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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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La Salle Principale
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Ebenezer Lestrange
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Re: La Salle Principale

Message par : Ebenezer Lestrange, Ven 3 Nov - 0:10


Kalèn&Adenor


Deux sodas de branchiflore, la fille n'avait jamais goûté. Ebenezer s'épargna la peine de prononcer la phrase clichée type "Vous allez voir, c'est très savoureux" alors que personnellement, il n'appréciait pas trop les sodas. Puis bon, il n'était pas là pour faire du social, juste servir les verres et ramasser les ivrognes. Sourire automatique, il partit en direction du comptoir.

Deux verres, deux doses de soda, deux petits oignons-bâtons. Le tout en lévitation vers la table des étudiants. Le sorcier suivait les boissons qu'il guidait d'un coup de baguette nonchalant. Elles se posèrent devant les deux clients qui avaient une conversation fort passionnante pour le peu qu'il en entendait. De toute façon, c'était pas son problème s'ils dragouillaient comme des manches. Déjà, le mec qui se proposait de payer l’addition, c'était so XIXème...

- Ça fait donc six mornilles...
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Violet O'Toole
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Re: La Salle Principale

Message par : Violet O'Toole, Dim 5 Nov - 10:58


Merci Azénor !
LA de Mered



Je n'ai pas le temps de réagir que le pauvre et mignon serveur se justifie ! Mais quelle saleté cette Adand ! Je bredouille de vagues excuses alors qu'il s'en va. Je fusille du regard ma comparse de boisson -et de tout- mais je ne peux retenir un rire...
D'ailleurs, le jeune homme a du en avoir sa claque de mes minauderies -et le peu de lucidité qu'il me reste le comprend- puisque c'est une autre serveu... Hé mais, c'est la directrice des Gryffon..? J'ai souvenir de cet étrange épisode pendant ma première année et je la regarde avec des yeux ronds :
«Bonjour mesdemoiselles, voilà vos Venins.
Cela fera six mornilles chacune s'il-vous-plaît.
Prévenez-moi si vous désirez autre chose surtout!
»

«J.. Je paie !», wow, ça sent fort ce truc !!
A peine trinqué, déjà le verre au bord des lèvres.
Ça arrache. Littéralement. Merlin. Je vois Mered se décomposer dans une grimace on ne peut plus spontanée ! Et je pense que je l'imite. Je pense parce-qu'à vrai dire, je ne sens plus mes lèvres.


Comme un pansement qu'on arrache d'un coup sec pour éviter les tergiversations, je descend d'une traite le reste du contenant, les yeux fermés et la respiration coupée comme si je m’apprêtais à plonger. Autant dire que je prends rapidement conscience du parcours des fluides qu'on ingère. Burp...


L'Adand n'a pas pu finir son verre, mais malheureusement, elle n'est plus en état de célébrer ma victoire écrasante. L'air hagard, elle soupire et me fait un signe de la main qui signifie clairement :
«T'es incontestablement la meilleure, je m'incline, et de ce fait, tu pourras me demander tout ce que tu voudras jusqu'à la fin de tes jours. Les O'Toole ont battu les Adand à plate couture.», ou peut-être que ça veut juste dire «Je vais être malade.». Il est temps de rentrer, je lui souris et je me lève, rassemblant mes affaires et celle de ma copine que j'attrape fermement par la main. Nous sortons toutes les deux, sa tête sur mon épaule.


J'ai gagné...!

Fin du RP, Mered et Violet quittent le bar, merci Albus (même si l'est plus là), merci Azé !!
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Artemis Lhow
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Re: La Salle Principale

Message par : Artemis Lhow, Ven 10 Nov - 11:50


à Azénor et Lorelaï

Une voix douce me tire de ma lecture. Je lève les yeux et tombe sur le visage d'une serveuse qui ne m'est pas inconnue. Elle pose ma commande sur la table et m'adresse son plus beau sourire. Voilà bien longtemps que je ne l'avais plus revu ! Azénor Philaester, directrice de la maison rouge et or du collège Poudlard. Je pose les yeux sur la tasse fumante, je ne savais pas qu'elle travaillait ici ... ou peut-être me l'a t-elle glissé entre deux propos, mais je ne m'en souviens plus à dire vrai. Je lui montre la chaise situé face à la mienne tout en lui déposant quinze mornille sur la table.

« Azénor ! Je ne m'attendais pas à te voir ici, veux-tu t'installer quelques minutes ? On ne peut pas dire que tu sois déborder, la salle est vide ... »

Était vide. Une jeune sorcière, sans doute tout juste sortie des bancs de l'école, pousse la porte de la taverne et s'en va s'installer sur une table non loin de la mienne. Elle sort un petit cahier et un lot de crayons avant de se pencher sur les feuilles encore blanches de toute création. De si bon matin c'est une habitude curieuse, mais pourquoi pas après tout, peut-être est elle, elle aussi, insomniaque à ses heures perdues ? Je me tourne à nouveau vers mon ancienne directrice et lâche un petit soupir de déception. Moi qui pensais que je pourrais, pour une fois, prendre un peu de temps pour discuter...

Je ne prend plus le temps de discuter ces derniers jours, les seuls interlocuteurs avec qui j'échange sont mes collègues de bureau, Haïko et mon chaton ... chaton que j'espère revoir ce soir d'ailleurs. Nous ne vivons toujours pas ensemble, mais partageons la moitié de notre temps. Il serait peut-être bien de penser à définir un lieu de location commun permanent, mais chaque chose en son temps ! Pour le moment, nous profitons du peu de temps libre dont je dispose pour discuter, se balader et plus si affinité.

« Finalement, je pense que ça devra attendre un petit peu ... mais pour te répondre, oui je vais bien merci. J'espère qu'il en est de même pour toi. N'hésite pas à venir te poser quelques instants si le cœur t'en dit, je serai ravi de discuter un peu avec toi ! »

Je réponds à son sourire et m'empare de ma tasse juste à temps avant que la table ne fasse un petit bond dans les airs et ne se plaigne d'une petite voix d'un « Aie ! » sonore. Qu'est-ce que ... je m'écarte d'un bond de la table maudite avant de me rendre compte qu'elle n'avait rien de maudite ou d'étrange. La jeune femme qui était entrée quelques secondes plus tôt se trouvait maintenant sous ma table. Sous ma ... quoi ?!!

Je m'éclaircit la gorge bruyamment afin qu'elle prenne conscience de notre présence et m'apprête à lui demander ce qu'elle fiche là lorsque j'aperçoit dans sa main un petit bâtonnet coloré. L'idiot... elle est juste venu récupérer son crayon. Un petit rire m'échappe et je lui tends la main tout en m'assurant d'avoir adoucit mes traits, durcit par la surprise.  C'est vrai quoi, c'est pas commun de se retrouver avec quelqu'un sous la table ... c'est perturbant même !

« Eh bah vous, on peut dire que le réveil est brutal ... tout va bien ? »

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Harmony Lin
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Re: La Salle Principale

Message par : Harmony Lin, Dim 12 Nov - 21:01


Bon, a priori, je n'ai pas vraiment bien choisi ma question. Miss Blanchet ne semble pas très à l'aise. Pas très joyeuse. Je me mords la lèvre. J'aurais du le remarquer. Utiliser ma logique. Mais non, j'ai posé la question. Elle hausse les épaules. Bois une gorgée de sa boisson. Je la regarde doucement, faisant bien attention à ne pas la fixer pour ne pas la mettre mal à l'aise.

- On dira que j'ai connu mieux. Et vous miss Lin ? Y a t-il une raison particulière à votre présence en ses lieux ?

Je hausse à mon tour les épaules. Je réfléchis à la raison de ma présence ici. J'avais juste envie de prendre l'air, d'aller manger quelque part ? De changer de mes habitudes ? Donc pas vraiment de raison particulière. Je suppose.

- Non, pas tellement. Je voulais manger et comme je vais la plupart du temps aux 3 Balais, je voulais changer un peu...

Je ne sais pas si ma réponse la satisfera, surtout qu'elle est ma professeure. Je ne sais pas si elle appréciera de savoir que j'aime bien  prendre un goûter aux 3 balais. Même si je ne lui ai pas explicitement dit. J'espère qu'elle ne pensera pas que j'y vais si souvent que ça ou que j'y vais pour autre chose que de simples goûters ? Peut être devrais-je préciser mes pensées...? Et puis non, je ne le dirai que si elle me le demande. Après tout, je suppose que je n'ai pas besoin de me justifier pour tout.

- Et voilà pour vous Miss Lin, cela fera dix mornilles s'il-vous-plaît.
Surtout, n'hésitez pas s'il vous faut quoi que se soit d'autre, bon appétit mesdames.


Je la paye, lui fais un sourire et la remercie puis retourne mon attention sur mon professeur. Que dire de plus ? Je ne sais pas trop. Bon déjà, nous sommes toutes les deux servies alors je peux peut être détourner la conversation ? En disant la simple formule qu'on dit généralement avant de passer à table ?

- Bon appétit Miss !


Et j'entame mes frites. Et ma boisson. L'un après l'autre évidemment. Je fais un sourire gourmand. Suis contente de mes choix. Puis je me retourne vers Miss Blanchet. Peut être arrivera-t-elle mieux que moi à faire la conversation ?
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Galway Lynch
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Re: La Salle Principale

Message par : Galway Lynch, Lun 13 Nov - 13:52


Hello, c'est Merry qui était venue à notre table pour nous prendre notre commande. Du coup je vais dire qu'une serveuse est venue, sans être trop spécifique, je peux éditer si besoin. Oh, et puis désolé pour le retard.

Il n'eut pas à attendre très longtemps pour que celle à qui il avait donné rendez-vous ne la rejoigne. Elle portait une tenue de moldu et Galway se sentait un peu ridicule dans sa robe d'école. Elle lui fit un sourire et un compliment qui le fit rougir, il n'était pas très à l'aise avec ça. Il n'y avait rien d'anormal à être à l'heure, bien au contraire. Elle indiqua ensuite son envie de commander rapidement. Galway aussi avait très faim, et justement une serveuse arriva rapidement pour prendre leur commande. Galway avait pu observer la carte quelques instants avant l'arrivée de Mered, et il avait pu prendre une demi-décision.

-Eh bien du coup je prendrai un Croc-Sanglier, saignant, avec un cocktail "Museau" s'il vous plait. Oh, et puis j'aime beaucoup l'idée du plateau "Feel Home", est-ce qu'il y a la possibilité d'avoir deux couleurs de maison différentes sur un même plateau?

Mais du coup, Mered avait dit qu'elle ne pouvait pas parler le ventre vide. Est-ce qu'elle voulait attendre qu'ils soient servis avant d'entamer la discussion? Ça donnerai lieu à un silence gênant non? Galway tenta quand même sa chance avec un sujet pas trop risqué, sans doute le plus populaire chez les élèves quand ils discutaient entre eux, se plaindre des devoirs et des examens.

-J'ai hâte que les BUSE soient terminées, pour libérer un peu d'espace dans mon cerveau. J'imagine même pas ce que ça doit être pour toi avec les ASPIC.
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Kyara Blanchet
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Re: La Salle Principale

Message par : Kyara Blanchet, Mar 14 Nov - 18:48


Harmony haussa aussi les épaules. Apparemment, elles étaient deux à ne pas vraiment savoir ce qu'elles faisaient ici et pourtant, elles y étaient. Mastiquant avec soin, la professeure de Soins Aux Créatures Magiques avala une nouvelle gorgée de sa choppe. Rien de tel qu'une bonne boisson pour faire passer un repas ! Elle surveillait néanmoins sa consommation d'alcool. Elle avait déjà été au bord du précipice à cause de cela. Littéralement. Enfin, quasiment. Elle continuait de boire, mais elle faisait de gros efforts pour se limiter. Eviter de le faire seule et pas plus de trois verres dans la soirée. Il lui arrivait encore de faire quelques soirées, mais cela restait très rare étant donné qu'elle avait un nombre restreint d'amis et que sa vie sociale n'allait pas vraiment en s'arrangeant.

- Non, pas tellement. Je voulais manger et comme je vais la plupart du temps aux 3 Balais, je voulais changer un peu...

Kyara hocha pensivement la tête. C'était bien de varier de temps en temps. Il fallait savoir faire tourner l'ensemble des commerces. Normalement, les bars et restaurants s'en sortaient plutôt bien contrairement aux boutiques. A part Ollivander's qui était hors de catégorie. Ça devait être le jackpot pour eux. Les jeunes sorciers avaient l'obligation d'avoir une baguette magique et c'était la seule boutique du coin ! Paye la concurrence ! Ils devaient néanmoins avoir des périodes de creux. Beaucoup de monde pendant les vacances d'été, très peu le reste du temps, surtout en période scolaire. A part pour faire des répartitions ou changer une baguette de temps en temps, ça devait être un travail pépère pendant plus la moitié de l'année !

Poussant un léger soupir en se disant qu'elle avait raté sa vocation, ça devait être plus chouette de gérer des baguettes que des élèves, Kyara s'essuya la bouche avant de reprendre son repas. Elle n'avait pas spécialement envie d'entretenir une conversation en étant toute barbouillée ou en ayant un bout de quelque chose entre les dents. Se faisant cette réflexion, elle passa discrètement sa langue sur ses dernières. Apparemment R.A.S ! Merveilleux ! Tandis que la Fourchelang était en pleine inspection dentaire, la commande d'Harmony venait d'arriver. Très professionnelle, Azénor posa le tout devant la Serdaigle, annonça le prix et leur souhaita un bon appétit avant de s’éclipser. C'est que la restauration manquait presque à Kyara. Presque, mais pas totalement non plus. Les clients bourrés pouvaient être assez pénibles à gérer en fin de soirée quand on était éreintés.

- Bon appétit Miss !
- De même Miss Lin.

Laissant le temps à la Serdaigle de goutter son plat et sa boisson, Kyara prit une bouchée de croustille avant de reposer le reste dans son assiette. Quelques secondes supplémentaires s’écoulèrent avant que la Française ne se décide à se montrer curieuse.

- Vos problèmes se sont résolus depuis le temps ? Ou vous recevez toujours des lettres ?
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Harmony Lin
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Re: La Salle Principale

Message par : Harmony Lin, Sam 2 Déc - 0:43


Désolé pour le retard

Pour Galway et Mered


Première expérience en tant que serveuse. J'ai été prise. Et Megan aussi. Je suis tellement contente. Ça va me permettre de rapporter un peu de sous à la maison. Ou au moins, de continuer à me payer mes divers goûters. Je suis un peu mal à l'aise. J'espère que je vais bien faire. Qu'on sera indulgent avec moi. C'est donc avec le sourire mais d'un pas peu sûr que je me dirige vers une table de deux personnes.

Je connais de vue le premier. Un camarade préfet. Je connais la deuxième. Je l'ai déjà croisé à plusieurs reprises. Je ne sais pas pourquoi mais ça me calme un peu. Mon sourire devient un peu plus sincère. Normalement, ça pourrait être le contraire. Mais pas pour moi. Pas ici. Je suis rassurée de voir des têtes connues. Je leur souhaite la bienvenue à la Tête de Sanglier et leur demande s'ils ont choisi ce qu'ils souhaitaient prendre.

-Eh bien du coup je prendrai un Croc-Sanglier, saignant, avec un cocktail "Museau" s'il vous plait. Oh, et puis j'aime beaucoup l'idée du plateau "Feel Home", est-ce qu'il y a la possibilité d'avoir deux couleurs de maison différentes sur un même plateau?

- Bonjour, je vais prendre un menu Poudlard avec : des roulés en entrées ; c’est possible d’avoir un Croc-Sanglier en plat ? Je paierai un supplément si nécessaire sinon je prendrai un Dirico ; en dessert, je vais me laisser tenter par un morceau de tarte à la citrouille et je prends aussi un Tibre pour accompagner tout ça.

Au fur et à mesure qu'ils parlent, je note rapidement les commandes. Pour une première fois, c'est une commande un peu compliquée. Et il y a des questions en plus. J'essaye de ne pas montrer ma nervosité. Je me dois d'être professionnelle. Je range mon carnet dans ma poche avec le stylo et je souris.

- Je vais demander pour le plateau mais je pense que ça sera tout à fait possible.
Et oui, c'est possible de prendre un Croc-Sanglier et pas besoin de supplément.


J'espère ne pas avoir dit de bêtise. Je vais aller demander tout ça au gérant une fois que je serais un peu plus loin. Mais en attendant, les commandes sont prise. Il ne me reste plus qu'à aller en cuisine demander la préparation des plats et leur apporter leurs boissons. Il faut donc les prévenir que la commande est prise et y aller. On y va !

- Vos commandes sont prises. Je vous les apporte dès qu'elles seront prêtes.


Et je m'enfuie un peu plus loin, jusque dans les cuisines. Après un dernier sourire.
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Galway Lynch
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Re: La Salle Principale

Message par : Galway Lynch, Jeu 7 Déc - 16:43


Avec Mered et Harmony

Mered prit à son tour sa commande puis elle rassura Galway sur les examens, selon elle il les aurait haut la main. Ils n’avaient sans doute jamais partagé un cours de potion, sinon elle n’aurait pas été du même avis. Elle ne semblait pas avoir vraiment envie de parler des ASPIC, même pour se plaindre de la charge de travail, et était visiblement plus préoccupée par la suite, quand elle devrait quitter Poudlard, Galway perçu un certain attachement à cette école. Il le ressentait lui aussi, ce qui était drôle quand on regarde quelques années en arrière.

-Je te comprends, ça me fera quelque chose quand je quitterai Poudlard moi aussi. En ce qui concerne les vacances, on a une résidence secondaire près de Wexford, dans le sud-est de l’Irlande. Je n’en ai pas discuté avec mes parents encore mais j’imagine que c’est là-bas qu’on va aller, comme tous les ans. On est une famille plutôt casanière, pas du genre à partir sur les routes et puis on ne peut pas visiter d’autres pays sans prendre l’avion ou le bateau, sans compter que… enfin voilà, je pense qu’on va rester sur mon île natale.

Il avait toujours un peu de mal à aborder le sujet de sa sœur qui évoluait dans un fauteuil roulant par sa faute depuis l’âge de sept ans. Même s’il commençait à s’ouvrir à ce sujet avec d’autres personnes, Elhiya notamment, mais le placer à ce moment là de la discussion l’alourdirai considérablement, et ce n’étais pas le but, du moins pas pour le moment, il verrait bien ensuite.

-Et en ce qui concerne ce que je vais faire là-bas, je n’y ai pas encore vraiment réfléchi, j’ai pas mal de choses en tête en ce moment, avec les BUSE et tout. Habituellement je me consacre à une nouvelle passion, l’été dernier c’était les origamis, mais les miens sont beaucoup moins réussis que ceux de ma sœur que tu as vu en cours. J’aimerai bien apprendre un autre instrument, en plus de la guitare, comme le violon pour renouer avec mes racines celtiques. Et toi ? J’imagine que ça dépend beaucoup de tes résultats aux examens, mais si on fait l’hypothèse que tout se passe bien quels sont tes projets ?
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Harmony Lin
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Re: La Salle Principale

Message par : Harmony Lin, Dim 10 Déc - 20:12


Pour Galway et Mered

Arrivée en cuisine, je ressors mon petit carnet. On va d'abord apporter les deux boissons et les roulés. Commençons donc par les boissons.
D'abord le Tibre, puis le Museau dans son contenant tout particulier. J'ai suivi ce qui était noté. J'espère avoir bien fait. Quoi qu'il en soit, en quelques minutes, les boissons sont prêtes et installées sur un plateau.
Ensuite, l'entrée. Une seule entrée. Ça me parait plus logique d'amener les plats en même temps. En suivant une recette laissée dans la cuisine, je me dépêche de les préparer puis les pose joliment dans une assiettes que j'installe aussi sur le plateau. Je prend des couverts et serviettes pour les deux jeunes gens dans l'autre main et je me dirige vers leur table, plateau en mains. Sourire. Comme à chaque fois. Adressé à la jeune fille pour le moment.

- Voici l'entrée et les boissons. N'hésitez pas si vous avez le moindre soucis.

Je pose le Tibre devant la jeune femme, le Museau devant le jeune homme et m’éclipse rapidement, les laissant à leur discussion. Il s'agirait de ne pas trop les déranger.

Mais de loin, je continue de les observer de temps en temps. Il faudra lancer la cuisson de la viande quand ils auront presque fini. Ne pas oublier de leur demander les maisons pour le Feel Home aussi. Beaucoup de choses à penser. Mais je vais réussir. J'en ai les capacités. Alors je souris, heureuse d'être ici.


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Réponse à Kyara Blanchet

Alors que je viens de lui souhaiter un bon appétit - même si elle a commencé à manger depuis longtemps -, elle me réplique la même chose. Je souris et commence à goûter accompagnement et boisson. Elle aussi continue de manger. Silence religieux tandis que chacun apprécie ce qui est devant soi. Silence de mon côté car je ne sais pas quoi dire. Je ne veux pas être indiscrète. Après tout, elle est quand même ma professeure...

- Vos problèmes se sont résolus depuis le temps ? Ou vous recevez toujours des lettres ?

Je souris. Cela montre bien à quel point j'ai avancé depuis le temps. Je suis détendue. Heureuse. Je n'ai pas oublié cette histoire mais je suis passée à autre chose. Même si tout cela a clairement mit du plomb dans l'aile de ma relation avec Lïnwe. Je pose mes couverts, me replonge dans mes souvenirs pendant quelques secondes et reviens sur Terre.

- Oui, j'ai même découvert qui était l'auteur de la lettre. Qui avait fait ça. Tout est fini maintenant. Je peux avancer.

Je suis soulagée et ça se sent. Je souris doucement et reprend mes couverts, entamant ma viande en pensant à ce que je pourrais ajouter. Ma bouchée finie et accompagnée d'une gorgée de boisson, je complète mes paroles.

- Ça n'a pas été facile d'arriver à trouver son identité mais grâce à l'aide de personnes telles que vous et, comme vous me l'aviez conseillé, d'une détermination sans faille, j'ai réussi.

Sourire reconnaissant. Les paroles suivront ce sourire. Je lui redirai à quel point elle m'a aidé à me relever. Tout comme d'autres. Mais sans son soutien, j'aurais eu du mal à trouver le courage pour affronter mes peurs. Pour réussir à avoir la patience de chercher tous les indices possibles et imaginables qui m'ont finalement conduits à Lui.

Aujourd'hui, je suis heureuse.
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Azénor P. Benbow
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Re: La Salle Principale

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 26 Déc - 18:04


- ft. Meg -


Connais-tu le monde, ses alentours, ses côtés sombres. Les étoiles. N’est ce pas une des plus belles choses que tu ne verras jamais. Sens-tu d’où vient le vent, quand il effleure ta peau abîmée. Qu’est ce qu’un bruit te procure, le bruit du frisson bien sûr. La musique. Ses contours. La touche de piano la caresse du violon. La mélodie de tes amours. La larme du « si ». L’impression que tout s’écroule autour dans un fracas irréversible et une horrible douleur au niveau du cœur. Juste là. Et elle montra son cœur du bout de son doigt. La souffrance la peur c’est que tu vis. Je n’ai pas le même ton que toi. Pas la même façon d’écrire. Pas la même façon de lire. Pas cette voix en tête qui fait valser des mots les uns après les autres. Parfois on dirait que cette voix ne s’arrêtera jamais. Que de toute façon les lettres si bien formées continueront de s’écrire même pour l’éternité. Et c’est un soulagement. Ne crois-tu pas. Écris ou parlés je vis des mots sur lesquels je dépose mes inquiétudes. C’est un peu comme si à chaque phrase avouée j’enlevais un caillou de ma poche. Mais quand il n’y a plus de caillou, que faire.
Ma vie est incroyable, comme je n’osais même pas en rêver. Et pourtant il y a des soirs où je me hais. Des après midi à rester dans le noir, une voix hésitante et un regard sans plus d’espoir.
Quand les poches sont vides.
Rare est celui qui écrit son bonheur. L’Art reflète cette boule dans le ventre. Unique selon l’artiste. Quand les cailloux sont tous jetés je crois qu’il n’y a plus qu’à. Mais j’ai cette fâcheuse manie de vouloir en ramasser, encore et de encore. Et tu sais je les mets dans ma poche pour pouvoir les jeter plus tard. La métaphore de ma vie. Apprécier ce que l’on a.
Connais-tu le monde, ses alentours, ses parts d’ombre. Ce paradoxe entre ce que tu sais et ce que tu veux. Les conseils évidents que tu ignores.

J’ai cet ami qui m’a dit un jour que l’on était trop vieux pour faire des compliments. Que passé un certain âge, ça prenait une certaine connotation. Et que tu sais, ce n’était pas vraiment facile de dire ce qu’on devrait sûrement. Alors je l’ai regardé j’ai souri à moitié et j’ai simplement répondu que ce n’est pas vraiment qu’on n’ose pas, mais plutôt qu’on en est même plus obligé. Tout est écrit, les mots qui sortent de ton regard c’est comme voir le futur dans tes iris. Des yeux qu’on plisse, des yeux complices et c’est un caillou en moins, un caillou en plus.

Je suis venue me réfugiée dans mon autre dimension. J’ai troqué l’uniforme sévère pour une allure plus confortable. J’aurais pu aller dormir, fermer les yeux sur une journée supplémentaire dans cette longue liste de ma vie. Mais j’ai préféré faire la fermeture ce soir.
Il y a Megan. Juste toi et moi. Ma jeune recrue, stagiaire impliquée. Un chiffon en main baguette dans l’autre, je range la salle principale du bar entièrement vide a cette heure tardive. Mêmes les habitués sont partis se coucher.
-Tu arrives à bien gérer les deux, ici et au château?

Banal. Mais je ne sais rien sur elle. Pourtant je la vois près de tous les jours. Au château et puis ici. Quelques échanges cordiaux et c’est tout. Qui es-tu. Qui es-tu devenue et pourquoi. Tes plans tes projets et tes pires craintes. Ton opinion et tes regrets. Qui es-tu sous ta coque de jeune fille parfaite.
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Megan K. Hayajân
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Re: La Salle Principale

Message par : Megan K. Hayajân, Ven 29 Déc - 0:34


____________________


Sale journée. L'enfer des échecs, les écailles qui grattent, les cheveux blancs translucides qui couvrent mal la peau diaphane. Ce corps poubelle qui ne veut rien savoir et s'acharne à pourrir l'esprit pourtant pur. Il y avait autrefois de très jolies notes d'espoir - teintées, toutes, d'incompréhension et de dégoût. Megan n'a jamais eu l'air à l'aise avec ce corps troqué. C'est son côté misanthrope qui la pousse à se détacher de son enveloppe. Mais depuis qu'elle a mit un mot sur sa maladie - la métamorphomagie - c'est pire. C'est pire parce que c'est comme si naturellement, au plus profond d'elle-même, Megan était profondément reliée à son corps. A son corps qui exprime ce qu'elle tait, qui sait parfois mieux qu'elle ce qu'elle éprouve, qui tends les bras pour mieux se faire voir. Mais la jeune sorcière ne veut pas le voir, ce corps. Apèrs les changements délicats ET douloureux de l'adolescence, elle aimerait bien qu'il se taise. Mais non - non, voilà qu'il bleuit, blanchit, se couvre d'écailles et lui donne l'allure d'un sapin de Nël tout droit échappé de Broadway.

Et puis ça, plus sa nullité maladive en magie, ça pèse. Encore aujourd'hui, elle s'est ridiculisée en métamorphose. Pitoyable. Alors en sortant des cours, elle a fumé sa clope, tricoté un peu, à nouveau fumé une clope, puis elle s'est mise en route pour la Tête du Sanglier. Le seul endroit où elle pouvait relativiser - parce que là-bas, elle en voyait des vertes et des pas mures. Des gens comme elle, de gens mieux qu'elle, et puis les autres. Ces bouts d'humains tellement profondément enfoncés dans leur désespoir qu'ils s'étranglaient dans leurs maux. Meg était adepte de la psychologie de comptoir mais face à tant d'amertume, à part rallonger un peu les verres, elle était vachement impuissante.

Cette impuissance était jouissive. Elle aimait pas les humains, ces monstres carnassiers qui tuaient autant qu'ils mentaient, enfoncés dans une perversité écœurante. Elle n'appréciait pas de les voir souffrir mais voir que l'humain même - et elle dans le lot - étaient soumis aux lois impitoyables de la nature, des dés de la chance, du patrimoine génétique et de la sauvegarde de l'espèce, elle se sentait rassurée. Si elle merdait tout ce qu'elle faisait, c'était pas sa faute. Juste celle d'un destin foireux qui trouvait drôle de voir galérer une gamine de seize ans dont le seul repère était un bar un peu paumé dans le monde magique. Mais au moins, là, elle avait sa place. Même la patronne, en lui parlant, le prouvait :

-Tu arrives à bien gérer les deux, ici et au château? qu'elle avait dit, Azénor.

Azénor, déjà. Le prénom, quoi. Meg elle bavait devant ces femmes fortes et belles, wonder-women des temps modernes, qui abattaient des montagnes de travail en ayant toujours l'air frais. Elle la voyait dans pleins de costumes différents et elle avait toujours cette classe qui devait faire se dresser pas mal de mecs. Meg, elle se contentait de trouver en elle un p'tit quelque chose d'inspirant. Un truc qui donne envie de faire la même chose, tous les jours, pour être meilleure. Mais elle le disait pas, ça.

- Oh v'savez, j'suis mieux ici. J'suis à ch*er en cours. ton langage Megan. Pas faute de bosser hein. Bien, rattrape toi. Mais j'suis plus à l'aise avec les verres qu'avec la baguette. Pour ça qu'elle faisait tout à la main, tout le temps.

Azé elle était belle même avec un torchon. Meg, avec ses mèches fushias collées au front par la sueur, l'air chaud et le fatigue, elle ressemblait à une barbie sous psychotropes. C'pas le physique, son atout, souvenez-vous. C'est sa haine cordiale du monde.

- Dîtes M'dame. D'vez vraiment l'aimer ce bar pour y rester avec tout vot' boulot. J'veux dire, directrice adjointe, c'est une sacrée promotion. C'vrai qu'on galérerait sans vous m'enfin, d'vez tourner avec les potions du professeur Evans nan ?
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Re: La Salle Principale

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 30 Déc - 0:48



Je trouve qu'on en revient pas mal à ce que l'on a déjà dit. Souvent, on répète, sans arrêt, les mêmes choses, les mêmes histoires, on en rajouterait presque des paillettes quelques fois. Un regard pétillant, ça se sent. Paradoxal. Tout ça pour dire encore une fois que parler c'est combler des vides souvent. C'est pas toujours pertinent. C'est comme ressembler, le paraître tu vois. C'est un tissu de mensonges, ça en devient presque dingue parfois. On est capable de montrer bleu alors que l'on est rouge, de prétendre douceur alors que l'on est peur. Ce genre de paradoxe qui tisse et caresse l'illusion de l'histoire d'une vie.
Croire tout savoir sur quelqu'un, vouloir lui ressembler, la prendre presque en modèle, parce qu'elle lève la tête et qu'elle se tient droite, cette personne minable qui le soir s'endort avec des larmes transparentes qui coulent jusqu'au coin du nez. Quoi que l'on dise l'apparence dicte nos pensées. Alors il y a ceux qui mentent jusque dans leur geste, qui sont convaincus que leur sourire est vrai. Grand bien leur fasse dira-t-on. La grande question c'est bien vivre dans le déni, ou dans la tristesse de savoir. Moi je me demande quand est-ce-que l'humanité sera reconnaissante de ce qu'elle a déjà. Et je m'inclus dans l'équation. Pourquoi avoir peur du noir quand il n'est pas encore rentré, pourquoi ce goût amer dans la bouche, pourquoi en vouloir toujours plus, pourquoi pleurer. Moi qui pensais qu'en grandissant j'aurais des réponses.

Mais tu es si difficile à cerner. Tu sais je sais tout, rien ne m'échappe, j'ai souvent une longueur d'avance, pas de regret, pas de remord. Mais toi que je côtoie depuis quelques peu. Qui es-tu derrière tes mèches fushias et ton air ennuyé. Un ange? Une petite perle en quête de, je ne sais pas, reconnaissance? Une gamine de seize ans qui paraît intouchable. Es-tu blessée, es-tu meurtrie. Arrives-tu le soir à t'endormir sans ressasser un événement qui aurait marqué ta vie. Craches-tu sur les gens qui diraient 'je comprends' mais qui n'en savent rien. As-tu mal au cœur au point de douter d'en avoir un.
Parfois je dessine la ligne de ma vie et je cris aux murs de rester droits. Mais au fond qui voudrait d'une vie réglée, qui voudrait d'un chemin déjà tracé.

Un sourire pour ses dires. Moi je le vois comme si elle était désolée d'exister. Alors que la jeune est d'une grande aide ici. Y'a qu'à voir, ce soir seule la lune nous accompagne. Même les chats de dehors se sont barrés. Et si justement c'était pas l'occasion.
-Boh tu sais, c'est facile à dire mais c'est un rythme à prendre. Venir ici c'est comme reprendre son souffle. Enfin, de mon point de vue. Et puis si je fais plein de choses, ça évite de trop penser, de remettre en question. Oh et je ne préfère pas toucher aux possibles remèdes miracle de Mademoiselle Evans, mais jolie tournure.
Des idées pour l'avenir?


Des convictions, des projets. Des idéaux des croyances. J'aurais aimé trouvé dans ton regard une particule qui m'aurait tout dit. Qui aurait fait que tu serais une gamine comme les autres. Mais c'est justement ça, tu n'as rien des autres. Tu n'as rien des gamines de seize ans à qui la vie sourie déjà. Je sais pas trop ce qu'il se passe tout là haut, peut-être joue-t-il à la loterie. Il choisit au hasard qui héritera d'une enfance décalée ou de marques sur les genoux.
Peut-être aurais-je du tourner la question différemment. Je suis plus attachée l'histoire. A ce qui fait que quelqu'un est ce qu'il est. Pourquoi hais-tu, pourquoi es-tu devenue pâle et écœurée. Trouves-tu douceur quand tu fermes les yeux. Montres-tu tes dents au miroir. Est-ce-que tu pries pour qu'on t'entende crier.
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Re: La Salle Principale

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 31 Déc - 0:05


j'met le contenu sensible. rien de hard mais les mots blessent.

____________________


Endless forms most beautiful

C'pas qu'elle veut pas, c'est qu'elle sait pas. Le "comme les autres". Elle a essayé, souvent, beaucoup, et au final, rien ne l'a pliée. Pas même les brûlures, les coups de tête. Elle reste debout, un peu tremblante, un peu branlante, mais debout. C'est un bout d'monde qui valse dans ses iris d'orage. Elle ne sait rien faire d'autre que d'être elle-même, que de penser, de voir les autres. Elle aime bien comparer les êtres humains entre-eux, élaborer des théories... elle se monte un univers à travers les visages des gens. Ce bar, c'est le graal. Le lieu parfait pour faire s'enlacer des destins, s'embrasser des vies qui n'auraient su se croiser autrement qu'ici. Alors la métamorphomage, avec son plateau et son torchon, elle regarde, étudie, tente de prête à l'humain de quoi remonter dans son estime. Prouver la valeur de sa survie, de son entièreté.

Ses conclusions sont pas brillantes. Y a des gens, beaucoup, puis y a les êtres-lumières. Ces lanternes incompréhensibles qui illuminent leur monde de leur simple présence. Ces gens, on les remarque vite. Ils ne sont pas forcément plus beau mais tout le monde reste subjugué, pendu à des lèvres imparfaites. Ce sont ces tiraillements, ces remises en question qui font d'eux des être en soi, des bouts d'infinis jetés dans le tas. Megan ne veut pas d'amour - elle s'est mariée à l'invisible et à l'éternité. A sa passion de l'âme et de la pensée. Elle s'est mariée avec ce qui fait d'un être un bel être : l'interne. Elle n'a jamais ressentis aucune attirance primitive pour une enveloppe. Elle sait discerner une beauté d'une aigreur mais ne retrouve en ce critère subjectif qu'un maigre tribu. Elle-même n'est pas vraiment charmante. Elle pourrait, sans doute, mais elle est trop vite pour cela. Ses yeux sont trop tristes, son corps trop maigre, sa façon de se mouvoir, trop désaccordée. Le piano sonne faux.

Une réponse, vite, dans ce torrent perpétuel de pensées.

« - Oh. Heu j'sais pas. J'suis nulle en magie v'savez alors bon... j'ai pas trop de but. Pas mourir, ça serait bien. Sa propre finitude, le fantôme bouffeur de vie. Mon père est mort le mois dernier. Alors j'ai pas trop envie d'le rejoindre, m'voyez.

Elle avait aimé son père. Elle l'avait aimé, sincèrement. Mais il était si intimement lié à ce pont... à cet endroit où ils s'étaient découverts, enlacés, apprivoisés... et puis où il l'avait rejetée, comme un corps dans une rivière. Il l'avait expulsée de sa vie, rouée de coups. Pulvérisée à l'en faire se dessécher de l'intérieur. L'avait traitée de monstre. Avait crié qu'elle méritait mieux d'être raide et froide six pieds sous terre que devant lui. Elle s'était refermée comme une huître et maintenant elle savait pourquoi il l'avait abandonnée. C'parce qu'elle avait c'te maladie, c'te puanteur qui lui rongeait les os. Ils appelaient ça un don mais c'était que de la mort lente et pernicieuse injectée en pleins de couleurs. Elle finirait par en crever; comme lui. Quelqu'un l'avait tué. Fin du bal, Caleb.

« - C'pas folichon mais j'écrirais p'tet un truc sur la psychologie humaine. C'est intéressant comme les humains ne savent pas vivre ensemble.

Y avait qu'à voir ce vieux couple de potes alcoolique qui s'était déchiré sur le comptoir y a pas deux heures. Ils avaient insulté père et mère avant de se foutre dessus. Palpitant, hein.
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Re: La Salle Principale

Message par : Azénor P. Benbow, Mer 3 Jan - 1:35



Tu écris, tu effaces, tu repenses, tu retraces. T'es-tu déjà, ô jolie perle, surprise avec les yeux humides, sans t'en rendre compte. Sens-tu l'émotion de la beauté venir jusque dans ton cœur. Balayer un regard d'un clignement des yeux. Éviter les songes noirs qui font réaliser. Des fois je préférerais ne pas réaliser. Vivre dans le déni c'est affreux mais ça fait moins mal. On en dort mieux. Moi qui critiquais les gens se berçant d'illusions. Auraient-ils raison, dans le fond.
Y'a mon cœur qui s'accélère. Oh pourquoi j'ai l'impression que tu as le pouvoir de changer des vies. Aurais-tu besoin d'une main, d'une épaule. Tu sais j'ai cette manie d'être là pour l'autre. Quoi qu'il arrive. Je suis là, toujours là, pas loin. Parler d'autrui mais jamais de soi. Jamais. Même mes pensées je n'ose pas les diriger vers moi. J'ai un peu peur de la prétention. Enfin ça c'est ce que je dis. Bien-sûr, ce que je dis. Mais la vérité c'est que je préfère sans doute pas me poser les bonnes questions. Rester Azénor propriétaire d'un bar, Azénor maman des lions et Azénor en photo dans les journaux du mois. Oui voilà, l'image. Tout ce que tu n'es pas. Mais pauvres fous gardez donc cette image erronée de moi, gardez donc cette image erronée d'elle. Voyez vide et inintérêt si cela vous aide à mieux dormir la nuit. Ce que c'est simple de ne pas se poser de questions, de ne pas aller plus loin que le bout de son nez. Voyez la comme vous voudrez. Moi je vois un ange. Un ange qui a du mal à sourire parce qu'elle est tourmentée. Ce n'est que de se leurrer que de croire qu'il n'y a pas de raison. Et c'est toujours là même. Souvent, ça touche la famille, pas vrai. Un lien inconditionnel. Un lien qu'on haime. Si fort que ça détruit. Que ça fait pleurer quelques fois, sans s'en rendre compte. Si fort que ça retarde le sommeil.

Elle ne veut pas mourir, elle ne veut pas pas planifier. Et tu sais je suis une adulte, sévère et protectrice, et j'ai mal au cœur. Et mes yeux s'humidifient, j'en aurais presque honte. Pourquoi? C'est évident. C'est écrit dans tes yeux. Je lis le mot papa dans ta peur. Es-tu tiraillée par l'envie de l'aimer. C'est l'histoire de ma vie Megan, qui penserait que derrière la forte Azénor Philaester il y a cette petite fleur, à moitié fanée, qui jamais ne s'est remise de la cicatrice que son père a laissé. Tes pensées se dissipent vite, mais j'ai vu un lien. Toi et moi, ce qui nous lie. Tu serais celle qui comprend vraiment je crois, parmi la horde d'incapables qui font semblant.
Et si on ne s'était jamais rencontré
Pas de lien, pas d'attache pas de mot arraché. Si j'étais née sous une autre identité. Trop de si, trop de questions inutiles mais qui titillent. Quelle est la couleur de tes pensées quand elles viennent à lui. Qu'est-ce qui te fait changer d'avis, aller de l'avant, dévaler les escaliers. Poses-tu les points d'interrogation.
Un clignement des yeux et mon regard redevient tien, paisible et maternel.

Une vision de voir le monde. Qu'est-ce-que l'on voit dans d'autres yeux. Les roses sont-elles toujours rouges pour tout le monde. Ton bleu, est-ce mon bleu également. Comment concevoir un différent d'opinion. Chercher la raison, toujours toujours et sans cesse. Il doit forcément y avoir un pourquoi à toute situation. Et c'est fatiguant, si fatiguant d'être celle qui cherche en vain ces pourquoi. Moi je voudrais juste souffler, et puis respirer. Mais ça me rattrape, toujours. Alors pourquoi. Pourquoi commencer tes phrases par un dénigrement personnel. C'est flagrant, ça saute aux yeux, c'est comme ton nez fin au milieu de ton visage angélique. La façon de le dire, en dit souvent beaucoup plus que le contenu lui-même. N'est-ce pas.
- Je trouve que c'est une merveilleuse idée. On ne sait plus vraiment communiquer, on garde des secrets trop profonds; cachés à l'intérieur. Il faut être bien avec soi-même pour prétendre être bien avec les autres. C'est bateau, mais c'est ce que je pense. Comment se regarder dans un miroir si la seule chose que l'on voit est médiocrité.
Parfois je pense qu'il faut simplement... être fier d'une différence. C'est pas vraiment intéressant d'être rangé dans un moule. Autant sourire et crier au monde sa liberté. Faire de son passé une force. Personne ne se rappelle du facile. Les enfants heureux font des adultes incohérent et un peu vide de sens et toi je crois que. Je crois que tu es tout, tout sauf insensée. N'est-ce-pas?


J'ai jamais vu tes lèvres être fières de s'étirer. Je voudrais te voir sourire parce que tu en as envie, pas pour n'être que polie. Je voudrais que tu comprennes, que tu es merveilleuse.
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