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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Un coin à l'abri des regards
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Kohane W. Underlinden
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Re: Un coin à l'abri des regards
Kohane W. Underlinden, le  Ven 6 Avr 2018 - 18:56



Fin de service. Ding terminé, les gens. Je rends le tablier pour aujourd'hui. Ne pas assurer le soir, pas mon tour. Avoir le reste de la journée libre. Déléguer le boulot aux petit.e.s serveurs et serveuses. Faut bien qu'iels servent à quelque chose !
Je m'éloigne donc, refermant la porte des 3B derrière moi.
Heure de creux.
Avant que l'usine ne se remette à tourner pour les gens du soir.
Sans me retourner, je vais. Sous le ciel gris. Le soleil a du mal à percer ces couverture cotonneuse. Cependant, je trouve ça joli. Ce gris aux mille teintes sous une lueur tamisée. Ces nuages qui ont l'air si doux, si moelleux.
Tandis que je marche, je pense à mon frère étoilé. La fois où, lui et moi avons observé, ensemble, ces lourds nuages. Et avons volé avec eux en sautant du haut du saule cogneur. Beaux et magnifiques souvenirs.
Un sourire rêveur sur les lèvres, je continue d'arpenter quelques rues de Pré-au-lard prises au hasard. Je n'ai rien de particulier à faire. Pas de rendez-vous, de gens à voir. Pas d'urgence à régler ni rien.
Je pourrais rentrer. Transplaner, retrouver les Alpes, décor devenu si familier dans un chalet devenu presque familial.
Mais j'ai encore envie d'avancer un peu dans l'atmosphère britannique, traverser tel l'oiseau dans le vent le tranquille bourg de Pré-au-lard.
Les rues que je finis par connaître par cœur. Dans ses moindres recoins. Près de dix ans que je traîne dans le coin. Que je travaille aux 3B. Que j'écume les rues pour occuper les insomnies. Je finis par connaître l'endroit.
Remarquez, en ce qui concerne les insomnies, c'est différent, maintenant.
J'ai arrêté le Pré-au-lard nocturne -c'était bien plus excitant lorsque j'étais élève, parce que c'était enfreindre le règlement de ce vieux Kholov aujourd'hui trépassé et pas une larme pour le pleurer.
Lorsque j'ai quitté Poudlard, j'étais davantage dans Londres. A courir les rues de nuit. A chercher les oiseaux perdus, les fantômes dans l'ombre.

Depuis peu, j'ai arrêté.
Ai accepté de me poser.
Même si ce n'était pas pour dormir, seulement rêvasser sous les étoiles. Passer les insomnies dans un lieu plus sécurisé, plus calme, plus confortable, aussi.
Accepter un point d'ancrage et d'attache.
Accepter d'être, vraiment, quelque part. Dans un chalet, à reprendre pied avec la nuit. Toujours les insomnies qui guettent et reprennent le contrôle sans prévenir. Mais parfois, il m'arrive de dormir un peu mieux. Et même de rêver. C'est assez incroyable, ça. Généralement, je ne me souviens pas de mes rêves. Je suppose que mes nuits sont trop courtes et agitées pour qu'ils puissent réellement me marquer.
Mais là, je remarque un changement.
Quand, en ouvrant les yeux sur l'aube, quelques bribes d'images oniriques me restent.
Avant, je ne rêvais que les yeux ouverts, déambulant dans le monde dans une sorte de cocon d'ailleurs, cocon de couleurs pastel pour repeindre un monde gris.
Désormais, il m'arrive, parfois, de rêver aussi les yeux fermés, créer cette bulle dans mon inconscient et y flotter alors que le corps récupère comme il peut d'autres nuits blanches.

L'air un peu ailleurs, comme souvent, je ne regarde pas forcément devant moi. Je regarde surtout en l'air, à dire vrai. Parce que les nuages sont toujours là, gris. Menaçants, presque. Et les nuages gris, c'est aussi toute une histoire avec Arty. Les espions violets à paillettes, tout ça. Trop long à raconter. Mais tout ça pour vous faire comprendre que les nuages et moi, c'est une longue et belle histoire d'amour. Un lien fort et indestructible.
Je souris un peu bêtement
Et je manque de marcher sur un papier qui traîne par terre. Non, en fait, je ne manque pas, je lui marche bel et bien dessus. P't'être même que le parchemin a crié ai_euh mais je l'ai pas entendu.
En revanche, j'ai bien senti que ce n'était plus tout à fait du macadam sous la chaussure et j'ai détaché mon attention de là-haut pour venir en bas.
Sourcils arqué, interrogation.
Je me penche pour ramasser la chose laissée tombée. De la chance : à quelques centimètres près, ça tombait dans la flaque et ririp l'encre.
Je soulève le parchemin en le tenant entre le pouce et l'index. Y'a des trucs écrits dessus et pas de nom. Mais au loin, une silhouette qui s'éloigne tout tranquillement. Un instinct -ça appartient peut être à la personne là-bas.
Flemme de lui courir après. Flemme de crier. Alors je dégaine ma baguette et lance dans sa direction un #eolo procella, histoire de le déstabiliser voire le faire tomber ou l'arrêter.
Toute tranquille, je trottine en sa direction.

-J'crois t'as oublié quelque chose, je dis, d'un ton calme en lui tendant son parchemin rapidement parcouru précédemment sans y avoir forcément cherché à comprendre quelque chose.

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Re: Un coin à l'abri des regards
Murphy Flowers, le  Dim 29 Avr 2018 - 11:55

Un pas devant l'autre. Tout doucement, avec un peu de buée qui sortait de ma bouche le temps d'une respiration. J'avais froid. Pourtant je résistais bien aux hivers. Et puis là y'a eu comme un gros coup de vent. Mais pas la petite brise habituelle qui soulève quelques mèches de cheveux. Non, on parlait bien d'une vraie bourrasque. Le genre de vent qui pouvait presque être considéré comme une attaque. Alors je me suis retourné d'un coup pour voir d'où ça venait. Et j'ai vu quelqu'un qui trottinait vers moi, au loin.

Elle me tendait ma petite liste. Celle que j'avais fait tomber sans m'en rendre compte. Je me rendais compte que parfois j'étais vraiment tête en l'air et que j'avais intérêt à faire un peu plus attention à l'avenir. Mais le petit papier était encore plié, alors elle n'avait pas dû y jeter un œil. Plutôt sympa de ne pas se mêler des affaires des autres. Et puis elle était sympa de me l'avoir rendu. Elle aurait pu se barrer avec ou ne même pas y prêter attention.

- Merci c'est sympa. Rassure moi t'as pas jeté un œil ?

Peut-être que je n'aurais pas dû poser la question. En fin de compte ça allait attiser encore plus sa curiosité. Et ça c'était à la fois une très bonne qualité mais aussi un défaut très problématique. Je lui faisais un petit sourire en coin. Apparemment elle n'avait pas l'air de se soucier du papier.

- Dis moi, tu sais s'il y a une boutique de potion à Pré-au-Lard ? Ou un endroit pour se procurer des ingrédients.

Et je rangeais le petit papier dans ma poche arrière. Si elle était logique, elle se douterait sûrement que ma question et le bout de papier étaient liés. Mais je ne m'avançais pas plus loin qu'une simple demande. Et je remettais mes mains dans mes poches. Histoire qu'elle ne virent pas encore au bleu ou au violet. Si je pouvais rapidement trouver un refuge ou un coin chaud ça m'irait.
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Re: Un coin à l'abri des regards
Kohane W. Underlinden, le  Lun 4 Juin 2018 - 19:03



Je ne vise pas trop mal et la bourrasque de vent vient bel et bien décoiffer celui qui marche devant. Ce dernier se retourne brusquement et, sans me soucier de sa possible consternation quant à cette entrée en matière, je l'aborde. Le plus naturellement du monde. Déstabiliser les gens d'un sort pour pouvoir leur parler, quoi de plus normal ? J'aime mes méthodes !

Le garçon récupère son dû, son papier soigneusement plié. Il a l'air un poil méfiant et me demande même si j'y ai jeté un coup d'oeil.
Evidemment, il oriente la réponse et n'importe qui aurait répondu ne rien avoir regardé du tout pour lui faire plaisir. Même si le contraire aurait été plus véridique. Mentir pour ne pas s'encombrer de soucis futurs.
Moi, je ne réponds rien. Me contente uniquement de le regarder et arquer un sourcil face à l'intéressante question.
Evidemment, que j'ai déplié le papier. Que j'ai regardé sans trop lire. Peu intéressée généralement par les affaires des autres. Sauf si ces autres s'avèrent intéressants. Dignes d'intérêt.Là. L'attention est toute autre.

Je le vois m'adresser un sourire avant de demander une bonne adresse pour des potions. Ouh là. Ce n'est pas mon rayon, ça. Plutôt celui d'Asclépius. Qui n'est évidemment pas là. Jamais là quand nécessaire, franchement. Quoique, pas si utile que ça dans le cas présent. Car je connais très bien Pré-au-lard. Après presque dix ans de travail dans le village, je commence à être familière avec les lieux. Et je sais que ce n'est pas tellement ici qu'il pourra se fournir.
Je lui renvoie, comme un miroir, son sourire en coin. Avant de plisser les yeux. L'air malicieux. L'envie soudaine de titiller. Creuser. Pousser. Jusqu'à la limite. Peut-être que ce garçon est intéressant, finalement. Mon regard glisse sans se cacher sur ses mains dissimulées désormais vides. Le papier ayant été caché dans sa poche.

-Tu consignes tes plus noirs secrets sur un seul et même parchemin avec lequel tu te balades et qui compte assez peu pour que tu puisses le laisser tomber ? Pas très malin.

Sourire mystérieux sur le gouffre des lèvres. Lever un peu le menton et faire quelques pas vers le garçon. Pointer l'index dans sa direction, tapoter l'épaule.

-Faut pas se balader avec des preuves si lourdes.

Cesser de tapoter. S'éloigner. Un tout petit peu.

-Sinon tu ne trouveras rien ici. Mais si tes parents ne t'ont jamais appris les règles de sécurité ou si t'aimes les défier, l'Allée des Embrumes et Barjow & Beurk t'attendent.

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Re: Un coin à l'abri des regards
Invité, le  Sam 7 Juil 2018 - 23:37

LA de M3L et 3R0S



J’attends Mélinda avec plus ou moins de patience. Plus, parce que j’ai aucune envie de sortir d’ici, surtout si c’est pour aller vers des moments hasardeux de dispute potentielle. Moins, parce que je m’ennuie terriblement, et que sa présence n’en sera que bienvenue.

Une fois dépassées les trois premières minutes, il n’y a plus rien d’intéressant à contempler le ballet désorganisé des élèves. L’harmonie des couleurs qui se brise sur les passages aléatoires de jaune, bleu, vert ou rouge, les semelles qui piétinent sans grâce les pavés usés, et les jambes qui gigotent dans les uniformes ternes. Tout se mélange dans les bruissements des pantalons froissés et les éclats de voix nasillards. Ça ne sonne qu’en fausses notes ; elle voyagent au hasard, se heurtent sur les murs, et se dispersent en échos désarticulés. Je pourrais essayer d’y trouver une quelconque beauté, mais pas moyen, c’est juste agaçant.

Je suis adossée au mur, devant la Grande Salle. Comme convenu. Mes pieds déjà malmenés par une journée de cours protestent de l’attente qui s’étire paresseusement. Alors je cède à l’invitation cordiale du sol, et m’assieds directement par terre. L’apparence passe après le confort, c’est de l’instinct de survie. Une, deux, trois minutes supplémentaires ; j’attends toujours. Mes doigts sont glissés dans ma poche et jouent avec l’emballage désespérément vide d’une barre chocolatée. Je garde la tête levée, à l’affut du moindre éclair de cheveux roux. Et la voilà, fendant une foule décimée par l’heure tardive, telle une apparition salutaire. Mel. Enfin.

Le genoux craque quand je me relève, et mes pieds m’en veulent déjà pour leur reprise de service, mais c’est pas parce que je suis morte à l’intérieur que je peux pas sourire poliment. Re-salut, Mel. Un rapide regard sur son teint plus pâle qu’un lavabo. Tu te sens mieux que ce matin ? Parce qu’en potion, c’était tout juste si elle avait l’air vivante, la pouffy. Cependant, si elle a pointé le bout de son nez ici, c’est pas pour rien, je suppose. Bon, on y va ? À part si tu veux tester le sol, il est plutôt confortable. Faut juste lui laisser sa chance. J’espère qu’elle va dire non, on n’y va pas, et me proposer d’apprendre la salsa ou les règles du tarot à la place. Mais si ça se trouve, elle ne sait ni danser ni jouer aux cartes. C’est bien ma veine. Plus d’autre choix que de marcher à sa suite.

Finalement, les pas s’enchaînent bien. On a déjà fait une bonne partie du chemin. Tout en discutant, histoire de ne pas me laisser le temps de réfléchir à des plans de fuite au cas où la situation dégénèrerait. Et tiens, en parlant de dégénérée, c’est bien la tignasse brune d’Eros que j’aperçois là-bas. Hé ! Je pousse l’allure pour la rejoindre, Mélinda sur les talons. Et là, silence. Je ne sais pas quoi lui dire. Tu sais jouer au tarot ? J’ai paniqué. En plus, la perspective de jouer aux cartes avec elle ne fait que m’angoisser. C’est qu’elle me fait un peu peur ; je ne suis qu’une crevette face à un grand requin brun.

Bientôt, Pré-au-Lard nous accueille dans ses rues désertées par le soleil. Tout est monotone dans la pénombre, à mille lieues du défilé coloré qui dansait sous mes yeux un peu plus tôt. Le gris a tout recouvert, il épouse les formes et étire ses nuances sur la moindre surface. C’est neutre, un peu comme le beige, et j’aime bien. En l’occurrence, c’est du bleu que l’on cherche. L’endroit est pas bien grand, mais Alex aurait pu se rendre plus visible. À moins qu’il ne soit pas encore arrivé. J’en ai assez d’attendre, j’ai juste envie de m’assoir ; le sol insiste pour ça.

À force de sillonner les ruelles, on finit par le trouver. Une silhouette adossée au mur, avec pour seule compagnie une bouteille qui se balance au bout de son bras. Pas besoin de se demander ce qu'elle contient, c'est assez évident ; tout comme le fait qu'il l'a déjà entamée.
Notre arrivée se fait de front, à trois. Comme une équipe, alors que rien ne nous associe. Y a ni amis, ni ennemis, ni team. Juste nos présences dépareillées et nos différents bancals. Je sais plus trop pourquoi on est là, mais ça nous avait semblé important. T'es assez sobre pour discuter, ou bien on est venues pour rien ? J'aurais peut-être dû me contenter d'un tu vas bien, parce qu'il a l'air aussi vif que Mel ce matin ; pour d'autres raisons. Mais c'est dit sans animosité, et la question était quand même légitime.
Regard de dépit au sol à l'aspect peu engageant, on va renoncer à la tentation de s'asseoir. À la place, je cale mon dos contre le mur à mon tour, et j'observe les trois autres. Leurs visages reflètent les ombres de la nuit et leurs traits s'estompent au moment où ils commençaient à devenir familiers. Un soupir. Ça promet d'être une soirée vraiment bizarre.
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Re: Un coin à l'abri des regards
Invité, le  Dim 8 Juil 2018 - 4:59

Un rp Beige foncé

Eros avait un certain problème d’ordre psychologique avec l’heure. Respecter l’heure surtout. Le problème ne venait pas de l’heure en général mais de sa petite personne, un sort semblait l’avoir frappé à sa naissance comme grêle sur crâne. Impossible d’arriver à l’heure nulle part. D’abord elle avait été retardée à cause de l’entrevu avec le Mr.Underlinden après le cours de potion où son coussin en plume de phénix avait fini par être marouflé. Ce qui l’avait nettement retardée sur sa sieste de l’après-midi qui se passait toujours entre deux meubles dans les archives de Poudlard, même avec l’incident de la porte coincée et de Petyr. Au moins cette fois elle avait pu se reposer.

Bras ballants au début la Serpentarde avait tout de suite remarqué le manque du monde dans les couloirs. Il faisait presque nuit et les élèves s’étaient pressés vers leur dortoir ou leur salle commune pour discuter sur les canapés ou faire leur dernier devoir de SACM. Se presser les uns contre les autres. Se toucher la main. Murmurer des secrets à l’oreille. Son nez se plissa du désagrément que devaient apporter tous ses gestes du quotidien. Le dos dressé et prête à mordre la première personne qui l’approcherait de trop prêt, Eros se sentait animal sauvage au milieu d’un clapier de lapins surpeuplé. L’envie de partir en courant était constante et dormait paisiblement dans les grandes ombres allongées et difformes du soleil prêt à céder sa place. Une petite première année passa en chahutant avec quelques camarades de dortoir, ce qui fit accélérer l’adolescente, la main prostrée dans sa poche agrippant avec grande ténacité sa baguette. Reflex inutile et dangereux.

Le lapereau décida de courir et le serpent d’onyx suivi la cadence en glissant dans le couloir sans se retourner. Le bruit de ses pas suffisait à repérer sa victime et celle-ci avait tourné au bon moment. Catastrophe déviée pour la serpente qui était prête à écailler vivant le plus immense des anacondas au faciès grincheux. Hé !

Occupée à se préparer à jeter son venin, l’adolescente avait oublié ce pour quoi elle était venue d’abord dans cette contrée trop peuplée qu’était devant la Grande salle. Pourtant cet appel lui rappela bien vite la raison. Régler un très gros problème. Sortir les crocs et les planter dans la jugulaire de cet Alex pour déverser son poison et coaguler son sang jusqu’à la mort. Tout ça en le regardant dans les yeux. Eros ne pouvait même plus se rappeler du pourquoi ils se détestaient vraiment, peut-être étaient-ils des ennemis naturels, un peu comme le Coq et le Basilic.

Tu sais jouer au tarot ? Elle avait clairement paniqué. Regard déconcerté de la part de la verte pour la bleue qui parlait à l’oreille de la gênance. Non.Réponse sèche, l’autre méritait clairement. La situation se fit un peu plus pesante quand un petit silence s’installa. Yeux pointés derrière l’épaule de l’oiseau et les cheveux roux de la Poufsouffle étonnement sauvage. La fine équipe était réunie pour les fameuses retrouvailles enchantées mais non chantables avec le Alex.

Eros avait l’impression que c’était la première fois qu’elle parcourait ses ruelles étroites tant la nuit les rendait différentes à ses yeux. Pendant leur petite marche, pas une fois elle n’avait parlé, elles n’en valaient pas la peine et sa concentration allait tout particulièrement dans ses jambes, se concentrant pour ne pas s’échouer sur le sol telle une mouette. Elle se sentait presque en cage de sa propre fatigue. Manquait plus qu’on lui balance des cacahuètes à travers les barreaux. Les réverbères partageaient leurs lumières réconfortantes mais nombre coins et recoins étaient encore plongés dans l’obscurité la plus opaque. Peut-être qu’Eros devrait avoir peur. Mais le silence complet du lieu qui semblait inhabité rendait le moment attrayant. À ses yeux, les ombres avaient un côté chaleureux et les vieux pavés gris semblaient sémillants et vibrants d’amicalité. La fatigue parlait sûrement mais elle était à deux doigts de se rouler sur le sol. Il fallait lui donner une chance après tout. Il faisait de son mieux.

Phaedra s’engouffra dans une ruelle et naturellement la Grecque se joignit à ses côtés, Mélinda suivant le même schéma. Comme des automates elles étaient en rang. Mais contrairement à des automates basés sur le même système interne de rouage complexe. Les jeunes filles eurent différentes réactions suite à la découverte du Alex. Bouteille entamée à la main. Avachi contre un mur. Il semblait si jeune en s’amusant comme un grand. Le regard voilé de l’insouciance menant à des pensées pourtant soucieuses, l’adolescent semblait prendre trois ans de moins, le dos courbé le rendait plus petit et le peu de lumière réussissant à se faufiler de la ruelle d’où elles venaient de sortir mettait en valeur le côté poupon du visage de l'adolescent. T'es assez sobre pour discuter, ou bien on est venues pour rien ? Ne pouvant décidément pas repartir à un moment clef de repos, et pourtant Merlin seul savait à quel point la situation semblait... À vrai dire Eros aurait voulu se convaincre que la situation semblait incontrôlable et qu’elle se sentait de trop. Mais le poids sur ses épaules semblait aussi loin que la première année du couloir. L’obscurantisme éclairait ses pas vers le mur qui faisait face au garçon. L’observant d’une curiosité maladive qui ne la quittait jamais. Eros voulait savoir ce qui poussait le joyeux Serdaigle à boire au goulot de sa limpidité. Elle voulait savoir qu’elles étaient ses pensées si actives dans la brume. La question est plus de savoir si il est assez sobre pour que son meurtre passe pour un suicide ou un homicide.
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Re: Un coin à l'abri des regards
Mélinda Coeur, le  Dim 8 Juil 2018 - 19:29

C'était une très mauvaise idée, Mélinda en était persuadée quand elle passa la porte de la salle commune pour se glisser dans la froideur des couloirs du château. Elle avait prévu une tenue noire comme un espion en mission de réconciliation, elle avançait à pas de chat sans vouloir utiliser sa baguette pour s'éclairer. Sa vue s'habitua rapidement à l'obscurité, ce qui ne l'empêcha pas de trébucher plusieurs fois. Elle ressentait encore la douleur dans sa jambe dû à son impressionnante chute lors de son premier cours de la journée. Cette gène était mêlée à son rhume et sa migraine, en conclusion : elle n'était pas dans un bon état physique.

Elle pu tout de même se cacher plusieurs fois en entendant des bruits dans le couloir. Ne savant même pas où elle allait, elle continuait d'avancer. Phaedra leur avait donné rendez-vous devant la grande salle mais, dans le noir la jaune avait beaucoup plus de mal à se retrouver dans les grands couloirs et les escaliers de l'école. C'était une très mauvaise idée, elle en était encore persuadée quand elle vit enfin la bleue au point de rendez-vous.


Re-salut, Mel. Tu te sens mieux que ce matin ?

Phae se releva en émettant un craquement qui n'annonçait rien de bon, elle lui adressa l'un de ses sourires polis qu'elle savait forcés. La rouquine le lui rendit tout en affirmant faussement qu'elle allait très bien, elle ajouta ensuite dans sa barbe qu'elle était sûre que sortir du château pour se rendre à Pré-au-lard était une mauvaise idée...mais elle n'était pas sûre que la jeune fille l'ait entendue. Après une remarque sur le sol qu'elle ne fut pas certaine de comprendre les deux filles se mirent en route en discutant comme si la situation n'était pas ridiculement stupide.

Bientôt Eros se joignit à elles, remarque gênante sur le tarot, silence pesant. Mélinda suivit les deux jeunes filles tout en regardant plusieurs fois derrière elles, vérifiant qu'elles n'étaient pas suivies. Bientôt les ombres inquiétantes des maisons de Pré-au-lard furent en vues, la nuit était calme, mauvais augure. La brume s'était installée sur le sol le recouvrant d'un tapis éphémère.

Les jeunes filles marchaient à présent dans le village comme de brave soldat partant pour un combat, qu'elles allaient sûrement perdre. Les tensions entre la verte et le bleu avaient été alimentées durant le cours de potion. Ils s'étaient montrés vraiment insupportables, cette histoire risquées de dégénérer. Déjà, sortir la nuit avec le contexte actuel était totalement irresponsable de plus, qu'allaient-ils faire une fois que l'un des deux serait mort, l'enterrer dans la forêt interdite avant de faire comme s'il ne s'était rien passé ? Cela irait parfaitement avec cette absurde situation. Pourquoi avait-elle accepté de venir?
Parce qu'au fond, elle voulait ce frisson d'aventure, cette vie pleine de rebondissement, se frotter au danger pour finalement se dire qu'elle avait de la chance d'être encore en vie. Mais cela n'en restait pas moins une mauvaise idée.


Enfin, elles le virent, installait contre un mur, une bouteille à la main tel un bad boy qui se voulait sexy. Il aurait suffit qu'il lance une petite phrase cinglante pour alimenter le cliché. Phae lui demanda s'il était bourré... cela en avait tout l'air.

Mélinda observa le jeune homme avec les yeux grands ouverts, choquée, outrée, vexée...qu'il ne lui n'en ait pas encore proposée. Une petite gorgée d'alcool lui ferait le plus grand bien, elle était majeure de toute façon.

La question est plus de savoir s'il est assez sobre pour que son meurtre passe pour un suicide ou un homicide.

Et voilà que les hostilités étaient lancées, elles n'étaient même pas là depuis deux minutes que la Serpentard voulait déjà le tuer. Comment avaient-ils pu en arriver là. Elle se voyait déjà une pelle en main dans cette fameuse forêt puis devant le tribunal avec sa mère plaidant pour elle...fascinant... cela aurait au moins le mérite d'attirer sa mère dans le monde des sorciers.

Venir ici, c'était une très mauvaise idée.




Marie Nkomo
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Re: Un coin à l'abri des regards
Marie Nkomo, le  Ven 20 Juil 2018 - 0:20

Je sors mes affaires, je m’assois, j’écoute, un peu, un peu moins, un peu plus, je discute, j’écris, zut, une tache d’encre, je change de plume et je me remets à écrire, je sue tellement car je suis en retard par rapport au professeur et il change déjà de tableau le bougre. C’est bon, c’est la fin du cours et je peux souffler. Je range mes affaires, je me lève et je sors. C’est à peu près la routine que je suis tous les jours depuis les dernières vacances. Au dernier cours je vais dans la salle commune, je révise un peu puis je m’en vais manger. En passant dans les couloirs je vois mon reflet dans la vitre, les cernes sous mes yeux signe un manque profond de loisir et de sommeil pourtant je ne suis pas la plus assidue en travail mais les examens en approche réveillent en moi ce pourquoi j’ai été prise à serdaigle et pas autre part. Cette projection de moi-même me donne envie de tout foutre en l’air et de me barrer en voyage le plus loin possible.

-J’ai besoin de vacances. . .

Je m’agace toute seule et j’ai envie de me gueuler dessus. Je serre des dents puis je ferme les yeux. J’inspire et dans un souffle je tourne des talons et je change ma destination avec détermination.

-Ce soir je sors.

C’est fou comme on n’a pas toujours les meilleures idées aux meilleurs moments. Parce sortir d’accord mais sortir alors qu’il pleut comme vache qui p*sse c’est tout de suite moins folichon. Mais moi c’est comme ça quand j’ai décidé un truc je passe au travers des paramètres. Je suis un peu comme une héroïne des temps moderne. Je vais retrouver mon Darcy en courant à travers les champs d’amour et-

-P*TAIN

J’ai glissé et je suis tombé dans la boue. Je peine à me relever tant bien que mal. J’ai des difficultés à marcher. Je réalise qu’une douleur s’élance dans ma cheville gauche.

*Elle a dû se tordre quand je suis tombé.*


Je suis mouillée, j’ai mal et en plus j’avance comme un escargot. Des fois je me dis vraiment que je n’ai pas le nez pour sentir quand les choses vont mal tournées. Au dédale d’une ruelle, je décide de prendre une petite pause bien mérité. Et là, je vois un gars avec une bouteille en main.

Il fait flipper celui-là.

Je le fixe comme une biche en milieu de route fixant des gyrophares avant de se faire percuter violemment. La pluie s’est calmée et j’entends des pas approchés je suis prise d’un spams de panique.

*Il faut que je me sorte de ce bourbier*

Je me lance dans un petit coin et me plaque de manière immobile toujours en regardant la silhouette avec la bouteille. Trois personnes rappliquent et je crois en reconnaitre un du cours de vol mais la logique n’est pas de mise dans cette situation plus qu’incongrue. La discussion se fait tranquillement même si on peut sentir une tension ambiante. Puis-

« La question est plus de savoir si il est assez sobre pour que son meurtre passe pour un suicide ou un homicide. »

*Oh p*tain c’est un règlement de compte et je vais me retrouver embarqué là-dedans*
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Re: Un coin à l'abri des regards
Elhiya Ellis, le  Mer 5 Sep 2018 - 14:11


Runnin' hight


Pv Ethan
Suite du gala.
Elhi a 17ans

Les paillettes aux lèvres, les arc-en-ciel aux prunelles, tu avais quitté la grande salle après l'ovation à l'enfant soleil et les doigts abandonnés du flocon. Le remerciement infinie au lèvres, tu regrettais presque de les laisser derrière toi. Le temps reprenait son cours, inlassablement et le bruissement des ailes de papillons exhortait à ne pas les oublier.

Hésitation.

Le regard s'entre choquait à la bouille de l'aiglon cavalier, se perdait sur les miroirs lapis-lazuli et le soupir lourd criait une supplique à Chronos. Tu voulais juste voir les notes danser encore plus, seule, sans personne, ou avec le seul qui n'était pas là ce soir. Absence et dépendance au cœur, une grimace légère étirait tes lèvres. Chassé d'un envol de boucles d'or étourdissant, les mirettes capturaient un scintillement envoûtant, une étoile naissante.

-Viens avais-tu lâché dans un entrain soudain au capitaine abandonné.

Tu aurais du le laisser se perdre dans son fond de cale, se noyer  dans son monde onirique illusoire, et se réveiller violemment en réalisant que rien n'était. Mais sous des rideaux de velours tu avais validé sa requête. Une promesse légère pourtant complexe que tu ne pouvais dénigrer. Alors t'avais pris sa main, sans un regard au Menteur de ton cœur et l'entrainait loin du château.

Trainée de parfum dans ton sillage, les talons claquaient sur le sol avant d'atteindre la grille du château. Ouverte ou fermée n'avait que peu d'incidence sur votre destination, mais les fins de semaine avait cet avantage d'offrir les brides de liberté. Simple mensonges là aussi mais pratique pour cette fois ci. Sans un mot, un simple clin d’œil en guise de "suis-moi" et les filaments de l'insouciance qui s’étiraient sous le ciel étoilé.

Inspiration profonde.
Se perdre dans le silence
Pour capturer l essence des couleurs.
S en nourrir
S y perdre
Les prétendre éternelles
Et les suivre
Pour survivre.

T'avais pris le temps de traîner. Les doigts entremêlés au brun, le nez vers les astres magnifiques.

-Elles sont jolies ce soir... non?

Elles semblaient plus brillantes, plus vibrantes, vivantes en pleine danse millénaire. Tu souriais à leur vision enchanteresse, les laissant guider tes pas lentement sur ce tapis de lumière


Dernière édition par Elhiya Ellis le Jeu 13 Sep 2018 - 9:12, édité 1 fois
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Re: Un coin à l'abri des regards
Ethan Turner, le  Mar 11 Sep 2018 - 15:06

Pv Elhi
Ethan a 16 ans

♬♬

Y avait-il un seul instant qui était garant d'une soirée pouvant bien se terminer? Tel était la question que le corps céleste virevoltant le long du firmament avait su répondre. Cette magnifique robe argentée, signe d'une vie qui passe et qui trépasse, avait réveillé en toi un désir d'agir, de fuir les pierres grises d'un château se mourant, pour rejoindre de nouvelles contrées que la force de votre volonté allait créer. C'est ainsi que tes pieds avaient suivi le sentier tracé par la porteuse des puits d'étoiles, celle dont la parole éveillait ta conscience, et dont les gestes balayaient la surface de ton monde d'une lumière aveuglante et purifiante. Qui avait-il de plus innocent qu'une course guidée par cette muse créatrice de chefs d'oeuvres du corps et de l'esprit? Tu ne voyais rien pouvant être digne de cette attention que tu portais à la dame des cieux, si ce n'était elle-même, alors tu t'envolais dans son sillage, guidé par sa lumière intérieure, qui rayonnait au travers de sa chair.

Vous n'aviez rencontré qu'un obstacle à votre droit à vous oublier; un géant de fer bien connu de la dame des étoiles, et avec qui tu avais déjà élevé la voix et les poings. Cette fois, le gardien de l'au-delà ne faisait pas le poids contre la puissance de votre volonté de vous évader, et l'escalade en avait triomphé sans grandes difficultés. Pour trophée, tu n'avais récolté qu'une part de liberté que tu avais accroché à ta cheminée, pour que jamais elle ne puisse quitter ta maisonnée de nouveau. D'un battement de paupières, l'aventurière des terres oniriques s'était assuré que son charme recouvrait toujours d'un coeur telle une douce étoffe chaleureuse. La brise des terres scandinaves était tout de même venu à votre rencontre, vous saluant de sa noble fraîcheur, dressant ton manque de pilosité d'un doigté que tu n'avais pas ressenti depuis les frasques d'une nuit passée sous l'ivresse d'une danse lascive.

Puis, sans un murmure inquiétant, doucement sortie du néant, une phrase venait se briser sur les rochers de ton esprit. La contemplation d'astres célestes, que tu pouvais retrouver, en suivant le lien qui unissait tes opales à celles de l'éclatante enchanteresse, pour poursuivre ce chemin vers ces lanternes cosmiques brulant pour votre divertissement. Il s'agissait d'une interrogation te laissant en pâmoison, devant l'évidence de ta réponse. Une réflexion invitante qui t'avait forcé au silence pendant de longues secondes terrestres, ton être parcourant les systèmes solaires que ces sphères de lumières gardaient vaillamment, pour finalement toucher terre de nouveau, éveillant ta conscience face à la puissance créatrice, auteure de ce bris de la nuit.

-Leur beauté n'a d'égale que la lumière qu'elles apportent sur nos vies; elles sont vraiment...magnifiques.

Tes yeux avaient glissé sur la danseuse aux pas éthérés, admirant le reflet des feux célestes sur sa douceur de sa peau, d'innombrables paillettes créer ainsi par le fruit de millions d'années d'un voyage qui leur était inconscient. Un désir naquit soudainement de ces cendres, au plus profond de ton être; tu désirais la voir, une nouvelle fois, dans sa splendeur la plus dévoilée, voir les sons qu'elle produisait de ses mouvements, entendre sa délicate silhouette se mouvoir au gré de ses pensées éphémères que tu lui insufflerais généreusement.

Prenant les devants momentanément, la proximité de ton être et du sien avait imposé une pause dans cette marche qui était vôtre. Tel un enfant excité par sa propre idée, tu avais étoffé :

-Faisons de cet endroit notre nouvel oeuvre; réchauffons ce sol de notre enivrante présence, dansons jusqu'à ce que la terre s'épuise, et que l'aurore nous demande un encore!

♫ ♩

Rejoignant le geste aux paroles, ta main captive s'était mise à tournoyer par-delà la coiffe éblouissante de l'admiratrice des cieux, l'obligeant à suivre le mouvement circulaire dont tu étais l'auteur. Une tornade à la révolution unique, envoyant les phares bleutés brillés à trois cent soixante degrés, illuminant autant la clairière que l'orée du bois. Un village à proximité se voyait disparaître de ta perception de l'existence, qui n'englobait plus qu'une poignée de corps cosmiques illuminant des brindilles d'herbe d'une piste de danse mal entretenue.

La suite de tes pas se voulait la bougie d'une mèche explosive, un cataclysme créatif explosant de ta passion inavouée pour cet art corporel, art que tu ne semblais capable de pratiquer qu'en présence de cette muse aux multiples talents cachés. L'herbeuse terre s'avouait être un média capricieux, un obstacle à ton expression la plus complète que tu ne laissais pourtant pas t'abattre, t'efforçant à la création de nouvelles acrobaties n'ayant encore jamais fait leurs preuves sur la gent féminine. Tu jouais plus qu'à ton habitude de tes dix pinceaux les plus habiles, effleurant celle la porteuse de la divine puissance des temps anciens. Un doigt glissait le long d'un biceps, se dirigeant vers l'intérieur d'une main, la quittant dans un fracas de solitude poignant, pour que le revers d'une main vienne rejoindre celle qui venait d'être abandonné, et le jeu pouvait recommencer, tel le miroir de celui qui venait de trouver la fin de son existence.

Loin d'être rassasié de cette chorégraphie de caresses et d'allégresse, tu n'avais pu, au fil des instants, emprisonner tes pieds plus d'une unique éternité. Bientôt, tu bavais la végétation des ombres pour recommencer à peindre un tableau beaucoup plus éclatant que précédemment. T'abreuvant sans discernement à la source de toutes tes inspirations, tu avais eu la brillance d'esprit de ne lui imposer qu'une participation minimale, tel oiseau ayant décidé de faire la court à l'élue de son coeur. Ce n'était pourtant pas de ton coeur donc la princesse des dimensions était l'élue, mais de ton âme, de ta force à vibrer sous le couvert de la nuit, et à vivre sans te soucier du monde, puisque celui-ci pouvait à tout moment être transformé, amélioré par l'authenticité de votre art; un monde dans lequel tu pourrais t'exprimer, sans jugement de la société.

C'est alors que tu t'étais perdu dans tes pensées que tu avais malencontreusement frappé une pierre de la pointe du pied droit, dans un énième mouvement de danse, qui t'avait finalement fait rejoindre le sol d'une brutale façon. Tu étais atterri au pied de la détentrice des clés de l'univers, dans un lourd bruit sourd accompagnant ta rencontre avec le berceau de toute vie végétale. De ta bouche était sorti le fruit d'une expression de surprise, témoins qu'un mal était presque inexistant, mais que le mouvement ne faisait nullement partie d'une quelconque forme d'art complexe et inexplicable. La froideur du sol t'accueillait à bras ouverts, et c'est sans surprise que tu te contentas de rouler sur le dos, afin de faire face à la bête de la nuit, et aux lueurs des mondes par-delà le voile de ténèbres, qui rendaient hommage à ta muse de tous les instants. Tu avais toi-même dessiné une étoile de tes membres, devenant l'unique astre à se poser ainsi, sans l'ombre d'un cratère.

♪ ♬

Ton regard s'était glissé vers la gardienne de la couronne aux millions de carats, admirant son visage étoilé sous une prise de vues encore inédite. Tu l'avais finalement invité à venir s'échouer sur les rivages terrestres, lieux de rencontre des raies de lumières venus de partout pour vous saluer.

-Le sol t'appelle, Princesse de la nuit, et les cieux te communiquent leur savoir. Viens, regarde!

Puis, d'un doigt tu hissais ton pavillon bien haut, pointant le ciel, là où aucune étoile ne résidait, simplement pour qu'elles ne se sentent pas visées; c'était impoli de pointer du doigt, après tout.
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Re: Un coin à l'abri des regards
Elhiya Ellis, le  Jeu 13 Sep 2018 - 9:59


Runnin' hight


Pv Ethan
Suite du gala.
Elhi a 17ans
♫♫


Un accord, le seul valable pour t’accompagner sur le sentier des fausses lumières ombrées. T’avais souri avec douceur, sans te défaire de la vision stellaire, te perdant dedans le temps de secondes éternelles. La caresse de leur lumière te suffisait. Besoin de rien de plus en ce monde que la douceur de leur regard attendrit sur ce monde illusoire. T’en oubliait la présence dans ta main du garçon que tu accompagnais, te nourrissant de la brise légère se perdant dans un virevoletement d’un pan voluptueux de ta robe de milles et une nuit. Rien besoin de plus.

Un soupir de satisfaction d’échappait devant la danse des petites lucioles d’argent. Elles tournaient, tournoyaient, dessinaient des mondes de douceur seulement visible à tes prunelles. La danse de la lune et ses étoiles. Les mots avaient pris sens, jours après jours, nuit après nuit, dans le silence et l’oubli, le manque et la dépendance. Il avait fallu du temps pour saisir leur essence, te l’approprier et l’accepter. T’avais fermé les yeux, essayant d’adopter ce que ça signifiait, mais l’argent à ton bras te rappelait que tu n’avais pas le choix. Alors, tu savais, qu’il ne te restait qu’une seule solution : Sourire, car c’était ce qui était prévu, ce qui devait être et ce qui sera.

Les pensées s’évadaient, guidées par des volutes d’or et d’argent. Or liquide, argent solaire, tu ne savais plus ce qui importait ce qu’il glissait entre les doigts or mis cette chaleur engourdissant les sens, resplendissant sous les mirettes. Du rouge, du vert, du jaune, tu aurais voulu dessiner le petit monde de couleur du Flocon, l’effleurer encore sous les caprices d’enfant, faire danser les cerises ou les petites fraises, les faire pétiller exploser sur la langue, créer le regard de l’insouciance. Mais des paroles revenaient à tes oreilles, coupant le rêve éphémère, bloquant les pas un instant.

La tète s’était tournée, dubitative, le sourire léger toujours aux lèvres, cherchant à saisir l’offre, s’accrochant aux mots qui vibrait. Enivré, enivrante, présence, chanson, danse, tu ne savais plus ce qu’il en était, t’avais dodeliné de la tête, acquiesçant tout simplement ce que l’instant présent apportait. Sans doute, sans question, sans interrogation, tu suivais, te laissant emporter dans un tourbillon de couleurs. Besoin de rien de plus, le temps s’arrêtait, dessinant cette mer de lumière une nouvelle fois, cette sensation trop douce du kiwi en pleine effervescence. Il frémissait de ce rappel doucereux d’une valse sous un pont, d’un sourire lunaire, de quelques doses de gourmandise, de fruit et de chantilly.

Juste quelques pas de plus avant que le pirate aille voguer seul sur son propre monde auquel tu offrais un regard attendrit. L’enfance qui s’envolait, s’étirait, grandissait. Tu n’avais pas fait grand-chose de plus que tenir parole, sans qu’il ne s’en rend compte. Offrir ce qu’il t’avait quémandé, même si tu savais parfaitement que le poison de l’âme n’était pas forcément la meilleure des solutions, pourtant ca fonctionnait, ne serait-ce que les premières fois. Pour les prochaines, ce n’était pas à toi de décider, alors, tu suivais des yeux l’avancement de son univers stellaire qui rencontrait la froideur du bitume.

T’avais pouffé. Réflexe inné. Avant d’aller le rejoindre et t’accroupir à son niveau libérant un simple « Ca va ? ». Pas de réponse, une prise pour te faire rejoindre le sol déjà trop bien connu et peut être aimé. Il continuait sur son idée, te montrant un vide existant de lumière existante. Un pouffement en unique réponse, t’avais reporté le regard sur le ciel de minuit, dodelinant de la tête.

– Que dois-je y voir ?

Les mondes de tout un chacun ne se retrouvaient pas nécessairement, détail que tu aurais du lui préciser. Ce qu’il apercevait t’étais inconnu, tu restais bercé de tes propres songes, propres images, propres souvenirs, que des choses qu’il ignorait. Alors t’attendais, assisse par terre, juste à coté, pour voir s’il y’avait autre chose que la danse millénaire d’un loup d’argent à un astre froid et désintéressé à observer
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Re: Un coin à l'abri des regards
Ethan Turner, le  Ven 28 Sep 2018 - 14:43


Shooting soul of a rising star

♫♫
Une pensée s'était glissé à tes côtés, la première, génitrice de toutes autres naissant et dansant en ton sein et formant le dessein d'un univers en constant changement. Des lèvres de la créatrice s'évadaient des paroles qui faisaient écho dans ta poitrine, à leur état pur, sans que leur signification ne réussisse à t'atteindre; le son d'une voix puissamment douce, une caresse de tous les sens, comme le murmure d'un ange. Les lueurs des cieux s'étaient insinué au creux de tes yeux, et leur intrusion en toi c'était fait de plus en plus complète, chatouillant les moindres recoins de ton âme, donnant à ta peau la sensation de scintiller d'une infinité d'étoiles plus légères les unes que les autres.

Puis, un nouveau chant céleste, émanant d'une proximité qui semblait pourtant t'envahir de tous les horizons. Qui avait-il à distinguer, dans l'écriture des dieux, le seul language que les hommes ne saisissaient toujours pas.

-Oh, mais douce demoiselle de la nuit, source de toute vie; si quelqu'un sait parler le language des étoiles, ce ne peut être qu'Elhyn.

Une fenêtre avait glissé vers elle, suivie immanquablement de sa soeur, les jumelles menant sur ton être, les seules entrés vers ton coeur, que tu n'arrivais plus à refermer, pas ce soir, pas en cet instant, en cette compagnie. Un regard dénué d'artifices et de caprices, un regard attendrit et à demi émerveillé que tu avais relevé, doucement, vers la voie lactée. Il n'y avait pas de mots existants pouvant décrire cet instant, ce moment transcendant où tu semblais toucher l'essence de la vie, marquant ce passage de l'enfance à la connaissance, à la sagesse des étoiles. Arriverais-tu à déchiffrer les enseignements laissés par tes ancêtres, ceux dont la dame devait tout connaître?

-Moi je vois... je vois... Un navire voguant... d'une terre qu'il préfère oublier. Il vogue vers ce sentier qui est dessiné, là, le long de ces lignes. Disais-tu, tout en touchant du bout des doigts la constellation du sentier, loin...très loin au-dessus de vos têtes. Il vogue, le navire, guidé par la pensé de demain, et poussé par les vents d'un passé éprouvé. Son voyage semble éternel, sans l'ombre d'un navigateur à son bord...et pourtant, son équipage ne connaît le repos, préférant l'espoir des ténèbres à la lueur mourante des souvenirs abîmés.

Tes sens avaient basculé de nouveau vers l'essence primordiale à tes côtés. De ton index rappelant le crochet d'un capitaine au surnom éponyme, tu avais retrouvé la douce texture de cette aura de puissance qui se dégageait de la joue de la torche humaine. Glissant sur une texture inexistence, tu ne t'attardais pas à l'enveloppe charnelle de la jeune femme, tes yeux voyant bien au-delà de celle-ci, et tes doigts n'ayant aucun besoin d'y créer un contact. La chaleur se dégageant de cette divine présence avait tôt fait de chasser les doutes les plus insidieux de ton esprit; elle était la paire qui dépassait de tes épaules, l'eau sur lequel ton voilier voguait, et l'étoile du berger qui guidait tes pas.

Bientôt, tu relevais tes mains devant tes yeux, paumes ouvertes, les doigts pianotant l'air libre. De tes saphirs, tu observais leur tempérament, la vitesse à laquelle une vague se créait dans l'atmosphère, alors que tu tentais de jouer du seul instrument que tu connaissais, la vie. Une mélodie bien-sûr élevée du haut de l'obscurité, mélodie dont toi seul connaissais les paroles, puisqu'il s'agissait de ton présent qui murmurait à travers les barreaux de ton existence. Comme envouté par cette première manifestation de ton âme tentant de parler à ton conscient, tu avais commencé à fredonner cette mélodie qui jaillissait de ton esprit.

Fermant les rideaux de ton esprit, tu t'étais laissé porter par cette inspiration pure, qui te provenait d'une muse dont tu ne semblais avoir touché que de la pointe des doigts, tel son potentiel créateur; une beauté infinie s'étalant à tes côtés. Sans laisser les ténèbres de la nuit pénétrer tes puits de lumière, tu avais posé une question à ton tour, action coutant la vie d'un murmure qui t'était si paisible; un maigre paiement pour toucher de nouveau au coeur de l'existence, et avoir un aperçu du savoir premier.

-Et toi, dame du cosmos, les phares lointains te parlent, mais que chuchotent-ils au creux de l'oreille, lorsque d'une main tu cognes à leur porte?

Le pianotement s'était figé dans le temps, alors que l'aura éthérée d'une silhouette de feux dorés jaillissait pour une millième fois au creux de tes joyaux, se reflétant de toute part jusqu'à pénétrer ton âme. Chaque regard était synonyme de l'instant premier, emplissant ton être d'une flamme capable d'évaporer les plus profonds océans, et pourtant si timide, et paisible.
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Re: Un coin à l'abri des regards
Elhiya Ellis, le  Ven 28 Sep 2018 - 17:07


Runnin' hight


Pv Ethan
Suite du gala.
Elhi a 17ans
♫♫

Les opales, patientes, sourire aux cils, se perdaient dans les constellations plus brillantes qu’auparavant. Elles avaient la saveur de petites bulles de champagnes délicieuses, pétillant sur les rétines, s’offrant, sans concession à ceux qui prenaient le temps de les entendre danser sur derrière leur manteau de velours. Tu les avais toujours aimés, comme un vieux doudou d’enfant, tu les connaissais presque par cœur, pouvais dessiner sans la baguette leurs courbes, énoncer leur nom. Pourtant, ce soir, elles étaient différentes. Teintées de couleurs pastel reflétant doucement dans tes cheveux dorés, surement celles appartenant à cette Elhyn qui était soudainement appelée dans le décor.

S’il y’avait une Elhi, une Lyn, pourquoi pas quelques mots de plus pour décrire ce qui ne serait plus une fois la course du kiwi terminé dans le sang. Tu avais souri d’une extrême douceur inclinant la tête sur le coté, validant ce langage des astres qui te parlait si bien. Ils savaient couver, conseiller, divertir, amuser, caresser avec tendresse les gamins qui, comme vous, prenaient le temps de leur murmurer quelque mot. Et ce soir, si Lyn devait parler avec Elhi, qu’elles devaient toutes deux se donner la main et parler d’une seule et même voix, nul doute que la voute stellaire serait leur seul et unique point commun. Mais tu ne savais pas trop si ce genre de fusion était possible.

L’air frais portait la suite des paroles du brun à toi, les faisant virevolter agréablement au tour de toi. Tu cherchais cette embarcation capable de voguer sur toutes les mers du ciel, suivant des yeux la mort d’une étoile, lui souhaitant bonne route, bon voyage, lui offrant de devenir marin du navire en perdition sur l’ongle du jeune homme. Un tableau sombre pour une fuite sans fin vers avenir inexistant. Le monde d’Ethan était étrangement composé de teinte de gris et de noir, alors que toutes les couleurs du monde étaient au bout de ses mirettes. Tu n’aimais pas l’idée, les étoiles n’aimaient pas non plus, fuyant derrière un gros nuage gourmand, les protégeant d’un monde dessiner de goutte d’espoir de ténèbres et de souvenir sacrifié sur l’autel d’un voyage illusoire.

Un index, peintre d’une peinture fantomatique, se déplaçait vers toi, attirant ton regard en quête de réponses inexistantes. Une nouvelle danse prenait forme sans que tu ne puisses en saisir l’essence ou le souffle de vie. L’oisillon s’envolait seul dans son coin, accédant à ce qu’il avait demandé, sous une faible dose glissée dans un verre à son insu. Etrange que l’effet soit si fort sur lui. Le manque de résistance avait quelques avantages, des promesses de divin pour l’esprit et de délicieux pour les mirettes. La jalousie aurait pu naitre de l’observation de ses mouvements et de l’air qu’il chantonnait. Mais c’était d’un regard attendri que tu posais les yeux quelques secondes sur son univers mélodieux avant de te pencher en arrière, appuyée les coudes dans l’herbe.

Le silence à ta bouche régnait. Juste profiter de l’instant, du moment, de cette dernière soirée dédiée au monde de l’enfance bientôt disparue dans l’espoir qu’il ne prenne jamais fin, que l’éternité se dévoile comme vivant, vibrant tout en sachant que ce n’était que mensonge. La nuit en seule couverture, les pensées vagabondes sautaient sur le dos des étoiles revenues, timidement, se présenter à vous. Un soupire de bien-être t’échappait. Tout semblait bien plus facile ainsi. Il suffisait d’arrêter le temps, et le regarder continuer à couler entre tes doigts, insensible à sa fuite, ne serait-ce que pour une fois. Une interrogation glissée dans le spectacle nocturne arrachait un petit « hum ? » perdu. Les mots ne t’atteignaient pas, pas dans l’immédiat, plusieurs secondes se perdaient à leur tour avant de venir murmurer à ton oreille.

C’était une requête curieuse dont Ethan s’habillait … Il voulait savoir que ce que les trainées d’argent te racontaient, ce qu’elles devenaient quand tu les accueillais au creux de tes mains. S’il savait, il en ferait quoi ? tu te demandais bien ce qu’il dirait si tu lui demandais tout naturellement :

– Crois tu vraiment que la lune reste a jamais seule ? Ses compagnes viennent et partent. Elles s’approchent toujours un peu plus et filent disparaitre loin, très loin sans retour possible. C’est triste non ? Comme si, quoi qu’elle puisse faire, elle n’arriverait jamais à sauver une de ces petites étoiles en perdition. Et pourtant elles sont si nombreuses à ses côtés….

Cruelle comme finalité. Mais tu avais beau relier les lucioles colorées entre elles, toutes celles qui restaient pour « toujours et à jamais » n’étaient que des astres si lointains que la lune, aussi ronde et belle qu’elle était ne pouvait se gorger de leur lumière. Alors si fallait tendre l’oreille et écouter ce qu’elles chuchotaient cette nuit, tu ignorais si tu voulais réellement les entendre, c’était bien trop triste pour une dernière nuit encore enchainée aux obligations scolaires.

-.. Je ne sais pas trop ce qu’elles racontent vraiment. Elles dansent, jouent, observent et regarde du haut de leur perchoir ce qui se passe sous leur pied, sans jamais vraiment dire ce qu’elles en pensent. Enfin, elles racontaient des histoires, puis un jour, elles ont juste éclairé une route déjà existante… Puis ce soir, elles parlent juste entre elles, elles sont timides quand même…

Ou toi juste moins réceptive ces derniers jours. Les paillettes que tu chérissais étaient bien plus colorées, bien plus joyeuses, elles ne rappelaient pas ce qui n’était pas ou plus. Au contraire elles composaient des promesses oubliées de l’enfance, des sourires insouciants, des ailes au fruit des lèvres. Les étoiles… elles, n’étaient juste des rappels que tu voulais parfois occulter en fermant les yeux. Juste les oublier, et t oublier toi…

Les paupières se fermaient, la tête basculaient en arrière, et le monde disparaissait. Un repos le temps de quelques battements de cœur, quelques mots fuyaient

- je prefere les lucioles de toute facon…
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Re: Un coin à l'abri des regards
Daemon Stebbins, le  Mar 13 Nov 2018 - 0:03

hrpg:
 






Loredana Sparks Daemon Stebbins
“Il est vraiment rare qu'on se quitte bien...”
♫♫



La fin de l'espoir

J'avais reçu un hibou de Loredana qui me donnait rendez-vous dans un coin reculé de Pré-au-Lard. Je me demandais bien pourquoi elle avait choisi ce coin ? Cependant je m'étais dis qu'elle avait certainement envie de parler. Il fallait dire que ces derniers mois, on s'était peu vu à cause de mon emploi du temps de premier ministre. Entre mon devoir de préfet, mes révisions pour les ASPIC, je ne m'en sortais plus. J'avais même été obligé d'arrêter de travail à Barjow & Beurk parce que j'étais trop épuisé. Cependant sur ce dernier point, je n'avais pas franchement de regrets. L'ambiance de la boutique ne manquait absolument pas. Je me disais même que je respirais mieux. De ce fait, j'avais dû abandonner mon rôle d'informateur. C'était la seule chose qui me culpabilisait. Ne plus être utile à l'ordre du Phénix. Cependant je savais que je trouverais un autre moyen de me rendre utile un peu plus tard l'avenir. D'ailleurs en ce qui concernait ce dernier, mon choix était fait. Je deviendrais Archéologue en histoire de la magie.

Bon il n'y avait pas eu que mon manque de temps. Lo et moi avions aussi notre première dispute qui ne s'était pas vraiment résolue qu'avec un peu de temps ce qui n'avait jamais été le cas jusqu'à présent. D'ordinaire nous avions de vive discussion où même si l'un de nous s'entêtait cela se finissait toujours qu'au bout d'une bonne discussion, les choses s'arrangeaient. Cependant lors de notre dernier week-end, cela n'avait pas été la même histoire. Une certaine tension avait régné. Puis nous avions réussi à passer au-dessus enfin c'est que je croyais mais je ne me rendais pas compte des choses. Pourtant lors de notre dîner d'anniversaire, tout avait été si génial...

J'étais donc sorti du château pour me rendre au lieu du rendez-vous. J'avais le cœur battant et le souffle court car j'avais un mauvais pressentiment. Pourquoi tant de précipitation ? Pourquoi juste ces quelques mots qui n'avait rien avoir avec nos échanges habituels... Mon estomac été noué et je me rendais donc d'un pas mal assurer à la rencontre de ma petite amie.

J'atteignais les premières habitation du village et continuait d'un pas précipité. En me rapprochant du lieu, je devinais la présence de Loredana. J'espérais qu'elle n'attendait pas depuis trop longtemps. Même si nous étions fin Mai, il faisait quand même frais en Ecosse. Je m'arrêtais devant elle afin de reprendre mon souffle. Je la regardais et je m'apercevais qu'elle avait encore perdu du poids. Cela m'inquiétait ainsi que ses sautes d'humeur qu'elle avait manifestés depuis quelques temps également. Je ne comprenais pas ce qui lui arrivait et quand je tentais d'en savoir plus, cela se finissait par son silence. Ce qui me rendait fou de colère mais encore plus d'angoisse. Avait-elle perdu confiance en moi à cause de la distance que Poudlard avait entre nous cette année. Avait-elle changé à ce point sans que je me rende compte ?

J'allais m'avancer pour l'embrasser mais son regard me figea.

- Quelque chose ne va pas Amour ?

J'essayais de me convaincre que je me faisais des idées et me rapprochais d'elle pour la serrer contre moi et la rassurer. Mais ça réaction me glaça immédiatement le coeur...
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Re: Un coin à l'abri des regards
Loredana Sparks, le  Mar 13 Nov 2018 - 8:53


Le fin de l'espoir

ft.Daemon Stebbins



Lore a 18 ans


On y était. Je faisais les cents pas dans cet appartement qui n'était plus le mien. J'y avais récupéré mes affaires, laissant les meubles pour le prochain locataire. Je regardai une dernière fois derrière moi, laissant les bons souvenirs derrière qui finiraient par devenir poussière. La porte fermée à clé, un dernier sac à la main, je rejoignis Theya qui m'avait accompagnée jusqu'ici. Elle était d'une grande aide. Je ne saurais dire où j'en serais sans son soutien. Sûrement un simple corps dénué de toute émotion. Être obligée de séjourner dans un hôpital n'était pas vraiment l'avenir que je m'étais choisie. Pourtant, c'était ainsi et revenir en arrière serait une erreur. Les choses s'étaient passées de la sorte. Il fallait l'accepter. J'étais malade. C'était tout ce que je retenais. Je savais où je me dirigeais, vers l'explosion de mon univers, tout droit vers une descente aux enfers. Je ne voulais pas, mais je n'avais pas le choix. Si je voulais que Daemon puisse vivre en toute tranquillité, il fallait que je le laisse partir.

Tenant Theya par le bras, je luttais pour ne pas laisser les larmes couler. Je ne voulais pas craquer devant lui. Pas avec ce que j'avais à lui dire. J'appréhendais sa réaction. Au fond de moi, j'espérais qu'il me retienne, qu'il comprenne et qu'il reste avec moi. Toutefois, je savais que ce genre de pensée égoïste ne devait pas prendre possession de mon esprit de la sorte. Je me devais de faire ce qu'il me paraissait logique. Même si mon cœur n'était qu'un tas de cendres. J'avais le ventre noué. Pire encore, j'avais l'impression de ne plus parvenir à respirer. Je me stoppais, disant à Theya qu'il fallait que j'y aille seule.

Marchant en croisant les bras, je réfléchissais encore aux mots que je pourrais lui dire une fois que je l'aurais devant moi. Je laissai une larme s'échapper, l'essuyant rapidement avec mon pull bien trop grand. Ses cadeaux dans une poches, je m'étais posée dans un coin tranquille du village de Pré-au-Lard. Je gigotais en l'attendant, tournant en rond, un nœud dans la gorge qui me donnait la nausée. Je luttais pour ne pas éclater en sanglot, pour ne pas m'enfuir. Il méritait mon honnêteté et pourtant je m'apprêtais à lui mentir. C'était ce que j'étais : Une sale menteuse. Une lâche. Je me haïssais pour ce que j'allais faire.

Et puis il arriva. Avec son allure que je trouvais si attirante chez lui. Sa démarche, son regard, sa bouche...Dans quelques minutes, tout cela ne serait qu'un simple souvenir. Un souvenir que je voulais doux, agréable, chaleureux. Pourtant, je savais que la seule chose qui me restera en tête, ce sera le dégoût que je verrais dans ses yeux. Il essaya de s'approcher, de m'embrasser, mais je marquai un geste de recul, en le regardant froidement. Muette. Sans aucune expression sur mon visage pâle et déformé par la fatigue. Puis ses paroles, sa question me restait en tête. J'aurais voulu lui dire que rien n'allait, que j'avais besoin de lui. J'avais envie de hurler, mais je me contentais de le regarder. J'étais, à cet instant, incapable de parler. Il se rapprochait, je sentais que ses bras voulaient s'enrouler autour de moi. Je le connaissais. Il ne me laisserait jamais être mal sans réagir. C'était la raison pour laquelle c'était la dernière fois qu'il me voyait : Il était hors de question qu'il loupe ses études, son avenir par ma faute.

Alors je plaçai une main ferme sur son torse. Je le poussai à retourner à sa place. Je lui montrai que je ne voulais aucune affection. Aucune de sa part. Je restai stoïque, mais mes lèvres tremblaient, je savais qu'il le voyait. Je restai silencieuse quelques instants, paralysée, incapable de parler. Mes yeux se perdaient, mon regard l'évitait.

- Je suis vraiment désolée.

Je savais qu'il ne comprenait pas. Je ne savais pas ce que je disais. M'excusant avant d'expliquer ma venue. Je soufflai un coup, reprenant mes esprits. J'avais l'impression d'être folle. Ou peut-être l'étais-je réellement ? J'avais ouvert la bouche et le mensonge commençait à couler lentement hors de cette dernière.

- Cette vie...ce n'est pas pour moi. Je n'en veux pas. Je ne suis pas de ces personnes qui veulent une vie tranquille. Je m'en vais ce soir, je quitte le pays...et....je veux...je vais faire ce voyage seule. J'étouffe ici et t'attendre devient insupportable. Je...n'y arrive plus...

J'avais laissé échapper un sanglot. Aucun mot ne voulait sortir de nouveau. Je regardais le sol. Impuissante. C'était un cauchemar. Je l'avais dit. J'étais en train de me séparer de la seule personne que j'aimais réellement sur cette terre. La seule qui m'avait redonnée l'envie de vivre. J'avais pansé sa blessure pour en créer une plus profonde. Mais il aurait fini par en souffrir...au bout du compte
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