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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Sur les bancs de Pré-au-Lard
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Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Maître de jeu, Lun 10 Avr - 16:20


En vous promenant dans les rues du village, il n'est pas rare de trouver des bancs sur lesquels vous puissiez vous asseoir. En bois sombre, presque couleur chocolat, leur monture est faite de fer et peinte en noir. Selon le quartier ou la rue où vous vous trouvez, les bancs peuvent être en très bon état, régulièrement entretenus, parfois légèrement délabrés avec une peinture écaillée ou un bois fatigué, et plus rarement laissés à l'abandon, certains manquants une planche ou branlants. Si vous voulez faire une petite pause, prendre place pour discuter avec un voisin ou un ami, ou tout simplement rester tranquille à contempler les maisons ou le paysage, ces bancs sont faits pour vous ! Attention cependant à être partageur, vous n'en avez pas l'exclusivité.
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Damien J. Eales
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Damien J. Eales, Sam 15 Avr - 13:41


--------Réminiscence - [PV avec Nawuele Skadi.]


Quoi de mieux qu'une virée à Pré-Au-Lard pour se revigorer ? D'autant plus que j'en éprouvait un grand besoin dernièrement, car pour une raison qui m'échappait totalement, j'avais cette constante impression d'être dans le brouillard, la tête perdue dans les nuages. Je devais sans doute manquer de sommeil ou quelque chose dans le genre, étant donné que tout se déroulait parfaitement dans ma vie en ce moment, passant mes journées en compagnie de ma famille ou de mes amis et le reste du temps à la recherche d'un emploi depuis que j'avais quitter mon poste d'Auror en restant en bons termes avec les employés du Ministère, à tel point où je songeais presque à faire un retour là-bas... potentiellement... déambulant dans les rues, je ne pouvais m'empêcher d'observer toutes ces jeunes personnes présentes, un sourire de nostalgie ancré sur mes lèvres. Qu'il me semblait bien loin, le temps où je me trouvais à leurs places...

Cette ville et le château de Poudlard me manquaient souvent, me souvenant de tout les bons moments s'étant déroulé en ces lieux. C'était peut-être la raison pour laquelle je passais tant de temps à Pré-Au-Lard d'ailleurs, ce lieu dégageant une atmosphère très particulière pour moi, comme si je me trouvais dans une "bulle" de sûreté où absolument rien de mauvais ne pouvait arriver, où rien ne pouvait m'atteindre et où je me sentais léger comme une plume ! ... Mais la véritable raison devait sans doute être le fait que je pouvais me rendre à deux bars que j'affectionnais tout particulièrement, en compagnie de mes amis. Ça devait, à coup sûr, beaucoup jouer !

Après avoir errer suffisamment, je décidais finalement de m'installer sur un banc pour profiter de ce léger vent frais soufflant doucement sur ma peau, ainsi que de la vue et la vie qui s'offrait à moi, commençant à plonger dans mes pensées desquels je fut rapidement sorti. Quelque chose me chiffonnait... mais quoi ? J'avais l'impression d'avoir oublié quelques choses, voir même plusieurs choses... d'important, même extrêmement important. Mais quoi donc ? Quel était ce sentiment n'ayant aucune raison d'être ? Devenais-je fou ? Oui, sans doute... le manque de sommeil devait impacter ma personnalité et je devais sans doute être en train de psychoter tout seul.

Prenant une bouffée d'air frais, je tentais de penser à autre chose, mais au fond de moi, je ne pouvais taire cette voix qui me disait que quelque chose n'allait pas, que je devais être attentif à quelque chose... mais quoi ?


DAMIEN J. EALES.--------


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Nawuele Skadi
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Nawuele Skadi, Sam 15 Avr - 18:02


Cela faisait plusieurs jours à présent qu'elle accomplissait sans relâche des longues pérégrinations dans le village de Pré-Au-Lard qui lui était maintenant familier. Auparavant elle ne s'y était rendue que brièvement qu'une seule fois, et encore c'était pour se rendre à un endroit bien précis, elle n'aimait pas flâner dans le vent. Mais aujourd'hui beaucoup de choses avaient et allaient encore changer, trop de choses même. Tout était encore confus dans son esprit, malgré de longues heures où elle s'était évertuée à faire le vide et essayer de reconstituer les morceaux du puzzle. La seule personne qui comptait pour elle, et pour qui elle avait beaucoup d'affection, venait de disparaître définitivement de ce monde lui laissant tout ce qu'il possédait, ainsi que cette fameuse lettre et une photo qui avaient tout chamboulés. En effet, Marius Skadi, l'homme qui l'avait élevé comme sa fille pendant toutes ces années et qu'elle pensait être son père, était parti en ne lui laissant que pour simple information qui chercher, et ou chercher. Il n'avait pas explicitement dit pourquoi, mais il suffisait de lire entre les lignes pour comprendre qui l’emmenait sur le chemin de sa véritable famille.

Alors à présent depuis les semaines ayant suivies sa mort, elle cherche, il ne lui reste que ça après tout. Il y avait tellement de questions sans réponse, et surtout beaucoup de choses à découvrir encore. Mais elle se devait de prendre sur elle et surtout de ne pas craquer, l'alcool était devenu de plus en plus une grande aide. S’arrêtant au milieu d'une ruelle, elle relut la lettre une énième fois, bien qu'elle la connaissait par cœur à présent. Elle perdait de plus en plus espoir de trouver ce pour quoi elle était là, mais elle n'avait pas le droit d'abandonner, elle ne le voulait pas.

Accélérant le pas et en regardant attentivement autour d'elle, elle nota dans un coin de son esprit avec ironie que c'était la première fois qu'elle faisait autant attention au monde autour d'elle, habituellement elle ne daignait même pas à leur jeter un regard. De temps à autre son allure se faisait faible robotique, sans doute en raison de la démotivation qui grandit en elle, mais elle s'en réprimandait intérieurement. S'adossant un instant contre un mur, elle remarque un banc sur lequel était assis un homme ressemblant curieusement à ce qu'elle cherchait. N'y croyant pas, elle regarde une fois encore cette photo qu'elle tenait déjà en main pour comparer, et il n'y avait aucun doute possible.

Enfin elle l'avait trouvé. Allait-il répondre à ces questions ? L'attendait-il ? Elle allait rapidement le savoir. S'avançant d'un pas décidé dans sa direction, en cachant prenant soin de cacher la photo et la lettre, elle hésita un instant sur une chose elle n'y avait pas vraiment encore pensé... Peut-être n'était t-il au courant de rien après tout, donc qu'allait-elle lui dire ? Enfin surtout comment.

Arrivant vers lui, elle s’arrêta à sa hauteur, le fixant de son regard vert intense et froid , elle reste quelques secondes silencieuses, avant de prononcer d'une voix peu assurée, pour une fois.

- Damien ?

Elle n'arrivait pas à ajouter quoi que ce soit, elle aurait bien voulu lui dire qui elle était, mais cette phrase restait bloquée. Elle lui dirait probablement au moment voulu, quand elle y parviendrait, car en attendant elle ne savait rien de lui, cette histoire était probablement la plus étrange et dure de sa vie, il valait mieux donc ne pas céder au désespoir et être prudente.

Elle enchaîne d'un ton qu'elle espère aimable, mais ça elle n'y était pas du tout habituée.

- Je me suis perdue, et en interrogeant quelques personnes d'ici, elles m'ont dit que vous étiez un habitué de ce village, et que vous alliez pouvoir m'aidez, donc je m'en remets à vous.


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Damien J. Eales
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Damien J. Eales, Mar 18 Avr - 10:05


--------Réminiscence - [PV avec Nawuele Skadi.]


Alors que je semblait être en pleine lutte interne au sujet de cette chose qui me chagrinait sans que je ne puisse mettre le doigt dessus, une jeune fille m'aborda en prononçant mon prénom de façon bien peu assurée. Rapidement interloqué, je levais les yeux en sa direction pour voir cette personne qui ne m'était absolument pas familière. Comment pouvait-elle savoir mon nom ? D'un ton assez étrange, elle fini par me donner quelques explications, notamment le fait qu'elle s'était perdue et que des gens lui avaient conseiller de s'adresser à moi pour lui fournir de l'aide.

C'était donc ça... en tout cas les habitants ne s'étaient absolument pas tromper ! Je connaissais le moindre coin et recoin de ce village, donc absolument rien ne pouvait m'échapper, pas à moi. Lui lançant un sourire rassurant, je fini par me lever, trouvant impoli le fait de s'adresser à quelqu'un en étant assis alors que l'autre personne non, la dépassant désormais allégrement dû à ma grande taille pour finalement lui adresser la parole.



D A M I E N ---E A L E S
Tu es venue voir la bonne personne ! Il te suffit de me dire où tu souhaites te rendre et je pourrais t'accompagner s'il le faut, ce sera bien plus simple que de te fournir des explications.


Même si je pouvais tout de même lui expliquer la route à suivre si jamais elle ne souhaitait pas faire un bout de chemin accompagné d'un inconnu, ce qui était parfaitement compréhensible. Mais alors que je l'observais, attendant une réponse de sa part, quelque chose me sauta aux yeux directement... j'avais l'impression de l'avoir déjà rencontrée quelque part... ou du moins son visage ne m'était pas complètement inconnu... et pourtant, je ne connaissais aucun élève de Poudlard donc cela m'était tout bonnement impossible.

Mais alors que ma raison me disait d'oublier ça, mon instinct, lui, me dictait de m'accrocher à ma première impression, que cela n'était pas dû au hasard. Et bien que je ne comprenais pas pourquoi, que je pensais être devenu totalement fou ou sonner comme un vieux pervers à m'auto-persuader que je connaissais une jeune fille que je n'avais pourtant jamais rencontré auparavant, ma voix se décida à être moins intelligente que mon être.



D A M I E N ---E A L E S
On ne se serait pas déjà rencontrer quelque part, par pur hasard ? J'ai l'impression de t'avoir déjà rencontrée.


... Voilà Damien, c'est comme ça qu'on mets en fuite quelqu'un en passant pour un gros psychopathe qui pense connaitre tout le monde... car là, nul doute que je venais de la faire flipper, elle, pauvre inconnue s'étant simplement arrêter pour me demander de l'aide.


DAMIEN J. EALES.--------
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Nawuele Skadi
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Nawuele Skadi, Mer 19 Avr - 14:12


Elle était un peu anxieuse pour plusieurs raisons : La première était bien évidemment le chamboulement qui avait eu lieu dans vie et tout cette histoire bordélique, la seconde car elle n'avait pas l'habitude d'aborder les gens, et surtout pour conclure comment elle aller devoir s'y prendre à présent, le terrain était dangereux. Elle n'avait pas du tout l’habitude de cette sensation de ne rien contrôler en tout cas.

-Tu es venue voir la bonne personne ! Il te suffit de me dire où tu souhaites te rendre et je pourrais t'accompagner s'il le faut, ce sera bien plus simple que de te fournir des explications.

Elle fut assez étonnée de son amabilité et de son enthousiasme à l'idée aider un inconnu. Si il était vraiment son frère, ils n'avaient pas ça en commun en tout cas tout l'inverse même, elle, elle aurait plutôt été du genre à se contenter de donner deux ou trois explications, dans le meilleur des cas. En tout cas il avait cru à son histoire, ce qui la rassure, elle n'avait pas vraiment prévu de second plan dans le cas inverse.  Il fallait continuer sereinement sur cette voie là, et pour la suite, on aviserait.
Mais elle se sentait étrangement plus sereine aussi, comme si ça réponse si simple avait effacé une partie de ses appréhensions Elle répondit instantanément.
Elle essaye de lui adresser un sourie aimable, un exercice auquel elle n'étais pas du tout habitué.

- Je cherche un bar qui s'appelle les trois balais, je crois...

C'était le première endroit qui lui était venu, le seul qu'elle connaissait d'ici d'ailleurs, et assez bien au passage. Elle rigola un peu ironiquement au fond d'elle même, la première image qu'allait avoir son frère d'elle, serait celle d'une ivrogne cherchant à passer ses journées au bar.

On ne se serait pas déjà rencontrer quelque part, par pur hasard ? J'ai l'impression de t'avoir déjà rencontrée.


Cette fois elle eut du mal à masquer sa surprise, elle qui était pourtant de glace, ainsi donc il garde un souvenir d'elle, aussi petit soit-il. Répondre que non aurait été un mensonge, en plus d’être stupide, car pouvait sauter sur l'occasion pour en apprendre plus sur lui. Elle n'allait certainement pas lui répondre la vérité en tout cas, même sa franchise habituelle lui déconseille de le faire.

- C'est possible en effet, tu n'étais pas à Poudlard par hasard ?

Elle avait bien parlé au passé car il n'avait clairement plus l'age de l’être, bien qu'elle ne connaissait pas son age. Et c'était un avantage car il ne connaissait pas le sien non plus, elle pouvait donc prétendre avoir été à Poudlard elle aussi à son époque.

- J'y étais il y a quelques années de ça, tu as certainement du m'y croiser là bas, tu étais dans quelle maison ?

Elle essaya de deviner sa maison en prononçant cette phrase, il avait l'air un peu trop agréable et polie pour  avoir été à Serpentard en tout cas. Un Serdaigle aussi était peu probable, sinon il aurait été assis avec un bouquin, sans pouvoir en décrocher. Elle n'aimait pas faire dans le clicher, mais on constate qu'il se révèle souvent véridique.  Un ancien Poufsouffe ou Gryffondor probablement.
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Damien J. Eales
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Damien J. Eales, Mer 19 Avr - 16:25


--------Réminiscence - [PV avec Nawuele Skadi.]


C'était très étrange, l'inconnue ne me semblait pas tellement l'être quand bien même j'étais incapable de mettre un nom sur son visage, moi qui avait pourtant une très bonne mémoire visuelle. La confondais-je avec quelqu'un ? Hum... je ne comprenais pas vraiment pourquoi je m'entêtais à absolument vouloir le savoir, après tout, cela n'avait pas bien d'importances, n'est-ce pas ? Il fallait croire que quelque chose clochait définitivement avec moi depuis un petit moment, j'allais devoir prendre un bon repos forcé pour être à nouveau totalement dans mon assiette et mettre cette petite baisse de régime loin derrière moi.

Jouant encore une fois d'une amabilité qui me semblait bien étrange, presque maladroite, la jeune fille m'assura chercher les Trois Balais ce qui n'était pas une demande bien banale. En effet, il s'agissait pourtant de l'un des lieux les plus connus de Pré-Au-Lard, étant simple d'accès, sachant en plus qu'il y avait de grandes chances de s'y être rendu au moins une fois accompagné d'un autre élève. C'était donc étrange, mais bon... pourquoi pas après tout ?

Affichant un mince sourire, je prit donc la parole, encore une fois sur le même ton que j'utilisais depuis tout à l'heure.



D A M I E N ---E A L E S
Étrange de voir quelqu'un qui ne sait pas où se trouve ce bar, mais ça peut arriver après tout. Du coup je veux bien te montrer où il se trouve.


Néanmoins, ce fichu pressentiment présent avec moi depuis le début de cette journée semblait s'affoler en moi, comme s'il tentait de me communiquer quelque chose, comme si je devais présenter plus d’intérêt envers cette fille pour une raison m'étant purement obscure. Cela en devenait limite malsain, me demandant si je ne devenais pas tout simplement fou ou pire. Ce sentiment me fit donc la questionner sur le fait qu'on se soit déjà vu ou non, à quoi elle répondit assez vaguement, me demandant si je me trouvais à Poudlard auparavant.


D A M I E N ---E A L E S
Si, mais cela fait des années que je n'y suis plus.


Elle m'assura par la suite qu'elle s'y trouvait il y a de cela des années et que nous nous étions sans doute croiser à l'époque. Sauf qu'à vue d’œil, elle semblait être bien plus jeune que moi. Alors certes, il m'était tout à fait possible de l'avoir croisée durant sa première année, voir même peut-être la deuxième, mais au-delà ? J'en doutais fortement. Non, si je mettait bout à bout tout ce qu'elle avait pu dire ou faire depuis son arrivée, quelque chose clochait définitivement...

L'observant pendant quelques instants sans même prendre la peine de cacher mon air suspicieux, dans le simple but de la déstabiliser pour la pousser à l'erreur si jamais il y avait effectivement quelque chose de louche, je me mit à réfléchir activement à la situation, me demandant  bien pourquoi tant de mystères, tout en répondant tout de même à sa question.



D A M I E N ---E A L E S
J'étais à Gryffondor. Mais sans vouloir me montrer insistant, je suis persuadé que nous ne nous sommes pas rencontrer à Poudlard.


A ce moment-là, j'allais pouvoir précisément voir si elle jouait de la comédie pour une raison m'échappant totalement ou si j'étais finalement un parano de première catégorie qui ferait mieux d'aller se coucher au lieu d'ennuyer les inconnus dans les rues de Pré-Au-Lard.


DAMIEN J. EALES.--------
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Loredana Sparks
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Loredana Sparks, Mar 30 Mai - 14:12


Pas de réponse depuis plus d'un mois, je me permets de poster. Si ça pose problème, n'hésitez pas à me MP.


RP avec Lizzie


Je ne savais pas vraiment où aller, la nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà, mais l'air restait doux et agréable et je n'avais pas envie de rentrer. Le week-end était là, je voulais en profiter et ne pas rester enfermée. Mes retrouvailles avec ma cousine m'avaient fait comprendre que je devais davantage m'éloigner de ma famille pour pouvoir vivre pleinement ma vie post-Poudlard, une fois que l'été serait là. Mes week-end ? Je les passais dans les Pubs ou dans la rue à vagabonder sans but précis. Comme ce soir.
J'avais l'habitude de me rendre dans ce village durant mon temps libre après les cours. Les rues sont habituellement bondées, les commerces sont ouverts, ça se bouscule presque pour circuler. Une sensation insupportable pour une jeune femme qui apprécie la solitude. Ce soir, tout était vide, calme, endormi, l'on pouvait seulement entendre des disputes de chats dans les rues sombres habitées seulement par des ivrognes, endormis, bouteilles dans une main et seringues dans l'autre.
Vous vous attendiez à quoi ? Le monde des sorciers est loin d'être peuplé de personnes saines qui essaient de sauver le monde et les mauvaises ne sont pas seulement des Mangemorts. Les sorciers aussi connaissent la maladie, l'état d'ivresse et l'addiction aux drogues. Les sorciers gardent des sentiments et des envies humaines. On n'y peut rien, c'est comme ça que ça se passe. Les gens ferment seulement les yeux sur les malheurs des autres.

Je marchais sans but précis, je voulais simplement sortir, découvrir le village la nuit qui n'avait rien à voir avec celui que je connaissais la journée. Tout semblait différent. Froid. Éteint. Je décidai de m'éloigner dans une coin presque abandonner. Les bancs du cœur du village étaient d'un bois parfait couleur chocolat, presque neuf où il était agréable de s'asseoir tout en dégustant les sucreries de la boutique de bonbons. De mon côté, je me dirigeai d'un par certain vers une banc laissé à l'abandon, couvert de toiles d'araignées. Même elles, elles avaient disparu. Je m'installai et contemplai l'endroit où je me trouvais. Rien de bien réjouissant finalement. Les rues de Londres étaient bien plus sympa selon moi, mais depuis ma mésaventure avec Philaester, je ne voulais plus prendre de tels risque. Me retrouver seule n'était pas plus mal. J'avais juste à espérer que personne ne s'aventure jusqu'à moi.

J'étais confortablement installée. Les yeux fermés. Comme à mon habitude, je rêvassais. Je pensais à tout. A mon avenir, plus particulièrement. Celui-ci me paraissait encore flou, incertain. Je n'étais même pas sûre de repartir avec un diplôme, malgré mes derniers efforts, ça ne pouvait peut-être pas rattraper mon retard et mon relâchement en cinquième année. Peut-être que le manque d'intérêt de ma famille y était pour quelque chose. Je me laissais aller, le léger vent décoiffait mes long cheveux, une sensation agréable. Je ne sais combien de temps j'étais restée ainsi, sans bouger. Puis vint le moment où je pris une cigarette. Une chose que je ne pouvais pas faire dans l'enceinte de Poudlard...du moins, pas légalement. Ici, je sentais que je pouvais faire ce que je voulais et pour une personne qui n'aime pas les règles, c'était une sensation pour le moins agréable.
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Lizzie Bennet
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Mer 28 Juin - 12:08


Je te donne rendez-vous. Ce soir. Là où les tiges se coupent. Là où les rails sourient — à toutes dents. Ne m’oublie pas, je t’en prie. Il y a trop longtemps que les rails froncent les sourcils. Ils ne vrombissent plus, ils n’électrisent plus. Ils jugent. Ils guettent. Ils ne m’inspirent pas confiance. Mais toi et moi, je crois qu’on peu défriper leurs gravillons ; les faire ruisseler d’amusement. 



J’ai dégluti, et c’était si sec que j’ai cru avaler une dent. Il faut qu’on sorte. D’ici. De cette ville. De cette vie. On a besoin de respirer, trois et moi, de redevenir pour enfin revenir. Je crois que si on y met du nôtre, on pourrait les faire rire, même. Il faut juste de la patience, les arroser — mais pas trop tôt dans la journée, non. On attendra le crépuscule. On se rejoindra quand les rails se réveillent de leur sieste.



On ira s’asseoir dans leur creux, car je sais qu’il n’y a que près d’eux qu’on peut leur apporter un peu de chaleur, un peu de lumière—radiateur. Je sais pas ce que j’ai pris, aujourd’hui. J’ai envie d’être plus que Liz ; je veux être Luz, ce soir. Dis moi, inconnu, tu crois qu’on peut se réinventer sur commande ? Ce serait simple et beau et vrai. C’est peut-être un peu ambitieux pour une Poufsouffle. Mais ça ne me fait pas peur. Si on peut faire rire des rails, les soulever de spasmes rieurs, alors on aura prouvé que l’impossible est possible.



Inconnu, viens m’aider à rendre leurs couleurs aux rails désaffectés ; il nous faut nous battre pour les âmes oubliées. InconnuE, d’ailleurs. Qui répandait des fumées, des parfums et des cheveux. L’inconnue-(bobo ?) avait ce petit quelque chose en elle qui attirait mon attention. J’avais l’impression qu’elle, elle aurait pu savoir comment. Comment faire rire les rails. On irait danser sans peur sur des rails rieurs loin des rires railleurs.

Je suis arrivée dans son dos, comme à mon habitude. Couleuvre ou couleuvre, il faut choisir. Puis je me suis penchée au dessus de sa tête, mes cheveux lui chatouillant le haut du crâne.
— Aaaaah ces gens qui fument en public.
Plus de désir qu’autre chose dans ma voix. Je l’ai respiré à pleins poumons ; la clope, la clope avait pour moi la même odeur que la liberté.

— ...Tu te lasses pas de la monotonie de la clope ? Tu trouves pas que passé une certaine habitude, il faut se faire la moitié du paquet pour retrouver la vague sensation de planer ? Plus bas, plus soufre. Tu voudrais pas tenter autre chose ?
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Loredana Sparks
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Loredana Sparks, Sam 29 Juil - 5:26


Personne ne semblait arpenter les rues de Pré-au-Lard. Seul le bruit du vent me faisait prendre conscience que le temps ne s'était pas arrêter. Clope au bec, je pensais à tout, à rien, je voulais simplement arrêter de penser à toutes les choses qui m'angoissaient, à tout ce que l'on pouvait me dire et qui me blessait. Car oui, malgré mes airs de " je suis une nana qui s'en fiche de ce que vous lui dites", parfois certains mots restent, raisonnent dans ma tête au point de ne plus pouvoir penser à autre chose. Evidemment, j'évitais de montrer tout signe de faiblesse. Dans ce monde, c'était simplement interdit, il fallait apprendre à ne montrer que sa force et bla bla bla.
Un bouffée et la fumée me rentrait dans les yeux. Ce moment désagréable où les larmes coulent toutes seules et où les yeux piquent comme après avoir épluché un oignon.
Dans mes sombres pensées, je ne vis rien arriver. Quelque chose, quelqu'un se trouvait derrière moi, ses cheveux me chatouillaient. Elle était arrivée sans bruit, sans mot, ce qui faisait presque froid dans le dos.

- Aaaaah ces gens qui fument en public.

Je savais qu'elle était là et pourtant, j'avais sursauté en l'entendant parler. Ce silence qui précédé cette phrase m'avait presque fait comprendre qu'elle était muette, j'y ai presque cru. Elle semblait envieuse de me voir fumer, c'était quoi son problème ? Je lui fis face, une jeune sorcière, la vingtaine, borgne que je n'avais jamais vu auparavant, où alors je ne m'en souvenais plus. Elle semblait vraiment étrange, mais je n'étais pas le genre à m'attarder là-dessus.

- ...Tu te lasses pas de la monotonie de la clope ? Tu trouves pas que passé une certaine habitude, il faut se faire la moitié du paquet pour retrouver la vague sensation de planer ? Tu voudrais pas tenter autre chose ?


Je fronçai les sourcils, la fixant comme si je n'avais jamais vu d'être humain dans ma vie en dehors de moi et ma famille ( ce qui était pratiquement le cas avant mon entrée à Poudlard soit dit en passant...).
Je savais que je devais me méfier, que ne le connaissait pas après tout et pourtant, une grosse partie de moi n'écoutait rien à mes oppositions. Je décidai de me jeter dans la gueule du loup. Je risquais quoi après tout ? Je n'étais pas le genre à m'arrêter de cette façon.

- Qu'as-tu à proposer ? lui dis-je simplement d'une voix monotone

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Lizzie Bennet
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Lizzie Bennet, Lun 28 Aoû - 15:18


Elle a sursauté. C’est drôle, je savais être discrète, mais pas si discrète quand même. Ou alors elle était vraiment dans un autre monde. Dans son monde intérieur. Ceux de certains sont super riches, genre ils ont tellement poussé l’introspection que t’as tout un univers dans leur tête. Avec des nouvelles couleurs, un alphabet à part entière, d’autres règles, ou pas de règles ; un monde.

C’était son cas. Sans doute. Ça me donnait encore plus envie de lui parler, même en disant de la m*rde, alors j’ai continué, je me suis emballée sur le côté commerçant. Qu’est-ce que je ferais pas en me cachant derrière les substances d’Alhena…

Ce n’est qu’après que j’ai réalisé. Elle n’était pas dans son monde. Elle pleurait.

Et là, j’ai chaviré, parce que moi si y a un truc que je sais pas gérer c’est bien les chouineurs. Et pire que les chouineurs, les gens qui ont des vraies raisons de pleurer. Ceux-là, je sais pas quoi en faire, par quelle patte les tenir ; c’est comme s’ils perdaient toute consistance humaine. Ou moi tout coeur. Si j’en avais jamais eu un. Ils me déstabilisaient.

Alors je me suis raccrochée à ce que j’avais initié, en mode bien têtue comme une mule même si c’était probablement pas la meilleure approche.
— J’ai des trucs, moi, des p’tites pilules. J’comptais m’en prendre, mais seule c’est moins fun quand même. Du coup, si tu veux m’accompagner, t’es la bienvenue.


Petit coup de psychologie à deux balles parce que j’ai rien dans le crâne.
— Après, si t’as mieux à faire…

J’ai tendu la main vers elle, en ai chopé une, l’ai fait roulé sur ma langue. En vrai, je savais même plus lesquelles j’avais. La Nuage ? La Vol ? La Pays des Merveilles ? La Paradis ? La Dreamer ? Ok, toutes étaient bonnes en planage et regain d’énergie, mais c’était cool de savoir exactement ce que je lui proposais histoire que je me rappelle de laquelle elle voulait la prochaine fois.

Depuis le temps, pourtant, j’étais pas fixée sur le code couleur. A croire que j’étais défoncée chaque fois que j’en vendais. Après on se demandait pourquoi je faisait pas de bénéfice avec ces m*rdes. La magie noire, c’est vachement moins dangereux !

J'ai attendu une réponse, comme d'autres leur peine à l'audience, ou un vaccin, selon l'âge et la sévérité des craintes. J'étais pas vraiment dans la peur, en vrai. Les effets de la pilule ne se faisaient pas encore ressentir, pas avant au moins une dizaine de minutes, et pourtant, je planais.
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Kohane Werner
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Kohane Werner, Mar 17 Oct - 10:31



Pas de réponse depuis plus d'un mois, je débarque avec mes gros sabots.
Si souci, me Mp.
Post unique.



Je crois que la nuit dernière, j'ai rêvé. Ou c'était la nuit encore d'avant ? Peut-être il y a bien plus longtemps... J'ai perdu la notion du temps. Des heures qui défilent, des jours qui succèdent aux jours pour former des mois et aboutir en années.
Mes nuits, je ne sais plus si elles sont proches ou lointaines. Elles se ressemblent tant.
Toujours est-il qu'il y a une fois, j'ai rêvé. Ca m'arrive peu souvent. Alors quand ça surgit, ça me marque. Ca signifie que j'ai dormi. Assez profondément.
Quelques fois, j'ai fait des rêves plus vrais que nature. Par exemple avec la princesse de Godric's Hollow. Ou mon onirique rencontre avec Ellana.
Mais celui-là, je savais qu'il n'y avait rien de vrai.
Pourtant, il était beau.
Parce qu'il y avait moi. Et, en miroir, il y avait Eurydice. Belle Eurydice qui me manquait, cette part que je suis allée cherchée au fin fond du monde, au fin fond des ombres.
Autour de nous, il y avait les flammes. Et nous n'avions pas peur. Parce que ces flammes, c'était aussi nous. C'était une part de nous.
Quand je me suis réveillée, je savais pas trop. Si je flottais encore. Ou si j'étais revenue. Et y'avait la voix-souvenir, si lointaine.

Fais de ce monde la scène de ton monde intérieur.
Mets-y tout et fous le feu


C'était l'Aigle rencontré,e au détour d'un couloir.
Qui a su, en premier,ère éveiller le feu endormi, souffler sur les braises, animer la flamme.
J'ai encore entendu sa voix. Alors qu'il faisait noir. Et que je ne savais plus très bien où j'étais. Où j'en étais.
Et plus tard -encore problème de temporalité : était-ce longtemps plus tard ? Peu de temps plus tard ? Je sais plus- y'a eu le colis. Y'a eu les papiers. Y'a eu la mission.
J'ai regardé. J'ai lu.
Et, au fond de moi, y'avait Eurydice qui trépignait. Parce que c'était le feu que je tenais entre mes mains. Ces flammes qui étaient nous. Ces flammes qui étaient part de nous.
Alors, je suis partie.
A la nuit.
Plus précisément, je ne suis pas rentrée. Comme très souvent. Après le service aux Trois Balais, j'ai marché, j'ai erré.

Me voilà, comme toujours. Fantôme dans les rues noires. Le paquet dissimulé dans un petit sac agrandi d'un rapide sort.
Cela ne me change pas de d'habitude. Je suis toujours ainsi. A marcher, attendant que se passe le temps, que revienne le jour, somnolant dans des recoins invisibles à l'abri de tout.
La seule chose qui change, ce soir, c'est le paquet.
Habituée à me fondre dans le noir, je marche, silencieuse. Rasant les murs. Commes les nuits où je ne veux voir personne, où je ne veux parler à personne, où je ne veux avoir de contact avec personne.
Mes pas, allant au hasard, finissent par me mener jusqu'à un place éloignée. Vidée. Cette nuit, personne pour s'y attarder.
Il n'y a que des bancs. Pour venir me sourire. C'est le lieu parfait.
Gestes rapides et précis. Je laisse tomber sur quelques bancs quelques sombres papiers. Ca volette avant de se poser. Là où, au matin, des gens voudront eux-même venir se poser.
Je les regarde quelques secondes. Avant de tourner les talons. Repartir.
La nuit va être longue.
Comme toutes mes nuits, remarque.



   

   


   L'Impardonnable


   
Le monde change. Dans les arbres le vent souffle plus intensément, comme sur les villes magiques qui murmurent l'air de la Liberté. Il est un Secret qui perdure depuis bien trop longtemps. Qui occulte tout ce que notre monde pourrait avoir sans se restreindre derrière de banales formalités. Il est temps d'ouvrir les yeux, de regarder en face les incohérences de la Justice, pour les rayer jusque dans les fondements des inepties qui la compose. Une nouvelle aube se profile, sans les chaines de la Restriction, et ce jour-là la seule question qui se posera est, quel est votre choix ?


   Appel des Ténèbres

   

           

   Murmures de l'Ombre
   

             Il y a des mots qui se déforment dans le creux d'une oreille, courant d'une bouche à l'autre et forcés parfois d'épouser la forme des pensées étriquées de ceux qui ne les comprennent pas. Nos idées ne sont plus celles de nos prédécesseurs, nous les avons modelées, pour les faire correspondre au besoin de notre temps. Ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui. Nous nous sommes adaptés, devenant une voix qui se bat pour la communauté magique et non forcément contre elle.

   Le temps est venu que les mauvaises langues se taisent, que la vérité soit de nouveau établie, celle dont le ministère nous prive pour mieux s'enraciner dans sa bêtise. Nos idées ne sont pas le Chaos mais bien l'Ordre pour tous, une liberté absolue, sans chaînes nous privant de nos droits les plus fondamentaux.

   À  commencer par le Secret Magique. Nous en voulons l'abolition. Réfléchissez, pourquoi aurions-nous à nous terrer dans l'ombre comme des indésirables alors que les moldus ne représentent désormais aucune menace pour nous ? Alors qu'il serait possible de cohabiter sans que l'on ait à se cacher d'eux ? Cette entrave à notre liberté ne peut plus durer, nous n'avons plus à nous soumettre à des idéaux d'un temps passé,  ancrés dans les peurs d'un ministère n'ayant plus lieu d'être.

   Le ministère justement, qui n'a de cesse de nous prouver son incompétence au travers de nombreuses erreurs et approximations. Que dire de l'inefficacité des Aurors quand l'école a été attaquée aussi librement qu'un moulin au milieu d'un champ ? Ou encore au travers de ses lois les plus absurdes et de sa hiérarchie trop verticale, dominés par un ministre incompétent que peu de vous apprécient ?

   Il est venu le temps de s'unir, de se défaire de ce système que l'on nous impose. Et ce par tous les moyens possible. Le pacifisme ayant depuis longtemps prouvé qu'il ne mènerait nul part, se perdant en discours ennuyeux ou en promesses illusoires. Il est grand temps d'agir, et non plus du subir.

   Parce que notre liberté ne doit pas être un choix, mais un acquis.
   

   


           

   La déchirure du monde

   
1/ La vie moldue a-t-elle la même valeur que la vie sorcière ? Accordes-tu de l'importance au statut sanguin de tes proches ?
   La seule chose qui puisse différencier l’importance que nous accordons à un être humain est liée à ses actions, sa personnalité, bien plus que des notions comme le sang ou les pouvoirs magiques. En vérité, nous jugeons que les moldus et sorciers, tous sangs confondus, sont égaux. Technologie et magie ne sont que des bifurcations dans l’espèce humaine ; aucune n’est supérieure à l’autre. C’est précisément pourquoi le contraste entre le cocon dont jouissent les moldus, et l’asservissement auquel le Secret nous soumet, est intolérable.


   2/ Que penses-tu de la séparation des mondes magique et moldu ? Est-ce l'option que tu juges la plus viable sur le long-terme pour les deux communautés ?
   La séparation mise en place entre les mondes magique et moldu est, au mieux inefficace, au pire dangereuse. Nous pensons que la méconnaissance mutuelle développe des deux côtés haine, mépris, et peur. Une véritable aberration, on est pas du bétail à séparer chacun dans son enclos ! Pour cohabiter, il faut dialoguer, et non se laisser enraciner dans une ségrégation pluriséculaire. « Les mariages "mixtes" (sorcier/moldu) prouvent que cette acceptation et ce vivre-ensemble sont possibles. » Oui, mettre fin à cette séparation risque d’avoir un coût humain, mais c’est le coût de la liberté.


   3/ Quel est l'équivalent moldu de la lutte contre le secret magique ?
   Nous connaissons trop peu l’univers moldu pour tirer des conclusions hâtives. Cependant, nous trouvons des parallèles possibles entre les idéaux de l’Ordre noire et des mouvements comme la lutte pour la mixité sociale ou la transparence politique.


   4/ Qui détient le monopole de la violence légitime ? Es-tu satisfait de cette répartition des pouvoirs ?
   Nous ne sommes pas totalement d’accord sur la question, principalement parce que cela dépend du référentiel. Dans la communauté sorcière britannique, le Ministère détient la violence légitime. En effet, il est le seul à pouvoir user de violence (directement ou par délégation aux Aurors) sans avoir à subir de préjudice. Nous trouvons qu’il lui arrive d’abuser de cette impunité, de faillir à sa mission de protection.
   Si l’on prend pour repère les communautés moldues et sorcières, certains d’entre nous sont tentés de songer que ce monopole est détenu par les moldus. Ce sentiment est surtout lié à l’asymétrie des jugements en cas de conflit entre moldus et sorciers.
   De manière générale, cette répartition des pouvoirs ne nous satisfait pas vraiment. Le gouvernement devrait avoir moins de pouvoir, se fier à son peuple. « Ne sommes-nous pas prêts à nous assumer en tant qu’Etat-nation ? »


   5/ Si le Ministère était un objet, lequel serait-il ? Le bureau des Aurors serait-il fait de la même matière ? (Si non, laquelle ? Si oui, d'autres différences seraient-elles à noter ?)
   Clairement, ici on n’est pas deux à voir les choses de la même façon. Mais c’est normal hein, chaque cerveau fonctionne différemment, c’est ce qui fait la beauté de l’être humain. Soyons synthétiques, ne choisissons que deux métaphores ! Si le Ministère était un bateau en train de sombrer, ses Aurors en seraient la bouée défectueuse. Une autre image serait celle du Ministère comme une porte, une entrave, un non-lien, derrière laquelle le secret peut disparaître et les communautés se rejoindre. A une ouverture près…


   6/ Si les deux principaux groupuscules (Ordre du Phénix et Ordre Noir) étaient des animaux, que seraient-il ? Pourquoi ?
   Nous avons des avis mitigés sur la question.
   Pour la plupart, nous voyons l’Ordre du Phénix comme un chien. Ils sont pour nous, un mélange de bons petits toutous qui peuvent montrer les crocs sans logique. Un animal donc en apparence de confiance, fiable et domestiqué mais qui peut très bien révéler un côté violent et dangereux. Cependant, d’autres voient cet Ordre comme un beau Paon, qui agite ses plumes pour paraître grand, mais qui n'a pas plus d'utilité que cela au fond, hormis faire mal quand on se fait pincer. Mais nous pouvons aussi voir l’Ordre du Phénix comme un moustique, un animal en voie d’extinction ou même un cheval qui se laisse dompter facilement. En somme, un animal qui ne serait pas exceptionnellement dangereux.
   L’Ordre Noir, pour nous, s’apparente plus à une meute de loup ou à un serpent. Pour les premiers, ils chassent en meute et ont un Alpha pour pouvoir diriger cette vraie communauté. Pour les seconds, c’est un Serpent, patient et qui attend toujours le bon moment pour agir et qui instinctivement suscite la crainte. Dans l’ensemble, L’Ordre Noir ressemble à un prédateur tel que le dragon, l’ours ou même le crocodile.


   7/ Quelle émotion t'inspirent les Mangemorts et pourquoi ?
   Nous éprouvons principalement de la crainte mais surtout beaucoup d’admiration, de fascination envers cet Ordre. Pour certains, nous y voyons une source d’inspiration, de justice, de savoir, de modèle qui nous pousse à nous surpasser. Leur force d’oser se lever face au pouvoir en place afin de défendre la liberté et lutter contre le Secret Magique, accroît notre détermination.


   8/ Si tu portais un masque, que ferais-tu de différent par rapport aux Mangemorts actuels ? Au Seigneur des Ténèbres ?
   Pour la plupart, nous n’agirons pas forcément différemment. Mais si nous devions réellement innover, nous pensons qu’attaquer de grandes personnalités moldues ou accentuer le côté discutions afin de faire mieux comprendre l’idéologie serait un plus. De plus, ce serait un bon point de contrôler les écoles de Magie afin de créer une nouvelle génération plus impliquée dans les débats politiques et soutenant notre cause.


   9/ Que représente la technologie moldue pour toi ? Penses-tu qu'elle soit l'équivalent de la Magie ?
   Pour nous, la technologie moldue est l’évolution même de leur communauté. Cependant, elle n’est absolument pas l’équivalent de la magie. Pour certains, nous la voyons comme une faiblesse, comme un substitut à notre magie en beaucoup moins bien. D’autres, pensent qu’elle pourrait être utile, que c’est avantage dont on pourrait tirer profit malgré le fait que la magie a un peu de mal à se mélanger avec les objets technologiques moldus. Cependant, nous y voyons aussi une certaine complémentarité puisque souvent la magie permet de faire des actions que la technologie ne permet pas et inversement.


   10/ Si tu pouvais choisir le ministre de la magie, qui voudrais-tu ?
   Nous voulons du changement, tout simplement. Quelqu'un qui soit là pour briser les codes malsains établis et ne pas plier sous le poids de ses responsabilités. Nous voulons voir cette barrière entre les moldus et les sorciers abolis, que le secret de notre existance soit enrayé pour toujours. Un seul sorcier au pouvoir pourrait-il vraiment y parvenir seul ? Nous voulons que la communauté soit justement représentée. Luttant fièrement contre le despotisme actuel, nous voulons voir monter au pouvoir un gouvernement apte à prendre les décisions qui s'imposent.

   11/ Penses-tu qu'il faudrait réformer l'éducation magique ? Si oui comment et si non, pourquoi ?
   Nous savons tous que l'éducation est un tremplin commun : c'est à ce moment que nous acquérons nos bases et apprenons à nous considérer comme de véritables citoyens magiques. Poudlard devrait être indépendant du Ministère - et pour cause, on nous enferme. Nous suivons des cours d'Histoire et de théorie sans jamais avoir le droit à des bribes d'informations concrètes et d'actualités. La faute aux professeurs ? Nous pensons que non. Mais nous contraindre à ignorer ne fait que renforcer notre colère. Les jeunes aussi ont le droit de savoir et de comprendre ce qui se passe réellement autour de nous.


   12/ Que dirais-tu pour convaincre la communauté magique que la cause Mangemoresque est juste ?
   Nous voudrions leur offrir la liberté dont ils ont été trop longtemps privés. Braves gens, voyez comme nous sommes prisonniers de leurs décrets néfastes ne visant qu'à les protéger, eux ! Cela fait des siècles que nos dirigeants se protègent par peur de se mouiller. Nous voulons simplement vous offrir un monde où vous pourrez sortir de chez vous et exercer la magie sans crainte de vous voir sanctionné ou pire, rejeté. Vous êtes des sorciers. Cela fait partis de votre identité - nous voulons simplement que cela soit reconnu de tous. A tous ceux qui critiquent nos méthodes parfois extrêmes : sachez que nous n'avons pas eu le choix. Il a fallut que nous nous défendions, que nous vous défendions, pour que nos voix soient entendues.


   13/ En tant que partisan de l’Ordre des Ténèbres/des Mangemorts, as-tu un message à faire passer à la communauté magique ?
   Vivez. Apprenons ensemble des erreurs du passé. Battons nous ensemble pour ce que nous jugeons juste. Parce que tout ce que nous voulons offrir à notre société, c'est la liberté de vivre en étant soi-même.


   


           

   Éclats d'Ombre

   Les messagers de la nuit,
   Filent dans les ombres,
   Ils sont le phare qui luit,
   Et éclaire la pénombre.

   Sonnent sonnent les heures,
   Est venue celle de la délivrance
   Chantent chantent les pleurs,
   Entend les cris dans les silences.

   Ils veulent abolir le Secret,
   Pour le monde magique,
   Un plus grand bien à créer,
   Une communauté unique.

   Sonnent sonnent les minutes,
   Est venue celle du partage,
   Volent volent les volutes,
   Des sorciers sans esclavage.

   Le Crépuscule porte sa lame,
   Et se dresse comme l'Ordre,
   Dans l'Obscurité il est flamme,
   Ou se blesse le Désordre.

   Sonnent sonnent les secondes,
   Est venue celle du Temps,
   Danse danse donc ce monde,
   A ce parfum de dément.

   L'Ombre étend son emprise,
   A son souffle frissonnant,
   Rejoignez cette douce brise,
   Devenez leurs partisans.
             



   

   Les journaux de propagande et celui de la Vérité.

   
Parler au nom du peuple est donné à tout le monde, mais connaître réellement ses attentes, ce n'est pas le cas. Nos ennemis ont cru bon de publier des ramassis de propagandes pour vous rassurer, alors que leur but premier était de veiller à ce que les chaînes attachant votre liberté soient encore bien en place ! Il est grand temps que votre esprit s'ouvre sur un monde meilleur où nous n'avons plus besoin de nous cacher. Laissons la Magie s'exprimer.



   ©MM87
             
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Loredana Sparks
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Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard

Message par : Loredana Sparks, Jeu 2 Nov - 5:29


Reprise du RP avec Lizzie







Une inconnue. Je me trouvais face à une inconnue et pourtant j'étais calme. J'ignorais tout de cette personne, elle était simplement venue à moi alors que je ne demandais rien. Comme si elle avait su en me voyant seule que j'avais clairement besoin de changer de monde le temps d'un instant. Sa proposition était tentante, mais je gardais pour le moment un visage fermé, c'était dans mon habitude. Je ne faisais confiance à personne, je n'étais pas d'une nature naïve et pourtant, j'étais prête à accepter tout ce qu'elle me proposait. N'était-ce pas une forme de contradiction ?
Je m'étais rendue ici pour fumer sans être dérangée par des élèves prêts à me balancer s'ils me voyaient la clope au bec dans l'enceinte de Poudlard. Aujourd'hui, tout était calme, je n'avais pas à me soucier d'être vue et puis cette femme ne semblait pas vraiment vouloir me faire la morale et c'était tant mieux. C'était probablement la raison pour laquelle j'étais prête à tout accepter de sa part, tant qu'elle ne laissait faire ce que je voulais il n'y avait aucun soucis, elle ne me gênait pas.

Elle ne voulait pas prendre ses pilules seule ? Très bien, j'allais l'accompagner, au moins ça allait sans doute être plus drôle. Elle tendit sa main vers moi, deux pilules s'y trouvaient. Je pris la seconde et l'avalai à grande vitesse comme si j'étais impatiente de savoir ce que ça allait me faire. Pour le moment, rien. Il fallait attendre que ça fasse effet. Combien de temps ? Là était la question, je ne m'en souciais pas. J'attendrais. Je le saurais bien assez tôt après tout.

- Au fait, c'est quoi c'que je viens de prendre?

Oui. Il était peut-être temps de demander non ? Après tout, elle essayait peut-être de me tuer, qu'est-ce que j'en savais ? Mais ça m'était égal à vrai dire, je n'étais pas vraiment le genre à avoir peur de ces trucs, je verrais bien. Il faut toujours tester avant d'en tirer des conclusions. J'avais appris ça toute seule avec mes propres expériences de la vie. C'est sûr que de ce côté-là je ne pouvais pas vraiment compter sur mes parents. La blague. Un soumis et une donneuse de leçon anti-moldus. Que c'était pathétique...

Il faisait sombre, je commençais à sentir l'effet de la pilule. Je me sentais légère, le monde semblait différent, moins désagréable. Un sourire apparut sur mon visage restait fermé jusqu'à maintenant. Je me sentais prête à faire des folies. Était-ce donc l'effet que cette drogue procurait ?
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