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Sur l’embarcadère
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Sur l’embarcadère

Message par : Maître de jeu, Lun 10 Avr - 22:33


L'embarcadère des docks est tout sauf romantique. Il a été construit à la va vite afin de permettre les départs et arrivées. Quelques navires touristiques s'y affrètent, bien que la zone soit principalement consacrée pour les bateaux transportant diverses marchandises. De nombreux lampadaires éclairent l'embarcadère et un seul banc se trouve en plein milieu, pour les quelques moldus partant en vacances avec des compagnies low cost. Il n'y a nul endroit pour s'abriter, évitez donc de vous y aventurer par mauvais temps où vous serez assurément trempés. C'est l'endroit parfait pour faire des rencontres, récupérer une livraison spéciale ou nourrir les poissons. Quoi qu'il en soit, il arrive que des navires arrivent de nuit, ne vous faites donc pas surprendre.
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Mangemort 87
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Mangemort 87, Ven 21 Avr - 5:55


@pv Justin / LA mutuels accordés


quand tu le vois
ce doux bellâtre
tu ne peux t’empêcher
de désirer
le voir les jambes écartées
écartelées
tu veux sa gorge arrachée
d’un coup de cutter bien placé
tu veux le voir saigner
comme une pièce de viande
dont te repaître
_les poissons et oisillons te lassent
_ton instinct carnivore
_attend d’être comblé

as-tu toujours été
cette bête affamée ?

tu as envie de te dire que oui
ce n’est sans doute pas le cas
enfant les enfants tu les aimais bien vivants
c’est neuf cette pulsion de destruction
envers tout ce que tu touches

pourquoi fais-tu ça
pour leur donner raison ?

prouver à 26 que oui
tu es bien le monstre dont il t’accuse ?
prouver à 67 que tu n’es pas
la sentimentale entrevue ?


ou juste pour te prouver à toi
rien qu’à toi
comme une confidence
une promesse

que rien n’est réel en ce bas monde
que tout est tirs de dés
d’aléas et entrechats

ce soir c’est lui qui crèvera
car il a eu le malheur
de s’arrêter devant une boutique
de montres tout à l’heure
_pas n’importe lesquelles
_des chères
_et là est le vrai crime
_l’une des rares choses que tu aies
_plus que les moldus
_et leur incompréhension quotidienne
_est les riches
thisiswarles riches
thisiswarles propriétaires
thisiswarles capitalistes
thisiswarceux qui tirent les ficelles
thisiswarceux qui profitent du système
thisiswarceux qui n’ont jamais dormi dehors
_les plus grands voleurs portent des costumes

lui en particulier
lui t’a tapé dans l’oeil
pour aucune raison spécifique
il a eu le malheur de se balader en plein Londres
avec une richesse provocatrice

et tu le feras payer
tu en feras ton jouet
pour une nuit
puis tu laisseras son cadavre
aussi magique que permis
au plein coeur de la ville
pour les oiseaux assoupis
pour les matinaux étourdis

tu l’as suivi longtemps mais ne voulais
l’attaquer en un lieu trop public
tu avais ces derniers temps pris trop de risques
les pioux croisaient trop tes pas
ce soir tu serais sanglante
mais propre

comme rurik avant toi

tu ferais ce que tu avais besoin de faire
et nettoierais derrière toi
ça sentirait le citron
jusqu’à ta langue
métallique
quand il s’est arrêté
sur l’embarcadère isolé
tu as peiné à retenir un rire
un capitaliste servi
sur un plateau d’argent
c’était tellement plus simple
que le meurtre de l’Underlinen

tu n’eus qu’à l’ouvrir
comme un poisson encore vif
pourtant le sang gicla
au son de ton Sectumsempra
plus ou moins rafistolé
d’un douloureux Plaginit
combien de temps résisterait-il
à tes sadiques sévices ?

oh parker s’interrogeait
sur l’origine de tes baumes
il faut dire que tu savais trouver
myriade de cobayes adaptés

dans les relents de frites
du port endormi
ta voix se réverbérait
contre des voiles aplaties
Les poissons, les poissons,
Moi j'adore les poissons,
Les couper, les tronçonner à vif.
J'aime leur trancher la tête,
Et dépiauter la bête,
Ah mais oui, c'est toujours un délice

c’était une nuit gris-dés
une nuit bridée
une nuit qui en un plissement de cils
allait se retourner
prends garde lecteur
c’est maintenant que ça commence

arrête de grignoter
l’aluminium pourrait te faire manquer
le son du monstre se glissant
sous tes draps


Dernière édition par Mangemort 87 le Lun 19 Juin - 15:15, édité 2 fois
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Justin Davis
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Justin Davis, Ven 21 Avr - 15:04


Dernière danse
PV Mangemort 87

Parfois il arrive que l'on veuille se déconnecter; que l'on passe des mois à se demander ce qu'est la vie, son but jusqu'en perdre la saveur et arriver à se dire qu'elle a encore moins de valeur que ce qu'on essaye de nous faire croire. Finalement la mort c'est quoi ? Juste une échappatoire à la vie d'ici bas, si l'on ose appeler ça une vie.

Cette mission intérieure l'avait ramené à Londres. Sa ville préférée et berceau de son adolescence. Plus particulièrement les docks. Ah les docks, la ou lui et Lizzie avaient notamment tentés de créer une drogue. L'adolescence ça rend con quand même.

Le vent soufflait fort ce soir, après avoir passé quelque mois au soleil le vent ne l'accommodait pas du tout, encore moins qu'avant qu'il quitte le monde magique. Accompagné de sa chienne, MJ, Justin s'enfonçait sur l'embarcadère comme si une force spirituelle l'y invitait. Néanmoins il restait sur ses gardes, l'ancien Serpentard se retrouvait dans baguette, en vêtements de moldu : il était plus invulnérable que jamais. Heureusement que personne ne l'attendait de l'autre côté, pas vrai ? Pas vrai ?

Oh mais que vois-je

Un homme à genoux hurlant de douleur, quémandant a quelqu'un vêtu de noir de s'arrêter, qui pointait d'ailleurs un objet d'une vingtaine de centimètres vers le bonhomme. Promis c'est pas ce que vous croyez.

Il criait le bonhomme, ce monsieur habillé comme un homme d'affaire texan. Jolie allure pensa Justin, moins bonne allure quand il s'affalait au sol. Et même si l'histoire prouva le contraire, Justin avait un grand cœur et ne laisserait pas quelqu'un au sol qui visiblement était moldu. Comme son père. Moment d'hésitation, pas de magie, uniquement ses mains. Oh les mains, c'est toujours utile n'est ce pas ? Tête baissé il s'élança contre le sorcier - ou la sorcière - et lui asséna un crochet du droit de derrière en plein dans l'arcade droit.

Juste, Davis tu compte faire quoi la ?
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Mangemort 87, Lun 24 Avr - 5:06


(Pardon, gros we)

son poing perfore
percute
le coin
de ton regard
au loin
une page se tourne
se froisse
s’effraie

(...)

Pour se faire immatérielle, il ne faut être la cigarette mais la fumée. Notre pouvoir de transplanage n’est-il la preuve de cette immatérialité ? Il faut prendre le temps de ne pas respirer.

il faut oublier
le plaisir
de la chasse
il faut oublier
le plaisir
du meutre


AP..............NÉE

il faut se rappeler
de la vanité
de leur vie
il faut laisser filer
les pulsions
insensées

N’ayez pas peur, je sais que le principe peut choquer au départ, mais on s’y fait vite. Et puis, les habitudes ont la dent dure. Une fois qu’on a construit la base, l’enveloppe de l’oubli gobe tout le reste.

là si on ajuste
la quantité de douleur infligée
on arrive presque à projeter
ce qu’on ressent dedans
le même pourcentage
de brûlure
de destruction
de ruines

Prenez garde, pourtant. Après un certain degré en son sein, on se met à haïr tous ceux qui osent se souvenir. Croire que les images dans leur esprit ont de la valeur. Que leurs proches les aiment, vraiment.

et tu le saignes et tu le cingles
de la virulence de ton vide
tu le harcèles du creux
qu’est ton enveloppe corporelle
jusqu’à ce qu’il soit aussi inhabité
que toi

Et, surtout, on les hait car ils nous rappellent ce que c’est, être humain, combien c’est pour eux à portée de main, quand ici il faut tout effacer.

bienvenue garçon
de l’autre côté
là où on est vivant
qu’en apparence
là où on est fantôme
à visage humain

(...)

son poing perfore
percute
le coin
de ton regard
au loin
une page se tourne
se froisse
s’effraie

Le plan parfait fur pourtant interrompu par un p*tit con au c*l pointu. Il te percute comme un bus dans la tête. Comme une photo avec un enfant mort-né. Il te percute comme la vie. Dans toute son amertume.

et tu y réponds
d’une baguette
brûlante
le pro-moldu
paiera
ce soir

En y regardant plus près, entre les cils de ta colère, tu reconnais le blondinet. Même muet, tu crois entendre sa voix aller et venir par vague, chatouiller tes oreilles, invitant à une nouvelle exaspération.

il y a quelque chose
presque mystique
à l’idée de le revoir
exactement
là où vous vous étiez quittés
comme si jamais le temps
n’avait repris son cours

— Tu te sens héroïque, hein ? De le défendre ? Dis moi mec. Pourquoi ? Pourquoi tu protèges un moldu ? T’es pas capable de voir toute la destruction qu’ils représentent ?
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Justin Davis
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Justin Davis, Mar 25 Avr - 14:01


Beaucoup trop de violence.

Le vert venait de mettre à genoux la sorcière avant de s'écarter d'elle et la laisser se relever. Pour changer, Davis s'était mis dans une sombre galère. En soit, que pouvait-il faire ? Sans magie ce serait sa dernière heure, à lui et au moldu affalé au sol. Relève toi au moins j'sais pas moi agis en homme !

Mais il ne fit rien. Il était toujours couché, gémissant. Un gros bébé, finalement c'était peut être le Serpentard qui allait l'achever. Lève toi barre toi, je sais pas moi cours mais ne reste pas dans les pattes de deux sorciers, tu servirais à rien. Mais toi Justin tu servirais à quelque chose ? Tu jacte beaucoup pour quelqu'un qui n'a même pas une baguette magique. T'es seul. Tu peux rien faire. Tu t'enfonce dans des merdes qui ont souvent des proportions bien plus supérieures à ce qui était prévu.


« Tu te sens héroïque, hein ? De le défendre ? Dis moi mec. Pourquoi ? Pourquoi tu protèges un moldu ? T’es pas capable de voir toute la destruction qu’ils représentent ? » Hein ? Moldu, sorcier, cracmol c'aurait été la même pour le ricain. Faut une ordonnance spéciale pour aider quelqu'un ? Justin a toujours été comme ça et le sera toujours, prêt à aider son prochain et surtout devant la mort.

« Alors pour commencer on va se vouvoyer hein, évitons trop de proximité. Puis on va pas s'énerver on peut sûrement s'arranger t'as pas l'air bête » Technique de négociation un peu improvisée. En même temps à quel moment ça se prépare ce genre de scène ? Tfaçon y va pas mourir hein, vous avez déjà vu le héros de l'histoire mourir des mains du méchant ?
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Mangemort 87, Mer 26 Avr - 8:31


t’es debout
encore
tu te relèveras envers
et contre tout
ce n’est pas cette vermine de davis
qui va te clouer à terre
t‘épingler les jambes
sur un sol de fer

ses mots en revanche
mériteraient une pluie de sorts
parce que le vouvoiement t’as jamais supporté
t’es tu
tu
tu
comme tornade comme tortueuse
comme tueuse comme torture


pas vous non
vous c’est ton mentor
mais vous avez pas la même façon
de penser
de faire
d’aimer
de dire
de tout

(pour être honnête
la narratrice aurait adoré un peu de vouvoiement
parce qu’elle n’aime pas davis
parce que son clavier est un rebelle sans t
et qu’appuyer comme une forcenée
multiplier les copier coller
va la rendre dingue)


mais tu te fiches de la narratrice
t’es 87
t’es la part dominante du personnage
t’as les rennes de ton monde
tu soumets tes démons à la domesticité
c’est pas des touches qui guideront
qui tu es

et puis c’était une blague aussi
car proches vous l’aviez été
juste ici
il n’y a pas si longtemps
un autre monde pourtant
les couleurs avaient changé
tu t’étais habituée
à la pâleur des pages
attendant d’être écrites

à la fougue de ton anxiété
de ta rage emmêlée

quand à ne pas avoir l’air bête
... s’il savait
que tu étais pire que ça
que beth était dans le prénom
que tu avais des tendances de benêt
naïf enfant

tu ne sais encore
dans quel pétrin tu viens de te foutre

ton pied se pose
comme un marteau

sur la gorge du moldu
se vidant pas à pas de son sang

— t’es bien arrogant de penser pouvoir dicter
à la mort
la distance qui vous sépare
tu vois
je crois qu’elle t’imagine plus près
de moi


ton sourire a fait pleurer
une luciole ce soir


plus arrogante encore
tu ranges ta baguette
et à mains nues poursuis

ciblant son poignet
tu mets à l’épreuve tes talents de manumage
espérant cribler sa chair
d’un délicat Diffindo
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Justin Davis
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Justin Davis, Mer 10 Mai - 19:09


Et la, l'moldu se vide de son sang au sol. Comme une vulgaire bête qu'on aurait tué dans une forêt sombre d'Angleterre. Justin le regardait. La mort, il l'avait déjà regardée en face, troisième fois qu'elle lui faisait de l'œil. S'échappera t-il une troisième fois ? Le seigneur lui accorderait miséricorde une nouvelle fois ou devrait-il affronter son sort ?

Douce flaque rouge

Partout sur le bitume elle se dispersait, la gorge percée, le sinople tenta de s'effacer.

Pas du genre à refuser le combat néanmoins il n'avait aucune chance et il n'était pas idiot, ce qui expliquait ses pas de recul qu'il avait lui-même du mal à justifier. Il n'était pas faible non.

Quand on pointe un flingue contre toi, tu as un milliard de solutions. J'irais bien gifler le [censuré] qui a dit ça.

à la mort
la distance qui vous sépare
tu vois
je crois qu’elle t’imagine plus près
de moi


La nuit et son clair de lune illuminaient les docks. L'embarcadère était désormais fraîche, un vent nordique s'en emparait. Un froid dérangeant. Mais quelle belle nuit ! Affrontons la mort ensemble Justin, et accueille la vaillamment. N'ai pas peur. Et son poignet saigna. Il serra les dents mais la plaie était profonde. Pas une de ces éraflures superficielles, elle lui avait traversée la peau. Bordel de Mer** trouve une solution si tu meurs je meurs tu comprends pas !

Douce nuit pour mourir n'est ce pas ?

Il cracha au sol, juste en face de lui aux pieds de la mort. Il lécha sa plaie. Ça brûle. Rien à y faire.

Un pas en avant

Deux pas en avant

Et le troisième pas.

Il n'était plus qu'à quelques mètres de la silhouette qu'il imaginait féminine. Séduisant comme image. Il leva la tête vers elle. Pas un bruit, pas un claquement de dents ni un clignement d'œil. Seul le vent animait l'endroit. Je n'ai pas peur, se répétait-il intérieurement.

Il s'élança, de toutes ses forces. Poing droit prenant son élan, jambe gauche appuyée sur le béton, la droite partit
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Mangemort 87, Mer 24 Mai - 13:48


J'ai besoin d'avoir mal
Comme d'autres de respirer
J'ai besoin de me rappeler
Que l'enveloppe est habitée
Qu'une âme malingre s'agite
Et convoite un demain

Ils disent que le futur est féminin
Mais je sais si j'aurais
Le courage de le rencontrer

Sa plaie il la lécha
Comme un chat
Comme un toi
Mais quand il cracha ce n'était juste l'herbe non
C'était ton mode de vie
Tes idées tes couleurs tes fumées
Il te manquait plus que de respect
Il te crachait à la g*eule
Que tes félines manières
Le révulsaient

Il voyait en toi le vice le péché
Oh oui tu étais gourmande de morts
Tu en mangeais à tous les repas
Sans le savoir il t'était même arrivé
De manger un steak de chair humaine
Mais après tout tout est relatif
Avec les animagus comment peux tu savoir
Qui est humain qui est animal ?
Et quelle différence au fond ?

C'était de la viande
Saignante comme son poing
Qu'il envoya une nouvelle fois
> tes côtes se rétractèrent sur le coup
> grimace douloureuse

Tu te léchas les babines
Satisfaite
Il voulait se battre ?
Il prétendait obéir à la mort
Pour mieux la contrer mieux cogner
*Gamin c'est pas comme ça que ça que ça se passe
La mort est une femme avide
Et pour tes idées pro-moldues
Pour tes années de stupidité
Ce soir c'est toi qu'elle déguste
Jusqu'à l'os*


Enfin
Lui laisser des os c'est lui fournir
Une nouvelle occasion de te frapper
On va jouer au jenga
Avec ton corps

Retirer petit bout par petit bout
*Même ici c'est promis
Le premier qui te fait tomber
Aura perdu*

Tu perdras avec joie tu perdras
Et la tour de jenga à terre roulera
Baguette en main à nouveau
Laguz t'avait manqué
Tu fis filer contre ses membres
Deux #Pernicies Ossis
Car lui ne serait pas comme toi
De ceux qui crèvent debout
Lui perdrait tout
Sa mort serait presque une délivrance
Et alors tu lui donnerais en cadeau de départ
Ton nom
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Justin Davis, Mar 6 Juin - 17:15


Et elle recula sous le poids des coups. Elle avait mal, douleur qui engendrerait la douleur. Justin avait sombré dans l'idiotie.
Quand on pointe une arme contre toi tu as toujours 99 solutions, le Serpent n'en cherchait pas même une. Il sombrait, sous le poids des regrets et du passé, il voyait tant de visages et de formes

Et d'un coup il ne sentit plus rien. Paf. Pendant un millième de secondes il éprouva une sensation de légèreté comme jamais il n'en avait ressenti de telle, même avec un sortilège d'allégresse.

Puis il hurla.

Il hurla tellement fort, son corps se désarticulais. D'abord ses genoux tapèrent le sol. Puis ce fut son crâne. Un bruit sourd et tellement violent. Il s'éclata littéralement au sol, du sang s'échappait du haut de sa tête, à gauche sur le front jusqu'aux cheveux. Rien n'avait pu retenir la chute mais vous savez c'quon dit : l'important c'est pas la chute c'est l'atterrissage.

Bah on a foiré les deux.

Et cette vie à laquelle il ne s'accrochait pas peu à peu elle commençait à reprendre de la valeur. Tant de choses qu'il n'avait pas accomplies, tant de personnes qui devaient le pardonner. Pourquoi avait-il caché sa vraie nature au monde ? Au fond Justin n'avait rien d'un vil serpent, simple coquille visant à se protéger face aux personnes du monde sorcier, sans doute le pire des mondes. Et oui, les moldus sont ignorants voilà pourquoi ils agissent de telle manière. Les sorciers savent tout, et s'en servent pour être encore plus violents. Au final à quoi bon vivre avec des fils de pu** de partout

« Tue moi, là-haut jte hanterais pour toujours cat*n »
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Mangemort 87, Lun 19 Juin - 15:13


Tu calmas tes pulsions de bûcheron et approchas à pas lents du déchet humain qui gisait à terre. C’est drôle, même si près de crever, il était encore là à t’insulter. Gentil petit chartier. Ça méritait presque un peu d’honnêteté de ta part. Alors tu t’es assise sur son corps, mi désarticulé, mi ensanglanté, et est venue le narguer d’un bâillon improvisé.

Tes doigts jouaient avec ses lèvres, comme la crevarde que tu étais. Tu pouvais pas t’empêcher de faire mal ; mais encore moins de prendre du plaisir dans les douleurs que tu répandais. 

Ses cris, ses peurs étaient le nectar de tes nuits.
Il allait presque te manquer. Ne pouvait-on mettre ses cris en bouteille ? Cela aurait été beau, pourtant. Peut-être même à envisager comme musique pour endormir tes petits.

T’as fini par apporter la réponse qu’il attendait. A qui devait-il sa mort. Oh, il allait être heureux de savoir que la catin n’avait jamais changé, qu’il avait su dès le départ que tu étais une violente, une pourrie, un danger. Sans lâcher sa bouche de sa main droite, tu retiras ton masque de la gauche. Tu te rappelles de moi ? L’identité de 87 était révélée — volontairement. C’était bien la première fois que c’était volontaire. Un honneur. Il aurait pu te dire merci, si t’avais pas prévu de le buter.

Cette fois ce n’était son chat que tu menaçais ; cette fois point de russe pour venir le tirer d’ennuis. Il était seul, seul face à la vie, seul face à la mort assise sur lui. Et tu riais de sa douleur, écho de la tienne. Tu riais de savoir qu’il avait enfin ce qu’il méritait, lui et sa personnalité à la c*n, lui et ses idées à la c*n.

Cela faisait longtemps que tu n’avais pas pris une vie, mais ce soir, ce soir tu ne pouvais t’en empêcher. L’occasion était trop belle. Membre de l’Ordre du Phénix, simple allié des pioux, peu t’importait, au fond. Leurs idéologies s’alignaient, alors il trinquait pour les autres. Il trinquait pour l’exemple. Pour tes soeurs que nul n’avait su sauver.

Le plaisir du #Hostium Halitus filant vers la partie haute de son torse n’en fut que décuplé.
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Peter McKinnon
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Peter McKinnon, Ven 28 Juil - 12:31


Plus de réponse depuis un mois
RP retrouvailles avec Kohane Werner
LA mutuellement échangé


Un bateau ça tanguait vachement ! Quelle idée il avait eu aussi de vouloir rentrer en Grande-Bretagne par la Manche ? Encore une lubie qui lui avait pris alors qu'il était à Delphes. Il avait du se prendre pour l'un de ces aventuriers anglais partis à la conquête du Nouveau Monde et qui, après une longue absence, rentrait enfin au bercail pour retrouver sa famille et partager les richesses trouvées sur place. Sauf que Peter, lui, n'avait pratiquement plus de famille et ne souhaitait pas la voir dans l'immédiat, quant à ses richesses, il n'avait rien trouvé de matériel mais avait plutôt versé dans le psychique et le spirituel durant de nombreux mois ... Quelle idée donc de rentrer en bateau !

D'autant que dans ce genre d'embarcation, on est amené à côtoyer tout un tas de gens à la compagnie détestable, à commencer par les moldus. C'était qu'il n'y avait pas encore de transport maritime strictement réservé aux sorciers. Et pourquoi il y en aurait-il eu ? Les sorciers usent de tellement de moyens de déplacement développé que cela aurait été totalement superflu voire même complètement ruineux que de se lancer dans une entreprise commerciale de ce genre là !

Sur le pont principal du bateau, Peter laissait ses pensées dériver alors qu'il arrivait enfin à Londres. La ville était semblable à celle de ses souvenirs, sale et répugnante. Ce devait être parce qu'elle était située en Angleterre. C'était fou de voir comment, une fois sorti de son Ecosse natale, Peter éprouvait un dégoût viscéral pour tout ce qui avait été de près ou de loin constitué par les anglais, peuple d'envahisseurs sans véritable sens de l'esthétique. Enfin, il allait falloir qu'il s'habitue, il avait décidé d'emménager en Angleterre ... Plus précisément, il avait racheté un édifice à l'abandon à Godric's Hollow pour une poignée de gallions ! La localisation était évidente, pour servir son destin qu'il imaginait radieux il fallait à Peter une demeure dans le village anglais qui avait connu tant de sommités du monde des sorciers, tant pis s'il fallait quitter l'Ecosse. La vieille bâtisse s'était révélée être un assez grand manoir, que Peter avait rénover et meubler par son elfe de maison, Ralf, avec de l'argent qu'il avait réussi à capter dans la communauté de devins qu'il avait visitée en Grèce. Ceux-ci avaient été subjugués par son don de troisième vue (bien qu'en grande partie défaillant et totalement surévalué par ladite communauté) et il n'avait pas été difficile de se faire un peu d'or sur leur dos ! Bref, il tardait à Peter de voir le résultat !

Justement, le bateau venait d'amarrer à un embarcadère de la Tamise et la populasse moldue commençait à s'agiter. L'ancien préfet de Serpentard attrapa quant à lui sa valise et entreprit de se faufiler jusqu'à la file prioritaire pour débarquer. Celui-ci avait développé un amour pour le luxe et les places de choix, il ne lui serait pas venu à l'idée de traverser la Manche et d'arriver à Londres avec un billet de seconde zone. C'est ainsi que le médium en devenir prenait place entre les hommes d'affaires et les riches familles qui arrivaient à la capitale.

Une fois sur le quais, Peter essaya de repérer son elfe. Où diable se cachait cet idiot bourré de bons sentiments ? Ils avaient prévu de se retrouver à son arrivée ... Enfin il était fort possible que le poltron ait un peu trop suivi les consignes du Ministère et ait décidé de l'attendre dans un endroit fréquenté exclusivement par des sorciers. Cela aurait encore été assez subtil de sa part ! L'ancien élève de Serpentard se mit donc en branle et essaya de quitter cette foule bruyante qui débarquait tout autour de lui. Direction le Chaudron Baveur et le Chemin de Traverse, endroits où il pourrait à sa guise appeler la petite créature à le rejoindre, et ce quelque soit l'endroit où il pouvait bien se trouver.

*Tiens, mais qu'est-ce que ... ?*

- Kohane ?!
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Kohane Werner
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Kohane Werner, Sam 29 Juil - 17:03




Etre ou ne pas être. Présent ou absent. Parfois on est là. Puis on se dissout dans l'acide de la vie. On disparaît avalé par sa brume. On n'est plus. C'est rapide. Un éclair. Puis pouf. On était là. On n'est plus. Et des fois, on n'est plus parce qu'on est quelqu'un d'autre. On se fond dans un autre corps, une autre vie. Une autre personnalité. On oublie qui on était. On passe l'éponge. On passe à autre chose. C'est plus nous. C'est plus. C'est autre chose. Autre personne.
C'est volontaire. Comme ça peut ne pas l'être.
Des gens fuient chez eux, disparaissent sans laisser de trace. Ils coupent les ponts avec tout. Tout de leur ancienne vie. Les parents, les amis, la famille. Femme, mari, gosses... Tout s'en va avec leur identité. Ils fuient. On n'entend plus jamais parler d'eux. Bien évidemment, y'en a qui cherchent. Ils lancent des annonces, tout ça. Mais. Rien. On sait pas. Ce qu'ils deviennent. Pas de corps, mort ou vivant. Pas de mot. De demande de rançon.
En vérité, ils ont fui. Loin. Et revivent. Renaissent. Sous une nouvelle identité.
Ils se sont perdus. Ils ne sont plus. En tout cas, plus comme on les avait connus. Peut-être même qu'ils ont oublié qu'ils ont été ça, un jour. Qu'ils ont été époux, épouses de untel, parent de ceux-là, amis avec les gens, là-bas. Tout ça, c'est relégué dans une case de l'inconscient qu'ils n'explorent jamais. Et ils refont leur vie. Sans se soucier de ce qu'ils ont pu laisser derrière eux. Comment pourraient-ils s'en soucier ? Ils s'en souviennent pas.
Des fois, c'est volontaire.
Des fois non.
La fugue psychique. Ou dissociative. Pouf. On se réveille un matin. On sait plus. Qui on est. Comme pris au tournant par un oubliette bien senti. On sait plus. On n'a plus d'identité. Alors on s'efforce d'en reconstruire une. Et on devient quelqu'un d'autre. Quelqu'un de différent. Peut-être qu’inconsciemment, on s'aime davantage comme ça.
Etre ou ne pas être.
Voilà ma question.

Parce que parfois, j'aimerais me fuir. Le temps d'un soupir. Etre autre chose. Etre quelqu'un d'autre. Me retrouver sur un autre visage, une autre histoire, une autre personnalité. Reconstruire cette identité vacillante.
Qui suis-je ?
Je sais pas toujours y répondre, à cette question.
En vérité, je ne me la pose pas toujours. Pour ne pas dire jamais. Ca me fait trop mal de m'interroger sur qui je suis.
Et quand les gens posent la question, j'sais pas trop quoi répondre.
Parce que je sais plus.
La dernière fois, c'est l'inconnue de Londres. Qui a demandé. T'es qui
Et je savais pas.
Je savais juste que j'étais celle, celle qui allait l'emmener en Enfer derrière moi. C'est tout ce que j'ai su répondre. Aujourd'hui, je n'en sais pas davantage sur la question. Mais ce que je sais, c'est que j'ai une terrible envie de m'évader de moi. Pas tout le temps. Juste... quelques minutes. Quelques heures. Ce n'est rien, à l'échelle d'une vie.
J'envie un peu les comédiens et acteurs qui, le temps d'une scène, le temps d'une prise, s'éloigne d'eux pour entrer dans la peau d'un autre, d'une autre. Le/la jouer dans toute sa personnalité qui leur est, en vérité, étrangère.
Et si j'essayais, moi aussi ?
Pas une fugue psychique parce que c'est volontaire, conscient, et que, bien évidemment, je me rappelle de qui je suis. Mais, pour une fois, se croire comédienne. Se comporter comme dans la peau d'un autre. D'une autre. D'un personnage créé. Un personnage qui n'aurait pas mon histoire. Qui ne me ressemblerait pas. Un personnage qui verrait la vie en rose, tiens. Avec des paillettes. Et des licornes arc-en-ciel, pour compléter le tableau. Un personnage enfantin sur les bords, qui croit encore au prince charmant et à la vie lumineuse. Un personnage qui continue de vivre dans une bulle pastel. Qui ne connaît rien des duretés de la vie. Un personnage à qui tout a été donné jamais rien attendre en retour.
Bref, un personnage chanceux. Mais un peu naïf. Qui ne voit jamais le mal nul part. Qui déambule en saluant tout le monde, pris d'une joie entièrement naturel.
Un personnage qui s'appellerait...
Joy.
Allez. Parce que.



Et c'est ainsi que je me retrouve, comme très souvent, à me balader dans Londres. Je vais bientôt finir par en connaître les moindres recoins malgré sa taille. C'est comme d'habitude. Sauf qu'aujourd'hui, y'a le sourire. Un sourire feint, joué, comme la comédienne tient son rôle. Malgré tout, je trouve que, quand même, je tiens bien le rôle.
Parce que les gens semblent me croire sincères, dans ma joie et ma bonne humeur.
Ils répondent à mes sourires. Ils me prennent un peu pour une gamine trop grande. Je le vois dans le regard de ces mères. Qui semblent se dire que c'est beau, le monde de l'enfance ! Qu'elle a l'air joyeuse, cette petite!
Ca me conforte dans mes petits talents cachés.
C'est que Joy est un personnage difficile à jouer pour moi. Il me faut puiser dans toutes ma volonté et mes maigres souvenirs de ce qu'était une bulle pastel.
Malgré tout, je m'en sors. Ca me satisfait. Puis le public apprécie, je crois. Alors tout va.
Mes pas qui trottinent joyeusement sur les trottoirs me conduisent jusqu'aux docks. Il y a foule. On dirait qu'un bateau arrive. Je me mêle aux passants. Je salue joyeusement, j'arbore l'air de la fille qui va retrouver quelqu'un revenu d'un long voyage et qui en est extrêmement heureuse. En vérité, c'est Joy qui attend. Qui ? Euh... disons... Calixte, son meilleur pote depuis toujours, depuis qu'ils sont tout petits, ils ont joué au bac à sable ensemble, ils ont grandi côte à côte, ils sont allés à l'école ensemble, puis le collège -ou Poudlard si on fait une version sorcière de la pièce- bref, ils sont super super potes et il est parti depuis un an là où la poudre le cheminette l'a emporté. Elle l'a attendu. Elle est heureuse de le revoir.
Ouais.
Ca se tient, comme scénario.
Elle gambade donc parmi les gens. Impatiente d'apercevoir le bout de son nez. Se demande comment il a changé. S'il a changé, d'abord. Et puis... D'un coup, c'est la grande joie. Parce que, dans toute cette foule, il l'a repérée. Il l'appelle même ! Elle est super heureuse. Parce que c'est son meilleur pote. Et qu'en plus, n'oublions pas, Joy, elle vit dans le rose et les paillettes et elle croit au prince charmant. Du coup, depuis des années, elle est persuadée que c'est lui, son prince charmant. Tout ça tout ça.
Il l'appelle donc et...

-Kohane ?!

La voix vient de quelque part. Dans la foule. Je crois que ça vient de derrière. Eh, le comédien, tu t'es trompé de nom, là ! C'est pas bien. T'as pas appris ton texte.

-Ah non, vous faites erreur, je réponds avant de me retourner.

Puis, quand même, je pivote. Pour voir qui est celui qui ose se tromper dans son texte. C'est pas compliqué à retenir, pourtant. Joy. Une syllabe. Trois lettres. Ca va, j'ai pas cherché compliqué !
Je pivote.
Et...
Oh, mais c'est un visage connu, ça. Et pas qu'un peu.
Sur le coup, je crois à une hallucination.
Ca fait tellement longtemps qu'on ne sait pas vus. Des mois, des années. J'sais même pas où il a disparu. Il a juste disparu. C'est tout.
J'peux plus continuer avec le rôle de Joy. Parce que c'est Peter, quand même. J'peux pas faire comme si c'était pas moi.

-Mais pour toi, je reprends avec un sourire cette fois franc et non joué, je peux bien être Kohane.

Je donne un coup de coude au type à ma droite qui me bloque un peu le passage. Un autre à gauche. Les gars rouspètent mais se font embarquer par la foule.
Et je fonce.
Je fonde.
Sur ma proie.
Sur Peter.
Lui saute au cou.

-J'suis contente de te revoir !

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Peter McKinnon
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Peter McKinnon, Jeu 3 Aoû - 21:56


C'était assez incroyable comme situation. Peter, qui n'avait jamais eu une grande capacité pour retenir les visages, avait réussi à repérer Kohane. Et après tout ce temps qui plus est ! Certes, la jeune sorcière n'était pas qu'une simple connaissance pour lui, et il était passé tout près d'elle, mais tout de même, cela relevait de l'exploit ! Mais, manifestement, cette clairvoyance n'était pas réciproque entre la sorcière et lui.

- Ah non, vous faites erreur.

Peter s'arrêta net, totalement coi. Il était fort probable qu'il ait confondu une sombre inconnue avec celle qu'il avait côtoyée de si près à Poudlard longtemps auparavant. Il poussa alors un court soupir et jeta de légers regards à gauche à droite, histoire de voir si les moldus composants la foule s'étaient retournés sur son erreur et n'étaient pas en train de rire dans leurs manteaux. Car, après avoir passé un temps certain avec des devins, il avait pris l'habitude que l'on se moque de ceux qui essayaient d'entrevoir des réalités que tout le monde méconnaissait.

- Mais pour toi, je peux bien être Kohane.

Le sorcier de vingt ans se retourna soudain. L'ancienne élève de Gryffondor n'avait pas continué sa route bien loin. En fait, elle aussi avait fini par le reconnaitre et ils étaient à présent là, debout au milieu des chalands à se regarder comme deux idiots. Mais cela ne dura pas ! Car déjà la jeune demoiselle s'élançait et sauta au cou du sorcier qui fit tout son possible pour encaisser le choc physique et rester debout sur ses deux pieds.

- J'suis contente de te revoir !

- Et moi qui trouvait Londres si lugubre ...

Il prit alors une longue inspiration, le parfum de la jeune fille, enfermé dans ses cheveux, parvint alors aux narines du jeune homme. Elle ne lui avait pas spécialement manqué pendant ces temps qu'il avait passé si loin ... Mais personne ne lui avait vraiment manqué ! Et puis, il n'avait pas imaginé revenir en Angleterre sans la revoir, alors ...

- Mais qu'est-ce qu'une aussi jolie fille que toi peut bien faire ici ?
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Kohane Werner
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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Kohane Werner, Lun 7 Aoû - 20:01




Quand un hippopo vous rentre comme ça de plein fouet, y'a de quoi tomber. Mais le Peter tient bon et me réceptionne en bonne et due forme. Il garde ses attaches solides au sol. Ses racines ancrées dans la terre. Ca, c'est bien. Du coup, on reste debout. A la vertical.
Je resterai toujours debout, d'ailleurs.
Parce que c'est une position droite et fière. Mieux que de se mettre à genoux devant la vie. Non. Moi, j'veux rester forte. Rester verticale. Comme un arbre face au monde. Un arbre face aux autres. Majestueux. Et beau.
Je resterai droite face à la vie.
Et je crèverai debout.
Dans la dignité et la liberté.
Je crèverai debout parce qu'il est hors de question que je m'agenouille de nouveau, que je sente encore le sol sous ma joue sans pouvoir rien y faire.
Je crèverai debout parce que désormais, j'ai décidé de me battre.

Du coup, je suis heureuse que nous ne tombions pas. Lui et moi.
Lui aussi, il crèvera debout.
J'en suis sûre.
Il laisse échapper une remarque sur ce Londres si lugubre, selon lui. Vraiment ? Lugubre ? Je ne l'ai jamais ressenti ainsi. Je n'ai jamais trouvé la ville particulièrement lumineuse non plus. Faut avouer, fait souvent gris. De cette grisaille matinale qui t'annonce qu'il va pleuvoir, mais pas de suite, non, non, à un moment dans la journée mais tu sais pas trop quand du coup, tu sais pas quand tu peux sortir sans crainte de te recevoir de la flotte en pleine figure. Malgré tout, depuis, premièrement, m'en envol vers les nuages en compagnie de mon frère étoilé et, deuxièmement, ma rencontre avec le jeune Arty, cette grisaille britannique m'apparaît beaucoup plus sympathique.
Saviez-vous que les nuages gris sont, en vérité, une véritable organisation secrète ? Ils mènent des missions dans la plus grande discrétion depuis leur poste, là-haut. Et quand ils ont besoin de s'ingérer dans nos petites affaires, d'intervenir parmi les terriens, d'arrêter l'un d'eux pour des actes particulièrement barbares et répréhensibles, ils envoient des espions à forme humaine.
Oui, oui, j'vous promets.
Tout ça pour dire que je n'ai jamais eu le sentiment que Londres puisse être aussi lugubre. Je finis même pas aimer cette ville. A force d'y vivre, d'arpenter ses rues, de me perdre sur ses trottoirs, de croiser ses gens.



Je suis heureuse de retrouver Peter.
C'est comme une douce hallucination, de le voir ici.
C'est presque trop beau pour être vrai. Ca fait quand même longtemps. Depuis la dernière fois. Je ne sais même plus quand c'était. Peut-être sur le quai de la gare, retour de la septième année, après un dur labeur pour nos Aspic ? Peut-être est-ce là, la dernière fois où j'ai vu sa silhouette.
Je n'en suis même pas sûre.
Je ne sais plus. Quand était cette dernière fois.
C'est si loin.
Il a disparu ensuite. Plus de nouvelle.
Je ne me suis pas inquiétée. Je ne m'inquiète jamais pour les gens quand je ne les vois pas. Je ne suis pas comme ma mère. Je ne me suis même pas demandé où il pouvait être. Je ne me pose jamais cette question. Je sais que les gens sont quelque part. Ca me suffit. Et je suis heureuse quand mes pas croisent les leurs. Mais je ne suis pas triste lorsqu'ils ne sont pas avec moi.
Parfois, ils me manquent. Pas tout le temps. Seulement sur un instant éphémère où je me dis que là, j'aimerais être avec eux.
Je ne sais pas si Peter m'a manqué.
Peut-être pas.
Qu'importe. Je suis heureuse de le revoir.

-Mais qu'est-ce qu'une aussi jolie fille que toi peut bien faire ici ?

Hum ?
N'ai-je pas le droit de traîner par ici ?
Ce sont comme ces mères de bonne famille. Qui ne veulent pas que leurs chères filles, à l'allure si distinguée, à l'éducation si parfaite, aux manières si raffinées ne traînent dans certains coins soi-disant peu recommandables.
Les docks font-ils partie de ces lieux ?
J'en sais rien.
Et j'm'en fous. Je ne suis pas une fille de bonne famille. Enfin... un peu mais non. Je n'en ai pas l'attitude. Le comportement.
J'en ai rien à foutre, des positions sociales.
Bien évidemment, ce n'est pas du tout la même chose pour mes grands-parents qui ne jurent que par ça.
Mais. Passons.

-Bah j'sais pas. Je marchais. Et j'suis venue ici.

C'est tout.
C'est simple.
La vie est parfois si simple.
Trop, même. C'en est effrayant.

-Et c'est toi qui m'a vue. Puis voilà.

Oui, tu m'as vue, moi, Kohane.
Parce que j'ai abandonné le rôle de Joy.
J'ai plus envie de faire la comédienne. Pas devant toi. Je veux être moi. Pour des retrouvailles après tant de temps.
Un pas en arrière pour reprendre un peu de distance et j'observe le jeune McKinnon sous toutes les coutures.
Il n'a pas tant changé. Il est toujours... lui. Reconnaissable.
C'est bon, soyez rassurés les gens, ce n'est pas un imposteur, usurpateur d'identité !

-Mais toi, qu'est-ce que tu es, aujourd'hui ?

Non pas ce que tu deviens.
Parce que je me fiche de savoir ce que deviennent les gens, dans ce lent processus de la vie.
Ce qui m'intéresse, c'est savoir ce qu'ils sont. Au moment où je leur parle.

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Re: Sur l’embarcadère

Message par : Peter McKinnon, Ven 11 Aoû - 10:04


Elle était toujours la même ! Lui avait changé, mais elle était toujours cette même fille un peu ailleurs, avec ce regard tellement différent qu'elle portait sur le monde ! C'était ce qui la caractérisait le plus, ce regard. Et, pour quelqu'un qui avait passé ses derniers mois chez des gens trop souvent à tord accusés d'être fous, Peter était plutôt content de tomber sur elle en premier pour son retour en Angleterre. Mais qu'est-ce qu'ils étaient tous les deux ? La relation du vert et de la rouge avait changé tellement de fois depuis qu'ils se connaissaient ... C'était une sorte de phénix. Leur relation intime était morte pour renaitre en amitié. Cette amitié était-elle morte ? Aucun d'entre-eux n'avaient pris de nouvelles pendant toute cette absence en soi ... De toutes façons, tous deux savaient que si elle était morte, c'était pour que le relation renaisse plus forte de ses cendres !

- Mais toi, qu'est-ce que tu es, aujourd'hui ?

Après deux remarques à la Kohane, semblant dire que leur rencontre de ce jour était due au hasard, tous deux marchaient là ... Peter eut droit à la question fatidique, qu'était-il ? Cette question le coupa dans son élan. Il ne croyait plus au hasard ! Quelqu'un quelque part écrivait, dans un langage perceptible de quelques initiés, le futur. Tout ce qui s'était passé, se passait, et allait encore se passer était écrit. Et il y avait des gens qui étaient nés avec la capacité de remonter la ligne de petits cailloux laissée par ce grand Auteur de la vie pour connaitre l'avenir.

- Je suis un homme qui sait.

Il plongea alors son regard profond bleu-vert dans celui de l'ancienne élève de Gryffondor. Il était saisi d'un élan d'inspiration brutal et de la furieuse envie de lui dire ce qu'il avait véritablement compris après tout ce temps passé chez les devins. Car c'était une vérité qui lui brulait les lèvres. Tout le monde s'était trompé. On pouvait bien diviser le monde des sorciers en deux catégories. Mais en réalité, la dualité qui prédominait à ses yeux ce n'était pas celle qui opposait les adeptes des forces obscures et ceux qui s'étaient jurés de combattre le mal. Non, pour Peter, la société se divisait entre les élus qui pouvaient voir l'avenir et les sorciers standards qui en étaient incapables.

- Kohane, on s'est trompé. Il y a, bien au-dessus de nous, des forces qui écrivent notre avenir. Le vrai combat, ce n'est pas de se lancer dans la guerre secrète qui fait rage entre les sorciers, le vrai combat c'est de déchiffrer ce qui nous attend demain ...

Le nom du vainqueur était déjà écrit de toutes manières alors pourquoi perdre son temps à se lancer dans la bataille ? Peter, ne restait fidèle aux phénix que parce que sa famille avait trop souffert par le passé des tentatives de prise de pouvoir par des groupes extrémistes adeptes de la magie noire ... Enfin, tout cela ne devait rien dire à Kohane. Quoique, c'était-elle qui, lors de leur première rencontre, avait évoqué les mages noirs qui rôdaient et que Peter avait fini par croiser.
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