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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Côte Est des États-Unis
Mary Drake
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Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Lun 15 Mai 2017 - 19:49


New York & Chocolate
Pv Gaby (enfin Ange)
J'ai son LA
Et l'autorisation de Pandharmo pour l'ouverture du sujet Razz
 

Musicaaaa

Elle.
C'était elle.
Ça l'est toujours.
La petite qui m'avait sauvé.
Nous nous sommes aidées mutuellement
Puis elle est partie
Et enfin revenue
Je l'aime cette enfant.
C'est un peu ma petite sœur.
La deuxième...
Quand elle m'a proposé de venir passer les vacances chez elle, dans son pays natal, je n'ai même pas hésité. Ne pas devoir rester avec mes parents, dans cette atmosphère lourde et pesante c'est ce dont j'ai réellement besoin. Je n'en pouvais plus d'eux, de leurs regards intrigués, lourds de sens. D'eux, et de leur léthargie incessante. Ils voient bien que je ne reviens jamais à Noël. Que je n'envoie plus Noss, des missives. Que ma présence n'est plus acceptable. Ils le voient, tout ça. Pourtant ils préfèrent être aveugles, dans le déni. « C'est ce monde, c'est les sorciers. » « Un jour elle reviendra sur de meilleures bases. Apprendre de ses erreurs, c'est la meilleure des choses à faire. » Ils ne veulent pas croire. Comme quand j'étais petite. Comme quand le soir, dans la baignoire, il y avait des bleus sur les jambes. Des griffes sur mes bras. Ils n'ont jamais rien vu. Je devais montrer de l'amour. Être sage, une véritable petite image. Ils m'aimaient en retour, mais n'acceptaient pas les difficultés. C'est ça qui me fait le plus de mal.
Alors oui,
Oui Gaby.
Merci de m'accueillir.
Je suis silencieuse dans les couloirs de cet aéroport
Je crois que je te fais confiance.
Tu as toute ma reconnaissance.
Tu m'aides.
Malgré ce que tu as vu
Malgré la Folie
Et pour ça Gaby
Je te remercie.
Nous continuons, pour finalement arriver à destination. C'est déjà l'heure d'embarquer. Je n'ai pas pris beaucoup de choses avec moi, juste un sac. Un tout petit, avec deux vêtements et demi. De quoi tenir, si je lave régulièrement. Ou non d'ailleurs. Une des nombreuses choses sur la liste de la non importance. Elle devient longue, cette liste. Peut-être qu'apporter un regard neuf sur certaines choses m'aiderait. A vrai dire, je ne sais pas. Un jour je la passerai à nouveau en vue et verrai si mon jugement change. En attendant, bah j'attends. Je laisse les choses comme elles le sont sans chercher à réellement les modifier. Nous verrons par la suite. Oui, on laisse les choses comme elles sont.
Puis c'est l'heure
Ding dong ding dong
D'embarquer dans l'avion
Puis c'est l'heure
Dong ding dong ding
On nous annonce que ça va décoller.
Puis c'est l'heure
Tic tac tic tac
De grimper
Avec cette foule de gens
Agglutinés
Puis c'est l'heure
Tac tic tac tic
De lui tenir la main
Pour ne pas se perde
Tel un bambin
Apeuré
Mais ne le suis-je pas ? Une petite fille qui découvre. Je n'ai jamais été plus loin que l'Italie, Londres. Partir à l'aventure, avec elle, même en terrain connu. C'est neuf, nouveau. Ce n'est pas limpide de mon côté, pourtant ça fait lisse. Une page blanche, qui ne reste plus qu'à découvrir. Trouver une flamme si c'est de l'encre invisible, une plume si c'est à nous de l'écrire. Il y a une multitude de moyens. Pour le moment, cependant, pas question de coucher quoi que ce soit sur papier, nous sommes beaucoup trop agglutinés. Poussés jusqu'aux portes, donner encore et encore des papiers. Pour finir serrés dans des places qui dans une voiture sont destinées aux bébés. J'ai la place à côté de la fenêtre. Je ne sais pas si mon amie aigle la voulait. J'ai pas trop demandé. J'en avais envie, alors j'y ai été. Les nuages défilent, les pensées aussi. Parce que dans cette épaisse couche mousseuse, y'a une envie. Celle de voler. Oui. Là je vole. Sourire fugace, efficace. Je vole. Coup d'oeil à Gaby. Je vole m*rde. Enfin. Je ne sens pas l'air passer entre mes plumes, ni même le vertige. Mais c'est un début. Un commencement plus qu'exceptionnel. Je crierai bien dans tout l'avion. Je me retiens. Calme mes instincts. Plus qu'une étape. Un rien qui me sépare. Je peux tout observer de haut, avant que ça ne soit trop loin. Les dominer, voir le monde.
De haut
C'est beau
Le trajet long
Dodo
Jusqu'à l'océan
Aux remous.
Jusqu'à ce que je l'entende
Me dire
Debout
Jusqu'à ce soit la panique
Parce que
Dans une voix téléphonique
La sentence tombe
New-York ?
Pas Canada
Petite voix
« C'est normal ça ? »
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Gabrielle Phoenix
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Année à Poudlard : Sixième année

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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Gabrielle Phoenix, Lun 22 Mai 2017 - 18:24


Poudlard, dortoir des aigles

C’était le grand jour. Le départ. Le retour. Gabrielle avait revêtu une tenue moldue et fermé sa malle dans le dortoir des filles de serdaigle. Un dernier regard par la fenêtre qui donnait sur les montagnes, elle ne reverrait pas ce décor de sitôt, pas avant l’année suivante. Elle ressentait un grand soulagement. Après de long mois d’attente, elle allait enfin rentrer chez elle, de plus accompagnée d’une de ses amies. Si ce n’est de la meilleur. De la plus ancienne sans aucun doute. Une jeune fille qui lui ressemblait beaucoup, l’on aurait cru des sœurs lors de leur rencontre. Même tignasse brune, même silhouette fine, même air sage. Elles avaient sympathisé. Puis Gabrielle était partie. L’avait abandonné. Tel était son ressenti. Alors dès que l’occasion se présenta de lui témoigner son affection, elle n’hésita pas en l’invitant durant les vacances, sur l’initiative de ses parents. De ses parents inquiets. Inquiétés par cette période de l’année, car quelques années plus tôt, au même moment, leur enfant avait craqué. Elle était rentrée au pays et n’était pas repartie. Ils espéraient ne pas voir la situation se répéter, Gabrielle n’y croyait pas, mais malgré tout, une once de malaise persistait. Elle quitta ce dortoir qu’elle avait fini par accepter, son lit à baldaquin bleu fait au carré, à côté d’autres moins bien bordés. Tous les jeunes sorciers ne rentraient pas dans leur famille pour les fêtes, ce qui avait toujours attristé la Canadienne pour qui la famille était de la plus haute importance. La jeune retrouva sa camarade, puis prit la diligence à ses côtés pour quitter le château. Elles squattèrent le même compartiment dans le train qui les ramenait à Londres, avec tous les autres enfants qui rentraient chez eux pour les fêtes, puis les jeunes filles prirent le magicobus à King’s Cross pour rejoindre l’aéroport de Londres - inutile de vous détailler le confort de ce trajet, dont vous pouvez aisément vous douter - le tout en silence, elles étaient suffisamment à l’aise l’une avec l’autre pour ne pas avoir besoin constamment de combler les blancs de paroles futiles.

Aéroport de Londres

Les deux serdaigles se fondaient parfaitement dans la foule de moldus circulant dans l’aéroport. Mary, moldue de naissance, aurait pu sembler plus sereine dans cet environnement, mais son esprit parfois dément lui jouait de mauvais tours, Gabrielle s’enquérait donc de l’aisance de cette dernière. Avec sa grande taille la Française ne passait pas inaperçue, s’attirant quelques œillades curieuses. Celle-ci avait déjà voyagé ici et là en Europe, mais elle ne connaissait pas du tout l’Amérique que Gabrielle s’empressait de lui faire découvrir. L’Américaine ne pouvait s’empêcher d’appréhender la rencontre entre sa famille et sa camarade. Son amie était… particulière. Durant ces années d’absence, Mary avait fait une rencontre qui avait bouleversé le cours tranquille de son existence. Elle était depuis sujette à des délires et hallucinations en tout genre. Son état s’était stabilisé mais elle n’était jamais à l’abri d’une crise, chose que Gabrielle avait du mal à gérer. Ses parents étaient si rassuré de savoir que leur fille avait retrouvé une amie, elle n’avait pas osé noircir leurs pensées.

Avion durant le vol - 8h d’avion en perspective et un beau jet lag à l’arrivée.

Après avoir dégusté - vous sentez l’ironie - le repas offert par la compagnie et regardé deux films moldus, les demoiselles piquèrent un roupillon. Gabrielle fut réveillée la première par la voix off qui annonçait leur descente sur le continent.

"Votre attention Mesdames et Messieurs, nous amorçons notre descente sur New-York. Merci de regagner vos places et de bouclez vos ceintures. Nous atterrirons à 14h55 heure locale. La température extérieure est de 5°C."

Hein? La Canadienne se redressa sur son siège, ébahit parce qu’elle venait d’entendre, elle secoua derechef la Française.

- Mary, Mary! Wake up, on a un problème!  

Sa comparse émergea de son monde onirique tandis que la voix répétait ses informations leur apportant la confirmation qu’elles n’atterrissaient pas au bon endroit, elles s’étaient trompéss d’avion! Panique soudaine! Les Phoenix devaient les attendre à la descente de l’avion. Elles devaient atterrir au Canada. Elles devaient les retrouver. Il était inconcevable que les choses se déroulent autrement.  Mary la regarda du même air perdu.

- C'est normal ça ?

Non ce n’était pas normal du tout. Un regard par le hublot, la terre en vue n’était pas identifiable à cette altitude. La gorge nouée, Gabrielle nia de la tête. Jamais une descente ne lui avait semblé si longue, si tourmentée, si tortueuse, si sinueuse, à n’en plus finir! L’avion divaguait, ne semblant jamais près à se poser…

Aéroport de New-York


Quand enfin les pneus crissèrent sur la piste, la tension était à son paroxysme. Cette apothéose interminable se maintint durant les ultimes virages, jusqu’à ce que les filles posent pieds à terre afin de découvrir le panneau d’affichage. Un enfilement de silhouettes maladroites les devançaient pour pouvoir sortir, une longue et lente bousculade pris alors le relais sur les piétinements incessants. Malgré l’imprévu, Gabrielle, qui était en terre connue, guida habilement son amie afin de franchir toutes les étapes qui les menaient à la sortie. Fort heureusement, les enfants sorciers étaient souvent plus débrouillards que les moldus du même âge, car ils étaient tous en internat dès leur entrée dans une école de sorcellerie et souvent loin de leurs familles, ces instituts se faisant rares dans le monde. Gabrielle était d’autant plus déjà venu, une fois, juste comme ça. La famille Phoenix arpentait le continent en touriste, le couple à la découverte d’objets d’émerveillement et d’apprentissages inépuisables pour leurs trois enfants.  Bien entendu, les serdaigles ne récupérèrent pas leurs bagages, qui étaient monté dans l’avion à bonne destination, eux! Durant ce micro-périple jusqu’à l’air libre, la native n’avait qu’une idée en tête, rejoindre la ville afin de trouver l’aide de sorciers accomplis, les mieux placés pour les aider siégeant au MACUSA. Ils ne refuseraient pas deux secourir deux jeunes magiciennes en détresse. Elles attrapèrent le premier bus qui les mènerait dans le centre-ville, un bus moldu des plus communs. Gabrielle n’avait que faire de l’entassement de gens, tant elle était tourmentée durant tout le trajet.
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Mary Drake
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Dim 28 Mai 2017 - 13:27


♪ ♫ ♪ ♫

Je commence à paniquer, sens en alertes, prêts à disjoncter
Qu'est-ce pour une histoire ?
Tout ne devait-il pas se passer sans déboires ?
Pourquoi j'ai toujours le droit à la complication
J'voulais juste passer de bonnes vacances
Sans aucunes anicroches
Eh non
Mauvaise destination
A croire que je ne sais pas trouver le bon chemin. Que peu importe ce que je fais, ça ne va pas bien. Je ne sais jamais où est la bonne ligne à suivre, voilà que nous sommes dans un sale pétrin. Les pieds enfoncés dans la bouse de vache, ou même dans d'énormes sables mouvants. Impossible de m'en sortir cette fois-ci, personne n'est là pour me tendre une perche. En essayant de revenir, j'ai poussé ma sauveuse et elle est tombée avec moi. Nous voilà mal parties, une nouvelle fois. La réponse à ma question ne tarde pas à arriver, un bref signe de tête, négation qui fait perdre les pédales. C'est parti, tout se termine déjà. On va finir étouffer entre ces sables dévastateurs. Désolé Gaby. Désolé de te faire subir mes conneries. Tout repose sur mon dos, la poisse, tout ça. Tu avais l'aube des bonnes vacances à portée de mains, voilà que je te les ai retirée d'un coup de pied un peu trop bien placé.
L'avions descend
Il continue la ligne qu'il a tracé
Pas sa faute, il ne fait que ce qu'il a demandé
Mais on est pas si loin
Enfin, j'crois
Voilà que nous quittons les nuages
Rejoindre cette terre ferme
Alors que je regrette déjà le ciel
Dites, monsieur l'avion ?
Vous voulez pas nous faire remonter là-haut ?
Histoire qu'on puisse encore rêver ?
Si vous le voulez bien
Nous sommes comme poussées vers la sortie, atterrissage sans réellement beaucoup de problèmes. Les applaudissements passés, c'est de nouveau un attroupement qui a lieu. Comme souvent quand on prend l'avion. Ils poussent, les gens. Ils n'aiment pas, ils sont toujours pressés. Et moi je suis Gaby. Et je trouve ça injuste. Injuste parce que je dois réparer les erreurs. Et c'est encore elle qui remets les briques aux bons endroits. Elle qui nous sauve de cet empressement. J'aime pas être collée, collée aux gens. Ils puent, ils sont méchants. Avares, l'air hagard, sont tous pareil au fond. Nous aussi. Fin, hormis le fait que nous soyons des sorcières, c'est comme eux. Nous faisons ce que nous devons, puis on essaie de partir sur un chemin différent sauf que souvent nous revenons à l'épaisse ligne droite. Mais si tout est dans cette trace, qu'il n'y a pas de racines qui ne suivent pas le chemin, c'est que toutes les possibilités sont là, qu'on à pas le choix. Être si proche, d'eux. Affreux. Le pire, ce sont ceux qui ont des sourires. J'ai peur d'eux. Parce que ça m'intrigue. Que j'me demande si c'est factice, ou bien un étirement qui réellement existe.
J'veux fuir
Trouver des horizons
Toujours plus loin
J'aime bien ça
Mais non
L'Ange choisit
Toujours la destination
Nous terminons dans un bus
Encore compressées
J'ai envie d'casser les vitres
De sauter
De fuir les gens
Mais le trajet passe, elle reste dans son univers et moi j'attends encore. Elle a le droit, réfléchir c'est une chose. Mais en attendant j'ai comme envie de quelque chose, outre l'envie de partir de cet enfer. Je le sens très bien, c'est là, tout proche. Le ventre gronde, et les papilles réclament. J'ai besoin d'un truc. Quoi ? Comment puis-je arriver à détourner mon attention sur de la nourriture dans un cas si critique ? Je sais pas, j'veux pas savoir. Le déroulement de penser commence à m'expliquer. Chocolat. Voilà, c'est ça. Ce dont j'ai envie, qui me laboure les idées depuis un moment maintenant. C'est plus fort que moi, j'en ai besoin. Il faut, pour assurer ma survie, du chocolat. Et quand nous sortons du bus, ça me quitte pas. J'oublie la situation critique, les pensées noires. Concentrée sur ce nouvel objectif absolument vital. Gaby, j'espère que tu voudras bien rester un peu ici. M'en faut, tout de suite et maintenant.
Le truc c'est qu'oublier
Qu'on est entrain de crever
Parce qu'on ne veut pas trop mourir
En déprimant
Ça enlève toutes les chances
Qui pouvaient arriver
Pour s'en sortir

-Gaby ? Je veux du chocolat.
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Erundil Trismegiste
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Spécialité(s) : Manumagie (Niveau 1)
Permis de Transplanage


Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 6 Aoû 2017 - 21:48




RP Unique
[HRPG] Lhistoire démarre en Amérique de l'Est[/HRG]


Ma mère travaille sur une affaire. Des mages noirs. Ils auraient monté une Vendetta contre leur professeur. Rien d’officiel, alors bien sûr, vous n’avez jamais lu ce message. C’était peu de temps après que j’ai terminé mes années scolaires à l’école des sorciers. J’en suis sorti avec des notes pas trop mauvaises. Elève studieux mais qui pourrait faire mieux. Bon atout pour la classe, mais pourrait travailler plus. Beaucoup d’efforts, mais peut faire mieux… Du bla bla bla administratif dont je m’en fiche pas mal. Ce qui compte pour moi, c’est de pouvoir avancer vers quelque chose. Avoir un but en quelque sorte. Je n’arrête pas de penser aux paysages londoniens que j’ai laissé derrière moi. Ca me manque un peu. Certains me manquent, surtout. Mais mon intuition me disait de tenir bon. Quelque chose arrive.

Ma mère a toujours été là pour me protéger. Pour m’aider à traverser les moments pas terribles. Alors ce jour là, quand j’ai reçu sa lettre, ç a aura été une surprise sur tous ces aspects. Déjà, elle m’a envoyé une lettre par le procédé moldu :

Bonjour mon garçon,

J’espère que tu portes comme un charme, ou au moins sur tes deux pieds. Ici, tout va bien, et il fait beau, en cette saison, c’est un miracle !
Au moins, je suis bien au chaud, c’est ce que je me dis. Les affaires continuent de se bousculer, c’est un enfer. J’ai hâte de revoir ta frimousse, mon petit. Enfin non, mon très grand, mon colosse à moi.
Ici, tout se passe tranquillement, je termine une dernière mission avant de bouger. 3 fois j’ai essayé de te joindre par téléphone, et 5 fois par SMS, mais rien n’y fait. 6 tu as des problèmes, n’hésite pas à me contacter mon chérie, tu sais bien que je s8 là pour toi, 7 a fête bientôt en plus.
Cent rires, quelle est la dernière fois qu’on n’a pas fêté ton anniversaire ? Il y a cinq ans ?
Il y a du neuf pour toi, ces derniers temps ? Sois cent craintes, dix, je suit là pour toi, tu le sais.

Et j’attends ta réponse, mon chérie, n’attende pas de trop, tu sais que Maman s’inquiète facilement,

A bientôt mon Eruny,

Ta maman qui t’aime,



Je connais ma mère…. Elle utilise toujours le même procédé pour donner ses coordonnées dans le monde. E regarde alors les différents chiffres qui donnent la latitude, ainsi que les nombres en lettres, en prenant en compte ses fautes – ma mère a toujours été très à cheval sur les fautes – pour trouver la longitude …

35,687 de latitude …
105,9378 de longitude…

Après quelques recherches, je trouve la ville de Santa Fe…. Je ne comprends pas. Pourquoi est-ce qu’elle me demande de la retrouver ? Normalement, c’est un code que je suis sensé utilisé en cas de danger pour me localiser et qu’elle puisse arriver, mais pas l’inverse…. En tous les cas, je ne reste planté là, comme un géranium. Non, pas le temps de réfléchir. Je transplane.

Au bout d’un moment, j’arrive au Nouveau-Mexique. De grandes villes, Des coins où les moldus sont en grosse majorité. Ainsi que des endroits plus verts à l’extérieur. Je ne perds pas de temps, je sais comment son esprit fonctionne, alors je cherche des indices.

Des fleurs, je dois trouver des dessins de fleurs sur les murs de cette ville. C’est comme ça qu’elle laisse des messages, à la vue de tous, pour être la plus discrète possible. Chaque espèce a une signifiaction que seule notre famille connait. J’y passe des heures. Des heures aussi longues qu’une journée sans téléphone, comme diraient les moldus. Mais je finis par trouver trois fleurs, dans le coin. Hortensia. Chrysanthème. Rhododendron. Un danger de mort m’attend à l’extérieur de la ville, dans un village collé. Hortensia donne la direction du Nord… Je cause un peu dans les coins mal famés, puis j’apprends que des choses bizarres se passent dans la ville de Tesuque. Des disparitions et d’autres trucs étranges qui mettraient n’importe quel agent de sécurité en alerte s’ils faisaient bien leur boulot.

Alors je me lance par là, je finis par me rappeler que j’ai transplané, et passé une demi-journée à la recherche d’indices sans avoir grignoté quoi que ce soit. Et donc je finis par m’arrêter dans un bar où ils proposent quelques mets du coin. C’est le moment de mettre mon bidon au défi. Au bar, je demande un supplément piment. Peur de rien, j’y vais comme si j’avais foi en mon foie…

Je commence à déguster le truc. Je sens bien vit que c’est trop fort pour moi alors je mets de côté les piments. Ils veulent ma mort ou quoi ? C’est endroit me semble soudainement suspect… Puis je me ressaisis, je me suis fais ça tout seul, comme un grand… Puis,

- Mon Dieu !

Un vieillard assis à côte de moi m’accoste. Depuis quand est-il à mes côtés ? Il était là avant que je ne m’assois ?

- C’est bien toi Ernest ?

Le vieillard me regarde avec fascination. Apparemment, il m’a pris pour quelqu’un d’autre. Mais je prends quand même le temps de l’analyser.

La tâche de café sur sa manche montre qu’il est négligé. Ses lunettes à double fonds peuvent faire penser qu’il travaille sur un ordinateur. Une tenue dépareillée et un manque d’hygiène me laissent penser qu’il vit seul. Il regarde de façon analytique ma personne. C’est quelqu’un de méthodique et analytique. L’absence de bague a son doigt me montre qu’il n’est pas marié. Il y a cependant une différence de pigmentation au niveau de sa peau sur son annulaire. Veuf ? Ses chaussures son fraichement boueuses. Cet homme est définitivement négligé, mais ne dois pas être arrivé depuis longtemps, ou bien n’habite pas très loin. J’opte pour la seconde option, car un bâtiment tut aussi négligé que lui se trouve à quelques pas d’ici. Je l’ai remarqué avant de rentrer.

Alors, je finis par jouer le jeu… C’est probablement un scientifique, et vu mon âge, il doit me prendre pour un des ses apprentis.

- Professeur, que faites vous à l’extérieur de votre labo ?

- Ah, mon cher Ernest, c’est un plaisir de te voir.

Bingo ! J’ai vu assez juste pour qu’ils me prennent pour un de ses élèves.

- Et bien, mon médecin me dit qu’il est important que je prenne l’air, mais tous mes assistants sont partis, je me retrouve seul pour mes recherches et …

- A quelle recherche faites-vous allusion ?

- Comment ça, auxquelles ? Mais il n’y en a qu’une ! Celle sur la dégénérescence des tissus cérébraux. As-tu perdu la mémoire ?

Vite, trouver un moyen de rebondir …

- Je voulais juste m’assurer que vous n’aviez pas perdu la vôtre.

- Haha, je te comprends. Il est vrai que j’ai parfois quelques soucis de concentration. Mais aujourd’hui, avec mes nouveaux cobayes, j’ai pu faire des avancées prodigieuses !

Je ne sais absolument pas de quoi il parle, mais mon intuition me disait de le suivre.

- Vraiment ? Vous vous rapprochez d’un remède sur ce qui a tué votre femme ?

Okai … Je viens de prendre un risque, en supposant que sa femme était morte d’une telle maladie. Mais mon intuition se rate rarement.

- Exactement Ernest ! Je suis content de voir que tu te souviens de cette histoire. Oui, je cherche juste à segmenter quelques portions d’ADN touchés par ces dégénérescences, afin de mieux consolider ….

Il me perd dans son vocabulaire, je n’y comprends rien. Je fais juste mine de comprendre ce qu’il dit de façon intéressé. Puis vient le moment intéressant.

- J’ai rencontré une jeune femme récemment. Et les stimulis fonctionnent différemment avec elle, comme si tout son corps ne fonctionnait pas uniquement à partir de l’énergie que nous avons, mais aussi par une force extérieure, ce qui lui apporte une résistance plus conséquente, Ernest !

- Incroyable !

Une énergie venant de l’extérieur de notre être ? Je pense difficilement à une énergie divine, plutôt à une énergie magique … Cet homme ne semble rien connaître du monde de la sorcellerie, je comprends donc pourquoi ma mère utilise des façons moldus pour me contacter.

Mais pourquoi moi, maman ?

Face à mon engouement, l’homme finit par me proposer de le suivre dans son laboratoire. Après quelques pas dans une terre humide, on finit par arriver à se maison, dans laquelle on y trouve un sous-sol …

Je n’ose à peine parler de ce sous-sol … Nous y trouvons effectivement des cobayes… Nous y trouvons surtout, des cobayes humains !

- Vois-tu Ernest, depuis la dernière fois ou nous nous sommes vus, j’ai remarqué que les résultats étaient différents selon l’espère des cobayes

- Alors vous êtes passés des rongeurs aux humains ...

J’ai envie de vomir et de l’égorger, rien qu’à l’idée que des humains, et même que n’importe quelle espèces se fasse torturer, même si c’est pour faire avancer la science… Puis je me rends compte d’un détail qui a son importance, et que j’avais déjà remarqué au bar. Plus d’une fois, il a essayé de prendre son verre, mais il se trouvait à dix centimètres de celui-ci. Ici, je remarque que pendant un court instant, sa jambe ne lui répond plus, et commence à tomber. Le réflexe serait de se rattraper avec ses bras, mais à cet instant, il est juste tombé…

- Professeur, est-ce que ça va ?

- Oui oui, c’est juste la fatigue.

- Est-ce que vous êtes sûr ?

Il se relève lentement. Le bas de son pantalon est mouillé par l’humidité du sol. Puis, au bout d’un moment, il se tourne vers moi, s’arrête face à mon regard, de façon assistante

- Est-ce que tu insinuerais quelque chose ?

Je ne dis rien. Je dois garder mes soupçons. Car, je ne me le suis pas encore avoué, mais je crois reconnaître un visage parmi tous ces gens. Celui de ma mère.

- Professeur, vous me connaissez, je vous soutiens dans vos recherches… Mais je dois pouvoir vous faire confiance. Mais dites-moi la vérité…

Il semble réfléchir, se concentrer sur moi. Son regard devient quelque peu méfiant.

Avant qu’il ne parle, je réponds.

- Etes-vous atteint d’ataxies spino cérebelleuse ?

Son vidage se transforme sous mes yeux. Sa méfiance disparait. Il me regarde désormais comme un soutien, un ami. Il me répond que « oui », sans dire un mot de plus.

- C’est pour cela que vous avez … Autant évolué dans vos travaux ?

Dis-je en montrant ses « cobayes » qui ne sont autre que des humains.
Sans se retourner, il me regarde d’un air rassuré.

- Oui. Oui, c’est tout à fait. Mais c’est encore mieux, mon cher disciple…

- Quoi donc ?

- Cela pourrait être un tremplin pour la Médicomagie !

Plait-il ?

Depuis le début, je le prenais pour un moldu, mais il se trouve qu’il connait le monde des sorciers t la Médicomagie. Comment dois-je réagir face à cela …

- J’ai besoin que vous m’en disiez plus, mon cher Mentor.

Je rentre dans le rôle, j’ai besoin de comprendre. Et surtout, j’ai besoin de me préparer et trouver un moyen de l’arrêter si nécessaire.
L’homme semble être heureux face à mon engouement.

- Bien sûr, bien sûr, viens voir. Depuis le début, je ne faisais des recherches que sur des créatures non magiques, car on le sait, il est plus facile de transcender leur esprit lorsqu’il n’y a aucune once de magie.

Je comprends à cet instant que je fais face à un extrémiste…

- Et quel ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé nez à nez à ces créatures qui m’ont apporté bien plus d’informations que je ne l’aurais espéré ! La loi contre les recherches scientifiques sur les créatures magiques n’est qu’une hérésie, Ernest. Grâce à ça, j’ai pu avancer bien plus loin que n’importe quel autre scientifique.

- Je vous écoute…

Cet homme était en train d’enfreindre plus de 8 lois différentes… Je ferais mieux de l’écouter. Mon intérêt semble le combler de joie.

-Oui, haha. Regarde ce spécimen… C’est une vélane… Ses capacités sensorielles lui permettent de rejeter un spore qui apporte à ses proies une docilité sans précédente.

« Ses proies ? »

- Ceci est une créature de l’Asie mineure, et son pouvoir lui permettant de se rappeler de chaque instant de sa vie et des quelques secondes plus tôt est un atout pour la compréhension du cerveau, haha !

Je ne connais pas cette créature. Ma seule envie est de la libérer, mais je dois comprendre… J’ai besoin de comprendre, avant d’aller plus loin.

- Tu te souviens, quand nous avons chassé cette chauve souris ? Et bien c’est peu de temps après que je me suis rendu compte qu’elles arrivaient à développer un sens plus affuté que n’importe quelle créature magique. Et e sont vers ces créatures non magique que mon intérêt s’est lancé. Ernest ! Et si, tout simplement, toute créature avait une capacité magique mais qui était juste non développée chez certains ? Et si, chez les créatures magiques, et même chez les sorciers, il y avait encore une capacité au-delà de la magie qui nous attendait ?

Je commence à voir où il voulait en venir….

- C’est à ce moment que j’ai attrapé cette sorcière !

- #IMMOBILUS !!!

Ce sort est sorti de mes entrailles. La sorcière en question était ma mère. Mon incantation aura été si forte qu’il sera tombé à la renverse. Au moins, il ne peut pas nuire.
Je la libère, puis je libère la vélane et toutes les autres créatures. La plupart en ont profité pour s’en aller et retrouver la liberté.

- Maman ! Est-ce que ça va ?

- Ah, mon Eru, oui, maintenant ça va. Je vais pouvoir mettre ce dingo derrière les barreaux.

Pourquoi voulait-elle toujours faire des phrases de ce genre ? A faire rimer les mots. C’est quelque chose qui me dépasse. Je remarque cependant qu’elle est assoiffée.

- M’man, je me pose une question,

- C’est normal, mon petit, et oui, ne t’en fais pas, ils seront tous libérés et renvoyés chez eux, en particulier les autres créatures magiques.

- Non, mais ce n’est pas ça, Pourquoi tu m’as appelé moi ? Maman, ça n’a aucun sens ?

Elle me regarde. Son regard semble soudainement plus sérieux, et plus effrayé également.

- Mon fils …

Okai… Elle ne m’a jamais appelé comme ça. Mon frère oui, mais moi, non …

- Comprends bien une chose… Quand tout va mal autour de toi, tu ne peux faire confiance qu’à ta famille.

Je la regarde. Elle semble si terrorisée, effrayée par cette chose qu’elle n’ose pas me dire…

- Maman, dis moi ce qu’il se passe.

- Prends soin de toi mon enfant. Tout est sous contrôle à présent. Rentre à l’abri… Retourne en Angleterre. Quelque chose se trame là-bas, mais tu y seras toujours plus en sécurité qu’ailleurs… Je dois y aller. Préviens-moi dés que tu es rentré….

….

Et c’est la dernière fois que je vie ma mère. Je l’ai vu s’occuper du savant fou, avec des idées dépassant les règles, qui pourtant avait une connaissance des plus intarissables sur un tas de sujet. J’aurais aimé lui parler, oui. Mais en même temps, je sais que la plupart de ses connaissances, il les a reçu de façon atroce et inhumaine. Je le regardai juste partir, en lévitation suite au sort de ma mère. Elle m’a regardé une dernière fois, en souriant, avant de partir. Je n’oublierai pas ce sourire….


Et puis, me voici sur la route, en chemin vers mon ancienne école, pour dire au revoir aux camarades que j’aurai réussi à approché et que j’ai apprécié.

Puis …

Angleterre, chère vieille Terre…

Je rentre à la maison ….

Pour ce qui est de ma mère, et bien … C’est une autre histoire ….
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