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[Habitation] A l'ombre des tilleuls
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 4 Déc 2017 - 22:51




C'est ce qu'on appelle une arrivée inoubliable. Entre un bonjour et une quinte de toux. Puis surtout. L'aspect ramoneur avec lequel se ramène mon frère étoilé. Visage et vêtements couverts de suie. Et l'air à la fois là et pas là, un peu ici beaucoup à l'ouest. Quelque chose me dit qu'il n'est pas un navet bio, aujourd'hui. Ca vire beaucoup à l'OGM, ça. Mais en soi, on s'en fout un peu. On compte pas le manger alors c'est pas grave s'il est pas bio. Il est étoilé, ça suffit à ses nobles qualités. Et malgré son aspect pas très propre de celui qui est resté trop longtemps dans une cheminée, il brille quand même. En même temps, ça ne m'étonne pas. Ca ne pouvait pas en être autrement.
Il arrive, il détonne, ça fait comme un grand boum -explosion- au milieu de cette pièce de théâtre trop bien lissée et huilée. C'est celui qu'on remarque, qu'on réprimande du regard, qu'on désapprouve parce que totalement en dehors de tous ces cadres étouffants.
Et moi, paradoxalement, son arrivée me fait du bien.
Parce qu'il détonne, justement.
Et que je n'en peux plus de ces coincés au milieu des apparences.
Le voir surgir, étoilé venue du fond de la cheminée, un peu perdu et pourtant là, me fait sourire. Doucement. Discrètement. Répondre à son salut par un hochement de tête.
Il s'approche et, du coin de l'oeil, je remarque ma grand-mère qui suit son avancée en fronçant les sourcils. Peut-être qu'elle se demande qui est ce type. D'où il sort. Si c'est vraiment lui, que j'ai choisi pour témoin. Elle doit se dire que y'a erreur sur la personne, usurpation d'identité. Ou alors elle se fait la remarque que je n'ai aucune notion des bonnes manières et des bonnes fréquentations. Peut-être tout à la fois.
Mon regard glisse jusqu'à mes parents, qui se tiennent un peu plus loin, en retrait. Je leur ai vaguement dit que mon témoin serait quelqu'un qui m'est très cher pour plusieurs raisons que je n'ai pas voulu détailler. Mon père observe, impassible, sembler juger en silence. Alors qu'au fond de l'oeil de ma mère brille une sorte d'éclat que je ne lui avais pas vu depuis le début d'après-midi. Presque un amusement muet.

Au vu des questions que me posent mon frère astral, il n'a pas tout suivi de la situation. Sans doute ne se rend-il même pas compte du lieu où il est.
Je l'observe un court temps, la tête légèrement penchée sur le côté.
Puis j'essaie d'essuyer un peu sa joue. Mais compte tenue de son état, c'est tout son visage et ses vêtements qu'il faudrait laver. Pas vraiment le moment pour ça.
Puis avant même que je puisse répondre, nouvelle arrivée par la cheminée. Mais en meilleur état que mon frère. Pas de mots, juste un signe de tête pour salut ; je reconnais étrangement le pirate en quête de trésors. Celui qui était blanc comme un linge à chaque transplanage. Il a pas de chance, franchement. C'est tellement pratique le transplanage ! Il m'avait dit qu'il s'appelait comment déjà... ? Ah. Oui. Ben. Même que je m'étais dit que ça pouvait être tout un tas de choses, ça. Ben.
Bon apparemment, ça va être lui, le deuxième témoin.
Je lui adresse un sourire poli sans parole.
Avant de prendre la plume tendue et de me tourner de nouveau vers mon frère étoilé.

-Tu as eu des accidents en chemin, ou quoi ? je demande d'un ton pas trop fort.

Se pencher au-dessus du papier et griffonner. Vaguement. Un truc ressemblant à un KW bien barbouillé. On va dire que c'est une signature, ça.
Puis tendre la plume à mon frère étoilé.

-Oui, tu dois signer.

L'idée soudaine que signer, c'est connaître son nom.
Je ne suis pas certaine d'en avoir envie. Je l'aime dans cet anonymat complet. Il n'a pas besoin de nom, toutes façons : il est une étoile, ça suffit.
Mais il faut bien. Pour les formalités.
Je saurai oublier. J'en suis sûre.
J'ai une mémoire sélective, moi.
Puis. Même. Ca ne changera rien à ce qu'il est. A son éclat.

-Et pour tes autres questions, le marié est là -geste vague en direction d'Asclépius- et quant à savoir si je suis contente ou pas, tout le monde s'en fout, ici -regard hostile en direction des autres plongés dans leur attente d'avoir enfin ce que nous pouvons leur amener par ces signatures- alors -haussement d'épaules. Pour le thé, je suis pas chez moi ici, je te dirais bien oui mais... -nouveau regard aux alentours, atmosphère pesant, je crois que l'arrivée de mon frère astral n'a pas été bien perçue- va falloir en débattre avec eux.

Petit haussement d'épaules : j'suis désolée, je peux rien faire pour toi.
Je lui désigne où il doit signer. Et, précautionneusement, me retourne. Comme pour ne pas regarder. En vérité, c'est un peu ça. Je ne veux pas voir ce qu'il signe. Pour ne pas avoir à oublier ensuite. Mieux vaut ne pas savoir. Et garder à jamais ce visage étoilé sans nom gravé au fond de ma mémoire.
A la place, je reporte mon attention sur Asclépius. Qui n'a franchement pas l'air à son aise ici. En même temps, qui le serait ?
Mais
C'est bientôt fini.
On a parcouru le plus long. Le plus dur. Des tic-tac d'éternité. Qui vont bientôt s'achever.

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Azaël Peverell
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Azaël Peverell, Mar 5 Déc 2017 - 19:48


Le Perché a pas l'air au top de sa forme. D'habitude, quand il te voit, il te sourit quand même. Là, il a juste viré au tout blanc livide. Faudrait lui donner un truc à manger, il manque sûrement de sucre avec son régime bizarre. Tu époussettes ta chemise comme tu peux, en espérant la rendre un peu plus blanche que noire de suie. Sauf que tu réussis simplement à rajouter des traces noires là où passent tes mains. Cette poisse. En plus, voilà un autre type qui débarque par la cheminée, et tu le connais. Sauf que c'est pas ton meilleur pote. Logique, puisque ton meilleur pote c'est le Perché et qu'il est juste à côté. Bref, tu te tapes un regard méprisant que tu lui rends en levant le menton bien haut. Pour montrer que toi aussi tu sais le faire, et toc !

Tu regardes les gens qui signent, sans vraiment les voir. t'es incapable de déchiffrer leurs lettres et tu n'essaies même pas. T'as la vision troublée. T'as envie de t'asseoir. Et de boire. Et de serrer ta soeur étoilée contre toi pour t'assurer qu'elle est bien là. Mais une fois de plus, tu te retiens. Parce que t'es tout sale. Et parce que tu sens tous les regards sur toi. Et c'est pas des regards gentils et compatissants. T'as envie de te retourner pour leur hurler de regarder ailleurs, que t'es pas une bête de foire, et que si ils sont pas contents, ils ont qu'à déménager dans un endroit avec une adresse qui se prononce facilement. Enfin, c'est pas comme si tu viendrais à un mariage organisé par ces gens-là régulièrement non plus. Nouveau sourire pour ta soeur astrale. Elle est belle. Comme d'habitude. Parfaite.

Elle te demande si t'as eu des ennuis en chemin. Difficile à cacher étant donné ton état. Tu hoches légèrement la tête. Tu lui expliqueras plus tard. Quand il n'y aura pas tous ces gens. Parce que t'as l'impression que quelle que soit ton excuse, elle ne leur conviendra pas. Tu adresses tout de même un regard désolé à ta soeur étoilée. Pour qu'elle comprenne bien que tu ne fais pas exprès de la mettre dans un tel embarras devant tous ces gens-là. Parce que chez ces gens-là, on ne comprend pas Monsieur, on ne comprend pas. On juge.

Tu la laisses signer, et tu prends la plume qu'elle te tend pour ajouter ton nom d'une écriture un peu tremblante, mais étonnamment lisible vu ton état. Un joli "Azaël Peverell" rejoint le parchemin, et tu esquisses un sourire emprunt de fierté en voyant à quel point tu es parvenu à mener à bien ta mission malgré ton état de défonce très avancé. Tu recules de quelques pas, écoutes les réponses à toutes tes questions. Suis son doigt du regard lorsqu'elle désigne ton pote perché. Bug totalement. Regardes l'un, puis l'autre. C'est beaucoup trop bizarre toute cette histoire. Tu ne savais même pas qu'il devait se marier aussi. Ni même qu'ils se connaissaient en fait. Mais c'est cool finalement. T'espères qu'ils t'inviteront à dîner souvent, vous vous amuserez bien.

Par contre, t'aimes pas trop ses paroles. Comme si tout cela n'avait aucun sens pour elle. Comme si ce n'était pas ce qu'elle voulait. Regard vers le perché. Et lui, alors ? Il est content ? Est ce qu'ils sont heureux de se marier ? Ils s'aiment pour de vrai ? Petit tour sur toi-même, très lentement. Tu fixes chacune des personnes présentes une par une, sans baisser les yeux. Fini la gêne. Cette fois, c'est toi qui les juge. Ces gens vivent à une autre époque. Où la noblesse d'une famille est due à son sang, à son rang et à son argent. T'as envie de leur vomir à la figure. Et puis, tu te rappelles que tu viens de leur coller la honte alors même que tu t'appelles Peverell. Ils seront pas déçus en voyant ton nom sur le contrat de mariage. Un immense sourire moqueur se dessine sur ton visage tandis que tu reportes ton attention sur ta soeur d'alcool.

- Pas grave pour le thé. Moi, j'trouve ça important que tu sois heureuse. Le perché il est gentil, j'espère qu'il sera heureux aussi. Vous le méritez tous les deux. Si tu veux, après, on danse. Comme ça on évite un débat ennuyeux et on s'amuse un peu. Ils savent pas c'que c'est eux. J'crois que c'est les plus tristes.
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Ebenezer Lestrange
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Ebenezer Lestrange, Jeu 14 Déc 2017 - 18:14


Asclépius signa, Ko signa et Azaël signa. A son tour. Il s'avança vers le parchemin qu'il ne lut pas - à quoi bon, c'était pas ses affaires - récupéra la plume et la laissa en suspension au-dessus de l'endroit où il devait écrire. Il lisait les noms. Pas de découverte sur le blaze un peu pompeux du blondinet consanguin. Ko s'appelait Kohane Werner, drôle de prénom mais pas aussi drôle que le sien et Liderick ne s'appelait pas Liderick. Oh, c'était inattendu ça. Peverell, comme l'autre greluche qui l'avait abordé un jour de pluie... De mieux en mieux, il lança un vague regard au témoin de la mariée puis il signa. Ebenezer Lestrange, avec les majuscules en anglaise, les lettres attachées proprement, l'ensemble lisible. Preuve qu'il écrivait bien quand il le voulait. Il reposa la plume, sa mission était accomplie, il aimerait bien avoir droit aux cookies de remerciement.

Il retourna auprès du Pius, hésita à sortir une blague nulle sur son statut de mec presque marié. Les félicitations n'étaient pas trop de mises non plus. Que c'était gênant comme situation. Il lui servit alors son plus beau sourire crispé. Brrr, que l'ambiance régnant dans cette pièce le débectait. Il avait comme une irrépressible envie de fuir. Ce n'était pas pour rien qu'il s'était gentiment laissé remplacé par son petit frère dans le grand rôle de l'héritier. Encore quelques flash de semblables réunions et il allait se mettre à pleurer, hurlant qu'il voulait rentrer chez lui, loin de tous ces gens bloqués des siècles en arrière. S'échapper donc, il posa la main sur l'épaule du sacrifié sur l'hôtel des finances familiales.

- Viens, on s'en va loin fêter ça !

Enterrement de vie de garçon, truc dans le genre, échappatoire presque dans les règles...
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 9 Jan 2018 - 10:45



   
  LA de Pius & Eb'

La présence de mon frère me rassure. L'étoile familière en terrain hostile. Que demander de mieux ?Avec lui près de moi, je me sens moins perdue. Ses rayons éclairent et guident.
Il se saisit de la plume et s'attelle à signer sans que je ne regarde.
Amour de l'anonymat.
Il est juste. Mon frère. Un astre. Une étoile. Dans la nuit.
Une fois que la plume est venue gratter sur le parchemin, elle continue son chemin, circule, passe entre les mains de Ben.
Alors que mon frère se tourne vers moi. Il a l'air content de lui-même et un drôle de sourire un poil moqueur ou provocateur souligne ses lèvres. C'est bien, s'il est content de ce qu'il a fait. Vu que les autres qui le regardent d'un air réprobateur n'ont pas l'air du même avis...
Puis il prend la parole. Et ses mots qui coulent viennent comme un baume rassurant m'entourer. Un léger sourire, plus sincère que jamais, se dessine sur mes lèvres. J'ai envie de dire merci parce que ses phrases me soulagent un peu. Je ne sais pas de quoi. Peut-être de savoir qu'il y en a au moins un qui songe au bonheur avant l'argent et la notoriété. Savoir qu'il y en a au moins un qui aimerait qu'on puisse sourire pour de vrai, que c'est important. En plus, il paraît qu'on le mérite. J'ai toujours su qu'on ne méritait pas tout ce qui est en train de nous arriver. Mais ça, c'est moi qui le dis. Et ce que je dis, on s'en fout, on veut juste que je la ferme.
Alors, ça me fait du bien d'entendre quelqu'un d'autre dire qu'on mérite d'être heureux. Et que, par conséquent, tout ça, ces décors austères et cette tristesse puissance mille, on ne la mérite pas.
Ma main attrape celle de mon frère et je la serre. Fort. Sans un mot. Juste un sourire de remerciement.
Alors que, dans mon dos, apparemment, Ben a terminé. Je l'entends vaguement s'adresser à Asclépius mais en vérité, je n'écoute pas vraiment. Seulement concentrée sur la sensation de la main de mon frère dans la mienne. Et ses paroles réconfortantes.

La pièce immobile va bientôt se remettre en mouvement.
L'après-midi et la rencontre touchent à leur fin. Tant mieux. Je sens déjà certaines personnes s'agiter. Ma main serrant celle de mon frère, je demeure immobile alors que le temps semble avoir repris ses droits. J'ai peur que, si je bouge, la magie des paroles réconfortantes se brisera.
Quelques secondes -ou minutes ?
Les familles vont finir par se séparer.
Et moi, me promettre de ne plus jamais -autant faire se peut- remettre les pieds ici.
Asclépius et Ben finissent par abandonner la soigneuse pièce de théâtre. S'éclipser doucement. Je devrais en faire autant. Avant que ma grand-mère ne me happe au passage.
Mais.
Je tiens la main de mon frère dans la mienne.
Je ne veux pas la lâcher.
Et soudain, la voix qui ne me revenait pas, le mot qui voulait sortir et ne sortait pas, tout se remet en route

-Merci

Murmure.
Sans plus penser à son état, ses vêtements couverts de suie, je m'approche et l'enlace.
Merci.
L'étreinte tant attendue, retrouvée. Le réconfort dans des bras étoilé. Allez. Ce n'est pas la fin. Du monde. Je sais que je peux encore avancer. Je dois encore avancer.
Et mon étreinte se resserre un peu, comme pour me donner de la force avant de repartir, la force de tenir une promesse faite à moi-même : ne plus jamais reculer. Ne plus jamais m'écrouler. Avancer. Pour être plus forte.



Fin du rp.
Merci à tou·te·s !
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 11 Mar 2018 - 15:11


L.A. Pius & Koko pour tout le RP
FB : les deux ont 20 ans (la cohérence, c'est comme les bonnes résolutions de Janvier : c'est joli sur papier mais on les met jamais en oeuvre)
RP w/tous les invités (checkez vos MPs)
Merci à Azphel qui joue le PnJ !



Un mariage ! Un mariage ! Il va y avoir un mariage !



Un air chaud d’Eté, rafraîchi par la présence du lac et des arbres. Le chant des criquets est symphonie de renouveau dans ce décor presque pastoral. Les figures ont des visages aimables et des fleurs sur la tête. Les boucles se perdent et se nouent en cercle, autour du Tilleul, autour du château. Il y a parfois un nuage dans ce ciel très bleu. C’est un très beau jour, assurément. Probablement un des plus beau pour cette région, pour cette saison. Il ne fait pas trop chaud, mais les vêtements sont davantage en lin et en coton qu’en laine ou velours. Le blanc est présent tandis que la tradition perpétue dans le vin qui danse. Il y a des instruments qui font crisser les notes, les pas qui font crisser l’herbe. Il y a l’ombre de la forêt et du lac. Il y a les pierres si froides du château. Qu’importe la chaleur, ce sera toujours étouffant. Qu’importe la température, il fera toujours trop froid : les cœurs sont gelés. Malgré sa jeunesse, il s’en était rendu compte. Malgré le peu de temps qu’il passait à vivre dans le Réel, il s’en était rendu compte. Il y avait quelque chose de pourri, au royaume du Danemark. Et c’était un mariage. Pour le meurtre du père de la fiancée… Navrée Hamlet, ça n’est pas au programme.

La tunique est blanche, simple, avec des sandales au pied. Une ceinture nouée autour de la taille. La tunique est brodée d’or, des motifs ancestraux, du blason et de ses feuilles, et de ses racines. De même que sur le tissu noué. Du blanc pour montrer le renouveau. Du blanc qui s’est drapé dans du rouge, comme un châle immense, tandis que son sourire de circonstance accueille les branches étendues, les feuilles volages et le chant des criquets. Du rouge en oriflamme, parce que, pourquoi pas ? Toutes les Révolutions se font dans le sang : ce n’est pas pour rien que leur nouvelle demeure porte le nom de Thermidor. Certes, ça a pu faire jaser. Certes, ça a pu occuper les esprits. Ça a pu distraire de l’essentiel : des cœurs qui brûlent dans les murs froids.
Il n’est pas très courageux, mais il sait attendre : il a appris. Là, il est près du tronc du plus haut et du plus large tilleul. La cérémonie aura lieu dans la forêt, mais la procession n’a pas débuté. Les porteurs de flambeaux et de drapeaux discutent tranquillement. Il a son bandeau doré ornée de pierreries pour retenir ses bouclettes, mais pas la couronne de fleur. Selon le Rituel, ce sont les enfants les plus jeunes de la famille qui doivent les apporter. Ses nièces, donc, les filles de son frère aîné. Il est là, avec sa femme, en famille. Dans son élément. Après tout, c’est lui le plus sociable de la famille. Scarvius, le Magenmage du groupe, est plus en retrait. Souvenirs de son propre mariage à lui où sa fiancée avait été sacrifiée sur l’autel de la violence éternelle ?

Un sourire en coin. La bague en pierre de Geb est bien présente, même si sous un gant de lin. Après tout, cette main où il manque un doigt ne doit pas être montrée, c’est marqué dans le Grand Livre du Rituel. S’il y a des infirmités, elles doivent être cachées, dissimulées. Il y a une culture du paraître et de l’image à respecter. Alors on enferme les handicapés et les fous, pis on sourit sous les voilettes. C’était pas si compliqué à respecter, tout de même.
Il souriait, frottant parfois cette bague à la pierre si particulière, se demandant si le tueur allait revenir. Scarvius était stressé, ça se sentait. Mais ce coup-ci, lui, n’était pas sans défense. Et ce coup-ci, il n’avait rien contre la fiancée : c’est son amie, après tout. L’une des plus importantes de ses connaissances, aussi surprenant que cela puisse être… Qui eut pu imaginer qu’ils en viendraient là ? Bientôt, dans un cercle, avec d’autres bagues que celles portant leur armoiries, avec deux familles qui n’en font qu’une, avec des intérêts qui se rejoignent ?
Allez savoir quels intérêts, ensuite… Pour eux, rien à voir avec la finance ou le prestige social. Non. C’était quelque chose de bien plus transcendant. C’était bien au-delà de leur Réel.

Et en songeant à tout cela, il souriait. Il n’était pas malheureux, et quand bien même il le serait, ce n’était pas vraiment un visage qu’il montrait. Non. Il était pensif, essayant de profiter. Après tout, l’herbe verte et un peu sauvage lui chatouillait les mollet, le soleil doux venait sur son visage et ses cheveux. Le drapé rouge n’était pas trop voyant et le chant des criquets n’était pas mélancolique.
Il souriait au soleil, mais non aux gens présents. Il souriait pour les lendemains, pour Thermidor et pour tout ce qui restait encore à accomplir.

Oui…
Il fallait simplement continuer d’attendre un peu.
Car
Tous se rendraient bientôt compte que les feuilles du tilleul sont si vertes, car ses racines se nourrissent de cadavres.

Vraiment, c’était une bien belle journée, pour un mariage.
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 11 Mar 2018 - 16:57



   
   Les paroles en italique sont dites en allemand.
Les autres sont en anglais.


Le soleil tape au carreau, les nuages sont quasi absents. Une belle journée d'été, en pleine fournaise. Super...
C'est bien, le soleil. Mais pas quand il y en a trop.
Enfin, je ne suis pas là pour vous faire la météo du jour ni même de la semaine à venir. Pas plus que pour vous parler de la pluie et du beau comme on peut le faire quand on n'a rien d'autre à dire.  D'ailleurs, je crois que c'est un peu ce qu'on me demande, ne rien dire. Ma parole n'est pas importante, dans un cas comme celui-ci. On demande juste de marcher au pas. Et de sourire. Très important, ça. Le sourire.
Oh, misère.
Assise près d'une fenêtre, je regarde le paysage tout en réfléchissant. C'est glacial, ici. Même en plein été. Ca respire le vieux, les traditions, les relations distantes et le masque du paraître. Brr. Je pense que c'est un assez grand exploit qu'Asclépius ait réussi à survivre jusqu'ici dans un tel univers.
Je replie mes jambes contre ma poitrine, la robe rouge traînant un peu sur le sol. Je crois que mes grands-parents n'étaient pas fan de la couleur. Mais je ne leur ai pas laissé le choix. Du rouge aux bordures dorées -et non en honneur de Gryffondor mais juste parce que c'est joli-, tissu fendu le long de la jambe gauche. Vêtement léger pour une chaude journée.
Je souffle en me disant qu'il va bien falloir finir les préparatifs.
Puis je repense à la liste d'invité.e.s qu'on a dressée, Asclépius et moi. Les noms de ceux qui, potentiellement, viendront. Ca réchauffe un peu le cœur. Savoir qu'il y aura quelques autres sourires sincères dans cette foule des apparences.
Souffler encore une fois.
Et tout à coup, l'oreille se dresse. Le bruit de pas pressés, qui accourent, volent presque. Et la voix. Qui ne se fait pas attendre.

-Kohane, Kohane ? Tu es là ?

M*rde !
Dites-lui que je ne suis pas là.
Dites-lui que... j'en sais rien, moi, que j'ai été enlevée par un assassin de pancakes -ouais, je suis pas un pancake, et alors?- mais que je reviens, hein, je reviendrai une fois qu'elle ne sera plus là. Je n'ai vraiment pas envie de causer à ma grand-mère, la grande Magda Von Sacht, toute fière dans son ego de matriarche.
Trop tard.
La voilà qui entre, fais les gros yeux en me découvrant à moitié prête et n'en foutant pas une. Et voilà que les reproches tombent, nous fais pas un coup pareil aujourd'hui, c'est très important, allez, dépêche toi et
Merlin.
Faites-la taire.

-Oh mais lâchez-moi la grappe, j'arrive!

Tss.
Est-ce qu'on l'a autant embêtée, elle, le jour de son mariage ?! Non, sans doute pas. En même temps, je suis prête à parier qu'elle avait un comportement irréprochable et donc nul besoin de l'embêter. CQFD.
Retrouver pied avec le sol. Avec la réalité, aussi. Non plus projetée dans le futur, aussi proche soit-il. Non plus penser aux vrais sourires qui pourraient arriver par les autres. Mais penser à cet instant t. Où Magda Von Sacht vient de tourner les talents, visiblement agacée, après un dernier regard m'intimant de me dépêcher.
Oui, oui, j'arrive.
Tresser et nouer les cheveux en arrière, en un chignon bas. Toujours la mèche rebelle sur le côté, celle qu'on ne veut jamais mettre avec les autres. Pour ne pas oublier son grain de liberté, pour se rappeler qu'on n'est pas étriquée comme peut l'être ce chignon.
Inspirer, expirer et même souffler, encore une fois. Quelle mascarade ridicule que tout ceci. Comment bien montrer à la société et au monde les alliances matrimoniales pour, encore une fois, jouer le jeu du paraître.
Après un dernier soupir, je laisse là fenêtre et soleil cognant au carreau.
Descendre des escaliers, y aller un peu au feeling. C'est grand, ici. Beaucoup trop. Les grands espaces que j'aime sont ceux qu'offre la nature, entre mer et désert, et plus encore l'espace du ciel avec ses nuages et ses étoiles. Mais question habitat, évoluer dans un lieu si vaste ne m'inspire pas plus que ça. Parce que c'est toujours trop froid, toujours trop triste, toujours trop gris. Rien ne vaut un foyer souriant, plus petit, certes, mais plus chaleureux, entre poêle et canapé. Après tout, c'est dans cet univers que j'ai été élevée, aimée, que je me suis construite. Pas dans un grand château de pierres plongé dans un morne silence.



Mon feeling ne me fait pas trop défaut parce que je finis quand même pas réussir à sortir. Le soleil surprend et sa chaleur encore plus. On dirait un sac cherchant à nous étouffer, nous écraser.
Pas de doute.
On est vraiment, vraiment en été.
Sarah, ma cousine et presque sœur de cœur est là, en compagnie de Lisa, sa pitchoune qui paraît ravie. Parce qu'on a dû lui dire qu'aujourd'hui, était un jour exceptionnel. Un truc comme ça. Les gosses aiment toujours ce qui sort de l'ordinaire.

-'aneuh, 'aneuh ! gazouille-t-elle en tendant les bras vers moi.

Un sourire à son adresse et je me penche pour la prendre dans mes bras. Du haut de ses deux ans presque trois, elle regorge de vie et s'enthousiasme généralement de tout ce qu'elle voit.
Elle semble très bien les bras et jambes cramponnés à moi et elle rit pour je-ne-sais-quoi. Ainsi, en compagnie de Sarah, Lisa dans les bras, je vais là où se découpent dans silhouettes dans le soleil. Une ou deux fois je manque de marcher sur ma robe. Je n'ai pas l'habitude de porter des trucs longs ; c'est un peu galère.
Je vois Asclépius et vais vers lui. Un petit sourire de salut et Lisa se met à agiter une de ses mains encore potelées dans sa direction tout en gazouillant.

-Ah, soit tu l'amuses, soit elle t'aime bien, je lui dis pour briser le silence. Ou les deux, c'est possible aussi.

Pfou.
Plus qu'à attendre. Et faites que Magda Von Sacht ne vienne pas encore me dire que j'aurais dû faire ça et pas ça. Sinon, je vais vraiment trouver un moyen de fuite rapide et efficace. La théorie de l'enlèvement par un assassin de pancakes me paraît presque plausible.
En entendant Lisa baragouiner quelque chose de son petit ton joyeux, je me dis qu'il y en a au moins une d'heureuse, ici !
Non pas que je sois vraiment malheureuse. Je trouve juste tout ça futile et inutile. Etre obligés de revenir pour jouer cette comédie au nom de... je ne sais même pas quoi. Le contrat est signé depuis un moment, chaque parti a eu ce qu'il voulait. Mais ils ne pouvaient pas nous laisser tranquilles à Thermidor. Non. Il faut aller jusqu'au bout des apparences.
Mais bon. Quand tout ça sera fini. On pourra passer à autre chose. Et penser au futur, le vrai, pas le futur enfermé dans une société qui ne regarde que le passé tout en se lamentant dessus.



Une idée de la tenue de Kohane:
 
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Ellana Lyan
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Année à Poudlard : Septième année

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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Ellana Lyan, Dim 11 Mar 2018 - 19:49


Demander pourquoi ?
parce qu'intimement je savais que ce serait
difficilement supportable
elle avait dit, avouer qu'elle allait
se marier

et encore une fois
c'était l'interrogation
comme une chanson
qui revient - sans cesse
j'aurais aimé pleurer

des larmes dans une nuit
sans bruits
------------infini

mais fallait au petit matin
se réveiller
traverser la ville décadente
un désert qui se perds
--en moi - pas le choix.

Qu'est ce qui aujourd'hui
fini
qu'est-ce qui aujourd'hui
commence

mais t'a promis
encore et toujours de continuer
de m'aimer
et j'imagine ta main
dans la mienne

t'es loin, t'es où
dans une robe blanche ?
t'as t-on forcé à porter
une magnifique gerbe de fleur

j'veux crier
que mon amour est plus beau
me lever
et crier que je ne suis pas d'accord

moi je m'y oppose.

Mais
il
est
trop
tard

bien trop tard.

Je finis par arriver
je ne sais plus trop comment
ma robe étoilée trainant
dans les hautes herbes

déesse d'un conte de fée
sous les rayons
d'un soleil froid d'été

j'suis seule
en moi

si proche de cet endroit
où se trouve la première maison
sans être le foyer originel
soupir

il se parle une drôle de langue
aussi laide que le néerlandais
appris--pour--rien.

Les doigts serrent
un carton d'invitaion
venu droit de l'aimée
pour venir assister
à sa condamnation

j'arrive
un sourire se fige
mouvement compliqué
avec cette robe longue

puis je la vois
belle comme une princesse
vêtue de pourpre et d'or
mon cœur se serre
pensant que c'st aujourd'hui
qu'elle se fait enchainer

je presse le pas
arrive près d'elle
hésitation
subjuguée comme toujours
devant cet force qui émane
délicatement d'elle

si forte, si humaine
Kohane
ils rêvent tous
de te ressembler
et moi
moi je t'aime.

Puis un peu près
l'enfant étoilé
le garçon qui l'a volée
vision stéréotypée

je chasse ces pensées
besoin d'exister
mais je respire
si ton regard se pose sur moi
alors
je suis là

Kohane
tu es magnifique !

et ce n'étais que
la stricte vérité

caresser la joue de l'enfant
qu'elle tient contre elle
par réflexe

saluer d'un geste de main
le marié
sourire discret
de je te reconnais

oublier peu à peu
dans cette journée illuminée
la douleur qui transperce
comme un pieux.


Robe d'Ellana, Merciii Kohane ♥:
 
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Aya Lennox
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Aya Lennox, Dim 11 Mar 2018 - 20:45


Une entrée en scène.
Je suis désolée, chronologiquement, j'arrive pas à me situer. Alors je viens avec le Loup. Et je ne donne pas d'âge à Aya. Soyons fous.
LA d'Az as usual


Nous n'avions plus peur de rien, puisque nous étions deux. Cela nous suffisait apparemment. Il n'était plus question de vivre pour les autres, mais bien pour l'Un et l'Autre et s'en satisfaire amplement.
Pour ça, j'adorais les événements mondains. Ça me rassurait.
L'invitation avait fait l'effet d'une bombe à retardement. Je me souviens l'avoir ouverte, installée sur la méridienne du salon alors qu'Eris me caressait les jambes de sa queue touffue. Puis mes doigts s'étaient raidis sur le papier.
- Un mariage ?!
J'avais parlé un peu fort. Alors le mage qui partageait et partage toujours ma vie avait passé sa tête dans l'encadrement de la porte. Un quoi ? Ses yeux bouffis et ses cheveux dérangés m'auraient prouvé qu'il venait à peine de sortir du lit et peut-être, par la même occasion, empêché de le bombarder d'une telle nouvelle de si bon matin. Mais je n'avais pas relevé les mirettes.
- Mon cousin se marie.
Ce n'était pas du dépit mais une drôle de surprise. Je visualisais plutôt Asclépius comme loin de ces conventions bien que ce côté de ma famille, dont il était l'héritier, était depuis longtemps catégorisé dans ma tête comme plus que traditionnel dans le genre famille de Sang-Pur.
J'avais un peu de mal à reprendre mon souffle. Azphel ne semblait pas franchement retentir à ma nouvelle. En fait, il avait oublié qui était mon cousin. Je ne savais même pas si je lui en avais déjà parlé... Enfin si, bien sûr. Je lui en avais déjà parlé.
- Tu sais bien. Asclépius. Il faisait tapisserie avec moi, aux soirées mondaines et je tirais sur ses bouclettes.
Ah oui, qu'il avait répondu. Puis après, il avait de nouveau oublié et j'avais posé l'invitation sur la méridienne en m'éclipsant.

Des questions m'assaillaient, alors que je m'occupais de mettre le col de mon bien-aimé en place. Le faire part mentionnait une Kohane. J'étais tout à fait honnête avec moi-même en m'affirmant que je ne la connaissais pas. Quelles étaient donc ces cachotteries ? Quelque part, ça tournait pas rond. Peut-être que c'était un mariage arrangé. A tous les coups, c'en était un. Ça ressemblait beaucoup aux Underlinden, quelque part. Même si je n'avais jamais vraiment su les cerner.
- Sinon, tu comptes mettre ta robe un jour ou tu vas continuer à t'exhiber en sous-vêtements ?
La patte du Loup était passée dans mon dos en un rien de temps et je me laissais enlacer étroitement, clignant des yeux maladroitement. Avant de fuir. Loin, vite, vers la chambre où patientait une housse de protection en lin.
- J'aurais pu aller au mariage comme ça. Mais j'avais peur de paraître trop subversive. On sait jamais si je vais tomber sur un grand-oncle à l'oeil lubrique ou un mouflet un peu trop sûr de lui. Geste compliqué pour tenter de fermer ma robe. Aide-moi, veux-tu ?
- Je te déconseille même de songer à la retirer avant d'être de retour dans notre chambre, siffla Azphel en attachant le col de ma robe délicatement.

Ses lèvres s'attardèrent tout contre mon cou, m'extirpant de force un soupir de bonheur affable. Je fondais constamment sous ses lèvres, c'était inévitable. Tellement que j'avais du mal à le repousser. Je devais y mettre les crocs, à chaque fois.
Nous avions pris une chambre dans un hôtel à Kiel et il nous suffisait désormais de transplaner et de nous débrouiller selon les indications de mon cousin. Je n'arrivais pas à me souvenir si j'avais déjà foutu un pied en Allemagne. Mais pour être franche, je n'aimais pas trop. Tout ce qui m'importait, en réalité, était d'atterrir au mariage et d'en savoir plus.

En arrivant, après moult péripéties inintéressantes en transports divers, je tentais de repérer des visages tout autour de moi. Celui d'Azphel, non loin, accaparait parfois mon attention et je devais lutter pour me détacher de lui. Sa main dans mon dos nu me ramenait pourtant toujours à sa réalité.
- Tu crois qu'il faut enlacer les grandes-tantes qui piquent ou simplement les saluer ? demandais-je en tentant de repérer Asclépius.


moment narcissique:
 
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 11 Mar 2018 - 21:26


HRP : Rachel Ester a plus ou moins 20 ou 21 ans (donc on est plutôt dans une période noire)
Aza, Lena... pour la cohérence, évitons-nous ça sera plus simple haha


Depuis tout ce temps, c'était peut-être bien la première fois qu'elle voyait Kohane ainsi, aussi déterminée et heureuse à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas faire. C'était aussi la première fois qu'elle la voyait dans ce cercle si familial et cérémonieux qui semblait coller à la peau de toutes les grandes familles sorcières. Si elle n'y prêtait pas attention peut-être qu'elle aussi elle serait un jour obligée de troquer sa liberté -pour le peu qui semblait lui en rester- en faveur des Peverell. Mais Ester doutait vraiment être capable du même sens du devoir et du sacrifice que Kohane, d'autant plus pour cette famille qu'elle peinait encore à considérer comme la sienne.

Néanmoins, si le cœur n'était pas à la fête, Ester savait apprécier le charme traditionnel d'un tel lieu. Il faisait horriblement trop chaud pour elle et ne pas savoir de quelle manière se comporter n'aidait en rien à la mettre à l'aise. Aussi Ester fit le choix de hypocrisie en distribuant des sourires gentillets et naïfs à toutes les personnes qu'elle croisait, depuis son arrivé sur le lieu du rendez-vous jusqu'à hauteur du couple. Ce n'est que là qu'elle se permis d'être naturel en effaçant ce sourire -qui n'était pas nécessaire pour que Kohane et Asclépius comprenne qu'elle était tout de même heureuse de les voir. Elle était devenue comme ça voilà tout.

- Kohane tu es magnifique. Asclépius tu es... fin prêt à te marier j'espère ?

Qui aime bien... Le bougre avait quand-même mit la main sur sa meilleure amie, même si ça n'avait pas été par choix. Alors elle se réservait le droit de le charrier un peu, d'autant que même si les esprits s'étaient apaisés entre Kohane et elle -et qu'elles prévoyaient même d'habiter ensemble-, il restait plus facile de faire un pas vers lui. En tout cas plus elle regardait autour d'elle, plus elle se disait qu'elle n'avait sans doute pas fait assez d'effort vestimentaire. Néanmoins, puisqu'elle avait plus ou moins prévu de rester dans un coin à l'ombre Ester se disait que ce n'était peut-être pas si grave.
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Mary Drake, Dim 11 Mar 2018 - 21:45



Elle m'a dit que si j'ai été invitée c'est parce que j'étais une super-carotte. Je crois qu'il est question de mariage mais je ne suis même plus certaine de ce que j'avance.
Elle m'a dit que si j'avais une place ici, c'était pour mon silence aussi.
J'imagine qu'avoir attraper l'un de ses rêves, ça a dû jouer également.
Il y a quelques raisons et ces quelques rencontrent suffisent pour que je puisse venir. Importance même minime peu importe il y en a une brindille et j'ai la chance de pouvoir tenir l'un des bouts.
J'avance comme Coraline
- sauf que je ne cherche pas de l'eau
À tatillon sans être certaine
C'est difficile de savoir dans de telles conditions

Puis vu qu'une carotte c'est orange
et pas violet et pas bleue surtout
et que c'est pas parce que j'étais un noiseau
mais bien un légume
que je suis là.
J'ai peint ma robe bleue en orange.
C'est joli, un peu craquelé, mais joli. [ici]
J'ai de plus en plus l'impression d'être une poupée comme ça
de cire un peu repeinte à la va vite comme on dit
mais c'est un début
Puis pour l'occasion j'ai décidé d'exister
C'pas un cadeau, non le cadeau il est dans ma poche
un auto-portrait de nous
Deux efforts pour le prix d'un
pour elle
Parce que ma Kohane j'suis contente qu'elle soit là
et même si c'est pas d'amour que je l'aime
et bien j'l'aime quand même.

Il y a des gens, c'est une évidence. J'arrive et pis je vois des têtes et ça me plaît pas trop.
Un monsieur, un autre, puis des madames aussi.
C'est rigolo comment ils sont tous habillés, prêts.
Oui, c'est une grande journée
j'ai bien fait de m'appliquer
et d'aussi brosser
mes dents et mes cheveux
de les aligner
telle une magicienne
pour qu'ils touchent le ciel.
Il y a du monde, j'aime pas ça, mais il le faut bien.
Ils disent pas tous que c'est censé être l'un des plus beau jour d'une existence ? Si.
Aussi faut-il redresser le dos. Mettre son menton droit. Et pas paniquer. Surtout.
Pas.
Même si dans un coin je vois un morceau d'étoile. Joues mordues, pas de sang - on progresse.
de la poussière en poudre qui a une certaine classe innée
des miettes, les seules que je connaisse réellement jusqu'ici.
Je savais pas que tu connaissais mon radis comme ça
parce que oui, elle est proche.
Comme un peu beaucoup de monde.
On veut tous les regarder après tout ils sont les grands de la journée.
Respiration - faut y aller.
Se montrer et sourire à mon super-radis. Tu es un soleil
j'essaie d'articuler
qu'elle capte mes mots et mes pensées
-puis
La vipère.
Seule être plus ou moins connue
espoir que ce soit l'un de ces jours où nous nous complétons.
Tu brilles
Simple vérité
À elle aussi du coup
je souris.
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 11 Mar 2018 - 23:48




Dans le soleil, une étoile.
Pas n'importe laquelle. Celle à qui j'ai fait une promesse, dans un rêve qui n'en était peut-être pas un. Je n'ai jamais vraiment su.
Et cette étoile est constellée de mille autres astres qui s'accrochent à sa robe. Elle fait nuit au milieu de l'été
-elle est belle.
Elle arrive à notre hauteur et je lui souris. Et Lisa tourne la tête pour la regarder.
Ellana
Tu es venue. Je savais que tu viendrais. Mais peut-être que, dans le fond, j'en doutais aussi. Il y avait ce mélange de certitude et d'hésitation. Mais j'avais trop besoin de toi pour imaginer le pire.
Et
Tu es là.
Un sourire solaire sous ce ciel limpide alors qu'elle caresse la joue de Lisa qui s'extasie en battant des bras.
Je crois qu'il est l'heure de lui rendre sa liberté, à la pitchoune. Qu'elle courre, valse, tourbillonne au milieu de ce monde si droit et si strict. Je la repose alors au sol et, sans demander son reste, la voilà qui gambade dans l'herbe, du haut de ses petites jambes. Du coin de l'oeil, je repère sa mère qui va vers elle. Parfait, je n'ai pas à m'en occuper. Il est probable qu'après avoir exploré chaque brin d'herbe elle aille essayer de se chercher de la compagnie auprès d'autres enfants de son âge. Et actuellement, les seules pouvant répondre à ce poste sont les nièces d'Asclépius. On verra bien... !

-Tu es allée décrocher ta tenue chez les sœurs et amies étoiles ? je demande d'un ton doux tout en m'approchant et en l'étreignant.

Un contact vrai,
Un contact sincère,
Qui fait du bien dans ce cercle du faux. Ces hommes et ces femmes qui marchent et déambulent, corsetés, demandent à ce que ceci soit comme ça et pas comme ça sinon, c'est la ruine assurée de cette journée. Que d'inutilités...
Mais cette étreinte
Est loin de trouver son caractère inutile.

-On dirait une princesse tombée du ciel, je lui murmure à l'oreille.



Par-dessus son épaule, je vois encore des silhouettes qui déambulent et qui approchent. Le lieu commence doucement à s'animer. Dans une lenteur toute délicate. C'est comme la première mise en mouvement de poupées de porcelaine. De ces poupées vivantes qui se découvrent un corps et en prennent conscience peu à peu, pas après pas.
Il y a un couple, qui arrive. Je ne les vois pas très bien dans le soleil. Mais à priori, ce ne sont pas des gens que je connais.
Me détachant d'Ellana, je tombe rapidement nez-à-nez avec Rachel.
Et mon regard brille. Ce n'est pas toujours facile, entre elle et moi. C'est même parfois carrément difficile.
Mais
Aujourd'hui, plus que jamais, je suis heureuse qu'elle soit là. Parce qu'elle est une part de moi, de mon histoire, une part de ce que j'ai été et de ce que je suis.
Traditionnel commentaire sur la tenue. Et un autre. Que je ne saurais même pas trop comment interpréter. Adressé à Asclépius. Je suppose que ce sont là leurs affaires. Alors je me contente d'un :

-Je suis vraiment contente que tu sois là.

Je ne sais pas si une embrassade est de mise. Question distance physique entre elle et moi, c'est devenu toute une grande question depuis qu'est advenue la distance symbolique.
Dansant d'un pied sur l'autre, au bord du fil, en plein hésitation, je me contente finalement de lui offrir un sourire sincère.

-Mais, je reprends après un court temps, prêts ou pas, je suppose qu'on ne nous pose pas vraiment la question.

Un faux rire. Nerveux, sans doute. Le rire qui veut effacer.
Et j'aperçois une carotte qui arrive.
Une carotte en orange, en plus ! Je me rappelle, elle l'avait dit quand on s'était enterrés, elle, mon frère astral et moi : carotte orange, pas violette. Pour les radis, d'ailleurs, y'a aussi les radis roses et les radis noirs. J'avais pas précisé, tiens. Mais évidemment, je suis un radis rose. Et blanc. Sauf aujourd'hui, je suis en rouge. Ouais, les radis rouges, c'est pas tip top.
Je regarde mon amie légume qui vient vers nous.
Et parle du soleil.
Ou plutôt me dit que je suis un soleil.

-Une Carotte tout en beauté, je commente. On aurait presque envie de te croquer.

Ou te mettre dans une soupe.
Ou en purée, même.
Mais, c'est pas très bon, quand on en arrive à un tel point. Même si ça veut dire qu'on est un beau légume. Du coup, c'est positif aussi. Pour son petit ego.
Micro soupir.
J'ai l'impression de patiner sur une piste de futilités. A échanger sur la tenue de x et de y. Mais quels autres mots prononcer ? J'sais plus quoi dire.
Je veux juste leur dire que j'les aime tous et toutes, eux et elles avec leurs vrais sourires, avec leur âme grande, elles et eux qui sont venu.e.s pour nous, et même ceux et celles que je ne connais pas mais qui change de la lourde présence familiale, j'veux juste leur dire que
Faut continuer de sourire
Un peu
Myriade d'étoiles dans les pupilles
Même s'il ne fait pas encore nuit.

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Lïnwe Felagünd
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 12 Mar 2018 - 0:04


PV si incohérences !
Pour la cohérence, Koko - j'sais pas si on s'connaît, j'te laisse choisir. Après tout, c'est toi qui te marie. :x

— Accompagné par Spouik.


Jour particulier à qui ose croire en la décadence névrosée. Un petit matin, il découvre une lettre. Un peu comme un faire-part à dentelle, à la Lockhart. Les joues dentelées par le café alcoolique de sept heures, il arrache de ses canines le coin de l'enveloppe. -Invitation spéciale. On lui doit un mariage, surprise quant à

l'expéditeur ; Asclepius serait-il assez fou
follement mature pour admettre une union ?


Plus que symbolique
elle devient céleste
et divine et dans les
cœurs restent dans les têtes
et les souvenirs les rancœurs

se noyer
dans un lac gelée
une peau craquelée
par la froideur
si intense
prenante
qu'une mort
au bûcher

la robe vermeille
tombe tombe
tombe inlassablement
une envolée
dans ce bain
de lait
de rose
et de sang.

La réponse est sans appel. L'écriture est extraordinaire comme forcenée, infernale et instantanée.
La plume gratte positivement le parchemin neuf.
Odeur d'encre verte
qu'on a perdu
à la mer.

[...]

Une dernière mèche bien huilée vers l'arrière. — il ressemblait davantage à un dandy de siècles passées qu'un invité spécial. Non pas que sa tenue était fantasque, juste un poil fantaisiste - et la différence n'est pas à snober si facilement. Quoique, connaissant les manières du Serpentard, il y avait fort à parier qu'il passerait lui, manchot-né, inaperçu chez les pingouins continentaux.

Il avait hésité à être accompagné
c'était autorisé — pensant d'abord
à Olumire : mais était-ce l'idéale sortie ?
puis à sa sœur, dont il avait espoir
sa renaissance et sa clémence
mais le problème
avait été vite réglé
puisqu'elle ne pouvait pas sortir
de Sainte-Mangouste
ou alors son elfe
Grodoudou pour qui il avait grand respect
mais il était sceptique quant à lui trouver
un costard cravate
de sa taille
de son statut
alors il ne lui restait
que Spouik
sa vilaine grenouille
encore vivante
aux allures de crapaud
un bon compagnon
et un clin d’œil à l'emporte-pièce
si le Pius ne devenait
déjà pas sénile.

Transplanage elfique brutal. C'est que le mariage lui donne déjà des rides enfantines. Il le voit, juste en face. Tous les invités sont dehors, à tremper dans un bain ensoleillé. Retirant ses lunettes de soleil, pour la forme, il arrivait dans le champ. Presque chancelant. Un champ d'humains, c'était pas son dada - comme on dit chez les artistes. Quitte à vouloir percer des pots de peinture dans la musique, aller jusqu'au bout.

- Asclé. Mes félicitations, c'est que tu vas te dépuceler officiellement ! un air presque joyeux
derrière ce regard assombri par le trop-plein de lumière ici.

- Crôaa. posée sur sa main
et mise ainsi en avant
Spouik chantonne
une comptine pour enfant.

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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 12 Mar 2018 - 15:01


Mood ♪ ♫



Il ne reste pas seul bien longtemps. Comme le soleil dont il tire son nom, il attire les astres à lui, sans les toucher vraiment. Quoique la caresse du soleil se faisait bien ressentir en cette matinée. Et il n’était pas même au zénith ! Une belle journée d’Eté, vraiment, bien qu’à son goût, ça manquât de lilas. Mais bon. Ils n’étaient pas en Provence, chez son parrain. Pas sûr qu’il ait été invité lui, d’ailleurs, vu que c’est un cracmol et en plus un déviant. Vraiment rien pour lui. Mais Pius l’aimait bien. Beaucoup. Un jour, peut-être, il prendrait plus le temps de le présenter.
En attendant, il tentait un sourire face au morceau d’humain qui babillait et bavouillait dans les bras de Kohane. Un peu coincé, le sourire, pour le coup. Que ça soit avec elle, ou avec ses nièces pas bien plus âgées, il avait du mal avec les petits bouts d’homme. Peut-être le concept de la reproduction qui lui passait au-dessus des perceptions ? Peut-être. Pas impossible, en tout cas.

« - Tout le monde m’aime, voyons. »

Léger sourire sur le ton de la vérité générale, en réponse. Parce qu’il n’y avait rien de plus vrai que cette perception, dans son esprit à boucles tordues, en tout cas. Vrai que tout le monde l’aimait : y avait tout plein de monde en gravité autour de sa personne ! S’il avait plus d’ego, probable qu’il se prenne pour le soleil. Mais comme on ne l’avait pas élevé dans la perspective d’en avoir plus que nécessaire pour les affaires familiales, bah il avait un peu plus de difficultés de ce côté-là. Certaines mauvaises langues, comme Kohane, pourront d’ailleurs rétorquer qu’il n’avait pas que des problèmes à ce niveau-là. Mais, encore une fois, en quoi tout ceci était-il important face au chant éternel des criquets dans un parc sans lilas ?

Il se serait bien surpris à soupirer, s’il n’avait pas un minimum de maîtrise de lui-même. Surtout à l’ombre des tilleuls : toute sa machine organique était tendue et programmée afin de ne pas faire de faux pas. Réflexe, réflexe… Dur de se défaire de son éducation. Alors il y avait la mécanique du corps qui agissait sur celle de l’esprit : si son visage souriait, c’est que lui aussi, derrière l’ombre, en faisait de même. Parce qu’il avait du mal à se travestir, à ne pas dire le Vrai, parce qu’il le percevait dans les cœurs. Déjà, très tôt. Il y avait souvent des indices dans le regard. C’était presque animal comme réalisation, instinctif… Sans aller jusqu’au naturel, ça lui collait à la peau, cette clairvoyance. Et quand la Vérité lui était dévoilée dans toute sa nudité obscène, il épongeait les fluides, qu’elle avait vomis. Docile, apathique. Et les fluides chauffaient doucement sous la peau : des pensées et des perceptions qui ne sont pas les siennes. Des Vérités qui sont les essences intimes de certains. Un mélange qui devenait trop-plein.

Le cœur-monde ouvert sur la poitrine est un paratonnerre.

Alors, il souriait.

Et progressivement, suivant l’arrivée des amies de Kohane, puis de Rachel qu’il considérait comme une connaissance commune et amicale (à peu près, c’était compliqué, mais zut, tout était compliqué avec les êtres humains : c’était plus facile avec les plantes ou les serpents !), son sourire se crispait quelque peu ; le naturel commençait à se forcer. Parce que, bon, ça suffit les têtes d’enterrement.
Regard en direction de Lisa qui était partie danser une ronde avec Adonie et Lydia, ses nièces, les filles de son frère aînées. Elles semblaient bien s’amuser, finalement. Mais il n’avait pas connaissance du caractère de ses nièces ou de celle de Kohane, alors, il ne pouvait que rêver dans le noir et la brume.

Concentration…
« - Prêt… C’est ex videmus, ma chère. Un sourire aimable, tout en dents, engageant, pour Rachel d’abord et les deux autres ensuite : entre la voûte et le potager. C’est le plus beau jour de nos vies aujourd’hui ! Alors, souriez ! Qu’il fait, pour les enjoindre, mimant le geste sur sa figure avec ses mains. On vous a épargné l’administratif, ne vous reste plus que les danses et le vin, donc : il faut être heureux. »

Toute une pensée résumée en une phrase : « il faut être heureux, faire bonne figure, du moins ». Allez, il était même prêt à filer de la poudre d’allégresse ou du philtre de paix si ça pouvait aider ! En plus, ça entrait pas en contradiction avec l’alcool, pour une fois. Mais fallait assumer ensuite. Effets secondaires pouvant potentiellement indisposer.

« - Je vous fais confiance. » ça roulait sur les papilles, et il se permit un clin d’œil avant de s’éloigner. Il ne souhaitait pas spécialement interférer dans des relations qu’il avait du mal à comprendre. Oui, l’empathie et lui, ça faisait bien 40.

Quoiqu’il en fût, quoiqu’il en soit, il n’alla pas bien loin : en effet, voilà qu’un acrobate lunaire affichait son visage de poupin dans son périmètre visuel. Tête bien pleine, pas faux. Bien faite, on sait pas trop.

Et une autre tête,
Portée
Supportée
A la main, comme le décapité de Thermidor, qui se balade avec sa conscience au bout des doigts.

Il s’incline, en retour, et chatouille du bout du gant un morceau de grenouille. C’est que : plus haute est la taille, plus bas est le salut. Question de politesse.

En parlant de politesse, l’autre enfant donne les siennes du bout de lèvres gercées. De quelques dents en trompe-l’œil tandis qu’un nuage passe, pas loin. Distraction du paysage tandis que sa stature se redresser dans :
Un sourire, tout en douceur de bouclettes éparses et évaporées, bien que l’insinuation lui soit un peu passée au-delà des oreilles et de sa compréhension : « - Felagünd, mon ami, vous vous oubliez. Politesse précieuse, sa mondanité du bout de ses mots délicats qui lui allait si bien. Me prendriez-vous pour un gafiolle ? »

Qu’on laisse son pucelage, ou non, tranquille ! Ses contemporains ont de ces sujets de préoccupation bien… Particuliers, qu’il ne comprenait pas la plupart du temps. De toute façon, la plupart du temps, on ne lui demandait pas de comprendre, mais d’obéir. En ordonnant avec le sourire, ça passait tout de suite mieux. Et c’est d’ailleurs ce qu’il faisait.
Il hésite, un court instant, à faire une précision de vocabulaire : en effet, « gafiolle » ne signifie pas « tafiolle », comme le rapprochement phonétique pourrait laisser supputer, mais « débauché ». Pour l’anecdote, c’est un mot italien, de base, « gafiollo », transposé en français vers 1300 et qui n’apparaît qu’une seule fois, dans un seul texte. Et puisque le Pius est un précieux, il n’allait pas passer à côté de l’occasion de faire de l’esprit en mondanité. Mais comme c’est un Pius, une fois encore, bah il a oublié de le faire partager aux mondains. Mais ne vous en faîtes pas : dans sa tête, c’est très clair ! Et bien évidemment, il s’attend à ce que tout le monde le comprenne et pense comme lui : faut suivre un peu ! Parce que lui, est déjà loin.

Bien qu’il sache se concentrer sur l’essentiel :
« - Merci… D’être venu. La peau des lèvres qui se pèle comme une orange, pleurant une goutte bleue : sève. Je préfère me sentir vivant, qu’utile. »

Il y a le sourire qui est une dorure sur un œuf de Pâques. Il y a le drapé pourpre qui entoure la carcasse comme les bras d’une mère. Il y a la mémoire, comme un lac sinistre, qui bave ses sentiments sur les pensées. Et de nouveau, ça rajoute de l’ébullition.

Redressant le nez, humant l’air de proche-forêt, il a des allures d’arbre, avec ses boucles comme des feuilles. Et il s’élève, si haut, si loin… Qu’il peine à voir les arrivants. Ou qu’il a du mal à les distinguer, bien qu’un éclat rouge attire son regard,
Et les yeux font une pirouette,

C'est un beau jour, pour un mariage.
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Peter McKinnon, Mar 13 Mar 2018 - 9:14


C'était un réveil particulièrement rude. Sorte d'immense sortie de gueule de bois. La bouche pâteuse, Peter ouvrait les yeux entouré par une petit demi-douzaine de corps nus. Se passant la main sur le visage, il cligna des yeux pour essayer de percevoir le réel. Depuis son retour de Grèce, encore récent, il avait reprit la tête de l'Occamy Doré et n'avait rien trouvé de mieux à faire que de le transformer en l'endroit de luxure que l'on avait toujours vu en lui.

Ecartant un bras, puis une jambe, il s'extirpa du lit, qui était bien trop petit pour accueillir toute la troupe qui s'y était réfugiée. A l'évidence, ce que tout ce petit monde avait ingéré la veille avait du aider à trouver le sommeil. C'était l'heure d'une bonne douche ! Peu à peu, en retrouvant son activité, des souvenirs d'obligations diverses de la journée du sorcier lui revinrent en tête. Ce ne fut que lorsqu'il emballa son corps dans un peignoir en soie marqué de ces initiales que la grande activité de sa journée lui revint en tête : le mariage !

Certes, ce n'était pas le sien qui était en cause, mais tout de même, c'était une raison de plus pour chercher à être présentable. Il emballa la douche en quelques minutes et puis entreprit de se préparer. Revêtant une robe violette aux motifs stellaires en mouvement, il se tapa un fond de maquillage sur le visage, histoire de cacher les cernes et cicatrices d'une semaine bien trop éprouvante physiquement. Ce ne fut qu'ensuite qu'il tranplana vers un lieu qui lui avait été communiqué sur une jolie invitation. Il laissait, derrière lui, à son elfe le soin de s'occuper des visiteurs toujours affalés dans son plumard.

Comme il s'y était attendu, la cérémonie avait attiré du beau monde ! Et ce beau monde était particulièrement bien habillé. Autant dire que niveau visuel, c'était un beau mariage. La décoration n'était pas mal non plus, surtout pour un mariage druidique, qui s'assimilait plus souvent à des réunions de bouseux, avec des vieux qui tapaient sur des tambours et des chouettes crevées allongées partout. Sans détour, le devin aux airs de diva alla adresser ses salutations aux deux mariés.

Arrivé auprès d'Asclépius, qui était fort sollicité, Peter se fendit d'un simple coup de poing amical sur l'épaule de son petit-cousin, et d'un regard qui signifiait « Ce soir, fais honneur à notre famille dans la chambre à coucher ». Il alla ensuite saluer Kohane, qui n'avait jamais été aussi belle. Attrapant les mains de la sorcière dans ses longs doigts fins et bagués, il lui dit quelques mots :

- Kohane, tu es absolument sublime ! Ca va être le mariage de la décennie !

Lui déposant un bisous sur la joue, il remarqua ensuite Ellana, qui n'en menait pas large. A vrai dire, elle n'en menait jamais large, avec ses grands yeux qui avaient toujours l'air de se perdre dans le vide ... Arquant un sourcil, Peter, qui ressentait toujours les effluves de certaines mignardises de la veilles, décida de prendre à part son ancienne petite-amie. Après tout, depuis qu'il avait découvert qu'il était voyant, il avait mis de coté tout un tas de considérations terrestres, telles que leur rupture.

- Mais mon lapin ! Faut pas phaser comme ça ! Allez viens !

L'attrapant par le bras, il la tira vers une sorte de rameau de ... d'il-ne-savait-pas-trop-quoi et dégaina une plate.

- Un petit coup ? Moi je dis pas non ! C'est pénible à mourir les mariages druidiques ... M'enfin, au moins y'a de la musique.

Et le sorcier s'envoya une bonne gorgée de xérès avant de tendre la petite gourde vers son employée. Plissant les yeux, il essaya de voir si Ralf était déjà arrivé avec son cadeau. Manifestement pas, vu la taille de celui-ci ...
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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 13 Mar 2018 - 15:03




Les couleurs varient, ça fait un beau mélange de tenues pour animer ce cadre estival. Rien du noir et blanc strict et traditionnel de ces hommes et ces femmes bien en plis. Chacun et chacune y va de sa touche personnelle, de sa petite teinte originale. Ca pourrait donner un côté joyeux et chaleureux au tableau.
Sauf qu'en compagnie de la tenue, il y a parfois les visages qui tirent vers le bas. Particulièrement celui d'Ellana, alors que je lui adresse un sourire étoilé -ou semi-étoilé, mon frère n'est pas encore là pour me compléter parfaitement.
Asclépius fait d'ailleurs une remarque à ce propos, s'adressant à l'ensemble de la petite assemblée réunie ici. Entre une princesse tristounette, une carotte rêveuse et une Rachel... eh bien semblable à une Rachel ! Oui, je pense que c'est bien ça. Elle est elle. Entre vague sourire et douleur enfouie. C'est comme ça depuis si longtemps.
Pius termine sur un Je vous fais confiance. avant de s'éloigner parmi les herbes folles. Enfin, pas si folles que ça. On dirait qu'ici, aujourd'hui, tout doit être dompté mais supprimer totalement, purement et simplement la simple possibilité d'un faux pas. On s'efforce à ce que tout soit parfait. Mais, à l'instar de la femme parfaite qui est une con**sse, la perfection m'accable. Ca rend les choses trop grises et trop lisses. Bien au contraire, j'aime quand surgit l'improbable, l'impensable, l'inattendu. J'ai aimé quand mon frère a bousculé la scène de théâtre en émergeant de la cheminée couvert de suie, après quelques menus accidents de destination et de prononciation en poudre de cheminette. Alors si l'herbe pouvait être folle ici, ça me plaîrait.
Mais pour l'heure, rien de tout ça.
Juste un banal.
Qui avance, tout doucement.
A mesure que des silhouettes s'ajoutent aux autres.
Je suis Asclépius du regard un court temps avant de reporter mon attention sur les trois filles restantes. Particulièrement sur Ellana, qui est la plus triste de toutes.

-Il n'a pas tort, je réponds après un léger moment de réflexion rêveuse. Et le mieux, en plus, c'est un sourire sincère. C'est comme ça qu'on peut défier la société qui se joue de notre bonheur et la Machine qui broie nos rêves.

Un silence.
Encore une réflexion perdue, entre un brin d'herbe et un rayon de soleil.
Ouais. Savoir encore sourire, c'est savoir encore vivre. Et savoir encore vivre, c'est montrer qu'on est encore capable d'affronter la Machine. Lui promettre sa lente destruction.

-C'est leur montrer qu'on ne leur appartient pas. Pas totalement. Parce qu'elles ne nous voleront jamais nos sourires sincères et qu'on est encore capables de les faire naître au creux des lèvres.



Je tends la main vers Ellana et, posant mes doigts sur le bas de son visage, j'étire légèrement le coin de ses lèvres de mon pouce.
Une silhouette arrive soudainement. Vers nous. Et c'est un Peter cosmique qui surgit. Sa robe aux tons violets s'accorderait pas mal avec celle d'Ellana, toute aussi astrale. Quelle ironie du sort, tiens.
Je l'accueille d'un air chaleureux alors qu'il prend mes mains dans les siennes. Je n'avais jamais fait attention à toutes ses bagues. Et c'est qu'il en a beaucoup !

-De la décennie, au moins, je réponds en riant. J'espère surtout que ce sera un des derniers mariages fait pour contenter la Machine, j'ajoute en retirant mes mains des siennes.

Gestes aérienes, battre des bras et s'apprêter à partir -décoller.
Les arbres sont hauts et vieux, ici. Un parfait perchoir à nuages. Comme le saule cogneur. Le tremplin que nous avons choisi, mon frère et moi, pour sauter vers ces belles masses cotonneuse. Coup d'oei au ciel -ouais, y'a quand même pas trop de nuages, aujourd'hui. On n'aura qu'à attendre les étoiles. Puis, de toutes façons, mon frère n'est pas encore présent. Cependant, je ne m'en fais pas, il va arriver. Après tout, il a plutôt intérêt ; il est mon témoin.
Une bise sur la joue de Peter comme salut à retardement ou au revoir express et je fait quelques pas sur l'herbe verte.
Demi-tour de tête
Regard aux invité.e.s

-Always smile !

Le pas léger
Partir, vers de nouveaux horizons,
Toujours chercher ce que l'avenir peut donner de différent pour refuser
De rester prostrée et corsetée
Dans un château de pierre où s'égraine le temps dans une infinie lenteur.
Du coup de l'oeil, je vois Magda Von Sacht en pleine discussion avec son époux et le lointain cousin à la tête de l'entreprise familiale -puisque mon père s'y est refusé. A mon avis, elle doit être très fière de pouvoir montrer à cette branche de la famille si lointaine jusqu'où elle a réussi à tirer son propre bateau et les siens. Remarquez, c'est quand même pas trop elle qui fait les efforts. Elle se contente de diriger du haut de son trône.
Je crois voir son regard dévier dans ma direction et oups -trouver une porte de sortie avant qu'elle ne m'appelle et ne commence à vanter tout ce qu'on a fait pour en arriver là
Oh, tiens, mais ne serait-ce pas le tout jeune stagiaire, là-bas ? Près de Pius. Bonne idée, aller parler à quelqu'un pour faire la fille très occupée. Ca m'évitera d'avoir à essayer de creuser un trou pour disparaître le temps que ma grand-mère m'oublie.
Allons-y !
Un bond, je me retrouve bientôt face à lui.
Comment s'appelle-t-il, déjà...?

...

-Eh, Lin' !

Oui.
Lïnwe.
Ca me revient.
Mon attention tombe sur la petite chose qu'il tient entre ses mains. Et qui fait crôa. Et qui me rappelle Hope. Mon propre batracien.

-Tu es venu avec ton amie grenouille ? C'est quoi son p'tit nom ?

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Re: [Habitation] A l'ombre des tilleuls

Message par : Azphel, Mar 13 Mar 2018 - 16:01


L.A Ayaz

Un mariage. Cela faisait des années qu'Azphel n'avait assisté à un évènement du genre. Remuant cette nouvelle dans sa tête plusieurs jours durant, le sorcier s'était fait la réflexion qu'il s'était davantage attendu à participer à une cérémonie de ce genre de la part d'un de ses proches. Mais il avait fini par reconnaître que ses amis intimes avaient tous des situations compliquées, connus des drames ou des séparations récentes ; ce qui faisait que le dernier mariage auquel il avait participé remontait à des temps si lointains qu'il n'était même plus sûr de l'année.

Aya et Azphel avaient passé la veille du mariage à Kiel, avant de transplaner en direction de la demeure Underlinden le jour J. Si le sorcier connaissait le nom du marié (qui était soi dit en passant le cousin de Aya), ce n'était pas le cas pour celle qui lui donnerait sa main, et le mage avait en tête la conviction que la majorité des gens qu'il rencontrerait aujourd'hui seraient soit des élèves de Poudlard, soit des sorciers vaguement importants - en gros, il les connaîtrait probablement de vue, sans avoir d'affinités avec un seul d'entre eux. Un mariage qui risquait de terminer en mode buvette une fois les banalités de courtoisie passées.

Une main dans le dos nu d'Aya, le couple de mages noir arriva à la (magnifique) demeure où se tiendrait la cérémonie. Le moins qu'on pouvait en dire, c'était que les Underlinden ne faisaient pas les choses à moitié. La propriété à elle seule laissait deviner un évènement de première importance. Le sorcier se questionna de savoir si le château leur appartenait ou s'il s'agissait là d'une location, auquel cas il pourrait être intéressé de demander les coordonnées du propriétaire.

À l'intérieur de l'enceinte de pierre, les parterres étaient tous soigneusement tondus, les arbres et fleurs paraissaient jouir de soins réguliers, tout avait l'air d'avoir été mis en oeuvre pour mettre les invités dans l'ambiance du mariage. Une ambiance un peu particulière, dans des tons blanc et rouge, dans un contexte détendu.
- Tu crois qu'il faut enlacer les grandes-tantes qui piquent ou simplement les saluer ? demanda une Aya soucieuse.
- Je ne compte pas me plier à ce genre de banalités. Une poignée de main sera suffisante pour des inconnus... Je saluerai les mariés, les remercierai pour l'invitation, sinon je compte rester discret....

Le mage noir crut repérer visuellement les deux principaux protagonistes de la journée (pour Asclépius, il n'avait aucun doute) entourés de personnes qu'il devinait plus ou moins opportunes, et attirant des regards nombreux. Ne souhaitant pas les déranger, il attendrait qu'ils viennent à eux, profitant en attendant de la douce compagnie de celle qu'il espérait un jour être sa femme, dorant légèrement au soleil. Peut-être que cet évènement allait leur donner des idées à tous les deux... ?
Ce qui était sûr, c'est que le château devait regorger de pièces et de recoins à l'abris des regards pour des pauses bien méritées...

En attendant, le loup posait un regard curieux sur les personnes, détaillait les expressions des uns et les agissements des autres, se perdait à la contemplation de son environnement... le ciel était bleu et promettait une très belle journée.
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