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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Campagne anglaise
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Campagne anglaise
Ciarán A. Merrow, le  Jeu 1 Juin 2017 - 0:36


Une esquisse de réponse, chapitre 2
Avec Artemis Lhow et son libre arbitre

Leur arrivée fut brusque. Soudaine. Rapide. Lorsqu'elle sentit que la session de transplanage était arrivée à sa fin, la jeune femme jeta un regard sur ses pieds. Ils étaient de retour sur la terre ferme. Posés dans l'herbe mouillée. Une odeur de pluie envahit vivement ses narines. Elle détestait cette odeur. Et, plus que tout, elle haïssait sentir sa peau devenir poisseuse, subissant les méfaits de l'air humide qu'ils respiraient. Pourtant, même dans ces conditions, Chloé Greenwood restait une vélane. Probablement la plus belle femme des environs.

En même temps, ça n'était pas bien compliqué. Il n'y avait personne d'autre dans les environs.

La jeune femme n'osait pas relever la tête. Elle ne connaissait que trop bien le paysage qui allait se dresser devant elle au moment où ses yeux prendraient la direction de l'horizon. Un ciel gris, orageux, rempli de chaleur, chargé de pluie et d'éclairs, les menaçant de leur tomber dessus à chaque seconde qui passait. Des grandes étendues de champs à perte de vue, sans aucune maison à des kilomètres à la ronde. En arrière plan, une forêt épaisse qui bordait les sillons. Et, au milieu de cet immense rien où prenait fin un chemin en terre, quelques tonnes de pierres empilées les unes sur les autres. Une débâcle de souvenirs. Qu'elle avait détruit de ses propres mains.

La jeune femme refusait de regarder en face d'elle, et préféra reporter toute son attention sur Artemis Lhow, l'Auror qu'elle avait suivi jusque-là. La seule et unique cause de ce retour en arrière. Au fond d'elle, Chloé lui en voulait de l'avoir obligée à revenir ici. Énormément. Car, si elle avait détruit en miettes ce qu'il restait d'un temps révolu, c'était justement pour pouvoir s'autoriser à l'oublier. À jamais. Et lui, il la forçait à se confronter à ce qui la terrifiait le plus. À ce qui lui faisait le plus mal.

— Voilà, on y est, constata-t-elle dans un ton qu'elle voulait neutre.

Lui était totalement indifférent à tout ça. Il n'avait pas vécu ne serait-ce qu'un seul moment de joie dans cette grande et belle maison qui se dressait dans la campagne, à une époque. Il n'avait pas joué à cache-cache dans la forêt avec sa soeur. Il n'avait pas monté et descendu les escaliers de la demeure à toute allure, juste dans l'espoir de réveiller ses parents endormis. Il n'avait pas passé des soirées à regarder les étoiles qui brillaient dans un ciel pur et dégagé. Il n'avait pas joué à la balançoire pendant des après-midi entières, prenant plaisir à laisser le vent caresser son visage. Il n'avait rien vécu de tout ça. Il n'avait pas ressenti toute cette joie lui exploser au visage, quand il était jeune.

Mais ce qui avait le plus marqué Chloé, ce n'était pas ces instants hors du temps. Non. Cet endroit n'était pas définitivement pas synonyme de bonheur. Loin de là. Ici, Chloé avait découvert que ses parents étaient des Mangemorts. Ici, assise sur le parquet poussiéreux de la maison inhabitée, elle avait décidé qu'elle suivrait leur chemin. Là elle avait vu son père pour la dernière fois. Et sa mère, aussi, avant qu'elle ne meure.

Aux yeux de l'Auror, ces tas de gravas ne représentaient rien. Juste de vulgaires graviers.

D'ailleurs, il semblait avoir décidé qu'il était temps de s'en approcher. Il prit la direction des dernières ruines de la maison, et laissa Chloé comme ça. Sans un mot. Elle qui n'avait toujours pas osé lever les yeux. Sa vision se brouillait à mesure que les minutes passaient. Elle ne comprit pas pourquoi, jusqu'à ce qu'elle sente couler une larme sur sa joue. Une larme salée, qui vint mourir sur la commissure de ses lèvres, laissant derrière elle tout un tracé de tristesse. Immédiatement, la jeune femme se retourna. Dos à lui. Il était hors de question que l'Auror voit ça. Ses faiblesses n'appartenaient qu'à elle. D'un revers de manche, elle essuya son visage, et se retourna pour le suivre. Son pas était décidé. Son visage stoïque.

— Je ne vous ai pas menti, ajouta-t-elle lorsqu'elle le rattrapa. Voilà encore une chose qui devrait vous montrer que vous pouvez m'accorder une certaine confiance non ?

Elle avait répété presque mot pour mot les dernières paroles d'Artemis avant qu'ils ne franchissent ensemble la porte de son bureau, au Ministère de la Magie. Mais sa voix était différente. Plus dure. Plus forte.

Il était la première personne avec qui Chloé partageait son passé, en dehors de Claire.

Personne ne savait. Personne d'autre ne le saurait jamais.


Dernière édition par Chloé Greenwood le Jeu 1 Juin 2017 - 18:01, édité 1 fois
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Re: Campagne anglaise
Adonys Montgomery, le  Jeu 1 Juin 2017 - 16:55

Une esquisse de réponse (suite)

avec Chloé Greenwood

LA mutuels accordés

Dans un craquement sonores, deux âmes esseulés apparurent au milieu de nul part. Si pour l'une d'elle c'était effectivement "nul part", pour l'autre cet endroit était emplacement de cauchemar. Rien pourtant ne laissais présager qu'en ce si bel endroit de sombres événement se sont passés.

Examinant les alentours, Artemis passa une première fois son regards sur la bâtisse en ruine devant laquelle ils se trouvaient. Il aurait tout le temps de l'examiner après, mais pour le moment, il essayait de déterminer l'endroit où ils se trouvaient. Certainement en pleine campagne vu le silence environnant. La foret se trouve non de la et derrière la maison les champs s'étendent à perte de vue.

* Un bel endroit pour vivre et grandir ... *

« Voilà, on y est. »

Effectivement, il semblerait que la demoiselle les ai amenés à bon port. Laissant glisser sa baguette de sa manche, Artemis avança, laissant la jeune femme en arrière. Il s'approcha de la maison en ruine et pointa sa baguette sur le tas de pierre. * Arcanum Videre * Un unique filament de lumières apparu. Un filament blanc d'une courbe sans équivoque. La bâtisse avait été détruite sans mauvaises pensées. Détruite avec conviction et fermeté, mais détruite pour de bonnes raisons.

Il ne detecta aucun sortilège de protection autour du lieux. Certainement défaits à la mort de ses occupants. Il brandit à nouveau sa baguette et lança de multiples sortilèges sur l'endroit afin qu'il soit préservé contre les moldus, contre les dégradations magiques, et contre l'usure lié au temps. Il rendit par la même occasion l'endroit incartable et se permit même de la protéger par un sortilège anticatimini.

Si la jeune femme avait tout à fait le droit de venir ici pour se recueillir ou même pour choisir de reconstruire l'endroit, il n'était pas exclus qu'un mage noir vienne y chercher des informations. Les parents Greenwood ayant tous deux servis l'ordre noir, on ne sait jamais... Glissant sa baguette dans sa robe de sorcier, le jeune homme se tourna vers la jeune femme qui se tournait vers lui au même instant.

« Je ne vous ai pas menti. Voilà encore une chose qui devrait vous montrer que vous pouvez m'accorder une certaine confiance non ? »

Son visage et la tonalité de sa voix avaient radicalement changés par rapport à l'instant d'avant où ils avaient quitté l'espace confiné du ministère. Revenir en cet endroit devait réveiller chez elle des souvenirs bien plus douloureux que le jeune Auror ne pouvait l'imaginer.

« En effet, il semblerait que vous m'ayez dit la vérité. Je me suis permis de protéger l'endroit, seuls ceux connaissant cet endroit pourront maintenant s'y rendre. J'espère que vous n'y voyez pas d’inconvénient ... »

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Re: Campagne anglaise
Ciarán A. Merrow, le  Sam 3 Juin 2017 - 2:33

L'Auror s'était isolé pour lancer quelques sortilèges de protection sur les décombres de la maison. Ce n'était certainement pas Tim Greenwood qui l'aurait fait avait de s'enfuir. S'il avait pensé à protéger quoique ce soit, il n'aurait pas abandonné ses deux filles du jour au lendemain. S'il avait pensé à protéger quelqu'un, ou même quelque chose, alors il aurait tout simplement joué son rôle de père. Or, même ça semblait lui être impossible.

Chloé, elle, se rendit compte qu'elle n'avait rien gardé de ses réflexes d'Auror. Elle n'avait pas imaginé un seul instant que quelqu'un pourrait venir chercher quelque chose ici. Après tout, à part de vulgaires souvenirs, il ne restait rien. Seulement des pierres sans vies. Seulement des mémoires d'un temps révolu. Artemis, lui, était là dans l'unique but de faire son travail. Sécuriser l'endroit, vérifier que la vélane ne lui avait pas menti, s'assurer que personne ne roderait aux environs. Chacun de ses gestes semblait avoir été commandé par un robot. Le reste semblait ne pas être important à ses yeux. Cette indifférence attristait Chloé. Elle aurait apprécié un regard. Un sourire. Quelque chose. Mais rien ne venait. Par politesse uniquement, il s'assura que les sortilèges qu'il avait lancé sur cet endroit ne l'incommodaient pas.

— Vous voyez bien qu'il n'y a plus rien ici. Qu'est ce que ça peut me faire que vous protégiez quelque chose qui n'existe plus?

Ses yeux se perdirent vers l'horizon. Elle ne bougeait plus, préférant se concentrer sur les gouttes de bruine qui caressaient son visage. Peu lui importait cette pluie fine. Mais elle voulait rentrer. Cet endroit ne lui inspirait rien d'autre que du mépris, mélangé à une haine au goût prononcé. Poivré. Corsé. Bien trop fort pour qu'elle ne puisse le supporter plus longtemps.

— Et maintenant, c'est quoi la prochaine étape? Vous ne trouverez rien ici, concernant mes parents, les Mangemorts ou qui que ce soit.

Elle avait encore parfois du mal à mêler ses parents au groupuscule.

— Bien avant Azkaban, quand j'étais encore Auror, j'avais retrouvé des lettres ici, prouvant que mes parents étaient des Mages Noirs. Il n'y en avait pas beaucoup, et rien n'était dit clairement. Mais c'est comme ça que je l'ai su. J'avais fouillé la maison de fond en comble. Je sais qu'il n'y avait plus rien quand j'ai détruit la maison.

Elle avait dit ça parce qu'elle savait que la question viendrait trop ou tard. "Avez vous détruit la maison parce qu'elle détenait des preuves compromettantes?" La réponse était non. Elle l'avait détruite parce que ça faisait trop mal. Parce que le passé la tiraillait, la suppliant de revenir. Parce que ces souvenirs l'empêchaient d'avancer.

— Artemis, je vous ai tout dit , ajouta-t'elle sans le regarder. Est-ce qu'on peut y aller, s'il vous plait?

Son regard en disait long. Encore une fois, la réponse serait non. Chloé le savait. Artemis n'en avait pas terminé avec elle. Après tout, il ne lui devait rien. Elle en était pleinement consciente.
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Re: Campagne anglaise
Adonys Montgomery, le  Sam 3 Juin 2017 - 18:59

La demoiselle semblait avoir hâte de quitter cet endroit et elle n'imaginait pas oh combien Artemis pouvait la comprendre. Cependant, il avait quelques questions à lui poser avant de s'en aller et il aurait aimé répondre à ses propos. Elle lui avait dit qu'il n'y avait plus rien ici et c'était un horrible mensonge. Le plus triste dans l'histoire, c'est qu'elle ne s'en rendait pas compte et que la seule personne à qui elle mentait ici, c'était elle.

« Je ne suis pas d'accord avec vos propos Chloé. Elle s'était permise de l’appeler par son prénom, non ? Il ferait donc de même. Vous dîtes qu'il n'y a plus rien à protéger ici, mais en êtes vous sûre ? Car même si vous les reniez aujourd'hui, il reste ici une somme non négligeable de souvenirs qui pourraient un jour cruellement vous faire défaut. »

Sa voix était douce, le rythme de ses propos presque chantant et son regard n'affichait que de la bienveillance. Il ne voulait pas émettre de jugement de valeur ou d'avis qui lui serait trop personnel. Simplement l'aider, l'accompagner à revenir dans la vie civile dans les meilleures conditions possible. Et ça passait par l'acceptation de son passé, pas son renie.

« Je vous fais confiance, si vous me dites que vous n'avez trouver aucune preuve supplémentaire avant de détruire la maison, je vous crois. Cependant, pourriez-vous me dire où sont ces lettres actuellement ? Elles pourraient contenir des informations précieuses pour nous ... après si vous le souhaitez, nous pourrons partir.»

Sa dernière demande sonnait comme une supplique. Le jeune homme observa la jeune femme en attente d'une réponse. Il observait chacun de ses traits, prenant bien garde à ne pas être trop insistant du regard. Mais l'être humain a cette capacité d'exprimer plus de choses encore avec le visage qu'avec des mots.

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Re: Campagne anglaise
Ciarán A. Merrow, le  Dim 4 Juin 2017 - 20:10

Dans ses yeux, Chloé pouvait lire qu'il comprenait ce qu'elle ressentait. Malheureusement, ça ne changeait absolument rien à ce qu'elle ressentait en venant ici. De la rancoeur. De la haine. Du dégoût. De la peine. Tous ces sentiments avaient pris possession d'elle, l'empêchant de relativiser, de penser correctement. Sa vision était obscurcie par ses souvenirs, et elle ne supportait plus la vision de cette maison. Elle ne voulait plus endurer ça.

Mais, la jeune femme avait eu raison de penser que rien n'était terminé pour Artemis. Il essayait de l'apaiser avec sa voix douce, son regard bienveillant, son visage tranquille. Mais ça ne fonctionnait pas. Plus longtemps elle restait, plus mal elle se sentait. Un morceau d'elle, nébuleux, commençait à envahir chaque parcelle intérieure et extérieure de son corps. Elle les sentait venir. Ils arrivaient. Ils montraient leur visage. Ses démons.

— En quoi ces souvenirs pourraient me faire défaut au juste? Tout ça n'est qu'un tissu de mensonge, du début à la fin. J'ai vécu à l'écart du monde magique, parce que mes parents ne m'en ont jamais parlé. Ils ne m'ont jamais dit que j'avais des pouvoirs. Ils les ont presque contenus pour me protéger soit-disant, ils sont allés contre ma nature pour... Pour me protéger? Ah vraiment? Et puis après, j'apprends quoi? Qu'ils étaient Mangemorts. Définitivement, je n'ai plus rien à protéger ici, non. Parce que moi, j'ai pas été épargnée.

Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit tout ça. Les mots étaient sortis tous seuls, sans qu'elle ne puisse les retenir. La réaction d'Artemis l'importait peu.

— J'ai accepté tout ce qu'il s'est passé, poursuivit-elle d'une voix distante et dure à la fois. Je veux juste oublier tout ça et m'en débarrasser. C'est tout. Je me suis débarrassée des lettres aussi. Enfin, involontairement.

Ses joues rougirent légèrement lorsqu'elle se rappela comment les missives avaient été détruites. Elle se souvenait parfaitement de cet après-midi passé en compagnie de Claire. Car c'était ce jour-là précisément que tout avait basculé. Elle s'était transformée, de plusieurs manières à la fois ; aussi bien dans sa façon de penser le bien et le mal que physiquement, lorsque son corps avait pris celui d'une harpie. Dans la colère, pendant la métamorphose, les lettres avaient été déchirées. Il n'en restait plus rien. Devait-elle prendre le risque de dévoiler cette autre sombre partie d'elle-même à Artemis?

— Je... Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être, parfois.

Elle ne savait pas quoi faire, craignant qu'Artemis ne réagisse violemment si elle lui avouait.  Craignant qu'il ne prenne peur. Mais, après tout, devait-elle renier qui elle était? Ce temps-là était, comme son passé, révolu. En même temps, si elle se taisait, l'Auror penserait qu'elle lui cachait quelque chose. Voire pire ; qu'elle lui mentait. La confiance est un fil bien trop fragile pour qu'on se permette de jouer avec.

— Je suis une vélane et quand j'ai appris pour mes parents, je me suis transformée. Voilà. Donc, les lettres n'ont pas survécu à ça. Et je ne veux plus jamais avoir à les lire. Ça a bousillé ma vie !, s'exclama-t-elle dans une tonalité forte.

À mesure que les minutes passaient, elle sentait cette colère âcre grandir en elle. Tout au long de la journée, elle avait été forcée à dire des choses qu'elle ne voulait pas. À se confier à cet inconnu qui, sans arrêt, cherchait à creuser en elle pour y découvrir ses plus impénétrables secrets. Se dévoiler de cette façon n'était pas du genre de la vélane. Loin de là. Artemis en avait appris plus sur elle en quelques heures que certains de ses amis en plusieurs années. Et elle détestait se sentir vulnérable devant lui. Mais, plus que tout, elle détestait être forcée.

Au fond d'elle, Chloé savait qu'il valait mieux que cet interrogatoire ne s'arrête ici. Pour elle. Mais aussi (et surtout) pour lui. Parce que si elle venait à se transformer aujourd'hui... Ce n'était pas un stupefix qui allait l'arrêter. Pas après tout ce qu'elle avait vécu.
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Re: Campagne anglaise
Adonys Montgomery, le  Dim 4 Juin 2017 - 22:11

Plus la demoiselle parlait et avançait ses arguments, plus Artemis sentait monter en elle une colère et une magie puissante. Elle même ne semblait pas vraiment en mesure de contenir ses sentiments et lorsqu'elle révéla au garçon que c'était une vélane, il ne put s'empêcher de retenir un soupir. C'était donc ça.

Il avait étudié brièvement les vélanes et leurs pouvoirs lorsqu'il était à Poudlard, mais n'avait jamais eu l'occasion d'en rencontrer une. De mémoire, lorsqu'un vélane perdait le contrôle, que ce soit par un excès de rage ou de tristesse, son beau visage devenait aussi laid et repoussant que celui d'une harpie alors que ses pouvoirs s'en trouvait décuplés.

La demoiselle s'était mise à crier. Crier son histoire. Crier sa colère. En temps normal, Artemis aurait sommé la jeune femme de se calmer. Mais ce n'était pas seulement de la colère et des reproches gratuitement balancés. Il y avait surtout cette détresse qu'il sentait dans la voix de la Greenwood. Une détresse à peine voilée.

Le regard de la jeune femme trahissait un combat intérieur dont la raison échappait totalement à l'Auror. Il avança vers elle, s’arrêtant à quelques centimètres d'elle seulement. Il s'était déplacé sans aucune violence, sans aucun accroc, et se tenait maintenant devant elle. Il garda le silence quelques instants, plongeant son regard dans le sien, jaugeant ses sentiments.

Après cet instant pour le moins, gênant, il tendit sa main à la demoiselle tout en maintenant le contact avec ses yeux.

« J'en pense que nous allons pouvoir en rester là pour aujourd'hui ... vous vous êtes livré à moi sans contrainte aujourd'hui et je ne pouvais pas en demander autant Chloé, je vous remercie. Nous retournons au ministère et vous serez libre de partir dès que nos pieds auront touchés le sol. Mais je tiens quand même à vous informer que vous recevrez probablement très vite une invitation de ma part. Et je parle bien d'invitation, rien ne vous obligera à venir. Il garda le silence quelques instants, laissant ses propos atteindre la jeune femme. Nous y allons ? »

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Re: Campagne anglaise
Ciarán A. Merrow, le  Lun 5 Juin 2017 - 3:46

Artemis avait ce quelque chose qui pouvait apaiser Chloé, tout comme il pouvait l'énerver. Oui, elle était en colère contre lui. Parce qu'elle ne le connaissait pas. Parce qu'elle avait du s'ouvrir à lui, alors qu'elle n'était pas en mesure de demander quoi que ce soit d'indiscret à son sujet. Parce que cette relation nouvelle entre les deux inconnus était à sens unique. Et puis, en même temps, il avait ce je-ne-sais-quoi dans les yeux, ce petit truc dans son sourire qui parvenait à l'apaiser. C'était son visage qui avait réussi à la mettre en confiance, chez les Aurors. Rien d'autre. Juste lui, et sa façon d'être lui.

La jeune femme n'avait pu que constater avec étonnement son silence. Elle avait pensé qu'il lui demanderait de se calmer, comme il l'avait fait dans son bureau, un peu plus tôt. Elle avait pensé qu'il aurait construit un nouveau mur entre eux afin d'asseoir son rôle d'Auror, appuyer sur le fait qu'elle était le mal et qu'il était le bien. Mais il n'en fut rien. Il resta un moment silencieux, avant de réduire la distance entre eux de quelques pas. Il n'était pas question de construire un mur, mais bien d'abaisser les barrières qu'il restait entre eux. Elle le comprit quand il plongea son regard dans le sien. Quand il fut assez près d'elle pour qu'elle parvienne à percevoir le rythme de sa respiration. Quand il lui tendit sa main, d'un geste lent. C'était comme s'il voulait lui montrer qu'il comprenait. Comme s'il voulait lui montrer qu'ils n'étaient plus ennemis.

Peut-être que s'ouvrir à lui n'était finalement pas une mauvaise chose. Au fond d'elle, l'ex Serdaigle commençait à l'apprécier. Même si, au second plan de cette scène, se trouvaient des morceaux de sa vie qu'elle n'avait toujours pas effacé et auxquels il l'avait forcée à se confronter. Elle tenta de se concentrer sur ses yeux, qui la regardaient toujours avec insistance.

Il lui indiqua qu'il allait sûrement la solliciter de nouveau. Mais cette fois-ci, ce serait différent. Quelque chose de non-officiel. Artemis garda le flou volontairement sur le contenu de cette invitation, ce qui intriga la vélane. Comment était-il possible qu'il souhaite la revoir, considérant l'attitude infecte qu'elle avait eu à son égard? Comment pouvait-il prendre plaisir de sa compagnie? Lui qui était si doux. Elle qui était si torturée.

Mais, refusant d'y penser maintenant, elle prit la main qu'il lui tendit, ponctuant ce geste d'un sourire on-ne-peut-plus sincère. Toute sa colère s'était évanouie. Ils allaient enfin partir et quitter les lieux. Ensemble. Chloé eut l'intime conviction qu'elle avait trouvé un allié en la personne d'Artemis. Elle ne parvint qu'à prononcer un seul et unique mot, mais qui résumait tout ce qu'elle avait sur le coeur le concernant.

— Merci.

D'un nouveau regard, l'Auror comprit que Chloé ne s'étendrait pas en adieux avec les lieux. Alors, ils s'effacèrent brusquement de ce cadre, pour ne laisser derrière eux que le silence inconfortable qui régnait autour de ces tas de gravas abandonnés.

— Fin du RP —
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Re: Campagne anglaise
Alice Grant, le  Ven 16 Juin 2017 - 19:05

PV Celle-Qui-A-La-Tête-Dans-Les-Etoiles
LA accordé
Égarement des astronautes

Tu cours
Tu sais pas trop ce que tu fuis
T'as oublié
T'es fatiguée
Ça fait longtemps qu'on te poursuit plus
Mais t'as tellement peur Alice
Alors tu cours
Comme si t'avais vu le Lapin Blanc
T'as peur parce que
Ça veut éteindre ta flamme
Et tu préfères mourir plutôt que de la voir disparaître.
Ce feu qui brûle en toi
Et dégage une lueur dorée
Si on te le prend,
Tu sauteras par la fenêtre de l'infirmerie,
Au lieu de devenir quelqu'un d'autre.

C'est la seule chose qui te fait tenir debout
Elle te donne le don de, selon le Chapelier:
-Rester là, sans crier-
Ton espoir
Ton envie de te battre
C'est ton unique trésor
Sans lui tu ne serais qu'une pauvre folle
Perdue au fond d'un asile
Grignotée par sa double-face
Pathétique
Morte à l'intérieur
Sans elle
T'arrêtes de te battre
Tu jettes Vorpalin
Retires l'armure
Et te laisse dévorer par le Jaberwookie.

La flamme vacille,
Chaque jour,
Mais elle tient bon.
Comme un cœur qui risque l'arrêt d'une minute à l'autre
Mais qui joue avec le temps
Et gagne toujours un peu plus de terrain
Soudain, tu t'arrêtes
T'es dans un pré
Tu tends l'oreille.
...
C'est bon.
Il est toujours là
A te dire qu'il faut voler
Même si t'as pas d'ailes.

Pourtant une voix t'a dit que c'est pas pour toi,
Le ciel.
Que toi t'es faîte pour crever au coin d'une rue,
Pour avoir été trop curieuse
Et elle a sûrement raison
Seulement t'as survécu encore aujourd'hui.
Comme une poupée déchirée
Qui ne tient plus qu'à un fil
Tu l'utilises pour te balancer
Te propulser
Et attraper des gens au passage
Au risque de le couper
Et de tomber pour de bon.

Il faut croire que.
T'es coincée entre deux mondes.
Les daydreams sont de plus en plus fréquents.
Ils dépassent maintenant tes moments passés dans le réel.
Tu sais que c'est un trouble.
T'es même pas allée plus loin dans les recherches.
Tu t'en moques.
C'est pas pire que cette terre qui tourne en laissant des gens en arrière,
Dans son ombre.
Que ces gens qui se gavent devant des affamés,
En s'indignant devant la télé.
Et en zappant.
Pour pas troubler leur petit bonheur fait d'illusion.

Dans leur monde faut.
Pas se poser de questions.
Faut dire qu'on peut rien n'y faire.
Mais toi.
T'es allée trop loin.
Tu peux pas oublier.
La sensation de solitude.
Le goût de la boue.
Les regards qui se détournent quand ils croisaient le tien apeuré.
Les gens qui pleurent encore.
Tu peux pas t'envoler sans eux.
Faire comme si de rien n'était.
T'es incapable de te taire
De t'endormir quand la nuit tombe
De fermer les yeux dans un lit
Incapable d'être
Ce qu'ils appellent "normale".

Soudain allongée dans l'herbe tu vois
Une figure familière
Kohane
Tu l'aimes bien parce qu'elle est folle,
Et qu'elle veut s'envoler aussi.
Même si tu la connais pas trop,
C'était cool de préparer le concours ensemble aux Trois Balais.
Elle regarde le fameux ciel
Tu t'allonges à côté d'elle
Après un signe amical et un sourire
Tu reprends un peu ton souffle,
Avant de lui demander:

- Ça te dérange pas si je reste là?

T'as toujours aimé rassurer les gens
T'espères que tu pourras l'aider aussi
Que tu trouveras les mots,
Que le fil tiendra,
Parce que ça commence à faire du monde
Quand bien même elle a des problèmes.
T'es curieuse.
Sa présence te rassure un peu
On vous trouvera pas ici
Personne ne pourra vous enlever
Vos rêves d'oiseaux.
Kohane W. Underlinden
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Re: Campagne anglaise
Kohane W. Underlinden, le  Ven 23 Juin 2017 - 17:37



Je crois que les nuages, ça galope.
Sans fin.
Perpétuel mouvement dans le ciel.
Ils passent, ils s'en vont. Et d'autres viennent à la suite. Ballet incessant.

Je crois que les nuages, ça parle.
Une micro-seconde, ils s'arrêtent. Te regardent.
Un sourire, un oeil bienveillant.
Un silence empli de mots.
Ils te disent de te poser un peu. Pour une fois.
Et te recentrer.
Moment de savoir, enfin
qui je suis

Pupille perdue dans leur enveloppe cotonneuse, il faut réfléchir. Bercé par le silence alentour.
Cesser de fuir et accepter les pensées.
Enfin, se poser les bonnes questions.
Pour comprendre ces choses -mille et une particules à la fois- que l'on ressent au fond de soi.
Ces sentiments qui animent l'intérieur. Contraditoires ou complémentaires.

Allongée dans l'herbe, j'ai décidé
d'arrêter de courir sans cesse.
J'ai décidé
d'arrêter de fuir mes interrogations
et enfin chercher à savoir
qui je suis
me voir dans le regard du nuage
qui observe et attend.



Un soupir s'échappe de mes lèvres.
J'arrive pas. A m'arrêter totalement. Et trouver. Les bonnes questions à se poser.
Faire de l'ordre dans tout ça.
Balayer l'inutile pour ne garder que l'essentiel.
Je ne parviens pas
à démêler les noeuds de l'esprit.
Tout s'embrouille et tout s'emmêle dans ma tête.
Tant de choses. Tant de choses que j'aimerais pouvoir règler sans y parvenir.

J'sais plus trop ce qu'est devenue ma vie.
Un sac si plein qu'on ne sait plus ce qu'il y a dedans.
Un sac trop plein qu'il faudrait trier.
Jeter ce qui est de l'ordre du passé.
Garder ce qui est présent.

...

Mais oui
il est là, mon problème !

Passé
Présent

je ne parviens toujours pas à m'y résoudre et les deux se mêlent sans cesse, créant un désordre inimaginable sous ma boîte crânienne.

Passé
Présent

il faudra bien qu'un jour, je parvienne à faire la part des choses.



Un nouveau soupir et je fais doucement glisser mes paupières sur mes globes occulaires.
Du noir
mais je sens, toujours, la présence des nuages au-dessus.
Etre plongée dans une non-vision des choses, seulement un ressenti, peut m'aider. A commencer à trier.
Et me résoudre au fait que tout ce qui était de l'ordre de l'enfance est désormais terminé.
Car non, je ne suis plus une enfant.
Et pourtant, par Merlin, que j'aimerais continuer de l'être !
Rire dans les champs, courir pieds nus dans l'herbe, sauter dans les flaques d'eau et grimper aux arbres. Dévorer des tonnes de tartes à la mélasse fraîchement préparée et faire un caprice de gamine pour une friandise.
Mais on a décidé -qui, "on", je ne sait pas- que cette époque était désormais révolue.
Et sans même me demander mon avis, on m'a projetée dans le monde adulte dont je ne veux pas.
C'est ainsi, ont semblé dire les regards.
T'as rien à dire.
Faut accepter.
Peter Pan n'existe pas, et il faut bien grandir un jour.

Oui mais
b*rdel non !
J'suis encore petite. Jeune. Dix-sept ans. Tout juste majeure. Encore enfant. J'ai encore besoin de vous. Tout en rêvant de pouvoir m'envoler.
J'aimerais avoir l'indépendance-adulte et l'insouciance-enfant.

Ca, ça doit être mon deuxième problème.
Les contradictions.
Mais que voulez-vous ?
C'est en leur sein que je me construis.
C'est tiraillée par eux que je me bâtis.

Mais peut-être qu'il faudrait que je remédie à ça aussi ?

Intérieurement, je secoue la tête et rouvre les yeux.
Là n'est pas le plus important.
Pour l'heure, il faudrait que je parvienne à faire le tri pour y voir plus clair.
Et réussir à accepter le présent pour ce qu'il est. Ainsi, j'envisagerai mieux l'avenir.



Une ombre, soudain, se profile.
Regard lent, je cherche d'où elle vient.
Et je la vois. Alice ? Tiens... que fait-elle là ?
Un petit signe amical, un sourire et elle se joint à moi.
Je secoue la tête quand elle me demande si ça me dérange qu'elle reste.
Non.
Cela ne me gêne pas.
J'la connais pas trop, Alice.
Mais c'est ma collègue aux 3B.
Et les comètes l'enthousiasment. Les papillons aussi. Du coup, elle est forcément cool. J'l'aime bien. Même si on ne s'est jamais vraiment parlé.

Un temps. Silence.
Des nuage toujours passant.
J'me rappelle. Avec mon frère, on a volé parmi eux. Il paraît d'ailleurs qu'on a failli mourir. Mais moi, j'y crois pas trop. Y'avait surtout un gros nuages qui nous attendait. Et qui nous a récupérés. C'était cool.
Tiens, voilà, ça, c'est le présent. Un présent un peu passé mais présent tout de même puisque mon frère continue d'être là, d'exister à mes côtés. Et ce présent-là, je parviens à l'accepter.
Ce n'est malheureusement pas la même chose pour d'autres.
Et trop souvent, il vient se mêler au passé. J'en ressens alors une grande nostalgie qui ne parvient pas à me lâcher.

-Dis, je comence, l'envie de partager ma pensée soudainement très forte, t'as jamais eu l'impression de vivre à reculons ? De ne pas réussir à accepter le présent et sans cesser regretter le passé ?

Un silence.
J'humecte mes lèvres trop sèches et mes yeux ne quittent pas les nuages.
Ce sont eux, que je regarde.
Pas Alice.
Mais je sais qu'elle est toujours là.

-Pourquoi ma vie est-elle un tel fatras que je ne m'y retrouve plus ? je prononce dans un murmure, plus adressé à moi-même qu'à ma collègue.

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Re: Campagne anglaise
Alice Grant, le  Mar 4 Juil 2017 - 19:56

Elle secoue la tête.
Ouf, tu peux rester.
T'avais besoin de t'allonger dans l'herbe,
Regard vers le ciel
Pour calmer les battements de ton cœur
Que tu sentais tambouriner comme si il voulait se barrer
Et il a raison, ta cage thoracique n'est plus très sûre
Mais il se calme enfin
Comme ton esprit aux rêves de liberté.

Et puis c'est le moment parfait pour faire connaissance,
Tu connais à peine Kohane
Mais t'as envie depuis le concours
Après un échange d'idées étoilées
Et de Peter lustré
T'as été curieuse de savoir ce qui se cachait
Derrière les mots-papillons.
Parce que t'aime bien connaître les gens.
Connus ou connaissances,
Amis ou ennemis,
T'as toujours aimé savoir qui tu avais devant toi.
Tu peux pas te contenter d'une impression, d'une image.
T'as besoin de creuser.

Il fait silence.
Tu attends qu'elle parle.
Et elle le fait,
Sans cesser de regarder le ciel.
Ça t'aurait pas étonné qu'elle s'adresse aux nuage,
Mais ses mots résonnent.
"Dis, t'as jamais eu l'impression de vivre à reculons ? De ne pas réussir à accepter le présent et sans cesser regretter le passé ?"
Tu regrettes qu'on t'ai enlevé l'innocence à tes huit ans.
Tu regrettes d'avoir laissé la démence se faire une place de reine dans ton esprit.
Tu regrettes ton père, ta maison, ta santé mentale, les mages noirs, la violence, la peur.
Tu regrettes tellement de choses.
Mais c'est de là que t'a tiré ta force,
Si on peut appeler ça comme ça.
La force de plus avoir mal quand on tombe,
Parce qu'on s'est sorti de gouffres plus profonds.
La force de toujours retrouver l'espoir,
Parce qu'on connait le goût du fond.
La force de.
Se relever.
Parce que c'est rien par rapport au passé.
Rien par rapport à l'enfer traversé.

Tu la laisses continuer.
Un murmure.
Moins assuré.
Qui ne t'es pas vraiment destiné.
"Pourquoi ma vie est-elle un tel fatras que je ne m'y retrouve plus ?"
Quand il y a trop d'éléments,
Et qu'on voudrait tout balayer
Envoyer valser
Dans un coup de vent
Oublier,
Se débarrasser
Seulement ça colle
Ça s'accroche
Et ça reste
Faut vivre avec.

Tu réponds,
Toi aussi sans la regarder,
Préférant admirer la forme de tortue
Des centaines de mètres au-dessus.
"Ouais, je connais.
Le temps c'est un salaud.
Le complice de la démence.
Un couple hideux.
On peut rien y faire.
"
Soupir.
Effacer.
Est bien trop impossible.
Le tic-tac a protégé ses rouages
Par des lois incassables
Tu t'es brisé l'âme dessus.
"Mais aujourd'hui, on peut décider.
C'est le seul pouvoir qu'on a.
Choisir, pour plus jamais regretter.
"

Tu pointes ton doigt vers le ciel.
"T'as vu celui-là? Il a une forme de tortue bossue"
Tu te demandes comment son dos s'est déformé.
Un accident peut-être?
Qui sait.
Les nuages sont si mystérieux.
On sait pas d'où ils viennent.
Ils apparaissent, ils meurent, ils fuient.
Et d'autres naissent.
Imprévisibles.
Kohane W. Underlinden
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Re: Campagne anglaise
Kohane W. Underlinden, le  Jeu 20 Juil 2017 - 0:22




Les aiguilles de ma montre se sont emmêlées.
Genre, beaucoup trop.
D'un coup, elles n'ont plus tourné dans le même sens.
Y'en avait une qui tirait vers l'avenir.
Alors que l'autre courait à reculons vers le passé.
Ca s'est emmêlé, tout ça. Si bien que rapidement, je n'ai plus réussi à démêler les noeuds. Et les souvenirs se superposent aux projets. Et je ne sais plus qui est quoi.
C'est un beau b*rdel, là-dedans.
Je me demande comment font les gens qui doivent faire un deuil.
Moi, je n'y parviens pas.
Enterrer les années d'avant, y'a toujours un truc qui résiste.
Ca colle comme une trop bonne colle.
C'est comme le sparadrap. Tu essaies de le jeter à la poubelle puis nom, il passe d'un doigt à l'autre, tu secoues, tu t'énerves et puis...
Ca reste.
Parfois ça revient sous la semelle.
C'est toujours là.

Bien évidemment, le passé, c'est ce qui fait sa propre identité.
Mais l'intérêt même du passé...
Bah c'est qu'il ne soit plus.
Il a été.
Il est parti.
Le mien, il a laissé des résidus un peu partout sur moi.
Dans moi.
Autour de moi.
Partout.
Des résidus.
J'arrive pas à m'en débarrasser.
J'ai beau frotter, laver, me convaincre, se faire à l'idée que... mais...
Et puis non
Ca reste.



Elle répond. D'un ton implacable.
Ce ne sont pas des questions qu'elle pose, des interrogations qu'elle soulève.
Non.
Elle sait.
Elle dit.
Le Temps, c'est un s*laud. Et on n'y peut rien.
Elle n'a pas tort.
Le Temps, ça nous dépasse tous. Tout le temps.
Le Temps, on sait jamais trop comment l'appréhender, le combattre, le vaincre.
Alors, oui. On n'y peut rien. Faut juste...
Eh bien juste se faire à l'idée qu'il est là, qu'il existe.
Et qu'on doit vivre avec.

Justement...

Comment ça se fait que la majorité des personnes s'en contentent ? Et pas moi. Pas nous.
Pourquoi personne n'y fait jamais attention, au Temps ?
Pourquoi personne d'autre ne paraît avoir des souci avec ce cher monsieur pas des plus aimables ? Pourquoi leurs aiguilles à eux semblent tourner dans le bon sens alors que les miennes débloquent totalement ?
Pourquoi j'suis pas pareil ?
Pourquoi, pour une fois, j'suis pas fichue de tourner sur la même plaque ?
Alice me coupe dans mon élan de questions.
Et dit qu'aujourd'hui, quand même, on peut décider.
On peut choisir.
C'est là notre dernière liberté.
Je sais que je comprends ce qu'elle dit. Et que je suis d'accord.
C'est ainsi que je pense, moi aussi.
C'est pour ça que, tant que je peux, je choisis. Pour être libre.
Je choisis mes bribes de vie qu'on veut bien m'accorder, pour les forger, eux au moins, à l'image de mes rêves. Puisque tout le reste, je n'ai, appartement, plus aucun pouvoir sur rien. Au moins, ces minces fils, filets, je les maîtrise et je les forge de mes propres doigts. Par mes choix.



Soudain, du mouvement.
C'est elle, qui vient de lever le doigt. Direction le ciel. Et elle me désigne un nuage.
Je regarde.
Je contemple.
En silence.
Je plisse un peu les yeux.
Concentration de quelques secondes.
Le nuage bouge un peu. Se fait, défait, refait. Poussé par la brise.
C'est beau, le mouvement, là-haut.
Mais c'est drôle quand même. Parce que

-J'y vois plutôt un chapeau. Pour un type à deux ou trois têtes.

J'émets un petit rire en imaginant un genre d'Hydre à têtes d'homme portant toute un chapeau.
L'image est amusante.
Une Hydre gentleman anglais.
Chapeau melon, air distingué, attaché-case. Et c'est parti pour le boulot !

Je me tais et continue de regarder.
Avec attention.
C'est beau, quand même.
Bien sûr, je préfère les étoiles.
Mais bon. Faut avouer. Les nuages. Ca a un charme certain.
Ils sont libres, eux.
Ils flottent, ils vont, ils voguent.
Au grès de leurs envies.
Ils avancent.
Puis ils sont contents comme ça.
Personne pour venir les embêter.
Leur imposer ça ou ça.
Ils ne font qu'un avec le vent qui les pousse un peu.
Leur vie est tellement enviable !

Mais en même temps, je me demande aussi
Si les nuages, ça fait des choix.
Je n'en suis pas si sûre.
Ils se laissent glisser au grès du temps.
Vont, viennent.
Mais se posent-ils des questions sur leur direction ?
Sur le pourquoi ils font ça et pas ça ?
Se demandent-ils,
Choisissent-ils en toute conscience ?
Je n'en suis pas très sûre, tout compte fait.
Donc les nuages sont-ils libres ?
Telle est la question.
Quand bien même, en seraient-ils conscients ?

-Je crois que t'as raison. Choisir, c'est tout ce qui nous reste. Mais... quand même ça, ça t'échappe, tu fais comment ?

Ma voix vibre un peu sur la corde de l'angoisse-tristesse.
Je déglutis.
Mes lèvres paraissent soudainement plus sèches.
J'suis perdue.
Je veux choisir ; on choisit pour moi.
J'fais comment, du coup ?

-Comment tu veux croire en l'avenir alors même qu'on ne te laisse pas le forger de tes propres mains ? Si ça se trouve, c'est pour ça que le passé est si présent. Parce que mon avenir ne m'appartient plus. Mon passé si. Et ça, personne ne pourra plus rien y faire. Tu crois pas ?

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Re: Campagne anglaise
Alice Grant, le  Jeu 31 Aoû 2017 - 17:52

Le coton bouge sur la plaie béante du ciel, poussé par les doigts invisibles du vent,
Et se change en une autre figure enfantine
Comme un pansement aux figures de héros qui donnent du courage aux blessés.
La tortue bossue s'est transformée.
C'est fascinant d'avoir la preuve que les nuages rêvent
A moins que ce soit nous qui ré-imaginons leurs traits
Toi tu préfères la première théorie, celle des songes de moutons.
Est-ce que pour s'endormir ils rêvent d'humains qui sautent des fenêtres ?
C'est tout de suite moins innocent.

- J'y vois plutôt un chapeau. Pour un type à deux ou trois têtes.

Elle rit et tu la suis
Le cerbère n'aime pas qu'on se moque de lui
Il enrage et l'une de ses têtes se met à cracher des flammes
Mais il ne peut pas vous atteindre alors tu lui tires la langue
Tu ne savais pas que le gardien des enfers s'évadait parfois dans le ciel
Se faisant gardien des moutons, chasseur peut-être
Ça expliquerait pourquoi ils s'écartent de lui.
Qu'est-ce qu'elle voit, ta collègue ?

Ça faisait longtemps que t'avais pas levé la tête le jour
T'avais un peu oublié ce qu'il y avait quand le sourire du Cheshire laissait place au soleil
Et tu trouves dommage que les deux mondes ne se croisent pas
Que la Grande Ourse ne puisse pas jouer avec la tortue bossue
Que le croissant de Lune ne se moque pas du Cerbère
Il faut qu'ils gardent tour à tour le ciel
L'animent, le remplissent
Pour que les enfants puissent rêver à toute heure.

- Je crois que t'as raison. Choisir, c'est tout ce qui nous reste. Mais... quand même ça, ça
t'échappe, tu fais comment ?


Ses mots tremblent
Vacillent
Ils se rattrapent les uns sur les autres
Se serrent
Et tiennent dans un équilibre incertain
Fragile.

- Comment tu veux croire en l'avenir alors même qu'on ne te laisse pas le forger de tes propres mains ? Si ça se trouve, c'est pour ça que le passé est si présent. Parce que mon avenir ne m'appartient plus. Mon passé si. Et ça, personne ne pourra plus rien y faire. Tu crois pas ?

Tu t'es juré de ne laisser personne te diriger,
Te changer,
Te dire qui tu pourrais être ou qui tu aurais pu être.
T'as trop longtemps partagé ton corps avec quelqu'un d'autre.
Maintenant il n'y a plus qu'une seule personne dans ta tête
-si si-
Et tu ne permettras pas que ça change.

Ceux qui sont prêts à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité
Ne méritent ni l'un ni l'autre et finiront par perdre les deux.
C'est ce qu'on dit.
Alors tu t'es rendue indomptable, méfiante
Avec une haine envers les manipulateurs.
Peut-être qu'ils t'auront.
Mais pour l'instant tu es libre.
Et tu comprends pas comment on peut vivre autrement.

Soudain tu réentends la phrase qui ment
La phrase qui dit
Qu'on peut toujours choisir.
Et tu la répètes.
Hypocrite.

- Ta vie t'appartient, quoi qu'on en dise. Et si on essaye de te la prendre, alors tu dois te battre avec tout ce que t'as. Parce que la liberté c'est la chose la plus précieuse que l'on possède. On ne peut pas se contenter de souvenirs et d'un chemin tout tracé. C'est à toi de dessiner ton avenir.

Tu te redresses et t'assois en tailleur, lentement,
Comme on plonge dans un lac froid,
Pour poser ton regard sur elle.
Tu te demandes qui tient les chaînes qui semblent la retenir
Et pourquoi elle semble si résignée
A rester prisonnière.

- Mais je parie que c'est compliqué.

T'as toujours été trop curieuse.
Kohane W. Underlinden
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Re: Campagne anglaise
Kohane W. Underlinden, le  Jeu 5 Oct 2017 - 19:09



Lente course des nuages du ciel. Qui se font. Se défont. Au-dessus de nos têtes.
Nous deux. Posées.
On a arrêté de bouger dans le vent.
On se contente de regarder le reste, les autres, bouger à notre place. Tourner partout où nous ne tournons plus. Un peu de repos à deux. Réflexions échangées.
J'ai l'oeil perdu au loin. Dans la masse cotonneuse.
J'aime bien les nuages.
Ils sont marrants, parfois, quand ils prennent des formes originales.
Et accueillants, la plupart du temps, quand on leur demande l'autorisation de voler parmi eux.
Alice aussi paraît les aimer.
En même temps. Cela ne m'étonne pas. Elle aime déjà les comètes. Les chenilles qui deviennent papillons. Alors les nuages... ce n'est que dans la continuité de tout ça. Elle ne pouvait qu'aimer les nuages elle aussi. Même si, je pense, elle n'a jamais volé parmi eux. Mon frère astral est la seule personne à me connaissance qui ait ce pouvoir. Enfin... c'est peut-être à deux qu'on l'a. Quand on se tient la main. On peut tout. Mais séparés, on ne peut plus grand-chose. C'est pour ça que je me réjouis à chaque fois que je le vois.

Mes mots se déplacent dans l'air comme les nuages au ciel.
Je ne les vois pas mais je les perçois.
Je les entends à mesure que je les prononce.
Ils courent et coulent. Sortent de mes lèvres, s'extirpent de moi pour prendre leur indépendance -leur envol, loin, là, à l'air libre.
Alice ne m'interrompt pas. Je pense qu'elle m'écoute. En tout cas, elle en donne l'impression.
J'sais même pas trop de quoi je veux parler. Je parle, c'est tout. Je me pose pas vraiment de question avant de poser tel mot plutôt qu'un autre. Je dis. Et je laisse aller. Je laisse faire. Partir.
Je me tais. Alors.
Les nuages, eux, demeurent. Ils bougent mais ils demeurent. Tellement ils sont nombreux. Ils ont beau courir, il y en a toujours un au-dessus de nos têtes.
Je crois qu'ils nous regardent.
Ils nous entendent aussi ?
Ca, je sais pas. C'est possible. Ils ont plein de facultés, les nuages. Vous pouvez pas savoir.
En attendant, ce n'est pas d'eux que j'espère une réponse. Mais d'Alice. Même si, dans le fond, je ne sais pas s'il y aurait beaucoup à répondre. Ou alors il y aurait trop à dire? Après tout, c'est la vie que j'interroge. La mienne. Elle peut interroger la sienne. On croiserait nos pensées et nos réflexions. Et, peut-être, qu'on parviendrait enfin à comprendre ce qu'elle est, cette entité si floue.
Comprendre pourquoi elle est comme ça.
Parce que oui. Je ne comprends pas. Je me perds. Me noie. Tout m'échappe. Alors que ce n'était pas comme ça, avant. Avant, j'avais mal, je prenais les coups, je serrais les dents, j'avais peur des monstres et des ombres. Mais, au moins, ma vie était à moi.
Aujourd'hui, j'ai appris à rendre les coups, animer la flamme, cesser de pleurnicher au sol sans rien faire, me dresser dans le vent, poings serrés, rage aux tripes, je ne crains plus les monstres ni les ombres, j'ai fini par m'habituer à eux et même, parfois, je vais les chercher. Mais ma vie, je ne la tiens plus entre mes mains.
Quelle situation est la meilleure ?
Je vous le demande.
J'en sais rien moi-même.
J'me sens tellement larguée.



La voix d'Alice vient un peu me rattraper.
En silence, je l'écoute. C'est dingue. Ce qu'elle dit. C'est ce que je pense. Au plus profond de moi. Se battre pour la liberté. Oui. Là est ma plus grande lutte.
Sous mes doigts, l'herbe. Et mon poings se crispe un peu sur les brins qui n'ont rien demandé. Alors que je continue d'observer le ciel.
Mouvement à côté de moi -ma collègue se redresse.
Coup d'oeil.
Elle est désormais assise en tailleur. Et laisse échapper ses derniers mots.

Je ferme les yeux une ou deux secondes.
Léger soupir dans l'air pur.
C'est si calme ici. Loin de la ville, loin des gens, loin des autres. Un calme propice à la réflexion.
Elle a raison. Ses mots sont très justes. La vie nous appartient. Notre vie est à nous. Il faut la défendre bec et ongles. C'est vrai. Très juste. Mais ça, c'est la théorie. La visions des profs et des chercheurs, des cerveaux et des intellectuels.
Une fois arrivés sur le terrain, plus rien n'est pareil.
Quand on se retrouve complètement impliqué.e dedans, on se rend compte que c'est bien plus dur que la théorie.
Tout est beaucoup plus difficile. Et si lourd.

Je finis par me redresser aussi.
Décrisper les poings d'où s'échappent les quelques brins d'herbe que j'ai arrachés.
Assise. Genoux repliés. Coudes posés dessus. Air nonchalant. Je scrute celle qui est assise à côté de moi. La dévisage quelques instants. Cette collègue que je vois quasiment tous les jours. Sans avoir jamais réellement l'occasion de lui parler. Pas de temps où nous nous retrouvons comme aujourd'hui. Pour parler. Discuter. Echanger.
Je lui fais un maigre sourire.

-Oui. C'est compliqué.

Un silence flottant.
Comment poursuivre ?

-Tu y arrives, toi, à te battre toujours pour garder ta vie entre tes mains ? Moi, j'essaie. C'est pas un manque de volonté. Mais... parfois, j'ai le sentiment que ça me dépasse. Les monstres mangeurs de liberté sont trop gros, trop imposants, trop...

Soupir.

-Je ne fais pas le poids.

Frisson. Léger.

-La famille. C'est tellement lourd. Pourquoi j'arrive à leur faire face ? A leur dire. De cesser de tracer ma route. Et me rendre enfin ma vie, mon autonomie, mon indépendance, mes ailes.


Les yeux se baissent sur l'herbe agitée par un léger vent.

-Mais surtout...

Murmure.

-Pourquoi je continue de les aimer alors qu'ils m'enlèvent ce à quoi je tiens le plus ?

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Re: Campagne anglaise
Alice Grant, le  Jeu 26 Oct 2017 - 12:39

On se dit que l'avenir nous appartient.
Qu'on dépend de rien ni de personne,
Libres
Sans obligations, aucunes restrictions
Mais peu à peu on se rend compte qu'on a du mal à avancer
Dès le départ quelque chose bloque
Quelque chose cloche
Un premier choix s'offre à nous
''Pilule bleue ou pilule rouge?''
La première est tentante
Mais si on est curieux
-
On baisse la tête,
A peine le temps de voir les chaines
Trou noir.
------------
On se réveille,
Goût amère
La réalité se digère mal
Et c'est là qu'on comprend enfin
Que la liberté ça se perd et ça se gagne
On t'a laissé une lime pour t'évader
Et un compte à rebours
Avec un sourire hypocrite
''Bon courage''
My calendar is black

Elle s'est redressée maintenant.
Et vous vous regardez pour la première fois.
Bien sûr, vous bossez ensemble, alors vous vous voyez souvent
Occupe-toi de la 4, je fais la 12
Voilà le café, je prends ma pause
Mais jamais vous ne vous étiez réellement regardées
Avec des yeux qui sondent.
Son sourire est triste.
Looking at the present's f*cking sad

- Oui. C'est compliqué.

Toujours.
Silence.
Silence que tu ne combles pas.
Pour la laisser se concentrer.
Sur l'assemblage des mots.
Un puzzle délicat.
Avec des pièces aux bords incurvés.
Comme les nuages.

- Tu y arrives, toi, à te battre toujours pour garder ta vie entre tes mains ? Moi, j'essaie. C'est pas un manque de volonté. Mais... parfois, j'ai le sentiment que ça me dépasse. Les monstres mangeurs de liberté sont trop gros, trop imposants, trop... Souffle. Fatigue? Résignation? Peut-être un peu des deux. Je ne fais pas le poids.

Et tes chaînes à toi Alice
Elles sont de quelle couleur?
Couleur hantise
Couleur culpabilité
Couleur rouge sang rouge cicatrice rouge maudite reine
Oui elle est bien une dévoreuse de liberté, un assassin sans cœur
Avec une armée des ordres de la cruauté un bourreau...
Qu'est-ce qu'on a pour lui faire face?
And no, i'm not ok, but nothing's broke

Mais t'essayes de t'arracher de l'étreinte du passé
Parce que si on s'y attarde trop on peut rester hypnotisé
Faut détourner le regard et avancer
Avancer pour s'éloigner
Avancer pour fuir
Chaque instant regretté
Se trouve au final derrière nous
Some of us are living in the past

- La famille. C'est tellement lourd. Pourquoi j'arrive à leur faire face ? A leur dire. De cesser de tracer ma route. Et me rendre enfin ma vie, mon autonomie, mon indépendance, mes ailes. Elle baisse les yeux. Mais surtout... Tu lis à demi sur ses lèvres. Pourquoi je continue de les aimer alors qu'ils m'enlèvent ce à quoi je tiens le plus ?

Tu baisses le regard à ton tour.
La famille.
Ta narratrice te souffle que parfois, c'est encore plus lourd quand ils sont vivants.
Que tout les parents ne sont pas aussi compréhensifs que ta mère
Qu'il y en a qui profitent de leurs enfants pour voir s'accomplir leurs propres désirs ou rêves brisés
Et que l'on devient alors une marionette
Avec toujours plus de fils qui nous emmêlent, qui nous oppressent
Le ciseau est trop loin, trop lourd
Impossible de s'évader
Du théâtre familial
De la maison de poupée.
Maybe god will let me die when my dreams go up in smoke

- Réfléchis. Réfléchis bien. Pas à la route toute tracée. Pas au chemin le plus facile. Mais à la destination qui compte vraiment pour toi. Seulement pour toi. Essayes d'être... égoïste.

Tu relèves la tête.
Si on n'en peut plus du rôle de pantin.
Si on veut goûter la liberté.
Y'a pas un milliard de solutions.
Juste une seule.
Qui arrive quand la crise d'adolescence s'estompe.
Lorsque la majorité débarque.
Il faut faire le choix de faire face.
Le choix de se battre
Yes, i tried the blue pill

- Si ils sont toxiques, éloigne-toi d'eux. Même si ça à l'air ingrat. Même si tu les aimes. Si tu veux pas vivre avec seulement des rêves, faut courir, sans te retourner, en emportant seulement ce que tu veux. Garde près de toi les gens avec qui tu as envie de partager ta liberté. Mais ne la sacrifie jamais pour eux.

C'est facile, hein?
Les mots.

- Et si t'as besoin d'aide... sache que t'es pas seule.

Tu serais prête à rendre service à n'importe quel inconnu dans les vapes.
Alors pour une collègue amatrice de nuages...
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Re: Campagne anglaise
Kohane W. Underlinden, le  Sam 2 Déc 2017 - 15:25



Parfois, je me dis que j'ai essayé de courir.
Pour fuir. M'échapper.
Que j'ai essayé de passer par la fenêtre de ma tour : sauter, se laisser tomber -le vide qui dévore.
Jusqu'à toucher terre puis miracle, je suis en un seul morceau !
Je me dis que j'ai sauté sur mes deux jambes, grandes foulées, fuir les griffes qui voulaient me rattraper.
Parfois, je me dis que j'étais comme ces héroïnes de contes de fées Moldu. Courir à travers la sombre forêt, entre brume et marécages, pour fuir une méchante famille qui voulait ma peau. Je me voyais dans cette course perpétuelle pour la survie et médaille de celle qui a le courage de ne pas baisser les bras pour embrasser pleinement sa Liberté.
Puis
Parfois, aussi, je me réveille.
Et je me rends compte que tout ça, c'est ce que j'aurais aimé faire. Mais que je n'ai pas fait.
Je n'ai su que me taire et accepter. Sans un mot. Sans un souffle.
Quand j'y pense, j'aimerais me frapper. Me demander pourquoi comment comment j'ai pu accepter troquer ainsi ma liberté pourquoi au nom de quoi en quel honneur et quelle raison
Mais la raison m'abandonne, justement
J'ai plus d'arguments
Je ne sais plus
Ca me rend folle.
Savoir que j'ai fait tout ça de mon plein grès.
Que je n'ai même pas essayé de lutter.
Peut-être une forme de honte. D'accepter ainsi ses propres faiblesses. Ses propres failles. Je ne veux pas les montrer. Je ne veux pas que les gens sachent. Les sachent. Ces titubements que je veux garder pour moi -je ne veux pas m'exposer.
Pourtant, aujourd'hui, en compagnie d'Alice, j'éprouve ce besoin de parler. Et qu'importe que cela mette en pleine lumière mes égarements et mes faiblesses.
Est-ce une histoire de confiance ?
Peut-être.
Après tout, elle est ma collègue aux 3B. Même si nous n'avons pas eu de nombreuses occasions de discuter ensemble, il y a quelque chose qui rapproche indubitablement. Les regards et et les mots banals échangés au long de la journée, je suppose. Les indications qui n'ont rien d'extraordinaires -juste savoir qui s'occupe de quoi. Une forme de complicité parce qu'on a même travail.
Je me sens étrangement bien en sa compagnie.
Avec son regard.
Et ses mots.
Qui me font réfléchir -voyager.

Essayer d'être égoïste... elle n'a pas tort. J'ai l'impression de l'être souvent. Pas assez, on dirait. Pas au point de refuser de me sacrifier pour ma famille.
Elle continue de parler et je sens un souffle nouveau venir buter contre mon cœur. Ce souffle de la reconnaissance, de l'appui qu'on sait être là, tout près.
Je pose sur Alice un regard qui dit merci.
J'aime ses mots.
Même si je ne saurais comment les mettre en application.



-J'sais pas comment faire.

Un sourire triste.

-J'ai comme l'impression que c'est trop tard. Courir, fuir, sans me retourner, tout ça, j'aurais dû le faire avant. Bien avant. J'aurais dû le faire avant de dire oui. En fait... je n'aurais jamais dû dire oui, j'aurais dû me taire me contenter de courir.

Pincement des lèvres.
Tout arrive toujours trop tard.
C'en est affligeant.

-T'as jamais essayé de courir derrière le temps ? Pour le rattraper, lui demander de réparer tes erreurs passées...

Un soupir.
C'est assez compliqué, tout ça. Parce que oui, c'est une erreur, tout ça. Et en même temps, peut-être qu'au fond je n'ai pas envie de me l'avouer, mais ça doit pouvoir me conduire à quelque chose d'autre. Il faut savoir faire feu de tout bois. Et se réceptionner sur ses pattes même après une mauvaise chute. Savoir rebondir, se retourner, se relever.
Et, dans le fond, je me dis que ça aurait pu être pire.
Doucement, je pose ma main sur celle de ma collègue et lui souris :

-Tu sais, j'aime bien parler avec toi. Y'a une sorte de... simplicité, je crois. J'apprécie.

Un regard aux nuages.
Un pincement au cœur.
Reprise de la parole.
Pour essayer de poser des mots sur ce qui me trotte dans la tête.

-C'est assez paradoxal, en fait... parce que oui, je perds une part de mon ancienne liberté, enchaînée désormais d'une manière ou d'une autre à ma famille. C'est un peu le scénario catastrophe, tu vois. Mais à l'intérieur de ce scénario catastrophe, je crois que je me retrouve avec plus de liberté que je n'aurais pu imaginer.

Il n'y a pas mieux en la matière que se retrouver liée à quelqu'un épris comme jamais de liberté et d'idéalismes. Quelqu'un avec qui partager une lutte acharnée pour cette même liberté. Quelqu'un qui en comprend le sens et l'importance.

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