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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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[Habitation] 6 Wellington Square
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Azénor Philaester
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Mer 18 Juil - 0:14

love ya même si t pas beau en vert hihi


Entendez-vous dans nos campagnes les tic tac du silence qui prône alors que les yeux rivés sur mon livre, je lis pour la cinquième fois la même phrase. Les aiguilles qui se mélangent au battement de mon coeur, un rictus coincé sur les lèvres. Je ne sais pas trop si c'est ce livre qui est ch*ant ou si je devrais juste m'occuper à autre chose. Aller nager, marcher, courir. Je sens son beau regard peser sur mes yeux qui dépassent en haut du livre, alors je lève le menton, et on se comprend bêtement, fous l'un de l'autre. Je lui demande vaguement si son journal lui plaît, sans m'attendre à cette suite douloureuse.
- Je lisais un article sur le secret Magique. Le journaliste exposait les arguments pour et contre des deux camps, même s'il ne me semble pas très objectif. Il met en avant l'Ordre du Phenix, comme s'il s'agissait d'un groupe de Saint-Esprit. Ce sont des criminels, comme les autres.

Le sourire éternel qui s'estompe au fur et à mesure qu'il commet.. Allais-je dire l'irréparable? Mon coeur se serre, je ferme mon bouquin sans prendre le temps de garder la page. Un frisson envahit mon petit corps pendant que le temps s'arrête. Je laisse mon regard se perdre dans le vide un moment. Et s'il savait, que j'ai des envies de pluies violentes dont il ne verrait jamais une goutte, qu'il y a des montagnes qui pleurent et que je ne dis rien malgré mes yeux qui mentent. Le dédain dans sa voix et la violence de mon mensonge, j'étouffe de ne pas pouvoir lui dire. Mais il n'y a pas d'amour sans toi Ian. Comment pourrais-je prendre le risque de te perdre. Parce qu'on sait bien que c'est le sujet à ne pas aborder, le sujet tabou, le sujet qui titille.
Mmmh, des criminels... Enfin eux ne s'en prennent pas aux innocents, j'imagine.

Voix éraillée, du mal à trouver mes mots. Les ongles qui se fraient un chemin jusque dans ma paume dissimulée. Je voudrais lui crier que c'est tout ce qui donne un objectif à ma vie, cet Ordre du Phénix. Je voudrais lui dire pourquoi j'y crois autant qu'en notre amour, que je veux laisser grandir notre enfant et les futurs dans une société saine et sécurisée. Mais le comprendrait-il. Mes traits se baissent, c'est peine perdue, je le sais bien. Ça fait des années que je me cache derrière ce rideau de non-dits. Mais comment dire à l'homme de sa vie qu'on a choisit une voix totalement différente de la sienne. Alors je choisis de mentir, par omission. Parce que parfois on doit prendre des petits risques qui sont faciles, et d'autres fois on doit en prendre des plus gros parce qu'on en a besoin. Comprend par là que je ferai tout pour te garder près de moi. Choix égoïste, choix facile, choix évident.

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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Invité, le  Mer 18 Juil - 15:23

Je tente de percer à jour les pensées de ma compagne, les yeux rivés sur son visage j'essaie de décrypter ses émotions. À peine ais-je terminé ma phrase qu'elle ferme son livre, sans pour autant montrer d'exaspération. Je peux voir à sa réaction qu'elle n'apprécie pas forcément mes mots. Ce n'est pas étonnant, elle et une idéaliste. Elle voit le monde du bon côté, là où moi je me concentre sur son mauvais aspect. C'est son optimisme, aussi, qui m'a fait tomber amoureux d'elle. Comment pourrais-je le lui reprocher, maintenant ? Son regard se pose sur rien, l'espace de quelques instants, un moment de réflexion peut-être. Nos mots, les siens ou les miens, devront être soigneusement choisi, au risque de terminer la discutions sur des éclats de voix.. et peut-être une réconciliation sur l'oreiller ?

Quelques instants seulement, c'est le temps qu'il lui avait fallut pour préparer sa réponse, et me la soumettre. Ils ne s'en prennent pas aux innocents, disaient-elle, qu'était-je alors ? Me jugeait-elle coupable de quoique ce soit ? Je grimace, pour marquer mon désaccord, le regard planter dans celui de ma belle. Ils ont attaqué le Heurtoir, alors que j'en étais le propriétaire, et pourtant je suis censé être innocent. Enfin, selon leur informations, parce que je ne le suis pas nécessairement. Pourtant, ils avaient mit le feu à mon établissement, se targuant par la suite de ne pas en être à l'origine. Qui sait ? Peut-être disaient-ils la vérité, mais jusqu'à preuve du contraire, ils étaient les coupables les plus évidents, tant les preuves s'accumulaient.

- Dois-je te rappeler l'attaque du Heurtoir ? dis-je le plus calmement possible, faisant très attention à ne pas animer le débat. Ils ont bien essayé de se déculpabiliser, mais toutes les preuves pointaient en leur direction.. Mais peut-être que quand on ne partage pas leur idée sur le secret magique, nous passons directement dans le camp des ennemis, quand bien même nous agissons pacifiquement.

Pacifiquement, pas trop hein. En silence, je me lève et attrape deux verres dans lesquels je verse un fond de whisky. Mes yeux se fixent sur le liquide ambré, faisant ressurgir les souvenirs d'un Ian alcoolique, passant le plus clair de son temps dans les bars, accompagnés de demoiselles différentes chaque soir. Cette vie de débauche était loin derrière moi, aujourd'hui j'avais une femme, un enfant, des gens que je ne voulais certainement pas décevoir. Que je voulais protéger, plus que tout.

Je me tourne, lançant un regard inquiet vers Azénor. Beaucoup penseraient que l'amour entre deux personnes aux idées politiques opposées étaient impossible. Jusqu'ici, Azénor et moi leur avions prouvés qu'ils étaient dans le faux. Allions-nous continuer, alors que l'on s'enfonçait encore un peu plus dans le débat ?

Je pose un verre sur la table basse, face à Azénor puis regagne ma place, non sans ajouter au passage une délicate caresse dans les cheveux de la Gryffondor. Je suis de nouveau assis, portant le verre à mes lèvres.
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Jeu 19 Juil - 14:44


Je lève les yeux au ciel. Gna gna gna le Heurtoir. Je n'ai pas plus d'idée concernant le vrai coupable, m'enfin si y'a une chose pour laquelle je suis entièrement persuadée, c'est bien que ce n'est pas l'Ordre du Phénix qui est derrière tout ça. Je l'aurais su. Qui sait, je l'aurais peut-être même orchestré, cette mission. Mais pourquoi attaquer la bâtisse dans lequel mon cher et tendre travaille. Ce pourquoi il a mit tant de choses de côté. Ça n'a pas sens. Mais il m'est bien impossible de lui dire.
Oh je t'en prie, on en a déjà parlé. Je vois pas pourquoi les Phénix s'en seraient prit à ton Heurtoir, enfin je veux dire ça n'a pas de sens! Toutes les preuves... Toi comme moi pouvons faire passer n'importe quel vandalisme pour une oeuvre des Phénix; Rien de plus simple.

Ian se lève pour aller chercher deux verres et les remplir d'un vieux whisky. Bien que qualitatif, je ne touche pas encore au verre et lâche un merci rechigné. Sa caresse ne m'octroie même pas un sourire. Je suis du genre à partir au quart de tour. Et c'est regrettable, mais je n'y peux pas grand chose. Sa conclusion m'énerve, j'ai la meilleure preuve pour disculpabiliser l'Ordre mais impossible de la balancer. Je commence à me tendre, à suffoquer. Je voudrais tout dire, me libérer; impossible.
Finalement je me lève d'un bond, prends le verre à la main, l'enfile du traite. Grimace de dégoût à l'appui, le liquide me brûle de l'intérieur, mais Dieu que ça fait du bien quand c'est passé.
Je crois que tu te trompes de camps, Ian. Les Phénix s'en prennent pas à n'importe qui, ils ne s'en prennent d'ailleurs qu'à une seule catégorie.. Si tu vois c'que je veux dire.
D'ailleurs... j'aime pas bien que tu dises "nous".


Je dépose le verre sur la table un peu violemment, et ferme les yeux pour essayer de ne pas partir trop loin. Je serre les poings pour ne pas dire quelque chose que je regretterais, et puis me calme un peu au contact de son regard.
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Invité, le  Sam 4 Aoû - 11:58

S'il y a bien une chose que je peux affirmer avec certitude, là maintenant, c'est bien qu'Azénor n'est pas du tout heureuse. Elle vient de se refermer comme une huître, et j'ai bien l'impression qu'elle n'est pas prête de s'ouvrir avant un moment. Je ferme, en avalant une gorgée du précieux liquide. Fini l'époque de l'alcoolisme, je continuais à boire mais c'était en d'exceptionnelles circonstances, comme une discutions houleuse avec sa chère et tendre. Je repense aux mots qu'elle venait tout juste de prononcer. Elle mentionne, à nouveau, l'innocence des Phénix, mettant en avant le fait qu'il n'y avait aucune raison pour eux de s'en prendre à moi. Elle marque un point, même deux en signalant qu'il était simple de faire porter le chapeau à un autre pour un acte de vandalisme. Malgré tout, elle ne me fera pas changer d'avis. Ces points, elle les avait déjà marqués auparavant, et jamais elle n'avait réussi à me faire sortir de la tête qu'il était possible que ce soit les Phénix derrière l'attaque.

La demoiselle se lève et aphone son verre de whisky, signe de sa nervosité, selon moi. J'affiche un sourire nerveux, conscient de m'approcher de plus en plus du précipice, à quelques pas seulement d'une chute mortelle. Je ressens toutes l'irritation qu'Azénor accumule. Elle prend le sujet à coeur, peut-être un peu trop. D'ailleurs, elle ne s'arrête pas en si bon chemin. De mon côté, je reste calme, assis sur le fauteuil, le verre de whisky entre mes doigts. J'observe Azénor, elle est nerveuse et bouge beaucoup. Ça a le don de me stresser un peu aussi, je l'avoue. Sa nervosité devient contagieuse.

Sa voix est sèche, elle se veut ferme. Je ne sais pas si c'est une façon pour elle de m'imposer ses idées, mais ça me dérange un peu. Je me mordille la lèvre inférieure, comme pour contenir la colère qui s'empare de moi. Lorsque son verre clac contre la table, je ferme les yeux, surpris par le choc. De quoi accentuer ce sentiment qui m'emporte depuis quelques secondes. Le calme qui me contrôlait jusque là n'était plus que souvenir, moi aussi, j'avais envie de m'emporter. Moi aussi, j'allais parler avec passion. Jusqu'à maintenant, j'étais resté silencieux, écoutant avec attention les arguments de la mère de mon enfant. C'était à mon tour de parler et j'espérais qu'elle se tairait à son tour. Je reprends une gorgée. Ça me permet de gagner quelques secondes, de dissiper un peu de rage et de peser un peu plus les mots.

- Peu importe qui la fait, ça n'a aucun sens d'avoir attaqué le Heurtoir. Ce n'est pas un argument pour disculper l'Ordre, Azénor. À mon tour de déguiser ma voix avec un ton ferme. Tu as certainement raison, c'est facile de trouver un bouc émissaire dans ce genre d'acte, malgré tout il y a des preuves qui pointent en leur direction. Ils sont les coupable les plus probables.

Je ne laisse aucune place à la négociation. Ce n'est pas mon objectif, il semble que nos positions resterons inchangées sur le sujet. À nouveau, je laisse un petit silence s'installer. L'espace de quelques secondes tout au plus. Le temps pour moi de porter le verre à mes lèvres, une nouvelle fois.

- Je ne m'associe à aucun camps, Azénor. Je répugne les deux factions, que ça soit ton Ordre du Phénix ou les mangemorts.. C'est faux, mais quel homme saint d'esprit peut dire à sa femme qu'il respecte les mangemorts ? Aucun. Heureusement pour moi, ma maîtrise de l'Occlumancie me permet d'être un parfait menteur. Je ne me revendique partisans de personnes, tu m'entends ? Je me lève, emporté par la passion. Je refuse juste d'élever notre fils dans un monde qui le force à cacher qui il est vraiment, qui le force à se sentir différent. Nous ne sommes pas des monstres, obligé de vivre dans le noir. Nous devons être fière d'être des sorciers. Nous devons obtenir l'autorisation de vivre comme des sorciers, partout, en toutes circonstances. Nous sommes une évolution de l'être humain, nous avons quelque chose qu'ils n'ont pas, et alors ? Ils apprendront à vivre avec ! Ma voix est toujours aussi ferme, je ne me soucie plus vraiment de qui est en face de moi. J'expose juste ma vérité. Malgré tout, je fais les cents pas, instinctivement. Je pense que ça me permet d'évacuer un peu de frustration, et donc de rester en pleine possession de mes moyens. Ils comprendront, ils apprendront à vivre avec nous. Ils s'adapteront. Nous ne sommes plus au moyen-âge, personne ne tentera de nous brûler vivant, Azénor !
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Dim 5 Aoû - 11:50


Y'a les mots qu'il crache et c'est éreintant, ça me fait mal et c'est de toute façon pas valable. Je le sais bien, c'est évident. Je suis la réponse sur ce coup là, parce que je suis l'Ordre, je suis l'espoir que l'on se donne, mais il ne le sait pas, ne le comprendrait pas non plus. Je me vois lui crier, tout lui avouer. Mais pourrais-je risquer de perdre son sourire pour une idéologie. Est-ce-que ça serait toujours possible entre nous. Est-ce-qu'on est plutôt prêt à tout pour l'amour ou pour la vérité? Et puis maintenant il y a Cole. Je mourrais pour eux, je cracherais sur le monde, je soulèverais des montagnes et je tuerais même s'il le fallait vraiment.
Je tique encore, quand il se persuade lui-même que nous sommes les coupables les plus probables. Et puis j'me mords tellement les joues que la douleur n'est plus, j'en ai marre de chercher des excuses qui cacheraient l'évidence. Mais c'est à croire que c'est un petit prix à payer pour me réveiller chaque matin effleurer sa main l'aimer encore à n'avoir besoin que de ça. Un petit temps de latence, je n'ose rien dire encore, par peur de regretter de m'en vouloir, de pas réussir à en dormir le soir. Tout peser pour s'en remettre au ciel finalement.

Mon Dieu ce qu'il peut m'agacer, et il évoque Cole, je baisse le regard vers le sol. Ce moment devait arriver n'est-ce-pas? Celui où j'allais savoir, me rendre compte, devoir sortir de cette espèce de bulle de mensonge que j'avais construite. Parce que c'est évident, s'il n'est pas avec moi alors il est avec les autres. Et ça me tue, ça me transperce le coeur, c'est toute ma vie qui réalise, qui déteste le monde, qui voudrait partir, oublier.
Je ne suis pas fondamentalement contre le secret, mais il est nécessaire pour éviter une guerre civile. Rien ne dit que les moldus s'agenouilleraient devant notre supériorité presque psychique. Parce que comment catégorisé la magie, hein. Ils ont la majorité quantitative. Nous l'avons certainement qualitative. Imaginez l'explosion, les morts, les combats sans fin.

Je ferme les yeux un instant, lui aussi a monté le ton, si c'est pas la parfaite preuve de notre différence d'idéologie. Je reprends mon souffle, léger soupir puis je zieute au dehors, à travers la fenêtre vitrée. Je voyais juste, je voyais loin, je voyais pour moi, puis un jour j'ai vu pour nous. Je m'imaginais tenir le monde dans mes deux mains, je voulais rendre le banal intéressant, je me disais que sur le toit de la Terre, j'y verrais plus clair au dessus des gens, au dessus tout court, et puis je suis devenue prisonnière de ma propre identité, incapable d'avouer, impossibilité d'assumer. Mais il est arrivé dans notre vie, mon petit garçon. Et tout a changé, la perspective, l'amour, la raison. Alors j'enterre ce que je suis pour qu'ils n'aient pas à le faire. Et j'ai si peur, constamment, tout le temps, pour eux. Parce qu'en perdre un des deux, c'est me perdre moi-même. Ce que je veux pour mon fils, c'est la sureté, la sécurité, l'amour et la difficulté de la vie. Pas la guerre, pas la terreur, pas la peur. Je veux qu'il grandisse, fier d'être ce qu'il est, compréhensif envers ceux qui ne sont pas comme lui, qu'il sache et qu'il réalise la chance qu'il a. Mais je veux le protéger avant tout, que pour l'instant son seul problème soit qu'il n'ait aucun idée de la couleur idéale pour colorier son dessin. Je veux qu'il respire, qu'il aime la vie, je veux qu'il soit heureux. On est pas heureux en guerre, on en devient changé, et chaque combat, chaque sortilège irrémédiable lancé, c'est une goutte de vie qui s'en va disparaître à tout jamais.

Respire Azénor, ne laisse rien paraître, sèche-moi ces yeux humides de cet amour qui pourrait tout détruire sur son passage. Je me rassois dans mon fauteuil, réarrange une mêche de cheveux. Tu penses vraiment qu'ils comprendraient? T'es vraiment naïf, tu sais très bien ce que la vérité engendrait, une guerre civile, rien d'autre. Et je ne veux justement pas faire vivre ça à Cole, jamais. Je veux qu'il grandisse dans la compréhension de ce qu'il est, et de de ce que nous devons taire, pour nous protéger, et protéger des millions d'innocents. Ne pense pas qu'ils n'essaieraient pas de se défendre! Que ferais-tu, si Cole y passait, hein? Tu ferais quoi? Ou bien moi? Qui de part mon métier serait obligée d'être dans le combat, parce que Poudlard aussi serait compromis..
Aussi dur que cela en est, je garde un voix relativement calme, pas de hausse de ton. Je me dis qu'il comprendra mieux mes inquiétudes si je les pose ici calmement. Quoi qu'il en soit, je reprends, pour clarifier la situation.
Oh et puis "mon" Ordre du Phénix? Ce n'est pas parce que je les défend QUE sur l'attaque du Heurtoir que je partage leurs idées. Et puis ils t'ont bien envoyés de l'argent, que je sache! Ça n'a aucun sens.

Et comme pour relativiser, j'envoie une nouvelle fois mes yeux valser au dehors. Le ciel est gris, sans doute va-t-il encore pleuvoir. De quoi nettoyer ma rancune, peut-être bien.
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Invité, le  Dim 5 Aoû - 12:30

J'ai la gorge sèche, trop de mots prononcés. J'attrape mon verre et je le termine, cul sec comme l'avait fait Azénor. Ce n'est pas du tout rafraîchissant, mais ça m'aide un peu. Je ferme les yeux alors que liquide descend le long de mon œsophage, provoquant de petites brûlures au passage. C'est que ça pique ce bordel. Je suis toujours debout, mais immobile maintenant. Je me sens un peu idiot dans cette position. Je ne sais pas comment mettre mes pieds, ni quoi faire de mes bras, alors je les croise. Puis je fixe Azénor droit dans les yeux, en repensant à ce que je venais de dire.

N'avais-je pas totalement raison ? Était-ce si compliqué d'embraser l'idée d'un monde parfait, dans lequel les sorciers marcheraient en rue sans jamais devoir se cacher. Un monde dans lequel Alfred, sorcier se promenant en robe, et Michel, moldu qui aime les costumes trois pièces, se croiseraient en rue sans jamais se dévisager. Un monde dans lequel la magie et la technologie se mélangeraient dans l'unique but de tirer les un et les autres vers le haut. Pourquoi était-ce si compliquer, pour Azénor et tout les partisans du secret, d'imaginer ce monde, dans lequel la honte d'être un sorcier ne serait pas transmis à nos jeunes ?

Avec mes années, j'avais compris. J'avais réfléchis. Non, le moldu n'est pas inutile. Il est faible, moins évolués que nous, mais j'ai appris, non pas à le respecter - faut pas rêver, mais à l'accepter. Ils font partie de notre monde, et nous faisons partie du leur aussi. Ils ont des connaissances à nous apporter, nous avons une toute autre perspective à leur offrir. Azénor, elle, semble persuader de l'incompatibilité de nos "races". Elle m'explique sa façon de voir les choses, du danger auquel le peuple anglais, dans son ensemble, se verrait confronter. Elle parle de mort, de celle de notre enfant, et de la sienne aussi un peu. Les mots pleuvent, beaucoup plus calmement que toute à l'heure, elle n'en démord néanmoins pas : le secret ne peut être brisé. Elle termine son laïus en revenan. Sur le sujet original, l'attaque du Heurtoir. Je n'y apporte que très peu d'importance, le réel débat se situant ailleurs.

- Il y a cent ans, peut-être qu'une guerre aurait éclatée, mais les mentalités ont changé. À notre époque, les gens sont beaucoup plus enclins à accepter les différences, notre différence. Nous pouvons cohabiter, sans se terrer sous prétexte qu'une guerre pourrait voir le jour. C'est absurde.

J'attrape son verre, puis le miens. Direction le bar. Je continue de parler, tout en nous servant un nouveau verre, chacun.

- Contrairement à toi, je n'affirme pas savoir exactement comment réagirons les moldus en découvrant notre existence, mais il y a fort à parier que la majorité d'entre-eux arriveront à accepter l'idée de vivre avec nous. Je veux dire, regarde leur spectacle de magie, ils paient pour aller voir ça. Ils sont fasciné par la magie. Des legilimens se font passer pour des "mentalum" un truc du style et se font énormément d'argent. Alors oui, une infime partie ne nous acceptera pas, et peut-être faudra t-il s'en occuper, mais ça ne finira pas en guerre. Les gouvernements moldus et sorciers travailleraient main dans la main pour enfermer les barbares qui refuseront de vivre en paix avec nous. Ils peuvent nous apporter des choses, et nous pouvons leur en apporter encore bien plus.

Boarf. C'est un peu un discours à l'eau de rose. Je ne suis pas aussi sévère que je le devrai avec les moldus. Comme je l'ai dis, je les ai accepté, mais pas en tant qu'égaux. Je reste persuader que nous sommes une évolution de l'être humain. Bien entendu, vivre en paix est possible, mais il est clair qu'au bout d'un certains temps, les postes à responsabilités reviendront aux sorciers. Nous avons plus de pouvoir, de possibilités. Alors, il ne faudra pas les brusquer au début, le changement devra se faire en subtilité, petit à petit, mais les moldus sont voué à accepter notre domination.

Et alors que je dépose le verre d'Azénor sur sa position initiale, des mots résonnent dans mon cerveau, prononcé par Azénor quelques minutes plus tôt. Des mots auxquels je n'avais attribué aucun intérêt, et qui maintenant me donnait matière à réflexion. Je.. Non ? Ce n'était pas possible. Était-ce pour cette raison, qu'elle les défendait si farouchement ? Je m'éclaircis la voix. Je fronce les sourcils puis plongé mon regard dans le sien. Je ne suis pas un grand legilimens, je n'ai pas encore atteint le niveau permettant de déceler les mensonges dans la voix de mes interlocuteurs.

- De l'argent ? Je ne t'ai jamais dis qu'ils m'avaient envoyés de l'argent..

Mon regard se fait plus pesant alors que je laisse ma phrase en suspend, faisant bien comprendre à Azénor que j'attends une réponse. Je me sens bizarre. J'ai la tête qui tourne, la gorge sèche à nouveau et cette impression d'avoir un poids sur la poitrine. Calmement, j'essaie de reprendre mon souffle, ce qui n'est pas mince à faire.
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Lun 6 Aoû - 15:43


Je sais bien que c'est une confrontation qui n'aura pas de fin. Parce que nos façons de penser sont différentes. Il n'y a qu'à écouter ce qu'il dit. Je lève les yeux au ciel parfois, en silence. J'attends qu'il termine pour plus tard rétorquer que je ne suis pas d'accord. Pas du tout. Et puis de toute façon aucun de nous ne changera d'avis, trop borné, trop persuadé.
Il faudra bientôt aller chercher Cole et sa petite soeur, et j'espère qu'on tournera la page, sans oser repartir trop rapidement sur le sujet. Mais il reviendra sur le tapis, c'est sûr. On ne peut pas s'entendre sur tout parce que ça serait trop facile. Alors je relativise, je pense à notre petit garçon, notre petite fille, et j'ose espérer que notre amour gravira toutes les montagnes que l'on peut rencontrer en chemin.
Il me rapporte mon verre plein, je le regarde faire. Encore une fois je murmure un merci par pure politesse, puis perds mon regard sur la boisson.

Il finit sa tirade sur quelque chose à laquelle je n'avais absolument pas pensé. Un peu paniquée à l'intérieur j'essaie de ne rien retranscrire, mon rythme cardiaque s'accélère, je reste parfaitement immobile, même position, simplement je plante mon regard dans ses yeux au moment où je réalise la connerie monumentale que je viens de faire. Génial Azénor, si tu veux qu'il comprenne la supercherie c'est encore mieux. Je tente de rester neutre un maximum, c'est lui l'occlumens, pas moi, puis j'essaie et d'inventer quelque chose rapidement. Je n'ai pas du tout pensé au fait que je n'étais pas censée le savoir. Bien-sûr qu'il a reçu de l'argent de l'Ordre puisque c'est moi entre autre qui en a prit la décision. Oh God, cette crise. Je lève un sourcil, fais la moue. J'ai vu le courrier traîner sur ton bureau. Ce qui n'est pas vrai, seulement j'ai bien envoyé un courrier, donc bon. Espérons qu'il ne se souvienne pas avec extrême exactitude de l'espace ce qu'il a vraisemblablement fait de ce courrier.

Je me racle la gorge, m'extirpe de mon fauteuil et me penche en avant pour choper le verre de whisky. Très petit gorgée salvatrice cette fois, allons-y doucement. Et puis, espérant que cette histoire d'argent reçu par l'Ordre du Phénix est réglée, je reprends pour le sujet principal finalement, puisque, bien que je doute que mes mots lui fassent soudainement changer d'avis, j'ai besoin de lui expliquer pourquoi oui, je suis partisante du secret magique.
Et d'ailleurs, je te trouve bien naïf mon amour, si tu penses que les mentalités ont changées à ce point. Les moldus acceptent les différences. Ils n'acceptent pas la supériorité. Il y aurait une guerre, j'en suis convaincue. Et à vrai dire, je ne changerai pas d'avis là-dessus. Même si ce n'est pas à cent pour cent possible, je ne veux pas risquer l'infime probabilité pour qu'ils nous attaquent, et que l'on parte en guerre. Voilà pourquoi je suis pour le secret magique. Et je te demande de respecter ça. Pour nous protéger, toi, moi, les enfants.
Puis je me lève, m'avance vers lui, verre porté jusqu'aux lèvres. J'attrape sa main et la pose sur mon sternum. Pour nous protéger nous, notre petite famille. Je ne pourrais pas vivre sans l'un de vous tu le sais bien.

Le ton a haussé il a quelques minutes, c'est vrai. Mais d'un caractère énervé je suis passer à la compréhension. Je suis bien décidée à relativiser. il n'y a pas de solution et c'est comme ça, hein. Tout n'est peut-être pas fait pour être réglé définitivement. Et je me suis jurée serment à l'intérieur, que quoi qu'il arrive, ça serait lui. Simplement oui. Parce qu'enlevez-moi Ian Benbow et je n'aurais plus rien pour avancer, plus d'idée, plus de valeurs, plus rien. Alors l'un de va pas sans l'autre, bien que paradoxalement encensé. Mais si j'espérais que les gens de ce ptn de monde me comprenne, je serais pas sortie de l'auberge hein comme on dit.


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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Invité, le  Mer 29 Aoû - 14:05

Cette discutions me tend, parce que je sais qu'elle ne mènera à rien, et pourtant nous y voilà chacun avançant ses arguments que l'autre réfute, sans reelllement prendre la peine de comprendre. Parce que oui, je ne comprends pas. Je n'arrive pas à déterminer la raison pour laquelle Azénor rejette avec tant de fermeté l'idée d'un monde où nous n'aurons plus à vivre caché. Je l'entends, quand elle avance l'argument d'une guerre à venir, sans pour autant y croire. Je pense, au fond, qu'elle a peur du changement. Comme tout le monde. On sait ce qu'on a, on ne sait jamais ce qu'on aura. Malgré tout, "avoir peur" est-ce une raison suffisamment bonne pour ne pas faire quelque chose qui nous rendra heureux ?

L'épanouissement des jeunes sorciers, ou des moins jeunes, ne passe t-il pas par une vie dans laquelle nous assumons qui nous sommes, ce que nous sommes capable de faire ? Le secret magique n'est pas une règle qui nous profite, c'est une règle contraignante qui nous oblige à nous renfermer sur nous-même, qui force nos enfants à se brider, peut-être même à considérer que la Magie, c'est mauvais, vu qu'on ne peut pas la pratiquer en public.

La peur crée souvent un ravin entre ce qui est bien et ce qui est extraordinaire. Il y a les gens qui sont satisfait de ce qu'ils ont, et qui ne prendront aucun risque, car ils sont heureux ainsi, peu importe si ce qui les attend de l'autre côté du pont les rendra 1000 fois plus heureux. Et il y a ceux qui sont prêt à prendre le risque de tout perdre pour obtenir l'extraordinaire. Pour être franc, je me positionne dans la première catégorie, à la différence que contrairement à Azénor je considère que le secret magique est une ineptie, une ineptie que je ne me sens pas prêt à combattre. Une idéologie, à laquelle j'adhère, mais pour laquelle je ne me sens pas - encore - prêt à  me mettre en danger.

Mon attention se porte sur la voix d'Azénor, elle se justifie arguant avoir lu une lettre qui trainait sur mon bureau. Après un bref moment de réflexion, je me souviens avoir laissé la lettre le temps de quelques jours sur mon espace de travail, au Heurtoir. Peut-être l'avait-elle découverte en m'attendant en fin de journée. L'histoire étant tout à fait plausible, je passe à autre chose, repoussant ce détail au plus profond de ma mémoire, tant il n'avait plus aucune importance à présent. La discutions continue, et Azénor ne s'arrête pas en si bon chemin, campant toujours sur ses positions. À la fin de son discours, elle en vient même à rompre la distance qui nous sépare depuis le début, m'attrapant la main pour la déposer sur son sternum. Sourire aux lèvres, je lui caresse une joue, de ma main disponible.

Vous savez, il n'y a pas que ce visage aux traits parfait qui m'a fait tomber amoureux de la Directrice-Adjointe. Elle est absolument magnifique, j'en conviens, mais ce n'est pas pour ça que j'ai succombé à son charme. Sa force de caractère, son charisme, sa fierté, son honnêteté, autant de choses qui m'ont conduits - petit à petit - vers l'amour. Et si je suis tombé amoureux d'elle pour sa force de caractère, je ne vais pas lui en vouloir maintenant de camper sur ses positions. À dire vrai, c'est même assez excitant de me confronter à elle de cette façon.

- Je ne pourrai pas vivre sans vous non plus, Azénor. Une voix douce, qui contraste avec la fermeté dont j'ai fais preuve jusqu'à maintenant. Il semble que nous ne tomberons pas d'accord sur le sujet. Pas de tristesse dans la voix, juste un peu de déception, celle de ne pas être en accord sur un sujet si important avec la femme que j'aime. Passons à autre chose, tu veux.. lui dis-je avec un léger sourire au coin des lèvres. Je dépose un baiser sur sa lèvre inférieure. Dans combien de temps il revient, le casse-c* ?
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Mer 5 Sep - 22:34

tw
j'ai son LA


Je crois que ce sont ses yeux. J'y vois le monde, j'y vois tous les temps, toutes les saisons, toutes les raisons pour lesquelles je suis tombée amoureuse de lui. Tout est plus simple quand il me regarde, il a cette douceur et cet amour qui gravirait des montagnes, il a les réponses à toutes mes questions. Un pincement au coeur quand il crache la vérité; jamais nous ne tomberons d'accord sur ce sujet. Mais je l'ai déjà dis, il a ce regard, celui pour lequel je pardonnerais tout. Je baisse un peu les yeux et les remontent lorsqu'il m'invite à changer de sujet. Oh que oui. And then he just kisses me. Une fraction de seconde mais je sens encore ses lèvres sur les miennes, la goût de l'envie, le goût du bonheur, celui de la vie, celui de ce que j'ai toujours voulu. Menton levé, je pose d'abord mon verre sur une chaise pour libérer mes mains et venir les agripper autour de son cou. Quelques doigts dans ses cheveux, pression légère sur sa nuque. Hissée sur mes pointes de pieds, je le regarde comme au premier jour de notre amour, puisque rien n'a changé. En fermant les yeux je l'embrasse à mon tour. Une fois, deux fois. On a Trois fois. tout notre temps. Et puis enfin je sens ses main dans le creux de mes reins, et on reste quelques minutes comme ça, à s'aimer debout, la pression monte petit à petit mais c'est si doux, si agréable. A lui de prendre un peu les reines, pendant que je lui chuchote ô combien je l'aime. Il embrasse tantôt mon cou tantôt ma bouche. D'un commun accord amoureux, il glisse ses mains jusqu'à mes fesses pour me porter et m'amener plus loin. Sur le bureau je trouve mon siège, et l'ambiance devient de plus en plus langoureuse, sensuelle. Je ne tarde pas avant de retirer son tee shirt inutile, tandis que je lève les bras pour qu'il m'enlève mon chemisier. Tout va trop vite, tout est parfait. Moi je voudrais arrêter le temps, qu'on reste amoureux, et un peu innocents pour toujours. Quelques sourires, quelques regards, puis je m'en mords la langue d'excitation. Il est agile, il est beau, il est grand, il est parfait. Les secondes passent trop vite mais au moins elles me prouvent l'Amour avec un grand A qui parcourt nos échines et qui coule dans nos veines depuis le tout début. Quelques baisers discrets et osés, puis il me revient plus haut, pour continuer majestueusement dans sa lancé. Il taquine, il joue avec mes sens. Et sans prévenir il m'emmène dans notre chambre, située non loin d'ici. Couchée sur mon lit je le regarde en me mordant la lèvre. Dieu que je l'aime.


Dans mon coeur c'est la chamade, c'est Tchernobyl, c'est la débandade, et c'est juste lui. L'effet qu'il a sur moi, cette emprise inquiétante. J'ai jamais demandé de dépendre de quelqu'un oh non. Mais il a cassé les règles que je m'étais fixées. Toutes celles qui font ce que je suis. Ce genre de carapace indestructible qui tant elle est solide, fait défaut à soi-même. Mais est-ce-que c'est pas justement ça, le but de tout ce merdier, franchir les limites et cracher sur les raisons contre. Il s'est imposé chez moi sans le demander, sans que j'ai mon mot à dire. Et après mures réflexions, eh bhein it just feels so good. C'est évident, c'est tout ce dont j'ai toujours rêvé, tout ce dont j'ai toujours eu besoin.


Alors qu'il m'attrape doucement les poignets je laisse échapper quelques murmures de contentement, et je me mords les lèvres de ce bonheur partagé. Le rythme endiablé et nos coeurs qui se serrent, sa peau contre la mienne, l'amour éternel et la reconnaissance de la simple existence. Mélange subtil de nos deux âmes qui mourraient pour l'autre. Et puis glissé, l'air de rien, au moment opportun, quelques mots qui veulent tout dire, qui s'inclinent, qui crachent la vérité, ouvre la porte à la fragilité; tu me rends heureuse tu sais, tous les jours.


fin du rp mon amour
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Lydie Nouël, le  Dim 18 Nov - 12:39

son

Elle n'arrive pas à quitter son état de stupeur.
Elle suit ses sauveurs, le regard opaque, vide, ouvert grand de néant.
Ses pas la guident, elle a toujours pu compter sur eux pour la diriger, en particulier lorsqu'elle se perdait. Mais il leur manquait une chose, un ingrédient, pour qu'il puisse mener leur mission à bien.
Un rythme,
un air,
une flamme d'optimisme.
Cette croyance profonde qu'avait toujours eu son esprit :
nous ne somme jamais réellement égarés,
il y a toujours un chemin,
à nous de le trouver.
Une confiance infinie envers les éléments, le temps et l'espace.
Son instinct, aussi.
De survie ?
Vivait-elle encore ?
Etait-ce pour cela, que ça ne fonctionnait pas, cette fois ?

Elle entend des sons, connait leur provenance mais ne parvient à en comprendre le sens. Elle doit réfléchir, refaire des connections, qui se rompent à nouveau dès que lui échappe son attention.

Alors : elle ignore.

Incapable même d'exprimer sa gratitude ou son amour pour sa fidèle. Son coeur se brise douloureusement, lentement, cruel, à mesure que son détachement l'éloigne de sa source de joie.
Mais elle ne peut l'empêcher, elle n'en a pas la force, lutter.
Elle voudrait pleurer, mais reste bloquée, face à ce spectacle irréaliste, face à la tournure impossible que prenait sa vie.

Elle arrive. On prend soin d'elle, on l'a rassure? questionne? reproche?
Quelle nuance?
Elle se dit qu'elle aurait préféré ne plus entendre que de ne pas comprendre.
Pourtant tout est clair, dans sa tête. Elle comprend parfaitement ce qui lui arrive, pose des mots sur ces peines qu'elle ne pourra jamais prononcer.

Et soudain, une idée.
Révélation.

Sa place n'est pas, elle n'est plus,

ici.



Elle pause son hasard, pose son regard sur l'ange gardien, pour la première fois. Elle l'observe comme si elle arriverait à percer les mystères de son regard brun interdit.
Pitié? Tristesse? Colère? Elle ne saurait dire ..
Elle ne pourrait jamais.

Mais elle savait, maintenant : il lui fallait partir. Alors elle se lève et dirige ses membres vers l'endroit où l'on avait entreposé sa baguette, en attente. Ses doigts froids se referment sur le bois. Tendrement, d'abord. Puis, plus fermement, lorsqu'elle comprend que l'outil ne lui sera plus jamais utile.

Elle relâche le poing crispé et range avec amertume ce qui n'était dorénavant qu'une branche de matière organique morte :
useless

Elle se retourne une dernière fois vers son amie, un dernier regard qu'elle n’oublierait jamais.
Azénor l'entend;
là dedans.
Peut être qu'elle comprendra pas.
Comment comprendre?
Impossible pour elle d'évoluer plus longtemps dans une telle société.
Elle rejette cette part d'elle.
Il n'y a plus rien à faire.
Il lui faut partir.
Se retrouveront-elles?
Lydie n'en a pas l'a moindre idée,
même pas l'envie.

Elles n'avaient plus de raison d'être amie.


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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Lun 18 Mar - 20:24

ft. Cara le chapo de poule
LA forever (pour toujours)


Les ongles cliquent les uns après les autres, en mouvements rythmés sur la table en bois, tandis que les autres doigts craquent sous la pression du pouce gauche. Le regard dans le vide, Azénor ne pense pas à grand chose. Elle a mit pour fond, un air de violon. Mais il n'y pas que cela, de la basse, un peu de piano, du violoncelle, quoi d'autre. Peut-être un peu de flûte? Non, pas de flûte.
Elle se lève finalement, avec (Bernardo, Pablo ou Oufti, ça va j'ai un Phénix, un chien et un chat à nommer moi, j'ai trop de truc à faire, busy busy guuurl fille occupée occupée)) dans les pattes, qui réclame quelques croquettes. Maaaow qu'il dit, parce que c'est un chat. Attendrie, elle se baisse pour attraper la boule de poils. Elle le dépose sur son épaule en caressant son dos, tout doux. Elle a ce truc, un peu débile dans la tête. Un espèce d'air de gloire à sa maison. "Gryffondor c'est mieux gryffondor a la mort tu va mal tourner bougre d'ane !!" Encore un benêt qui perd son temps à Poudlard. (Nico on t'aime).

Deux verres qu'elle sort de son placard, quand elle a finit de câliner son chat. Deux verres à cocktails, qui pourtant ne serviront qu'à contenir de l'eau qui pique intensément (c'est ce qu'il y a marqué sur les bouteilles). Cara ne boit pas. Azénor non plus. Le pétillant claque contre la paroi du verre à pied, le couteau tranche le citron, feuille de menthe vigoureusement arrachée. Une petite olive pour faire croire à une margarita un Dry Classic pardon (je suis carrément allée sur google pour voir le cocktail avec une olive dessus, duh (expression anglaise qui fait genre eh ouais mon p'tit)).
La porte d'entrée s'ouvre, au moment même où Azénor termine la préparation des faux cocktails. Oh, seraient-elles liées. Cara dépose son chapeau (ouais tu m'as donné ton LA pour toute la vie aha t'assumes) sur la table. Skyline est affalée sur le canapé, n'a même pas prit la peine de se réveiller quand "tata Cara" est entrée. Son grand frère est à Poudlard, alors elles ne seront que toutes les trois cette après-midi. Tu es pile à l'heure. Elles s'installent dans le canapé et Azénor dépose la petite tête de sa fille sur ses genoux. Une lourde respiration pour la fillette, mais il en faut bien plus pour la réveiller. Yannick Noah pourrait débarquer dans le salon et tu sais les lionnes, sont vraiment vraiment des reines que franchement, ça ne suffirait pas à réveiller la petite. Et tant mieux. Élever un petit bout de chou toute seule, quand on a des boulots prenants, comme par exemple, la Direction d'une école, c'est pas méga méga évident. But he's gonna come back (il va revenir), même si elle ne le sait pas encore, Azénor. Enfin, tout ça pour dire que Skyline est plutôt sage, dormeuse, rigolote. trop mimi hanlala.

Et donc les deux dames influentes (eh ouais on est dans les familles influentes du forum aha c'est comme ça c'est pas moi qui le dit lo) s'installent et commencent à jacasser. Mais elle n'est pas venue pour ça, la Cara. Azénor plante son regard dans celui de son amie. Il est temps de passer aux choses sérieuses, shall we (en gros ça veut dire, n'est-ce-pas)? Regarde-moi dans les yeux. Vraiment dans les yeux. Qu'est-ce-que tu vois? Qu'est-ce-que tu lis? Eh oui, elles sont là pour commencer les bases de la Légilimancie. Art qui n'est pas à la portée de tous, mais comment savoir si l'on essaye pas. Aucune pression, pas de décision, simplement la base de la base de la base de la base de la base. Voir simplement, si matière il y a. Commencer petit à petit, n'engager à rien. Juste voir si elle aussi, peut voir.
Cara De Lanxorre
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Cara De Lanxorre, le  Ven 5 Avr - 19:47


    Se réveiller.
    Et étouffer.

    C’est comme un poids qui écrase la poitrine, coupe le souffle. Cœur emballé, paniqué. Et elle halète, croit mourir, bras en croix au fond des draps. Elle fixe le plafond, broie la soie entre les doigts, jusqu’à ce que la crise passe. Elle est à Londres, loin de l’Écosse, de Pré-au-Lard. Lentement, aller mieux.

    Elle ne connaissait pas, cela. La panique qui emporte tout, et la poitrine écrasée par l’angoisse. Presque à vomir la peur coincée dans le ventre. Elle vivait dans une bulle d’insouciance, éclatée maintenant. Oh, maintenant, elle se réveillait en sursaut, l’image d’Azaël incrustée dans la rétine, et l’impression encore de le sentir près d’elle. Comme pour s’assurer qu’elle n’en a pas que rêvé, passer les mains sur le visage rongé. Elle avait eu de la chance, avait été entourée. Pourtant, elle sent, sous les doigts ; les crevasses dans la joue, et les marques qui descendent jusqu’au cou.

    Elle avait dormi par saccades entre cinq heures du matin et le début de l’après-midi. Elle était plus fatiguée qu’hier, incapable de vaincre l’insomnie récurrente. Les marques violacées sous les yeux venaient terminer le tableau de la beauté ravagée. Elle se traine jusqu’à la coiffeuse. Ne plus pouvoir se regarder dans un miroir, ne pas pouvoir soutenir le regard – vouloir mourir. Éviter le reflet, devoir s’y confronter, pourtant, juste le temps d’étaler le maquillage, camoufler. Elle avait l’air presque normale ainsi. Si on ne regardait pas de trop près.

    Il fallait sortir. Épreuve, pour elle, qui fuyait maintenant les regards qu’elle adorait sentir posés sur elle, avant. Un chapeau aux bords larges pour se cacher et une cape pour s’envelopper. Transplaner, vite, à peine le portail franchi. Apparaître devant la maison de l’amie, à qui elle n’avait pourtant rien dit. Elle ne savait pas vraiment pourquoi ; le serment inviolable sans doute un peu, la honte aussi. Alors, elle avait juste disparue de Poudlard, était restée cloîtrée à Londres, temporairement. Jusqu’à maintenant.

    Elle rentre sans frapper, croise le regard d’Azénor. Elle semble enjouée, à deux doigts de l’accueillir d’un high five*. Cara elle, reste silencieuse, dépose le chapeau, l’armure. Elle s’avance, sans rien pour se cacher, le traumatisme clair comme de l’eau de roche sur le visage fermé. Une main dans les cheveux de l’enfant, douce caresse, apaisement. Et enfin, devoir lever le regard vers la Gryffondor. Ne même pas essayer, immédiatement soupirer « Rien, je ne vois rien ».

    *Tape-m’en cinq !

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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Jeu 5 Déc - 20:00

it's been a while
-ça fait longtemps-
autorisation de Izsa pour poster en anglais, si jamais.


How is it she didn't even take the time to remark it, to deeply look at her, her friend, the one who's been there for her, after everything. So ashamed, she invites her to take place on the couch. For just one second, she stares at her -so rude- but she's allowed to do it. She's her only friend, after all.
What the fuck happened to you? Both sitting on the couch, the silence takes the unpleasant lead of the conversation.  
Azénor dares to look her right in the eyes, trying to get some answer. But she just looks like a ghost right now, no expression, no feeling. She looks so cold. Probably because she has no idea what to do, Azénor goes grab a blanket, and covers her friend with it. Her hands on her friend's shoulders, she whispers: You can tell me, you know. Who did this? What did this? I swear to you, Imma kick his ass.


She never did it before. But oddly, she thinks that if there's a perfect moment to do so, it'd be right now. So slowly, Azénor takes place on the couch, next to her friend, and she grabs Cara's face with her hand, inviting her to go take some rest on her shoulder. You're safe now. The Hogwarts Headmaster now stares the nothing in front of her, leaving her daughter alone on the other side of the couch, still sleeping.


She'd do anything for her. Because as strange as it can sound, she is one of the Seven. The Seven reasons why she has to go on with her life. The Seven reasons why she has to continue, even though he's gone. Maybe for good. She can't loose anyone else. So, sitting on the edge of her couch, her friend's head laid down on her shoulder, staring at the nothing, she promises herself, that that will never happen again.


But for that. She must know exactly why they did that to her.  

trad:
 


Cara De Lanxorre
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Cara De Lanxorre, le  Jeu 5 Déc - 20:23

Coucou chapo
Ça va depuis le temps ?


    Of course, Azénor sees it right away. She sees that something is wrong. What happened, she wonders. The bare idea of having to recall everything frightens her, and this simple question was enough to wake the memories up. It goes right behind her eyes, one image after the other, moving quickly to let the next nightmare resurface. It seems like it would never stop. That she would lay here and drown in the vivid recollection, that she would lay here and live all the tortures again.

    But it does stop. The soft touch of the blanket in her shoulders brings her back to Wellington square. It almost seems weird, all that caring. She never realised this before; how lucky she was to have Azénor. How lucky she was to call her a friend. But she can’t say it, not even a thank you. She just presses the blanket onto her shoulders, the thin fingers barely grabbing it. She remains silent to the next questions. The lips stay sealed, as she gazes to the ground. “I can’t”, she whispers, so low one could barely hear it. “I can’t”, she repeats, while her lips start to shake. She would have repeated it again and again, if the Headmaster didn’t put an end to it. Her head is gently pulled over Azénor’s shoulder, and oh that only move meant so much. It was comforting and reassuring, it was the proof somebody could still be caring about her. This, this meant the world.

    And she doesn’t usually cry that much, Cara . But here, she cannot help it. The water just flows, from her eyes shut, to the cheeks covered with makeup, crossing the lips. Silently, she cries, as a reminiscence of the pain she had to endure, as a relief – because yes, she is safe now, she is sure of it. Nobody could hurt her here, nobody could ever get close to her if Azénor stood between them. “I can’t even tell you his name ” she manages to say between two sobs. “I am so sorry, I wish I could” – she really is. “I made a vow ” and in the Wizarding world, everybody knows what kind of vow she refers to. The one that kills you if you break it.


traduction (nulle) (je vous déconseille vivement):
 
Azénor Philaester
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Azénor Philaester, le  Jeu 5 Déc - 20:26

bah écoute ça va et toi chapo?



They've never been that close. We can say anything, we can promise anything, but how far would we go, how true our words will be, how self-convinced are we. Right here, right now, here's the proof. Of the reality of their friendship. People say that we find our true friends when we need them the most, in difficult situations, at the edge of the no return. That's probably true. Those women, silently petrified, are the one clue we all need. The unspeakable truth. You wanna call me a friend? Let's prove it. The way they do. The way they'd be here for each other. How did your very best friend-relationaship begin? Badly? Sadly? Weirdly? Yeah no shit.


Azénor keeps cuddling her friend and colleague, and starts looking at her daughter, her sleeping baby. A smile takes place on her mouth, without her noticing it. Even after everything that happened, she feels... She feels good. How selfish of her, to feel okay when one of a best friend is laying on her, hurt and paralyzed. But she can't help it. It's not like we could control it or something anyway.


The Headmaster takes a deep breathe. She listens carefully Car and what answers she can give. Not many, obviously. Because she made a vow. The brunette feels her fear, the unpleasant feeling that her colleague has to carry. Even though it's actually starting to run away, Azénor tries to calm it down a little. Don't worry okay, it doesn't matter. She repeats twice. Who the fuck is behind it. Why would she do something like that. Did he force you to do it? I mean... To make the vow?


Maybe she spoke too loud. Maybe she didn't pay attention enough. Or maybe she wasn't sleeping so soundly. But everyone in the room can now tell: the baby's woken up. Skyline is crying like never; she sees Cara, probably thinks she's a monster. One thing is sure anyway, she seems terrified.
Bloody hell.

traduction:
 

Cara De Lanxorre
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Re: [Habitation] 6 Wellington Square
Cara De Lanxorre, le  Jeu 5 Déc - 20:29

Ben écoute, la patate

    This one is hard to write. She’s never like that; she’s never vulnerable and this is painful to paint her sad and broken. She and I have to go through it, though. I’ll try to repair her with my words, and Azénor will try with hers. But for now, the questions are knifes; they hit her, savaging her body. She feels it exactly as she was indeed attacked; and she presses her hands onto her belly, bending the head with a moan. She cannot even think properly, there is only the same scene repeatedly playing again and again. “I did not want, I didn’t… I didn’t want anything” anything of what happened, she means. Not only the vow, anything. But she can’t explain much more, because it’s too risky, and because the words remain in the throat. It seems like they could suffocate her, as if they weren’t made of nothing, but broken glass. It wasn’t even the first time she had to go through this – then, why do this time hurt much more?

    And then, the child wakes up. As if the things could only go worse, the girl starts to cry looking at her. And this really is a nightmare Cara never even imagined. She used to be so pretty that she could not conceive such a scenario. How could people be afraid of her, who used to attract them without even doing anything? And if she lost this, what could she do with her life? Her whole existence has always been based on appearance, on superficiality. She never was more than this. And now, the tiny mirage has vanished. The emptiness was all that remained.

    She suddenly cannot take it anymore. She needs to move, to shout, to lash out at the kid, to truly frighten her. Her fingers catch the wrists of the girl; “Look at me” she demands, forces her to stand up; “I scare you, don’t I?” – She screams, and her face is deformed by anger. Suddenly, she lets the kid go and, afraid not by her violence but by the sad conclusion it implies, turns to her friend; “I cannot go back to Hogwarts”.


*

    Celui-ci est dur à écrire. Elle n’est jamais comme ça, vulnérable. C’est douloureux de la peindre ainsi, dévastée et brisée. Elle et moi devons surmonter cela, pourtant. J’essayerai de la réparer avec mes mots, et Azénor tentera avec les siens. Mais pour l’instant, les questions de la Directrice sont comme des lames, elles pénètrent sa chair, saccagent son corps. C’est comme si elle était véritablement agressée – physiquement. Alors, elle sert ses mains sur son ventre, penche la tête dans un gémissement. Elle ne peut même pas penser correctement, tant la même scène se répète encore et encore devant ses yeux. « Je ne voulais pas, je ne... Rien de tout ça » - rien de tout ce qui est arrivé, elle sous-entend. Pas seulement le serment, tout. Mais elle ne peut pas expliquer davantage, parce que c’est trop risqué, et parce que les mots restent coincés dans sa gorge. Il semble qu’ils pourraient l’étouffer, comme s’ils étaient du verre pillé. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait se relever d’une telle chose, pourtant – alors, pourquoi cette fois faisait plus mal que toutes les autres ?

    Et soudainement, l’enfant se réveille. Comme si les choses ne pouvaient pas être pires, la fille d’Azénor commence à pleurer en la regardant. Et c’est véritablement le cauchemar que Cara n’avait jamais osé imaginer. Elle était si belle, comment pouvait concevoir un tel scénario ? Comment les gens auraient-ils pu être effrayés par elle, elle qui les attirait sans même devoir essayer ? Et si ça aussi, elle l’avait perdu, que restait-il de sa vie ? Son existence entière était basée sur l’apparence et la superficialité, elle n’avait jamais été davantage que cela. Et maintenant, le fragile mirage s’était évaporé. Le vide était tout ce qu’il restait.

    Elle ne peut plus supporter d’être là. Elle a besoin de bouger, de hurler, s’en prendre à l’enfant, véritablement l’effrayer. Ses doigts se resserrent sur les poignets de la petite, « Regarde moi» qu’elle intime, l’oblige à se redresse ; « Je te fais peur hein ? » - elle crie, son visage déformé par la colère de l’injustice. Avant de soudainement relâcher l’enfant, et, effrayée non pas par sa violence mais par le triste constat qu’elle implique, se tourne vers son amie ; « Je ne peux pas retourner à Poudlard ».


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