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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Couloir du 5ème étage
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Evan
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Evan, Lun 26 Juin - 13:50







En allant ainsi vers Elly, certes, j'avais choisi de couper l'herbe sous le pied à Artemis. Même si c'était plus en réaction à la proximité (qui a dit "jalousie" ?) qu'elle avait affiché avec l'homme qu'une quelconque animosité envers lui alors qu'au final, nous avions posé clairement notre discussion, chacun comprenant l'autre.

Mais tout s'enchaina rapidement. D'abord j'observais Artemis (dont j'imaginais quand même que ce que j'avais fait ne lui avait pas forcément plu), qui décide de s'en aller en nous laissant en nous souhaitant une agréable soirée. Je lui envoyais un sourire qui cette fois était sincère. Car même s'il allait clairement pas entrer dans mon top 3 potes préférés, le fait qu'il accepte ma relation avec celle qui lui plaisait faisait que j'avais un minimum de gratitude et de respect pour lui. Oui oui, même au delà de mon envie de le transformer en cadavre ou de lui arracher les dents...

La suite fut encore moins plaisante. Elle avait visiblement pas pensé que j'irai l'embrasser devant son petit frère et je pris une réflexion de sa part qui passa aussi bien que si j'avais décidé d'avaler un bol de tripes. J'affichais rapidement une moue déconfite, ne comprenant pas trop sa réaction non plus. Enfin si, clairement, ça me disait qu'ils n'avaient pas été que des collègues, et juste cette pensée me mit un coup de poing violent dans le cœur que j'encaissais sans ne pouvoir faire, la regardant partir vers Artemis.

Ok, j'avais peut-être mal agi vis-à-vis de la situation, mais sa réaction ne me plaisait pas vraiment non plus. S'il n'avait été qu'un collègue, jamais elle m'aurait dit ça. Aussi je restais comme un con, une double plaie béante ouverte, étant maintenant persuadé qu'il s'était passé quelque chose entre eux, tout en ayant l'impression de l'avoir frustrée en ayant voulu mettre un stop aux éventuelles idées de l'homme.

Je la regardais impuissant, qui s'en va le rejoindre et j'observe la scène avec attention, une boule amère dans la gorge, comme si j'avais commis le pire crime qui soit. Si elle avait tenu à lui que comme un collègue, cette situation n'aurait pas eu lieu, et d'y penser me ravageait intérieurement. Je vis le visage de l'homme qui s'illumina en revoyant Elly, histoire de finir de m'achever sur place.

Plutôt que de risquer de dire ou de faire quelque chose qui paraitrait déplacer, j'allais m'adosser au mur le plus proche, avant de m'asseoir en me laissant tomber au sol, le regard lourd, sans détacher mes yeux du duo qu'ils formaient. L'idée même me répugnait, m'énervait. J'avais l'impression qu'elle était encore très attachée à lui, plus que je ne l'avais imaginé et je n'aimais pas cela.

Le regard vide, le visage fermé, l'éclat de mes yeux quand ils s'étaient posés sur elle disparut, j'avais l'impression d'assisté de force à une scène que je ne voulais pas voir. Mais je refusais de regarder ailleurs, de ne pas écouter ce que je pourrais entendre, de ne pas être certain qu'il n'y aurait aucun contact trop proche entre eux.
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Elly Wildsmith
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Elly Wildsmith, Lun 26 Juin - 20:01


> Musique <

Tandis qu’elle arrivait à sa hauteur, foulant le sol à pas plus ou moins légers mais néanmoins envahis de colère, il se retourna, un sourire sur les lèvres. Les yeux pleins de malice, lui indiquant qu’elle n’avait pas besoin de s’essoufflera ainsi, puisqu’il n’était pas vraiment loin. Elle le regarde en souriant à son tour et l’observe attentivement. Il a dans ses yeux la lueur de leur première rencontre, au parc, à l’Occamy Doré. Des instants étranges, hors du temps. Que la jeune femme avait arrêté, faisant face à son amour pour Evan. Mais là, face à Artemis, son cœur battait une terrible chamade. De celle des remords, des regrets, de l’avoir blessé, de l’avoir laissé espérer, pourquoi au final ? Quelle étaient les foutues raisons qui l’avait poussé à ça ?

Et dans un sourire il lui demande si elle lui voulait quelque chose de particulier. Pour toute réponse, un sourire s’étire sur le visage de la jeune femme, ses yeux à elle aussi pétillent de malice. Elle aimerait lui répondre, avec des mots. Exprimer la force de ce qu’elle ressent pour lui, que rien n’est de sa faute, mais aucun mot ne daigne sortir de ses lèvres. Elle reste interdite, face à lui.

Finalement, c’est son corps qui réagit pour elle, allant le serrer dans ses bras. Dans un geste démesuré, incontrôlé. Comme si elle avait besoin de ce contact, pour savoir, ce qui couvait en elle depuis quelques semaines déjà. Parce que l’amour qu’elle ressentait pour Evan avait tout effacé, parce que cette idylle lui avait fait tourner la tête, complètement. Elle avait manqué de respect, de tact et de diplomatie à l’égard d’Artemis, alors elle cherchait à se rattraper, peut être maladroitement.

Ce fut elle qui rompit leur lien, laissant un faible baiser sur l’une de ses joues, glissant à son oreille quelque mot « je suis désolée ». Comme pour justifier de ce qu’elle avait fait, de cet abandon qu’il avait dû subir de plein fouet. En prenant sa main, elle lança un sourire à destination de son collègue et ami « j’espère que vous pourrez vous entendre tous les deux ».

Pour accompagner ses mots, l’auror avait légèrement pivotait, voulant regarder Evan et lui adressait un sourire charmeur, laissant la colère qu’elle avait ressenti quelques instants plutôt. Et puis en tournant de cette manière, le poignet de son collègue dans sa main elle le vis. Le regard vague et lointain, sans une once d’une flamme qui brille, qui brule … Eteint. Il était éteint, et ce qu’il venait de voir ne risquais pas de le rassurer. L’auror lâcha immédiatement la main de son collègue et, sans lui adresser un seul regard, alla vers cet être ravagé par la souffrance.

S’accroupissant face à lui, elle cherchait son regard. Elle cherchait à lire en lui, à rallumer cette flamme qu’elle savait non loin. De ses doigts tremblants et froids, elle caressait son visage, longeant l’arrête de son nez. Elle murmurait son prénom comme une litanie, comme s’il était prêt à la laissé, à l’abandonner ici. Et ce n’était pas ce qu’elle voulait.
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Artemis Lhow
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Artemis Lhow, Mar 27 Juin - 13:01


Musique

Un doux sourire aux lèvres, la jeune femme restai interdite devant lui, n'esquissant pas la moindre réponse. Lorsque enfin elle bougea, elle fit pour la deuxième fois de la soirée, ce geste si simple et affectueux qui avait le don d’accélérer les battements du cœur du jeune homme. Elle le prit dans ses bras.

N'osant pas bouger, pas effectuer le moindre geste, de peur qu'il ne rompe le contact avec la demoiselle, Artemis resta stoïque. Le visage de marbre, se retenant tant qu'il le pouvait de céder à la tentation de ses bras. Il tentait tant bien que mal de garder le contrôle de sa respiration alors que le corps de la brune déjà, se détachait du sien.

Elle dépose un unique baisé sur sa joue, lui glissant des excuses à l'oreille et l'espoir d'une entente entre les deux hommes qui avaient fat basculer sa vie jusqu'alors bien rangé. Le garçon doutait fortement de cette entente entre lui et Evan, mais il n'en dit mot. La laissant s'échapper pour rejoindre l'homme écroulé entre deux tableaux.

Le jeune Auror resta un instant sur place, reprenant doucement ses esprits. Il glissa un ultime murmure, comme un espoir : « Prends soin de toi ... » avant de faire demi-tour. Laissant le couple à leurs secrets, leurs histoires, leurs amours, dont il ne ferait partie désormais ...

Artemis quitte les lieux. Merci à vous deux ! :D

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Evan
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Evan, Mar 27 Juin - 23:17







J'étais soudainement consterné, là, à regarder la femme que j'aimais plus que tout, la femme avec qui j'allais vivre, partie rejoindre un autre comme s'il était, avait été, plus important que moi. Sentiment de déchirement, au plus profond de mes entrailles, comme si, là, j'avais soudainement peur de la perdre, qu'un autre ne me l'enlève, ne me dérobe ce que j'avais de plus important.

Le Renard et le Loup
Et mon monde s'écroulerait
Et le Monde s'écroulerait

Et je suivais chacun de ses gestes envers Artemis, qui résonnaient comme des tempêtes fissurant ma terre. Plus que les vents de la Jalousie ou de la Colère, l'Incompréhension. La peur de perdre ce qui m'était le plus cher, ou que lui là se dresse comme une barrière.

Ma mâchoire se crispa, quand je la vis le prendre dans ses bras. Quels mots accrocher à ses gestes ? Autres que ceux qui détruisent l'âme et font de moi un feu éteint ? Des cendres sur des pierres encore chaudes d'une Passion que je ne voulais pas croire morte. Mais dont le miroir de la réalité me paraissait là, brisé en partie, en la voyant ainsi avec ce Lui.

Etait-ce juste des mots et des gestes pour dire au revoir à un Passé ?
Ou plus que cela ?
Etait-ce un cri d'alarme vers l'homme condamné ?
Et mon cercueil ici-bas ?

Je n'entends pas les mots qu'ils s'échangent, en proie à mon propre tourment, mes propres questions, que pas une seule fois jusque là je n'avais vu venir. Parce que cette fin de soirée devait être un soleil. Parce que je l'avais imaginée ainsi. Et là j'étais aussi perdu qu'un navire qui avait été délaissé par son équipage, attaqué par des vagues acharnées dont j'ignorais si elles allaient se calmer ou engloutir toute la coque de mon corps...

Le temps semblait suspendu, comme si j'attendais la hache du bourreau qu'elle ne s'abatte sur ma tête. Comme si j'avais l'impression que mon rêve d'Elle pouvait disparaître. Et que, s'il disparaissait, il ne me resterait rien, si ce n'est de moi une âme errante en lambeaux de peines.

Je la vis se tourner vers moi, sans tout analyser, le corps, l'esprit, paralysés. Comme s'il avait suffit de quelques mots, de quelques gestes, pour ébranler mon monde pendant quelques secondes. Qu'était donc Artemis ? Qu'avait-il été ? Deux questions dont la réponse me faisait suffisamment peur au point que je n'étais pas certain de vouloir les connaître.

Je la suivais du regard, ma flamme, jusqu'à ce qu'elle s'accroupisse face à moi, et mes yeux cherchèrent le réconfort dans les siens comme si j'avais besoin d'y lire les réponses. Comme si je savais, que j'y trouverais la vérité. Je voyais sa main tremblante qui venait se poser sur mon visage, me renvoyant à ses maintes fois où elle l'avait déjà fait et qui, à chaque fois, me laissait un frisson des plus salvateur...

A ses maintes fois, où elle avait, sculpté de ses doigts, cette tendresse infinie qu'elle pouvait me donner. Et juste ce contact, vînt faire un choc des émotions dans tout mon corps. Voir qu'elle tremblait, entendre sa voix qui laissait mon nom comme un soupir immortel à une nuit de délices, cela fragilisait tout ce qu'il restait de moi.

Car il n'y avait de mains tremblantes qui ne disaient la vérité, de voix éteintes qui ne sauraient compter l'Important, de regards si emprunts de douceur qu'ils ne sauraient dire plus que des mots. Et là, je voyais dans ses yeux, qu'elle affichait de la peine à l'idée de ma souffrance, que quoi qu'elle ait fait envers l'autre, elle était toujours là pour moi.

Je fermais les yeux un instant, laissant sa main caresser mon visage, je me berçais contre. Je soufflais. Réussissant lentement à me calmer et à chasser ses pensées dont j'avais été en partie responsable avec mon attitude.

Je ne vis pas le départ d'Artemis, seulement que, en rouvrant les yeux, il avait disparu. Un bref regard à droite et à gauche, avant de replonger mes yeux dans ceux magnifiques de ma belle, lui envoyant un bref sourire qui pouvait à lui seul lui dire que ça allait.

- Je... Je ne sais pas pourquoi j'ai réagis comme ça... Enfin, si... La jalousie j'imagine... La peur de te perdre... La peur qu'il soit plus qu'un collègue pour toi... Où du moins qu'il cherche à l'être... Je te veux... Pour moi... Être sûr qu'il n'y ait personne entre nous...

Là, sans rien d'autre que nous, je retrouvais le sourire, plongé dans l'océan de bonheur qu'elle était pour moi. Comme s'il suffisait que de cela pour qu'elle gomme toutes ses étincelles de doutes venues de ma faute. Parce qu'elle était là. Parce que j'étais là. Parce que le Loup avait apprivoisé le Renard. Parce que le Renard avait apprivoisé le Loup.

Parce que là, le Monde tournait, quand nous étions que tous les deux, il tournait, sur une musique douce, enchanteresse, sur cette flamme qui embrasait nos deux regards, qui illuminait nos deux sourires, sur ces ondes qui circulaient au fond de nous, en battements de Sublime pour l'Autre...
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Elly Wildsmith
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Elly Wildsmith, Mer 28 Juin - 21:30


Son geste prenait un autre sens, maintenant qu’il exposait les raisons qui l’avaient poussé à réagir comme cela. Elle savait les tourments de la jalousie, elle avait ressenti les mêmes à son endroit lors de sa visite accompagnée au Ministère de la Magie. Tout en continuant à caresser le visage de l’être aimé, elle réfléchissait. Quoi lui dire ? Devait-elle lui admettre qu’elle avait, un temps, pensé à une histoire plus complexe qu’une simple relation de collègue au sein du bureau des aurors.

Elle s’assit à côté de lui, dos au mur, et posant sa tête sur son épaule avant de venir lui prendre une main et de nouer ses doigts aux sien. Inspiration. Ne garder aucun secret pour lui. Expiration. Comment allait-il le prendre ? Inspiration. Lui dire la vérité. Expiration. Et lui faire mal ? Une nouvelle respiration, cherchant à calmer son cœur qui s’était emballé à le voir ainsi éteint.

- Tu n’as pas tort …

Et elle sent son regard sur elle, elle ferme les yeux, cherchant la meilleure méthode pour lui dire ce qu’elle voulait lui dire, pour lui avouer cette vérité qui créerait peut être le conflit entre eux. Elle ne voulait pas semer le doute en lui mais elle voulait être honnête, pensant que ce serait la base de leur relation. Si pas de confiance, à quoi cela sert de tenter une quelconque relation ? Elle soupire.

- Tu n’as pas tort … En effet … Artemis et moi avons partagé des moments … disons complices … et peut être même amoureux. L’auror réfléchissait, revoyait les moments de tendresse à l’OD ou aux Chutes du Niagara où le jeune homme l’avait emmené. Un sourire aux levres en pensant à ces instants tandis qu’elle serait la main d’Evan. Mais, tout ceci … c’était avant toi Evan.

Et elle se devait de lui dire, ce n’était que l’exacte vérité. Dès lors qu’il avait réapparu dans sa vie, elle avait supprimé Artemis de sa vie. Parce qu’elle savait que l’homme de sa vie … c’était celui qui était assis à côté d’elle. Malgré ses idéaux, malgré son passé. Elle espérait pouvoir panser ses plaies. Lui faire oublier ses blessures, celles à fleur de peau et celles plus enfouies. Moins visibles.
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Evan, Jeu 29 Juin - 17:22







Bien que je reprenais pieds, du moins, j'arrivais à voir au-delà de mes ressentiments survenus à cause de l'homme, une part de moi était encore un peu perdue. A attendre, au delà de ses gestes, qu'elle me dise quelques mots. J'avais tout ce qu'il me fallait, juste besoin de sa voix, qu'elle me dise, que tout ça était du passé.

Car je refusais, l'idée de devoir la partager ou qu'il y ait un autre homme qui lui tourne autour. Et si Artemis m'avait seulement prononcé des paroles en l'air alors il pourrait être sûr de me trouver sur son chemin, et pas pour échanger des amabilités.

Je l'observais, je ne la quittais plus du regard, cherchant cet échange où seule Sincérité avait le droit de se présenter à la porte. Et elle vînt s'asseoir à côté de moi, posant sa tête sur mon épaule, me renvoyant à de nombreuses discussions que nous avions déjà eu ainsi.

Sa main vint chercher la mienne, et je la serrais comme si je venais de la retrouver après avoir passé des mois sans la voir. J'entendais sa respiration peu habituelle et je soufflais un coup, comme sachant que la discussion qui allait arriver, que les mots qui me parviendraient, ne seraient pas forcément à mon goût. Mais j'avais confiance en elle pour qu'elle me dise la vérité.

D'abord quelques mots enfuis, qui corroboraient mes pensées assassines de plus tôt. Mon cœur en loupa un battement, et j'appréhendais la suite. Je la regardais, et voyais ses yeux clos sur son visage d'ange, l'imaginant elle aussi en proie à des tourments après cette situation que ni elle ni moi n'avions vu venir.

J'attendais ses mots, le cœur lourd, mais confiant, qu'après, je saurais, quitte à ce que ça m'écorche la peau à les entendre. Et elle finit par les dire, me confirmant ce que j'aurais préféré savoir faux. Qu'il s'était passé quelque chose entre elle et lui. Les mots formaient une nouvelle boule amère dans ma gorge que je peinais à déglutir.

Nos mains se serraient un peu plus à celle de l'autre, comme si nous savions tous les deux que nous étions plus forts que cela, que ces vérités d'un passé qui n'avaient pas lieu de vivre dans notre présent, et encore moins, dans notre avenir que nous avions commencé à construire.

Ses derniers mots m'enlevèrent une longue expiration, comme s'ils suffisaient à ce que je balaye la tristesse de mes idées venues plus tôt, de les ranger dans un tiroir avec l'autre qui était parti, d'enfermer tout ça et de ne plus y penser. Oublier les blessures passées pour être concentré sur elle, sur ma vie avec elle, et faire que le reste de compte pas.

J'amenais sa main nouée à la mienne à mes lèvres, laissant un long baiser dessus en fermant les yeux. Avant de les rouvrir, amenant nos deux mains contre mon torse et les battements de mon cœur que je voulais qu'elle ressente. Je posais mon regard dans le sien, réfléchissant à tout cela posément. Après de longues secondes, où un sourire vînt se dessiner à mes lèvres pour elle, je pris la parole, toujours un peu perdu sur mon flux de pensées.

- Ok... Ok... J'ai confiance en toi... Peu importe ce qu'il y a eu entre vous avant moi, du moment que ça n'existe plus... J'avais besoin de ces mots... Je ne sais pas... De t'entendre le dire... J'espère qu'il ne tentera rien avec toi... Mais j'ai confiance en toi... Tu es tout ce que je veux... Tout...

Ma tête contre la sienne, mes yeux dans les siens, mon pouce caressant le revers de sa main. Je refusais que quelqu'un puisse m'enlever mon bonheur. Je ne voulais qu'une chose, la garder près de moi, être l'homme de sa vie, et qu'elle soit la femme de la mienne. Que rien ni personne ne se mettrait entre nous.

Un murmure échappé de mes lèvres

- J'ai envie qu'on oublie ça... Envie de rentrer avec toi... Juste toi et moi... Je n'ai besoin de rien... A part toi...
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Elly Wildsmith
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 6 Juil - 22:27


L’un à l’autre perdu, échoués contre le mur d’une école de sorcellerie qui en avait certainement vu passé d’autre. Leurs mains nouées, comme une étreinte passionnée dont ils ne sauraient se défaire. Leurs ténèbres, leurs problèmes, leurs histoires. Tout était lié. Intrinsèquement lié. Et les mots qui s’envolaient, mots pour elle qu’elle comprenne l’importance qu’elle avait dans sa vie. Un mince sourire vint orner ses lèvres, tant elle trouvait écho dans ses mots. Tant la force de ce qu’elle ressentait pouvait se lire en miroir. Miroir de l’âme, de son alter-ego.

Puis, dans un soupir, il confirma ses envies à elle. Ce besoin de se retrouver seuls, tous les deux. L’un à l’autre. Elle acquiesça à sa demande. Et lui posa une question, toute simple mais pourtant débordant d’envie, laissant transparaitre son besoin d’être à lui qu’elle avait « Que veux-tu faire ? ». Simplement posée, murmurée à son oreille. Sa main serrant encore la sienne contre son cœur. Cette chamade la rendait folle. Elle voulait tout oublier. Absolument tout. Et davantage encore la rencontre qui venait de se produire. Elle voulait qu’il sache, qu’il n’y avait que lui, qu’il n’y aurait que lui. Parce que c’était ainsi pour elle.

- Tu ne veux pas aller à ton appartement ?

La phrase était sortie d’elle-même sans aucun contrôle de la part de la jeune femme. Elle se mordit la lèvre de frustration de n’avoir pu retenir cette interrogation, malgré le feu qui la ravageait. Cette rencontre dans ce couloir avait logée en elle un souffle de désir pour Evan. Un regard fiévreux pour lui, ne comprenant pas vraiment ce qui lui arrivait.

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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Evan, Ven 7 Juil - 10:57







L'oubli, l'abandon, de tout, sauf elle. J'avais ce besoin fou qui me dévorait les entrailles comme les flammes s'emparent d'un bois trop sec. Qu'au delà de tous ces mots, que nous nous échangions, qu'elle soit toute à moi. J'étais consumé par la jalousie et j'avais une envie folle de me lier à elle, comme s'il y avait besoin d'une preuve que nos corps étaient entièrement dévoués à l'autre, à toutes les passions et folies possibles et imaginables.

Je voulais oublier Artemis. Je voulais oublier les gestes qu'elle avait pu avoir. Je voulais oublier ses pulsions de violence qui tiraillaient intérieurement mon être. Là, je n'étais plus animé que par la seule envie que nous rentrions tous les deux, que je puisse calmer tout ce qui m'envahissait.

Je ne ressentais plus qu'une envie incontrôlable d'embraser celle qui animait ma vie. De cette flamme qui me rongeait si puissamment que j'en sentais mon sang bouillonnant dans mes veines. Bouillant de désirs, l'envie de lui dire, par mes gestes, par une tempêtes de baisers et caresses, qu'elle était mienne.

Ses premiers mots murmurés tombèrent dans mon esprit avec tout autant de pensées insondables par les vents de la Passion qui me vinrent. Mes mains, y compris celle liée à la sienne étaient comme des tisons dans un brasier, déjà animées par tous mes sens et mes émotions qui se mélangeaient comme des gouttes d'eau pour former tout un lac, qui n'était autre que le reflet d'un plaisir que je voulais lui donner Sien.

Accentué par tout ce que je venais de ressentir. Au final, c'était une envie bestiale qui gouvernait mes sens. Faire que ceux de ma belle ne soit plus qu'un amas confus de cendres aux délices de mes désirs brûlants.

Et, comme si elle aussi se retrouvait prisonnière de cette nébuleuse de flammes à en perdre déjà un semblant de raison, elle me demanda si nous pouvions aller à mon appartement, et je me perdais à son regard qui scintillait comme le mien de cette lueur complice qui nous animait tant. Que là, au delà de tout, du passé, des doutes, de la jalousie, l'on était deux aimants prêts à faire sortir tout cela dans une association qui serait plus chaude qu'un été caniculaire, plus passionnée que la danse la plus endiablée, plus torride qu'une pluie tempétueuse...

- Oui... Allons-y...

Alors, toujours gardant sa main je me levais et l'aider à venir à moi, sans la lâcher. Nos regards se parlaient pour nous. Ils criaient des mots qui se perdraient bientôt en frissons, en soupirs et en gouttes de sueurs mélangées, à des schémas où bien des mots se perdraient, où seraient encore plus défini, Nous...

Suite ICI
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Aoi Baskerville, Jeu 10 Aoû - 17:29


Reflet
PV avec Daemon Stebbins

L’année touchait à sa fin et la fébrilité des élèves emplissait les couloirs du château. La plupart se voyaient déjà en vacances, faisaient des projets pour se retrouver sur le Chemin de Traverse pour faire leurs courses de la rentrée prochaine, rêvaient de plages de sable fin et de mer cristalline. Au milieu de cette foule enthousiaste, les cinquième et septième années faisaient tâche, comme des moutons noirs dans un troupeau immaculé. La mine sombre, le front plissé, les examens semblaient peser sur leurs épaules comme cent tonnes de plomb. Aoi pourtant, se sentait parfaitement détendue. Evidemment, elle avait plus que doublé sa charge de travail déjà digne d’une Serdaigle, mais elle n’était pas inquiète. En septembre déjà elle avait épluché toutes les annales de BUSE et s’était rendu compte que son niveau était au-delà du suffisant.

En sortant du cours d’Enchantements pourtant, elle était plongée dans la relecture de ses notes à propos du sortilège de Mutisme. Ce n’était pas très utile, car la pratique lui posait bien plus de soucis que la théorie, qu’elle connaissait sur le bout des doigts, mais son esprit consciencieux d’aiglonne prenait le dessus sur la raison parfois. Ayant laissé dans sa salle commune un manuel qu’elle devait rendre aujourd’hui, elle entreprit l’ascension des quatre étages qui la séparait de la tour des Serdaigle, toujours absorbée par sa lecture.

Depuis qu’elle était entrée à Poudlard, elle avait développé la capacité de lire et marcher en même temps.  Il était plus que fréquent de la voir avancer, tête baissée, le long des couloirs lumineux de la bâtisse. Marcher l’aidait à réfléchir et la faisait se dépenser un minimum. Comme si elle était une abeille qui suivait un chemin emprunté par des centaines de ses congénères avant elle, l’azur avançait sans regarder devant elle, sachant précisément à quel moment  il fallait tourner ou encore monter des marches. Le parchemin dans une main, elle traçait le sortilège dans l’air de l’autre, comme si elle tenait une baguette invisible. Il allait falloir qu’elle s’entraîne si elle voulait être sûre de le réussir le jour de l’examen, car il fallait le dire, elle était vraiment mauvaise en maniement de baguette.

Ses pas l’avaient menée jusqu’au cinquième étage, elle était à mi-chemin. Longeant un couloir qu’elle connaissait bien, elle se décida enfin à ranger sa note pour regarder où elle allait. Elle venait d’enfoncer le parchemin enroulé dans son sac qu’une masse indéterminée déboula à l’angle de couloir. Malheureusement, les reflexes de la japonaises ne furent pas assez rapides, et elle percuta le nouveau venu de plein fouet. Elle ne marchait pas à une allure trop soutenue, alors elle ne finit pas les fesses par terre, mais le choc la fit reculer malgré tout de quelques pas. Réajustant son uniforme, elle releva le regard, passablement agacée, pour identifier qui avait bien pu lui rentrer dedans.
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Daemon Stebbins
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Année à Poudlard : Sixième année

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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Daemon Stebbins, Jeu 10 Aoû - 19:43




PV Aoi Baskerville & Daemon Stebbins


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En retard, je l'étais et pas qu'un peu. Cela m'apprendra à flirter trop longtemps avec ma petite-amie sans me préoccuper du prochain cours alors que je savais parfaitement que c'était des révisions importantes pour les examens de fin d'année. Satanées hormones qui ne cessaient de me dominer et de me faire perdre la raison. Bon sens depuis quand étais-je devenu une copie conforme de ses adolescents stéréotypés qui ne pensaient qu'au plaisir de la chaire et avait laissé leur bon sens aux vestiaires. J'avais remonté les étages quatre à quatre depuis les cachots. Comme toujours les escaliers en avaient fait qu'à leur tête lorsque je me trouvais dessus me faisait retourner au premier comme si j'avais besoin de cela en plus.

* Il faut vraiment que je découvre si je ne suis pas maudit par rapport à eux. Parce que depuis le temps, c'est quand même louche *

Voilà les pensées qui me traversèrent l'esprit à cette seconde. Je respirais un beaucoup et priait Merlin et Morgane de pouvoir remontait au cinquième étage. Je regardais ma montre, je n'avais que cinq minutes de retard, en m'excusant le professeur voudrait bien que j'assiste à la suite.

- Allez Daemon plus vite. Pour une fois que tu peux remercier les longues jambes héritées de ton père, fait qu'elles te servent correctement.

J’accélérais un peu plus mon allure. Je n'avais qu'à parcourir ce couloir,  prendre à gauche et puis tourner à l'angle à droite et je serais sauvé. Le plan s'exécute parfaitement jusqu'au dernier virage où je percute quelqu'un. C'est bien ma veine. Heureusement, je n'ai pas entendu de bruit de chute. Je lève les yeux et vais pour m'excuser quand je suis frappé par mon vis à vis. J'ai l'impression de me voir d'une certaine manière même s'il s'agit d'une fille. Je me sens étrange en sa présence. C'est rare de rencontrer des métisses dans l'école. Jusqu'à présent, il faut dire que je ne m'étais pas forcément intéressé aux autres. Je pouvais même dire que je ne l'avais jamais remarqué avant. Et comme si j'étais à la maison avec ma mère, je lui lança:

- すみません (Sumimasen)

Qui signifie désolé lorsqu'on a bousculé quelqu'un en japonais. Je m'étais brusquement rendu compte de ma phrase et je me reprenais immédiatement.

- Enfin je voulais dire que je suis désolé de t'avoir bousculée. Tu ne t'es pas fait mal au moins ?

Je restais fasciné et j'en pris conscience. Je détournais légèrement mes yeux pour ne pas la mettre mal à l'aise. Il n'étais franchement pas poli de fixer ainsi quelqu'un qu'on ne connaissait pas quelque soit sa culture.

- J'étais en retard pour mon cours et je n'ai pas fait attention. Je suis réellement désolé.

Evidemment avec cet incident, je pouvais oublier tout espoir de pénétrer dans la salle de classe. Cinq minutes, cela passait encore. Plus, le professeur penserait que je me payais sa tête au vu que ce n'était que des révisions. Je me remis à l'observer malgré moi.

*Cesse cela, elle va te prendre pour un dingue. *

- Désolé de t'observer de la sorte, c'est si inhabituel de croiser quelqu'un qui est métisse comme moi. Le mélange anglais, asiatique n'est pas le plus courant ici.

Là, je touchais le fond. Mais où était passé mes neurones. C'était à se demander, s'ils n'avaient pas été réduit à néant par mes moments intimes avec Elhiya. Je me sentais comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il fallait que je me ressaisisse et cela devenait urgent...


Dernière édition par Daemon Stebbins le Mer 23 Aoû - 9:21, édité 1 fois
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Aoi Baskerville
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Aoi Baskerville, Dim 20 Aoû - 13:18


Et elle dut lever les yeux relativement haut pour rencontrer le regard de l’inconnu. Un garçon, plus âgé qu’elle à première vue, et dont le visage lui semblait tout particulièrement familier, comme celui d’un cousin avec lequel on aurait beaucoup joué étant enfant. Les traits indéniablement japonais réveillèrent en Aoi un sentiment qu’elle n’avait jusque là éprouvé qu’avec Sora, celui de se sentir chez elle. Mais même si ses yeux bridés le proclamaient compatriote, il était flagrant qu’il était métisse, tout comme l’azur. Intérieurement, elle s’agaça à nouveau de son manque d’attention envers ses camarades. Avec un peu plus d’intérêt, elle aurait pu repérer ce garçon depuis un moment déjà. Alors quand le garçon se mit à parler japonais, elle ne s’étonna pas le moins du monde. Malgré tout, il se reprit, s’inquiétant de l’état de l’aiglonne. Elle avait un petit peu mal mais rien de bien grave.

La bleue n’eut pas le temps de lui répondre qu’il reprit la parole pour s’excuser. Apparemment, il était en retard pour un cours, sans doute des révisions à cette époque de l’année, et c’est ce qui expliquait son manque d’attention alors qu’il marchait. La brune ne pouvait pas le lui reprocher, après tout elle non plus n’était pas vraiment très attentive. Mais ce qui étonna la jeune fille, c’est qu’il resta là, planté au milieu de couloir, alors qu’il venait de dire qu’il avait un cours. Pouvait-il se permettre de sécher comme cela ? Ou s’en fichait-il comme de sa première chaussette ? Un simple coup d’œil à son uniforme l’informa que c’était un Gryffondor. Les deux solutions étaient donc possibles. Il paraissait aussi étonné qu’elle de croiser un compatriote aussi loin de chez lui. Même s’il tentait de ne pas trop la dévisager, Aoi sentait que son regard pesait sur elle. Quoique, elle était assez mal placée pour se faire ce genre de réflexion alors qu’elle-même n’avait pas détaché ses yeux de lui un seul instant. Elle baissa le regard tandis que la voix du lion s’élevait encore, encore une fois pour des excuses. Décidément, ce garçon était bien bavard, et son éducation à demi japonaise transparaissait dans son attitude.

- Désolé de t'observer de la sorte, c'est si inhabituel de croiser quelqu'un qui est métisse comme moi. Le mélange anglais, asiatique n'est pas le plus courant ici.

Cette réflexion décrocha un sourire à la Baskerville. A vrai dire, elle pensait encore il y a quelques minutes être la seule, alors elle ne pouvait qu’acquiescer. Il fallait qu’elle lui réponde, avant qu’il n’enchaîne encore et encore, mais elle ne savait pas vraiment quoi lui dire, ni même dans quelle langue s’adresser à lui. Elle avait envie de parler japonais, dans un premier temps parce que ça faisait longtemps, dans un second temps pour lui faire comprendre qu’ils étaient semblables. Mais il s’était repris lui-même, peut-être cela le mettrait-il mal à l’aise, ou encore le blesserait, parce que sa famille lui manquait. Dans le doute, elle préféra abandonner cette idée. Coinçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle répondit enfin.

- Tout va bien merci. Et je comprends, je suis moi-même un peu surprise.

Le silence revint, pesant sur la jeune fille. Elle ne savait plus vraiment quoi dire, quoi faire. Ce garçon lui était totalement inconnu, mais à la fois il lui semblait si familier qu’elle avait le sentiment que des présentations étaient superflues. Malgré tout, elle décida de se lancer, optant pour une approche des plus simples.

- Je m’appelle Aoi Baskerville, je viens de Kushima, tu connais ?
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Daemon Stebbins
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Daemon Stebbins, Mer 23 Aoû - 11:15




PV Aoi Baskerville & Daemon Stebbins


Reflet



Visiblement, la serdaigle aussi était étonnée de rencontrer quelqu'un métissé comme elle. Oui, j'avais su grâce à son écusson à quelle maison cette dernière appartenait. Je la détaillais un peu plus. elle était beaucoup plus petite que moi mais vu ma taille, un mètre quatre-vingt huit, ce n'était pas bien trop difficile que le reste du monde me paraisse moins grand que ma personne. Elle a la peau pâle un peu comme moi. Contrairement à moi, ses cheveux sont plus sombres. elle paraît aussi fragile qu'une de ces poupées de porcelaine ancienne. Elle donne l'impression qu'elle pourrait être brisée facilement à cause de sa minceur. Son visage est banal cependant, elle a de très beaux yeux gris. Je trouve qu'elle est jolie. Mais bien sûr beaucoup moins que ma verte et argent. Car ma blonde est incomparable à mes yeux.

- Enchanté. Moi, c'est Daemon Stebbins, Gryffondor comme tu peux le voir.

Je pointais mon écusson du doigt machinalement.

- Non, je ne connais pas. Pour ma part, je suis né à Londres et mes grand-parents maternels vivent dans le quartier de Shibuya à Tokyo.

Au vu de cette rencontre, je décidais d'abandonner mon cours de toute façon, le professeur ne m'accepterait plus au vu de l'heure.  Je lui souris en lui demandant :

- Est-ce que tu as un peu de temps pour discuter ? Enfin si tu en as envie. A moins que tu préfères qu'on se voit plus tard ?

Je baissais les yeux afin de voir ce qu'elle me répondrait. Mais je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'en dehors de ma taille et mes yeux, j'avais l'impression de voir d'une certaine manière mon reflet. Vraiment c'était bizarre. A la fois existant et un peu déstabilisant. Je me demandais si ma sœur avait pu rencontrer, elle aussi, des gens comme nous malgré la rareté de la chose.

- Si tu t’inquiète pour mon cours. C'est mort. Le prof ne prends pas. Il n'accepte personne au-delà de dix minutes de retard sauf si c'est dû à la direction ou un préfet.

Qu'allait-elle choisir ? J'avais, pour ma part envie de pousser l'échange plus loin. De récolter ses impressions sur sa vie à Poudlard pour savoir si elle aussi avait eu du mal par moment par rapport à notre culture. Ne vous trompez pas, je n'ai aucun intérêt pour cette demoiselle. Je suis quelqu'un de fidèle et la seule à avoir droit à mes sentiments, c'est Elhiya et uniquement elle.

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Edit du 7 Octobre 2017:  RP abandonné. N'hésitez pas à prendre le sujet
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Megan K. Hayajân
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Megan K. Hayajân, Lun 9 Oct - 18:08


avec Maddy

____________________


Elle crie.
C'est pas des larmes, de la colère. C'est que de la peur, jetée sur le tas dans des cauchemars à vous en faire mouiller vos draps. Megan crie et se tords, en convulsions, tendues par des monstres imaginaires au faciès décomposé et aux odeurs putrides. Les couvertures sont au sol et son corps, trempé de sueur. Ses mèches brunes sont collées à son front. Dans un dernier effort, son corps se crispe et elle retombe mollement, ouvrant les yeux sur le plafond. Elle ne prononce pas un mot, ne fait pas un bruit. Les images défilent encore dans ses yeux gris. Personne n'a rien vu, personne n'en saura rien. Elle se lève, un peu tremblante, refait son lit à la va-vite et va terminer sa course dans la salle de bain, où elle tâche de faire disparaître les traces de sa nuit. La jeune sorcière enfile son uniforme, attrape son sac de cours et fuit dans le petit matin à la recherche d'un petit déjeuner frugale.

Et tout ce qu'elle voit, c'est des étoiles à travers la première fenêtre qu'elle croise dans le couloir. Précipitée vers la sortie par son cauchemar, l'irlandaise n'a pas pensé à vérifier l'heure. Il doit être tout au plus quatre heures du matin, et elle n'a aucune envie de faire demi tour. Elle achève donc de quitter les cachots et erre au hasard, fouinant dans les tableaux à la recherche de quelque chose d'amusant, pour ne trouver que le balancement de la lune pâle sur les marches, et son ombre à elle qui l'effraie quand elle ne s'y attends pas. Elle est un peu sur les nerfs - un peu et cela suffit, elle devient une proie fragile.

Alors qu'elle monte les marches une à une, elle sent monter une bouffée de rien, de mélancolie. Elle s'installe donc contre une fenêtre, l'ouvre délicatement, sort de sa poche une cigrette qu'elle allume, et tâche de tirer sur le diable en projetant sa fumée bien à l'extérieur. C'est dangereux, malsain, mauvais et interdit, mais c'est le seul petit plaisir rebelle que s'autorise Megan. Elle a peur de l'autorité, des lois et compagnie. Peur de la stupidité des humains. Alors elle se contente de s'empoisonner pour oublier - et n'oublier qu'à moitié de jeter fréquemment des regards en arrière pour voir arriver l'impensée.
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Madilyn Nebulo
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Madilyn Nebulo, Sam 28 Oct - 21:05


Un parfum
Odeur de tabac dans les couloirs
Cette nuit encore tu t'abandonnes à l'errance
Cette nuit encore tu te fais spectre
Cette nuit encore tu te cherches et ne trouves personne
Ce soir encore tu vas te fondre dans la nuit
Te confondre dans le silence
Danser avec l'obscurité
Oiseau de nuit n'a pas de nid
Seule
Mais cette odeur
Tes pas s'accélèrent, ton pouls suit la manœuvre
Cette senteur tu la connais bien
Tu n'as pas été la dernière à t'y essayer
Tout est bon pour s'empoisonner
C'est loin d'être le seul mal que tu te fais
Alors tu marches, volubile
Te laisses guider par tes sens
Au rythme des couloirs
Tu caresses seulement le pavé
Effleures le sol doucement

Et puis

Et puis

Quelqu'un

silhouette noctambule






ombre dans la fumée










Belle mélancolique
Au regard de biche
Perdu dans la nuit
Tu t'approches doucement de l'être de brouillard
Tu tentes d'attraper dans ta paume
Une part de fumée parfumée
Et quand tes doigts s'écartent à nouveau
Envolée
Ton rire résonne longtemps dans les étoiles songeuses
Et même la lune semble amusée de cette brume évadée

Alors, inconnue amie de la fumée
Est-ce que toi aussi tu te prêtes à ces jeux-là ?
Toi aussi, aimes-tu à t'empoisonner ?

Et tout en disant tes jolis mots
Tu exhibes tes drôles de maux
Ouvrant tes ailes maigres et diaphanes
Toutes souillées d'inscriptions coagulées
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Megan K. Hayajân
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Re: Couloir du 5ème étage

Message par : Megan K. Hayajân, Jeu 2 Nov - 10:46


____________________


C'est pas d'la fumée qu'elle crache en expirant, c'est tout son venin. Elle ne veut pas la lâcher sur les autres alors sur le bord de cette fenêtre, il est inoffensif. En arrivant dans la maison du serpent, elle ignorait à quel point cela lui convenait bien. Ce n'était pas de la méchanceté, c'était du sans-gêne, de l'ignorance des limites qui faisait d'elle une sinuosité, un angle mal amorcé. Comment cohabiter quand chacun de vos mots blessent et explosent dans votre bouche ? L'Irlandaise préfère son semi-mutisme et puis dans sa tête, les jurons de son patois natal grondent. C'est beaucoup mieux ainsi. La latence la sauve à demi, et l'autre moitié est engourdie par le tabac.

Alors quand dans son silence, dans sa nuit et près de sa fenêtre, une rouquine se balade comme un pantin désarticulé sur la glace d'une patinoire, elle n'a que de l'absence dans le regard. La marionnette ne cesse pas son pantonyme et déclame une tirade toute droit sortie des galeries de la providence.

Quelque chose qui mêle fumée, jeux et empoisonnements. Des mots qui ne se rouillent jamais, qui s'entrelacent et se pendent aux bras des géants pour effleurer de leurs langues habiles les aimables têtes des aimables vivants. Ces mots se dressent dans l'immobile et se font entendre dans l'indicible. Ils aiment à se départager, toujours, et à ronger les sangs des malléables créatures humaines, comme Megan. Fumer pour s'empoisonner, pour déchirer ce qui reste d'elle-même. Jouer le risque, prendre le temps de se la jouer rebelle pour exister dans toute ses déchirures. Les mots frappent dans le coeur et pourtant...

« - T'peux pas parler comme tout le monde ? J'ai rien compris. »

Elle mime l'imbécile pour ne pas montrer qu'elle est touchée - et comme son visage n'est que du papier glacé, figé dans le néant, elle n'a l'air de rien ressentir quand au fond les morts se sont réveillés.

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