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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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[Habitation] A l'ombre des tilleuls
Luke Belt
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[Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Luke Belt, Lun 8 Mai - 18:52


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Voici l'habitation (Très grand manoir) d'Asclépius Underlinden.

Il peut poster dès à présent.


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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 9 Mai - 13:38




À l'ombre des tilleuls


Si jamais un voyageur, touriste ou arpenteurs de chemins, s’aventurait dans les beaux Länder allemands, il finirait, à force de remonter vers le Nord, par pénétrer dans celui du Schleswig-Holstein, qui fait la frontière avec le Danemark. Un paysage varié, mais rappelant de plus en plus le plat pays hollandais à fur et à mesure que l’on se rapproche de la mer, bien que l’on puisse discerner, parmi les substances aqueuses et salées, quelques végétaux concentrés, formant des forêts éparses, mais toujours touffues. En s’engageant dans une de ces forêts, l’on finit par parvenir à une sorte de lac pourvu de roches dans l’eau, avant que la forêt ne reprenne ses droits. Et dans cette frontière entre l’eau et le végétal, sur une roche plus solide, plus haute, en petit bout de terre qui servait de pont, de point de passage, se trouve un château, autrefois présent en Grande-Bretagne.
Ce château est le domaine de la famille Underlinden, érigé en des temps où les seigneurs s’établissaient dans des abris de pierres et de fortifications. Des fondations médiévales, en bases romanes : une bâtisse forgée pour durer, avant de planter des tilleuls aux alentours, histoire de rappeler le blason autant qu’on le pouvait : que les racines investissent la terre, et les feuilles, le ciel.

Au fil des siècles, l’aspect du château changea : oscillant entre les styles architecturaux de l’époque, qui venaient s’ajouter à ceux déjà en place : classique, gothique, moderne… Jusqu’à son déplacement au début du XIXe siècle, au Scheswig-Holstein. Quelle chance d’y avoir retrouvé un lac !
Fort de cette isolation, les seigneurs du tilleul vivent reclus, quasiment en auto-suffisance avec les deux-trois fermes se trouvant non loin sur les terres. Si la sociabilité ne les a pas étouffés, la pression de ces pierres antique s’en chargera.

Salle de réception, salle de bal, cuisine et salle à manger au rez-de-chaussée. Chambres pourvues de salles de bain à l’étage. Parfois des bureaux, des bibliothèques, une salle d’art… Dans une tour, la grand-mère, son télescope géant sur un rempart, et un orgue pas loin des douves. Une cour intérieure, une petite serre, une écurie et le reste de la forêt, avec un ruisseau courant non loin.
La décoration est sobre, presque austère, avec parfois des tapisseries, des tentures, des tableaux de famille, des cheminées, des lustres ou des pots de fleur. L’on semble retenir son souffle dans ces couloirs vides, ou l’on ne croise jamais personne.

Il y fait froid, dans le château, à force d’entretien. Dans ce vestige d’une gloire passée, les habitants font figure de mollusques, coincés dans une coquille devenue trop écaillée pour eux : trop austère, trop vétuste, trop exiguë… Chacun cherche à s’en aller, et y parvient en décorant ses quartiers selon son goût propre.

Il n’y a quasiment jamais de visiteurs dans le domaine, et le châtelain demeure enfermé dans son bureau à sept verrous. La châtelaine est constamment en voyages au Sud de l’Europe, le fils aîné avec sa femme, investit les lieux autant qu’il le peut, le fils cadet est marié à sa fonction de magenmage, la grand-mère est perdue entre sa tour et les remparts, le grand-père cherche sa gloire dans sa bibliothèque, la tante reste dans son cabinet, l'oncle travaille la terre et le cousin déambule dans son fauteuil.
Et dans cet enchevêtrement de mœurs et de styles architecturaux, Asclépius tentait de vivre par et pour lui-même.



Y a qui ? Des PnJ consanguins et de vieux vêtements pour habiller les épouvantails.
Y a quoi ? Des toiles d'araignées (beaucoup)
Et c'est protégé ? Tintouin protecteur habituel des grandes baraques :
- Maléfice Antitransplanage
- Charme du Cridurut
- Sortilège Repousse-Moldu
- Sortilège de Repousse-Maléfice
- Sort d’Impassibilité
On peut s'incruster ? Yep, seulement si l’on ramène à boire
On peut faire de l'aqua sombral dans les douves ? Peut-être
Y a à grailler ? Toujours ; mais seulement la Pana Cota de l'oncle

©Ebou


Dernière édition par Asclépius Underlinden le Lun 17 Juil - 22:59, édité 4 fois
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 11 Mai - 15:29



[RP unique]

L’horloge murale, de son « Tic-Tac » impérieux, délimitait chaque seconde de cet espace-temps. Le temps lui était assujettit, plein et entier, et le seul être vivant de cet espace d’antichambre, suivait ses directives, sa course des minutes, avec une dévotion de vestale. Il était debout, de sa hauteur de squelette rapiécé, bougeant maladroitement d’un pied à l’autre, pour répartir le poids de son corps d’une façon plus ou moins égale. Ne pas trop s’appuyer sur la cheville droite, à cause de l’accident de ses seize ans. Ne pas trop s’appuyer sur le genou gauche, à cause de l’acide qui lui avait rongé cette partie-là du corps, en septième année, quand Poudlard fut attaqué. Ne pas triturer ses doigts, car il en manquait un, à cette main désormais recouverte d’un cuir sombre. Ne pas se curer le nez de la main restante, ce n’était pas très élégant, et les tableaux semblaient le surveiller. Même s’ils n’étaient pas animés, ceux-là, mais ils le mettaient mal à l’aise : ils étaient inquisiteur. Que venait-il faire dans l’antichambre de sa mère ?
Eh bien, attendre sa mère.

Une autre minute passa, tandis qu’il observait la porte de bois, tranquille, quasiment atemporelle, même si elle ressemblait à toutes les portes de bois de ce château. Sauf que ce n’était pas n’importe quelle porte en bois : c’était celle qui menait à la chambre de sa mère, pas celle de ses parents. Ils avaient cessés de partager le même lit après leur nuit de noce, semblait-il. Ou après que lui ait été conçu. Il ne savait pas. Ce n’était pas des choses qui se demandaient, en faisant preuve de décence et de dignité. Et la décence et la dignité, il n’en avait pas beaucoup, malgré son orgueil.
Il patienta encore.

Il ne savait ce qu’il faisait là, comme un idiot, à attendre debout, snobant le canapé réservé à l’attente. Ou alors, il pourrait s’asseoir sur le rebord de la fenêtre, qui donnait vue sur le lac. Mais, non. Il restait debout, par pure décence, dignité et orgueil, parce qu’il était capable d’attendre debout. Mais attendre quoi ? D’avoir suffisamment de courage pour toquer à cette porte ? Non. Ce serait stupide et inutile : personne ne lui répondrait. Sa mère n’était pas là. Elle n’était pas encore rentrée de son voyage. Peut-être même ne rentrerait-elle pas. Il était à chaque fois surpris, de la voir revenir. Qui voudrait revenir dans ce sinistre château, après l’avoir quitté ? Qui voudrait prendre ses repas, en compagnie de l’être le plus détestable sur cette terre ? Qui voudrait revenir, si c’était pour se conformer, à son retour, aux longs rituels de l’ennui, qui jamais ne s’arrêtaient ?
Lui-même se demandait bien pourquoi il continuait de revenir dans ce château. Alors qu’il n’était même pas à lui, alors qu’on lui faisait bien sentir qu’il n’y était pas le bienvenu : comme s’il n’était qu’un paria, un parasite, qui ne faisait qu’embêter ses hôtes à longueur de journée.

Il se dandina encore, puis lança un regard mauvais à un tableau qui semblait le dévisager avec un peu trop d’insistance.
Paranoïaque, lui ?
Non. Juste que ces fichus ancêtres dépeint en nature morte animée étaient tous à la solde du châtelain : Siegfried Underlinden. Son géniteur, on pourrait dire. On pouvait l’appeler ainsi, puisqu’il ne l’appelait « Père » qu’en public. Ou pas, d’ailleurs, puisqu’il ne s’adressait pas à lui : il se contentait de répondre docilement, quand on lui posait une question.

Il soupira, se trouvant ridicule. Il ferait mieux de repartir dans sa chambre. Ça ne servait à rien de jouer au chien battu, à attendre qu’on lui ouvre la porte, pour lui donner à manger et des caresses : il n’avait pas faim, et ne supportait pas le contact humain.
Alors que cherchait-il ?

C’était de nouveau faire preuve d’orgueil que de répondre ainsi, mais il ne cherchait que la vérité. Il voulait qu’on réponde, à une question qui l’empêchait de dormir la nuit, qui lui donnait la chair de poule et le cœur lourd en y repensant. Une question qu’il n’avait jamais cessé de se poser, depuis qu’il avait été en âge de penser.
Une question pour pouvoir raconter son histoire au chat sauvage, et assumer de pouvoir suivre les pas écorchés du caméléon.

Oui, il était là pour grandir, avec le « tic-tac » en arrière-plan. Il était là pour mûrir, apprendre, enfin, l’indépendance vis-à-vis de tout cela. Si ça ne partait pas de lui… Il ne s’en sortirait jamais. Personne ne viendrait l’aider, alors à lui de faire le premier pas. A lui de s’assumer, en tant qu’être à part entière.
Il lui fallait cesser d’être une victime. De briser cette image d’être faible qui lui collait à la peau, parce qu’il n’était qu’un trouillard sensible.

Les sourcils froncés, pour se donner plus de contenance et de courage, il prit la poignée de la porte en bois, avant de la tourner, et de pénétrer dans la chambre de sa mère. Sans jeter un regard aux portraits offusqués, il referma la porte.
Face à lui, un paravent, masquant une armoire. Un peu plus loin, un secrétaire, un lit d’une taille respectable près de la fenêtre, aux rideaux tirés. Un miroir, un peu plus loin, avec un nécessaire à coiffure et à maquillage. Et lui, les pieds sur le tapis, dans cette chambre assombrie, où dominait en temps normal, les couleurs clairs de la décoration.

Il respira peut-être un peu plus fort que ce qu’il n’aurait souhaité, démontrant ainsi son anxiété. Voilà, il y était. Que faire maintenant ? En quoi attendre ici serait différent que d’attendre dans l’antichambre ? En plus, maman ne serait certainement pas contente d’apprendre qu’il était entré dans sa chambre sans permission… Elle avait absolument horreur, qu’il fasse des choses sans permission, et par-dessus tout, qu’il s’incruste dans sa vie privée.
Il n’avait aucun droit d’être là. Peut-être était-ce pour cela qu’il ne tira pas les rideaux, et n’alluma pas les chandelles ? Ou alors, aimait-il juste la compagnie rassurante de cette douce pénombre artificielle ? Difficile à dire au vu de la forme choisie pour cette narration.

Un nouveau soupire lui échappa, un qui ne venait pas se calquer sur le rythme languissant de l’horloge, comme si elle essayait de faire s’étirer le temps, dans cette pièce interdite, qui sentait le lilas, en toute saison… Ce sont les fleurs préférées de maman, et son elfe se charge d’apporter des bouquets frais à chaque fois que sa maîtresse revient de voyage… Un bouquet dans un vase de cristal se tenait joliment sur une commode, un petit napperon en dessous pour éviter d’abimer le bois du meuble. C’est que maman devrait rentrer bientôt : on n’allait pas apporter de nouvelles fleurs et changer la literie pour quelqu’un qui n’était pas là… Quoique les Underlinden sont tellement enferrés dans de drôles de rituels, que ce ne serait pas étrange si quelqu’un venait à s’occuper des chambres des morts, pour faire croire qu’ils vivaient encore.
Asclépius se fit la promesse silencieuse de ne jamais tomber dans ces travers, et son regard fut attiré par un tiroir entrouvert de la commode. Sûrement un oubli de l’elfe : elle se faisait vieille. Et lui, était curieux, et avait déjà franchi l’interdit en entrant dans cette pièce : alors autant boire le calice jusqu’à la lie, pousser le vice jusqu’au bout, et autant de métaphores chrétiennes qu’il pouvait trouver pour parler de son péché, alors qu’il n’était pas même croyant. Drôle d’étrangeté, même si c’était redondant.

D’une main hésitante, il commença à tirer le tiroir, dévoilant le contenu de ce dernier : des bas, des collants. Des habits de maman. De ceux que l’on porte sous la robe, mais en différent… En plus… Féminin. Un peu plus genré dans le choix des matériaux, de la forme, du toucher… De ses longs doigts squelettiques, il en tira un, le dépliant petit à petit dans ce geste ascensionnel, avant de porter la douceur du tissu contre la peau de sa joue, puis de ses lèvres.
Ça sentait la lessive familiale et le doux parfum de sa mère…

Lentement, il caressa la texture du collant, appréciant le contact sensible, découvrant avec une certaine joie cette douceur oubliée… Et peu à peu, l’image de sa mère s’évanouit pour laisser place à une nouvelle image : la sienne. Il ne voulait pas que ce collant soit à sa mère, mais à lui, qu’il puisse porter ce vêtement… Il avait envie d’essayer, de voir l’effet de cette texture venir envelopper doucement, tout doucement, sans précipitation, ses orteils, puis son pied, sa cheville, courber le talon, et remonter le long de la jambe… La peau de sa main caressant celle du genou, de la cuisse, tandis qu’il remonterait le vêtement, qui épouserait, petit à petit, la courbe de son anatomie… Passer le genou, remonter la cuisse, jusqu’à la taille…
S’arrêter, serrer le tissu, en pensant à ce qu’il y avait à l’aine. En songeant que ça serait disgracieux, que ça ne pouvait épouser le vêtement tel qu’il était, que ça ne lui rendrait pas justice… Que ça ne pouvait être beau.

Et son rêve éveillé cesse lorsque d’un geste de baguette, les rideaux furent tirés. Les mains crispées sur le vêtement tâchèrent de se détendre, afin de ne pas abimer le tissu, tandis que le garçon se tournait, le visage impassible, face à celui de sa mère, qui dépeignait lui un léger agacement. Voire, une sorte de répulsion, à trouver ainsi un intrus dans sa sphère intime.

« - Que fais-tu là ?

Voix sèche. Le collant glissa d’entre ses doigts, presque à regret.

- Je… Je vous attendais… Hésitation de l’enfant pris en faute.
- Eh bien je suis là maintenant, tu peux partir. Tu sais très bien que je n’aime pas que l’on rentre dans ma chambre. »

Il baissa la tête, repoussa le tiroir de la commode, lançant presque un regard de regret à ce moment désormais évanoui. Suivant le rythme imposé par l’horloge, il se dirigea vers la sortie des appartements de sa mère, mais s’arrêta au battant de la porte, dans un entre-deux incertain… Tandis que lui-même hésitait…
Puis, se rappelant ses résolutions, il souffla sa question, incertain, craintif… N’osant se retourner pour faire face à la personne qu’il estimait le plus au monde :

« - Dites… Vous… Vous m’aimez… ?

Un soupire agacé.

- Cesse de faire l’enfant, Asclépius, c’est épuisant. »

Pinçant les lèvres, il acquiesça et fit quelques pas, qui l’emmenèrent de nouveau dans l’antichambre. Au dernier instant, il se retourna, voulut parler, encore, mais resta muet face au regard de sa mère, qui lui ferma la porte au nez.
Fautif, il baissa la tête, et quitta les lieux, sous le bruit rieur de l’horloge.
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