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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Sur les bancs de Pré-au-Lard
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Jennifer Wilson
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jennifer Wilson, le  Dim 9 Déc 2018 - 12:30

Un lien étrange s'était formé depuis que mes doigts s'étaient posés sur ma baguette pour la récupérer, un sorte de lien invisible et je ne pouvais le nier. Il était indéniable, peut-être d'ailleurs l'avait-elle sentie aussi de son côté ?

J'ai, pourtant, un mouvement de recul quand elle me demande si j'ai pu faire la rencontre d'autres individus de son rang. Il reste léger mais elle l'avait sans doute pu le deviner. Ok, depuis le début de cette rencontre, il était certain que j'avais été mise plus en confiance avec l'Ombre en face de moi. Mes idées avaient clairement évoluées aussi depuis mais rencontrer d'autres Ombres ? Cette idée là ne m'avait encore pas traversée l'esprit malgré cette rencontre forte intéressante et n'était-ce pas là jouer à un jeu dangereux ? J'étais en droit de me poser la question. Puis, rien n'indiquait qu'ils étaient tous comme elle, en tout cas, dans leurs attitudes et, après tout, elle était la seule à qui je pouvais réellement me fier pour le moment.

Je me reprends en m'avançant et reprenant ma place de départ tandis que c'est un sourire à moitié d'excuse qui se dessine sur mes lèvres à son encontre. Je n'avais voulue la mettre en situation délicate mais sa question à la simple idée de rencontrer d'autres Mangemorts m'avait prise de court.

« A part vous, non. Je n'ai pu faire la rencontre d'aucun d'entre vous, non... »

Ma voix laissée en suspension, c'est un sourire un brin amusé qui se laisse voir, bien différent du premier, cette fois et bien malgré moi. Il était étonnant comment les réactions pouvaient changer d'un instant à l'autre...

« Mon père travaille au ministère et il serait déjà bien scandalisé s'il me voyait tranquillement en train de discuter en votre compagnie... »

Je ne savais si c'était réellement une bonne idée de lui confier cette information mais comme elle souhaitait savoir, il m'avait paru normal de faire le lien. Mon père n'arrêtait pas de me mettre en garde contre la magie noire et ce qu'ils pouvaient représenter. Je ne doutais pas qu'il souhaitait me protéger plus que tout mais avait-il totalement raison à propos d'eux ? Je ne peux être alors que surprise face au compliment soudain de l'Ombre qu'elle me retourne.

« Hm...je ne me suis jamais vraiment posé la question, je dois vous avouer mais je vous en remercie. » lui répondis-je dans un haussement d'épaule tout en gardant mon sourire.

Je n'avais encore réellement réfléchis à cette question, de mon attitude par rapport à celle des autres, surtout ceux de mon âge mais pourquoi pas. Si cette Ombre le disait, c'est qu'elle était, sans aucun doute, vrai... Je l'observe à nouveau tandis qu'une question, ne pouvant qu'être logique à la suite de cette conversation, franchie alors mes lèvres, me montrant à nouveau effectivement, un brin curieuse.

« Vous, et vos associés, rencontrez beaucoup de jeunes sorciers ? »
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Invité, le  Mar 11 Déc 2018 - 11:21

Un recul, quelque chose de très léger, mais existant tout de même. Tu ne t’en offusques pas, comment pourrait-elle réagir autrement ? Elle te confie qu’elle n’a pas pu faire d’autres rencontres que celle qui vous unie actuellement, alors tu soupires, te contente d’un « Alors comment pouvez-vous dire que les Autres ne sont pas comme moi ? ». Sourire énigmatique sous le masque, qu’elle ne verra pas, bien entendu. Mais tu la comprends, et tu sais, au fond, qu’elle a raison. Vous êtes tous différents, unifiés pour une même Cause, obéissant aux mêmes ordres, bien entendu, mais tous, vous avez ce quelque chose qui vous définit, qui vous caractérise.

La jeune sorcière s’explique ensuite, son père travaille ainsi au Ministère, information intéressante, tout dépendant de quel service il dépendait, bien entendu. Tu notes cette information dans un coin de ta tête, te promettant de la retranscrire quelque part dès que tu en aurais l’occasion. Sait-on jamais si cela pouvait être utile pour la suite. Tu n’en savais rien, tu ne peux jamais rien savoir à l’avance, mais c’est avec ce genre de petit détail que tout peut changer ultérieurement, tu n’en doutais même plus.

« Votre père a-t-il justifié pourquoi il exprimait autant de véhémence à notre égard ? ». Question qui reste en suspens, alors qu’elle-même te demande s’il t’arrive de rencontrer beaucoup de jeunes sorciers. Tu soupires un instant, avant de répondre, jouant carte sur table « Je ne vais pas vous mentir Miss, nos idéaux intéressent, impressionnant, fascinent. Certains sorciers sont prêts à tout pour nous impressionner, alors qu’il suffit parfois d’un peu de jugeote … les têtes brûlées, très peu  pour moi ». Ricanement qui s’extirpe du masque, alors que tu attends sa réponse, que tu envisages éventuellement une suite de discussion, de ses idéaux. Qu’importe ce en quoi elle croit actuellement, le fait qu’elle reste là, c’était la preuve que tu l’intéressais, par delà le masque de fer balafré que tu arborais sur ton visage.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jennifer Wilson, le  Ven 14 Déc 2018 - 16:44

Cest presque du tact au tact que je réponds à sa question tout à fait logique. Il était bien étonnant de voir la tournure qu'avait pris cette rencontre inattendue mais qui s'était révélée au fur et à mesure particulièrement intéressante.

« Simple intuition... »

Elle disait vrai. Comment pouvais-je affirmer une telle chose alors que je la connaissais que depuis seulement quelques minutes ? Mais c'était quelque chose que je n'avais su expliquer et que j'avais sentie presque immédiatement, comme ce sorte de lien d'ailleurs étrange qui s'était produit lorsqu'elle m'avait donné enfin la permission de pouvoir récupérer ma baguette. Peut-être parce qu'elle m'avait semblé plus accessible que ses compères... Je ne lui en dis pas plus me contentant de cette simple réponse mais qui, silencieusement en disait bien plus. Je me mets alors à réfléchir sur sa question concernant mon père, une légère grimace, je devais choisir bien mes mots face à l'Ombre.

« Il s'est déjà confié en effet à ce sujet. C'est surtout par rapport à sa famille. Il est issu d'une famille seulement composée de sorciers et il n'a jamais aimé le lien qu'elle pouvait entretenir par rapport à la magie...  »

Bien sûr, il n'avait jamais caché ses pensées la-dessus et même ne cessait jamais de me mettre en garde concernant la magie noire. Je ne pouvais lui en vouloir. Moi-même la magie noire ne m'inspirait pas vraiment bien que je n'avais pu encore l'étudier. Je savais qu'il ne souhaitait qu'une chose, protéger sa fille ce qui était tout à fait en son honneur... mais même s'il souhaitait que je reste en retrait, je ne suis pas certaine qu'il prendrait forcément bien le fait que je voulais devenir Auror. Enfin en tout cas avant car je me retrouvais, après cette discussion bien confuse dans mes idées et puis, qui sait ce que me réservera l'avenir ? Un soupire s'échappe d'ailleurs de l'Ombre qui me fait revenir à la réalité. Un mince sourire s'étire alors sur mes lèvres face à sa réponse. Elle n'aimait pas les têtes brûlées ? Voilà une information qui était fortement intéressante pour une Ombre.

« Je vous comprends parfaitement. L'audace a du bon seulement quand elle est justifiée et réfléchie. Je ne pense pas appartenir à cette catégorie. » lui répondis-je gardant un sourire timide mais sincère.

Un autre point commun avec l'Ombre. Ma voix avait été confiante pour lui avancer ce trait de caractère de ma part et simplement car je me connaissais. Et, j'étais, en effet, loin d'être une tête-brûlée comme elle définissait les autres. Je ne doutais pas des dires de l'Ombre et que certains sorciers agissaient de façon démesurée pour impressionner l'Ordre. Actes qui pouvaient parfois impressionner ce dernier comme l'agacer.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Invité, le  Ven 14 Déc 2018 - 17:14

Elle se confie à toi, s’ouvre à toi comme si elle était un livre attendant d’être lu. Ouvert là, à la bonne page, attendant d’être simplement lue par une âme qui la comprenne. Etais-tu de celles-là ? Etais-tu capable d’obtenir plus d’informations que celles qu’elle t’offrait simplement ? De l’attirer à toi, dans les ténèbres qui sont tiennes ? D’en faire une modèle, une égérie ? Peut-être, tu n’en sais rien. Qu’importe ses idéologies, le fait qu’elle soit encore là, devant toi, était preuve que tu l’intéressais. Comme si le masque que tu portais sur ton visage pouvait apporter une certaine fascination dans l’esprit de la jeune sorcière.

Elle indique que son père est issu d’une famille de sang pure, et tu tiques là-dessus. Parce que les sang-purs avaient en effet des liens profonds dans la magie noire et que certains avaient des tendances … comment dire ? Particulières. Ricanement sous le masque. « Et votre père pense vous protéger en vous éloignant de nous ? En vous mentant sur nous peut-être ? ». C’était bien mal connaitre la jeunesse actuelle, avide de savoir, de connaissance. Désormais il fallait ouvrir les consciences, les paupières. Les beaux discours ne suffisaient plus pour endormir des esprits trop conscients du monde qui les entourent.

La jeune fille continue, elle indique qu’elle n’est pas une tête brûlée, confirmant déjà la sensation que tu avais eue. Si elle avait fait partie de cette catégorie, il est fort probable qu’elle aurait tenté de t’imposer sa vision des choses, en se targuant de mots plus inconsistants les uns que les autres. Soupir retenu, parce qu’elle t’avait évité ça, et rien que pour ça elle méritait un peu de ton estime. Un peu, car c’est une denrée rare.

« Parfois l’audace est utile, mais comme toute qualité, il faut savoir la doser, n’est-ce pas ? ». Tu te rapproches, d’un petit pas, un simple petit pas. « Et vous Miss, qu’est-ce qui vous amène à écouter votre père ? A vivre comme lui l’entends, et non comme vous vous le voulez ? ». Qu’importe les choix qu’elle puisse faire, il fallait qu’elle les réalise pour elle, et non pour sa famille. « Chaque décision vous apporte des conséquences, avec son lots d’avantages et d’inconvénients … êtes-vous prête à prendre des décisions pour vous ? Et seulement vous ? ». Sous le masque, le sourire est narquois, le regard attentif.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jennifer Wilson, le  Dim 16 Déc 2018 - 16:07

L'Ombre avait su pointer du doigt, là ou il ne fallait pas ou du moins là où les choses étaient à revoir mais c'était un mal pour un bien. Pour cela que j'affectionnais particulièrement cette discussion avec elle, elle me faisait réfléchir sur bien des points et je devais me l'avouer... j'aimais ça !

« Simplement car il doit penser bien faire en agissant ainsi. » lui répondis-je naturellement d'un haussement d'épaule léger.

Il n'appliquait certainement pas la bonne méthode... La preuve est que je me tenais toujours devant ce masque même si cette rencontre s'était faite au départ à mon insu. Au fond, j'étais certaine de mon propos mais mais à vouloir trop bien faire les choses n'était-ce pas là un leurre ? Ce qui était sûr, c'est que je n'allais pas oublier cette conversation de si-tot. Puis, étant une cérébrale, je savais qu'elle allait me faire bien cogiter durant un bon moment. N'étais-je pas d'ailleurs déjà en train de le faire ? Un sourire sur les lèvres face à la remarque de l'Ombre. Je ne pouvais qu'affirmer son propos.

« Je ne peux qu'être d'accord avec vous.
Disons que trop d'audace engendre témérité. »


Et la témérité n'étais jamais vraiment une bonne chose au final même si dans certains cas seulement elle pouvait s'avérer payante. Son rapprochement ne me fait pas reculer. Après tout, on était plus à ça de près et si elle avait voulue tenter quelque chose, elle l'aurait fait depuis le début, à moins d'avoir une phrase malencontreuse à son égard, peut-être... mais qui n'arrivera pas. 

« Peur de le décevoir sans doute...
Il m'a toujours tout appris depuis que je suis petite et c'est comme si je me devais de lui rendre l'appareil...»


Pour moi, cela avait toujours été évident car je n'avais jamais réfléchis à la question de cette façon. C'est un soupire faible alors qui s'échappe ensuite. Si j'avais osé, je n'aurais même pas retenu un claquement de langue agacé mais encore une fois, l'Ombre avait su distinguer là ou ça coinçait et elle ne méritait pas cet affront. Je ne mets pas longtemps pour lui répondre alors bien qu'il m'avait fallut juste quelques secondes.

« Il est évident que je devrais décider seulement et uniquement pour moi-même toute en pesant le pour et le contre même si cela entraîne, comme vous le dite très justement, son lot de conséquences...  Dans un sens, je crois qu'à cause de ça, je me suis toujours empêchée d'être réellement moi-même et de prendre pleinement mon envol mais si ce moment doit arriver bien plus tôt que prévu alors j'agirais en prenant clairement conscience de mes actes et de mes envies... »

C'était un fait. Quelque chose me retenait clouée au sol alors que je ne demandais qu'une chose, celle de pouvoir simplement être moi, sans être toujours la fille à son papa. Sans le vouloir, notre conversation lorsque j'avais pu reprendre ma baguette me revient en mémoire et mes paroles sortirent alors presque toutes seules accompagnées d'un léger sourire moqueur m'étant destiné.

« Vous m'avez indiqué tout à l'heure que je ne méritais point de frustration, je crois qu'elle est toute trouvée... »
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Invité, le  Lun 24 Déc 2018 - 8:52

Sur tes mots empreints de sincérité, l’esprit de la jeune fille semble vouloir sortir du marasme dans lequel il est enfermé. Elle confirme la sensation que tu avais déjà quelques minutes auparavant : elle espère, en embrassant la carrière ministérielle, pouvoir récompenser son père de l’éducation qui lui a porté : carcan en sus. Tu souris sous ton masque, ne répond rien, il n’y a rien à répondre. C’est à elle de comprendre qu’elle ne doit rien à personne : les parents s’engagent à éduquer leurs marmots, à charge pour les derniers de s’extirper des œillères parentales protectrices, mais surtout aveuglante.

Elle continue sur son discours, indiquant qu’elle s’était empêchée d’être elle-même à cause de l’emprise que pouvait avoir son paternel sur elle. Tu hoches la tête, aucun mot ne sort du masque balafré, tu te contentes, pour une fois, d’écouter. Parce qu’il est toujours important de savoir exactement vers quoi se diriger les jeunes esprits, savoir si, pousser quelque peu par des masques aux piques acérées, ils pouvaient pencher du bon côté de la balance.

Enfin, elle se déverse d’une dernière phrase, sous entendant qu’elle venait de trouver la frustration qui était sienne. Tu souris sous le masque. Les frustrations existent, bien entendu. Mais il ne tient qu’aux sorciers de les faire tomber. « A charge pour vous de vous en libérer, alors ». Les yeux pétillent sous le masque de fer, est-elle capable de cela ? Ça ne faisait, à tes yeux, aucun doute. Il fallait qu’elle en soit persuadée elle aussi, sinon elle n’arriverait à rien.

Quelques pas t’écartent de sa silhouette. Et ta voix résonne dans la ruelle « C’est à vous de trouver la libération qui vous convient, mais ne restez pas dans l’ombre de votre paternel, vous risqueriez de le regretter en vieillissant ». C’était une mise en garde et non une menace, mais tu étais certaine que si elle continuait ainsi, à faire ce que son père voulait, elle vivrait avec des regrets perpétuels dont il serait plus difficile de se défaire.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jennifer Wilson, le  Ven 28 Déc 2018 - 18:26

Il était certain que j'allais devoir prendre une décision à un moment donné et les conseils de l'Ombre me paraissaient vraisemblablement pertinents. J'allais devoir prendre des décisions qui n'appartiendraient qu'à moi même si elle devaient me détacher mon père, qu'il les comprenne ou non d'ailleurs. Sinon, comme elle le disait si justement, la culpabilité s'emparerait de moi et rongerait peu à peu mon âme, même si elle restait en sourdine...

« En effet, je crois qu'il est grand temps pour moi de me défaire de lui. »

Mon regard la fixe sans équivoque, quand au ton de ma voix, il exprimait clairement ma détermination de vouloir changer face à elle. Je crois que je n'avais jamais eu l'esprit aussi clair que maintenant. Je l'aimais, cela ne faisais aucun doute... quelle fille n'aimait pas son père à moins que ce dernier ne fasse pas honneur à son rôle mais il était temps que je vive pour moi.

« J'ai envie de vivre selon mes propres convictions... »

Même si je sais que cette conversation allait me faire encore réfléchir après je suis persuadée qu'elle m'a ouvert les yeux. Rien que pour ça, j'avais envie de la remercier.

« Si vous voulez connaître le fond de ma pensée en ce moment, je suis contente de notre rencontre. »

Je lui souris me disant que ma révélation pouvait sonner la fin de notre rencontre ou le début, peut-être, d'une suite à cette première rencontre. Allez savoir... Quoi qu'il en soit, j'étais heureuse du déroulement qu'avait pris cette dernière. Un déroulement auquel je ne m'étais pas du tout attendue...
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Invité, le  Dim 30 Déc 2018 - 8:02

Elle comprenait.  Les mots que tu lui avais laissé sur l’autel de sa propre réflexion avait fait leurs chemins, les neurones semblaient s’être connectés. Se défaire de l’emprise d’un père n’était jamais simple, mais elle devait le faire, pour n’avoir aucun regret de vie derrière elle lorsque son heure serait venu. Et puis … les parents ne sont immortels après tout, comment ferait-elle une fois son père disparu ?  Elle continue, te confie son envie de vivre pour ses propres convictions, suite à quoi tu hoches la tête, n’ajoute aucun mot à sa confusion que tu sens déjà bien présente.

Et puis, c’est un remerciement qui s’extirpe de ses lèvres, un sourire pour suivre la confidence. « J’en suis très satisfaite également, rassurez-vous ». Comme une mère veille sur son enfant, tu te rapproches, un peu, légèrement. Ta main se pose sur son épaule. « Réfléchissez-bien Miss, la liberté est plus proche que vous ne le croyez ». Et tu te détournes, t’éloignes de quelques pas … la fin de la rencontre a sonné, tu reviendras la voir, cela ne fait nul doute. Tu reviendras suivre les pas de l’enfant presque femme. Savoir si oui ou non elle avait suivi tes conseils.

« Faites attention à vous Miss ». Ultime mise en garde avant le bruit caractérise d’un tranplanage qui annonce ton départ, laissant la ruelle vide de ta présence. Laissant la frêle silhouette de la jeune sorcière seule face à elle-même et à ses interrogations. A charge pour elle de savoir vers quel chemin elle devrait se diriger, même si toi, tu avais déjà une idée toute trouvée.

Départ de 84
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jennifer Wilson, le  Dim 30 Déc 2018 - 15:59

Elle me retourne la même opinion à propos de notre rencontre. Ce qui me fait sourire intérieurement. Puis, une réaction venant d'elle, réaction qui me fait seulement dans un premier temps hausser légèrement les sourcils et suivre du regard sa main qui vient se poser délicatement sur une de mes épaules.

Elle me révèle alors que la liberté n'est peut-être pas aussi inaccessible que je le pense. Remarque qui me fait déglutir tandis que mes yeux sont braqués sur elle, la fixant sans précédent alors qu'elle commence à s'éloigner peu à peu. Il est certain que si je le voulais vraiment, je pourrais la trouver. Il fallait juste que je le souhaite.

Je la regarde d'un regard presque complice tout en lui adressant un hochement de tête face à sa consigne. Consigne qui sonne presque comme un conseil se voulant protecteur, léger sourire naît sur mes lèvres avant qu'elle ne disparaisse aussi vite qu'elle était arrivée, mode de transport que je ne savais pas d'ailleurs encore utiliser, comme si cette rencontre n'avait jamais eu lieue.

Lâchant un soupire, se libérant sans doute d'une tension que cette rencontre avait pu provoquer, au début du moins, au moment où l'Ombre avait récupéré ma baguette, je finis par m'en aller à mon tour n'ayant jamais eu l'esprit aussi clair me concernant grâce à cette Ombre bien que quelques questions restaient encore quelque peu à éclaircir. J'étais cependant heureuse de retrouver la chaleur de Poudlard.


Spoiler:
 

Fin du Rp
Sujet à nouveau libre.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jade Wilder, le  Dim 6 Jan 2019 - 22:36

Everybody Hurts
avec Shela Diggle


This song makes me cry
LA de Shela accordé.


Retrouver, d'un pas plus assuré, une nature dans laquelle on se sent si étrangère. Similaire à ce qu'elle offrait avant d'entrer dans la fameuse maison où avait eu lieu l'initiation à la médicomagie pour les préfets, mais si différente à la fois. Quelque chose avait changé, une amertume transformée, modifiée d'une manière à laquelle on ne s'attendait pas. Et à cet instant, percevoir l'Autre d'une façon bien différente. Les quelques flocons sur la peau de Jade ne lui procuraient plus les mêmes frissons, elle qui portait une apparence glaciale mais était aussi habitée d'un feu auquel elle ne laissait que rarement la main. Un besoin de réponses et sans mentir, de véritables retrouvailles.

N'en déplaise, elle en voulait à Shela. Lui en voulait terriblement et ne pourrait tout lui pardonner au simple passage d'un souffle glacial. Le temps ne peut tout effacer, ni les souvenirs, ni les larmes. Le sentiment d'abandon, quelque chose qui avait tendance à bien trop prendre possession de ses moyens et de ses émotions. Laisser d'amers mots danser sur des souvenirs qu'elle aurait espéré plus doux. Ce n'était pas une question de mauvaise volonté, ou une possibilité qu'elle ne veuille tout simplement pas renouer avec celle en qui elle avait tant confiance, auparavant. Mais trop de choses avaient eu lieu et elle se sentait trop mal pour ignorer encore une fois quelque chose qui la faisait souffrir. Si elle n'avait pas la main sur bien des points, son amitié avec Shela n'en faisait pas partie. Du moins, elle l'espérait. Et si elle était capable de faire quoi que ce soit, il était temps de le faire, même si la tâche ne serait pas facile. L'adolescente y avait pourtant déjà pensé, s'était déjà posé la question en recevant la lettre de son amie, quelques temps plus tôt. Elle avait entamé une réponse, puis deux, puis trois, sans que jamais celles-ci ne lui plaisent. Sans que l'amertume ne soit forcément perçue et ne fasse certainement fuir celle qui était à présent auror. Au moins désormais, elles ne pouvaient plus s'éviter. La blondinette était venue à cette initiation en tout état de cause, sachant parfaitement que Shela s'y trouverait. Que les mots échangés seraient inévitables mais que pire encore, les regards ne pourraient que parler à leur place. Au final, beaucoup trop de choses avaient été dites, plus ou moins sous-entendues, d'autres imprévisiblement exprimées sans que ça ne puisse être évité. Et au final, plus elle y réfléchissait et plus Jade était persuadée que c'était mieux ainsi. Même en face de ses collègues, d'aurors renommés et du machin qui lui avait servit de collègue. L'important était que Shela avait entendu. Et que d'un commun accord, plus ou moins muet, se voir après tout ce cirque s'était imposé naturellement.

Alors voilà. On retrouve le froid extérieur sans frémir autant qu'avant à son contact. Juste parce-que quelque chose d'autre est né, qu'on sait qu'il est temps et qu'on a besoin de savoir. Pas juste de la curiosité malsaine, une obligation pour pouvoir avancer. Ou bien, plus rien ne pourrait redevenir comme avant. Le retour en arrière n'est jamais possible dans la vraie vie et pour être honnête, l'Italienne n'attendait pas quelque chose d'aussi imparfait. Utopie peut-être, que d'espérer que ce serait tout simplement mieux. Que les secrets et les non-dits renforceraient leur relation plutôt que de la craqueler en milliers de morceaux. Espérance, peut-être vaine, mais qui allégeait un peu le poids sur le coeur.

Quelques pas pour s'éloigner de la bâtisse et des potentielles oreilles indiscrètes. Il ne devait y avoir que Shela. Espérons simplement qu'elle aura compris le message et qu'elle viendrait bel et bien. La réponse ne tarderait pas de toute façon. En attendant, Jade alla s'asseoir sur l'un des bancs, un peu à l'écart du passage. Ce temps seule lui permettait à elle aussi de faire le point. D'établir des priorités et de savoir sur quoi elle allait se lancer. Du moins ça c'était la version utopique, celle qu'elle aurait voulu appliquer dans un monde parfait. Mais pour une fois, elle savait aussi que rien ne pouvait être parfait. Pas avec autant de points d'ombre. Alors, pour seul objectif, on garde cette idée de parler, déjà et avant tout, et d'améliorer les choses. De comprendre pour que tout aille mieux, il fallait l'espérer. Les prunelles de la jeune fille étaient perdues sur un point inconnu, là dans la neige. Sans même relever le regard, voir le départ des autres ou l'arrivée de celle qui devait la rejoindre. De façon étonnante, elle ne releva le regard qu'à la sortie de Shela. Allez savoir si elle avait reconnu un grincement de porte différent, des pas dans la neige plus légers que les autres... ou bien s'il s'agissait simplement d'instinct. La réponse resterait évasive pour sûr. Et pour la première fois, ça ne la dérangeait pas, car il y avait bien d'autres questions qui lui importaient. Les réponses approchaient, portées par celle qui les possédaient et qui, si elle le voulait bien, pourrait y répondre.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Shela Diggle, le  Mar 8 Jan 2019 - 12:23

C'est si spécial. Bien sûr, on l'avait aperçue à l'Occamy il y a, combien, peut être deux semaines. Et l'on s'était enfuie, rattrapée par la culpabilité, par l'inadvertance de ce rapprochement, par l'incapacité à faire face à elle sans s'y être préparée. Ma lettre n'avait obtenu de réponse, alors avoir pensé que cela ne se produirait plus. Qu'on ne la reverrait plus, par ma faute, et qu'il allait falloir s'y faire. L'Occamy avait été un coup de fer dans les genoux, la tempe, l'on aurait du tomber. Tout après la conversation avec Artemis, le crabe, puis elle, Jade la perdue, puis enfin l'étrangère - Kathleen. D'aussi imprévisible scénario jamais l'on avait encore traversé. Imprévisible, tranchant, destructeur. Quelque part flamboyant. On s'était enfuie mais avec cette sortie l'on s'était dit, peut être, peut être. Elle est encore ici, elle n'a peut être pas voulu attendre, pas voulu pardonner, mais elle est ici. Alors peut être, peut être, qu'on la reverra, sans savoir si cette perspective mettait en joie ou m'anéantissait, parce qu'alors ne croire qu'elle souhaitait à nouveau se lier à moi. Et désormais je suis une bombe à retardement, désormais une horloge imprécise étrangle ma poitrine. Se mordre les lèvres, incapable de se préférer égoïste ou non.

Dehors, le gris s'est transformé en une fine neige, un autre silence. Je crois qu'Artemis a compris que j'allais revenir, puisqu'il n'a posé aucune question quant à ma sortie. Une avisée présence m'aurait tancée, interdit de prendre la porte avant d'avoir enfilé un bonnet, de m'être correctement séché les cheveux, mais personne n'a plus ce rôle aujourd'hui, je crois que Jade en faisait partie, autrefois. C'est humide et un peu tremblante que l'on s'est élancée dans la rue, sur les traces de la jeune femme, abandonnant collègue et chef aux au-revoir des autres. Les choses importaient si peu. Et elle est venue, a répondu à l'invitation. S'être interdit de parier sur sa présence, son absence les jours précédents celui-ci, de peur de trop croire, de trop penser. L'on pense suffisamment. Il y a le crabe. Et qu'est-ce qu'on peut bien lui dire ? Jade, je me suis évanouie pendant trop longtemps, je n'ai jamais laissé de nouvelles, je deviens auror, une femme et un cancer me sont tombés dessus et je ne sais qu'en faire, je suis tout autant perdue, je ne sais même pas vraiment ce que je fais ici. Et je t'aime toujours autant. Jade ma vie s'est renversée et je ne t'ai jamais permise d'y assister. Jade, je comprends que tu ne veuilles pas essayer. Avec moins de clémence, se mordre encore les lèvres, rattrapant de justesse les premières larmes qui menaçaient de rouler.

De l'autre côté de la rue silencieuse, la jeune femme sur un banc, qui relève bientôt la tête. Elle a été assez adroite pour choisir un creux, un lieu que l'on ne voit pas tout de suite en sortant de la maison. Une intimité dans le froid le gris du ciel, les gris de nos têtes, la mienne assurément, la sienne peut être aussi. Renifler, sans pouvoir décider s'il s'agit du froid ou des sanglots qui pointent. Il ne faut pleurer puisque tout est de ma main de ma faute, et si l'on regrette ce sera sans acculer Jade de larmes. Alors se mordre une dernière fois les joues et fermer longuement les yeux dans les derniers pas qui me séparent du banc, et s'asseoir à côté d'elle sans tout à fait me tourner vers son visage, sans oser la regarder. Pendant quelques instants, observer la neige qui lentement tombe sur le village, le gris.

Briser le gris
Oh, Jade...
Absolument perdue, ne savoir si l'on veut la serrer contre soi, lui ordonner de crier, soudain disparaître ou parler parler parler pour ne plus jamais avoir à souffrir d'un silence avec elle, parler pour qu'elle ne puisse partir ensuite, peut être un peu de chaque, et rien ne vient rien ne sait se faire un chemin jusqu'au bord des lèvres ; savoir que si un mot de plus franchit ces portes, l'on pleurera.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jade Wilder, le  Jeu 10 Jan 2019 - 16:23

Silence, presque rassurant. Jade n'avait pourtant jamais aimé les silences, ils étaient toujours bien trop traumatisants. Une apparente difficulté à communiquer avec l'autre, plus ou moins voulue là n'était pas l'importance. Le réflexe d'éviter les mots avait été pris très tôt, discussions dangers qu'il fallait à tout prix utiliser en tout dernier recours. Pas pour rien qu'elle avait toujours été plus à l'aise avec les manuscrits, la lecture comme l'écriture semblaient plus aisés qu'une vie plus réelle, plus brute, plus dure. Dire qu'à cet instant, c'était tout l'inverse. Le silence régnait, pesant comme le plus difficile des poids sur son estomac. L'adolescente ne pouvait se décider quant à la nature de ce silence, était-il voulu ou non ? On aurait pu le croire, après tout c'était elle qui fixait Shela sans ciller, sans bouger, sans rien dire. Ça ne pouvait être que par choix ou... non. Pas du tout, à vrai dire. Des milliers de pensées se bousculaient dans son esprit, ne voulaient, ne pouvaient s'ordonner dans le bon sens. Y avait-il seulement une bonne façon de commencer ? La réponse était négative jusqu'alors. Mais vous la connaissez, elle était têtue la blondinette. Cherchant, vainement, la meilleure des solutions pour débuter. Comme si d'un claquement de doigt miracle, tout pouvait s'arranger. Qu'elles se tomberaient mutuellement dans les bois en se racontant ces dernières années en riant, cliché série qu'on aimerait mais ne peut reproduire. Déception. A force de vivre, de lutter contre le courant, elle avait malheureusement apprit que rien ne pouvait être totalement prévu malgré tous les efforts possibles. Et pourtant, elle s'évertuait à faire son maximum dans ce sens. Parce-que prévoir les choses, ne pas plonger dans l'inconnu, c'était prendre moins de risques. Les éviter. Sauf que ça ne fonctionne jamais.

- Oh, Jade...

C'est elle qui brise le silence, celle qui l'avait trop longtemps gardé. Difficile d'ignorer ce qu'on perçoit dans la voix, quelque chose qui ne devrait pas être là si sentiments il n'y avait pas. Mais lesquels ? Simple regret, ce n'était pas suffisant. Ça ne l'était plus. Jade savait pourtant parfaitement que Shela n'était pas partie par plaisir, qu'elle n'avait pas eu le choix. Mais le manque de nouvelles et ce retour caché teinté de mensonges et de non-dits avait nuancé le tout jusqu'à le rendre bien sombre. Voile, seulement, l'adolescente savait parfaitement que sa rancoeur était toujours bien trop influencée par son affection. Il suffisait de voir ce qu'il s'était passé avec Lizzie. Qu'elle était idiote mes aïeux, il n'y avait pas d'autre mot.

A moins que les choses aient changé, qu'elle en ait trop bavé pour réagir comme elle le faisait auparavant. Car pour l'heure, c'était une véritable colère qui rugissait tout près de son coeur, qui était encore enfermée, en cage, attendant son heure. Mais les barreaux n'étaient pas solides, ils ne l'étaient plus depuis longtemps. Elle prenait forme depuis trop longtemps, loin d'être née seulement par les faits de la verte, certes, mais prête à surgir au bon moment. Et laisser derrière la gentille adolescente que tout le monde connait pour n'en laisser que les ruines, tout ce qu'elle avait toujours caché. Un jour cela arriverait, c'était certain. Pour l'heure, il allait falloir encore contenir la bête. Pas Shela. Elle ne le méritait pas, malgré tout ce qu'elle avait - ou pas - fait. Mais le silence à nouveau s'imposait, beaucoup trop naturel à son goût. Étrange même de sa part. Mais peut-être pas quand on voit à quel bordel on a affaire dans sa tête. Elle avait beau chercher, rien n'allait, toute possibilité pouvait mener à un dangereux dénouement. Et si voir la colère se déchainer en faisait partie, il y avait pire encore. En top liste ? La perdre, à nouveau. Alors, lentement, l'Italienne détourna le regard, pour retourner à ce point invisible loin devant elle. C'était plus simple ainsi. Surtout que si elle l'avait regardée en parlant, elle n'aurait pu finir sans voir sa voix se briser.

- Les gens partent toujours, autour de moi. Ils meurent. Ou disparaissent. Ou se mettent à me détester, du jour au lendemain. J'ai l'habitude. Mais toi...

Serrer le poing, perdue, sa voix n'avait pas faillit mais elle ne savait comment poursuivre cette phrase. Dire qu'elle n'avait pas imaginé que Shela puisse partir serait mentir, l'adolescente l'avait toujours craint justement par habitude. Il y avait de toute façon bien plus important à dire.

- J'ai cru que tu étais partie aussi. Pour de bon.

Tout simplement. Mais à la fois si difficile également. Étonnamment, elle ne pleurait même pas alors qu'elle en avait envie. Qu'elle voulait prendre Shela dans ses bras et profiter de ce retour qu'elle avait tout simplement ignoré jusqu'alors. Il y avait autre chose qui retenait tout ça, qui le reportait à plus tard parce-qu'elle ne pouvait pas pardonner encore, se montrer comme la bonne poire qu'elle avait toujours été. Non, plus maintenant. Inspirant lentement, l'Italienne se leva, pas pour partir non, mais pour retirer ce manteau qui l'encombrait trop. Mensonge, qu'elle sortirait sans une once d'hésitation. Puisque le véritable but était de rejoindre les épaules de l'auror - étrange à penser - parce-qu'ignorer ses tremblements n'était pas dans son champs des possibles. Pourtant, son regard ne parvenait pas à être compatissant. Au contraire, il était ferme, sans doute trop mais peu importe.

- Explique moi. J'ai besoin de réponses.

Et elle les auraient, qu'importe comment elle les auraient, plus question de subir encore ce genre de douleur, de supporter sans rien dire et d'attendre la suite. Première demande de récit, mais bien des questions, plus ou moins en rapport avec celle-ci. Jade avait parfaitement conscience que ça pourrait lui coûter cher. Mais qu'avait-elle à perdre de plus, elle qui était persuadée depuis des mois, déjà, d'avoir perdue l'une de ses seules véritables amies.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Shela Diggle, le  Sam 12 Jan 2019 - 15:13

Serrer les lèvres, prise d'une fiévreuse émotion, incapable d'aller plus loin. Il y a tellement à dire, cela est certain, l'on n'a d'ailleurs jamais voulu taire cette histoire. On pourrait le croire, pour n'avoir jamais cessé le silence, la couardise l'emportant, certaine cependant qu'elle ne pardonnerait pas et m'enfonçant plus encore dans une absence. Par peur, ne pas avoir pu reprendre contact, par culpabilité aussi, un essaim sauvagement féroce. Avoir placé devant soi les plus hautes barricades, les plus infranchissables. Et avoir alors oublié, peut être, que l'on en fût la bâtisseuse. Que l'on avait tous les plans pour construire et déconstruire. Mais s'être enfermée dans des croyances - pas tout à fait fausses mais résolvables - trop longtemps pour désormais en faire assez ; ainsi plus je laissais le temps s'engouffrer entre elle et moi, moins il y avait de chance de la rattraper, moins il y avait d'excuses, de logiques explications. Moins il était concevable de revenir vers elle. S'être coupée du monde en oubliant que l'on allait y revenir un jour. A cette pensée une autre resurgit, inopportune : en partant avoir désiré tout cesser pour ne devoir de comptes à personne
disparaître sans un second au revoir, malade de peur

Jade est d'abord silencieuse, pesant peut être la véracité d'un sentiment de ma part, ou cherchant ses propres mots, ou se laissant un temps avant de me demander de ne plus au grand jamais chercher à la revoir, mes mains tremblent et il ne s'agit plus du froid. Tout paraît alors infini et trop court, car ses lettres seront une sentence, un sceau sur ce que l'on a été, est et deviendra, et prier pour qu'elle ne se refuse pas entièrement, se sachant alors plus égoïste que jamais.

Ses premiers mots ne sonnent ni comme un arrêt ni comme une suite. Plisser le front, plus rongée par la culpabilité encore. Car si mon acte fût déjà une trahison certaine, une brutalité monstrueuse, mais Jade est un quelqu'un de particulier, et une grande affectionnée, certainement la personne la plus chère qui m'ait été donnée de côtoyer. En partant, en quittant le monde sans plus y laisser de trace, en rejoignant le silence, l'introuvable, avoir rejeté cette personne qui est tant pour moi, sans assez de regret pour lui envoyer des mots, une piste, un simple signe de vie. L'avoir condamnée à souffrir comme l'on n'y avait pensé, à me détester probablement, à me croire morte peut être, une incertitude affreuse. Tous les autres pouvaient bien disparaître, la trahir : mais moi non. Ce n'était pas possible, pas justifiable, absolument pas pardonnable. C'était odieux, criminel. A ses yeux comme aux miens j'étais celle qui ne pouvait pas, qui n'avait pas pu, et qui pourtant l'avait fait et c'était là la pire responsabilité que l'on aurait pu me jeter au visage. Chercher à croiser son regard, à lui montrer que je ne me déroberai pas.

Elle confirma qu'elle m'avait pensée morte, et ouvrir la bouche dans une tentative d'en sortir quelque chose d'intelligible, quelque chose de correct - rien ne le serait assez -, quelque chose qui, sans rien retirer de la douleur, de la colère, permettrait une suite à laquelle l'on tient si fort, mais elle se lève et un bourdonnement sourd envahit la tête, elle part, elle ne veut plus rien, c'est terminé
C'est terminé. Et l'on n'y fera rien. Parce que ne plus vouloir jamais influencer ses souhaits, ses besoins. Et ne savoir qui du départ ou de l'impossibilité de la rattraper est le plus douloureusement déchirant.

Mais son mouvement en avant ne va pas plus loin, soudain elle se retourne, se défait de son manteau. Lorsque l'on saisit qu'elle n'est pas en train de partir, de défaire tous nos liens, qu'au lieu de cela elle se préoccupe, encore, de moi, protester, repoussant doucement ses mains, incapable de saisir une telle sagesse, un tel don de soi alors qu'elle est aussi pitoyable que moi, plus méritante, plus prostrée de tristesse. Incapable d'accepter alors qu'il me faut me faire pardonner. Le tissu rejoint mes épaules secouées et rejoindre à nouveau son regard qui est fermé, dur. L'on ne mérite rien d'autre, et jamais l'on aurait osé imaginer autre chose dans ses gestes. Baisser les yeux finalement, ne sachant lui faire face, coupable, enterrée.

Son ordre, je le sais, est une dernière chance. Une main tendue. Une offre, une énième offre, et souffler de reconnaissance, une moitié de sanglot dans la gorge : c'est un soulagement immense, incommensurable. Il faudra, absolument, trouver un jour comment l'en remercier. Oui pour entamer le récit, pour signifier l'accord des termes implicites. Pour réfléchir, aussi, à comment commencer.

Ça a été éprouvant. Physiquement, surtout, mon corps était en sucre. La hiérarchie est forte, ça enferme, tout est très carré. Rien de surprenant, hein, l'armée. Je ne crois pas que ça ait été mauvais. Hésitation. Je ne sais pas si ça m'a été positif. Je ne sais pas si j'en ressors pire, ou un peu mieux, je sais juste que je ne reconnais plus mon corps, regarde ça. On apprend à être endurant, à tirer, à obéir, ça empêche d'être dans les nuages, ma mère avait raison sur ce point. Tout est devenu plus droit, plus ordonné. J'ai quitté le monde entier, sous-entendu, pas toi seulement, je n'ai pas d'excuse. J'avais peur de ne plus vouloir revenir. J'avais peur de moi-même je crois. Je ne sais toujours pas si ça a été une bonne chose, mais j'en veux à ma mère. Je ne suis jamais encore retournée chez elle, j'avais tout perdu en partant de l'armée. J'avais peur de décevoir, peur du silence que j'avais laissé trop grand alors j'ai continué, à te perdre, à ne pas pouvoir remonter. La voix déjà mille fois s'est cassée en deux, en trois, en cent, mais l'on continue encore et encore, nerveuse à l'idée de lui céder la parole, d'entendre de terribles mots. Ou pire : rien du tout. Peut être que j'avais besoin d'abandonner le monde, pour saisir. Comprendre. En un sens, devoir cesser de trop penser a fait du bien. Je ne m'explique pas tout. J'avais un toit, à manger, des actions à répéter, c'était, je crois, confortable.
Voilà, c'est la partie première. Je ne l'avais jamais encore racontée.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Jade Wilder, le  Dim 13 Jan 2019 - 16:45

Oui. Une simple affirmation, qui montrait qu'elle n'avait tout brisé. Malgré toutes ses certitudes, ou ses incertitudes selon le point de vue, Jade ne voulait pas perdre Shela. Le simple fait de savoir qu'elle était de retour avait chamboulé absolument tout, comme si c'était un point important de sa vie. Ça l'était. Et s'en passer pendant tant de temps avait un goût d'amertume qu'elle n'aurait su supporter. Comment expliquer, justifier tout ça, quand on s'interdit autant les sentiments quels qu'ils soient. Ça ne lui semblait pas normal, tout comme le fait de poser ces questions d'ailleurs. Ce n'est pas parce-qu'elle en avait besoin que c'était juste. Shela avait droit, elle aussi, à sa vie propre, qui était-elle pour la juger ? Pour le coup, le coeur gouvernait face à l'esprit et c'était une façon de voir jusqu'où pouvait aller cette confiance. Si elle était réelle, justifiable. Car confier un pan entier de sa vie n'était pas chose facile, l'Italienne le vivait au quotidien. Et pourtant ce jour là, pas le choix, outrepasser ses principes d'égalité et de préservation de l'autre, pour penser, enfin, à se préserver soi-même et préserver une amitié à laquelle elle tenait.

Ce récit, elle l'attendait. Comme si ça allait répondre à toutes ses questions et apaiser le feu qui brûlait, consumer toute raison quelle qu'elle soit. Pas sûr que cela suffise, mais d'un côté il fallait bien commencer quelque part. Son regard ne cessait de fixer Shela, d'observer son visage, ses expressions, elle écoutait ses sanglots, y trouvait la vérité des mots. Ne vous y trompez pas, elle avait toujours eu confiance en elle. Même désormais, après tout ça. Sauf qu'elle avait besoin de certitudes, de bases sur lesquelles se reposer vraiment.

- Ça a été éprouvant. Physiquement, surtout, mon corps était en sucre. La hiérarchie est forte, ça enferme, tout est très carré. Rien de surprenant, hein, l'armée. Je ne crois pas que ça ait été mauvais. Je ne sais pas si ça m'a été positif. Je ne sais pas si j'en ressors pire, ou un peu mieux, je sais juste que je ne reconnais plus mon corps, regarde ça. On apprend à être endurant, à tirer, à obéir, ça empêche d'être dans les nuages, ma mère avait raison sur ce point. Tout est devenu plus droit, plus ordonné. J'ai quitté le monde entier, je n'ai pas d'excuse. J'avais peur de ne plus vouloir revenir. J'avais peur de moi-même je crois. Je ne sais toujours pas si ça a été une bonne chose, mais j'en veux à ma mère. Je ne suis jamais encore retournée chez elle, j'avais tout perdu en partant de l'armée. J'avais peur de décevoir, peur du silence que j'avais laissé trop grand alors j'ai continué, à te perdre, à ne pas pouvoir remonter. Peut être que j'avais besoin d'abandonner le monde, pour saisir. Comprendre. En un sens, devoir cesser de trop penser a fait du bien. Je ne m'explique pas tout. J'avais un toit, à manger, des actions à répéter, c'était, je crois, confortable. Voilà, c'est la partie première. Je ne l'avais jamais encore racontée.

Au fur et à mesure des mots, différents trémolos dans la voix, des différences de ton, honnêteté. Elle voulait vraiment réparer les choses. Cela se voyait, s'entendait. Sans doute n'aurait-elle jamais dit certaines choses si elle ne souhaitait pas répondre à la demande de l'Italienne. Cette dernière ne cessait de changer d'expression, combat interne à la recherche d'une émotion à laquelle se fixer et s'accrocher. Impossible. Certains mots la peinaient, lui faisaient comprendre partiellement ce qu'avait pu vivre, ressentir, celle à qui on avait imposé une vie non désirée.

Ça, c'était la partie raisonnable. Compréhensive. Elle était là au moins, pas totalement inexistante. Mais elle cohabitait avec la colère, montrée par des expressions que l'adolescente avait pour habitude de cacher. Froncements de sourcil, mâchoire serrée. Certains mots, certaines phrases, attisaient la rage. D'autres l'apaisaient, ainsi elle était perdue dans un méli-mélo de sentiments inexplicables réellement. Car alors, ce n'était pas son cerveau qui décidait, juste son coeur. Et ce dernier enrageait, s'énervait sur des petits détails, des incompréhensions qu'on aurait pu comprendre à la place de. Mais elle était de l'autre côté, rivage de l'esseulée à laquelle personne ne pense.

- J'avais si peu d'importance pour toi ? Ça aurait perturbé tes plans à ce point que de m'écrire "Je vais bien" sur un papier ?

Colère, exprimée sans ménagement. Sans doute trop fort, elle en avait conscience sans pouvoir retenir quoi que ce soit. Sinon, elle l'aurait fait, car si on lui avait dit ça, elle se serait sans doute effondrée elle-même. Penser encore et toujours, au bien-être de l'autre, à ce qu'il pouvait ressentir. Mais pour une fois, primaient ses propres sentiments entremêlés.

Elle en avait parfaitement conscience, à cet instant, Shela était un exutoire de tout ce qui n'allait pas. Toutes ces frustrations, ces colères, elles se manifestaient envers la serpentard. Ce n'était pas juste c'est vrai, mais il fallait bien que cela sorte à un moment et avouons que beaucoup de cette colère, ou du moins de ce sentiment d'abandon, était dû à l'absence qu'elle avait causé. Ce trou dans le coeur qu'on n'avait pu réparer. Qui n'avait pas de colle pour tenir les quelques convictions qui restaient. D'où cette discussion, elle était importante, voire vitale. En tout cas pour leur amitié, elle l'était. Inconsciemment, ses poings s'étaient serrés et elle ne quittait pas des yeux la cible de sa colère. Elle aurait pu faire pire, s'énerver plus encore s'il s'agissait de quelqu'un d'autre. Mais c'était Shela et même avec toute la colère du monde, Jade était tout simplement incapable de laisser éclater toute la colère qui avait pris place dans son coeur. Pas elle. Alors, se faire force pour éviter d'en dire trop, surtout des mots qu'elle ne pensait pas. On la connaissait toujours comme la douce Jade, celle qui ne ferait pas de mal à une mouche, l'adolescente un peu conne qu'on peut manipuler à sa guise. Et pourtant, elle n'était pas que cela. Surtout, elle savait que Shela ne l'avait jamais vue juste comme ça. Alors, soupir profond, paupières fermées, pour calmer les battements de son coeur affolé. Et enfin, se rasseoir aux côtés de l'auror, car rester face à face ressemblait trop à une confrontation. Incapable pourtant, de la regarder en face. Pas maintenant, sinon l'une ou l'autre - voire les deux - craquerait.

- Ce que tu cherchais, tu l'as trouvé ?

Elle avait dit chercher à comprendre et saisir. Mais quoi, quelle question existentielle pouvait bien mériter tant de réflexion, d'isolation face au reste du monde ? Ce n'était pas juste. Pas alors qu'elle, à bon nombre de reprises, elle avait voulu être hors du temps, hors du monde et de ses jugements, sans en avoir la possibilité. Quand toutes les responsabilités la rattrapaient et qu'elle pensait avant tout à la peine qu'elle laisserait. Se projeter beaucoup trop sur son propre vécu, le comparer à celui de Shela, ce n'était pas juste et c'était mauvais. Elles n'avaient pas et n'avaient eu la même façon de réagir aux coups de la vie. Et si Jade se savait blessée mentalement plus que physiquement, elle avait vu que Shela avait subit les deux. Elle aurait pu retenir ses mots en sachant tout ça, en ayant un privilège que peu connaissent ou comprennent, celui de savoir. D'avoir vu. Mais ce n'était pas aussi simple. Pas cette fois. Si elle avait simplement pris Shela dans ses bras en lui disant à quel point elle lui avait manqué - même si c'était vrai - n'aurait pas été normal. Elle se serait juste menti à elle-même. Mieux valait connaitre la vérité, qu'elle fasse mal ou non.

- Et après ? Après l'armée.

Cette fois, la préfète tourna les yeux vers son amie. Qui sait pourquoi, elle ne se justifiait pas tout. Mais étant donné le nombre de données inconnues à sa connaissance, elle reprenait un peu de proximité. Et ça n'était pas de refus, même s'il ne s'agissait alors que d'un regard. Savoir était important pour elle, ça l'avait toujours été. Ça évitait les mauvaises surprises et visiblement, les silences aussi. Savoir comment elle était devenue auror, ce qui l'avait poussée à agir ainsi. Mais surtout...

- Tu ne manquais de rien ?

Parce-que quoi qu'elle en dise, quoi qu'elle fasse, c'était bien là le plus important et ce qui la préoccupait le plus.
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Re: Sur les bancs de Pré-au-Lard
Shela Diggle, le  Sam 19 Jan 2019 - 14:32

Toujours fermé, le visage de la jeune femme n'augurait rien de bien positif. Après tout je l'avais cherché, traînant derrière moi un peu glorieux tableau, de monstrueuses casseroles. Ne s'attendre à rien, presque rien, presque est déjà de trop, presque permet la déception. Et savoir très fort que ce ne sera pas simple de la reconquérir, de lui prouver un meilleur soi, qu'elle accepte à nouveau le titre d'amie. L'on a été trop loin, trop violente. L'on avait érigé un mur trop haut. Et bien que l'on s'attende à une sentence, les mots déchirent, enfoncent un sceau profond dans la poitrine, parce que l'on sait pertinemment que c'est exactement ce que l'on lui a fait subir : un aussi glacial coup au visage au cœur. Elle avait raison. Que cela aurait-il coûté ? un obligatoire retour, sans doute
Combien était-ce lâche que de n'avoir su dire adieu

L'on n'ose répondre, étreinte de honte, intimidée par cette colère qu'on ne lui avait jamais vue. Incapable de s'excuser car alors cela devrait durer un peu plus de deux années. Incapable de garder les yeux sur elle plus que quelques instants à la fois, détestable. L'on aurait voulu pouvoir lui assurer que bien sûr que si, elle avait de l'importance, cette importance si primordiale, si immense et dont on ne lui avait jamais avoué la démesure, l'on aurait voulu le lui déclarer, Jade tu n'imagines pas ce genre d'amie que tu es, cette amie qui dépasse tous les autres, qui est seule dans sa catégorie, qui a tout vu tout su, qui a presque toujours été celle pour laquelle on a chassé la couardise pour se donner. Jade, par pitié, oublie tout ce que tu as pu penser, tu n'aurais jamais dû être celle que j'ai abandonné. Sans regretter tout le reste, je regrette ce geste là, Jade. Mais l'on reste silencieuse, encore sous le joug de son irradiante fureur, attendant une possible suite, d'autres mots violence, un autre morceau de l'explosion. Souhaiter soudain qu'elle crie, frappe, laisse s'exprimer toute cette douleur qui autrement restera toujours dans ses mots à mon égard. Par amour pour elle autant que vain égoïsme, souhaiter que tout me soit jeté dessus immédiatement pour ne pas avoir à subir en plusieurs coups les traces d'un malheur.

Elle interroge. Parce qu'elle ne sait encore que peu de choses, parce qu'elle a besoin autant que moi de voir tout déballé, enfin, de réunir tous les morceaux, de s'expliquer un quelque chose qui ne l'est pas forcément. Se crisper en comprenant que ma réponse ne lui plaira pas, qu'elle ne sera pas satisfaisante, qu'elle n'excusera pas même une fine partie de l'histoire. Elle s'est rassise, et rester encore silencieuse, démunie. L'on pourrait embellir un peu. Emballer la réponse de jolis rubans, histoire de distraire, de ne pas enfoncer tous les clous sur sa peau.
Deux autres questions se bousculent, prennent une place plus agréable. A celles-ci il est possible de répondre sans tout à fait décevoir, sans trop davantage déplaire, alimenter la colère. Soupirer longuement, peu prête à entamer la suite, peu prête à recevoir encore bien des reproches - reconnaître qu'on les mérite est plus douloureux que ce que l'on avait imaginé. La honte empêche de répondre à ses premières décharges, penser à moitié qu'il s'agissait de questions rhétoriques. Je ne sais pas. Je ne suis pas sûre. Je veux dire... je souhaitais me trouver moi-même, je crois. Me voilà auror, est-ce vraiment une réponse ? C'est quelque chose, au moins. Enjoliver. L'on a trouvé un boulot, des règles à suivre. Est-ce ce que l'on devait trouver ? C'est très incertain. Mais d'après ce récit, l'expérience n'a pas été inutile, et je crois qu'elle préfère cette réponse là à l'autre. Secouer la tête, contente de trouver ne serait-ce qu'une infime légèreté dans nos discours. Non, je n'ai manqué de rien. Ils doivent bien nourrir et faire dormir leurs soldats pour qu'ils puissent être opérationnels. J'ai manqué de gens. D'humains. Là-bas n'avoir été proche de personne. Mais lui dire aurait souligné ce paradoxe : après tout j'étais celle qui m'étais refusée à eux tous, à eux, à elle. Si tu parlais d'après l'armée, j'ai eu peur de manquer, mais je me suis toujours débrouillée.

Expirer lentement, observant le nuage de givre grandir devant moi, puis s'estomper. Il allait falloir parler du reste. Mais quel reste ? Il y avait tant à dire. Que fallait-il réserver à plus tard ? Le pire, l'inexplicable. Le reste, il fallait le lui raconter, tout jeter sur la table, pour qu'un jour peut être tout puisse être mis à plat. A moins qu'elle ne souhaite tout savoir pour mieux faire son deuil de ma personne. Serrer les dents ; il allait falloir passer par l'aveu pour connaître ses desseins. Peut être qu'elle même n'en était encore sûre. Etre si proche de la perdre et devoir cependant s'enfoncer encore encore, voilà un terrible sort. Je suis retournée à Londres d'abord, le Londres sorcier. J'ai trouvé quelques façons d'avoir assez en poche pour manger et avoir un toit, pas beaucoup, assez. Keira m'a accueillit un moment, le temps que je puisse me stabiliser. N'oser lui jeter un regard, de peur de la trouver plus noire de chagrin encore. Parce qu'elle verra probablement cela comme l'avoir préférée à elle. J'ai pu devenir auror parce que, tu vois, l'armée, tout ça. Les mêmes compétences sont requises. J'avais d'assez bons Aspics. Je suis partie de chez elle parce que je n'avais jamais voulu être un poids, et que je me sentais coupable de l'avoir laissée, elle aussi, comme toi, et tous les autres, et que vous êtes les personnes auprès desquelles c'est le plus difficile à endurer. Je vis surtout au travail, et dans un logement du bureau des aurors. Il y a tout le temps beaucoup à faire, serait-ce une tentative de s'expliquer, de s'échapper, je ne saurais le dire. Et puis, brusquement : Bien sûr que tu as de l'importance, bien sûr que ce que j'ai fait est impardonnable, bien sûr que j'aurais pu donner des nouvelles, j'aurais pu beaucoup de choses, et j'en suis désolée.

Souffler
Le gris du monde tout autour s'est épaissit. Il neige.
C'est un court résumé. J'ignore si tu as besoin de plus, ou si c'est déjà trop.
Jade Wilder
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Poufsouffle
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Jade Wilder, le  Sam 23 Fév 2019 - 18:04

Jade ne posait jamais de questions. Pas aux gens. Elle qui aimait tant savoir, tant comprendre, ne pouvait supporter l'idée qu'on la trouve indiscrète. Qui sait pourquoi, même elle n'avait pas la réponse. Peut-être que le fait qu'on lui ait posé autant de questions sur la perte de son foyer l'avait braquée. C'était fort possible, mais tout ne pouvait pas venir de là n'est-ce pas ?

Une peur, toujours présente, celle d'aller trop loin et qu'on lui en veuille. Qu'elle soit considérée comme curieuse, trop curieuse. Que les gens qui comptaient n'apprécient pas et s'en aillent. Les gens s'en vont toujours, quoi qu'elle fasse, mais les y pousser serait plus terrible encore. Problème, apparemment elle les y poussaient même sans le vouloir, comme si c'était naturel pour elle que d'avancer seule, sans avoir personne à ses côtés pour avancer dans cette vie. Elle avait connu des amitiés qui lui semblaient sincères, elles avaient toutes volé en éclat pour des raisons qui lui semblaient débiles, mais légitimes aux yeux des autres. Quant à l'amour... elle n'avait que l'exemple de ses parents pour y croire réellement. Comment penser qu'elle avait le droit à ce genre de bonheur quand on lui avait toujours prouvé le contraire ? Quand à chaque instant, elle était responsable selon les autres. Toujours les autres, ceux qui hantaient son esprit, ses souvenirs, mais aussi son futur. On lui avait déjà dit de ne pas prendre en compte ce que pensaient les autres mais elle en était incapable. Désespérant.

Bien sûr qu'elle avait peur de perdre Shela à cet instant. Shela avait été... la personne la plus importante d'un bout de vie. Sans doute l'était-elle encore, Jade ne pouvait se prononcer dans un moment de colère et d'incertitude pareil. Mais quelque chose était net dans son esprit: elle ne pouvait être aussi perturbée face à ce qu'il s'était passé si elle ne tenait pas à Shela. Et ça lui faisait peur. Elle était partie, d'abord sans avoir le choix, puis un long moment où elle aurait pu l'avoir. Les justifications apportées... ne lui plaisaient pas. Ne lui suffisaient pas. Dans un moment plus sage, elle aurait compris. Elle aurait réfléchis et se serait fait une raison, pourquoi pas là ? Pourquoi est-ce que c'était si difficile, qu'elle ressentait autant de sentiments aussi violents et surtout, pourquoi était-elle incapable de contrôler ça ? Ce n'était pas habituel, elle n'aimait pas ça. Rien ne lui plaisait dans tout ça. Pourtant plus ou moins consciemment, elle était soulagée d'avoir des réponses. Aussi peu satisfaisantes, aussi difficiles à entendre pouvaient-elles être, elles apaisaient, un peu. Et alors que la colère et la peine avaient une place toujours beaucoup trop importante, il y avait autre chose qui poussait les sentiments, essayait de se faire sa place. Peut-être que ça avait toujours été présent, difficile à dire. C'était là. Shela lui avait manqué. Elle était heureuse de la revoir. Elle aurait tellement voulu comprendre, voulu voir ce qui avait composé la vie de son amie pour que cette dernière ne songe pas à la recontacter. Elle aurait voulu beaucoup de choses qui ne se réalisaient pas, pas encore en tout cas. La seule solution à tout ça, c'était poser des questions et écouter, pour chercher des réponses qui allaient au delà du récit. Au delà de la vraie histoire, pour en chercher le sens caché. Les origines et la finalité ne pouvaient être construits qu'autour des chapitres. Alors, comme dernier espoir de salut, elle écoutait, les yeux perdus dans le vide.

- Je ne sais pas. Je ne suis pas sûre. Je veux dire... je souhaitais me trouver moi-même, je crois. Me voilà auror, est-ce vraiment une réponse ? C'est quelque chose, au moins.

Mitigé. Avis, comme réaction à avoir. Que ça soit l'un ou l'autre, était-elle seulement légitime pour les avoir ou les exprimer après tout... Alors les mots restent dans la gorge et on essaye de comprendre, d'imaginer comment Shela avait pu en arriver là. Elle qui semblait peu portée vers les hauts faits ministériels, ou bien des choses avaient échappé à la préfète qu'elle était, peut-être. Beaucoup de choses lui échappaient après tout. Ce n'était pas, pour l'heure, ce qui l'intéressait le plus.

- Non, je n'ai manqué de rien. Ils doivent bien nourrir et faire dormir leurs soldats pour qu'ils puissent être opérationnels. Si tu parlais d'après l'armée, j'ai eu peur de manquer, mais je me suis toujours débrouillée.

Regard noir au mot "soldat" qui lui semblait tellement péjoratif. Pourtant ça n'avait été que sa réalité pendant un temps. Mais ça instrumentalisait l'être qu'elle était et ça ne plaisait pas à l'amie qu'elle avait. Drôle de puzzle à reconstituer comme on peut. Soulagement supplémentaire, même si Jade n'était pas certaine de l'honnêteté de son interlocutrice. Sans doute qu'à sa place, elle aurait menti foncièrement pour ne pas aggraver les choses, l'ambiance de la discussion qui paraissait si lourde déjà. La préfète n'avait pas envie de douter, ça restait seulement une possibilité et elle préférait largement l'idée que le "soldat" n'avait en effet manqué de rien, à aucun moment. Elle se serait sentie tellement coupable dans le cas contraire. Coupable de ne pas avoir plus insisté, quelle que soit la résistance. D'avoir continué à vivre, et pourtant elle avait toujours fait ça, toujours été obligée de faire comme ça. Pas la bonne manière de faire, mais la meilleure pour tenir le coup. Est-ce que Shela avait agit comme ça aussi ? Ignoré son passé pour tenir le présent ? Peut-être... Silence. Des deux côtés. L'adolescente qui aimait si peu le silence se complaisait alors dans cette occasion pour laisser l'esprit respirer, comprendre les explications sans y voir du mal, des mensonges ou une habile façon d'esquiver. Experte des trois scénarios, elle savait si bien les reconnaitre qu'elle se les imaginait, souvent, trop souvent. Pas cette fois. Dire qu'elle voulait prononcer quelque chose aurait été mensonge. Pas maintenant, même si ça devait être stressant pour Shela. Léger égoïsme peut-être. Soupir.

- Je suis retournée à Londres d'abord, le Londres sorcier. J'ai trouvé quelques façons d'avoir assez en poche pour manger et avoir un toit, pas beaucoup, assez. Keira m'a accueillit un moment, le temps que je puisse me stabiliser.

Voilà que surgissaient les détails. Les vrais détails, qu'elle avait envie de connaitre sans les avoir vraiment demandés. Il est toujours facile de répondre à une requête sans dire tout ce qu'il y a à dire, à l'instant comprendre que Shela tentait vraiment de recoudre les morceaux. Ou de les recoller, au choix. Parce-que donner des détails appartient au bon vouloir de chacun, et même avec ses questions, elle n'en avait pas demandé. Le coeur soudain, cesse de serrer, ou en tout cas un peu moins. Néanmoins les mots ne font pas que du bien. Ils sont tranchants aussi. Il était logique qu'elle soit allée vers Keira en premier lieu mais ses travers ressurgissaient sans qu'elle ne puisse vraiment y faire grand chose. Elle aurait voulu être cette personne à qui Shela aurait demandé de l'aide. Même sans avoir la possibilité réelle de l'aider correctement, juste, être importante pour elle. Et pouvoir lui apporter un peu d'aide. Jalousie, qu'il fallait contenir. Trop mal placée. D'ailleurs elle enchaine, comme si elle avait prévu cette réaction. Impossible n'est-ce pas ? Penser que Shela ne la connaissait pas assez lui paraissait saugrenu.

- J'ai pu devenir auror parce que, tu vois, l'armée, tout ça. Les mêmes compétences sont requises. J'avais d'assez bons Aspics. Je suis partie de chez elle parce que je n'avais jamais voulu être un poids, et que je me sentais coupable.

Regarder celle qui avouait, celle qui visiblement s'en voulait. Il était un peu tard pour ça, alors pourquoi la blondinette se sentait aussi... Rhaaa, elle ne savait même pas quel mot il fallait mettre là-dessus. Frustration. Les mots devenaient trop nombreux, le silence ne parvenait pas à combler quoi que ce soit. Pas ce besoin d'exprimer ce qui ne lui semblait pas logique, ce qui la mettait en colère ou encore ce qui la touchait, l'attristait. Le silence n'avait jamais été son ami, moins encore aujourd'hui.

- Je vis surtout au travail, et dans un logement du bureau des aurors. Il y a tout le temps beaucoup à faire.

Lever les yeux au ciel, des excuses dont elle n'avait pas besoin. Pas avec l'Italienne, non. Elle aurait dû le savoir. Et alors que les mots allaient revenir, siffler de nouveau l'amertume juste à cause d'une dernière phrase, autre chose prit plus d'ampleur.

- Bien sûr que tu as de l'importance, bien sûr que ce que j'ai fait est impardonnable, bien sûr que j'aurais pu donner des nouvelles, j'aurais pu beaucoup de choses, et j'en suis désolée.

Cette fois, les pupilles de Jade ne quittaient pas le visage de Shela, qu'il soit fuyant ou fixe. Ces mots étaient-ils aussi brutaux qu'elle en avait le sentiment ? Sans doute que non, pourtant l'Italienne avait la douloureuse impression de s'être pris une énorme claque. Il ne s'agissait là que de vérités, de choses dont elles parlaient depuis le début de cette conversation, pourtant elles ne pouvaient être plus percutantes. Soudain, détourner les yeux, car ils s'étaient remplis d'eau salée. Et que cette faiblesse était à déplorer. Encore.

- C'est un court résumé. J'ignore si tu as besoin de plus, ou si c'est déjà trop.

C'est seulement à cet instant que Jade réalisa ce que signifiait vraiment leur échange. Il était important pour elle depuis le début, mais il avait pris en ampleur avec une facilité déconcertante. Parce-qu'il y avait bien plus que de simples excuses ou explications. Tout était à reconstruire et pourtant, les fondations semblaient avoir survécu au temps et à la déception. A la tristesse et à l'abandon. Était-il possible de reconstruire sur un terrain instable ? En émettre un doute quelconque était ridicule n'est-ce pas ? Pourtant, malgré qu'elle ait l'impression d'avoir du coton dans la tête, la jeune fille avait l'ébauche d'un souvenir amer, elle y avait pensé n'est-ce pas ? Pensé que cette discussion pourrait être la dernière. Et pourtant, elle n'en avait aucune envie. Larmes qui coulent sur la joue, regard qui ne peut se décrocher du plus loin. La gorge nouée, elle devait pourtant parler. De son mieux.

- Tu n'es pas un soldat. Tu ne seras jamais dans la norme et je ne veux pas que tu le sois. Un soldat n'aurait pas pu entrer dans ma vie de cette façon, comme tu l'as fais. Et tu n'as pas le droit d'en sortir comme tu l'as fais. Je te le demande, ne fais pas ça.

La regarder cette fois, alors que les traces de faiblesse sont encore là, qu'elle les déteste et les cache toujours. Toujours, sauf cette fois. Apparemment. Les poings se sont serrés, sans qu'elle en ait eu réelle conscience. Juste lui faire cette confidence sans mot, avant de la taire à nouveau.

- Je ne comprend pas pourquoi tu as fais ça. Pourquoi tu m'as fuie. Peut-être que je comprendrais, je ne sais pas. J'ai besoin de plus que tu ne peux me donner, m'expliquer. Et j'aurais voulu que ça change quelque chose mais non. Tu es mon amie, n'en doutes jamais. Mais est-ce que je suis la tienne ?

Question qui allait plus à son propre intérêt qu'à celui de Shela. Pourtant, elle seule pouvait y répondre n'est-ce pas ? C'était logique. Et en soi, elle connaissait la réponse, voulait la connaitre. Voulait en être sûre, sans y parvenir. La verte avait dit elle-même que la jaune avait de l'importance. Être importante et être amie, c'est différent. Sans doute aurait-elle besoin de plus de temps, oui.

- Je ne t'aurais jamais imaginée auror... Tu ne vas à aucun moule, tu es exceptionnelle aussi pour ça. Mais je suis heureuse si ça t'a apporté quelque chose.

Fermer les yeux, inspirer profondément. Il y avait encore trop à savoir, elle ne pouvait se contenter de ça. Mais après avoir remué le passé, il fallait s'attaquer au présent et ça allait sans doute être aussi dur que l'étape précédente. Peut-être plus, même. La préfète n'oubliait pas ce qu'il s'était passé dans cette maison, un peu plus loin. Ce qu'elle avait vu, vécu, subit littéralement. Trop dur pour l'oublier.

- C'est pas suffisant. Ça n'explique pas pourquoi tu as fais... ça. Tout à l'heure.

Elle ne savait même pas comment mettre de vrais mots sur ce qu'il s'était passé à cette fameuse animation qui était sensée juste leur apprendre les premiers soins. Au lieu de cela et même si Shela n'avait couru aucun réel danger avec les personnes présentes, son intention lui paraissait claire. Trop claire, inacceptable. Alors les mots, ce n'était pas à elle de les donner. La regarder, à la fois coléreuse et suppliante.

- Explique moi...
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