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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Côte Est des États-Unis
Mary Drake
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Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Lun 15 Mai 2017 - 19:49


New York & Chocolate
Pv Gaby (enfin Ange)
J'ai son LA
Et l'autorisation de Pandharmo pour l'ouverture du sujet Razz
 

Musicaaaa

Elle.
C'était elle.
Ça l'est toujours.
La petite qui m'avait sauvé.
Nous nous sommes aidées mutuellement
Puis elle est partie
Et enfin revenue
Je l'aime cette enfant.
C'est un peu ma petite sœur.
La deuxième...
Quand elle m'a proposé de venir passer les vacances chez elle, dans son pays natal, je n'ai même pas hésité. Ne pas devoir rester avec mes parents, dans cette atmosphère lourde et pesante c'est ce dont j'ai réellement besoin. Je n'en pouvais plus d'eux, de leurs regards intrigués, lourds de sens. D'eux, et de leur léthargie incessante. Ils voient bien que je ne reviens jamais à Noël. Que je n'envoie plus Noss, des missives. Que ma présence n'est plus acceptable. Ils le voient, tout ça. Pourtant ils préfèrent être aveugles, dans le déni. « C'est ce monde, c'est les sorciers. » « Un jour elle reviendra sur de meilleures bases. Apprendre de ses erreurs, c'est la meilleure des choses à faire. » Ils ne veulent pas croire. Comme quand j'étais petite. Comme quand le soir, dans la baignoire, il y avait des bleus sur les jambes. Des griffes sur mes bras. Ils n'ont jamais rien vu. Je devais montrer de l'amour. Être sage, une véritable petite image. Ils m'aimaient en retour, mais n'acceptaient pas les difficultés. C'est ça qui me fait le plus de mal.
Alors oui,
Oui Gaby.
Merci de m'accueillir.
Je suis silencieuse dans les couloirs de cet aéroport
Je crois que je te fais confiance.
Tu as toute ma reconnaissance.
Tu m'aides.
Malgré ce que tu as vu
Malgré la Folie
Et pour ça Gaby
Je te remercie.
Nous continuons, pour finalement arriver à destination. C'est déjà l'heure d'embarquer. Je n'ai pas pris beaucoup de choses avec moi, juste un sac. Un tout petit, avec deux vêtements et demi. De quoi tenir, si je lave régulièrement. Ou non d'ailleurs. Une des nombreuses choses sur la liste de la non importance. Elle devient longue, cette liste. Peut-être qu'apporter un regard neuf sur certaines choses m'aiderait. A vrai dire, je ne sais pas. Un jour je la passerai à nouveau en vue et verrai si mon jugement change. En attendant, bah j'attends. Je laisse les choses comme elles le sont sans chercher à réellement les modifier. Nous verrons par la suite. Oui, on laisse les choses comme elles sont.
Puis c'est l'heure
Ding dong ding dong
D'embarquer dans l'avion
Puis c'est l'heure
Dong ding dong ding
On nous annonce que ça va décoller.
Puis c'est l'heure
Tic tac tic tac
De grimper
Avec cette foule de gens
Agglutinés
Puis c'est l'heure
Tac tic tac tic
De lui tenir la main
Pour ne pas se perde
Tel un bambin
Apeuré
Mais ne le suis-je pas ? Une petite fille qui découvre. Je n'ai jamais été plus loin que l'Italie, Londres. Partir à l'aventure, avec elle, même en terrain connu. C'est neuf, nouveau. Ce n'est pas limpide de mon côté, pourtant ça fait lisse. Une page blanche, qui ne reste plus qu'à découvrir. Trouver une flamme si c'est de l'encre invisible, une plume si c'est à nous de l'écrire. Il y a une multitude de moyens. Pour le moment, cependant, pas question de coucher quoi que ce soit sur papier, nous sommes beaucoup trop agglutinés. Poussés jusqu'aux portes, donner encore et encore des papiers. Pour finir serrés dans des places qui dans une voiture sont destinées aux bébés. J'ai la place à côté de la fenêtre. Je ne sais pas si mon amie aigle la voulait. J'ai pas trop demandé. J'en avais envie, alors j'y ai été. Les nuages défilent, les pensées aussi. Parce que dans cette épaisse couche mousseuse, y'a une envie. Celle de voler. Oui. Là je vole. Sourire fugace, efficace. Je vole. Coup d'oeil à Gaby. Je vole m*rde. Enfin. Je ne sens pas l'air passer entre mes plumes, ni même le vertige. Mais c'est un début. Un commencement plus qu'exceptionnel. Je crierai bien dans tout l'avion. Je me retiens. Calme mes instincts. Plus qu'une étape. Un rien qui me sépare. Je peux tout observer de haut, avant que ça ne soit trop loin. Les dominer, voir le monde.
De haut
C'est beau
Le trajet long
Dodo
Jusqu'à l'océan
Aux remous.
Jusqu'à ce que je l'entende
Me dire
Debout
Jusqu'à ce soit la panique
Parce que
Dans une voix téléphonique
La sentence tombe
New-York ?
Pas Canada
Petite voix
« C'est normal ça ? »
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Gabrielle Phoenix
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Année à Poudlard : Septième année

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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Gabrielle Phoenix, Lun 22 Mai 2017 - 18:24


Poudlard, dortoir des aigles

C’était le grand jour. Le départ. Le retour. Gabrielle avait revêtu une tenue moldue et fermé sa malle dans le dortoir des filles de serdaigle. Un dernier regard par la fenêtre qui donnait sur les montagnes, elle ne reverrait pas ce décor de sitôt, pas avant l’année suivante. Elle ressentait un grand soulagement. Après de long mois d’attente, elle allait enfin rentrer chez elle, de plus accompagnée d’une de ses amies. Si ce n’est de la meilleur. De la plus ancienne sans aucun doute. Une jeune fille qui lui ressemblait beaucoup, l’on aurait cru des sœurs lors de leur rencontre. Même tignasse brune, même silhouette fine, même air sage. Elles avaient sympathisé. Puis Gabrielle était partie. L’avait abandonné. Tel était son ressenti. Alors dès que l’occasion se présenta de lui témoigner son affection, elle n’hésita pas en l’invitant durant les vacances, sur l’initiative de ses parents. De ses parents inquiets. Inquiétés par cette période de l’année, car quelques années plus tôt, au même moment, leur enfant avait craqué. Elle était rentrée au pays et n’était pas repartie. Ils espéraient ne pas voir la situation se répéter, Gabrielle n’y croyait pas, mais malgré tout, une once de malaise persistait. Elle quitta ce dortoir qu’elle avait fini par accepter, son lit à baldaquin bleu fait au carré, à côté d’autres moins bien bordés. Tous les jeunes sorciers ne rentraient pas dans leur famille pour les fêtes, ce qui avait toujours attristé la Canadienne pour qui la famille était de la plus haute importance. La jeune retrouva sa camarade, puis prit la diligence à ses côtés pour quitter le château. Elles squattèrent le même compartiment dans le train qui les ramenait à Londres, avec tous les autres enfants qui rentraient chez eux pour les fêtes, puis les jeunes filles prirent le magicobus à King’s Cross pour rejoindre l’aéroport de Londres - inutile de vous détailler le confort de ce trajet, dont vous pouvez aisément vous douter - le tout en silence, elles étaient suffisamment à l’aise l’une avec l’autre pour ne pas avoir besoin constamment de combler les blancs de paroles futiles.

Aéroport de Londres

Les deux serdaigles se fondaient parfaitement dans la foule de moldus circulant dans l’aéroport. Mary, moldue de naissance, aurait pu sembler plus sereine dans cet environnement, mais son esprit parfois dément lui jouait de mauvais tours, Gabrielle s’enquérait donc de l’aisance de cette dernière. Avec sa grande taille la Française ne passait pas inaperçue, s’attirant quelques œillades curieuses. Celle-ci avait déjà voyagé ici et là en Europe, mais elle ne connaissait pas du tout l’Amérique que Gabrielle s’empressait de lui faire découvrir. L’Américaine ne pouvait s’empêcher d’appréhender la rencontre entre sa famille et sa camarade. Son amie était… particulière. Durant ces années d’absence, Mary avait fait une rencontre qui avait bouleversé le cours tranquille de son existence. Elle était depuis sujette à des délires et hallucinations en tout genre. Son état s’était stabilisé mais elle n’était jamais à l’abri d’une crise, chose que Gabrielle avait du mal à gérer. Ses parents étaient si rassuré de savoir que leur fille avait retrouvé une amie, elle n’avait pas osé noircir leurs pensées.

Avion durant le vol - 8h d’avion en perspective et un beau jet lag à l’arrivée.

Après avoir dégusté - vous sentez l’ironie - le repas offert par la compagnie et regardé deux films moldus, les demoiselles piquèrent un roupillon. Gabrielle fut réveillée la première par la voix off qui annonçait leur descente sur le continent.

"Votre attention Mesdames et Messieurs, nous amorçons notre descente sur New-York. Merci de regagner vos places et de bouclez vos ceintures. Nous atterrirons à 14h55 heure locale. La température extérieure est de 5°C."

Hein? La Canadienne se redressa sur son siège, ébahit parce qu’elle venait d’entendre, elle secoua derechef la Française.

- Mary, Mary! Wake up, on a un problème!  

Sa comparse émergea de son monde onirique tandis que la voix répétait ses informations leur apportant la confirmation qu’elles n’atterrissaient pas au bon endroit, elles s’étaient trompéss d’avion! Panique soudaine! Les Phoenix devaient les attendre à la descente de l’avion. Elles devaient atterrir au Canada. Elles devaient les retrouver. Il était inconcevable que les choses se déroulent autrement.  Mary la regarda du même air perdu.

- C'est normal ça ?

Non ce n’était pas normal du tout. Un regard par le hublot, la terre en vue n’était pas identifiable à cette altitude. La gorge nouée, Gabrielle nia de la tête. Jamais une descente ne lui avait semblé si longue, si tourmentée, si tortueuse, si sinueuse, à n’en plus finir! L’avion divaguait, ne semblant jamais près à se poser…

Aéroport de New-York


Quand enfin les pneus crissèrent sur la piste, la tension était à son paroxysme. Cette apothéose interminable se maintint durant les ultimes virages, jusqu’à ce que les filles posent pieds à terre afin de découvrir le panneau d’affichage. Un enfilement de silhouettes maladroites les devançaient pour pouvoir sortir, une longue et lente bousculade pris alors le relais sur les piétinements incessants. Malgré l’imprévu, Gabrielle, qui était en terre connue, guida habilement son amie afin de franchir toutes les étapes qui les menaient à la sortie. Fort heureusement, les enfants sorciers étaient souvent plus débrouillards que les moldus du même âge, car ils étaient tous en internat dès leur entrée dans une école de sorcellerie et souvent loin de leurs familles, ces instituts se faisant rares dans le monde. Gabrielle était d’autant plus déjà venu, une fois, juste comme ça. La famille Phoenix arpentait le continent en touriste, le couple à la découverte d’objets d’émerveillement et d’apprentissages inépuisables pour leurs trois enfants.  Bien entendu, les serdaigles ne récupérèrent pas leurs bagages, qui étaient monté dans l’avion à bonne destination, eux! Durant ce micro-périple jusqu’à l’air libre, la native n’avait qu’une idée en tête, rejoindre la ville afin de trouver l’aide de sorciers accomplis, les mieux placés pour les aider siégeant au MACUSA. Ils ne refuseraient pas deux secourir deux jeunes magiciennes en détresse. Elles attrapèrent le premier bus qui les mènerait dans le centre-ville, un bus moldu des plus communs. Gabrielle n’avait que faire de l’entassement de gens, tant elle était tourmentée durant tout le trajet.
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Mary Drake
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Dim 28 Mai 2017 - 13:27


♪ ♫ ♪ ♫

Je commence à paniquer, sens en alertes, prêts à disjoncter
Qu'est-ce pour une histoire ?
Tout ne devait-il pas se passer sans déboires ?
Pourquoi j'ai toujours le droit à la complication
J'voulais juste passer de bonnes vacances
Sans aucunes anicroches
Eh non
Mauvaise destination
A croire que je ne sais pas trouver le bon chemin. Que peu importe ce que je fais, ça ne va pas bien. Je ne sais jamais où est la bonne ligne à suivre, voilà que nous sommes dans un sale pétrin. Les pieds enfoncés dans la bouse de vache, ou même dans d'énormes sables mouvants. Impossible de m'en sortir cette fois-ci, personne n'est là pour me tendre une perche. En essayant de revenir, j'ai poussé ma sauveuse et elle est tombée avec moi. Nous voilà mal parties, une nouvelle fois. La réponse à ma question ne tarde pas à arriver, un bref signe de tête, négation qui fait perdre les pédales. C'est parti, tout se termine déjà. On va finir étouffer entre ces sables dévastateurs. Désolé Gaby. Désolé de te faire subir mes conneries. Tout repose sur mon dos, la poisse, tout ça. Tu avais l'aube des bonnes vacances à portée de mains, voilà que je te les ai retirée d'un coup de pied un peu trop bien placé.
L'avions descend
Il continue la ligne qu'il a tracé
Pas sa faute, il ne fait que ce qu'il a demandé
Mais on est pas si loin
Enfin, j'crois
Voilà que nous quittons les nuages
Rejoindre cette terre ferme
Alors que je regrette déjà le ciel
Dites, monsieur l'avion ?
Vous voulez pas nous faire remonter là-haut ?
Histoire qu'on puisse encore rêver ?
Si vous le voulez bien
Nous sommes comme poussées vers la sortie, atterrissage sans réellement beaucoup de problèmes. Les applaudissements passés, c'est de nouveau un attroupement qui a lieu. Comme souvent quand on prend l'avion. Ils poussent, les gens. Ils n'aiment pas, ils sont toujours pressés. Et moi je suis Gaby. Et je trouve ça injuste. Injuste parce que je dois réparer les erreurs. Et c'est encore elle qui remets les briques aux bons endroits. Elle qui nous sauve de cet empressement. J'aime pas être collée, collée aux gens. Ils puent, ils sont méchants. Avares, l'air hagard, sont tous pareil au fond. Nous aussi. Fin, hormis le fait que nous soyons des sorcières, c'est comme eux. Nous faisons ce que nous devons, puis on essaie de partir sur un chemin différent sauf que souvent nous revenons à l'épaisse ligne droite. Mais si tout est dans cette trace, qu'il n'y a pas de racines qui ne suivent pas le chemin, c'est que toutes les possibilités sont là, qu'on à pas le choix. Être si proche, d'eux. Affreux. Le pire, ce sont ceux qui ont des sourires. J'ai peur d'eux. Parce que ça m'intrigue. Que j'me demande si c'est factice, ou bien un étirement qui réellement existe.
J'veux fuir
Trouver des horizons
Toujours plus loin
J'aime bien ça
Mais non
L'Ange choisit
Toujours la destination
Nous terminons dans un bus
Encore compressées
J'ai envie d'casser les vitres
De sauter
De fuir les gens
Mais le trajet passe, elle reste dans son univers et moi j'attends encore. Elle a le droit, réfléchir c'est une chose. Mais en attendant j'ai comme envie de quelque chose, outre l'envie de partir de cet enfer. Je le sens très bien, c'est là, tout proche. Le ventre gronde, et les papilles réclament. J'ai besoin d'un truc. Quoi ? Comment puis-je arriver à détourner mon attention sur de la nourriture dans un cas si critique ? Je sais pas, j'veux pas savoir. Le déroulement de penser commence à m'expliquer. Chocolat. Voilà, c'est ça. Ce dont j'ai envie, qui me laboure les idées depuis un moment maintenant. C'est plus fort que moi, j'en ai besoin. Il faut, pour assurer ma survie, du chocolat. Et quand nous sortons du bus, ça me quitte pas. J'oublie la situation critique, les pensées noires. Concentrée sur ce nouvel objectif absolument vital. Gaby, j'espère que tu voudras bien rester un peu ici. M'en faut, tout de suite et maintenant.
Le truc c'est qu'oublier
Qu'on est entrain de crever
Parce qu'on ne veut pas trop mourir
En déprimant
Ça enlève toutes les chances
Qui pouvaient arriver
Pour s'en sortir

-Gaby ? Je veux du chocolat.
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Erundil Trismegiste
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Permis de Transplanage


Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Erundil Trismegiste, Dim 6 Aoû 2017 - 21:48




RP Unique
[HRPG] Lhistoire démarre en Amérique de l'Est[/HRG]


Ma mère travaille sur une affaire. Des mages noirs. Ils auraient monté une Vendetta contre leur professeur. Rien d’officiel, alors bien sûr, vous n’avez jamais lu ce message. C’était peu de temps après que j’ai terminé mes années scolaires à l’école des sorciers. J’en suis sorti avec des notes pas trop mauvaises. Elève studieux mais qui pourrait faire mieux. Bon atout pour la classe, mais pourrait travailler plus. Beaucoup d’efforts, mais peut faire mieux… Du bla bla bla administratif dont je m’en fiche pas mal. Ce qui compte pour moi, c’est de pouvoir avancer vers quelque chose. Avoir un but en quelque sorte. Je n’arrête pas de penser aux paysages londoniens que j’ai laissé derrière moi. Ca me manque un peu. Certains me manquent, surtout. Mais mon intuition me disait de tenir bon. Quelque chose arrive.

Ma mère a toujours été là pour me protéger. Pour m’aider à traverser les moments pas terribles. Alors ce jour là, quand j’ai reçu sa lettre, ç a aura été une surprise sur tous ces aspects. Déjà, elle m’a envoyé une lettre par le procédé moldu :

Bonjour mon garçon,

J’espère que tu portes comme un charme, ou au moins sur tes deux pieds. Ici, tout va bien, et il fait beau, en cette saison, c’est un miracle !
Au moins, je suis bien au chaud, c’est ce que je me dis. Les affaires continuent de se bousculer, c’est un enfer. J’ai hâte de revoir ta frimousse, mon petit. Enfin non, mon très grand, mon colosse à moi.
Ici, tout se passe tranquillement, je termine une dernière mission avant de bouger. 3 fois j’ai essayé de te joindre par téléphone, et 5 fois par SMS, mais rien n’y fait. 6 tu as des problèmes, n’hésite pas à me contacter mon chérie, tu sais bien que je s8 là pour toi, 7 a fête bientôt en plus.
Cent rires, quelle est la dernière fois qu’on n’a pas fêté ton anniversaire ? Il y a cinq ans ?
Il y a du neuf pour toi, ces derniers temps ? Sois cent craintes, dix, je suit là pour toi, tu le sais.

Et j’attends ta réponse, mon chérie, n’attende pas de trop, tu sais que Maman s’inquiète facilement,

A bientôt mon Eruny,

Ta maman qui t’aime,



Je connais ma mère…. Elle utilise toujours le même procédé pour donner ses coordonnées dans le monde. E regarde alors les différents chiffres qui donnent la latitude, ainsi que les nombres en lettres, en prenant en compte ses fautes – ma mère a toujours été très à cheval sur les fautes – pour trouver la longitude …

35,687 de latitude …
105,9378 de longitude…

Après quelques recherches, je trouve la ville de Santa Fe…. Je ne comprends pas. Pourquoi est-ce qu’elle me demande de la retrouver ? Normalement, c’est un code que je suis sensé utilisé en cas de danger pour me localiser et qu’elle puisse arriver, mais pas l’inverse…. En tous les cas, je ne reste planté là, comme un géranium. Non, pas le temps de réfléchir. Je transplane.

Au bout d’un moment, j’arrive au Nouveau-Mexique. De grandes villes, Des coins où les moldus sont en grosse majorité. Ainsi que des endroits plus verts à l’extérieur. Je ne perds pas de temps, je sais comment son esprit fonctionne, alors je cherche des indices.

Des fleurs, je dois trouver des dessins de fleurs sur les murs de cette ville. C’est comme ça qu’elle laisse des messages, à la vue de tous, pour être la plus discrète possible. Chaque espèce a une signifiaction que seule notre famille connait. J’y passe des heures. Des heures aussi longues qu’une journée sans téléphone, comme diraient les moldus. Mais je finis par trouver trois fleurs, dans le coin. Hortensia. Chrysanthème. Rhododendron. Un danger de mort m’attend à l’extérieur de la ville, dans un village collé. Hortensia donne la direction du Nord… Je cause un peu dans les coins mal famés, puis j’apprends que des choses bizarres se passent dans la ville de Tesuque. Des disparitions et d’autres trucs étranges qui mettraient n’importe quel agent de sécurité en alerte s’ils faisaient bien leur boulot.

Alors je me lance par là, je finis par me rappeler que j’ai transplané, et passé une demi-journée à la recherche d’indices sans avoir grignoté quoi que ce soit. Et donc je finis par m’arrêter dans un bar où ils proposent quelques mets du coin. C’est le moment de mettre mon bidon au défi. Au bar, je demande un supplément piment. Peur de rien, j’y vais comme si j’avais foi en mon foie…

Je commence à déguster le truc. Je sens bien vit que c’est trop fort pour moi alors je mets de côté les piments. Ils veulent ma mort ou quoi ? C’est endroit me semble soudainement suspect… Puis je me ressaisis, je me suis fais ça tout seul, comme un grand… Puis,

- Mon Dieu !

Un vieillard assis à côte de moi m’accoste. Depuis quand est-il à mes côtés ? Il était là avant que je ne m’assois ?

- C’est bien toi Ernest ?

Le vieillard me regarde avec fascination. Apparemment, il m’a pris pour quelqu’un d’autre. Mais je prends quand même le temps de l’analyser.

La tâche de café sur sa manche montre qu’il est négligé. Ses lunettes à double fonds peuvent faire penser qu’il travaille sur un ordinateur. Une tenue dépareillée et un manque d’hygiène me laissent penser qu’il vit seul. Il regarde de façon analytique ma personne. C’est quelqu’un de méthodique et analytique. L’absence de bague a son doigt me montre qu’il n’est pas marié. Il y a cependant une différence de pigmentation au niveau de sa peau sur son annulaire. Veuf ? Ses chaussures son fraichement boueuses. Cet homme est définitivement négligé, mais ne dois pas être arrivé depuis longtemps, ou bien n’habite pas très loin. J’opte pour la seconde option, car un bâtiment tut aussi négligé que lui se trouve à quelques pas d’ici. Je l’ai remarqué avant de rentrer.

Alors, je finis par jouer le jeu… C’est probablement un scientifique, et vu mon âge, il doit me prendre pour un des ses apprentis.

- Professeur, que faites vous à l’extérieur de votre labo ?

- Ah, mon cher Ernest, c’est un plaisir de te voir.

Bingo ! J’ai vu assez juste pour qu’ils me prennent pour un de ses élèves.

- Et bien, mon médecin me dit qu’il est important que je prenne l’air, mais tous mes assistants sont partis, je me retrouve seul pour mes recherches et …

- A quelle recherche faites-vous allusion ?

- Comment ça, auxquelles ? Mais il n’y en a qu’une ! Celle sur la dégénérescence des tissus cérébraux. As-tu perdu la mémoire ?

Vite, trouver un moyen de rebondir …

- Je voulais juste m’assurer que vous n’aviez pas perdu la vôtre.

- Haha, je te comprends. Il est vrai que j’ai parfois quelques soucis de concentration. Mais aujourd’hui, avec mes nouveaux cobayes, j’ai pu faire des avancées prodigieuses !

Je ne sais absolument pas de quoi il parle, mais mon intuition me disait de le suivre.

- Vraiment ? Vous vous rapprochez d’un remède sur ce qui a tué votre femme ?

Okai … Je viens de prendre un risque, en supposant que sa femme était morte d’une telle maladie. Mais mon intuition se rate rarement.

- Exactement Ernest ! Je suis content de voir que tu te souviens de cette histoire. Oui, je cherche juste à segmenter quelques portions d’ADN touchés par ces dégénérescences, afin de mieux consolider ….

Il me perd dans son vocabulaire, je n’y comprends rien. Je fais juste mine de comprendre ce qu’il dit de façon intéressé. Puis vient le moment intéressant.

- J’ai rencontré une jeune femme récemment. Et les stimulis fonctionnent différemment avec elle, comme si tout son corps ne fonctionnait pas uniquement à partir de l’énergie que nous avons, mais aussi par une force extérieure, ce qui lui apporte une résistance plus conséquente, Ernest !

- Incroyable !

Une énergie venant de l’extérieur de notre être ? Je pense difficilement à une énergie divine, plutôt à une énergie magique … Cet homme ne semble rien connaître du monde de la sorcellerie, je comprends donc pourquoi ma mère utilise des façons moldus pour me contacter.

Mais pourquoi moi, maman ?

Face à mon engouement, l’homme finit par me proposer de le suivre dans son laboratoire. Après quelques pas dans une terre humide, on finit par arriver à se maison, dans laquelle on y trouve un sous-sol …

Je n’ose à peine parler de ce sous-sol … Nous y trouvons effectivement des cobayes… Nous y trouvons surtout, des cobayes humains !

- Vois-tu Ernest, depuis la dernière fois ou nous nous sommes vus, j’ai remarqué que les résultats étaient différents selon l’espère des cobayes

- Alors vous êtes passés des rongeurs aux humains ...

J’ai envie de vomir et de l’égorger, rien qu’à l’idée que des humains, et même que n’importe quelle espèces se fasse torturer, même si c’est pour faire avancer la science… Puis je me rends compte d’un détail qui a son importance, et que j’avais déjà remarqué au bar. Plus d’une fois, il a essayé de prendre son verre, mais il se trouvait à dix centimètres de celui-ci. Ici, je remarque que pendant un court instant, sa jambe ne lui répond plus, et commence à tomber. Le réflexe serait de se rattraper avec ses bras, mais à cet instant, il est juste tombé…

- Professeur, est-ce que ça va ?

- Oui oui, c’est juste la fatigue.

- Est-ce que vous êtes sûr ?

Il se relève lentement. Le bas de son pantalon est mouillé par l’humidité du sol. Puis, au bout d’un moment, il se tourne vers moi, s’arrête face à mon regard, de façon assistante

- Est-ce que tu insinuerais quelque chose ?

Je ne dis rien. Je dois garder mes soupçons. Car, je ne me le suis pas encore avoué, mais je crois reconnaître un visage parmi tous ces gens. Celui de ma mère.

- Professeur, vous me connaissez, je vous soutiens dans vos recherches… Mais je dois pouvoir vous faire confiance. Mais dites-moi la vérité…

Il semble réfléchir, se concentrer sur moi. Son regard devient quelque peu méfiant.

Avant qu’il ne parle, je réponds.

- Etes-vous atteint d’ataxies spino cérebelleuse ?

Son vidage se transforme sous mes yeux. Sa méfiance disparait. Il me regarde désormais comme un soutien, un ami. Il me répond que « oui », sans dire un mot de plus.

- C’est pour cela que vous avez … Autant évolué dans vos travaux ?

Dis-je en montrant ses « cobayes » qui ne sont autre que des humains.
Sans se retourner, il me regarde d’un air rassuré.

- Oui. Oui, c’est tout à fait. Mais c’est encore mieux, mon cher disciple…

- Quoi donc ?

- Cela pourrait être un tremplin pour la Médicomagie !

Plait-il ?

Depuis le début, je le prenais pour un moldu, mais il se trouve qu’il connait le monde des sorciers t la Médicomagie. Comment dois-je réagir face à cela …

- J’ai besoin que vous m’en disiez plus, mon cher Mentor.

Je rentre dans le rôle, j’ai besoin de comprendre. Et surtout, j’ai besoin de me préparer et trouver un moyen de l’arrêter si nécessaire.
L’homme semble être heureux face à mon engouement.

- Bien sûr, bien sûr, viens voir. Depuis le début, je ne faisais des recherches que sur des créatures non magiques, car on le sait, il est plus facile de transcender leur esprit lorsqu’il n’y a aucune once de magie.

Je comprends à cet instant que je fais face à un extrémiste…

- Et quel ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé nez à nez à ces créatures qui m’ont apporté bien plus d’informations que je ne l’aurais espéré ! La loi contre les recherches scientifiques sur les créatures magiques n’est qu’une hérésie, Ernest. Grâce à ça, j’ai pu avancer bien plus loin que n’importe quel autre scientifique.

- Je vous écoute…

Cet homme était en train d’enfreindre plus de 8 lois différentes… Je ferais mieux de l’écouter. Mon intérêt semble le combler de joie.

-Oui, haha. Regarde ce spécimen… C’est une vélane… Ses capacités sensorielles lui permettent de rejeter un spore qui apporte à ses proies une docilité sans précédente.

« Ses proies ? »

- Ceci est une créature de l’Asie mineure, et son pouvoir lui permettant de se rappeler de chaque instant de sa vie et des quelques secondes plus tôt est un atout pour la compréhension du cerveau, haha !

Je ne connais pas cette créature. Ma seule envie est de la libérer, mais je dois comprendre… J’ai besoin de comprendre, avant d’aller plus loin.

- Tu te souviens, quand nous avons chassé cette chauve souris ? Et bien c’est peu de temps après que je me suis rendu compte qu’elles arrivaient à développer un sens plus affuté que n’importe quelle créature magique. Et e sont vers ces créatures non magique que mon intérêt s’est lancé. Ernest ! Et si, tout simplement, toute créature avait une capacité magique mais qui était juste non développée chez certains ? Et si, chez les créatures magiques, et même chez les sorciers, il y avait encore une capacité au-delà de la magie qui nous attendait ?

Je commence à voir où il voulait en venir….

- C’est à ce moment que j’ai attrapé cette sorcière !

- #IMMOBILUS !!!

Ce sort est sorti de mes entrailles. La sorcière en question était ma mère. Mon incantation aura été si forte qu’il sera tombé à la renverse. Au moins, il ne peut pas nuire.
Je la libère, puis je libère la vélane et toutes les autres créatures. La plupart en ont profité pour s’en aller et retrouver la liberté.

- Maman ! Est-ce que ça va ?

- Ah, mon Eru, oui, maintenant ça va. Je vais pouvoir mettre ce dingo derrière les barreaux.

Pourquoi voulait-elle toujours faire des phrases de ce genre ? A faire rimer les mots. C’est quelque chose qui me dépasse. Je remarque cependant qu’elle est assoiffée.

- M’man, je me pose une question,

- C’est normal, mon petit, et oui, ne t’en fais pas, ils seront tous libérés et renvoyés chez eux, en particulier les autres créatures magiques.

- Non, mais ce n’est pas ça, Pourquoi tu m’as appelé moi ? Maman, ça n’a aucun sens ?

Elle me regarde. Son regard semble soudainement plus sérieux, et plus effrayé également.

- Mon fils …

Okai… Elle ne m’a jamais appelé comme ça. Mon frère oui, mais moi, non …

- Comprends bien une chose… Quand tout va mal autour de toi, tu ne peux faire confiance qu’à ta famille.

Je la regarde. Elle semble si terrorisée, effrayée par cette chose qu’elle n’ose pas me dire…

- Maman, dis moi ce qu’il se passe.

- Prends soin de toi mon enfant. Tout est sous contrôle à présent. Rentre à l’abri… Retourne en Angleterre. Quelque chose se trame là-bas, mais tu y seras toujours plus en sécurité qu’ailleurs… Je dois y aller. Préviens-moi dés que tu es rentré….

….

Et c’est la dernière fois que je vie ma mère. Je l’ai vu s’occuper du savant fou, avec des idées dépassant les règles, qui pourtant avait une connaissance des plus intarissables sur un tas de sujet. J’aurais aimé lui parler, oui. Mais en même temps, je sais que la plupart de ses connaissances, il les a reçu de façon atroce et inhumaine. Je le regardai juste partir, en lévitation suite au sort de ma mère. Elle m’a regardé une dernière fois, en souriant, avant de partir. Je n’oublierai pas ce sourire….


Et puis, me voici sur la route, en chemin vers mon ancienne école, pour dire au revoir aux camarades que j’aurai réussi à approché et que j’ai apprécié.

Puis …

Angleterre, chère vieille Terre…

Je rentre à la maison ….

Pour ce qui est de ma mère, et bien … C’est une autre histoire ….
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Gabrielle Phoenix
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Gabrielle Phoenix, Dim 10 Déc 2017 - 21:15


Suite du RP avec Mary

Des corps étrangers pressés de toute part contre le sien. Des tissus mollassons s’étalant sur sa propre chair. Une impression de camisole. D’être compressée. Essorée. Pas de liberté pour bouger. Des membres endoloris. D’être restés figés des heures durant. Des fourmis qui remontent de son pied vers son mollet, qu’un touriste a consciencieusement écrasé au début du trajet. Un air moite rempli des déchets pulmonaires de dizaines d’inconnus. Un cerveau pollué par les ruminations. Le manque de contrôle de la situation. L’angoisse. Gabrielle profita de l’opportunité d’un arrêt pour jouer des épaules, elle rejoint ainsi les portes automatiques se moulant contre leur surface dure et lisse. Froide aussi. Qui permis un peu de régulation thermique. Un soulagement dans cette atmosphère suffocante. Qui n’allait pas durer. Elles étaient presque arrivées. La masse humaine se resserra subitement devant la sortie, provoquant une apnée avant de retrouver l'air libre. La marée précipita les deux jeunes filles, qui se retrouvèrent malgré elles rejetées sur un trottoir new-yorkais.

-Gaby ? Je veux du chocolat.


Des petits mots tous sirupeux, délicieusement tentants s’échappèrent des lèvres de son amie. Mary. Dans toute la beauté de son absurdité. La Canadienne lâcha un petit rire. De ceux qui semblent être resté coincés indéfiniment dans son gosier. Pas de moquerie, ça jamais. Mary saura parfaitement déceler l’émotion véhiculée. Plutôt de la nervosité. Une pointe d’appréhension. Un relâchement de la tension. Devant l’angoisse qui montait. Un gémissement presque. Résultant du mal être intrinsèque. La situation n’allait pas se résorber comme par magie. L’enrober de saveurs sucrées. Telle était la solution suggérée. Par son ingénue préférée. Mary. Des yeux ambrés, envieux, avides. Des yeux cacaotés qui ouvraient l’appétit. Sa bouche s’entrouvrit alors. Des nuages s’envolèrent au rythme de ses expirations, mais ne sortit aucun son. Son cerveau achevait de mouliner la phrase qu’elle voulait la plus adéquate possible. Ne pas froisser ton amie. Réfléchis à ce que tu dis. Réponse accompagnée d’une mimique rassurante que son acolyte connaissait parfaitement.

- On va se chercher ça, promis.


Le plan de résolution tournait dans sa tête. Elle devait encore le fignoler sans inquiéter Mary. Les deux filles devaient avancer quoi qu’il en soit, en direction d'une aide accréditée, elles trouveraient bien en chemin le moyen de combler cette pulsion inattendue. Qui, avouons-le, n’étais pas de refus pour la jeune Américaine, qui n’avait jamais laissé sa gourmandise de côté. Gabrielle s’était surprise à apprécier sur le sol européen bien des spécialités anglo-saxonnes que son palais n’avait jamais envisagées.

En cette période de fêtes, la foule compacte de résidents et de touristes ne pourrait que trop aisément séparer les deux sorcières. Pour éviter que le drame ne gagne en intensité, la serdaigle attrapa fermement la main de sa camarade afin de la mener avec une assurance feinte sur ce territoire inconnu. Elle entreprit de longer le parc à la recherche du chocolat garanti, réduite au silence par le souffle d’un géant de glace. Monstrueuse créature qui balayait impitoyablement les avenues, qui s’engouffrait en hurlant dans chaque brèche laissée entre deux buildings. Chaque inspiration lui brûlait les sinus, elle pouvait quasiment sentir l’arbrisseau de bronchioles que son torse abritait être parcouru par des lames de rasoir. Chaque bouffée d’air glacial cristallisait davantage ses poumons, il lui semblait que le moindre choc pourrait les faire voler en éclat. Ses yeux d’habitude si ouverts, si avenant envers l’extérieur était réduit à deux fentes, on ne distinguait plus que ses cils dont les pointes givraient presque. Avant que ses lèvres ne deviennent un amas de fissures sanguinolentes, elle dissimula la moitié inférieure de son visage dans le col de son manteau. Gabrielle tenta de respirer calmement l’air quelque peu réchauffé par cette barrière synthétique en maintenant son allure.
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Mar 26 Déc 2017 - 14:45


LA de Gaby ♥

La complainte est sortie des mes lèvres, un caprice n'en est pas un autre, aujourd'hui c'est mon estomac qui parle alors que mes yeux tombent et que je suis devenue fatigue, je ne vois plus très bien, moi qui pensait avoir bien dormi, je me rends compte que ce n'était qu'un leurre entre les leurres, au final j'en suis toujours au même stade dérangeant qui me laisse faire du surplace, même si t'es là Gaby, avec ton sourire, même si avec toi je me dis que je ne risque rien ou du moins pas grand chose je sais que c'est tout de même limite, mais de toute façon, au pire c'est un simple tant pis qui s'échappera la prochaine fois qu'une envie soudaine me traversera. Aujourd'hui je me sens comme égoïste de te demander ce qui à première vue semble impossible et je sauterais bien d'une falaise pour t'enlever de ce fardeau mais cela t'en rajouterais un sur le dos et je ne peux me résoudre à faire quoi que ce soit, surtout quand je sais que c'est par ta présence que je suis toujours là.

D'autant plus quand ta réponse est positive, une promesse toute simplette qui annonce une bonne suite. J'aimerai lui dire merci mais alors que nous déambulons une certitude écrasante s'écrase sur nos pauvres front, il fait beaucoup trop froid, tout est collé, je n'arrive plus qu'à faire bouger mes jambes, c'est difficile pourtant nous arrivons quand même, à traverser cette marre glaciale. D'abord un parc puis le reste. J'en viens à regretter tous les corps déambulant qui avaient la sale manie de nous coller, d'être beaucoup trop proches, au moins ils nous tenaient chaud, nous n'étions pas devenu de simple glaçon. Mais j'oublie parfois que je suis une sorcière, tout problème a donc une solution. Maintenant je dois attraper cette satanée baguette qui frotte contre ma peau, sous ces couches de vêtements ça m'semble difficile mais allez Mary, la volonté ne te tuera pas. Une fois l'objet de convoitise entre mes doigts je me glisse sur le côté, tirant sa main, histoire d'être à l'abris des derniers regards ayant assez de courage pour affronter tout ce monde hivernal.

Et t'es là devant moi, les gouttes d'eau perlent sur ton visage. J'me perds quelques secondes à t'observer, simplement parce que tu es belle tu sais et là j'ai juste envie de profiter, même si le vent me brûle la peau, juste quelques secondes à te regarder avant de mettre définitivement fin à notre supplice. Baguette pointée vers ton pull je murmure doucement Calda et je répète l'action plusieurs fois sur tes vêtements puis sur les miens, c'est mieux comme ça, pour stopper les tremblements, nous nous battons et j'suis certaine que nous finirons par arriver à bon port. Un peu de temps, mais tant qu'on est là on peut visiter un peu, sous cette pluie.

C'est un peu revigorant cette chaleur mais ça ne tarit un aucun cas l'envie qui me ronge les entrailles au point de devenir une nécessité de survie. Je capture à nouveau ses doigts et me mets à courir, si c'est une question de vie ou de mort, il faut absolument que cette question soit vite réglée. Donc nous voilà à déambuler entre les rues dans une course contre la montre slalomant. On se prend tout de même le vent mais ce n'est qu'un détail parmi les choses positives qui nous entourent alors nous faisons avec. Puis là, je vois en plissant les yeux ce qui pourrait s'apparenter à un sauveur, une lumière, un messie des temps modernes. Là. Gaby là. Un supermarché ! Une porte se pousse, un nouveau monde. Maintenant faut le trouver ! C'est la recherche d'un trésor sans la moindre carte mais il n'y a pas de peur. Que nenni. Simplement des épaules qui se gonflent et un chapeau de pirate qui vient se poser sur mon crâne. C'est parti !
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Gabrielle Phoenix, Sam 20 Jan 2018 - 21:53


Brusquement une pression sur mes doigts m’intima de changer de direction. A l’aveuglette je suivis la silhouette filiforme qui m’attirait dans un coin à l’abri des regards. Dans une simple brèche où aucune âme ne passait. L’agitation n’était pourtant pas bien loin. Feulement des taxis. Hurlement des sirènes. Fracas des pas. Le troupeau continuait son mouvement perpétuel sur l’avenue que nous venions de quitter. Mon regard se détourna alors de la marrée humaine pour retrouver celui de mon amie. Je lui faisais face désormais, la tête légèrement levée vers son visage que je connaissais par cœur. Ce qui m’avait le plus frappé en la retrouvant. Sa taille démesurée. Cette dizaine de centimètres qui nous séparait désormais. Qui m’avaient donné l’impression de l’avoir perdue un peu plus. Je quittais une jumelle. Même maison. Même façon d’être. Même discrétion. Même cheveux bruns. Bien des professeurs avaient fait la confusion. Entre Gaby et Mary. A mon retour, je m’étais heurtée à une inconnue. Un regard fou. Un air perdu. Me surplombant. Elle ne me voyait plus. J’étais désormais indissociée dans la foule insignifiante d’élèves à ses pieds. Mais je l’avais appelée. Je m’étais manifestée. J’avais essayé de rejoindre son altitude. Pieds et poings liés, j’aurais gravi ce glacier d’ignorance pour la retrouver. Perchée la petite Mary. J’avais alors renoué avec minutie ce lien qui nous unissait. D’un double nœud solide, comme pour les lacets des gamins imprudents. J’assurais ainsi de ne plus la quitter. Pas de serment inviolable prononcé. Pas de contrat signé. Ni de poignée de main échangée. Plutôt une promesse déclarée les lèvres fermées. Immuable. Imperméable.

J’aurais apprécié que mes vêtements soient actuellement dotés des mêmes propriétés. J'étais trempée de la tête aux pieds. Frissonnante de froid plutôt que d’effroi. Ma respiration hachée faisait bouillir ma gorge. Mes doigts paralysés étaient incapables de se déplier. Heureusement, ceux de la magicienne à mes côtés œuvrèrent sans tarder. En quelques mouvements, ils firent fuir l’humidité, empêchant la glace d’emprisonner mon corps entier. L’eau s’évapora. La tension aussi. Mon souffle s’apaisa, se fit plus profond. Mes yeux s’ouvrirent. Une impression de redoux. De renouveau. De printemps. Instant pour refleurir. Lorsque mes mains recommencèrent à se mouvoir amplement, je me sentis parée. La tige s’élança devant moi. Avide de soleil pour la nourrir. Guidée par son estomac. Pulsion de dévoration. Tant qu’elle n’était pas cannibale, cela ne me dérangeait pas. Nous courrions coude à coude. Évitant tant bien que mal les flaques sur la chaussée glissante. Amas de neige fraîchement fondue. Marres qui inondaient mes souliers. Le visage giflé sans relâche par le blizzard. Il manquait parfois de me l’arracher. Mais j’étais décidée à ne pas lui céder. Torse arc-bouté contre le vent. Mince parade contre la fougue déferlante de cet élément.

Puis soudain... Une interjection. Un cri! Véhicule de soulagement. De plaisir. D’envie! Mes jambes, que je ne m’efforçais plus de contrôler, me portèrent tout naturellement jusqu’à la frontière de ce nouveau continent. Mary m’y pressa, me pria d’embarquer et nous franchîmes la porte d’entrée. Je clignais des paupières plusieurs fois, les rétines titillées par trop de lumière. Trop de brillance. Besoin d’un temps pour m’accommoder à ce nouveau climat. Celui du supermarché New-Yorkais. Un microcosme dans cette grande cité. Monde de richesse, d’avidité. Cette manie américaine de surcharger. Opulence affichée sans pudeur derrière les vitrines glacées durant ces festivités. Une promesse de chaleur, de bonheur. La plaisir au bout des doigts. Les tentations suprêmes à portée de bras. Qui faisaient briller les yeux des enfants. Hypnotisés. Leurs petites mains soudées contre la vitre dont les parents essayaient de les décoller. Les belles décorations. Suspendues aux lustres. Dégoulinantes des plafonds. Des guirlandes clignotaient avec anarchie. Quiconque les fixait risquait la crise d’épilepsie. Partout de beaux rubans. Des emballages lisses, rutilants. Des rayons ordonnés. Mais aussi une effervescence. Un nouveau tourbillon d’individus dans lequel la bleuette m’entraînait. Je la suivis dans les dédales labyrinthiques du magasin, à la recherche du précieux sésame, les sens accaparés, l’esprit toujours inquiet.
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Jeu 25 Jan 2018 - 20:59


Dehors il fait très froid et le sortilège n'a rien été comparé à ce sentiment que j'ai une fois que je passe les portes du supermarché tant attendu. Il n'y a d'autre mélange de pensées hormis celle qui clame que nous sommes en vie. Tu sais Gaby, comme si mes jambes si échassées devenaient de nouveau de chair et de sang. De la même manière qu'un cadavre qui décongèle, je sens le froid s'extirper des mes membres endoloris. Une peau blanche reprend une teinte rosée, avant de redevenir de cette pureté nacrée. J'ose à nouveau bouger mes doigts, enlever mon capuchon et secouer la tête à la manière des clebs. De petites gouttes viennent s'écraser ici et là sur le sol. Plic plic plic plic ploc ploc ploc ploc elles dansent et s'envolent dans une jolie valse, comme une bébé pluie après la tempête, la bruine qui signe la presque fin du supplice. Jetant un coup d'oeil aux autres personnes du magasin, je comprends vite que nous bloquons la sortie et me décale de quelque peu vers la droite pour laisser passer les autres petits gens. Ils viennent tous de ce terrible extérieur. Autant êtres compréhensifs.

Toujours dans l'optique de réchauffement qui me préoccupe plus que toute autre chose, je souffle sur mes doigts afin de clôturer le bal de la résurrection. Vu que le temps se gâte de plus en plus à l'extérieur, j'imagine que nous sommes coincées ici pour un bon moment - et en tous cas, assez pour se permettre la plus longue chasse aux trésors que le territoire américain n'est jamais connu. Dans le pays de l'excès, il est bon de s'imprégner de ses coutumes. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se permettre d'être dans un abus total, qui pourrait même - je n'ose y songer - être pardonnable. Une vraie aubaine, si vous voulez mon avis. Nous allons conquérir le monde ! Ou peut-être pas, je n'en sais rien. Un rapide tour des alentours simplement par le regard me fait comprendre que nous ne devons pas nous séparer Gaby. Ce serait beaucoup trop risqué. Il y a trop de couloirs, de déboires, je veux pas redevenir cette enfant qui doit appeler ses parents à la caisse du magasin. Gênant, inutile, et fort traumatisant. Tu peux me tenir la main s'il te plaît ? Comme ça on est sûre de ne pas se perdre. Et sans attendre la réponse je mêle mes doigts aux siens puis exerce une pression pour être certaine que ça ne glisse pas.

Ensuite, il est l'heure de partir à la conquête de l'espace ! Et je ne parle pas de celui si joli au-dessus de nos têtes avec ses quelques sentinelles, non non, lui il est plus simple comparé à là où nous sommes. J'attrape un peu d'air, inspire avec toutes mes forces puis fait un premier pas. Petit pour les gens qui ne se rendent pas compte de mes mouvements, grand pour Gaby parce que mes jambes sont assez longues. J'suis certaine qu'un jour une idiote pensera à les mesurer. Les gens de nos jours ne font que des bêtises inutiles, ce qui est bien dommage étant donné le nombre de choses rigolotes tarabiscotées et bétisées qu'il est possible de faire sans pour autant que ça ne soit insignifiant et vu comme nul. C'est à en être désespéré.

Deux, trois, quatre. Cueillir des patates ! Non non non. Et toutes ces bouteilles de bières, très peu pour nous. Je crois que nous devons automatiquement trouver le rayon sucrerie. Mais manque de pot pour nous cet endroit est un souk, oui Gaby un souk de trouvailles et de trésors mais aussi de n'impotekwate. Prenons un exemple simple. Je me dirige vers ce qui me semble être une boîte de petits bonbons, je la soulève, et je trouve ensuite quoi ? Oh, eh bien, la même chose. C'est la malchance de débutant. Prenons-en un autre. Derrière un pot de yaourt, il y a, tenez-vous bien, un pot de beurre de cacahuète ! Du grand n'importe quoi les amis, vraiment.... C'est pas gagné ! encore une petite pression sur sa main pour détourner son attention face à ce ventre qui crie famine.
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Gabrielle Phoenix, Lun 2 Juil 2018 - 17:17


Je me laissais mener par la grande Enfant devant moi, celle qui avait le flair lorsqu’il s’agissait de trouver du chocolat, puisque ça coulait dans ses veines. Si si, l’on trouvait du cacao dans le plasma des Belges, tout comme le sirop d’érable circulait dans le mien, Canadien. De plus c’était une Enfant et les mômes savaient toujours dénicher ce que les adultes ne voyaient pas ou ne voulaient pas voir le plus souvent... Non non mon chéri, il n’y a pas de bonbons ici, assurait la voix évasive d’une maman détournant son chérubin de l'étalage en question. Et c’est quoi ça? répondaient espièglement les yeux du bambin, un sachet pris au piège entre ses petits doigts.

Comme deux élèves modèles, nous étions main dans la main, comme à notre habitude. Mais en petit chenapan, Mademoiselle Drake nous avait fait quitter la file, dans le dos de l'institutrice, pour aller explorer le monde. Aucun élève n'avait cependant cet instinct aussi maternant que le mien pour elle. J'étais garante de sa sécurité, toujours. Je maintenais ce cabri bondissant d’une poigne assez forte, qui l’était trop peu pour risquer de la blesser, mais suffisante pour m’autoriser de temps à autre à tirer pour ralentir son allure ou la faire piaffer devant les clients qu’elle menaçait de percuter. Ce qui était souvent le cas, mine de rien. Nous n’avions pas choisi l’horaire de notre venue, nous aurions peut-être dû...

Beaucoup de circulation dans les allées centrales du grand magasin. Période de la Nativité et météo déplorable faisait visiblement bon ménage pour les employés qui accueillaient nombre de réfugiés surpris par les intempéries. Non pas que la neige eut quelque chose de surprenant dans la grande cité réputée pour ses hivers blancs aux températures extrêmes, aux Celsius négatifs, cela n’empêchait pas la grosse pomme de grouiller... mais la douche qui nous avait été servie des cieux aujourd’hui en avait visiblement pris de court plus d’un. Je remarquais aisément qu’il n’y avait pas le moindre agent pour réguler la circulation ici ou je devinais que le commis d’office avait fini piétiné à la fin d’une précédente journée. Paix à son âme. Quelques bolides même fusaient de l’entrepôt pour venir boucher les plaies béantes laissées par les consommateurs dans le flanc des créatures plastifiées. Je suivais tant bien sur mal chacune des bifurcations de ma comparse dans les rayons, à cet instant, j’étais heureuse de ne pas être plus petite que maintenant, sans quoi je me serais faite trimbalée par elle comme un vulgaire doudou rasant le parquet.

Je ne savais pas ce que je voulais être en fait... La peluche encore belle et douce, que les parents bordaient avec leur enfant dans le lit, croyant que son odeur de neuf faisait d’elle la préférée? Ou alors le doudou tout terrain, qui avait tout vu-tout vécu, qui portait les cicatrices des batailles livrées? La marque des premières dents, de quoi rivaliser avec les impressions du Gugus Tenberg, la première fois sur le pot, la première gamelle dans l’escalier, il était le compagnon qui avait accueillit les premières larmes, les premiers sangs. Pour cela, je n’avais pas été présente. Je n'étais pas digne d’être le doudou de Mary en fin de compte. Quel genre de doudou prenait le large quand la petite fille qui le cajolait avait le plus besoin de lui?

Assez parlé de liquide salé, nous avions dépassé le coin des liqueurs quand l'aiglonne décida de se poser, aventurant sa main libre dans la gorge pleine de l’étagère, qui devait étouffer d’être aussi remplie. Je profitais de l’occasion pour secouer mon col, aérer mes vêtements, notre course effrénée me donnait chaud, couplé au froid glaçant qui avait précédé, cela n’augurait rien de bon pour ma tension. La jeune sorcière retira sa paluche, bredouille, m'intimant de repartir d'un mouvement de poignet. Je l’arrêta net, le regard rivé sur le mur opposé. Un mur de chocolat s’étendait du sol au plafond, d'une extrémité à l'autre du rayon, nous y étions.

- Mademoiselle est servie.

A hauteur de mes yeux, étaient présentées de nombreuses tablettes ordonnées par intensité, du chocolat noir le plus amer au moins cacaoté, un code couleur renseignant l’œil éduqué des fragrances renfermées: une touche d’orange pour indiquer le subtil parfum caramel, de vert sur l'emballage d'à côté, aux extraits de pistache, celui d'en dessous, aux teintes boisés, promettait des éclats de noisettes et sans surprise le liseré bleuté était annonciateur de la douceur du chocolat au lait. Ma main, rendue moite par notre étreinte, lâcha enfin celle de mon amie tandis que je m’accroupissais. Je découvris alors des emballages moins monochromes, des sachets renfermant des centaines de grammes édulcorés, les étiquettes présentant des goûts exubérants, des mélanges absurdes… A hauteur d’un enfant qui passerait par là. Aucun doute, les commerçants savaient y faire.
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Re: Côte Est des États-Unis

Message par : Mary Drake, Jeu 19 Juil 2018 - 23:22


hannnw

C'est un soupire de désespoir qui s'emballe dans l'air du supermarché lorsque ce moment démarre. Il y a d'abord la frustration de ne pas avoir ce que l'on souhaite ; comme une femme enceinte qui n'a pas les fraises qu'elle désire. Puis ensuite cette étincelle de malice en se disant que ce coup-ci c'est pour nous. Il n'y a pas rien devant mais un objectif que le froid d'hiver lui-même ne parviendra pas à entraver. C'est le moment où les petits bonhommes dans nos cerveaux se rebellent les uns contre les autres pour peut-être une simple broutille, certes, mais le soulèvement n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Il y en a là dedans, que tu sois aveugle ou non, seule ou accompagnée, dans la tête de chacun ces têtes de chibis auront toujours leurs mots à dire que nous nous en rendons compte ou pas.

Comme liaison il y a cette main dont les doigts sont liés aux miens. Une certaine connexion entre nous deux compliquée à expliquer. Il n'y a pas autant de visions et pourtant c'est ancré dans nos coeurs, enracinés pour le bien de tous ; entre les mauvaises ivraies n'est-il pas bon de chercher le blé qui peut lui aussi tout autant briller par sa splendeur ? Gabrielle est une étincelle, l'étoile qui brille le plus dans le ciel. Un ange parmi tous qui porte parfaitement son prénom. Elle réchauffe par sa présence ; aide dès qu'elle le peut. J'ai beau me le répéter une centaine de fois je n'arrive pas à m'arrêter, comme si c'était tellement évident que ce fait devrait être noté sur tous les murs de toutes les villes de tous les pays de toutes les planètes de tous les systèmes solaires de toutes les galaxies.

Comme le pot de mayonnaise juste devant mon nez ou le crayon coincé derrière mon oreille, le chocolat était à portée et je n'ai manifestement pas réussi à le trouver. Heureusement que la brunette est avec moi, auquel cas je serai partie bredouille alors que Gabrielle m'a emmenée chez elle : au paradis. Des paquets, des centaines de tablettes de chocolat. Je ne fais même pas une moue boudeuse quand Gaby lâche ma main : il faut dire que je suis trop subjuguée par ce qui se présente devant moi. Je salive déjà ! Mon estomac gargouille d'envie. C'est l'heure d'explorer un nouveau monde !

- Quand j'étais plus petite je jouais à un jeu où nous passions dans des univers parallèles. Un de ces mondes était une ville de chocolat où nous pouvions tout manger sans grossir mais du coup la reine était invincible étant donné que tout revenait toujours à sa forme d'origine si elle n'était pas soumise à l'action de quelconque chaleur. Nous avions donc dû la mettre dans un fourneau géant pour l'éternité où elle était condamnée à fondre encore et encore jusqu'à la fin de sa vie. Un peu cruel comme situation mais nous n'avions pas le choix, cette petite peste rendait la vie impossible à tous ses citoyens. Nous nous devions de faire cela, il n'y avait pas d'autre solutions. Les reines de chocolat sont souvent les pires ; après celles de coeurs.

Tout ça pour dire que sous mes yeux les aliments se transforment, deviennent des locomotives, une pluie de chocolat tombe sur des bonhommes aux vêtements-emballages plus farfelus les uns que les autres. En m'accroupissant au niveau de ma sauveuse d'estomac, je vois des enfants jouer avec un ballon couleur écorce. On dirait un peu des Mii des Wii. Maman en avait une de quand elle était petite qui venait de mamie. Les bonhommes n'avaient jamais de grands vêtements élaborés. C'était assez chouette d'y jouer. Mais toute cette vie ne mérite pas d'être mangée. Il faut donc trouver là-dedans du chocolat intact qui ne bouge pas ; des statuettes qui sont là pour nourrir les habitants.

Et en fouillant un peu, on trouve toujours ce que l'on cherche. Dans le panier nous en avons pour tenir quelques jours. De tous les parfums, avec tout accompagnements ! Une fois le choix fait la petite ville s'est peu à peu déboîtée. Comme si c'était un puzzle qu'on avait filmé et passé dans le sens inverse. Toutes les particules se remettent dans leurs cases attitrés sauf celles qui ont terminé dans notre sac. Heure de la caisse à présent. Merci Gaby. Simple puis on se dirige. Une petite file raisonnable. Dehors le temps s'est quelque peu calmé. On va peut-être réussir à arriver au Canada en un seul morceau finalement.  
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