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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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[Habitation] Ruisseau aux étoiles
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Luke Belt
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[Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Luke Belt, Mar 18 Juil 2017, 19:23


_________________________________


Voici l'habitation (Chaumière) de Asclépius Underlinden.

Il peut poster dès à présent.


_________________________________
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 07 Aoû 2017, 15:54




Une petite chaumière perdue dans un coin de verdure, le long d’un ruisseau. Plus pratique, quand on prend en compte la nature profonde de la bâtisse : un moulin. A eau.
Cadeau de son parrain ou vieux titre de propriété retrouvé sous des archives poussiéreuses… Asclépius ne sait pas exactement comment il s’est retrouvé en possession de ce bout de terre et d’eau. Mais bon. Il ne s’en plaint pas.

Endroit isolé dans un coin de la Grande-Bretagne où il pleut très souvent. Grand toit retombé, de la place dans le grenier et dans la cave. Une grande salle principale. L’intérieur est vide. Pas nettoyé depuis des années, au mieux. Une porte branlante, des fenêtres crasseuses, un sommier défoncé dans un coin… Une vieille cheminée, et la roue du moulin qui tourne inlassablement au rythme du ruisseau.

Mais bon, Xenia aime beaucoup l’endroit. Et la nuit, le reflet des étoiles dans le ruban d’eau que constitue ce ruisseau est enchanteur. Il n’en fallait pas plus pour décider le jeunot.
Restait à faire quelques travaux de rénovations, histoire de rendre cet endroit habitable et, qui sait… Pouvoir enfin concrètement s’installer comme potionniste ?


Pas de protections pour le moment, l’endroit est désert.


Dernière édition par Asclépius Underlinden le Sam 23 Sep 2017, 15:43, édité 1 fois
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Mangemort 40
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Mangemort 40, Mar 08 Aoû 2017, 02:18


Autorisation pour poster
[PV] w/ Valentina Boccini
L.A. accordé



Une acidité qui remonte dans la glotte. Mais, impossibilité : dire non aux sœurs. Dire non à 28. Dire non, à elle. La Mariée. Le voile. Comment dire non ? Lui dire non ? Alors qu’elle représente un Tout. Une unité d’absolu. Un Absolu en lui-même.

Suivi du geste automatique : rappeler sa compagne à écailles, prendre le bras tendu et, doucement, partir dans un CRAC mutuel, guidé.

Partir : un coin de Grande-Bretagne, dans une forêt. Et marcher, marcher. Une main dans la sienne, sans savoir comment. Sans savoir pourquoi.

Affection aveugle.
Car :
- 28
- Nos sœurs
- 28

Un arrêt, une reprise.
Une butte de terre, buter contre.

Continuer dans cette forêt lugubre : trouver clairière, ruisseau où se reflètent les étoiles. Trouver une chaumière, un lieu.

N’y trouver personne et se faire, les personnes. Leurs sœurs sous le voile déchu, sa compagne écaillée, leur compagnon à la langue toute aussi fourchue, et…

Encore une quarantaine de pas.

Marcher : quelques pas. Lignes directrices. Un tour. Autour, de l’habitation. Au-entre.
Pas d’âme.
Pas d’âme nouvelles.

Seule une âme connue.
Deux âmes, deux autres en substituts.

Des âmes brûlantes, car ils sont les Justes. Le seront toujours. A jamais. La Marque qui les lie tous, parle davantage que ces masques interchangeables.

« - Vous avez relevé votre voile. »

C’était comme faire tomber le masque.
C’était comme se mettre à nu.
Se dévoiler. Littéralement.

Un constat : sans brutalité. Jamais.
Toujours : cette douceur de ruban parfumé.

Retirer le masque, à son tour,
Mais le garder en main.

Tandis que, quittant son cou, sa belle à écaille hume les particules du lieu désert.
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Megan K. Hayajân
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Megan K. Hayajân, Ven 11 Aoû 2017, 21:27


PV 40
j'te lèche la joue ♥

____________________


Quelque chose qui danse. Dans le regard. Le sien, le nôtre. Non. Le mien. La première personne doit perdre son pluriel, retrouver dans la simplicité du civil une identité unique et complète. Une âme soeur arrachée qu'il faut oublier, ignorer, pour reprendre droit la route. Cela n'a rien d'évident. Le matricule me désignera toujours un peu. Le tatouage est à jamais ancré. La manche relevée, sous la longue cape noire, je vois le crâne dévoreur de serpents s'agiter. La Marque des Ténèbres. Quelle curieuse invention. Les sortilèges protéiformes tels que ces jolies gravures sont définitives et intenses, si intenses... C'est à ce moment là, quand 67 s'était penché sur moi, qu'il m'avait marquée à l'encre mortelle que j'avais su qui j'étais.

Devant moi, 40. Jeune Mangemort. Jeune futur moi en devenir. A l'âme bancale et décalé d'esprit, à espérer des roses sur les tombes et des colliers de bonheur pour les horreurs de la nuit.

« - Vous avez relevé votre voile. »

Je le regarde avec la tendresse de la mère. Oui, j'ai enlevé le voile. C'est une manière de dire ce qu'il ignore et qui s'impose. Je ne sais pas où l'on est. Je pose Speranza au sol, le laissant dévier de ma course. Prendre son propre chemin.

- C'est plus que ça, 40. J'ai enlevé le masque - un silence, puis un deuxième, enchaînés, sans rupture - tu m'as escorté pour ma dernière sortie du bastion - comment remarque t-on la coupure entre deux silences sans la parole ? - je pose le masque. Je ne suis plus 28. - la respiration, bien sur. Le vol de souffle lancé dans le vide. des broutilles, tout ça. Il y a eu deux silences, c'est tout. Je ne suis plus un Mangemort.

C'est presque plus dur à dire qu'à penser. En plus, c'est faux. On ne cesse jamais d'être un Mangemort, on ne cesse jamais d'être un Juste. Parce qu'on sacrifie tout pour se battre, pour défendre des sorciers qui nous haïssent par ignorance et stupidité. L combat n'est pas terminé, ma quête non plus. Mais la protection de la vie de mon fils passe avant. Voilà.

- Tu pleures, petit ?

On dit ça sans entendre de sanglots. Lâché comme ça parce que c'est brusque et que ça fait du bien de se sentir regrettée. J'en ai besoin - un peu - d'attention.
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Mangemort 40
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Mangemort 40, Lun 14 Aoû 2017, 19:50



Déglutition gauche, et ce masque serré dans le poing. Les reliefs celtiques, comme une sorte de magie runique, contre cette main gantée : qui ne peut être imprégnée directement dans la chair de ces reliefs.
Cette main, de toute façon, dont l’avant-bras est encré. Marqué. De cette encre devenue sang, une fois le sacrifice de sa chair, sur l’autel de la violence charnelle donné. Cette dévotion au Maître, à la Cause, à jamais imprimé.
Qu’importe le Masque, ce n’est qu’une identité. Le Mangemort est protéiforme. Une quarantaine de formes différentes à découvrir, explorer… Jusqu’à, soi-même, se retrouver en quarantaine…

Mangemort démasqué.
Mangemort dévoilé.

28 en une unicité. Une simple unité. Une nature différente de cette ombre d’Hollow. Une nature presque inconnue, tant elle semble loin. Comme une bougie qui n’aurait cessée de se consumer.
Un Tout lumineux sous ce linceul vaporeux.

Voilà, pourquoi la déglutition.
Comme un tempo, aux paroles portées par son souffle.

Sa belle à écailles sur le sol ondule. Une poutre est arrachée, un robinet est mis à nu. Sans sa chair de mobilier. Elle vient s’y enrouler, appréciant le contact du cuivre rouillé contre ses muscles ventraux de reptile.
Humer l’air de sa langue fourchue, afin de percevoir les âmes des autrui de la pièce en clair-obscur, sous les rayons lunaires à travers le toit percé.

Les mots coupent, déchirent, dans l’aveu.
Dernière sortie : passage par le Styx. Qui fut Charon ? Qui fut l’âme escortée ?
Aucune pièce ne fut donnée : Charon trompé.
Et voici le linceul retiré.

Alors, le silence des souterrains.
Et dans le reflet de ce fleuve mortel, l’on entend les âmes pleurer leur peine.
Et dans le reflet de ce fleuve mortel, cd sont les barrières de son cœur qui s’égrènent.
Et dans le reflet de ce fleuve mortel : c’est Charon, qui, finalement, laisse s’écouler sa peine.

Il y a un temps. Long. Comme un sifflement.
Un temps où la vue se brouille. Cette vue qui n’a pas su voir les gestes de La Mariée d’Hollow.
Cette vue qui désormais, face au fait accompli, réalise.

28 part.

« - Oui. »

Poser le masque longiligne, s’approcher.
Les larmes silencieuses, ne sont pas réfrénées. Pourquoi cacher, pourquoi mentir ?
Comment, seulement ?
Alors que ce bruit, ce martèlement dans sa poitrine, paraît omniprésent.

« - Vous… Me laissez. »

Réalisation.

« - 39, 87, vous… »

Mains gantées sur les bras vaporeux. Comme pour…
Est-ce réel ?
L’ombre si tangible qui s’éloigne en quelques souffles.

« - Ne… Ne me laissez pas… »

Génuflexion, enserrer. Ne pas lâcher, ne pas laisser partir.
Ne pas relever le regard vers cette figure de Madone. Ce voile relevé, ce regard maternel, alors que le cœur ne comprends pas. L’esprit se dit qu’il y a nécessairement une raison vitale. L’esprit peut comprendre, vu que c’est un esprit de fuite, aérien.
Mais le cœur… Le cœur est si ancré dans la terre et dans les flammes, dans la boue et dans la sève, qu’il ne peut concevoir, qu’on ne veille rester enlisé pour l’éternité. Que dans cette ruche, on ne veuille être digéré pour ne former qu’un tout, unique…

« - C’est… Nous… Nous sommes une famille ! Storge »

Mantra de cette promesse.
Litanie teintée d’une maladresse.
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Megan K. Hayajân
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 22 Aoû 2017, 22:20


Jeeee te lèèèècheuh la la la la joue ♥

____________________


Parce que. Ce ne sont plus des mots, ce sont des cris. Bercés par les mois dans le noir, rejetés dans le semi-silence d'une planète perdue. D'une planète annexée. Des rêves qui s'effilent comme la corde perds son tranchant, comme la lame perds sa maille. Tu vois l'inverse, j'en vois le sens. Je n'ai plus que des souvenirs à faire craquer sous ma dent blanchie. Tu te souviens de cela, dis-moi, tu te souviens ? Mais 28 ne réponds pas. Laisse moi te le rappeler, alors, notre petit jeu osseux. C'était une histoire lupine, n'est-ce pas ? Une histoire de canines. Si la canine était blanche et luisance, l'humeur l'était aussi, prompte à l'amusement et aux chants. C'était l'époque des envolées lyriques en compagnie du binôme, à battre la campagne comme des mômes.

Allez, dis-moi, tu te souviens ?
Mais 28 ne réponds pas.

Je vais te montrer, attends, je vais te montrer. Regarde.. plus près. Quand je te disais que la canine était caressée par une langue fourchue, tu peux me croire, c'était mauvais signe. C'était la contrariété, la tempête qui couvait pour mieux sortir de l'oeuf, comme le serpent autrefois - regarde d'ailleurs, le serpent qui se terre près de sa condisciple. Quelque chose montait, entre la rage et la peur, et s'agrippait aux murs. Comme le sang. Le sang sur les fresques, de nos frémissements. Tout avait commencé pour finir. Naître, c'est signer son arrêt de mort.

-- Vous… Me laissez. 39, 87, vous...  

Tu te souviens, maintenant ?
Mais 28 ne réponds pas.

La dernière étape tu t'en souviens ? La canine rougie par le sang. L'engorgement. La satisfaction de la faim de violence apaisée, de ce bourdonnement soulagé - et le froid dans tous les membres, et le chaud dans le coeur. Tout allait mieux alors puisqu'il n'y avait plus rien. Nous donnions bêtement des sourires et des joies pour nous coucher un peu de travers sur le lit, presque soules. J'étais alors heureuse, un peu simplement, parce que je n'étais plus mangée par la colère, et que toi et moi étions en paix.

- C’est… Nous… Nous sommes une famille ! Storge

Le mot reste accroché à ses lèvres, à ses joues. Il se balance dans le vide, me rappelant la perte. Le suicide d'une idée, d'une passion.
De mon dévouement total.

- Je sais que tu m'en veux. Mais comprends le - tu es la prochaine génération. C'est toi qui renversera le cours des choses et je pourrais fièrement me dire qu'un peu - juste un peu - c'est grâce à moi, à nous. Et dans un souffle. Grâce à notre famille.

Je me marche un peu dessus, perds un peu de mon souffle - en moi, beaucoup d'émoi. Je me sens triste de quitter l'an 28, d'entrer dans ce nouvel univers éteint et morne, loin de mes beaux discours, de mon bastion tant aimé, de mes lois et de mes bâtardises. C'était mon temple de paix, je me sentais chez moi là-bas - et seulement là-bas. Et je suis maintenant dressée dans le boue du quotidien, des gens banaux, des anonymes.

- La Mariée d'Hollow restera la Mariée d'Hollow. 28 me boude un peu, mais elle est toujours là. Je dois élever mon fils - mais après...

Tu te souviens, dis moi, maintenant, des canines émotionnelles ?
Mais 28 ne réponds pas.

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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Mangemort 40, Mar 29 Aoû 2017, 20:40


/te lèche la joue ♥


Il y a à la commissure ce rougeoiement en tesson de bouteille. Tesson tâche, jeté. Bidon d’ordures et pourritures en déclin. Songe et tousse et crache contre ce mur blanc. Fais-toi la dame d’écaille qui oscille par ses muscles ventraux : qui de sa langue fourchue hume l’air environnement, goûte l’âme et l’aura de son comparse, et décide finalement de ne pas cracher. De ne pas lui jeter son venin corrosif dans ses yeux de prédateur. Mais plutôt de s’approcher, dans un sifflement que seuls quelques êtres reptiliens comprennent. De s’approcher, d’osciller, larmoyante, pour tenir, serrer, enserrer entre ses anneaux. Loin de la cruauté de l’instinct, c’est quelque chose d’indistinct, dont peu arrivent à être témoin.

En harmonie avec ce mouvement d’écailles : se relever. En-dehors des murs crevés de la chaumière, le vent se lève, l’odeur de pluie arrive aux naseaux sensibles, et la langue sort pour humer l’humidité. Il va pleuvoir. Il pleut, un peu plus loin. Des petites gouttes sales et cristallines, sans le goût de sel qui corrompt les yeux aux quarante iris.

Se relever d’un mouvement simple, de chef d’orchestre. Soupirer en rythme, tandis que la Mariée explique. Mais ne pas vouloir comprendre, savoir… 39 aussi avait parlé. C’était différent, tout. Mais l’amertume de la familiarité enserrait la poitrine.

Se retourner, creuser en face.

La Nature gronde en-dehors des murs.

28
Tu me trouves, tu m’éprouves, tu me le prouves.


« - Je suis ta ruine. »

Echo à la mention du fils.
Un coup de Zeus.

« - C’est ce que tu dis : je comprends. »

S’enfoncer dans un bouillon de sang, de chantre, de laines amères.

Et chanter les étoiles mortes.

« - Mais… Moi aussi, je veux un bout de ton flanc. »

Réclamation de l’enfant perdu. Enfant abandonné. Enfant délaissé. Le Veuf, le mal-aimé.
De cet enfant qui attend un retour.
De cet enfant aux fièvres fébriles.
De cet enfant qui sait désormais exiger, et qui ne trouve d’autres armes que celles-là. Qui trouve dans le masque une réalisation dans la demande. La possibilité d’exiger…
De demander…
De quémander…

De supplier…

Mais la fierté boude l’explicite.
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Megan K. Hayajân
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 01 Oct 2017, 14:16


LA de 40 / j'te lèche la joue
____________________


C'est la plus triste des ballades, le plus mélancolique des sommets. J'écris ces lignes entre deux songes, comme perdue entre le sommeil et l'inconscient, embrassée encore par le souvenir de la nuit. Je suis endolorie en pensant à tout ce que je laisse, à tout ce que j'abandonne inachevé. L'amour a finit par me tuer; encore. Si j'avais su comment faire, plus tôt, avant, j'aurais peut-être pu e préparer. Mais je suis inconditionnellement seul face à ce nouveau tourbillon et ma solution est la fuite. Et devant moi le reflet du miroir,
le miroir qui s'effrite. 40 fends la glace, prends sa place à travers les épines-lucides, qui entaillent le fer et la pierre; mais comme 40 est en bois, il n'est pas engloutit.

J'aurais aimé le voir grandir, lui aussi. Il m'était si cher, si cher... Des mots vains ne remplacent pas la présence et parfois, en la leçon du conatus, on se prive d'exister pour augmenter la puissance d'être, pas la sienne, celle des autres. De mon fils. Mais ne l'est-il pas aussi, lui, mon fils ? Je l'ai vu devenir adulte, devenir Mangemort, devenir un être plein. Scarifié, décoré, incertain, mais un être. Il n'est pas que morceaux de lumières, il est tâché de mes sanglots.

J'aimerais m'excuser de l'abandonner. Mais les mots restent coincés, et finalement, tout ce qui sort, c'est une nouvelle épreuve pour 40, une étape de plus.

- Tu peux le faire. Ce qu'on avait dit. Fais-le.

Dans les sanglots de 40, l'#Oubliettes se déclare. Il n'est pas effectif tout de suite, même s'il me touche de plein fouet. Je suis Occlumens de talent, il faudra du temps, et je pourrais moi-même laisser partir à la dérive les souvenirs que je ne veux pas retenir. Il a sauvé la famille, m'a sauvée moi-même. Je l'embrasse sur le front, puis sur la joue.

- Tu n'es pas mon flanc, tu es ma tête. Tu n'es pas seulement 40, tu es un peu de 28. Tout ce qu'il en reste, je te l'offre. Et puis avec une larme. Adieu, fils.

Je disparais par petits pas, en arrière, et une fois le ruisseau franchit, en tourbillons qui me mènent loin de cette galaxie putride.



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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Mangemort 40, Dim 01 Oct 2017, 20:22


Fin du RP
/te lèche la jouuuuuuee ♥


Les larmes dégluties peinent à se tarir sur ces joues creusés par une angoisse d’amour. De cette Stroge auquel ce matricule s’accroche, cet être perdu dans un en-deçà, entrelacs de passions violentes et contraires. Une volonté d’Absolu, principalement, qui lui avait conféré marque et masque. Un Absolu cristallisé en la personne de 28, Valentina. Ce reflet moiré d’une mère abolie par sa métaphore indiscernable et inatteignable. Ce fil rouge d’une araignée déchue. Ce filament de souvenirs perdus dans un lac d’Oubli.
C’était une consécration.
Et un passage à vide.

Pourquoi son cœur en était-il à ce point submergé ?

Pourquoi, sa baguette s’était-elle levée ?

Pourquoi, maintenant, sa lucidité venait-elle le hanter ? Pourquoi questionner ses actes, lui rappeler son affection, l’instruire des conséquences de son action future.

Et aux mots de 28, un sanglot déchire son cœur-monde. Au bord des lèvres, c’est un peu de son âme qui pleure.
Parce que dans l’absolu de ce moment, sur un fil éphémère d’une araignée,
Voici que cet être se rend compte qu’il est aimé, lui aussi, dans un absolu. Un absolu idéologique qui avait permis sa construction… De lui-même, de sa personne, de l’affection qu’on pouvait lui porter.

Que l’être qui lui portait de l’affection…

#Oubliettes !

Voici qu’il venait d’être effacé…

Mousse dérivées, progressive. La silhouette de 28 au loin se fait écume et se perd petit à petit entre les différents aléas de la marée.
C’est encore tenus. Son esprit dévoilés est fort. Plus tenace que le sien. Bien moins vulnérable de part ses rempart.

Mais la silhouette se fait peu à peu écume.

Et c’est du sel, qui vient petit à petit tâcher ses lèvres, ses yeux, sa joue et son front.
Une larme solitaire dans la Mater affligée.

Pourtant, s’il tendait la main, il ne pourrait retenir les vagues. Cette espèce de filament de lumière tâchée d’ombre qui fait ses adieux,
Et s’embourbe dans un tourbillon d’oubli,
Pour renaître, au loin, étoile solitaire d’un firmament aboli.

La tête tournante, le visage humide de larme, la peine s’exprime dans le silence de cette forêt inconnue.
La pluie se fait entendre petit à petit dans le ruisseau.

Le cours du temps reprend son œuvre délaissée, le temps de ce fragment arraché au sablier de Chronos.

Et dans cette purgation d’une tristesse indicible, l’âme s’accroche au cœur.
A ce petit fragment nouveau, qui peine à éclore.
A cette présence de 28, cette mère métaphorique. A Valentina.
Encore un peu de sa vie en son sein déchiré.

Adieu.
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 06 Oct 2017, 17:36


[PV] w/Couz


Il avait reçu un héritage. Matériel, parce qu’il n’y avait plus que ça. Des propriétés délabrées qui n’avaient plus qu’une valeur sentimentale. De toute façon, ils n’avaient pas les moyens, sous les racines de leur tilleuls, de financer des rénovations à tout va. Déjà qu’ils étaient tous regroupés en un même lieu, en un même endroit, pour faire des économies… Et que ce même château familial, qui survivait depuis plus de mille ans, était en état de pleine déréliction. Des pièces entières désaffectées et la plupart du temps, seuls les fantômes du passé habitent les lieux. Les vivants se confondent avec les ombres, ont la même inconsistance, la même fadeur. Ça se voyait rien qu’au physique : un physique sans âge tant il les traversait : même nez, même chevelure délavée, même yeux d’une mélancolie hors de siècle.
La consanguinité faisait généralement des miracles de ressemblance. Et la pensée étriquée d’une Machine qui enferme ses rouages rouillées ne cessait de peser sur des épaules ectoplasmiques. Parfois, l’on trouvait une brève étincelle, morte dans l’œuf cosmique. Ou bien, elle s’enfuyait pas la fenêtre.

Sa fenêtre, il l’avait trouvé. Peut-être pourrait-il l’ouvrir, désormais, dans ce bout de terre délabré.

Xenia canoniquement autour de son cou, il pénétra sur les lieux. Aussitôt, une inextricable vague de tristesse vint lui enserrer le cœur. Il ne recula pas, mais ses  yeux s’embuèrent. Des souvenirs amers. Un oubli chronologique qui lui tord le cou comme un poulet.
Sa douce écailleuse siffla. Et il fit quelques pas en avant. Il devait laisser ses souvenirs derrière lui. Ne plus trop y penser. Après tout, il voulait se mettre en quête de la Vérité. Pour la simple est bonne raison que c’est le combat des Justes. Ce sont des enquêteurs de la Vérité. Et pour ce faire… Il lui fallait passer par l’étape de l’introspection. Ne pas cacher la vulnérabilité de son cœur, ce monde bien trop ouvert dans sa poitrine. Il savait vivre, avec la poitrine qui goutte à chacun de ses pas vacillants. Ce n’était pas non seulement une question d’habitude, mais une question de savoir qui l’on est et d’assumer la représentation de cet être au monde.

Il assumait, ne s’en était jamais caché, auprès de quiconque. Ça entrait dans sa logique de Vérité : après tout, il était incapable de mentir. Par choix, par volonté. Parce que, de toute façon, personne ne voulait entendre la vérité : on préférait traiter les messagers de menteurs. Mais, lui, savait qu’il avait raison. Il était assuré d’avoir toujours raison en disant le Vrai. Et s’il n’était pas cru en face, ce n’était plus de son ressort…
Même si, il lui fallait convaincre, persuader…

Et pour se faire, il avait commencé à approfondir ses connaissances et sa curiosité sur un art obscur. Un art baigné d’une magie noire que beaucoup trouvaient à la fois attractive et répulsive. Un art de l’esprit.
Non pas l’Occlumancie : il n’était pas capable de dissimuler, ne le voulait pas non plus. C’était un être d’Absolu, que cet Asclépius. Et en visant un absolu de Vérité, il ne pouvait se permettre de s’embarrasser de compromis de conscience ou de mensonges.

Non.
Il voulait toucher le cœur des gens dans leur plus grande intimité. Serrer ce Palpitant entre ses doigts tendre et le dévorer, petit à petit. Une absorption pour le faire sien, le faire vivre en lui. Ainsi, ils comprendraient, ils sauraient, car ils vivraient tous en son Cœur propre.
Apprendre la légilimancie était donc son nouvel objectif, dans sa quête de Vérité.

Mais, c’était pour l’instant, une idée lointaine, auquel il pensait en faisant quelques travaux de rénovation dans ce vieux moulin à eau. Moulin à eau auquel il comptait bien donner une existence propre. Vivre pour sa passion des potions était également un objectif qu’il ne comptait pas négliger.
Il aimait se disperser, se confondre dans des activités diverses. Mais, probablement que, pour évoluer, il devait se mettre en tête de suivre des objectifs clairs et définis.

Il s’arrêta un instant, tandis que la lumière du soleil brillait faiblement à travers les vitres désormais propres de l’endroit. Le rez-de-chaussée était désormais nettoyé. Toujours aussi vide, mais au moins sans crasse ni poussière, même s’il n’avait pas eu le cœur de chasser les araignées qui vivaient dans les coins. Xenia s’en chargeait très bien toute seule.
Il avait aussi un troisième objectif. Plus profond, plus secret, auquel il pensait dès que Xenia était à portée de sa vue.
Le Fourchelang.

Ce don intime qui faisait tourbillonner ses pensées, qui remettait en question une partie de son existence, qui le faisait réfléchir sur sa généalogie. Il ne doutait pas un seul instant qu’il soit l’enfant (désiré, ou non, cette pensée restait muette), de ses géniteurs, vu les ressemblances physiques on ne peut plus évidentes. Mais… D’où pouvait-il bien tirer ce don ? Pourquoi ? Comment l’utiliser ?

Un soupire tandis qu’il abandonne son chiffon. Ça manquait cruellement de meubles dans le coin.
Quelques pas plus tard, il s’assit à même le sol, avant de s’y allonger sur le dos. Son amie à écaille ne tarda pas à le rejoindre, passant sous sa robe de sorcier. Il avait toujours eu une température corporelle élevée du fait de ses fièvres quasi constantes (qui parfois atteignaient des pics de délire, comme lorsqu’il s’était amputé de son index droit). Ce qui ravissait l’ophidien. Ça devait probablement être l’heure de la sieste en plus.

Les paumes des mains contre le sol de pierre froid (mais propre, c’était important de le souligner), les yeux fermés mais l’esprit loin d’être au repos, il tâchait de mettre en ordre ses objectifs. De se convaincre, principalement, qu’il se devait de partir en quête de nouveauté. En quête d’une puissance magique nécessaire, pour parvenir à faire briller les Justes.
Dans les années suivantes, il se devait d’apprendre, de comprendre : potions légilimancie, Fourchelang… Des capacités à approfondir, mettre en œuvre. Des capacités non pas seulement utilitaires mais qui lui permettraient d’en apprendre plus sur lui-même. De comprendre qui il était, afin de savoir où aller.

Au rythme de sa respiration calme, au repos, il songeait au Lointain. A un lieu qu’il envisageait du fait de son prénom : l’Egypte. Après tout, Apophis était son second praenomen. Les gens là-bas avaient un lien très bien établi avec les serpents. Peut-être pourrait-il en apprendre plus sur ces derniers en s’y rendant…
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Aya Lennox
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Aya Lennox, Jeu 19 Oct 2017, 20:03


Quelque chose d'on ne peut plus glauque régnait dans l'air, une moiteur peu connue de ses narines, quelque chose qui embuait la ville et semblait laisser sur les visages un aspect de dégoût honteux. Elle ne savait si c'était la pluie ou la pollution. Dans tous les cas, le Londres côté Moldu sentait ce qu'il y avait de plus répugnant. La (vie), celle qu'on met entre parenthèses. Un espace de spectacle fantastique de corps qui se tordent, d'ombres mouvantes. Quelque chose dont on préfère taire le nom.

La tasse de café vide retrouva les rebords de la soucoupe, et la silhouette disparût dans les tréfonds de la rue piétonne. Les piécettes laissées étaient hasardeuses. Suffisamment du moins pour laisser un doute quant à sa dette. Le serveur ne pourrait rien y faire.
Elle avait vraiment du mal avec l'argent des moldus. Du mal avec les grandes artères qu'ils nommaient autoroutes ou rues passantes, l'évolution aléatoire de cette technologie qu'ils ne maîtrisaient plus. Du mal avec leur façon de penser, de voir le monde. Et pourtant, ils la fascinaient. Comme un écho de quelque chose qu'elle ne connaissait pas et que pourtant, elle reconnaissait.
Des visages, au loin, dans cette foule grise. Son visage à elle qui disparaissait. Où es-tu maintenant ?

Un CRAC détonna, au détour d'une ruelle. La silhouette en mousseline de soie était déjà partie. Le temps pour une enfant, pomme d'amour en main, de percevoir le mouvement et de ne garder que le souvenir de formes qui disparaissent dans le Tout Obscur.

Elle débarqua sur la terre ferme comme fleur déposée sur sa fine pellicule d'eau, et un bruit délicat de goutte-à-goutte s'insinua dans son oreille gauche. Le tout formait un agréable spectacle de nature laissée à l'abandon. Elle avait oublié que la Grande-Bretagne jouissait d'aussi beaux spectacles. A ses yeux, les oasis avaient défini son grand large. Panorama ensablé.

Sous ses pieds, l'amoureuse voulait s'épanouir mais le soleil se désistait. La pauvre était trop ombragée et la timidité de son soupirant l'empêchait de déployer ses fins pétales. La jeune femme en mousseline de soie se baissa, chuchota #Herbivicus et la belle fut sauvée. Mais condamnée par la main qui la ramassa pour mieux entortiller la tige entre ses doigts.

De fougères gorgées d'eau au pas délicat sur la terre humide. On aurait dit une odeur de champignons frais, en fond d'effluves. Le contraste avec le premier tableau était frappant.
En douceur on s'excusa de la gêne occasionnée. Mais les grands yeux gris passèrent le pas de la porte, voilés.
- Asclépius ?
L'étrange douceur d'un pétale blanc sous le doigt.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 22 Nov 2017, 15:20


Pardon pour le retard

Quelques minutes qu’on est là, regardant le plafond, la poussière qui s’étire, les araignées qui font leur toile. Ou quelques heures. Cette maison n’a pas de passé, tout est débris et flou-gris. Tout est à construire et à refaire. Tout est à faire. Tout n’est pour l’instant qu’au stade de la pensée embryonnaire, quelque chose qui pourrait exister mais qui n’a pas encore été rendu concret. Quelque chose qui n’attend qu’une dynamique, qu’une poussée vers l’avant.
La dynamique se fait dans le CRAC et dans le vent, dans l’entrée et dans le questionnement. Sa main se lève, celle avec le doigt amputé qu’on ne prend même plus la peine de dissimuler (à quoi bon ?), histoire de faire un « coucou » en salut et d’inciter à approcher, avant de pointer de ce doigt en ectoplasme un bout de toile qui s’effiloche entre deux poutres.

« - Il y a un trou dans la voûte et le soleil babille. »

Pour un fils issu du soleil, pour un enfant du tilleul, une banalité de l’expression. Mais était-il encore véritablement enfant ? Il y avait quelque chose comme de la buée dans le regard, et comme du fer dans le cœur, autrement que par la voie sanguine, autrement que par les veines. Quelque chose qui devenait un peu comme du plomb, ou comme une cuirasse de l’intérieur. Un liquide épais, sans couleur, odeur ou saveur, qui rendait la vulnérabilité moins criante, sous une couche sans dosage d’agressivité passive.

Se relavant, l’aristocrate poussiéreux (tout est dans la métaphore), invita sa cousine à entrer. Pas la peine de fermer la porte, l’état de déréliction des lieux ne souffrait pas vraiment d’hypocrisie mondaine. « - Un café ? » Mais fallait bien tester la résistance des fondations.
Pas de plainte du bois, c’est bon, on pouvait y aller avec les cordialités d’usage, aussi grotesques soient-elles. De toute façon, il n’y avait que dans l’étroitesse du corset, que les esprits brillants avant la possibilité de s’affranchir. C’est enfermé dans une ampoule, que notre lumière devient soleil.

Un regard à la cousine, se demandant si elle était ampoulée, et jusqu’à qu’elle degré. Probablement quelque chose qui tirait du végétal, avec son insolence d’immaculée.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Aya Lennox, Ven 15 Déc 2017, 20:46


Pétale se perdit derrière elle. Elle n'en avait déjà plus rien à faire ; c'était couru d'avance. La mort allait tout emporter. Cet habituel goût de fatalité. Dans la lumière, la silhouette du Cousin se dessina et un sourire s'imprima sur les lèvres, comme une réponse à une question passée à laquelle on ne pensait pas.

- Non, merci, au café. Elle n'avait pas envie d'avoir ce goût sur les lèvres.
A la place, celui, intense, de réglisse. Elle en proposa un bâton. Un signe de ralliement, quelque chose comme ça. C'était une habitude à prendre. Grignoter pour penser à autre chose qu'à soi. Le bâtonnet terminait ainsi entre ses lèvres. Arrêter la clope, c'était terrible. Il fallait se rendre accro à autre chose.

- Ainsi c'est ton refuge ?
C'était une banalité, mais les yeux étaient occupés à contempler l'espace creusé dans la voûte. De quoi laisser un rayon de soleil filtrer et changer ses cheveux de son en blé. Une faible nuance. C'était beau à pleurer, ce spectacle de la nature autour de l'édifice. Elle avait oublié ses repaires dans son Ecosse natale. Aujourd'hui, elle ne pouvait compter que sur la Colline. Ou Shafaq.
Sans se fatiguer plus, Aya trouva un coin sur lequel se poser. Pour une fois, elle n'aurait pas à installer huit pattes. Bien que la taille était bien plus négligeable dans ces moments-là. Il suffisait de savoir où poser sa toile, et se mettre à tisser.

Ses yeux, d'ailleurs, rencontrèrent un exemplaire particulièrement bien oeuvré. D'instinct, elle ne s'immisça pas dans la vie privée de cette congénère. Plutôt, plus prudemment, dans celle de son parent.
- Alors. A quoi occuperas-tu tes journées, ici ? Quels sont tes projets ?
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 14 Jan 2018, 19:45



Sourire baigné d’une candeur joyeuse, le voici aux doigts arachnéens qui prend le bâton de réglisse. Odeur aussi forte que l’encens, forme similaire, sauf que là ça se mange, donc c’est mieux. Il fait un grand sourire de remerciement, puis attaque la friandise. C’est bon, c’est fort, ça emplit les sens. Il aime bien, mais regrette de ne pas avoir de gnomes au poivre sous la main.

« - Oui ! Ça fait un peu hors du temps ici. Encore des travaux de rénovation, mais à chaque fois, je procrastine en imaginant ce que je ferais de cet endroit. »

Il se déplace, le pas est vif, presque sautant, comme s’il était monté à ressort. Mais ça s’arrête, quand il s’assoit en tailleurs face à sa cousine, la cape autour de lui en halo de poussière, l’œil vif et déterminé.

« - Mais je vais y mettre mon laboratoire de potions ici ! Tu sais, j’ai découvert un truc intéressant chez moi, au-delà du tilleul. Mâchonnement du bâton de réglisse, on avale et on reprend. Je comprends ce que disent les serpents et, quand je parle, ils comprennent aussi ! Je m’entraîne depuis à leur parler souvent pour pouvoir en retirer du venin. Mais c’est pas encore ça pour le moment. Petit rire du haut de sa vingtaine. Pas ça du tout même. Alors pour l’instant, je me dirige vers les poisons végétaux, les plantes sont un peu plus coopératives. Petit instant de silence, juste pour se poser et pas se retrouver à cracher des morceaux de salive noire de réglisse sur sa cousine. Ça ne serait vraiment pas très glamour. Surtout, il fallait qu’il se concentre pour pas perdre le fil de son récit. Et puis, tu sais, je sais pas si je te l’ai dit, mais j’ai un projet secret : dévorer des cœurs. Et je pense avoir trouvé comment y parvenir. Il suffit de voir ce qu’il y a directement dans leur cœur ! Mais bon, pour ça, il faudrait que je sois aussi en mesure de lire les couches de secret des gens pour atteindre la vérité. Léger soupire, c’est qu’il savait comment occuper ses journées le bonhomme. Alors je vais partir, très bientôt, pour l’Egypte. »

Cause à effet ? Bah…
Le désert pour un exil studieux, ça avait tout de même vachement d’allure !
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Aya Lennox, Lun 15 Jan 2018, 21:50


Elle comprenait parfaitement, Aya grandeur nature. Elle aussi, s'était évertuée à rêver Dust & Spite, au lieu de réellement s'enfoncer dans les travaux de rénovation. Aujourd'hui, la baraque était terminée mais elle la quittait peu à peu. La Colline prenait le dessus. De nouvelles années d'un ailleurs en perspective.

Un laboratoire de potions, alors ? C'était donc sur la voie de l'alambic et du chaudron qu'Asclépius s'était lancé ? Un petit sourire en coin dérangea ses lèvres occupées à mâcher, en parfaite élégance contrôlée. Aya aimait l'art de la potion, autant que celui des poisons. Son domaine de prédilection restait la Métamorphose, mais il était vrai que les potions, ça la branchait aussi. Du coup, le cousin pouvait s'estimer heureux. L'oreille était toute prête à écouter ses pérégrinations et autres propositions.
Pourtant, sa vue se brouilla un peu lorsqu'il parla des serpents. De vagues souvenirs de famille lui revinrent en mémoire, souvenirs de famille qui semblaient être on ne peut plus liés à Asclépius aujourd'hui. La jeune femme tenta de reprendre bien vite contenance, chose peu facile pour celle qui pensait parvenir à contrôler les sentiments funestes qui lui apparaissaient lorsqu'elle songeait à sa grand-mère. On n'allait pas jusqu'à l'éruption cutanée mais presque.
- Il peut toujours y avoir d'autres formes de vies coopératives à l'idée de t'offrir de leur poison, répliqua la jeune femme d'un air lointain.
Oui, elle parlait surtout pour elle. Allez savoir pourquoi. Asclépius n'était pas au courant, mais peut-être verrait-il la brèche. La faille dans le discours.
- Les gens sont comme des oignons, déplora-t-elle. Moi je les vois comme ça. Sans l'odeur, heureusement. Sinon, je ne côtoierais plus personne.
Déjà que ce n'était pas la joie en général, sa vie deviendrait un terrain de jeu abandonné. Un véritable désert. Ses propres ruines pour seule occupation.
En parlant de désert, Aya se redressa légèrement. Asclépius parlait d'Egypte et la nouvelle la fit ciller.

- L'Egypte ? S'ils avaient parlé d'Irak, Aya aurait été plus loquace. Pourtant, l'Egypte et l'Irak possédaient un point commun non négligeable. La langue. Intéressant. Tu n'as pas peur de la frontière de la langue, Bara' ?
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