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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Silence oppressant
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Mary Drake
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Re: Silence oppressant

Message par : Mary Drake, Dim 21 Jan 2018, 16:28




Il suffirait d'une gomme pour que tout disparaisse. Les illusions, la Terre, tout, dans sa globalité : l’entièreté du monde en un seul mouvement.
Il suffirait d'un rectangle un peu plus grand, un peu plus solide, pour balayer les immeubles, les avions, le ciel et les éléphants.
Lui seul est utile pour que le mot rien prenne enfin tout son sens.
Si il n'y a plus d'existence, son reste - si reste il y a - ne voudra plus exister.
De fait, si même ce déchet ne veut plus, ce sera le vide total, la déchéance complète, la fin de l'espoir parce que le monde aura disparu. Et il faudrait être fou, non, même à lier, pour être cet homme qui s'accroche à ce qui efface pour vivre. Les éperdus de vie ne sont pas là pour ce sentiment d'être, ils restent là pour que les autres voient qu'ils sont. Mais si un seul arrive à monter sur l'objet de destruction. Si un seul ne part pas comme les autres. Il finira par s'en aller quand même. De faim, de froid, ou en devenant encore plus fou qu'il ne l'était. Peu m'importe. Mais il disparaîtra comme tout le monde.
C'est ça qu'il faut retenir.

J'ai envie qu'elle arrive cette gomme. De faire partie de ceux qui sentiront l'extase de la voir tout effacer sur son passage. Attendre son tour dans un délice, piétinant d'impatience. Plus rien, plus envie. Tout s'en va sous le joug de cet être suprême dont on ne connaîtra pas le nom mais qui portera celui de ce qui se rapproche le plus de son utilité. Existence éphémère. C'est égoïste, dans un sens, d'espérer son arrivée pour ne pas vivre éternellement. J'ai cessé de faire venir la fin à moi, mais si elle pouvait se déplacer, ça ne me dérangerait pas. C'est bien beau d'être illusion, mais si ils continuent tous à exister, je filerais toujours entre les têtes, les visages. Je les regarderai me voir sans avoir la conscience d'être vue mais je sais pertinemment qu'ils me fixent encore. Être là sans être là. Mort et vif à la fois. On ne sait pas trop, l'incertitude sera présente par contre, pour toujours.

C'est embêtant.

En attendant il faudra se contenter de ce qu'on a, d'être ce demi en permanence qui énerve et qui ne fait pencher aucune balance. Je marche, je me perds, puis je retrouve inlassablement mon chemin, grand malheur, à croire que mes pieds ne veulent pas être en plein milieu de nul part ce qui est plutôt dommage parce que je suis certaine que c'est chouette comme endroit. La seule chose apaisante dans tout ça c'est cette proximité avec les troncs car je sais que je suis en sécurité entre les tumultueux branchages. Que si ils m'éraflent la peau c'est dans un soucis de vérifier si il y a de la vie et non pas de l'inertie, comme poser deux doigts au creux d'un cou d'enfant pour sentir si il respire toujours. Les plantes, c'est un peu comme une infinité de parents. Mais aux moins elles, elles sont aimantes.

Le pire dans tout ça c'est qu'il arrive de déboucher sur un endroit moins apaisant, moins tout en quelque sorte il n'est pas comme le reste, il n'est pas effeuillés, il est juste un brin vide. Pourtant cette fois-ci il a quelque chose de comblé, je le regarde et là apparaît un spectre peu commun. Regard sur mes mains. Regard sur le voile. Il paraît beaucoup plus illusionné que je ne le suis. Les pas se font plus pressants, à la limite de l'oppression, pour terminer devant une vie un visage un corps et cette question qui s'échappe sans aucune possibilités de la retenir, car il en découle une admiration non cachée : Comment faites-vous ?
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Re: Silence oppressant

Message par : Aya Lennox, Mer 24 Jan 2018, 09:48


Et si tout n'était qu'un piège, finalement ? Si cela n'avait d'autre sens que de piétiner la raison ? On essayait constamment de mettre des noms sur les choses, même les plus innommables. Peut-être, quelque part, pour s'en approprier les idées. Ou pire, pour les banaliser. Vulgariser même ce qu'il y a de plus éphémère et d'inexplicable.
Elle était pourtant persuadée qu'ils savaient tous que cela ne servait à rien, mais ils continuaient. Elle avait beau leur crier, en silence, ils ne comprenaient pas que cela ne servait à rien. A quoi d'autre servait l'univers, pourtant ? Sinon à se dégrader progressivement ?

Il suffisait d'emprunter quelques mots, un instant, et de mettre fin à tout. Simplement. Il n'était pas question de lâcheté, bien au contraire. Faire face à l'univers et s'en moquer, c'était plus une question de courage. La plupart du temps, on arquait le dos pour suivre le rythme précis des aiguilles. Un beau spectacle de claquettes. A la fin, on pouvait même entendre les applaudissements, si l'on tendait l'oreille.
Et si on savait écouter.

Chut, tu entends ?
Berlioz grattait le sol, à la recherche de quelque chose de plus intéressant que l'écorce d'un bois. Sa tête pivota vers le néant. Il n'y avait rien de précis, mais ça s'approchait pourtant. Et sa maîtresse qui ne gigotait pas des masses, installée au sol, ne semblait pas vraiment y faire attention. S'inquiéta pourtant du manque d'agitation en soi.
- Ils arrivent ? chuchota-t-elle à la bestiole.
Mais non, ça ne ressemblait pas à leur rendez-vous nocturne. Ça ressemblait plutôt à un imprévu. Un drôle d'imprévu.

Comment faites-vous ?
Faire quoi, si déjà. Aya se redressa quelque peu et regarda le vide qui avait pris l'apparence d'une jeune fille.
- Comme tout le monde, je suppose. Je fais semblant ?
Un sourire en coin étira ses lèvres mais d'un coup, le moment était venu, et la sorcière fit signe à l'autre de se taire. Probablement de se baisser, aussi, à ses côtés.
- Ils vont arriver, lui expliqua-t-elle en chuchotant. #Olentia Evanesca.
Elle avait pointé sa baguette sur la nouvelle venue, puis sur elle-même.
- Il faudra le relancer dans cinq minutes. Leur flair est imparable.
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Re: Silence oppressant

Message par : Mary Drake, Mer 31 Jan 2018, 16:16


Mes yeux n'arrêtent pas de s'échapper mais finissent toujours par se poser sur
Elle
parce que étrangement je n'arrive pas à détacher mon regard d'
Elle
ses envoûtement sont étranges, pas comme d'habitude
Je ne dis pas qu'
Elle
est colorée, non
Elle
reste fade comme les autres sauf qu'
Elle
a ce truc qui brille, cette nitescence autour, fantomatique je ne sais pas mais
Elle
a quelque chose que je ne comprends pas qui me fascine

Aussi, si la gomme décidait de passer maintenant, je crois que je me battrais corps et âme pour que nous ne soyons pas une, mais deux rescapées sur ce petit morceau restant de destruction. Parce qu'il n'est pas éternel, une gomme se lasse et finit débris au fil de sa vie, ne croyez pas qu'elle échappe à son destin - jamais - néanmoins dans un soucis d'en savoir plus en sachant surtout que ce ' plus ' existe j'aimerais vraiment cr*ver en l'ayant obtenu ou du moins en l'ayant compris : histoire de satisfaction personnelle avant la fin, mais pas pour ces autres juste pour fixer mon reflet face à la mer ou la mort et dans un sourire partir sereinement en sachant que j'ai réussi.

Mais y'a cette sensation d'impuissance quand elle se lève et me toise regarde ? je ne sais pas comment le prendre. J'ai beau être grande j'hésite et vacille. Intimation de se taire mais un sourire - déjà une satisfaction - ainsi faut-il étirer ses lèvres pour ? Eh bien dans ce cas étirons ! Question de faux également. Mais étrangement je ne veux pas, mauvaise solution, mauvais compromis, mauvais tout : on ne réussira pas comme ça. L'idée se fraie, pourtant quand même, s'impose tu es déjà dans le faux et malgré tout elle n'a pas tort, c'est déjà le cas, dans ce monde d'idées et de voiles qui se superposent pour des visions toujours erronées, rares sont ceux qui voient la globalité avec perfection. Connaître tout en surface ou un rien en creusant ? Choix compliqué à prendre mais ce n'est pas le moment.

S'accroupir - pour ils - inconnus étranges au nom inconnu. Pourquoi comment ? Aucune idée, mais si elle le disait, c'est qu'il le fallait. Conviction étrange mais imposante. Je pourrais la suivre partout c'est dangereux tant pis. Un sortilège plus tard, nous voilà à l'abris, sans odeur. Dans un champ. Loin des arbres beaucoup plus intéressants pour se cacher. Pas très censé. Faudrait faire quelques pas, et nous y serons. Cela est-il si urgent ? Il faut croire. Alors j'attends. Un peu. Parce que limite n'a que patience. Et que malheureusement je n'ai ni l'un ni l'autre. Puis il n'y que le bruit du vent qui glisse sur les feuilles. Nul autre.

- Sont-ils toujours aussi silencieux ? Murmure. Noyé dans un flot d'incertitude, ça ne se passe pas comme je l'avais prévu. Mais si je ne vois pas ce qui poursuit. Comme les gens ne voient pas les bêtes. Suis-je entrain de tomber ? Et si invisibles ? tentative foireuse pour se rassurer.
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Re: Silence oppressant

Message par : Aya Lennox, Dim 11 Fév 2018, 16:28


Elle scrutait l'horizon pavé d'infortunes — surtout entortillé de végétal en fait, de troncs d'arbres en troncs d'arbres qui s'étirent en paysage. Il y a pire catastrophe que cet amas de fougères tout droit devant, et puis finalement rien que le paisible son du vent qui s'immisce du fin fond de la forêt jusqu'à l'oreille. Si on le désirait, on pouvait imaginer une falaise au loin, toujours plus loin qu'ici ; partout sauf ici, en fait.

Ses sourcils se froncèrent. Elle attendait de voir mais n'était pas assez patiente. Méritait-elle l'invitation ? Aya ne savait pas, en doutait fortement à l'instant.
- Ils sont bien réels. Bien palpables par la rétine, chuchota-t-elle sans insister trop lourdement. Il faut juste attendre.
Ce n'était pas vraiment une manière de dire Silence, mais presque. Même Berlioz fixait la nouvelle arrivée sévèrement. Du moins, aussi sévèrement qu'un furet pût le faire.

Les minutes défilaient et la sorcière aux cheveux blonds réitéra les sorts. Ce fut de justesse, puisque quelques secondes après, les créatures s'infiltrèrent dans la brume et dérangèrent le paysage désolé. Des Cynospectres.
Il n'était pas question de rencontrer des créatures inoffensives. Les Gytrash n'étaient pas réputés pour leur courtoisie vis-à-vis du genre humain. C'était pour cette raison qu'Aya avait préféré masquer son odeur. Et celle de ses compagnons de route. Berlioz ne pût s'empêcher un léger mouvement de recul. Il flairait le danger et la possibilité de mort subite qu'engendrerait la morsure d'une telle bestiole. Mais Aya avait appris à maîtriser son vieil ami, à l'aide de deux doigts légèrement plantés dans son cou. Elle ne savait pas pourquoi, mais sur lui, ça marchait.
La sorcière profitait du spectacle, fascinée par la cavalcade. C'était une horde en somme toute assez respectable. D'après ce qu'elle avait lu, ces spectres se manifestaient souvent lorsqu'ils avaient senti une présence humaine. Soit c'était la jeune femme qui les avait attiré, en s'amenant ici, soit d'autres personnes traînaient dans le coin. Dans tous les cas, masquer leur odeur avait été plus qu'utile.

Ce n'était pas franchement le moment des questions. Parler aurait été une très mauvaise idée. Elles auraient tout le temps d'échanger là-dessus après le départ des chiens fantômes. Mais pour le moment, les formes vaporeuses étaient trop passionnantes pour être ignorées.
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