

- Et en se battant il s'est rendu compte qu'en vivant cacher, il n'avait jamais vécu du tout.
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Ellana Lyan
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Ellana Lyan, Lun 2 Oct - 10:19


Cela aurait pu paraitre fou à cette heure, d'y croire, de penser qu'une quelconque chance de se battre pour la paix et le respect des ses valeurs existe encore et pourtant...
pourtant sur le chemin ramenant au château, deux enfant aux yeux déjà détruit d'un perte de l'innocence trop vite envolée lutte avec des mots et ensemble parle, ensemble rassure je ne suis pas seule, plus seule

.nous n'aurions pas du, être là, tenter de retrouver une stupide foi en quelque chose qu'on ne comprend pas
.nous n'aurions pas du, voir ses images, l'horreur de leurs masques porteur d'idéaux qui nous dépasse
.nous n'aurions pas du, sentir cette pression et devoir choisir notre camp alors que nous ne savons pas, que nous ne comprenons pas

alors je laisse battre mon cœur qui tourne encore et encore comme l'aiguille d'un boussole, tentant d'attendre les mille à l'heure
quelle sera donc la sentence ? où la flèche va t-elle s'arrêter ? pour m'indiquer l'un des trois chemins qui s'ouvre à moi
et ma tête me fait mal, des expériences, des images, de la peur et la peine aussi
un passé inscrit avec mon propre sang, j'essaie de comprendre qui je suis, ce que je fais là
peut-elle donc me répondre ? mes pensées se perdent, au loin envolée comme des papillons un soir d'été
je ne veux plus être l'esclave d'un société qui ment comme elle peut respirer

mais elle ne respire plus
je la vois s'essouffler
je la vois étouffer
est-elle seulement encore en vie ?

On est peu de chose, deux petites étincelles dans le noir d'une nuit sans lune
deux flammes d'espoir qui grandissent encore et encore
j'veux éclairer l'obscurité de mon souffle, de mes cris, de mon envie de vie
me lever pour dire ce que je pense, être et ne plus sembler
me battre pour ne pas laisser l'enfer se répéter

sa voix résonne, les mots s'inscrivent, en moi, je n'oublierais pas
c'est une promesse
et la volonté d'un autre héro qu'elle me conte alors que mes yeux se ferment
j'imagine ce qu'elle me décrit, les paysages, de belles images
un instant j'ai envie de lui ressembler, d'être comme lui
une super héroïne

c'est comme ça que tu veux devenir ?
une super héroïne qui se bat contre les méchants ?


étrange car d'habitude, les méchants c'est nous, petites serpentards prétendues cruelles
on est bien loin de cliché, bien loin des réalités et pourtant si proche de la vérité
merci pour ton partage, ton histoire, ton espoir
j'ai peur, parfois, peur de quitter les rangs, de m'avancer un peu trop en avant
au dernier rang je suis bien, perdue entre les gens
mais mes yeux sont brillants, mon cœur une nouvelle fois tout brûlant

peut-être que si tu me tends la main
côtes à côtes nous nous bâterons demain
unie dans cette folie de l'espérance qu'on rêve, qu'on fait vivre, encore
par peur du noir, pour les faire reculer, toujours

c'est un combat que je ne voudrais pas mien
c'est un combat qui contrôle pourtant mon destin...
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Rachel Ester Pasca
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 8 Oct - 13:44


Déjà le château se profilait à l'horizon. L'histoire touchait à peine à sa fin. Elle aurait aimé que l'histoire de cet extra-terrestre lui donne le courage d'affronter cette journée et la vie en générale, mais ce super-héro là était presque seul super au milieu des problèmes. Chez les sorciers ils étaient des millier contre des millier, à s'affronter dans une guerre qui ne prendrait très certainement jamais fin.

Ester aurait peut-être dut raconter l'histoire de Robin des Bois. La guerre des sorciers n'avaient rien à voir avec sa propre quête de la justice monétaire, mais son ascension en tant que héro ressemblait d'avantage à ce que l'on pouvait trouver chez les sorciers. Les Hommes en général. Car, croyez-le ou non, il s'était avant tout battu pour lui-même et ses propres intérêts. Ceux des autres n'étaient venu qu'après, une fois bien engagé dans le combat.

- Je n'aurais jamais la prétention de me faire passer pour une super-héroïne. Mais je crois que cela fait partie du devoir de chacun, de se battre pour que demain soit meilleure.

"Même contre la peur
Quand les loups sont affamés
Même sous la terreur
Sa dignité rabaissée
Même au pied du mur
Que le temps s'est écoulé
Nu sans son armure
Même contre une armée
Crier

On a tous le droit de vivre
Et tous une étoile à suivre
Malgré le défi qu'on sait
Et les sacrifices qu'on fait
On n'a qu'une seule route à prendre
Et qu'une seule justice à rendre
Pour ceux qui viendront après
Ne renoncez jamais ! - Jamais

Même face à l'horreur
Quand tous les dés sont jetés
Qu'on cherche une lueur
Là où il n'y a plus à rêver
Même sous les injures
Qui pourraient vous faire douter
Devoir avancer bien sûr
Sans rien à regretter
Et crier

Même venue sa dernière heure
Que les Dieux vous ont abandonné
Et tous les espoirs désespérés
Rester dans son cœur, l'enfant que l'on est"
. (Robin des bois)

- J'veux me battre pour moi-même. Et beaucoup pour les autres, parce qu'il n'y avait que cela qui l'a faisait avancer. Et toi ?
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Ellana Lyan
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Ellana Lyan, Dim 15 Oct - 6:10


Dans l'air comme un vent, une brise, de vie d'envie
le peur de tomber à genoux emportée au loin et ce souffle d'espoir qui doucement réanime
je suis une enfant, perdue entre deux camps, une bataille infinie
et tout tourne, tout se perd, les mains sur le visage je voudrais hurler
mais mes démons déjà guette le moindre moment de faiblesse
et je me suis oubliée il y a de cela trop longtemps

c'est étrange ce vide, cette enveloppe devenue marionnette dans laquelle elle insuffle ses valeurs
je pourrais bien m'en remplir, être comme elle veut être parce que ses idéaux résonnent dans ma tête vide
ce serait peut-être le moment de courir, de s'enfuir au loin et de vivre
mais nous ne pouvons échapper à notre destin, enchaîné, condamné à choisir notre camps pour lutter
cette guerre nous dépasse, cette guerre nous perds et nous enterre
combien de victime encore avant que ne cesse les effusions de sang ?

je ne serais pas capable, de voir des enfants blessés, des fous brûlants, tuants
lâcheté, je voudrais voler, échapper à tout cela pour rejoindre les oiseaux
ou passer dans le cœur des hommes une mains et arracher la haine et la peur
mais je ne suis pas une héroïne, juste un enfant et j'ai encore tant à apprendre.

elle dit ne pas être une super héroïne et pourtant c'est ainsi que mes yeux la voient
se battant pour son idéal, je l'admire et soudain mes yeux brillent
je veux lutter pour un monde en paix
dans lesquels les futurs générations n'auront pas à faire nos choix
à être influencées ou manipulées, perdues puis trahies

le regard dans ses yeux d'une volonté que je ne connais
puis un tremblement imperceptible dans ma main que je serre
les yeux se baissent mais j'ai peur...
- soupire -
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Rachel Ester Pasca
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 16 Oct - 16:30


Sa voix résonnait dans la forêt. Elle semblait si fragile à cet instant. Si pleine de bonne volonté, d'espoir et de rêves. Pourtant son innocence avait quelque chose d'effrayant aux yeux d'Ester. Un jour cette enfant serait brisé. L'était-elle sans doute déjà. Trop ? La verte se posait sans cesse la question depuis quelque temps : comment reconnaître ceux qui ne tiendront pas ?

Si aujourd'hui Ellana semblait vouloir se battre, si aujourd'hui elle ressemblait à ce qu'Ester avait été fut un temps, une petite effrayé par le monde, qui garantissait que demain elle ne serait pas celle qui y mettrait le feu ? La sorcière ne pensa pourtant pas une seule seconde à s'éloigner pour continuer seule. Malgré la peur elle avait envie de tendre une main. Parce qu'elle savait que si elle ne faisait rien, elle augmentait que son cauchemar ne se réalise.

- Je ne connais personne qui n'ait pas peur.

Même les ailes du Phénix tremblaient devant l'horreur. Même sa flamme vacillait dans les ténèbres. L'important était de ne pas se laisser envahir, quoi qu'il arrive il fallait continuer à avancer. Courir ! Et "si tu ne pouvais plus courir, marche. Si tu ne pouvais plus marcher, rampe." Car la guerre ne prendrait peut-être jamais fin. Les jeunes seraient peut-être toujours obligés de choisir leur camp.

- Au moins on a eu le choix. Si on arrête de se battre il ne leur restera même plus ça.

Juste un chemin tracé dans les cendres des vies qui les auront précédé.
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Ellana Lyan
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Ellana Lyan, Lun 23 Oct - 1:03


C'était fou cette envie d'y croire qui se voulait dépassant tout et pourtant la fragilité ne laissait pas de place au doute, j'avais peur de tomber trop vite, d'être celle qui ferait rempart de son corps à défaut de pouvoir être plus
la petite fille qui se sacrifie, celle qu'on aime et dont la mort va détruire l'héroïne avant de lui donner la force de relever la tête pour avancer, c'était ça mon destin ? Finir comme une martyre, un symbole de rébellion parce que je n'avais pas été assez forte ?
Mais mon cœur s'y refuse alors que je veux me battre, devenir feu sans laisser les flammes me dévorer pour autant

une lueur étrange dans les yeux de l'autre verte, comme soudainement elle avait pris peur, si par je ne sais qu'elle hasard elle avait pu sentir en moi une part d'ombre qu'un combat pour la lumière jamais ne pourrait contenter
et cette crainte qu'une pareille prophétie ne se réalise mais, non, non, non
je voulais rester maîtresse, non plus traîtresse, encore moins princesse, je voulais vivre et me sentir être loin de la noirceur des cœurs impurs pourtant avais-je donc vraiment le choix ? Mon cœur voulait crier oui, ma tête non et perdue je ne savais que faire
quel rôle était le mien, je me voulais rassurée mais au fond étais-je vraiment sûre d'en être capable ?

Je voudrai être aussi courageuse que toi
cris des yeux levé vers elle comme un modèle inatteignable
mais je ne dis rien, pas un mot hors de mes lèvres fatiguées
tu peux m'apprendre ?
puis la résignation devant l'impuissance

je voudrais me battre, oui, je vais me battre
l'hésitation laisse place à la certitude juste avant que l'esprit ne chantonne
et dans quel camps ? - soupir - le cœur qui bat plus vite
si elle finissait pas devenir mon ennemie ?
mais ma tête d'enfant ne peut voir si loin alors que mes yeux brillent
il y a cette envie en surface alors que certaine que c'est à elle que je veux ressembler
je chasse le reste de mes pensées __ Je voudrai peut-être ne pas avoir le choix...
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Rachel Ester Pasca
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 2 Nov - 12:58


Vous qui aimez les romans et les histoires, apprenez à apprécier celle de la vie. Il y aura beaucoup de mal, beaucoup de bien. Vous vous rendrez compte que "le pire est dans le meilleur du monde". C'était uniquement dans le sang et le chaos que l'on pouvait apprécier l'humanité et les efforts. Ce n'était pourtant jamais ce fait qui soignait les âmes blessés des personnes qui étaient tombées au combat, ceux qui s'étaient perdu entre deux sorts.

Dans cette histoire du monde, il ne fallait pas s'attendre non plus à tout comprendre. Il était en réalité rare que les événements aient un sens. Ce n'était bien souvent que la suite tragique d'autres drames. Effet papillon. Mais il suffisait que d'une personne pour tout changer. Tout reconstruire ou tout détruire définitivement. C'était pour cela que personne ne devait rester de côté. Fermer les yeux n'était en rien une solution. Juste un mensonge de plus.

Quand Ellana lui annonça alors qu'elle voulait se battre, la verte sentie une puissance nouvelle l'envahir. Une certaine fierté d'avoir participé, au moins un peu à cette prise de conscience, cette envie d'aller de l'avant. La guerre ne prendrait peut-être jamais fin, mais au moins elle ne se finirait peut-être jamais mal non plus.

- Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité de faire le bien et d'éviter le mal. Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l'homme s'en est chargé; car il est très injuste [envers lui-même] et très ignorant.

FIN du RP
Dis-moi si tu as besoin de quelqu'un pour mener ta miss sur le droit chemin Wink
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Kohane Werner
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Kohane Werner, Sam 4 Nov - 12:01



   
Rp avec Rachel


S'éloigner et tituber. S'éloigner des Trois Balais d'un pas chancelant. Et pourtant, je n'ai rien bu. J'étais juste de service. Mais maintenant, c'est fini. Je m'en vais. La tête bourdonnante du bruit et de la chaleur qui règnent là-dedans. Une fois la porte refermée derrière moi, c'est la douceur du soir qui me happe. La fraîcheur extérieure. Et la luminosité si absente comparée à l'intérieur du bar. Des étoiles qui, déjà, commencent à poindre. C'est qu'il fait nuit tôt en ce moment.
Alors que je me mets en route, je croise des gens -de simples ombres qui parlent entre elles et je ne comprends pas ce qu'elles racontent. Personne ne me regarde. Personne ne me remarque.
Je resserre autour de moi mon manteau sombre et enfouis ma tête dans mon écharpe. Ca caille quand même pas mal. Mains dans les poches, me voilà en train de descendre la rue.
Pendant un temps, j'ai l'impression de continuer d'entendre les rires et les exclamations des 3B. Jusqu'à ce que je m'aperçoive que tout ça, c'est dans mon esprit. En vérité, la rue est calme. Silencieuse, même. Le bar loin derrière, déjà. Sa chaleur ne m'atteint plus.
Et moi, je marche. Une lourde barre sur le front. Le pas hésitant. Je crois que je commence à lâcher. Prise. Le manque de sommeil se ressens et pas uniquement dans mes éternelles cernes. Pour la première fois depuis un moment, je le sens réellement à travers tout mon corps. Je sens mes membres qui s'engourdissent et l'esprit qui divague, loin, malgré le frais qui aurait tendance à réveiller.
J'ai pas dormi. Depuis un moment. J'ai pas dormi.
J'ai l'impression de ne presque plus vivre dans l'appartement que je partage avec Rachel tellement je m'envole, je m'absente, à errer quelque part, entre Londres et Pré-au-lard. Parce que je ne peux plus rester en place. Quand je ne dors pas, il m'est impossible d'attendre que se passe le temps assise sur un lit ou un canapé, livre à la main comme font bon nombre d'insomniaques.
Non.
Moi, j'ai besoin de sentir l'air frais de la nuit et d'entendre mes talons claquer sur le trottoir. Et de voir passer les gens en sachant qu'eux, ne me verront pas. Trop obnubilés par leur propre marche.

Mais là, ce soir, après une journée de boulot, je me sens vaciller doucement.
Quelle heure est-il ? Pas tard. Ce n'est que le début de soirée. Pourtant, la nuit se fait déjà bien reine. On se croirait au cœur des heures nocturnes. Alors que nous en sommes encore loin.
Avançant mécaniquement sur le trottoir, j'ai plusieurs fois l'impression de déraper. Alors qu'en vérité, je continue d'aller droit. C'est juste mon esprit qui, lui, dérape. Plongé dans la lourdeur du sommeil qui s'impose.
Je m'arrête. Inspire. Longuement. Pour prendre une bouffée d'air et espérer se réveiller. C'est pas le moment de plier. Pas encore. Je peux encore tenir. Une soirée de plus. Il faut que je tienne. Encore quelques heures.
Les événements s'enchaînent et les nuits s'amenuisent.
Hier, c'était les journaux qui m'ont tenue éveillée une bonne partie de la nuit. Avant que je n'aille me réfugier quelque part, au bord de la Tamise, à écouter le calme du fleuve comme berceuse nocturne.
Ce soir, c'est la famille. Parce qu'il paraît qu'il y a un dîner là-bas, à Londres, chez moi. Parce que mes grands-parents ont tenu à se ramener pour me parler. Pour bien tout mettre au point, au clair, parce qu'il faut que tout soit parfait ce jour-là, le jour où il leur faudra défendre leur part du gâteau face aux autres, face à l'autre famille -la belle-famille. Et que moi, je n'en ai rien à faire mais il paraît qu'il faut j'y participe. Alors je suppose que mes grands-parents comptent sur ce dîner pour mettre les points sur les i et nous faire répéter une dernière la pièce qu'ils ont savamment préparée.
Mais là. Je n'ai qu'une envie : m'écrouler sur un lit. M'enfermer dans notre appartement de Pré-au-lard. Et ne plus en ressortir avant... avant longtemps.

Soupir.
Pourtant, je crois qu'il va falloir que j'y aille. Malgré tout, faut quand même que je repasse dans l'appartement que nous occupons ensemble, Rachel et moi. Ne serait-ce que pour arranger un peu ma mine et ainsi esquiver les remarques de mes grands-parents sur ma tête de déterrée. J'ai pas tellement envie qu'ils en fasse mention ce soir.
Je tourne dans une petite rue sur la droite. Je passe souvent par-là pour rentrer. C'est plus court. Il y a quelques boutiques assez poussiéreuses. Le genre de trucs où tu vas parce que tu connais, tu tombes assez peu souvent dessus par hasard.
Je m'arrête un temps devant un vitrine éteinte. Je ne sais plus très bien si c'est la vitrine que je regarde. Ou le mur d'à côté. J'aime bien regarder les murs. Surtout quand ils sont lézardés. Je me dis qu'il doit y avoir tout un tas de trucs qui nichent dedans.
Mains dans les poches, je reste plantée là. Les yeux dans le vague, à dire vrai. Et la stature un peu chancelante. L'arbre qui bouge au vent -alors qu'il n'y a pas de vent.
Vivement que j'aille dormir !

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Rachel Ester Pasca
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Re: Chez le vieux commerçant du coin

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 4 Nov - 13:54


Journée minée. Rachel d'ordinaire si joyeuse s'était réfugier dans l'atelier, loin de tout client potentiel. Elle avait d'avantage bu que travaillé sur de possible animation. De toute manière cela faisait plusieurs années qu'il s'agissait d'un projet mort, bien que cela soit toujours sur sa fiche de paie. Daegan n'avait peut-être pas eu une si bonne idée, en dévoilant ainsi son faible pour l'alcool. Car la verte avait plus de facilité d'importé son problème au bureau avec ça.

Mais Daegan était parti, comme les autres. A croire qu'il y avait un problème d'organisation interne plus important que ce qu'il n'y paraissait. Une pression pour le propriétaire que même les employés n'apercevait pas. Cela minait encore plus le moral de la sorcière, qui ne serait définitivement pas productrice aujourd'hui.

Waddiwasi ferma tôt, heureusement. Retrouver une affiche mangemort, si sombre sur la devanture colorée avait quelque chose d'irréel. De loufoque. Ester y voyait un message "nous somme partout, même dans votre bonne humeur". Cela ne voulait rien dire, mais la sorcière se comprenait toute seule. Néanmoins ce qui la mettait d'avantage en colère, c'était d'en avoir apprécier les tournures de phrases. C'était de beaux textes. Si beau que même elle aurait put se laisser embobiner, malgré tout ce qu'elle savait. Alors la Phénix imaginait sans aucune peine un innocent bambin, un adolescent trop rêveur, un adulte perdu lire ces mots et les croire. Les croire au point de choisir cet avenir-là.

Ester frissonna, fermant la porte derrière elle. Titubant sous l'effet encore présent de l'alcool, la verte dévisagea les passants et scruta la rue, comme si elle était à la recherche d'imbéciles qui auraient put tomber dans le panneau journalistique. Mais elle ne vu rien, rien sauf une chevelure familière qui s'éloignait du mauvais côté. Kohane ? C'est pas par là la maison...

La sorcière lui emboîta le pas, la suivant sans réel but précis ne cherchant même pas à être discrète. Elle l'a suivait voilà tout. Par curiosité, parce qu'elle aimait savoir. Elle voulait savoir ce que sa colocataire faisait de ses nuits. N'est-ce pas justifier ? Puisqu'elle travaillait pour l'ordre noir ? Parce qu'elle voulait aussi la protéger. Des autres, d'elle-même, de tout.

Ester regarda intensément le mur à son tour.

- On regarde quoi ?

C'était long. Étrange même de fixer quelque chose aussi longtemps sans raison. Et Ester peinait à tenir debout. Alors elle s'adossa contre le mur avant de se laisser glisser espérant vaguement qu'il ne s'agissait pas d'un passage secret et qu'elle ne tomberait pas à travers. Vous imaginez ? Un sorcier saoul qui veut se reposer contre la colonne de pierre de la voie neuf 3/4 et qui passe à travers ? Mais rien n'arriva et la sorcière put relever la tête vers son amie sans que la tête ne lui tourne. Kohane devait avoir l'habitude de la voir comme cela. Avec elle Rachel ne faisait pas semblant d'aller bien. Enfin si, mais moins qu'avec les autres. D'ailleurs, Ester aussi avait l'habitude de voir la rouge aussi peu en forme. Elles étaient pathétique toutes les deux.

- T'as vraiment une sale tronche Ko'.
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