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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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En pleine mer
Shela Diggle
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Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


En pleine mer

Message par : Shela Diggle, Mar 27 Juin - 19:18


with Azénor
Aysha
Umbrin
Lydie




Marée.
de la marée l'odeur le souffle le songe
Le cœur affolé, les doigts qui tirent le drap, sueur du cauchemar. La marée avait tout happé, en son sein la coque déchirée du navire, les cliquetis des chaînes, le sel encore dans le nez - l'eau glaciale, salée, embrun qui embrasse l'odorat. Grincement de la coque. Les paupières tressailles sautent et dansent sur le néant, les yeux ne s'ouvrent pas encore. Les doigts ont trouvé le drap, retrouver le lit, le matin, l'habitude. Souffler. Il y a cette chose en l'humain qui arrive à lui faire croire qu'une image est réelle. Cette chose qui ajoute à la vue le toucher l'ouïe le reste. C'est magnifique et terrifiant. Le lit tangue.

Pour s'extirper il faut du temps, aussi traîner, se laisser envelopper du reste marin, le vent qui griffe la peau, les roulis de l'embarcation. Gauche, droite. Gauche, droite. Peut être de haut en bas, mais être de telle façon placée qu'il s'agit de gauche, de droite. Étirer lentement un doigt, tous les autres, élever un bras, soudain frappé par le vent, peut être qu'en se laissant trop apaiser l'on rentre à nouveau; la porte n'est point fermée, l'autre côté appelle. Avoir un pied au dehors, sans vraiment savoir quel bord appartient à l'extérieur. Ouvrir les yeux et violence, la lumière est faite, précipitamment retrouver une obscurité bienveillante. Pourtant il devrait faire nuit, nuit, et pas gris violent. Quelque part une lampe, oubliée peut être. Tirer le drap humide - sueur d'un cauchemar -, une vague s'écrase mollement contre le lit, doux clapotis. Le monde s'étire, perd son cadre encore, trouve une réalité dans l'entre-deux, questionner inutilement où l'on se trouve, c'est à dire dans quelle réalité. Aucune n'est vraie ou fausse, toutes existent. Mais parfois s'ouvrir le crâne aux extensibles dimensions. La mer a pris le lit et je traverse un brouillard, le lit s'avance, promené par un faible courant, le lit voyage. Les lignes aussi, auxquelles plaît l'image du lit qui voyage, les lignes grimpent les vagues, trouvent au loin, une côte, y dessine du vert de l'indigo, du pourpre changé en violet, les lignes tracent dans la tête autre chose que des mots, car l'on ne peut lire dans cet état. Passer une langue sur des lèvres gercées, laisser la tête à ses lignes animées, courir des doigts le drap, le retirer d'un coup, l'envoyer au loin. Ouvrir un œil, méchante luminosité, je veux cesser l'entre-deux, se redresser

Jusqu'à partout, l'infini, et s'être trompée de bord. La porte s'est refermée, et d'un pied s'être engagée du côté que l'on cherchait à quitter. Jusqu'à partout l'infini, le ciel délavé, aube naissante, et tout bas tout bas les vagues et ses embruns, le salé écœurant. Compter un deux trois quatre cinq doigts, dans un cauchemar l'on trouverait trois, sept, trente deux. Tirer sa montre - une montre ! -, lire cinq heures quarante - l'on est donc habillé. Les dimensions se font (immenses), le regard cherche une fin. Il n'y a, toujours, que des vagues tranquilles. Une immobilité de cette grande puissance, et un silence funéraire. Se redresser franchement cette fois, attraper le drap, le lit n'est plus lit le lit est, bateau, et habité
quatre silhouettes humaines sous des draps (les draps sont des tissus grossiers)
envisager un instant qu'ils soient morts, se dire qu'alors on mangerait
La barque tout juste assez grosse pour cinq corps ramassés sur eux-mêmes, et l'angoissante idée, s'il s'agit d'une réalité; comment retrouver la sienne ? Quitter des inconnus ou des cadavres, quitter la mer, qui par son infinité se fait néant, quitter l'atmosphère lourde d'avant la tempête.
L'odeur les sons les mouvements perdent leur sens, ils ont perdu leur cadre. Avoir pensé le cadre prisonnier de ma tête, avoir pensé un éveil proche, une fuite possible. Le cœur à nouveau s'affole, souffler, compter les corps à moitié cachés, un deux trois quatre un deux trois quatre, décider que cette réalité doit être prouvée : si d'autres nient, elle n'existe plus, elle s'évapore et alors je retrouve la chambre, le lit, un autre vrai. Si d'autres nient, alors cette chose qui est maître de l'humain et se joue si bien de lui n'arrivera plus à me faire croire à cette image.
L'image de la mer la mer
le vide



Postez comme vous souhaitez, peut être le premier arrivé, et on gardera le même ordre de passage


Dernière édition par Shela Diggle le Jeu 29 Juin - 13:19, édité 1 fois
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Aysha Brayd
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Re: En pleine mer

Message par : Aysha Brayd, Mar 27 Juin - 20:36


Aysha se retourne. Elle se retourne sous ses couvertures mais il s'avère qu'il n'y a pas de couverture. La chaleur de son lit, la douceur de ses draps a laissé place à une toile de jute rugueuse. Elle ne réagit pas. Elle se retourne encore, les paupières serrées, les lèvres entrouvertes. Elle tangue. Elle se balance à un rythme doux. Elle ne sait pas pourquoi son lit se balance de la sorte. il oscille, et elle aime bien cela. C'est une sensation agréable.

Elle soupire.

Le léger roulis ne s'arrête pas, il est constant. Par moment, le corps d'Aysha oscille plus fort, mais elle ne s'en rend pas compte. Elle est plongée dans un sommeil profond. Rare expérience. Sa poitrine se soulève elle aussi ; elle est en rythme avec son lit. Elle ne se demande même pas pourquoi tout semble si différent. L'engourdissement familier du sommeil met son esprit à l'épreuve. Elle est bien et elle ne veut pas que cela cesse. Si son esprit s'éveille, il tourne au ralenti. Il est enveloppé dans un coton brumeux qui la paralyse délicieusement.

Elle ouvre un œil.

Sa paupière s'est décollée soudainement, elle sort de sa léthargie à une vitesse exceptionnelle. Son esprit n'est pas cotonneux, le sommeil à définitivement disparu. Elle a même l'impression qu'elle ne le rencontrera plus jamais. Son œil unique parcours le plafond au dessus d'elle. Elle est immobile, seule sa pupille se rétracte. Elle tente de s'adapter tant bien que mal à la lumière ... lumineuse. Son regard court ainsi sur le plafond. C'est un ciel. Des nuances de gris et de bleu s'étalent sur la toile, on dirait une peinture. Elle ne le reconnaît pas. D'ailleurs, elle ne reconnaît rien, et étonnement, cela la rassure. Paradoxal. Les minutes s'égrainent, son unique oeil scrutant le plafond, son esprit restant vide. Puis soudain.

Elle se redresse d'un bond.

Ses muscles semblent marcher par a coups seulement. Là encore, elle reste immobile. Son lit tangue toujours. A la réflexion, ce n'est pas son lit. Elle ne se souvient même pas à quoi est censé ressembler son lit, mais elle a la certitude qu'il n'est pas de la sorte. La toile de jute épaisse et brune repose sur ses genoux. Sa peau la démange. Elle ose tourner la tête, enfin. Le ciel au dessus d'elle coule sur les murs imaginaires. C'est un ciel bleu avec quelques nuages. Devant elle, une porte imaginaire. Une odeur d'embruns lui chatouille les narines. Ce n'est pas non plus une odeur qui lui est familière, mais elle la remplit de bonheur. Aysha ne sait pas ce qu'elle fait là, mais étonnement, ça ne l'inquiète pas. Aucune question ne se bouscule dans sa tête. Elle n'a pas envie de savoir ce qu'elle fait là. Elle est bien, simplement. Elle ne sait pas qui elle est mais cela ne lui semble pas important, pas essentiel. Certitudes inutiles. Elle se dit que c'est peut-être un rêve, peut-être une hallucination, mais cela on plus, elle ne veut pas le savoir. D'ailleurs, tout semble trop réel pour être un rêve. Et les rêve ne sont jamais aussi ... différents.

Elle se lève.

Elle tangue. De toute évidence, c'est un bateau. L'embarcation oscille au rythme de vagues imaginaires, obligeant Aysha à se tenir à un support imaginaire. Ses yeux sont perdus, ils tremblent et regardent partout, sans cesser de bouger. Son visage ne semble pas capable de produire la moindre expression, et pourtant, elle est bien. Un sentiment de confort, totalement contraire à la situation. Son esprit est vide, elle ne sait plus rien. Mais elle observe, elle le remplit d'images brèves, de décors, d'odeurs et de sentiments. Il lui semble que des mots veulent s'échapper de sa bouche mais elle garde les lèvres fermées. Trop précieux. Au sol, il y a trois silhouettes. Silhouettes recouvertes de toile de jute. Elles sont belles, ces silhouettes. Elles sont symboliques, poétiques, mystérieuses. Aysha les observe fixement un moment. Elles respirent, les silhouettes. Elles respirent comme respire ce bateau, et la mer en dessous. Aysha sait qu'elle le verra mieux, plus tard, peut-être. le temps est son ami, d'ailleurs il lui semble infini.

Pas de questions, pas de limites.
Elle marche.

C'est bien la mer qui s'étend autour d'elle, soudain. Elle est envahie par du bleu, partout, loin, près. Il engloutit les horizons, tout semble rempli de bleu. Un bleu qui tangue et fait tanguer le bateau. Aysha ne se sent pas stable mais elle tient miraculeusement debout. Il faut dire que la mer n'est pas très agitée. Plutôt calme, douce. Elle caresse Aysha. L'embarcation est petite, c'est une barque. Pourtant, elle se sent protégée.

Une autre silhouette.

Une autre qui se tient là, debout sur le bateau, vers la mer. Elle regarde, immobile. Elle attend. Et Aysha aussi attend. Mais soudain, il lui semble que les mots se bousculent de plus en plus à ses lèvres. Elle les garde serrées mais ils veulent s'échapper. Elle ne sait même pas à quoi ils ressembleront quand ils seront dehors, à la merci des oreilles, de la mer, des embruns. Emportés par le vent. Elle ne veut pas les laisser partir, elle sait qu'ils s'en iront loi, trop loin pour être rattrapés.

Alors elle s'approche.

Elle se poste à côté de la silhouette. Elle était brumeuse mais la distance s'est réduite, elle est plus nette désormais. Aysha reste là, en silence un moment. Elle attend. Elle attend quelque chose, et en même temps elle n'attends rien. Et elle entrouvre les lèvres un instant. Juste un instant, le temps de laisser échapper quelques lettres. Un murmure.

"Fabuleux."
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Azénor Philaester
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Re: En pleine mer

Message par : Azénor Philaester, Mar 27 Juin - 22:40


merci pour vos mots


un soupir
Des yeux clos sur une image trouble qui se hâte de penser à l'avenir. De la sueur qui coule du dos, du cou, du front, des tempes, du creux des reins, d'entre les seins, pour humidifier un lit plus qu'incertain. Une odeur salée qui s'agite dans chaque narine, des tics dans les yeux et au bout du nez, des doigts qui se crispent et une paume coupée par des ongles qui tremblent et s'enfoncent de plus en plus, des sourcils froncés.
je ne comprends pas très bien
Une petite fille perdue dans un rêve qui a l'air tellement réel. Elle respire cette petite fille, elle sent ce qui l'entoure, elle explore ce qu'elle voit, elle écoute les bruits qu'elle perçoit. Et elle distingue la mer et elle distingue sa pureté son vide et son indifférence. Elle se rend compte la petite fille, que quoi qu'il arrive elle continuera sa lancée, elle continuera de se bercer toute seule, elle continuera les moutons les vagues le sel le calme et les naufrages. La petite fille a comprit et elle flotte de légèreté si pure si pâle si jolie. Une main en l'air les doigts décollés elle en danse jusqu'aux bouts de ses ongles. La grâce. La liberté. La Danse. Du bout de ses dernières phalanges elle effectue mouvements et vagues d'amour pour l'Art incompris. Elle regarde ses mains abîmées car elle travaille dur toute la journée. Pas un sourire, bouche presque fermée, elle dépose un baiser dans ses doigts, l'envoi au plus mal-aimé. Pour un peu de douceur. Offrir ce qu'il y a de meilleur.
cette petite fille est moi
fragile tendre forte douce tout à la fois
mais cette nuit je m'envole

Et soudain, un bruit d'orage. Une fenêtre qui claque fort. Le tonnerre le tonnerre le tonnerre. Quelques éclairs en flashs sur des yeux fermés qui regardent l'image sans s'en lasser. Je crois même que c'est réel. Que flotter sur l'eau est possible que l'eau qui tombe du Ciel alimente mon cœur et que le bruit des orages n'est qu'un cri d'un Dieu qui pleure. Et puis la pluie. La magnifique pluie en trombe qui tombe en trombe qui tombe tombe tombe en trombe. Le bruit qui vient se mêler aux grondements du Ciel. Une image qui apaise. Une atmosphère qui fait rester endormi. Une nuit si belle, pas de parasite, pas de réveil, juste un rêve qui continu pour que je l'aime. La vie. Aimer la vie parce qu'on y rêve de mourir peut-être. Vivre dans des paradoxes et des incertitudes et des questions et des absences de réponses.
la vie
le rêve
quelle différimportance

Une barque. Ne flotterais-je finalement pas. Je ne suis pas seule. Nous sommes cinq ombres, cinq silhouettes, cinq rêves et cinq doigts d'une main. Quelle main. Celle sur une vitre embuée celle sur une fenêtre pour la fermer celle qui parcoure l'eau douce celle qui danse ou alors celle qui coupe. Je vis peur raison passion mépris incompréhension indifférence impatience naïveté indulgence clémence paradoxe pardon je vis pour rêver. Et vous chères meneuses de rêves chers toucheurs de paradis que vivez-vous chaque jour. L'eau est calme n'est-ce-pas. Ne serait-ce-que chez moi que la pluie bat son plein. Ne serait-ce-que chez moi que la vie en redemande et que l'orage écoute et retient. Il parle n'entends-tu donc point. Il t'appelle le Ciel. Alors je viens.

Un mer qui berce alors. Un châle en soi blanc qui vole. Assise parmi cinq ombres je suis l'une d'entre elles. Bonjour chères fées je crois m'être endormie dans les bras de Morphée. J'espère mais ne crois pas finalement aux rêves devenus réalité. Peut-être que mon âme a subit trop de malheur, si j'aimerais faire battre mon cœur? Évidemment. L'eau le tangue de bâbord à tribord de bâbord à tribord de bâbord à tribord et ainsi de suite l'eau ne s'arrêtera pas puisqu'elle ne s'arrête jamais de couler de divaguer de bercer de chanter. Pour nous bien-sûr. Pour nous.
un soupir
un fabuleux


Dernière édition par Azénor Philaester le Mer 28 Juin - 1:48, édité 1 fois
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Umbrin Talar
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Re: En pleine mer

Message par : Umbrin Talar, Mer 28 Juin - 1:44


L'amertume fichée sur la commissure des lèvres, mince filet de salive où se mêle le grain salé d'un rêve mort-né balayé par la houle, entêtante berceuse pour les insomniaques aux yeux écarlates voguant, infatigables, à travers les eaux troubles d'un sommeil égaré, sans faire exprès, planté là comme une arche au milieu de l'océan. Le roulement inlassable des vagues et le rire lointain qui se perd dans les nuées, l'air marin pareil à la caresse d'une main aux douceurs maternelles, mais au delà un silence mortel qui dévore l'esprit du bohème effarouché. Des profondeurs résonne le chant des noyés, murmure merveilleux qui appelle les cœurs valeureux à la descente jusque dans l'abîme, là où l'obscurité révèle, fugitive, l'éclatante beauté du rêve retrouvé, les falaises de l'enfance élancées vigoureusement comme pour effleurer les cieux irisés, les promesses de jeux interminables et de danses à fleur d'eau empourprée du haut de ces promontoires comme des défis lancés à l'infini, la face lavée par les embruns qui labourent la côte effilée, puis la chaleur rassurante de l'âtre et la senteur de parchemins bouffés par le temps. Les draps de satin et les rubans du matin qui baignent les membres découverts, à travers les persiennes le jour se dévoile, les paupières se défont comme ces volets de campagne, écaillés par les vents, que l'on rabat parfois les jours de beau temps, le ressac s'éclaircit alors et se répand en heurts diffus.

Le monde est pâteux, fade comme un brin d'herbe mâché jusqu'à l’écœurement, un vaste halo irradie à perte de vue et blesse la rétine charmée par les ténèbres apaisantes vautrées de-ci delà sur le tissu, triste étoffe où viennent jouer les ombres voltigeuses et les éclats de jour, se livrant à une lutte enivrante. Plein de ces volées, les sens embrassant peu à peu l'étendue environnante, la pensée absorbée par ces sujets de contemplation, l'être se confond dans la matière et s'agrège à elle, épousant sa respiration, son oscillation. Il ne demeure qu'une béatitude sans commune mesure, une plénitude d'avoir rejoint l'infini.

Sursauts de conscience, visions spasmodiques, des corps étendus, silhouettes informes parsemant une frêle embarcation ballottée par les lames insatiables, une lourdeur au creux de la poitrine, l'absence, l'aveuglement causé par une lumière trop vivace, agressive dans ses assauts répétés, l'impossibilité de se souvenir, rien que l’âpreté de cette matière suintante contre de la chair écorchée. La douleur, sourde, silencieuse, elle seule se dresse contre le reflux de l'être qui s'obstine dans sa souffrance. De l'agitation, des râles échangés de part et d'autre, la vie s'épanche et s'infiltre où sa débâcle le lui permet. Une silhouette est tirée de sa torpeur et s'élève, il s'en dégage un murmure presque inaudible.

"Fabuleux."

Piqué par cette trace d'humanité Umbrin se redressa légèrement, conservant la protection que lui offrait le bout de tissu jusqu'à l’orée de son visage, et tout en balayant du regard l'embarcation et ses occupants s'exprima avec difficulté, la langue râpeuse et pesante.


"Je vous ai entendue, je ne rêve pas, vous pouvez me dire ce que je fais là ?"
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Lydie Nouël
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Re: En pleine mer

Message par : Lydie Nouël, Mer 28 Juin - 3:24


1. même que shela elle a dit que j'pouvais
2. wow.

Le temps d'un battement. Assez de temps pour que devant ses paupières endormies se déroule un film inédit. Kopfkino. Son cerveau piochait dans son quotidien des éléments aléatoires et en cherchait les liens. Il ne s'attardait pas sur la réalité des sujets mais uniquement sur le sens qu'elle leur portait. Ils n'étaient plus que des images, des métaphores, qui n'étaient pas plus décryptable que mémorable. Des flashs synaptiques, des courants hasardeux, suivant des combinaisons et des chemins mystérieux, dans une boîte hermétique encore trop secrète. Une boîte intime, rien de ce film n'en sortirait. C'était son inconscient qui parlait.

L'eau fraîche sur sa peau blême faisait s'hérisser les poils de son échine. Le sens de la gravité n'était plus. Il n'y avait que la légèreté de son corps, flottant dans une mer calme. D'abord, il y avait eu une plage. Dans ses souvenirs, bondée, mais présentement vide de présence encombrante. Étendue de sable neutre, sans rocher parasite. Cristaux finement taillés dans une pierre trop parfaite. Quand elle tournait le dos, il n'y avait plus que son être englouti par les flots. Ses lèvres salées sur lesquelles sa langue n'osait plus s'aventurer. Son regard qui se perdait vers l'horizon. Et d'un coup il n'y avait eu plus que cette eau, à perpétuité.

La frontière entre l'immensité sous ses pieds et l'infini au dessus de son esprit se faisait plus confuse. Tout n'était que confusion. Un jeu de lumière, coloré ou obscur, émanant des flots, se reflétait dans le ciel. D'humeur changeante, tantôt grise rosée, puis violette argentée. De l'eau condensée, plus foncée, traversait la marrée. Duveteuse à souhait, elle tranchait, formait un sujet où l'on posait volontiers l’œil, pourquoi pas le pied, ou bien le corps tout entier. Trop loin. Elle leva la main, sans prise pour s'élever. Ses jambes s'enfonçaient, son bras s'écrasait.

Perdue dans cette infinitude, toute perception s'affaissa sur elle même. Oppression fulgurante. Soudain, la lourdeur de son cœur prit la place de la légèreté de son corps. Elle crut couler, se sentit oppressée. Plus que l'obscurité. Un voile sombre censé faire passer l'angoisse fictive. Celle-ci se propageait et s'éloignait dans les extrémités de ses doigts de façon imprévisible, insupportable. Une pesanteur douloureuse, comme une démangeaison d'irritabilité. Des fourmis grouillaient partout dans ses membres, titillaient ses muscles, rongeaient ses nerfs, et disparaissait momentanément pour apparaître à un nouvel endroit, pour revenir la tourmenter. Toujours revenaient vers le centre vital, dont la pompe s'affolait sans possibilité de retour en arrière.

Il lui fallait une image, changer le scénario, le contexte. Alors, d'un coup, elle fût sèche. Sèche et loin de l'eau. L'air marin chatouilla ses narines, telles des moustaches félines. Balaya toute angoisse. La mer n'était pas si loin, dans ce cas, elle n'était jamais loin. Pas seule, non plus. Quatre autre silhouettes, sortie de leur contexte premier d'apparition. Elles l'accompagnaient, ou bien étaient juste présentes, par hasard. Éléments de décors, fondus dans le paysage. Les ondes marines imposait à son corps un mouvement vertical contre lequel elle ne pouvait lutter. Son embarcation n'y pouvait rien non plus. Tantôt étroite tantôt spacieuse. Il n'y avait que dans les ondes une régularité irritante qu'elle essaya d'oublier, ne souhaitant par retrouver son angoisse passée. Se concentrer sur comment elle était montée.

Flash instantané. Un fourre-tout cérébral.
Plusieurs scénarios. Elle s'était échouée, avait rencontré des personnes, ils étaient partis ensemble vers un monde meilleur. Ou bien avait-elle été là depuis le début, le soleil lui frappant la tête.
Des souvenirs, aussi. Une montée ardue sur la barque. La fabrication d'un radeau. Une randonnée marine, plongée maritime. Passion sous marine à exploiter.
Des références médiatiques. Une retournée amusante, suivie d'une bataille d'eau assoiffante. Un bateau encerclés de créatures menaçantes, un cargo bondé de personne en danger.
Une réalité méconnue. Rien de tout cela n'était vrai, elle était juste là, le regard perdu dans une forêt inondée.

"Je vous ai entendue, je ne rêve pas, vous pouvez me dire ce que je fais là ?"

Jamais décrocher de l'objet contemplé, sinon la vision changerait. Doucement articuler, ou bien se laisser porter.

- A vous de le décider, dit-elle. ou bien - Oui. ou plutôt - Qui va là?! ou sinon les trois dans un même temps. Langue confuse. Tout n'était que confusion.
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Shela Diggle
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Re: En pleine mer

Message par : Shela Diggle, Jeu 29 Juin - 14:48


et elle me bouffe, elle me bouffe la tête, la bête à l'intérieur, le crabe qui se meut, j'ai un crabe dans la tête et il est terrible, j'ai la mer devant les yeux et par son inertie éphémère, elle est terrible. Car la mer s'éveille toujours, gronde piaffe et rue, la mer n'aime se trouver de hardis cavaliers. Et bien que personne n'ai jamais seulement songé à la dompter - quel idiot ce serait -, elle se refuse aussi associée, avale un navire ou deux pour punir ceux qui pensaient marchander. J'ai la mer devant les yeux et
Fabuleux

pousser un cri, perdu au ciel
personnage numéro 1. Notons déjà son statut de vivant, un cadavre de moins; des traits prononcés, éclatants, une peau qui tire vers le Sud. Age indéfinissable. L'on ne devrait d'ailleurs donner d'âge à quelqu'un, l'âge ne fait ni la maturité, ni les connaissances. Un personnage finement ouvragé, aux détails très féminins. Presque excessivement. Et son air son air comme apaisé, ne comprendre son mot, je suis du mauvais côté nous sommes du mauvais côté, comment pouvoir trouver cela fabuleux ? Lui avoir un regard terrifié, (peut être), attendre une suite, une chute depuis le ciel, attendre qu'elle réalise le lieu l'espace le vide, le cadre inexistant, attendre qu'elle esquisse un sentiment plus logique que l'émerveillement.
Cependant elle ne poursuit pas. Hésiter à la secouer par les épaules, lui demander de sortir plus vite de son étrange état, et, nouvelle voix. Là, enfin, une réaction : il se demande, et cherche à interagir. Cherche à chercher. Glisser un regard vers la voix, y trouver les personnages 2 et 3. La première se distingue immédiatement par le manque d'enfance sur son visage; si l'on ne doit donner d'âge, elle est certainement notre aînée. Alors assise, ne pouvoir aussi bien remarquer, mais avoir l’œil qui louche, une généreuse poitrine - avoir besoin de noter les différences pour mieux retrouver ensuite. 3 est un garçon, et rien qu'une tête; le reste est pudiquement enroulé sous les draps de tissu. Les yeux et la peau plus clairs que chez les trois autres vivants. Il dit : je ne rêve pas. La réalité s'ancre, s'étale, possède (nous) possède. La réalité n'est plus en danger, parce que partagée. Il n'est donc plus possible de s'échapper. Prisonniers entre ciel et mer, dans un néant violent de silence
l'absence de son présage, la mort ? rien de plus que le léger clapotis contre la coque
pas un vent

Le regard papillonne, de l'une à l'un à l'autre, parfois il se noie en contrebas, joindre et écarter, joindre et écarter, les doigts, instruments de la nervosité. Nous sommes quatre et finalement cinq, quelqu'un répond, quelqu'un se fait réponse, je connais le nom de personnage 4, je connais le nom du roux et de l'expressivité des yeux, je connais le nom des traits franches et prononcés, je connais le nom et l'ai oublié. Ses syllabes s'envolent et n'y faire trop attention, cherchant la première lettre pour trouver les suivantes - je connais. Déformer ses mots plutôt, y trouver Charybde et Scylla, s'épouvanter du calme des quatre premiers.
Je suis personnage numéro 5, je suis, la peur du vide, du silence, de l'absence du tout, je suis désormais incapable de me tirer d'un vrai qui appartient à plusieurs.
Souffler souffler souffler, peut être n'y a-t-il de raison d'ainsi se soumettre à la crainte, peut être s'agit-il d'une erreur, une pause dans un cadre temporel, qu'il suffit d'attendre. Que le vide n'aspire ni ne rejette, qu'il est plein, car nous sommes, noter qu'aucun n'est mort. Le crabe dans la tête s'avance, se nourrit. Eux sont calmes, presque détachés. Comme si leurs lignes traçaient et distinguaient en tout cela(,) un Beau, comme si l'infini ne s'étirait pas de la sorte, ou peut être que l'infini ne doit pas être source de surdité au paysage. S'asseoir, se relever. La barque tangue un peu.

- Lequel d'entre nous a poussé le bateau à l'eau ? Lèvres gercées. Je ne m'en souviens plus. Plutôt que de l'éloigner les sons, creusent le silence. Une fois disparus, c'est un espace dénué de tout. Quelqu'un sait quelque chose ?

Poser des mots sur une non-évidence, donner des noms aux choses, c'est les attraper, et faire comme si on les comprenait
comme donner un nom à un enfant fait penser aux parents
qu'ils comprennent
qu'ils contrôlent
- on est perdus en mer mais j'ai l'impression d'être ailleurs, l'impression de ne pas vraiment respirer
Lydie
parce qu'avoir retrouvé son nom.
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Aysha Brayd
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Re: En pleine mer

Message par : Aysha Brayd, Ven 30 Juin - 10:31


Aysha est là, debout, immobile, les yeux fixés sur l'horizon. Elles sont deux dans le silence des mots, brisé seulement par le léger roulement de l'eau et la brise à sa surface. Le mouvement l'hypnotise, elle a la bouche sèche. Les mots qui voulaient s'échapper de sa gorge ont réussi. Mais c'est en silence qu'ils se sont envolés, et maintenant elle est vide, elle a soif. Soif de mots, soif de réponses, soif d'apprentissage. Comme si tout ce qu'elle a connu avant n'est plus qu'un vague souvenir lointain. Souvenir dont elle ne veut pas, souvenir qu'elle chasse de son esprit dès qu'il pointe le bout de son nez. Elle veut se remplir du fruit de cette illusion, de ce moment étrange. Elle sent qu'il a tout à lui apporter, qu'elle va boire avidement l'eau qui les entoure, qu'elle va apprendre, connaître, savoir. Savoir des choses primordiales. Elle ne sait pas quand elle va revenir à la réalité ; d'ailleurs, elle ne sait pas ce qu'est cette réalité. La mer s'étend à perte de vue, c'est la première fois qu'elle voit autant de bleu. C'est beau. C'est effrayant.

Une autre silhouette.

Elle stoppe l'hémorragie de son esprit qui s'était remis à tourner dans tous les sens, sans but, trop vide. Elle détaille la silhouette, la compare avec la première. Deux nouvelles choses sur lesquelles poser les yeux. Les choses qu'elle sait sont les plus élémentaires. Elles ne sait pas qui elles sont mais elle sait qu'elle les a déjà vu, auparavant. Ce ne sont pas des inconnues. Étonnant de se dire que lorsque l'on ne connait pas quelqu'un, la seule chose que l'on peut connaître, la seule chose qui nous permet de juger est le physique. Pourtant, c'est bien la chose la moins sincère. Menteur, le physique. Menteur mais seul point de repère à cet instant, rassurant, finalement. Aysha est vide alors elle chasse les préjugés, les jugements ; trop d'espace pris pour rien. Elle les détaille, les compare. La première silhouette est petite. La deuxième aussi, d'ailleurs. Il semble à Aysha qu'elle les dépasse légèrement mais elle n'a pas de miroir, elle ne sait plus à quoi elle ressemble. Elle coule un regard vers sa peau : brune. La première silhouette à la peau plus claire, des yeux gris qui lui donnent l'air d'un fantôme égaré. Peut-être est-ce dû à la peur, au vide qu'affiche son visage. Doit être joli, d'ordinaire, mais elle ne sait plus ce qui est beau ou non. La deuxième silhouette est aussi petite mais plus pulpeuse. Une forte poitrine, des hanches larges. Aysha baisse les yeux sur sa propre silhouette : moins en formes, plus menue. Moins jolie, sans doute. Enfin, elle ne sait pas.

Un mouvement.

Un autre. Une autre silhouette. Aysha se réjouit : un autre point de comparaison, de quoi agrandir sa connaissance. De quoi se remplir d'images, de personnes, des silhouettes. Un besoin viscérale de combler ce vide étrange. Légère euphorie passante, mais elle s'évapore aussitôt, laissant place à un vague sentiment de bien-être. La quatrième silhouette, la troisième qu'elle rencontre, reste assise. Elle voudrait lui dire "Lève-toi ! Regarde la mer !". Mais elle ne veut pas, elle reste assise, la toile de jute jusqu'au menton. Aysha ne peut pas observer son corps, elle fait la moue en se reportant sur son visage. C'est un garçon. Visage juvénile, plus jeune que les autres, sans doute. Ses lèvres s'ouvrent soudain. Son oreille n'écoute pas. Elle reporte son attention sur le son, s'arrache à son analyse, remarquant simplement les yeux bruns de la deuxième silhouette. Trop tard : il a parlé, ses mots se sont envolés si vite, si vite. Impossible de les rattraper, elle ne sait pas ce qu'il a dit.

Dernière silhouette.

La seule forme encore endormie s'est levée, elle regarde. Oh - des cheveux roux. Du feu, des yeux aussi. Une peau pâle, elle est grande, comme elle. Elle ouvre la bouche elle aussi. Aysha entend, cette fois, mais ne comprend pas. Elle fronce les sourcils mais détend à nouveau son visage. Peu importe, rien n'importe, d'ailleurs. Ils sont cinq. Quatre debout sur la barque, pourtant elle reste stable. Un assis, la toile toujours remontée sur sa poitrine, le regard apeuré, peut-être. La première silhouette, la petite aux yeux verts ouvre la bouche. Elle écoute :

- Lequel d'entre nous a poussé le bateau à l'eau ? Je ne m'en souviens plus.

Elle non plus ne sait pas, songe Aysha. Est-ce que quelqu'un sait ? Qui pourra la remplir, lui apporter la connaissance.

- On est perdus en mer mais j'ai l'impression d'être ailleurs, l'impression de ne pas vraiment respirer Lydie.

Lydie. Yeux bruns, elle s'appelle Lydie. Plus simple. Elle se souvient : des prénoms. Ailleurs. C'est le mot, elle sait mettre les mots. L'impression de ne plus respirer. Non, Aysha a l'impression de ne plus en avoir besoin. L'air la remplit déjà. Elle respirera quand elle devra savoir, comprendre. Oh, des mots sont là, de nouveau. Apparus, posés au creux de sa langue, plus calmes que les premiers. Ils sortent doucement, sans se presser.

- Je ne sais rien.

Ils flottent dans l'air longtemps avant de s'envoler. C'est la vérité, c'est ce qui définit le mieux son état. Elle ne sait rien et veut savoir. Elle ne veut pas savoir ce qu'elle fait là, elle veut SAVOIR.

- Ailleurs mais je ne sais pas où. Aysha, ajoute-t-elle pour faciliter la tâche.

Parce qu'elle ne sait pas de quelle couleur sont ses yeux, et que le prénom, c'est plus facile, plus léger, ça prend moins de place.
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Azénor Philaester
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Re: En pleine mer

Message par : Azénor Philaester, Sam 1 Juil - 17:17



un mirage
c'est un mirage
n'est-ce-pas?

ils sont gamins, ces doigts de la main ils sont des rêves ces petits pantins ils volent sous la brume ils flottent sous le vent ils chantent en dansant. Peut-on dire que l'on est fou à lier si l'on suit le fou lui-même. Mais la question n'est pas vraiment pourquoi les gens sont fou, mais plutôt comment font-ils pour ne pas le devenir, bien sûr, bien sûr. C'est évident
un premier doigt
mon premier doigt et belle blonde et elle est la plus elle elle est vénitienne peut être un peu à part puisque qu'être dans son monde maintenant en est synonyme. Je crois qu'elle préfère avoir la tête dans les nuages parce que c'est fatiguant d'avoir les pieds sur terre, préférer voler, parce que bien plus d'espoir en l'air, bien plus d'intérêt
mon deuxième doigt est la moins claire un peau douce et parfumée je crois. Elle est plus grande que moi alors que d'âge je la dépasse de c'est sur quelques années. Des cheveux foncés elle est l'inverse de numéro une mais elle est une elle aussi belle que celle d'avant aussi naturelle que celle qui viendra après
puisque mon troisième doigt est moi, petite fille au regard plein d'espoir de vie d'antan de questionnement perchée dans une barque avec une main remplie et des doigts fins délicats plein d'amour pour un rêve que l'on a en commun c'est tellement beau, rêver pour s'évader
mon quatrième doigt est un il encore enfant qui devrait le rester pour toujours puis-qu’être enfant c'est l'avenir malgré l'à venir. Il est le plus grand de nous tous et peut-être a-t-il un regard autre sur le monde. J'aimerais avoir ton âme pour regarder de tes yeux ce que tu vois de ton côté, voyons-nous tous les mêmes couleurs, les mêmes puretés, sommes-nous guider par l'éducation si tant est qu'elle ait existé
mon cinquième doigt est
_Lydie
un retournement de situation
pantoise et indécise je ne comprends plus ce que je ne comprenais déjà pas tantôt que fais-tu dans ma barque que fais-tu sur ma main petite fleur de ma vie. Un sourire incertain, inévitable, non-voulu. J'aimerais acclamer ta venue mais que veux-tu je n'entends pas alors comment pourrais-je prononcer mot? Les yeux fixés sur toi, je te regarde rêver. C'est fou ce que tu es belle. Je vous connais tous, tous, tous. La raison se cache dans un coin de ma tête, vous êtes les élèves je suis la Directrice n'est-ce-pas.
mais pas pour ce soir
ce soir

j'en oublie formes langages politesse âge genre passion ponctuation puisque dans l'eau toute question est reposée est-on seul dans notre monde le partageons-nous vivons nous vraiment pour combien de temps qu'y-a-t-il après s'il y a un après
veux-tu être
mon après?

il y en a qui parlent mais je n'entends lettre parce que j'ai besoin de silence. Ça y est j'ai réalisé pour mon tiers qui nous a suivi dans la barque. Maintenant il reste à savoir ce que je rêve ici. Pourquoi eux. Merci de m'accorder de la douceur dans une nuit les enfants vous savez l’extérieur est moche et ennuyant des fois je me demande même s'il vaut la peine d'être vécu
je crois que oui parce que
pour Lydie
la barque tangue
un peu plus fort
je ne dis rien mais je vous perçois dialoguer
je n'ai que mes yeux pour parler
mon âme pour ressentir
le bonheur de Morphée
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Umbrin Talar
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Re: En pleine mer

Message par : Umbrin Talar, Mar 4 Juil - 11:45


Le roulis, ce berceau qu'une pression nonchalante chatouille, convulsions enfantines et rires aux profondeurs gutturales, le roulis comme ces roulades à s'écorcher les genoux contre les buttes grasses aux myriades de cailloux tranchants, le mal être qui déferle soudain et saisit à la gorge, déglutir de l'herbe collée au palet, humer l'écume dansante qui remonte au nez, le roulis ce vieux roublard lacérant les viscères et embaumant de sa pestilence l'assemblée des femmes où seul l'éternel enfant chahute en silence, sur le point de se vider par dessus bord, l'âme chancelante qu'un baiser déroberait, embrassant le zéphyr et l'onde caressante aux mille suavités. Des paroles se noient et sombrent entre les bras trapus du génie des mers, gardien du radeau, calice qui accueille les tempêtes d'esprits enfiévrés, enflés de mystères, ayant pour seule pensée une chimère émaciée qu'il est plaisant de qualifier réalité.

Le petit homme décolle péniblement ses paupières lovées, battements de cils comme pour s'échapper, éclipses à l'ombrage salvateur, l’œil aride, nu, privé de rêves où se réfugier, l'absurdité stagnante comme une eau qui lentement croupit et se gave des bêtes affolées échouées en son sein, un destin funeste leur est réservé, pourtant l'éclat de vie en elles s'acharne, se persuade à coup de peut être, pourtant. Prostré sous son linceul qui le protège de regards indiscrets, Umbrin frémit délicatement, ses questionnements se répercutent en échos décevants, la matière enveloppée dans un suaire, les membres engourdis, morts, seul le roulis lui donne la nausée et le rappelle à sa réalité, les tripes entre les dents. Le conciliabule se perd en marmonnements, psaumes, incantations suintantes, seul perdure le roulis, inlassable, infatigable, imposant une concentration infaillible qui exclut toute frivolité, l'effort pour ne pas se répandre misérablement déforme l'expression, lacis baroque où s'entremêlent un dégoût évident, nuancé par un regard vitreux, absent, palpant à des distances infinies l'illusoire stabilité de l'horizon, ainsi que des lèvres fébriles où perlent des gouttelettes de sueur qu'une langue peureuse glane sporadiquement. Cette soumission absolue et docile aux soubresauts de l'âme plonge Umbrin dans un état léthargique, ses camarades de mauvaise fortune, quatre peut être, la certitude n'a plus lieu d'être, se dressent et font des ronds dans l'eau, à qui fera le plus de ricochets, brouiller la surface de l'onde pour lui donner de la profondeur, factice, tout ceci n'est qu'un jeu assourdissant, se cramponner à la matière est la seule issue, tout le reste n'est que spéculation, vanité, contentement, réconfort trompeur.

La lame approche, terrible, ébruitant ses courants altiers, ses charmes puants, et ce roulis, toujours lui, ce vieil ami dont on ne se débarrasse jamais vraiment, il nous connait au dedans, si bien qu'il nous extorque ce qu'il y a de plus cher, il nous fait parler avec ses manières familières, on s'enivre et soudain la langue se délie, les mots en cascade se heurtent, s'entrechoquent, la débâcle gronde depuis les hauteurs, c'en est fini des neiges éternelles, de la tranquillité immuable des sommets qu'aucune main d'homme n'a abîmé, les lèvres gercées s'entrouvrent et l'air maladif s'en échappe. Se recroquevillant, la tête tournée vers la mer, blafard, Umbrin venait de faire la démonstration éclatante de l'empire qu'exerçait la matière sur les divagations de l'esprit, et ce sans contestation possible. A cet instant il comprit qu'il avait le mal de mer et par là même que le cauchemar ne faisait que commencer.
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Lydie Nouël
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Re: En pleine mer

Message par : Lydie Nouël, Jeu 6 Juil - 22:00


Oups je suis tombée dans le piège du " une page papier c'est un RP assez long " j'en ferai deux la prochaine fois bisous

De l'eau et de l'immensité, le ciel et son infinité. Doux clapotis des troubles d'un torrent, courant du Golfe démesurément et marée dont on se plaint de la prévisibilité. Elle est deformable, remodelable à souhait, cette eau liquide qui nous suit, source de la vie. Elle déroule son fil et son flot sous les paupières d'une Lydie endormie.

Rarement tourmentée dans ses pensées, les rêves de la rouquine n'étaient qu'une liste infinie d'hypothèses en série. Un tronc commun mais des branches alternes au feuilles dentées opposées, comme sur un chêne trop âgé. Elle sait esquiver avec agilité, les pièges de son esprit. Trouve l'équilibre de sérénité nécessaire à son repos, inconscient.

Et toutes les nuits ils l'accompagnent, ses figures, des caricatures à ses routines. Il y a la passion, son malaise, l'insouciance et sa réflexion, toute part d'une personnification. Elle est rouge et brune, son amour de la vie. Il est vert du mal, son fardeau quotidien. Sa naïveté regarde ailleurs et ne de laisse saisir que si l'on suit ses envies, elle ne peut être décrite par la réflexion fluide et limpide, qui s'échoue irrémédiablement, faute d'arriver à aboutir quelque part.

Elle est là, parfois, la souveraine de ses rêves. Elle ne sait pas si ses figures la voient, ou si elle prend une autre forme à leur yeux modifiés. Toujours est il qu'elles vivent l'une à travers de l'autre et ne se détachent que dans les songes. Lydie la voit, assise devant une fenêtre, l'esprit vif et le regarde vague, penseur vers un horizon nuageux qu'elle ne peut voir. Lèvres abîmées d'avoir trop réfléchit. Elle écrit une histoire qu'elles découvrent toutes les deux à mesure que le papier devient gris. Elle apparaît dans les cieux, émerge des flots, cette déesse sans laquelle le monde de Lydie n'existerait pas. Cette dernière ne lui vaut pourtant pas un culte, elles sont comme des sœurs qui se remercient simplement et mutuellement, quand la nuit tombe et fait sombrer avec elle, les paupières de sa belle.
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Re: En pleine mer

Message par : Shela Diggle, Mar 11 Juil - 17:12


Avoir deux noms pour cinq entités - il me semble avoir le mien, aussi. La cale, inexistante, ou peut être imaginaire, ce qui lui conférerait une réalité, grince, et les cinq passagers clandestins, je crois, ressentent ce grincement, il ressemble au grognement guttural de la mer, et c'est peut être elle qui fait grincer la cale, inexistante, ou peut être imaginaire. Il n'y a d'autre réponse que l'ignorance, et les regards, ne savoir lire les yeux alors inventer, inventer ils sont ailleurs, ils voient autre chose, une autre mer, ils me voient déshumanisée, ils ne se voient pas entre eux. Inventer dans leur regard successivement l'angoisse le rêve l'innocence, s'inventer les mêmes bribes, n'être sûre d'avoir été attrapée par un sentiment
agripper le bord de l'embarcation, s'inventer une tempête subite
il fait neutre - neutre en température - en sentiment - en expressions, arracher cinq fils à leur mère tissu; quatre dépassent le majeur, le dernier est dangereusement long. Quatre sur un entier, s'il ne se passe rien, il faut provoquer. Autrement comment fuir d'ici, comment déclencher la suite, l'immobilité morbide est un monstre qui rit, narquois : il a sa victime.

La mer attire par l'impossibilité de la sonder, comme le vide attire, se pencher par la balustrade et être terrifié par le soudain attrait que représente la chute, tomber c'est changer le rapport vertical horizontal, vous trouvez pas ? C'est avoir pour terre et ciel des humaines constructions, et la terre pour l'avant, mais l'après-chute, l'après dans le temps, s'embrouiller, secouer les épaules, revenir à la mer, la mer séduisante par son apparence reflet, et les kilomètres en-dessous (trembler). En marchant, l'on peut se retourner, connaître les ombres alentours, en marchant l'on a le sol sous les pieds, le sol sous lequel rien n'existe dans l'immédiat; la mer, c'est avoir l'immédiat partout autour de soi, et surtout, c'est la cécité, le trouble, l'eau sauvage c'est ne rien savoir et ne rien connaître, c'est avoir oublié même la façon de respirer.
Saisir l'expression du jeune garçon, lui a l'air de comprendre et d'avoir oublié, la façon de respirer. Et ne pouvoir lui jeter un conseil, car, il semble, avoir oublié aussi
cette manière de vivre
/vivre c'est physique, exister c'est être réel/ je crois qu'un souvenir est réel, et que se souvenir d'une personne lui permet d'exister, lâcher tout de même un faible ça va ? afin de rendre compte de son état, aux autres, si déjà il y a quelque chose à en dire, il a un voile sur les yeux, je crois

Il fait si calme et se dire, quelqu'un attend quelque chose, parfois pour avancer, un sacrifice est demandé; refuser de tuer. Mais si le bateau est synonyme de vie, la mer de vide, que pour s'en tirer il faille un décès, ou tout comme, disons que quitter navire est métaphore du manque physique d'un quelqu'un [auquel on ne cessera de penser, qu'on fera exister, il faudra jurer], il faudrait, jeter un œil aux cinq fils, choisir celle ou celui qui permettra aux autres de vivre - ici l'on ne vit pas je crois je crois que c'est une brèche quelque part je crois qu'ici n'est pas et qu'il faut partir. Ne souhaiter le départ d'aucun des quatre et, se pencher, mais réaliser l'immonde profondeur à peine camouflée, réaliser le peuplement terrible de l'océan, deux pas en arrière, la barque tangue doucement. Ce sera le hasard ou le choix, mais pas le sien. Les vents ne se lèveront hésiter sur la syllabe nous sommes cinq il en faut quatre lever la main, les fils apparaissent de tailles similaires. Le fil le plus long plongera le tireur à l'eau. Possiblement faux mais alors si rien ne change si l'immobilité continue il suffira d'aider le personnage que l'on aura jeté.

La mer tremble et gronde, au loin. L'au loin est immense, et partout, ici tout est trop calme, le calme d'avant la tempête.



Si vous acceptez les règles.

j'ai besoin de taire le silence
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Aysha Brayd
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Re: En pleine mer

Message par : Aysha Brayd, Mar 11 Juil - 18:32


Un bourrasque et puis plus rien. La barque continue de tanguer. Par moment, elle a l'impression de vaciller un instant, étourdie. Mais quelque chose, une main invisible, l'action divine, la rattrape. Elle va bien, quelqu'un la soutient, la protège. Elle ne sait toujours pas où elle est, elle continue de chasser ces questions inutiles de son esprit. Sa langue est pâteuse. Son prénom est resté suspendu dans l'ait quelques secondes avant de s’envoler, libéré. Elle ne sait pas si il est parvenu aux oreilles des quatre inconnus. elle voudrait savoir leurs prénoms, mais rien. Elle hausse les épaules. Plus grand chose n'a d'importance.

Un regard sur l'horizon.
Un soupir.

Témoin de la vie, elle respire. L'air entre et sort, s'engouffre dans ses poumons comme le vent dans ses cheveux, elle vit. C'est beau. Elle laisse courir ses yeux sur la ligne nette qui sépare le bleu du bleu, le ciel de la mer. Tout est sans fin, sans limites, sans consistance, sans existence, sans réalité. Elle n'a pas conscience d'elle même, elle a conscience des autres, de ce qu'elle veut savoir, de ce après quoi elle court, de ce qu'elle cherche avidement. Car oui, elle cherche quelque chose. Elle ne sait pas quoi d'ailleurs. Mais elle tend les doigts et effleure son but ; il est doux.

Un frisson.

Puis une voix. Jolie voix. Elle aussi flotte un instant dans l'air. Elle s'égraine, parvient à ses oreilles, s'insinue dans son cerveau, et enfin, elle perçoit. Il lui semble sentir tout le cheminement de ses pensées, plus lentes qu'à l'ordinaire, moins concises, moins rationnelles.

Les vents ne se lèveront. Nous sommes cinq il en faut quatre lever la main. Le fil le plus long plongera le tireur à l'eau.

L'autre tient des fils dans sa main. Une pensée traverse Aysha : l'autre est folle. Mais à la réflexion, il lui semble qu'elle est folle elle aussi, que tout est fou, et que c'est cela qui lui apportera la réponse à ses questions. Personne ne semble savoir ce qu'il fait là, mais chacun à un but différent. Une légère panique dans la voix de la folle. Elle veut partir, sans sortir, tout retrouver. redonner une consistance aux choses. Le garçon - le seul - veut s'enfermer, rester là. Il est pâle, le masque de la divagation s'étale magnifiquement sur son visage comme une toile. Le mal de mer. Pourtant, la barque tangue peu. Elle même se sent bien. Elle cherche, parcours, écartant les bras pour trouver son chemin. Et les deux autres, l'inconnue et Lydie. Elle ne sait pas ce qu'elles veulent. Semblent un peu perdues. Normal, sans doute ; tous sont réellement perdus. Seule certitude. Mais la folle veut que l'un d'eux saute à l'eau, se sacrifie. Il déclenchera les vents, selon elle, amorcera leur départ, leur avancée. L'avancée, la découverte. Son but, oui. Mais elle doute fort qu'un tel sacrifice ne permette de trouver. Surtout si c'est elle qui saute, alors elle ne trouverait plus. Plus jamais : non, impossible. Elle ne voulait pas, c'était idiot, idiot. Mais quelques mots, suspendus entre le ciel et la mer, accompagnés par l'écume :

Si vous acceptez les règles.

Un défi.

Il éveille ses sens. Elle a envie de le tenter. Essayer pour trouver, effleurer toutes les possibilités, et elle croit en sa chance. Elle tombera sur la plus petite. La main qui la soutient, qui l'empêche de vaciller, de vomir comme le garçon, l'aidera là aussi. Elle est au bon endroit, elle le sent. Les vents, si ils se lèvent, les mènera vers les chemins de la certitude, vers la libération. pas vers la fin de cette parenthèse, non, la folle. Tu te trompes. Vers les réponses à toutes les questions. Alors elle hoche la tête.

Un "oui".

Elle jouera. Elle piochera un fil, elle regardera l'un d'eux sauter à l'eau, et alors la barque les guiderait. Une certitude, et elle hoche la tête à nouveau, plus vigoureusement. Oui.

C'est notre seule chance de trouver.

"Trouver". Ce mot rebondit, il est joli, plein de promesses, plein d'espoir. Elle se tourne vers les autres.
HRP:
 
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Azénor Philaester
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Re: En pleine mer

Message par : Azénor Philaester, Ven 14 Juil - 22:57



remember this dream? where they come back

oui tu sais le rêve où on retrouve l'être détesaimé. Celui qui a changé la donne. Celui qui tend une main pour fraresser. Celui qui change toute une vie. Être petit. Un passé. Rester enfant mais changer. Parce qu'une enfance tâchée n'en vaut pas la peine. C'est un coup de poker, une pièce lancée au hasard, on espère on prie on veut que le pile l'emporte sur la face cachée de nos peines de nos indifférences on meurt tous d'impatience de solitude de douleur
alors on rêve
pour aller mieux demain, pour ouvrir les yeux et pour vouloir sourire arrêter de prétendre arrêter de mentir.
ça va
oui ça va
tu mens
oui je mens
pourquoi
mais tu ne veux même pas savoir tu te fou du pourquoi tout le monde se fou du pourquoi. Les temps changeront les enfants grandiront tu n'iras toujours pas bien mais personne ne sera là pour se le demander les rares détestés oseront le pire ils oseront dire qu'ils comprennent. boum. Tu ne comprends pas.
ok

me revoilà, sur la barque. Oh j'en aurais oublié les petits pantins rêveurs qui parlent sans voix pour moi. Je vois les lèvres bouger, mais j'ai éteins mes oreilles. Je lis sur les bouches qui s'ouvrent un petit peu, un petit plus, un petit moins. Des mots qui fâchent. Mon premier doigt je crois que tu veux que l'un de nous saute. Mais tu sais il fait nuit, la Lune brille mais peut-être pas assez pour que je t'écoute convenablement. Une petite fée ramène mon chemin visuel sur les étoiles du ciel. Je suis subjuguée, tant de beauté devrait s'appeler Art ne crois-tu pas cher doigt.
Je tangue de bâbord à tribord ça en deviendrait presque agréable.
Et puis je ferme les yeux sur le silence je décide d'accepter la terreur des mots.
C'est notre seule chance de trouver.

de trouver quoi? Je suis fatiguée j'aimerais m'endormir. Voyez-vous le paradoxe chers amis rêveurs de cette nuit douce. Une main qui se crispe, je n'aime pas bien entendre je préfère le silence de l'obscurité quotidienne je préfère entendre mes songes que des voix éraillés par le sommeil. M'endormir dans un rêve, me réveiller dans un autre. Ainsi de suite. Ne pas tout comprendre rêver de rêver tout le temps c'est que je rêve.
Peut-être qu'il est réel ce rêve et qu'on ne l'est pas. Peut-être que la réalité n'existe
même
pas

Je peux sauter moi après tout j'ai remarqué sourire en coin que je suis l'adulte, responsable. Je peux mourir pour vous ma vie n'en vaut pas mille ma vie n'en vaut pas cinq. J'ai mal à la gorge dans les nuages de mon esprit. Je viens tousser dans ma main. J'ai une voix aussi.
Une main qui vient toucher l'eau froide. La barque avance seule, les étoiles sont reflétées dans l'eau marine. Rien à l'horizon, calme et pureté voilà tout. Un bruit d'eau tout doux. Les cheveux qui s'en vont en arrière car le vent souffle à en perdre respiration. Ne me réveillez-pas je voudrais raconter ce que je vois je voudrais m'en souvenir je voudrais reconnaître ses têtes demain leur raconter la folie dans laquelle je les ais embarqué dans la barque.
alors trouvons



hrp: ta proposition Aysha me va très bien ~
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Lydie Nouël
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Re: En pleine mer

Message par : Lydie Nouël, Jeu 12 Oct - 20:52


ça date. On relance? Pas forcément besoin de lancer un dé pour moi, on peut lancer un dé chez nous juste pour ça haha. Comme vous préférez!


Elle est la barque elle est le ciel. Elle est l'eau et puis elle est à Rome. Elle n'est pas seulement ici car son cerveau l'envoie partout ailleurs, là où le vent l'emporte. Il y a des nuits où malgré lui, il se restreint il se retient et il s'abstient, ne pense qu'au quotidien. Et puis il y a celles la, ces nuits exaltantes, des nuits pas reposantes, elle est fatiguée mais savoure son exaltation. Elle suit le cours de la conversation, accepte la proposition. Tout le monde est d'accord pour le tirage au sort, pourquoi ne s'y allierait-elle pas? Elle laisse la barque suivre le flot et attend que l'on se décide à se décider. Elle plonge un doigt dans l'eau et observe la pluie de paillettes qui se répandent. Ils se sont toujours fait passer pour des éclaboussures. Quel mensonge y a-t-il qu'elle ne connait pas encore? Les crapauds n'ont pas besoin de lumière, ils sont peint et sont d'abord blanc, avec des rayures noires. Il n'y a que cette binarité dans le monde, le reste n'est que gris, un gris nuancé, un gris universel, de la douce violence réalité, qui seulement la nuit lui échappe. Elle peut voler si loin en attendant que les inconnues prennent une décision. Elle les voit si petites, quand elle s'envole et rejoint ces terres au lointain. Qui commence? Sans laisser le temps aux autres, elle plonge et pince son doigt sur le fil de son choix. Elle est confiante, ne sait plus trop ce qu'elle a à perdre, sait qu'elle ne perdra pas. Elle ne perd jamais.
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