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Un hôpital moldu
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Lizzie Bennet
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Lizzie Bennet, Mer 11 Oct - 13:57


Pssssssschuit !

Un bruit — ça bouge. Ça, masse informe de pensées et pulsions et idéaux que tu méprises. Ça s’excite un temps, et le suivant au contraire, s’improvise horloge. Ça est plus grand que le temps, change les âmes en pierre et les monstres en terre. Les secondes silencieuses s’invitent, s’insurgent ; moi je peine à les ingurgiter. Cet espace, ce flou s’étend dans le temps et le poids des instants se fait trop lourd.

T. T. T. T. T. T. T.


Le sifflement gagne en force, se fait martèlement, bientôt le dragon rugira pour me délivrer de tout ça, non ? Rien. Rien j’suis seule face à l’Ordre enflammé. A ses confrères peut-être armés. J’suis seule et après qu’ils aient ciblé ma fournisseuse, c’est sans doute moi qu’ils vont tuer. J’peux pas l’accepter. 

Le maitre d’orchestre est insatisfait. Quelque chose ne sonne pas comme cela devrait. Alors sur les o se greffent des a, plus hauts dans la fossette, plus en gorge, même dans l’aigu. Fuir la tête alors qu’elle seule permet de toucher la note juste. Reprendre, encore, encore. Sur les vocalises dansent les pages qui se tournent, ensemble. Et ça fait des petits suintements de papiers. Des vagues de livres. Et j’pourrais y rester. Loin du pro-Secret.

Non. Sunil, Sunil cesse de voguer ; je dois rester à quai.
Range tes démons qui me pourrissent le coeur ; garde ta boue, je ne veux m'en repaitre.
Pas cette fois non pas cette fois. Je lècherai ton sang contaminé un autre soir.

Les esprits s’envolent, parcourent de nouvelles contrées, impatients de connaitre ce qu’on ne pouvait imaginer. Nous leur sommes mauvais compagnons de voyages. Toujours timides et inquiets et frustrés. Non, on veut pas aller du côté qui fait peur, nous on veut aller du côté du calme, du doux, du lac. On est à peine des randonneurs ; ils ont le globe tatoué sur les cils.

Je ramène mon esprit à la gare. Là où je vais. Pour une fois, je sais.
— J’ai pas beaucoup d’yeux à donner, mais ce qu’il m’en reste
Etouffera la gorge du prochain phénix qui me teste.

Menace à vide d’une imbécile.
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Mangemort 40
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Mangemort 40, Dim 15 Oct - 17:59



Clapotis des pensées dans ce petit tourbillon des âmes. Ils sont trois, une inconsciente, l’autre aveuglée par un pressentiment et le troisième, par son enthousiasme. C’est un tourbillon, une danse, une ronde folle dont l’un se fait le maître d’orchestre, le chef du tempo, la tête de toute cette petite discussion. Des mots sortent de son masque, sont ensuite entendus et compris par les oreilles adverses. Des oreilles alliées. Parce que ce Masque ne doute plus, depuis longtemps, que l’alter en face est de leur côté, qu’elle pourrait rejoindre leur armée de partisans (même si son handicap risque de la cantonner dans un lieu adapté. Un lieu avec un tiers-temps pour à peu près tout ce qu’elle entreprendra dans le futur, par exemple). Mais bon, eux, au moins, à l’Ordre Noir, n’avaient pas peur de solliciter l’aide des handicapés. Ce sont des personnes comme les autres après tout, même s’il y en a bien moins dans le monde magique que dans le monde moldu. Peut-être qu’ils se cachent ? Dans les deux mondes ils se cachent de toute façon, car, pour les valides, apparemment, il n’est pas permis qu’un non-valide puisse faire ses courses quand il le peut, quand il a moins mal, est moins fatigué. Bah non. C’est lent un handicapé. Ça dérange, ça gêne : pourquoi ne restent-ils pas chez eux après tout, ces feignants ? Hein ? Inutiles à la société ?

Pour ce qu’est la Société de toute façon. Sa pensée étriquée, conforme, uniforme. A la manière de ces chiens qui arpentent le Ministère, la langue pendante et la queue qui suit derrière. De cette même manière, chacun dans sa case et Dieu pour tous, même si la plupart ne croit pas en Dieu, ne croit en rien si ce n’est à la Bureaucratie suprême. Un monde non pas pensé pour des êtres humains mais pour des machines. Pour des gens qui adorent les petites cases, se fondent parfaitement dedans. Et ceux qui ne rentrent pas dedans… Sont éliminés par cette grosse machine sociétale.

C’est là, que l’Ordre Noir et plus particulièrement ses quarante mains secourables interviennent. Pour récupérer toutes ces « pièces défectueuses ». Pour dire à chacun qu’il a le droit d’exister comme il est, qu’il le peut, qu’il le faut. Et quel qu’il soit, il a en lui le pouvoir de renverser cette société injuste, non-pensée pour les êtres humains, mais pour des êtres sans libres-arbitres ni conscience de soi.

Alors, ce matricule sourit tout grand sous son Masque. Content d’avoir rencontré quelqu’un qui comprend.

« - Les Phénix sont des butés. Pensée pour le Roi fondu. Ils n’écoutent pas, pensent à mal dès que nos pensées à nous sont formulées. Pensent qu’il n’y a qu’en nous chassant, nous ramenant à une ombre de gouttières qu’un Ordre pourra apparaître. Ils se trompent. Il ne faut pas rester passif mais au contraire, entrer dans l’action. Il nous faut nous unir pour pouvoir renverser la Machine. Un jour ils comprendront. Quand la Souffrance aura suffisamment pénétrer leur chair, ils pourront penser à l’Evolution. »

Sourire d’une douceur, le voici qui, doucement, pose ses mains d’ombre sur les épaules de l’alter.

« - Tu fais partie de l’Evolution. Tu connais la Souffrance. Nous rejoindre s’inscrit pour toi dans une continuité ! »

Enthousiasme à fleur de peau.
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Lizzie Bennet
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Lizzie Bennet, Dim 5 Nov - 17:18


(jeu de clavier)

Et puis c'est un truc incompréhensible. Non seulement on pensait pas parler la même langue, mais en plus, on partageait la même bouche. En fait, c’était pas un piaf, c’était quelqu’un qui les trouvait butés. Moi j’trouvais le mot faible. Ils étaient pas butés, ils étaient à buter, tout court, faut pas se prendre la tête dans des cas comme ça.

Je te le dis en toute discrétion c'est une hérésie que les garder ici. Enfin, ils sont moins fous que les Aurors, mais quand même. Ils luttent pour exactement tout ce qui me révulsent, y a que leurs moyens qui me conviennent, tu parles d’une affaire. De toute façon, si t’es pas content, j’en parlerais à ma mère.

Je me reprends, je souffle, j’analyse de quoi on parle, où on va. Entrer dans l’action, que me dit l’ombre. Superbe idée, ouais, j’adore, sauf que j’sais pas. Tu vois, j’ai la permission pour rentrer tard et tout, c’est pas ça le problème, j’ai plein de temps, sauf que j’en ai très peu où je suis vraiment utile.

J’peux pas faire portière et vérifier les invitations. J’peux pas compter les pavés. J’peux pas fouiller les habitations, les masques, et les traces de nos ancêtres, masqués comme partisans. J’peux pas être bonne en duels, enfin, pas sans m’entrainer au Heurtoir, et si j’demande à Parker de m’entrainer on va juste finir par utiliser le sol autrement.

Alors ouais, ça te dit, inconnu.e, de prendre les pièces détachées, de les remonter tout.e seul.e, de me visser une baguette dans la main ? Cela te dit qu’on reparte à zéro ? Non, non, j’imagine que si t’es là, c’est pour trouver des vrais, des déjà prêts, qui peuvent faire le boulot à ta place, pas t’en rajouter.

Ou alors, t’es pas toi, t’es bien qui je pensais au début, à savoir un putois, et tu cherches juste à me ficher pro-mangemort pour me suivre jusqu’à chez eux. Sauf que, j’suis pas rentrée à la maison tu sais, et depuis longtemps. J’peux pas.

Et en même temps, je peux pas ne pas. On me parle d’évolution et de souffrance, j’ai tout le système nerveux qui part en cacahuète. Dans le passé, je m’en serais foutue en mode autant que du scrutin présidentiel malien, mais là… là c’était plus entichant, plus alléchant, que tous les personnages des dessins.

Oui. J’ai envie, que tu me presses, dans tous les sens. Je suis pressée d’être demain soir — de ne plus avoir à me souvenir — d’être juste, demain. Prenons les risques. C’est pas comme si iel ignorait ma condition ; faudra bien s’en arranger.

Demain est un autre jour, et dans son creux,
Je sens danser la chaleur du soleil de minuit.


— Faut signer quelque part ?
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Mangemort 40, Dim 5 Nov - 18:09



Un sourire s’étalait sous le visage masqué, de tous les bords, face à la réponse de l’alter. Bien entendu, ce sourire resterait à jamais invisible. Car ce sourire est masqué, car ce sourire est adressé à une aveugle. C’est un sourire égoïste. Pour qui est-il si ce n’est l’argile contre lequel il se presse ? Ou alors c’est un réflexe de satisfaction joyeuse, tout simplement ? Un bête réflex corporel comme cela arrive souvent.

Mais il est là.
On ne le voit pas, mais sa présence demeure. Dieu caché, derrière une colonne ou une tenture. Motif de la dynamique.

Pour cela que le reste du corps suit avec enthousiasme : un pas puis l’autre, d’un air extatique : « - Merveilleux ! La joie part dans les aigus. Fabuleux ! Avec toi, on remplit le quota handicapé des troupes : pas de taxes à payer au Ministère comme ça ! »

Et l’ombre de ce matricule éclate d’un rire sonore, en répercutions contre l’argile. Comme si c’était une blague vraiment très drôle. D’ailleurs, ça l’était probablement pour l’une des deux personnes de la pièce. Peut-être pour les deux. A voir. Le matricule, en tout cas, riait bien.

Cependant, une fois remis de son hilarité, l’enthousiasme revint dans la contenance. Les tressautements du fil des tensions de la pièce s’était de nouveau tendu, et voici l’ombre qui pose ses mains gantées sur les épaules de Lizzie. Sorte de fermeté sérieuse. Pour qui ? Pour quoi ? Crainte qu’elle ne s’en aille ? Peut-être.
Tout est discutable, et les actions de cette Ombre ne sont impulsés que par ses émotions en toujours changeantes, jamais constantes.

Cela se sent, aussi, à ce ton plus sombre, plus neutre, plus ferme, plus bas. Comme un secret lâché entre deux portes battantes. Quelque chose de cette teneur-là : « - L’Evolution ne peut se faire sans adaptation. Je ferai pareil pour toi, et tu en feras de même pour toi-même. A chacun, il faut donner les moyens de la réalisation de son être. Je suis 40, disciple de 39, enfant de 28. Aide-nous, et je t’aiderai. Utilise ton ouïe, utilise ton toucher. Je reste à ta disposition. »

Un claquement de robes noires,
Un craquement caractéristique.

Les portes d’hôpital se ferment sur la fournisseuse alitée, sur la maîtresse des potions investie.
Demain, est un nouveau jour. Un jour qui devient de plus en plus radieux, pour permettre l’avènement de la Cause.

________________
Départ de 40
(Bienvenue chez les partisans ! Ange )
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Keira Sanders
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Keira Sanders, Sam 13 Jan - 21:28




L'intervention du hasard
avec Elly Wildsmith
LA d'Elly

Au détour d'une rue mondaine de la capitale, Keira, qui marchait toujours d'un pas si pressé en slalomant entre les gens qui n'étaient que trop lents, rentra dans une dame d'environ son âge. Elle manqua de passer son chemin, marmonnant un « excusez-moi » mécontent ; c'était qu'elle n'avait pas vu le visage de l'autre partie ! Au lieu d'une lambda personne sur laquelle elle aurait pu passer ses nerfs, comme quoi elle n'avait qu'à faire attention et à se décaler, elle faisait face à une sorcière. Grande blonde, aux traits singuliers - il ne fallait pas beaucoup de temps pour que les neurones de la brune se remettent en marche et associent les bons souvenirs ensembles, pour finalement pouvoir ressortir le prénom d'Elly, et quelques mots clefs qui lui étaient liés. Poudlard, cours, forêt, préfet, notamment. Les jeunes femmes n'avaient jamais été proches, à l'époque, mais leur relation n'était jamais partie sur le chemin opposé non plus. C'était une connaissance on ne pouvait plus neutre.

Vous me direz qu'alors, Keira aurait également pu passer son chemin. En vérité, elle ne sut pas pourquoi elle eut envie de savoir ce qu'elle était devenue, après ces années. Si, pendant qu'elle pourrissait à Sainte-Thérèse, elle avait eu un chemin sans encombres. Ce qui lui donnait cet air accompli qu'elle lui trouva en lui rentrant dedans. Après quelques secondes de réflexion, elle ouvrit ses yeux en grand, et fit semblant d'être confuse. C'était toujours comme cela : à chaque fois que l'on faisait quelque chose pour lequel on devait s'excuser, il fallait faire semblant d'être dans tous ses états. Cela semblait être un code social qu'il valait mieux respecter si l'on ne souhaitait pas être mal vu.

« - Oh, Elly ? Elly Wild... Wildsmith ? C'est bien toi ? », interrogea-t-elle - question rhétorique, car il y avait peu de chances qu'elle soit tombée sur son sosie ou sa jumelle cachée. Il s'avéra que oui, c'était bien elle, et qu'elle avait l'air disposée à discuter. Alors, les minutes passèrent, pendant que les jeunes femmes rattrapaient le temps perdu avec une série de questions mutuelles typiques. Tout se passait comme l'on pouvait bien l'imaginer, jusqu'à ce que le comble se produit : une tierce personne rentra à son tour dans la sorcière. Non, pas Elly, cette fois, il s'agissait de Keira. Peut-être qu'elle l'avait mérité, mais à la différence d'elle-même, le fautif était à vélo. Il la projeta à terre avant de choir comme un sac sur le sol après avoir zigzagué dangereusement dans la rue, perdant le contrôle du guidon. Résultat : une robe dont le velours était abîmé, et une cheville tordue durant la chute.

La sorcière ne se gêna pas pour insulter, tout en restant un minimum correcte, cet individu. Une fois debout, elle se plaignit d'avoir mal à la cheville, mais l'histoire aurait pu s'arrêter là ; c'était sans compter le pauvre moldu à vélo, qui, se sentant coupable, insista pour accompagner la brune à l'hôpital du coin pour faire voir sa cheville. Elle voulut lui dire qu'il était stupide, et que d'un coup de baguette, ce serait réglé - elle n'était pas fille de médicomages pour rien, mais celui-ci la colla comme un petit chiot jusqu'à ce qu'elle accepte.

C'était ainsi que les deux femmes se trouvèrent sur le sas d'un hôpital moldu bondé.

« - Désolée, c'est gentil de m'avoir accompagnée et de ne pas m'avoir laissé avec cet énergumène, » adressa-t-elle à Elly en roulant des yeux. « Je ne crois pas qu'il soit utile d'attendre des soins, ce ne doit pas être grave, et mes parents sont... médecins pour les gens comme nous. Ce sera bien plus vite réglé ! Tu as déjà été soignée par des... moldus ? » baissant le ton sur le dernier mot qu'elle n'avait su remplacer par un autre, elle attendait sa réponse avec curiosité. Elle s'était toujours demandée ce qu'il en était de la médecine des non-sorciers, comme s'il s'agissait d'extraterrestres.
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Elly Wildsmith, Sam 13 Jan - 23:27


Il y a parfois des rencontres qui changent tout, des bouleversements qui n’en sont pas vraiment. Ou plutôt des bousculements physiques qui réveillent d’étranges souvenirs, des temps passés qu’on croyait oubliés. C’est un peu près ce qui se passa ce jour-là lorsque Keira te rentra dedans sans prendre garde. Tu restas un instant perplexe à la regarder, les yeux figés sur elle tandis que ton esprit cherchait où tu l’avais déjà vu. Et puis, revint le souvenir de cette soirée au cœur de la forêt interdite où l’ancienne préfète t’avait surpris. Un sourire sur le visage alors qu’elle te demande si c’est bien toi, semblant surprise de te revoir.

De nouveaux sourires et quelques échanges, se rappelant le temps – pas si proche, ni si lointain – de l’école de sorcellerie où vous vous étiez rencontrés. Tout aurait pu finir autour d’un verre, dans un bar moldu ou sorcier peu importe. Mais rien ne se passa comme lors d’une rencontre de ce genre. Un moldu à vélo, visiblement trop pressé, renversa la jeune femme en la propulsant au sol. Un regard assassin pour le moldu alors que Keira, de son côté, ne se priva pas pour lui envoyer quelques insultes bien senties dans la tête.

Vous auriez pu vous séparer là-dessus, mais le moldu semblait décidé à ce que Keira consulte un docteur. Vous vous échangiez un regard suivi d’un vague haussement d’épaule. Si cela pouvait le rassurer … bien que vous, pour le coup, vous saviez qu’il aurait été plus simple que la jeune femme consulte un médicomage. C’est d’ailleurs ce qu’elle te dit, après s’être excusée de t’avoir entraîné jusqu’ici. Tu hausses les épaules, ce n’est pas dramatique, même si, forcément, un verre dans un bar aurait été plus appréciable « J’ai eu l’occasion d’être suivie par l’un des leurs jusqu’avant mon entrée dans Poudlard un peu près ». Un regard au hall bondé, empli de moldu en tous genres, certains toussant, d’autres vomissant ce qu’il pouvait vomir. Un haut le cœur plus tard, tu lui glissais « Ce n’est pas spécialement différent, c’est juste que cela met beaucoup plus de temps à guérir, mais si tes parents sont ce qu'ils sont, il est préférable je pense d'y aller en effet » et tu éclatais d’un rire qui paraissait totalement décalé dans l’atmosphère de l’hôpital.

Ton regard toujours passait entre toutes les personnes présentes, et te penchant à l’oreille de Keira, tu murmures « C’est impressionnant, je trouve, toutes ces personnes malades et qui pourraient être soignées avec … quelques sortilèges ». Un cas de conscience, subitement. Certains sorciers avaient les capacités en médicomagies pour soigner tout le monde ici. Et si, et si, les sorciers n’étaient plus tenus au secret ? Que se passerait-il ? Les médicomages prendraient-ils le temps d’officier dans les hôpitaux moldus ? Une moue perplexe passe sur ton visage alors que ton regard se perd un instant dans le vide, te demandant si tu ne pariais pas un peu trop sur l'altruisme de la communauté sorcière.
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Re: Un hôpital moldu

Message par : Keira Sanders, Dim 14 Jan - 15:49


Un hôpital n'était pas un lieu dans lequel l'on souhaitait habituellement se trouver. Beaucoup l'associaient à la mort, non sans une pointe de justesse, bien que les lieux pouvaient aussi, pour les plus optimistes, mener sur le chemin de la guérison et de la santé. Quoiqu'il en était, généralement, lorsque l'on s'y trouvait, c'était qu'il nous arrivait malheur. Keira ne comprenait pas comment ses parents pouvaient y travailler. Comment, encerclés par la maladie, ils pouvaient ne pas avoir peur d'être contaminés ; comment, en trente ans de carrières, ils n'étaient jamais rentrés au manoir couverts de furoncles d'éclabouille ou souffrant de dragoncelle. Comment ils supportaient leurs défaites, car oui, il y avait des maux que même la magie ne pouvait soigner à temps. Peut-être qu'ils ne le supportaient simplement pas : le couple Sanders avait toujours été très doué pour porter des masques. Le principal mystère, qu'Elly semblait partager avec la brune, c'était la façon dont l'on pouvait survivre dans cette ambiance sans avoir sans cesse des hauts le cœur.

« - J’ai eu l’occasion d’être suivie par l’un des leurs jusqu’avant mon entrée dans Poudlard un peu près. »

A entendre la réponse de son interlocutrice, Keira en déduisit qu'Elly avait au moins une partie de sang moldu. Elle se rendait alors compte qu'elle ne savait rien sur elle et sur ses origines. C'était néanmoins réciproque, bien qu'Elly eut pu deviner que Keira était de descendance sorcière.

« - Oh, donc ils ont des, euh... des pommades magiques, peut-être ! », tenta-t-elle de deviner. « Je n'ai jamais compris pourquoi nous devions vivre cachés. La peur de la ségrégation, sans doute. Les gens, particulièrement ceux qui sont impuissants, » continuait-t-elle en balayant du regard cette assemblée de moldus malades, « ont peur de la différence. » Les sorciers, eux aussi, avaient peur de la différence, à un certain degré. Parce que la brune était née caméléon, elle était passée par une phase durant laquelle elle se sentait obligée d'être cachée. Bien des efforts sur soi, et pour pas grand chose : lorsque ses émotions faisaient des siennes, elle ne pouvait contrôler son don - à cette époque en tout cas, c'était ainsi. Alors, elle se craignit elle-même. « Je doute que tout le monde soit capable de vivre en harmonie, lorsque l'on sait que même dans notre communauté, il y a des clivages. » Sur ces mots, la jeune femme à la robe de velours fit claquer les souliers contre le carrelage afin de rejoindre un petit banc dans la cour de l'hôpital. A vrai dire, elle n'était pas sûre d'avoir le droit de squatter, mais au moins, les filles seraient un peu plus à l'abri d'oreilles indiscrètes.

« - Dis-moi, tu vis de quel côté ? » une pique de curiosité supplémentaire, car elle n'avait pas demandé cette information tout à l'heure dans la rue. Or, c'était utile : et si elle souhaitait, plus tard, lui écrire ? Lui rendre visite ?
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