AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
Page 1 sur 1
[Habitation] La Spina della rosa
Anthony Adams
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Husky


[Habitation] La Spina della rosa

Message par : Anthony Adams, Sam 24 Juin 2017 - 1:49


_________________________________


Voici l'habitation (Villa) de Alhena Peverell, en Italie.

Elle peut poster dès à présent.


_________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Alhena Peverell, Lun 26 Juin 2017 - 14:22






La Spina Della Rosa


_______________________

Derrière les masques, il y a la vie réelle


Située près de la ville de Venise, la Villa est assez isolée du reste de la grande civilisation. Cependant, il y a non loin, un petit village avec quelques commerces et habitants.
Elle est entourée d'une immense forêt et plusieurs points d'eau. Là-bas, le calme et la sérénité sont maitre mot de la demeure.
La Villa est composé de plusieurs chambres, de bureaux, de salles de jeux, de grandes parties communes (salon ect...).

L'épine de la rose, est un héritage provenant du côté maternel de la famille.
Alhena se souvient très bien de cet endroit. Ils venaient régulièrement en été ici. Pour la première fois, ce n'est pas un endroit qui lui laisse de mauvais souvenir.
Étrangement, c'est une demeure qui éteint les vices et les colères. Cela peut mettre du temps au début, mais elle apaise les coeurs. La brune se sent pleinement chez elle.
C'est le seul endroit, où les pieds dans l'eau, le regard plongé dans les étoiles,
Elle respire,
Elle comprend ce que cela fait de
Vivre

©Alhena



RP Azaël
LA mutuel accordé

A Cure for life


Jour 1

L'alcool qui coule dans les veines. La vie qui dégringole à chaque seconde. Une main qui agrippe un col.
Transplanage
Tu sais exactement où aller ce mois de Juillet. Tu sais quoi faire. C'est le seul endroit où vous pourrez vous en sortir. Où tu apaiseras ta propre soif de haine et la sienne.
La seule demeure où les vices ne bouffent pas les corps, l'endroit le plus sain qui existe à ta connaissance. Là où les rires et les sourires sont réels, que le monde imaginaire ne prend pas le dessus pour fuir la réalité.
Là où tu affrontes la vie.

Vous atterrissez devant la grande bâtisse. De force tu as déjà pris sa baguette. Il ne tient pas debout. Ses pas font une sorte de danse bizarre et tu te vois dans l'obligation de l'aider à avancer.
Vous entrez, et tu sens comme une bouffée d'air remplir tout ton être. Tu aimes vraiment cet endroit. Il y a quelques mauvais souvenirs, mais ils sont justement nécessaire à toutes tes guérisons et tes plaies refermées.
Tu l'installes sur le canapé et l'observe, ivre comme un abruti. Tu grinces des dents.
Tu ne peux plus le voir comme ça.
Tu n'y arrives pas.
Tu voudrais le frapper de toutes tes forces, le secouer.
Tu sais bien pourquoi il est comme ça. Il n'est pas si différent de ta propre nature. Mais tu refuses d'assister à ce spectacle sans rien faire.
Il ne deviendra pas comme vous,
Tu ne le permets pas

Je vais te chercher un verre
D'eau

Tu t'éclipses. Vos baguettes coincées dans ta manche. Tu connais par coeur cette maison, où se trouve exactement chaque cachette, chaque bouteille. Tu les fais toutes disparaitre sans aucun remord.
Il est temps d'aller de l'avant.
Contrairement à ce qu'il pourrait penser, cela ne te fait pas plaisir du tout. Tu n'aimes pas cette situation, tu n'aimes pas faire ça.
Parce que tu te souviens de ta soeur, tu te souviens de sa nature, de ce qui c'est passé.
Et le goût amer qui réside entre tes lèvres ne te laisse pas de marbre.
Tu fermes les yeux un instant, les poings serrés. Tu te ressaisis et décides d'amener le verre d'eau ainsi qu'un médicament à ton frère.

Il ressemble à rien, là, sur ce canapé. Il pourrait provoquer le dégoût chez certaine personne tellement son comportement est pathétique en ce moment même. Cependant, toi, tu ne ressens pas de la pitié.
T'as juste le coeur déchiré de voir à quel point cette famille est... brisée

#Finite Titilus
Tu te tournes vers ton elfe de maison.
Tu lui expliques que quand tu ne le surveilles pas,
Le petit être doit toujours faire en sorte que Monsieur Azaël ne touche jamais une goutte d'alcool.
Que Monsieur Azaël ne sort pas de la maison sans toi, excepté dans le jardin.
Que Monsieur Azaël ne s'enfuit pas.
Que Monsieur Azaël ne touche pas à sa baguette.
Que Monsieur Azaël ne se drogue pas.
Que Monsieur Azaël ne fume pas.
Que Jamie ne doit jamais obéir au petit maitre, puisque Monsieur Azaël va faire les choses comme un grand...
Et que si jamais, l'elfe à besoin de renfort, il peut appeler ses confrères ou Madame. Le petit maitre pouvant être incontrôlable, il fallait prendre des mesures drastiques.
_Laisse le grandir
Le petit être hoche de la tête.

Tu t'assois en face de ton benjamin, tu le regardes reprendre ses esprits, d'un oeil sévère.
Un soupire s'échappe, une légère grimace sur tes lèvres.

Il est temps d'aller mieux Kid. On est là pour ça. Tu ne quitteras pas cet endroit avant d'être remis sur pied. Je sais que tu ne veux pas d'aide, mais je m'en fous. T'es sous ma responsabilité, et je t'aime assez pour ne pas rester à rien faire alors que tu te détruis l'âme.

Tu fais un signe de tête vers le verre et le médicament.

Prend le. Les jours qui vont suivre vont être particulièrement difficile. Tu vas d'ailleurs, probablement me détester. Mais quand tu respiras de nouveau, tu finiras pas comprendre la nécessité de ce que tu vas vivre.

Il n'y aucun sourire, aucune joie,
Il sait que ce mois ne va pas être le meilleur de sa vie.
Tu sais aussi dans quel état tu vas le trouver.
Quels genres de mot risquent de s'échapper.
Tu sais très bien,
Qu'il a vécu pire comme torture physique,
Que celle que son corps va lui infliger.
Tout son être va réagir douloureusement à l'absence d'échappatoire.
Mais ce n'est pas la souffrance corporelle qui t'inquiète le plus,
C'est la torture mentale qui te fait frissonner,
Elle sera la plus effrayante, la plus atroce de toute.
Alors tu as peur,
Tellement peur de moment, où, il affrontera,
La cruauté de la réalité.

Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Azaël Peverell, Mar 27 Juin 2017 - 18:12


Trop d'alcool dans ton sang. Trop de substance en général. Plus ça va, et plus tu te mets dans des états pitoyables. A ne plus pouvoir marcher. A ne plus pouvoir tenir debout. A ne plus pouvoir aligner deux mots cohérents. Et visiblement, ça ne plaît pas à ta soeur. C'est sans doute la fois de trop. T'as pas le temps de t'affaler par terre qu'elle t'attrape pour transplaner. T'es pas en état de résister. Ni même de protester. Tu comprends rien à là où elle t'emmène. T'as pas la moindre idée de là où t'es, mais tu la suis. Enfin tu la laisses te porter à moitié en essayant de soulever assez tes pieds pour l'aider dans un semblant de marche.

Elle te traîne comme ça jusqu'au canapé. Tu t'y laisses tomber de toute ta hauteur. Elle te dit quelque chose. Mais t'es beaucoup trop loin pour comprendre le sens de ses mots. Tu te contentes de tanguer en même temps que le monde, histoire de suivre sa course pour une fois. Tout tourne sérieusement autour de toi. T'as du mal à suivre. Mais au moins, tu ne penses plus. C'est bien ce que tu voulais. Léger sourire sur les lèvres, tu fermes les yeux. Tu sais pas où est Alhena. Tu serais sans doute même pas fichu de comprendre qu'elle est partie, qu'elle est plus à tes côtés.

Un sort plus tard et voilà que tu commences à avoir les idées claires. Tu ouvres les yeux, pour entendre les instructions de ta soeur à l'Elfe de Maison. Instructions qui te concernent un peu trop à ton goût. Tu te redresses pour t'asseoir un peu mieux, en prenant ta tête dans tes mains. L'ivresse est peut être partie, mais t'es toujours un peu stone. Et tu sens un lancinant mal de crâne arriver. Tu frottes tes cheveux un instant, comme si ce simple geste pouvait retarder l'inévitable. T'aimes pas vraiment les indications que tu l'entends donner à l'Elfe. A croire qu'elle a décidé de te punir la vie maintenant qu'elle peut le faire en toute légalité sous prétexte que tu portes son nom.

Mais tu ne dis rien. Tu gardes le silence, t'essaies simplement de remettre un peu d'ordre dans le bordel sans nom qui reprend place dans ta tête. Sans réellement y parvenir. Lorsqu'elle s'assoit en face de toi, tu sens son regard sur toi. Tu le soutiens sans ciller. T'écoutes ce qu'elle a à te dire avant de pousser un profond soupir.

- J't'ai rien d'mandé, fous moi la paix, t'es pas ma mère.

Tu bois quand même le verre d'eau. Sans toucher au médicament. Et tu te rallonges d'un air nonchalant sur le canapé. T'as trop mal au crâne pour discuter. T'as juste envie de dormir. Sauf que t'as les idées un peu trop claires pour ça. Tout te revient en pleine figure. La culpabilité. La peur. La douleur. Pourquoi faut-il toujours qu'elle te désaoule ? Elle ne se rend donc pas compte que t'as besoin de tout ça ? Tu finis par te relever sans un mot, pour gagner le jardin de la propriété. Tu te laisses tomber au pied d'un arbre pour regarder le ciel. Vivement que la nuit tombe. T'as pas l'intention de rester ici bien longtemps. Mais faut que tu récupères ta baguette avant. Nouveau soupir. Tu risques de rester un peu plus longtemps que prévu.

Tu ne veux pas de son aide. Tu restes plusieurs heures dehors. Dans une immobilité presque totale. A attendre, simplement. Jusqu'à ce que t'en aies assez. Que ta patience arrive à son terme. Tu retournes dans la villa. Pour fouiller tous les placards que tu trouves. Tous les tiroirs. A la recherche de bouteilles, ou d'autre chose de plus fort. Sans parvenir à mettre la main sur quoi que ce soit. A chaque nouveau placard dans lequel tu ne trouves rien, tu sens la colère monter en toi. Et la peur aussi. La peur de manquer. Ton poing finit par s'abattre sur une porte avec fracas, tandis que tu lâches un "Fait chi*r !" retentissant. T'en veux à Alhena. Même si tu sais qu'elle le fait pour toi. Que ça prouve qu'elle tient à toi. La suite des événements te fait flipper.
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Alhena Peverell, Sam 8 Juil 2017 - 3:03



Jour 2

Colère

Gamin, comment vous en êtes arrivés là ? Être face à face, sans rien dire, vous vous contemplez dans le blanc des yeux. Langue amère, vous ne dites rien.
Tu risques de regretter ce que tu vas dire, ce que tu vas entendre de sa part. Les insultes, les haines dictées par les pulsions sont si blessantes. Des lames aiguisées faites exprès pour taillader les veines jusqu'à la mort, jusqu'à l'indifférence. Pousser à bout l'autre afin de le faire fuir, pour mieux se tuer après. Un cercle vicieux inlassablement malsain.

Tu te lèves alors que l'elfe vient vous apporter de quoi grignoter sur la table. Tu t'avances vers le piano. Tes doigts courent sur les touches blanches et noires. Tu ne fais pas attention à ce que dit ton frère. Il s'énerve alors qu'un verre de jus d'orange se brise par terre. Il gueule un peu mais tu te lasses vite de ce qu'il dit.
_Y a eu bien pire

Ses paroles s'évaporent dans l'air, il veut tout casser. Il frappe et l'elfe s'empresse de nettoyer ou réparer. Tu continues de jouer alors même qu'il tente d'attirer ton attention. Quand il s'approche tu le repousses, la musique ne cesse pas. Elle calme les nerfs, surtout les tiens.

Une porte claque. Il n'ira pas bien loin, la villa est protégée, il ne peut pas s'enfuir.

Les notes s'accélèrent.


Jour 3

Tu lis un livre. Seul le bruit des pages qui se tournent se fait entendre. Tu ne dis rien depuis hier. Il est le seul à parler, à s'énerver. Tu ne tiens pas la conversation avec quelqu'un qui s'énerve dès la deuxième seconde de conversation. Tu le vois qui cherche sa baguette. Des cernes ornent son visage.
Il veut partir, il veut sortir. Il râle, il grogne. Parfois même, on dirait qu'il est violent. Soudainement, il se pose sur le canapé alors que tu es de retour au piano. Les sons mélodieux calment l'atmosphère qui s'envenime jour après jour.
L'elfe apporte de nouveau, de quoi grignoter. Encore une fois, Azaël s'empresse de tout casser.

Il s'approche. Ses deux mains se posent sur l'instrument. Il est faible...

Je t'en prie. Je vais trop mal là...

Tu te stoppes un instant. Tes deux émeraudes se posent sur lui. Tu voudrais lui rire au nez tellement c'est amer.

Comme le reste du monde. Et nous y survivons.

Fausse lucidité. Il s'énerve et le reste voltige. Il va finir par laisser tomber cette colère. Il ne pourra plus que lutter contre le manque. Il ne pourra mener plusieurs combats à la fois. Et tu dois être là à ce moment, alors tu l'ignores.

La porte claque encore.


Jour 4

Fermeté. Tu joues sans t'arrêter. Jamie n'a même pas pu apporter le goûter, le petit frère l'a envoyé valser sur les murs. Sa colère augmente et tu ne fais rien pour arranger les choses. Ton indifférence le tue certainement. Tu sais que la rage est en train de la bouffer. et étrangement, tu la nourris.
Tu sais qu'il en a besoin. Tu sais qu'il faut que toutes ses entrailles ressurgissent. Que ses peines s'expriment. Que ce qu'il reproche au monde et à la réalité, fasse surface.
Colère, déni, douleur, acceptation, guérison
Se soigner de l'irréalité

Debout sur le canapé il te regarde, ses yeux t'observent. On dirait qu'il va chasser une proie. Mais la personne qui tient le fusil, c'est toi. Il s'approche lentement pour montrer les crocs. Une de ses mains se pose violemment sur une des tiennes.

Blaaaam, son d'un piano mis à l'arrêt

Il la serre fort, comme pour te mettre en garde de la suite. Il est capable de s'en prendre à toi physiquement. Tu tournes lentement la tête. Le froid envahit la pièce. Un regard noir et dur se pose sur lui. Tu te lèves et de ta hauteur le regardes. Tu le fais reculer de lui-même. Ta poigne se saisit de son col. Tu le plaques contre le mur.

T'es juste pathétique là

Tu le lâches avec un certain mépris.

Va prendre une douche. Tu sens aussi fort qu'un porc.

Il s'en va, jurant. Tu retournes à ton piano.

Tu changes de mélodie.
_Sourire aux lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Azaël Peverell, Sam 15 Juil 2017 - 14:59


Jours 5 & 6

Depuis que t'es là, elle ne te regarde pas. C'est comme si tu n'existais pas à ses yeux. T'as l'impression qu'elle ne voit pas à quel point tu vas mal. A quel point le manque se fait ressentir. Tu tiens pas en place deux secondes. Nouveau tour de la maison, pour tout fouiller pour la énième fois. Pour espérer trouver une bouteille, ou au moins ta baguette. Tu trembles. Tu ne dors quasiment pas depuis ton arrivée. Tu passes tes nuits à te tourner et te retourner dans ton lit, en sueur. Parfois t'as l'impression de crever de chaud. Comme si ton sang bouillait de l'intérieur. Et des fois tu gèles. Sans parvenir à te réchauffer. Et t'es tout seul face à ça.

Chaque fois que t'essaies de lui parler elle ne te lance même pas un regard. Alors tu t'énerves. Tu casses tout, tu passes tes nerfs comme tu peux. T'as envie de lui hurler dessus, de la secouer. T'as envie de lui faire du mal. Pour qu'elle comprenne ce que ça fait. Et ça te fait encore plus flipper. Elle a raison, t'es pathétique. Tu finis toujours dehors, à l'exact même endroit. Assis au pied d'un immense arbre, la tête dans les mains, à essayer de reprendre le contrôle. A essayer de lutter contre l'angoisse qui ne fait que grandir en toi. Des fois tu fais le tour du jardin. Le long du mur d'enceinte. Pour espérer trouver un moyen de sortir d'ici. Le portail est toujours fermé. Le mur est immense et lisse. Tu ne trouves aucune échelle.

Tes poings s'abattent sur le mur, plusieurs fois, fort. C'est à peine si tu sens la douleur. T'es simplement une ombre. Tu ne manges quasiment rien. Tu te contentes de boire énormément d'eau. T'as remarqué que t'as moins mal au crâne après. Tu n'essaies plus de lui parler. Tu l'évites même. Parce que tu préférerais n'importe quoi à l'indifférence totale qu'elle t'offre. Et tu passes en boucle dans ton esprit la scène où t'as voulu lui faire du mal. Lorsque tu t'en es pris à elle. T'as vite oublié l'idée face à sa réaction. Et maintenant tu culpabilises. D'un simple regard elle t'a fait revenir à toi. Et maintenant tu fuis. Parce que tu ne veux pas que ça recommence. T'as peur de ce que t'es capable de faire. Parce que t'es pas vraiment toi.

Tu cours dans le jardin. Jusqu'à l'épuisement total. Jusqu'à ne plus pouvoir tenir sur tes jambes parce qu'elles tremblent trop. Ou des fois tu fais des allers-retours dans la piscine. Pareil. Jusqu'à ne plus pouvoir nager. Jusqu'à manquer de te noyer tellement il te reste à peine assez de force pour sortir de l'eau. T'essaies d'évacuer toute la rage que t'as en toi. Et toutes les peurs. Pour penser à autre chose. Pour fermer les yeux et réussir à dormir, ne serait-ce que vingt minutes par la suite. Pour arrêter de penser. Mais ça ne suffit pas. La bête en toi continue de gronder. Et elle a soif.

Jour 7

T'as pas dormi cette nuit. Comme toutes les autres. Et cette fois, t'en as réellement assez. C'en est trop pour toi. Ta soeur t'ignore toujours. Elle vaque à ses occupations. A croire que tu n'es rien d'autre qu'un insecte agaçant pour elle. Inutile. Infime. Inexistant. T'as envie de lui hurler que t'es là. De te regarder. De ne pas te laisser dans cet état là, parce que tu vas finir par y laisser ta peau. Mais tu ne le fais pas. C'est à présent ton tour de rester mutique. Et tu finis une nouvelle fois dans le jardin. Mais pas pour courir. Tu grimpes sur ton arbre habituel. Tu galères. Le manque de nourriture se fait sentir. T'es à bout de forces, rapidement essoufflé. Mais t'abandonnes pas. Tu finis par parvenir à te hisser sur des branches. Et tu en longes une qui pointe vers le mur d'enceinte.

Il y a un sacré espace entre le bout de la branche et le haut du mur que tu veux atteindre. Mais tu sautes. Et tu parviens à t'accrocher au haut du mur. Tu te hisses dessus à la force de tes bras. Et tu passes de l'autre côté. Tu te laisses pendre dans le vide avant de lâcher. A peine de l'autre côté, t'essaies de calmer les tremblements qui te parcourent. De reprendre une respiration normale. Avant de partir en courant, prêt à rentrer dans le premier magasin que tu trouves pour y voler une bouteille. Mais t'as même pas fait cent mètres qu'Alhena est devant toi. L'Elfe l'a prévenue. Elle attrape fermement ton bras, et transplane. Retour à la case départ. Cette villa est un cauchemar. Et t'as l'impression que tu ne vas jamais te réveiller.
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Alhena Peverell, Dim 23 Juil 2017 - 0:37


Jour 8

Je t'avais dit de te taire. Je t'avais dit que la voix qui te parle n'est pas franche. Cela sert à rien de tenter de l'écouter. Les choses sont comme elles sont. T'es là en crise et moi je ne ferai rien pour soulager ta douleur.
Tu pleures, tu te lèves, tu fuis.
Puis tu reviens là où t'étais avant. Un cercle vicieux contre lequel t'es incapable de lutter. Tu frappes, tu cries, tu t'effondres et mes bras t'entourent.
Tu bouges, ta poitrine succombe.

Puis t'es de nouveau en colère et tes mots dépassent ta pensée.
Soupire.
Tu veux tout casser, l'alarme sonne dans toute la villa. Tu cherches, t'as un espoir que les choses ont changé. Pour toi c'est qu'un cauchemar et tu vas te réveiller. Probablement que tu me hais aussi, plus que nécessaire. Tu cognes contre la porte et je t'observe. Cela sert à rien, tu vas rester ici pour cette fois. Avec moi, jusqu'à ce que tu calmes. Et si le reste du temps on devra rester dans le silence ou parler du beau temps, ainsi soit-il.
Parce que bientôt, tu n'auras plus la force de tout faire.
Tu peux te battre contre ton addiction ou contre moi, mais tu seras incapable de faire les deux.


Jour 9

La reine avance, elle bouffe le roi. Il n'y a plus rien pour se rattacher à la partie. Échec et mat, petit frère.
Tu soupires et regardes le plateau. Je me sers une tasse de thé, t'en donne une. Tu la boiras quand tu voudras.
Tu veux refaire une partie, t'es déterminé à gagner alors que tu es dans un sale état. C'est comme si t'étais en train de jouer ta liberté, mais ça ne changera pas grand-chose. Surtout que t'arrives même pas à réfléchir. Tu ressembles à rien, t'es presque risible comme ça.

Un pion qui vole. Tu prends ta tête entre tes mains. T'en peux plus, t'es en train de lutter mais t'as pas envie. Grincement de dents. Tu te lèves pour aller le chercher. Tu sais gamin, ça ne sert à rien ce que tu fais. T'es juste en train de perdre pied.

Gorgée avalée, je me lève. Je te regarde, je te demande de venir. Tu suis. On va dans la cuisine. On va passer le temps à préparer le diner.
Tu préfères quoi ? Tenter des pâtes ou des crêpes ? Je suis certaine qu'on peut s'amuser.


Jour 10

T'es en train de pleurer, de t'étouffer de haine. T'es mal, vraiment. Le manque est en train de te bouffer. Tu te recroquevilles sur toi-même. T'es dans mes bras, tu murmures ce que tu peux. Tu supplies mais t'as pas la force de bouger. Tu te laisses faire. Tu trembles. C'est surtout ton cerveau le problème.
La douleur physique, tu supportes dans l'ensemble. Mais la réalité, c'est trop dur à affronter. Alors tu tentes de trouver réconfort sur mon épaule. Et je suis là. Parce que je sais que c'est pas facile, je sais que t'es en train de souffrir. Peut-être que j'ai pas de mot, pas de geste pour faire un truc qui t'aidera vraiment.
Je me contente d'être là, de te forcer à aller de l'avant. C'est tout ce que je peux, que je sais faire.
Tu te balances d'avant en arrière. Je prends une éponge trempée d'eau, la passe sur ton front, t'es juste brulant. T'es comme malade, comme si t'avais la crève. C'est comme si je prenais soin de mon enfant en réalité.

Lèvres mordues.
C'est surtout ça, qui fait peur, dans la vérité.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Azaël Peverell, Dim 30 Juil 2017 - 7:02


Jours 11 & 12

T’as l’impression que tu sortiras jamais de tout ça. Comme si, au fond, le besoin d’alcool ou d’une quelconque substance est bien trop fort, bien trop ancré en toi pour que tu puisses t’en libérer comme ça. A chaque fois que t’essaies de dormir, chaque fois que tu fermes les yeux, tu revis tout ce que tu as essayé d’enfouir ces derniers temps. Comme un film qui tourne, et dont la bobine refuse de s’arrêter. Une histoire sans fin. Et t’en viens simplement à te mépriser un peu plus encore. Chaque fois que tu te revois tuer le petit frère de Leen. Chaque fois que tu te vois planter le poignard dans son ventre à elle juste après. Chaque fois que tu vois le visage de ton père. Chaque fois que tu revis tout ce qu’il t’a fait enduré. Chaque fois que tu entends à nouveaux ses paroles. Chaque fois que tu te retrouves à nouveau dans les montagnes, sous la neige, avec Lival. Ou même cette soirée où Evans et Alhena se sont amusées sur toi et l’autre Poufsouffle. Tu te revois torturer un moldu totalement inconnu, uniquement pour le plaisir de Benbow. Et le seul point commun à tout cela, c’est toi, et ta faiblesse.

Alhena reste avec toi. Tu ne sors plus vraiment de la villa. En fait, c’est à peine si tu sors de ta chambre pour aller prendre une douche ou aller aux toilettes. Sinon tu te contentes de rester sur ton lit. Et elle est là. Elle te prend dans ses bras. Tu n’essaies plus de la repousser. Tu te contentes de te laisser aller. Tu ne dis pas grand-chose. Un gémissement de temps en temps. Une supplication pour qu’elle te donne quelque chose. Ce qu’elle ne fait pas. Mais t’as pas la force de t’énerver. Tu te contentes de te laisser faire lorsqu’elle fait en sorte de te rafraîchir et de s’occuper de toi. Tu commences à comprendre qu’elle est de ton côté. Qu’elle veut que tu ailles mieux. Et que la situation ne lui fait pas davantage plaisir qu’à toi. La seule différence, c’est qu’elle a le pouvoir de tout arrêter. Mais t’as bien compris que tu ne devais pas trop compter dessus. Alors tu te laisses aller. Tu te contentes de lutter contre toutes les visions et les angoisses qui t’assaillent et tu la laisses gérer le reste.

Jour 13

T’en peux plus de rester à l’intérieur à te morfondre. Ta chambre devient totalement étouffante. Alors tu daignes enfin en sortir pour prendre un repas en bas. Tu ne manges pas grand-chose. T’as pas hyper faim. Mais t’essaies de faire un effort. Tu supportes mal de ne rien faire comme ça. Tu sais que c’est pour ça aussi que ton esprit tourne en boucle sans te laisser une seule seconde de répit. Il faut que t’arrives à te changer les idées. Sauf que t’es pas sûr que rester tout seul dans le jardin soit réellement la solution. Alors tu vas chercher ta sœur. Pour que vous fassiez quelque chose ensemble. Pour de vrai. Et tu sais ce que tu veux faire pour t’aérer l’esprit. Quelque chose qui te manque énormément sans même que tu t’en rendes compte.

Tu lui proposes un entraînement de quidditch. Après tout, vu le temps qu’elle a passé dans l’équipe, elle est douée. Toi, t’as besoin de t’améliorer un peu si tu veux être titularisé à un moment donné. Et cette sensation de liberté que t’éprouves sur un balai, tu ne l’oublierais pour rien au monde. Elle a peur que tu cherches à te barrer une fois sur le balai. Tu promets que non. Elle garde tout de même le plus rapide des deux, et le jeu peut commencer. Tu manques clairement de force et de réflexes. C’est pas la meilleure partie du monde. T’as même rarement été aussi mauvais. Mais étrangement, tu ne t’énerves pas. Tu souris même parfois. Et le vent qui frappe ton visage et s’engouffre dans tes cheveux te fait du bien. T’oublies un peu à quel point les derniers jours ont été insoutenables. Le temps d’un entraînement.
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Alhena Peverell, Mer 2 Aoû 2017 - 0:22


Jour 14

Il a l'air faible, fatiguée. Il tremble souvent et cela te rappelle de mauvais souvenir. Ce n'était pas toi, mais c'était presque pareil. On aurait pu croire, il y a longtemps, c'était ton reflet qui était là à trembler. Elle avait dit tellement de choses qui avaient fissuré votre relation. Tu étais trop jeune, tu n'étais pas prête pour cela. On aura pas dû te laisser ici avec ta soeur et ta mère. Personne n'aurait dû avoir cette idée étrange.

Lèvres pincées, tu soignes son genou. La blessure est légère, mais il est trop sensible pour se concentrer sur autre chose. Tu te relèves et lui tends une main. Il la prend et tu l'aides à se relever. Tu ne souris pas mais lui propose quand même d'aller faire un tour dans l'eau, histoire de se rafraichir, même s'il fait nuit. Cela vous fera beaucoup de bien.

Il n'est pas spécialement pour mais se laisse convaincre. Une fois habillé comme il faut, vous vous installez près de l'eau des jus de fruits vous accompagnent. On aurait pu croire que c'était de vraies vacances pour vous, s'il n'y avait pas eu ce petit souci.
Puis après un long silence, il finit par demander ce qui lui démange les lèvres. Il montre du doigt tes cicatrices, il se doute très bien de la réponse, mais a besoin d'une confirmation.

C'est nos parents.

Tu lèves les yeux vers le ciel. Tu contemples les étoiles. Elles sont les seules à t'apaiser quand ce sujet vient se poser sur la table. Surtout que bon, ces traces sur tes hanches, tu évites en général de les montrer. Mais c'est ton frère après tout...

Comme la plupart des tiennes, je suppose.

Jour 15 & 16

Vous passez votre temps dehors. Parfois des jeux, parfois des marches dans le jardin, parfois du sport ou même du Quiddtich. Il essaie de se changer les idées, de ne plus y penser. Même si souvent, il tombe, il n'en peut plus et il supplie. Dans ces moments-là, tu ne cèdes jamais. Tu le prends dans tes bras et ne dis plus rien.
Parce que les mots ont beaucoup trop d'importance, qu'ils font trop mal et que ça peut détruire. Certainement, il ne comprend pas cette démarche. Mais tu n'es pas prête de lui expliquer, ce n'était pas à toi de le faire.  

Quand ses crises sont finies, tu l'emmènes dans la cuisineoù vous faites des activités plus calmes. Par exemple, vous apprenez à faire des cocktails de fruits ou même la cuisine. La dernière fois avait été un échec critique, il fallait alors réessayer autant de fois que possible.
Vous nez pouviez pas faire pire de toute manière...

Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Azaël Peverell, Mer 2 Aoû 2017 - 16:33


Jours 17, 18 et 19

T'as l'impression que toutes les journées sont les mêmes. Parce que vous faites toujours les mêmes activités. Elle refuse toujours que tu sortes de la villa, même si elle t'accompagne pour te surveiller. Elle pense que tu risques de te barrer à n'importe quel moment. Elle n'a pas tort. Si tu pouvais partir d'ici, tu le ferais sans le moindre regret. Tu trembles moins. Tu recommences à manger un peu, même si ça reste moins qu'avant. T'essaies de reprendre des forces, de ne pas te laisser mettre à terre par un simple manque. Même si tu sais qu'au fond, ce n'est pas tant l'alcool qui te manque, mais ses effets. Parce qu'à présent, tu n'as plus aucune échappatoire. Chaque fois que tu croises ton reflet, tu détournes le regard. Parce que tu n'as plus rien pour t'aider à le supporter. A te supporter.

Rien à part Alhena. Qui est là, toujours, sans même que tu ne saches vraiment pourquoi. Chaque fois que ça devient trop difficile, chaque fois que tu n'en peux plus, que tu craques, que t'as simplement envie de mettre fin à tout ça, elle est là. Plus d'un coup t'as songé à tout arrêter. Arrêter de lutter. Pour te laisser tout simplement partir. Parce que t'estimes que la vie n'en vaut pas tellement la peine. Mais elle était là à chaque fois. Alors ça passait. Tu finis toujours par te calmer. C'est simplement que t'as besoin de plus ou moins de temps. C'est pas évident d'apprendre à vivre avec soi-même quand on a évité de le faire pendant si longtemps. Vivre avec ce qu'on est, avec ce qu'on fait.

Tu parles un peu plus avec elle. Sûrement parce qu'elle parle un peu plus avec toi. Elle a confirmé ce que tu pensais au sujet des cicatrices qu'elle arbore. Alors t'as vaguement expliqué que ton père adoptif était un beau conn*rd. Et que ta tante ne valait pas forcément mieux. Elle sait que t'as toujours été seul, finalement. Que t'as pas l'habitude de tout ça. Même si tu t'es contenté de quelques faits. Jamais tu ne lui as exposé tes ressentis. Parce qu'ils ne valent pas la peine d'être exprimer. Vous apprenez à vous connaître, petit à petit. Un pas après l'autre, alors même qu'il y a quelques jours, tu la haïssais plus que tout pour te faire vivre tout cela. Mais tu commences à vraiment accepter. A vouloir faire en sorte que ça se passe bien. Alors t'y mets de la bonne volonté. Jusqu'à la prochaine crise.

Jour 20

Il fait beau. Vous profitez de la piscine. Quelques brasses, quelques rires, quelques jeux. Plusieurs tentatives de noyade aussi. Parce que c'est drôle. Mais tu as besoin de sortir. De voir autre chose. T'as beau être dans une grande villa, il n'en reste pas moins que t'es totalement enfermé. T'es pas libre de tes mouvements. tu veux voir autre chose. Alors tu finis par demander. Avant de devenir complètement cinglé. Parce qu'à force de rester au même endroit, tu rumines les mêmes pensées. Et ce n'est pas bon pour toi.

- On pourrait peut être aller faire un truc dehors... J'sais pas, voir autre chose... Ou aller à la plage ? J'te promets que j'essaierai pas d'me tirer...

Tu la supplies à moitié du regard. Au fond, aller à la plage ou ailleurs, tu t'en fous. Tu veux juste voir autre chose que les pièces de la villa ou que ce jardin dont tu connais à présent la moindre parcelle par coeur à force d'y tourner comme un fauve en cage. Mais tu sais très bien que pour cela il faut qu'elle te fasse confiance.

- Alors, on peut bouger demain ? S'te plaît.
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Alhena Peverell, Dim 20 Aoû 2017 - 22:02


Jour 21 & 22

Venise, ses petites rues. Les masques, la beauté d'un décor éphémère. Un garçon que tu ne lâches pas des yeux. Il ne peut pas s'enfuir, il n'a pas sa baguette contrairement à toi. Et puis, il n'est pas en état de fuir... Ou du moins, de t'échapper.
Vous marchez longtemps, à la découverte de la ville. Vous évitez de tomber à l'eau. Chose pas forcément facile pour Azaël, il n'a pas spécialement toute sa tête. Parfois il s'approche trop près de la flotte. Inconscient gamin.

Vous vous arrêtez pour manger dans un petit restaurant. Vous testez, vous changez. Vous vous arrêtez dans des petites échoppes. Vous contemplez des articles chez des marchands ambulants. Puis après, vous revenez près de la maison. Vous vous arrêtez sur une plage. Vous faites un pique-nique. Vous regardez des étoiles et le gamin se promène sans jamais trop s'éloigner. Vous rentrez et le lendemain vous recommencez.


Jour 23

Tu pousses la porte du magasin, suivie par ton frère. Autour de vous, il y a énormément de chose. Mais il n'y a qu'un truc dont tu te préoccupes.

Je peux prendre ce que je veux ?

Oui.

Tu contemples la blancheur du masque. Il y a des touches de dorée et de vert. C'est un magnifique masque vénitien. Tes doigts parcourent la dentelle. Tu restes là à regarder cet énième masque que tu pourrais porter. Tu commences à douter, à te poser intérieurement des questions sur ton comportement.
Jamais vraie.
Toujours un masque pour dissimuler ce que tu ressens. C'était tellement plus simple que de faire semblant, ou de s'expliquer.  
Le coeur cogne. Tu te rends compte à quel point, parfois, tu n'es rien d'autre qu'un désert glacé. Alors qu'à l'intérieur, il y a absolument tout qui brûle.
Et d'une force inimaginable. Tu n'arrives simplement pas à le gérer.

Le petit te fait signe. Il a choisi un masque bien à lui. Tu prends le tien et payes le tout. Vous voilà avec des souvenirs. Peut-être que ces masques vont vous permettre de vous souvenir, que ça ne sert à rien d'avoir des secrets l'un envers l'autre. Un jour ou l'autre, vous finirez par vous avouer la vérité.
Ce que vous cachez, ce qui vous bouffe et qui est si similaire, vous ne pourrez pas toujours le fuir.
Vous ne l'oublierez jamais.
C'est gravé sur votre peau et dans vos regards,
Dans vos sursauts la nuit.

Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Azaël Peverell, Ven 8 Sep 2017 - 11:17


Jours 24, 25 et 26

Tu te sens mieux. Vous sortez chaque jour. Cette foutue villa que tu détestes à présent du plus profond de toi-même n'est plus réellement une prison. Elle est juste un toit au-dessus de vos têtes, pour vous accueillir lorsque vous rentrer. T'aimes bien passer tes journées à te balader avec Alhena. T'aurais jamais cru ça possible. Tu t'es souvent demandé si c'était normal, de partager des moments avec un membre de sa famille comme ça. Simplement passer du temps entre frère et soeur. Tu ne connaissais pas ça avant. Mais étrangement, t'as l'impression que ça te plaît. Enfin, c'est toujours mieux que de lui hurler dessus à la moindre contrariété parce que t'es en manque de substances psychotropes.

Il ne se passe pourtant rien de fou dans vos journées. Si ce n'est l'endroit où vous vous promenez qui change, et les quelques activités autour. Rien qui ne vaut vraiment la peine d'être raconté en tous cas. Juste une légère sensation de bien être qui pointe le bout de son nez de temps en temps. Qui te donne envie de profiter, malgré tous les problèmes qui persistent et auxquels tu ne trouves pas la moindre solution. Disons qu'avec le sevrage forcé de ta soeur, t'en as un de moins. Celui qui te permettait de vivre avec tous les autres sans trop de problème. T'essaies juste de penser à autre chose de temps en temps, et ça fonctionne. Tu ne sais pas pour combien de temps par contre. Parce qu'éviter son reflet toute la journée, c'est difficile. Parce qu'essayer de te persuader que tout ce que tu as fait d'affreux, tu n'avais pas d'autre choix que de le faire, c'est pas franchement évident, et tu ne peux pas considérer cela comme une excuse.

Mais tu préfères laisser tout ça de côté pour l'instant. Penser à autre chose. Pour éviter que tout soit plus difficile encore. Pour essayer de faire semblant de t'en sortir. Faire croire à Alhena qu'elle a bien fait. Que tu peux encore t'en sortir. Alors même que t'es pas sûr que ce soit vrai. Après tout ce qu'il s'est passé, tu ne veux pas que ce soit pour rien. Elle mérite mieux que toi comme petit frère.

Jour 27

Faire des efforts. Faire comme si tout va bien. Sourire de temps en temps, rire aussi. Parce que c'est sans doute ce qu'elle attend de toi et que tu ne veux plus la décevoir. Tu veux qu'elle reste, qu'elle soit toujours là pour toi. Alors t'as décidé de faire comme elle le veut. Tu ne toucheras pas à la moindre goutte d'alcool, même quand tout ça sera terminé. T'as pris ta décision. Tu devras vivre avec toi-même. Ou ne plus vivre du tout si c'est trop difficile. Mais surtout, tu ne dois plus la décevoir. Elle est trop importante. Tu la rejoins dans le séjour. Tu sais bien qu'il ne vous reste plus que quelques jours à passer ici, ensemble. Parce qu'après il faudra retourner au château. Reprendre les cours. Se retrouver au milieu des autres et des tentations. T'as pas vraiment peur, mais t'as pas envie. C'est pas si mal, cette bulle que vous vous êtes construit ici. Il n'y a personne qui te connaît, personne que tu connais. Uniquement vous deux, et une autre vie. Vivement que tu quittes ce château de malheur pour pouvoir changer réellement de vie. Parce qu'au fond, tu t'en bats pas les cou*lles de ce que disent les gens, tu te perds entre ce qu'ils attendent de toi et ce que tu es vraiment. Alors tu préfères ne plus avoir à les entendre. Tu lâches juste un mot à son attention à elle, sans vraiment la regarder parce que c'est pas ton genre.

- Merci.

Juste pour être là. Pour ne pas t'avoir laissé tomber comme tous les autres. Parce qu'elle vient de t'offrir un possible nouveau départ. Faut juste que tu te débrouilles pour avoir tes ASPICs histoire de te barrer plus vite encore.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: [Habitation] La Spina della rosa

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

 [Habitation] La Spina della rosa


Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.