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Côte Est des États-Unis
Mary Drake
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Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Lun 15 Mai 2017, 19:49


New York & Chocolate
Pv Gaby (enfin Ange)
J'ai son LA
Et l'autorisation de Pandharmo pour l'ouverture du sujet Razz
 

Musicaaaa

Elle.
C'était elle.
Ça l'est toujours.
La petite qui m'avait sauvé.
Nous nous sommes aidées mutuellement
Puis elle est partie
Et enfin revenue
Je l'aime cette enfant.
C'est un peu ma petite sœur.
La deuxième...
Quand elle m'a proposé de venir passer les vacances chez elle, dans son pays natal, je n'ai même pas hésité. Ne pas devoir rester avec mes parents, dans cette atmosphère lourde et pesante c'est ce dont j'ai réellement besoin. Je n'en pouvais plus d'eux, de leurs regards intrigués, lourds de sens. D'eux, et de leur léthargie incessante. Ils voient bien que je ne reviens jamais à Noël. Que je n'envoie plus Noss, des missives. Que ma présence n'est plus acceptable. Ils le voient, tout ça. Pourtant ils préfèrent être aveugles, dans le déni. « C'est ce monde, c'est les sorciers. » « Un jour elle reviendra sur de meilleures bases. Apprendre de ses erreurs, c'est la meilleure des choses à faire. » Ils ne veulent pas croire. Comme quand j'étais petite. Comme quand le soir, dans la baignoire, il y avait des bleus sur les jambes. Des griffes sur mes bras. Ils n'ont jamais rien vu. Je devais montrer de l'amour. Être sage, une véritable petite image. Ils m'aimaient en retour, mais n'acceptaient pas les difficultés. C'est ça qui me fait le plus de mal.
Alors oui,
Oui Gaby.
Merci de m'accueillir.
Je suis silencieuse dans les couloirs de cet aéroport
Je crois que je te fais confiance.
Tu as toute ma reconnaissance.
Tu m'aides.
Malgré ce que tu as vu
Malgré la Folie
Et pour ça Gaby
Je te remercie.
Nous continuons, pour finalement arriver à destination. C'est déjà l'heure d'embarquer. Je n'ai pas pris beaucoup de choses avec moi, juste un sac. Un tout petit, avec deux vêtements et demi. De quoi tenir, si je lave régulièrement. Ou non d'ailleurs. Une des nombreuses choses sur la liste de la non importance. Elle devient longue, cette liste. Peut-être qu'apporter un regard neuf sur certaines choses m'aiderait. A vrai dire, je ne sais pas. Un jour je la passerai à nouveau en vue et verrai si mon jugement change. En attendant, bah j'attends. Je laisse les choses comme elles le sont sans chercher à réellement les modifier. Nous verrons par la suite. Oui, on laisse les choses comme elles sont.
Puis c'est l'heure
Ding dong ding dong
D'embarquer dans l'avion
Puis c'est l'heure
Dong ding dong ding
On nous annonce que ça va décoller.
Puis c'est l'heure
Tic tac tic tac
De grimper
Avec cette foule de gens
Agglutinés
Puis c'est l'heure
Tac tic tac tic
De lui tenir la main
Pour ne pas se perde
Tel un bambin
Apeuré
Mais ne le suis-je pas ? Une petite fille qui découvre. Je n'ai jamais été plus loin que l'Italie, Londres. Partir à l'aventure, avec elle, même en terrain connu. C'est neuf, nouveau. Ce n'est pas limpide de mon côté, pourtant ça fait lisse. Une page blanche, qui ne reste plus qu'à découvrir. Trouver une flamme si c'est de l'encre invisible, une plume si c'est à nous de l'écrire. Il y a une multitude de moyens. Pour le moment, cependant, pas question de coucher quoi que ce soit sur papier, nous sommes beaucoup trop agglutinés. Poussés jusqu'aux portes, donner encore et encore des papiers. Pour finir serrés dans des places qui dans une voiture sont destinées aux bébés. J'ai la place à côté de la fenêtre. Je ne sais pas si mon amie aigle la voulait. J'ai pas trop demandé. J'en avais envie, alors j'y ai été. Les nuages défilent, les pensées aussi. Parce que dans cette épaisse couche mousseuse, y'a une envie. Celle de voler. Oui. Là je vole. Sourire fugace, efficace. Je vole. Coup d'oeil à Gaby. Je vole m*rde. Enfin. Je ne sens pas l'air passer entre mes plumes, ni même le vertige. Mais c'est un début. Un commencement plus qu'exceptionnel. Je crierai bien dans tout l'avion. Je me retiens. Calme mes instincts. Plus qu'une étape. Un rien qui me sépare. Je peux tout observer de haut, avant que ça ne soit trop loin. Les dominer, voir le monde.
De haut
C'est beau
Le trajet long
Dodo
Jusqu'à l'océan
Aux remous.
Jusqu'à ce que je l'entende
Me dire
Debout
Jusqu'à ce soit la panique
Parce que
Dans une voix téléphonique
La sentence tombe
New-York ?
Pas Canada
Petite voix
« C'est normal ça ? »
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Gabrielle Phoenix
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Gabrielle Phoenix, Lun 22 Mai 2017, 18:24


Poudlard, dortoir des aigles

C’était le grand jour. Le départ. Le retour. Gabrielle avait revêtu une tenue moldue et fermé sa malle dans le dortoir des filles de serdaigle. Un dernier regard par la fenêtre qui donnait sur les montagnes, elle ne reverrait pas ce décor de sitôt, pas avant l’année suivante. Elle ressentait un grand soulagement. Après de long mois d’attente, elle allait enfin rentrer chez elle, de plus accompagnée d’une de ses amies. Si ce n’est de la meilleur. De la plus ancienne sans aucun doute. Une jeune fille qui lui ressemblait beaucoup, l’on aurait cru des sœurs lors de leur rencontre. Même tignasse brune, même silhouette fine, même air sage. Elles avaient sympathisé. Puis Gabrielle était partie. L’avait abandonné. Tel était son ressenti. Alors dès que l’occasion se présenta de lui témoigner son affection, elle n’hésita pas en l’invitant durant les vacances, sur l’initiative de ses parents. De ses parents inquiets. Inquiétés par cette période de l’année, car quelques années plus tôt, au même moment, leur enfant avait craqué. Elle était rentrée au pays et n’était pas repartie. Ils espéraient ne pas voir la situation se répéter, Gabrielle n’y croyait pas, mais malgré tout, une once de malaise persistait. Elle quitta ce dortoir qu’elle avait fini par accepter, son lit à baldaquin bleu fait au carré, à côté d’autres moins bien bordés. Tous les jeunes sorciers ne rentraient pas dans leur famille pour les fêtes, ce qui avait toujours attristé la Canadienne pour qui la famille était de la plus haute importance. La jeune retrouva sa camarade, puis prit la diligence à ses côtés pour quitter le château. Elles squattèrent le même compartiment dans le train qui les ramenait à Londres, avec tous les autres enfants qui rentraient chez eux pour les fêtes, puis les jeunes filles prirent le magicobus à King’s Cross pour rejoindre l’aéroport de Londres - inutile de vous détailler le confort de ce trajet, dont vous pouvez aisément vous douter - le tout en silence, elles étaient suffisamment à l’aise l’une avec l’autre pour ne pas avoir besoin constamment de combler les blancs de paroles futiles.

Aéroport de Londres

Les deux serdaigles se fondaient parfaitement dans la foule de moldus circulant dans l’aéroport. Mary, moldue de naissance, aurait pu sembler plus sereine dans cet environnement, mais son esprit parfois dément lui jouait de mauvais tours, Gabrielle s’enquérait donc de l’aisance de cette dernière. Avec sa grande taille la Française ne passait pas inaperçue, s’attirant quelques œillades curieuses. Celle-ci avait déjà voyagé ici et là en Europe, mais elle ne connaissait pas du tout l’Amérique que Gabrielle s’empressait de lui faire découvrir. L’Américaine ne pouvait s’empêcher d’appréhender la rencontre entre sa famille et sa camarade. Son amie était… particulière. Durant ces années d’absence, Mary avait fait une rencontre qui avait bouleversé le cours tranquille de son existence. Elle était depuis sujette à des délires et hallucinations en tout genre. Son état s’était stabilisé mais elle n’était jamais à l’abri d’une crise, chose que Gabrielle avait du mal à gérer. Ses parents étaient si rassuré de savoir que leur fille avait retrouvé une amie, elle n’avait pas osé noircir leurs pensées.

Avion durant le vol - 8h d’avion en perspective et un beau jet lag à l’arrivée.

Après avoir dégusté - vous sentez l’ironie - le repas offert par la compagnie et regardé deux films moldus, les demoiselles piquèrent un roupillon. Gabrielle fut réveillée la première par la voix off qui annonçait leur descente sur le continent.

"Votre attention Mesdames et Messieurs, nous amorçons notre descente sur New-York. Merci de regagner vos places et de bouclez vos ceintures. Nous atterrirons à 14h55 heure locale. La température extérieure est de 5°C."

Hein? La Canadienne se redressa sur son siège, ébahit parce qu’elle venait d’entendre, elle secoua derechef la Française.

- Mary, Mary! Wake up, on a un problème!  

Sa comparse émergea de son monde onirique tandis que la voix répétait ses informations leur apportant la confirmation qu’elles n’atterrissaient pas au bon endroit, elles s’étaient trompéss d’avion! Panique soudaine! Les Phoenix devaient les attendre à la descente de l’avion. Elles devaient atterrir au Canada. Elles devaient les retrouver. Il était inconcevable que les choses se déroulent autrement.  Mary la regarda du même air perdu.

- C'est normal ça ?

Non ce n’était pas normal du tout. Un regard par le hublot, la terre en vue n’était pas identifiable à cette altitude. La gorge nouée, Gabrielle nia de la tête. Jamais une descente ne lui avait semblé si longue, si tourmentée, si tortueuse, si sinueuse, à n’en plus finir! L’avion divaguait, ne semblant jamais près à se poser…

Aéroport de New-York


Quand enfin les pneus crissèrent sur la piste, la tension était à son paroxysme. Cette apothéose interminable se maintint durant les ultimes virages, jusqu’à ce que les filles posent pieds à terre afin de découvrir le panneau d’affichage. Un enfilement de silhouettes maladroites les devançaient pour pouvoir sortir, une longue et lente bousculade pris alors le relais sur les piétinements incessants. Malgré l’imprévu, Gabrielle, qui était en terre connue, guida habilement son amie afin de franchir toutes les étapes qui les menaient à la sortie. Fort heureusement, les enfants sorciers étaient souvent plus débrouillards que les moldus du même âge, car ils étaient tous en internat dès leur entrée dans une école de sorcellerie et souvent loin de leurs familles, ces instituts se faisant rares dans le monde. Gabrielle était d’autant plus déjà venu, une fois, juste comme ça. La famille Phoenix arpentait le continent en touriste, le couple à la découverte d’objets d’émerveillement et d’apprentissages inépuisables pour leurs trois enfants.  Bien entendu, les serdaigles ne récupérèrent pas leurs bagages, qui étaient monté dans l’avion à bonne destination, eux! Durant ce micro-périple jusqu’à l’air libre, la native n’avait qu’une idée en tête, rejoindre la ville afin de trouver l’aide de sorciers accomplis, les mieux placés pour les aider siégeant au MACUSA. Ils ne refuseraient pas deux secourir deux jeunes magiciennes en détresse. Elles attrapèrent le premier bus qui les mènerait dans le centre-ville, un bus moldu des plus communs. Gabrielle n’avait que faire de l’entassement de gens, tant elle était tourmentée durant tout le trajet.
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Mary Drake
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Dim 28 Mai 2017, 13:27


♪ ♫ ♪ ♫

Je commence à paniquer, sens en alertes, prêts à disjoncter
Qu'est-ce pour une histoire ?
Tout ne devait-il pas se passer sans déboires ?
Pourquoi j'ai toujours le droit à la complication
J'voulais juste passer de bonnes vacances
Sans aucunes anicroches
Eh non
Mauvaise destination
A croire que je ne sais pas trouver le bon chemin. Que peu importe ce que je fais, ça ne va pas bien. Je ne sais jamais où est la bonne ligne à suivre, voilà que nous sommes dans un sale pétrin. Les pieds enfoncés dans la bouse de vache, ou même dans d'énormes sables mouvants. Impossible de m'en sortir cette fois-ci, personne n'est là pour me tendre une perche. En essayant de revenir, j'ai poussé ma sauveuse et elle est tombée avec moi. Nous voilà mal parties, une nouvelle fois. La réponse à ma question ne tarde pas à arriver, un bref signe de tête, négation qui fait perdre les pédales. C'est parti, tout se termine déjà. On va finir étouffer entre ces sables dévastateurs. Désolé Gaby. Désolé de te faire subir mes conneries. Tout repose sur mon dos, la poisse, tout ça. Tu avais l'aube des bonnes vacances à portée de mains, voilà que je te les ai retirée d'un coup de pied un peu trop bien placé.
L'avions descend
Il continue la ligne qu'il a tracé
Pas sa faute, il ne fait que ce qu'il a demandé
Mais on est pas si loin
Enfin, j'crois
Voilà que nous quittons les nuages
Rejoindre cette terre ferme
Alors que je regrette déjà le ciel
Dites, monsieur l'avion ?
Vous voulez pas nous faire remonter là-haut ?
Histoire qu'on puisse encore rêver ?
Si vous le voulez bien
Nous sommes comme poussées vers la sortie, atterrissage sans réellement beaucoup de problèmes. Les applaudissements passés, c'est de nouveau un attroupement qui a lieu. Comme souvent quand on prend l'avion. Ils poussent, les gens. Ils n'aiment pas, ils sont toujours pressés. Et moi je suis Gaby. Et je trouve ça injuste. Injuste parce que je dois réparer les erreurs. Et c'est encore elle qui remets les briques aux bons endroits. Elle qui nous sauve de cet empressement. J'aime pas être collée, collée aux gens. Ils puent, ils sont méchants. Avares, l'air hagard, sont tous pareil au fond. Nous aussi. Fin, hormis le fait que nous soyons des sorcières, c'est comme eux. Nous faisons ce que nous devons, puis on essaie de partir sur un chemin différent sauf que souvent nous revenons à l'épaisse ligne droite. Mais si tout est dans cette trace, qu'il n'y a pas de racines qui ne suivent pas le chemin, c'est que toutes les possibilités sont là, qu'on à pas le choix. Être si proche, d'eux. Affreux. Le pire, ce sont ceux qui ont des sourires. J'ai peur d'eux. Parce que ça m'intrigue. Que j'me demande si c'est factice, ou bien un étirement qui réellement existe.
J'veux fuir
Trouver des horizons
Toujours plus loin
J'aime bien ça
Mais non
L'Ange choisit
Toujours la destination
Nous terminons dans un bus
Encore compressées
J'ai envie d'casser les vitres
De sauter
De fuir les gens
Mais le trajet passe, elle reste dans son univers et moi j'attends encore. Elle a le droit, réfléchir c'est une chose. Mais en attendant j'ai comme envie de quelque chose, outre l'envie de partir de cet enfer. Je le sens très bien, c'est là, tout proche. Le ventre gronde, et les papilles réclament. J'ai besoin d'un truc. Quoi ? Comment puis-je arriver à détourner mon attention sur de la nourriture dans un cas si critique ? Je sais pas, j'veux pas savoir. Le déroulement de penser commence à m'expliquer. Chocolat. Voilà, c'est ça. Ce dont j'ai envie, qui me laboure les idées depuis un moment maintenant. C'est plus fort que moi, j'en ai besoin. Il faut, pour assurer ma survie, du chocolat. Et quand nous sortons du bus, ça me quitte pas. J'oublie la situation critique, les pensées noires. Concentrée sur ce nouvel objectif absolument vital. Gaby, j'espère que tu voudras bien rester un peu ici. M'en faut, tout de suite et maintenant.
Le truc c'est qu'oublier
Qu'on est entrain de crever
Parce qu'on ne veut pas trop mourir
En déprimant
Ça enlève toutes les chances
Qui pouvaient arriver
Pour s'en sortir

-Gaby ? Je veux du chocolat.
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