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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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[Habitation] Ruisseau aux étoiles
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Aya Lennox
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Aya Lennox, Lun 15 Jan - 21:50


Elle comprenait parfaitement, Aya grandeur nature. Elle aussi, s'était évertuée à rêver Dust & Spite, au lieu de réellement s'enfoncer dans les travaux de rénovation. Aujourd'hui, la baraque était terminée mais elle la quittait peu à peu. La Colline prenait le dessus. De nouvelles années d'un ailleurs en perspective.

Un laboratoire de potions, alors ? C'était donc sur la voie de l'alambic et du chaudron qu'Asclépius s'était lancé ? Un petit sourire en coin dérangea ses lèvres occupées à mâcher, en parfaite élégance contrôlée. Aya aimait l'art de la potion, autant que celui des poisons. Son domaine de prédilection restait la Métamorphose, mais il était vrai que les potions, ça la branchait aussi. Du coup, le cousin pouvait s'estimer heureux. L'oreille était toute prête à écouter ses pérégrinations et autres propositions.
Pourtant, sa vue se brouilla un peu lorsqu'il parla des serpents. De vagues souvenirs de famille lui revinrent en mémoire, souvenirs de famille qui semblaient être on ne peut plus liés à Asclépius aujourd'hui. La jeune femme tenta de reprendre bien vite contenance, chose peu facile pour celle qui pensait parvenir à contrôler les sentiments funestes qui lui apparaissaient lorsqu'elle songeait à sa grand-mère. On n'allait pas jusqu'à l'éruption cutanée mais presque.
- Il peut toujours y avoir d'autres formes de vies coopératives à l'idée de t'offrir de leur poison, répliqua la jeune femme d'un air lointain.
Oui, elle parlait surtout pour elle. Allez savoir pourquoi. Asclépius n'était pas au courant, mais peut-être verrait-il la brèche. La faille dans le discours.
- Les gens sont comme des oignons, déplora-t-elle. Moi je les vois comme ça. Sans l'odeur, heureusement. Sinon, je ne côtoierais plus personne.
Déjà que ce n'était pas la joie en général, sa vie deviendrait un terrain de jeu abandonné. Un véritable désert. Ses propres ruines pour seule occupation.
En parlant de désert, Aya se redressa légèrement. Asclépius parlait d'Egypte et la nouvelle la fit ciller.

- L'Egypte ? S'ils avaient parlé d'Irak, Aya aurait été plus loquace. Pourtant, l'Egypte et l'Irak possédaient un point commun non négligeable. La langue. Intéressant. Tu n'as pas peur de la frontière de la langue, Bara' ?
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 15 Jan - 22:48



S’il tendait l’oreille, il entendrait très certainement le murmure du ruisseau, au-dehors. Ce même ruisseau qui avait donné son nom à ce laboratoire clandestin, ce refuge personnel, pour l’instant uniquement entraperçu par deux âmes féminines : la Mariée d’Hollow, et la Cousine de soie froissée. Et dans tout ça, il y avait les brèches dans le toit qui laissait filtrer quelques minces rayons de soleil, pour qu’ils se perdent dans la poussière ambiante, cette poussière où il se complaît pendant des heures, comme s’il espérait revenir à la Terre par son immobilisme. Tout autour, des compagnes silencieuses dont les toiles minutieuses impressionnaient son imagination. C’est d’ailleurs en pensant à ces animaux à huit pattes pour lesquels il exerçait une étrange fascination au point d’en avoir déjà laissé certaines se perdre dans ses bouclettes, qu’il répondit aussi doucement à Aya :

« - J’essaye de communiquer avec les araignées, en créant des toiles. Un de ses sorts fétiches, car il touche à la création. J’aime la complexité de leur toile, comme la ruche des abeilles. Peut-être pour ça, que son patronus est une abeille. »

Un silence, observateur, bien qu’un sourire distingué allant se réfugier dans un coin de son visage soit distinctement visible. Il ne cacherait pas le fait qu’il était un peu fasciné par Aya. Elle avait en elle cette étrange familiarité. Parce qu’il a des souvenirs imprécis d’elle durant son enfance et qu’ensuite, le flou.

Mais penser à sa famille, imposait généralement à son corps des réactions physiques : comme une tension, une inquiétude. C’est un angoissé. Refoulement de tout un pan de sa vie, pas envie de s’y attarder. Bien que l’introspection soit malheureusement nécessaire, s’il souhaite percer les cœurs comme des gourdes…

Pour le moment, il préfère se concentrer sur le flou d’Aya. Apprendre à connaître cette cousine-là plutôt que celle qui partage des pans de son enfance, des morceaux de tapisserie moisie. Pour cela qu’il rigole, à l’image des oignons. Il avait d’acidité, mais ne sait pas pourquoi. Peut-être la réglisse ?

Puis, l’Egypte.
Souvent, quand il parle, c’est pour le vide. Ou une couleuvre qui passe, qui sait. Ou juste pour tenter de matérialiser les filaments de ses pensées. Et l’Egypte c’est… Il reste statique, mais non irréfléchi. Il la regarde, regarde ailleurs, puis reprend le cours d’eau près de l’endroit où s’est posé un rossignol :

« - Non. Je n’y vais pas pour y parler, même si je suis curieux de l’endroit. Mais… Je vais rester dans le désert. J’y vais pour me perdre. Pour moi. Pas pour les autres. Alors, je n’ai pas réfléchi à la communication éventuelle… »

Surtout qu’il ne parlait pas un mot d’arabe. Sortir « wesh » de temps en temps avec Eb’ avait de son charme, mais c’était bien loin de la réalité.
Avalant un flux de réglisse, il songe au voyage. Ou plutôt, au fait de ne pas y songer. C’était une idée, rien de concret. Quelque chose lui permettant d’occuper ses insomnies, que cette grande étendue de sable sous un soleil rouge. Quelque endroit où être irrémédiablement seul, sans rien autour…
Et espérer ne plus le quitter, cet endroit. Où quand le fantasme du désert devient un pan d’oasis au sein du Réel.
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Aya Lennox
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Aya Lennox, Jeu 18 Jan - 20:36


Il essayait de communiquer avec ses semblables. La nouvelle ne la fit sourire qu'à moitié. Elle-même avait tenté, quelque part réussi. Les secrets qu'elles se murmuraient ne méritaient d'être contés. Il était de ces réalités qu'il valait mieux taire : légendes creusées dans les esprits et tissés en fils de soie robustes.
- C'est une géométrie complexe. Bien trop complexe.
Aya s'installa un peu plus en arrière, la tête rabattue. Nez frôlant un détail de l'un de ces ouvrages inhabités. Non, elle ne le laisserait se briser.
- C'est drôle, comme le tissage parfois vient tout seul. C'est comme un message personnel à décoder.
La nouvelle était sur le bout des lèvres. Il suffisait de tirer dessus pour la faire apparaître. Mais elle n'osait pas. N'osait le dire, n'osait même se transformer pour le prouver. Qu'est-ce qu'il dirait ? Rien, peut-être. Après tout, ils n'étaient pas là pour se juger. Ils n'allaient pas commencer alors qu'ils avaient vécu comme tapisserie toute leur enfance. Ce serait bien trop déplacé.

- Oui, les déserts, je les connais.
La réglisse se perdit dans la petite main aux doigts longs. Elle n'avait plus envie de manger. Le goût lui faisait mal à la langue, mal au palais. Elle n'en voulait tout simplement plus. La gamine était rassasiée.
- De grandes étendues en grandes étendues. Si facile de s'y perdre. Là-bas, la langue n'a pas de rivages. Il est parfois inutile de la maîtriser. On ne cherche pas forcément à vous comprendre, encore moins vous à vous faire comprendre.
La jeune femme se redressa et observa ses ongles longs se planter dans la chair de sa main, enfermant le bâtonnet de réglisse dans un bien fort cocon de doigts.
- Mais une fois que l'on dépasse cette frontière, tout n'est que plus fascinant. On comprend alors qu'elles n'en ont que le nom. Frontières.

Ses yeux sombres se relevèrent sur son cousin, nébuleux. Il était venu le moment des révélations.
- T'ai-je déjà montré ma seconde nature ? Celle que personne ne connaît vraiment ?
A part Azphel, mais Azphel était tenu au secret par l'amour et par l'absence de questions. Non, là, tout était une vraie énigme pour l'âme. Il n'y avait de questions à poser. Juste à observer.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 3 Mar - 1:04


Vraiment vraiment désolé pour le retard


Les mains sont sur les plis : elles jouent à lisser pour créer le désordre. Sentir l’ordre contre les cellules plus ou moins mortes. Y a des bosses sous les doigts et des odeurs de plantes. Des tâches d’encre sur les manches et des grandes paumes. Mais des doigts très longs, très fins, très squelette… Arachnéens, on lui a dit, une fois. Depuis, c’est resté. Dans sa tête, y avait l’image d’une araignée qui se baladait, quand il jouait du piano ou du luth. Une araignée qui tisse des sons. Il avait trouvé ça poétique. Il arrive toujours à trouver ça poétique. Comme là, à sourire doucement, avec comme goût unique sa salive mêlée de réglisse, à jouer avec les plis de son vêtements, de sa robe noire et de sa cape auburn. De ses chaussures rouges et des gants tout aussi rouges. Un petit côté cardinal. Un petit côté sanguin. Bien que le sang soit bleu, bien qu’il soit figé. Le cœur devait probablement être un nid pourri à ce stade.

Il redresse les bouclettes, il quitte la rêverie et sourit à Aya. De ce sourire doux qu’il a souvent, presque compréhensif, souvent absent. Mais elle comprenait les codes, elle aussi : l’importance des symboles dans la communication. Elle comprenait l’hésitation, le retrait, la fuite. Peut-être que ce n’était qu’une projection. Tout n’était que projection : trop égoïste, trop narcissique, trop désireux d’amour. Surtout dans cette possibilité familiale en tapisserie.
Pourtant, il fut interpellé. Comme le bruit d’un grelot. Et de ses yeux de lac, semblaient éclater des bulles à la surface, tandis qu’il l’observait, la découvrait sous un nouvel angle. Il était un peu interloqué, un peu incertain par le cours des événements. Comme si, soudainement, il se rendait compte que depuis tout ce temps, il était entré en altercation avec un alter, et pas seulement une perception créé par son esprit pour qu’il se sente moins seul. Elle n’était pas faite que de lumière et de poussière, Aya. Il y avait une autre couche, en-dessous, après y avoir passé un coup de Souffle.

Alors, il s’approche. Il a le cou qui se tend, comme une tortue, et une main posée à même la terre, comme cale, comme appuie, comme pivot tandis que le dynamisme de son corps le pousse vers cette altérité qu’il découvre, et dont la surface est, finalement, un peu émaillé.
Il prend le temps de voir sans interférer. Pas encore invité, il s’écarte, mais demeure en face ; pensif.

« - Ta peau véritable, primordiale… La nature cachée. Un regard. Une larme d’intimité, comme le nom véritable que l’on ne doit jamais donné aux fées, au risque d’être emporté à tout jamais. Une hésitation : et dans la respiration, la pensée, la parole. Est-ce que cela veut dire que tu me fais assez confiance pour écarter la première couche sans crainte que je ne te dévore le cœur ? Les doigts jouent dans la poussière. Je ne le ferais pas. Je t’aime bien, et l’on ne peut construire que sur de l’amour. Notre toile n’est pas un réflexe primitif, pas vrai, c’est une construction de miel. »

Question suspendue, entre deux couches.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Aya Lennox, Jeu 15 Mar - 20:46


Pas besoin de répondre de plus qu'un simple sourire évocateur. Oui, il fallait gratter un peu la surface pour comprendre que sous l'écorce de peau, la sous-couche de chair humaine, se dressait quelque chose de muselé et d'infiniment petit.

C'était un autre monde qui s'offrait à elle, à chaque fois. Un monde en huit versions, pour quatre paires d'yeux. Impossible de ne pas voir, lorsqu'on était doté de globes oculaires aussi nombreux. Mais ce qu'elle préférait, par-dessus tout, c'était la faculté à se déplacer. Avoir huit pattes prêtes à s'enfuir, c'était toujours un avantage. Dans n'importe quelle situation. Et l'araignée ayant tendance à vouloir se protéger avant tout, la fuite était d'autant plus aisée.
Trêve de bavardage interne. Aya n'attendit pas plus longtemps. Ea était déjà entre ses doigts. La sorcière avait toujours besoin de sa baguette pour se transformer. Malgré ses quelques années d'expérimentation de l'Animagie désormais, la tâche n'était pas aisée du tout. Peu nombreux étaient les sorciers à savoir se transformer sans baguette.

La transformation se fit classiquement. Certes, pour Asclépius, de voir le corps parfaitement proportionné d'Aya se défaire petit à petit, jusqu'à ne devenir qu'une minuscule masse, devait être assez spectaculaire. Ou au moins impressionnant. Mais il s'agissait désormais d'une routine pour la blonde, désormais arachnéenne à la minuscule cicatrice sur l'abdomen. Une certaine douleur était toujours présente, de temps en temps. Tout dépendait de la fatigue mentale et physique de la sorcière. Mais pour le coup, tout s'était passé convenablement.
Son premier réflexe fut de se terrer dans un coin, alors qu'elle avait atterri à même le sol. Mais rapidement, Aya sut rassurer la Veuve et l'inciter à sortir de sa cachette. Asclépius ne lui ferait aucun mal. Et elle avait décidé de se montrer à lui. Si déjà on partageait ses secrets en famille, autant le faire jusqu'au bout.
La créature sortit alors de l'ombre, assez rapidement. Ses huit pattes l'amenèrent en hauteur. De quoi, au moins, faire face au cousin laissé pour compte dans sa stature humaine et de lui présenter son plus beau profil. En espérant qu'il ne trouve pas drôle d'assener la petite bête d'une pichenette. Il paraissait qu'elle mordait.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 16 Mar - 20:15



En écho du questionnement du cœur, un sourire. Et un autre en retour. Jeu de passage entre les membranes mais il sentait, quelque part dans son cœur, qu’il y avait quelque chose comme de la confiance, entre eux, en plus du miel. Quelque chose qui, finalement, outrepassait leur tradition familiale, vu qu’il ne fallait pas se faire confiance en famille (ils l’avaient compris en observant les tapisseries). Quand on évoluait dans une famille aux branchages et racines étendues, vampirisant les terres et les airs, avec des membres qui n’utilisaient que de l’argent pour manger car ça détectait le mieux les poisons, on finissait par apprendre à s’en tenir à son rôle. Et bien qu’on ne rentrât pas tout à fait dans le moule, suffisait de prendre une grande inspiration, couper la respiration, tordre un peu le cou, le dos, les épaules, les chevilles et le sourire, pis ça finissait par rentrer. Surtout pas se plaindre. Mais lui, de toute façon, n’était pas à plaindre : il en avait conscience. Sur certains points, il était lucide. Brave bête, que cet Asinus.

Mais, peut-être qu’Aya pouvait comprendre… Le moule semblait lui avoir cramé la pulpe. Peut-être pour ça, qu’en allant chercher au fond d’elle-même, elle avait pu trouver la sienne, la véritable. Quelque chose qui se cristallisait tellement dans l’intime, que c’était un privilège, quand c’était dévoilé, si c’était dévoilé. Comme montrer un bout de son âme : écarter ses cheveux, s’ouvrir un peu le crâne, avec là, le trou jusqu’au cœur, jusqu’à l’âme. Et là, ce caractère charnel était amplifié, car c’était véritablement une métamorphose du corps.

Dans sa position, presque accroupie, presque à genoux, il avait le regard trouble et fasciné, le lac parsemé de paillettes. Dans sa tête, défilait le fil rouge du mythe d’Arachné et d’Athéna. Se sentir comme la vierge en armure, face à la tisseuse. Observer ces cheveux qui se tissent et se délient, cette main, cette tête comme posée sur pattes et les yeux qui se multiplient, comme une ruche. Tout autant de fenêtres sur le monde : une vision infinitésimal des choses.

La première réaction est la fuite : instinctive, primaire, primale, compréhensive. Pourtant, il observe le retrait, le retour à la conscience dans le rapprochement de l’araignée vers lui. Il est fasciné, par cette dynamique duel : d’Aya et de l’araignée avec son corps noir bombé, ses huit pattes agiles, ses yeux et ce sablier rouge. Fasciné, comme un enfant qui découvre un phénomène du monde pour la première fois. Et c’est le cas. Ovide a trouvé son inspiration au plus près. Et lui, ni Athéna, ni Ovide, se penche doucement, observe, avec ce même regard extatique, cette même fascination innocente pour cette parcelle d’âme mise à nue.
Presque, entre deux boyaux, un soupçon de… Il ne savait trop quoi. Une impression.

Il est à taille de regards avec l’araignée, avec Aya : il n’a pas peur, n’en a pas conscience, n’est pas lucide pour tout. Il voit Aya dans l’araignée, voit l’araignée dans Aya. La fascination prend le dessus, mais par-dessus, il ne fait pas de geste, comme une peut de briser de contact. Il a le cœur qui bat comme des tambours, cette enfant hors du moule. Et soudainement, il a l’impression que tout est plus clair :

« - Comme tu es belle ! »

Un chuchotement, comme lorsqu’il essayait d’apprivoiser les serpents, mais pas dans la langue des serpents. Les deux sont prédateurs ? Il ne savait trop, n’était pas assez familier avec les arachnides.
Toujours
Seulement
Fasciné.

Avec cette altérité familière, si proche et si lointaine qu’il ne savait pas vraiment comment interpréter. Avec toute son éducation, ses lectures et des images de mythes atemporels qui venait faire copier/coller sur ses perceptions. Avec tout un tas d’idées d’avenir, des enjambements et des branchages de projets qui se croisaient, se rejoignaient et repartaient dans tous les sens.
Tout ça, alors qu’il observait, le regard avide de découverte, avide toucher directement, avide que sa perception aille se loger dans le cœur des choses.

Pour ça, qu’il souriait.
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Lizzie Bennet
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Lizzie Bennet, Lun 9 Avr - 22:08


Pv R-L / Autorisation pour poster, RP parallèle

J’ai fait un rêve étrange, je crois. J’ai rêvé que j’étais devenue un monstre, et que pour me cacher de l’inquisition, j’étais rangée dans un aquarium aux parois translucides mais entourées de rideaux. Lorsque le vent agitait le rideau et que le manteau de neige apparaissait, je me faisais toute petite, grattant contre le verre en attendant qu’on vienne réajuster le rideau. Que personne puisse me retrouver.

Ils ont fini par mettre la main sur ma peau, pourtant, et je suis morte une nouvelle fois. Je me suis réveillée dans une forêt tropicale, où chaque famille s’installait dans des noeuds de lianes. Le grand sage était toujours shooté, mais il refusait de fournir aux autres sa feuilles magiques. Sa pauvre femme croyait réellement en ses visions, et admirait ses transes loufoques. Peut-être que ça a un lien avec les cupcakes rouges de l’autre fois ?

Ne me sentant pas à ma place, je me suis éloignée, et perdue dans un nid de dessins et peintures qui n’avaient pas de limite de support. Les visages se formaient sur les troncs et les pierres et le sable et n’en finissaient pas de se mouvoir. Lorsque je me suis réveillée, recroquevillée dans l’antre des potions, j’en avais encore le tournis.

Cette vie ne me suffisait pas. Non. Il fallait plus. Et j’savais exactement ce qui pouvait me remettre sur la fréquence de la vie. Sans prendre la peine de relire la lettre d’Asclépius, je le prévins de mon arrivée prochaine d'un petit hérisson. Bizarrement, la journée de boulot passa beaucoup plus vite.

Arrivée au moulin à eau, how vintage, je me demandais si j’avais eu la bonne adresse. Cela ressemblait beaucoup à un plan foireux. En somme, c’était idéal. J’me contentais de beugler des « Piu-pius ! Piu-pius ! » jusqu’à ce qu’il daigne me présenter sa frimousse.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 28 Avr - 20:11


Mon L.A. à Femelle pour tout le RP


Les feuilles mâchées sans vraiment en sentir le goût dans l’anesthésie générale des perceptions. Le corps alangui dans un hamac, guetter les aiguilles et le minuteur tandis que les fumées occupaient l’espace. C’eut pût être une façon de partir : se liquéfier dans les airs. Mais non. L’enfant demeurait bien en chair, malgré la carcasse défaillante.
C’était pas faute d’essayer.

Mais il avait été interrompu, au moment où il s’y attendait le moins. Au moment où il prenait une pause thé vert, histoire de purger l’atmosphère. Au moment où il vérifiait l’eau du moulin.
Là, un hérisson de lumière.
Un patronus.

Il était resté un peu bêta en voyant la bête parce que c’était pas souvent qu’on lui envoyait des patronus. Ou alors c’était la voix entendue qui le faisait hausser les blonds sourcils d’aristocrate, parce que cette voix, pour l’avoir suffisamment entendu sur pas mal de tons différents, il la connaissait bien.

C’était Lizzie.

Il ne se souvenait plus trop de quand ou pourquoi il lui avait envoyé une invitation à venir le rejoindre au Ruisseau mais apparemment, elle débarquait séance tenante, ce qui suffit à le faire paniquer, mais pas tout à fait.
Il prit sa tasse en porcelaine avec un petit âne dessus et ouvrit la porte, quittant l'enfumoir, avant d’entendre la Bennet. Dur de la manquer, là aussi.

Il hésite un instant à lancer un petit « parle plus fort, je crois que les moldus du village voisin ont pas très bien entendu », mais s’abstient. Parce que la connaissant, elle pourrait très bien la prendre au mot, juste pour l’embêter.
Au moins, le fait de signaler sa présence permit de la retrouver : hop, on enjambe quelques fourrés, on évite les plantations et voilà qu’on s’approche avant de prendre une gorgée de thé – et petit doigt en l’air, je vous prie !

« - Pourquoi un hérisson ? »

Non, il n’avait pas de question plus pertinente, mais c’était une façon comme une autre de dire bonjour. C’est pas comme si cette connaissance-là était fondamentalement rattachée à l’Etiquette. Alors, sans plus de cérémonie, il l’invita à le suivre en tournant les talons, direction l’habitat où la théière était encore chaude : « - Du thé ? »

Reposer la tasse et ouvrir une fenêtre pour la forme, histoire d’avoir un peu de lumière. Histoire de voir si un chaudron n’était pas encore rempli.
Et histoire que les délicates narines de son invitée ne sentent pas trop les odeurs antalgiques, analgésiques, anesthésiques ou anxyolitiques.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Finrod Elensar, Jeu 17 Mai - 15:04


Amitié venimeuse


PV Autorisation pour poster
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Une demeure bien pittoresque mais étonnement bien accordé à ce que connaissait Finrod du propriétaire des lieux. Du moins une partie, car si les habitations reflétaient la personnalité de leur propriétaire, celle d'Asclépius serait... Étonnante et probablement pas habitable. L'endroit était aussi calme que la Clairière aux écailles, le manoir du sorcier, peut-être plus sauvage en matière de nature mais pas au niveau des créatures, du moins pas au premier abord. C'était une demeure qui avait son charme et qui semblait permettre une tranquillité que la ville n'offrait pas.

Le presque géant n'était pas venu seul, sa fidèle Dame à écaille, Saïca, rampait à ses côtés. L'animal, âgé de quelques années déjà, appréciait la compagnie de son maître et celui également. Le don de Fourchelang avait permis la création de ce lien assez puissant. La taille de l'animal avait été augmentée grâce à la magie et les activités de son maître lui plaisait probablement étant donné la chair fraîche qu'elle pouvait se mettre sous la dent de temps en temps. C'est une visite amicale, loin des tracas du train-train quotidien. Un après-midi qui s'annonçait tranquille.

Approchant d'un pas lent mais confiant, Finrod profitait de cet instant pour observer les alentours. Il ne se sentait pas autant en sécurité que s'il était chez lui. Cependant, il reconnaissait très volontiers que cette habitation avait du charme et devait être accueillante lorsqu'on souhaitait s'isoler. Il frappa à la porte afin d'annoncer sa présence au propriétaire particulier des lieux.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 24 Mai - 19:00


Le Chercheur en Potions prend touuut son temps pour répondre. Mais il finit par approcher, tasse de thé au point. Le cliché de l’aristocrate britannique, sérieux, faudrait en faire une peluche et l’offrir aux touristes. Cela marcherait du tonnerre. J’devrais souffler l’idée à Waddiwasi, tiens. Ou alors j’en fais juste une poupée vaudou… Pas encore déterminée.

En guise de salut, il se contenta de m’interroger sur la forme de mon patronus. Sur le coup, je comprenais pas le rapport avec la choucroute, c’est qu’après quelques secondes que je me rappelais que j’avais envoyé un patronus tout à l’heure. Oui, oui, faut suivre Lizzie. Il semblait bien parti et me proposait déjà à boire. Roulant les yeux d’un air dramatique, je lui répondis donc.

— J’sais pas. C’est cool les hérissons. En plus, c’est mignon mais ça pique. La peluche parfaite.
Mais celle-là, c'était pas pour les touristes. Juste pour moi. Pour me rappeler de l'épouvantard, et de Jane. C'était une drôle d'époque que celle-ci, où je craignais pour sa vie — qu'elle n'avait plus — et titubais face aux Mangemorts — que j'adulais à présent. On grandit, à cet âge là, plus qu'on me l'avait dit. Ou alors on me l'avait dit et j'ai pas écouté. Très possible aussi.

Je le suivis à l’intérieur de l’habitation, essayant d’intégrer un maximum d’éléments, mais j’sais pas. Tout glissait sur moi. Rien ne me paraissait suffisamment familier ou intéressant pour que je m’y accroche. Ils étaient où, les chaudrons ? Vite, vite !

— Pour le thé… pas vraiment. Tu serais du genre à y glisser une ou deux gouttes cheloues pour me rapetisser et me mettre dans un chaudron, à faire du bateau sur un bout de bois comme un gentil pirate en prison.


J’soufflais par le nez, attendant la suite. En tant que maître des lieux, il désirait sans doute guider la cérémonie, et je ne comptais pas me battre pour ce rôle. On saurait trouver cent façons de se chicaner avant que l'eau soit portée à ébullition de toute façon.
— Plus sérieusement, tu veux qu’on commence par quoi ?
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 4 Juin - 12:56


De l'eau dans son v(en)in - Finrod



Le secret, c’est le dosage. Et ce n’est très certainement pas l’ésotérique et mythique Asklepios avant lui qui dirait le contraire. Ils partageaient bien plus qu’un patronyme, avec cette compréhension mutuelle. Manquait plus que le caducée et l’envie d’aider son prochain. Le caducée, ça peut s’arranger. Pour le prochain, s’il pouvait s’arranger pour le laisser tranquille, ça serait préférable.
C’était une journée calme, où il avait laissé Ashton en charge du Chaudron, pendant qu’il s’adonnait à ses expériences dans son laboratoire de potions. Lieu plus ou moins réhabilité, plus ou moins clandestin, plus ou moins un héritage. Disons qu’il appréciait l’endroit, ça sentait les souvenirs d’enfance qui ne sont pas du tilleul, les gargouillis du ruisseau sont apaisants et surtout, il est seul. Complètement. Certes, à Thermidor, en compagnie de son épouse, il n’est pas vraiment dérangé dans ses recherches, mais ce n’est pas la même chose. Certes, à l’université d’Hambourg, on lui a concédé une chaise où s’asseoir, mais personne ne le prend au sérieux.

Là était le grand drame de sa vie actuel : Asclépius Apophis Underlinden, IIIe du nom, ayant pour cognomen Asinus, récemment nommé chercheur en potions pour ses travaux sur les poisons végétaux et sur la teinture des cheveux (qui a dit : remède à l’Amortentia ?), ramait comme un galérien pour ce qui était de se faire une place dans le milieu universitaire sorcier. Principalement parce qu’il sortait de nulle part et qu’il n’avait jamais songé à se faire des relations, tenir un carnet d’adresse. Ou simplement dire bonjour aux bonnes personnes. Non. Il passait la plupart de son temps au-dessus d’un chaudron, ou à rédiger le fruit de ses expériences, avant de lâcher le tout dans les boites aux lettres en espérant une publication. Parfois ça marchait, parfois on lui disait gentiment de publier à compte d’auteur. Mais la plupart du temps, on ne le prenait pas au sérieux.

C’était un peu décourageant, surtout qu’en ce moment, il avait l’impression de stagner dans ses recherches. Peut-être, finalement, s’était-il attaqué à quelque chose de trop compliqué pour lui ? Il lui manquait des bases dans pas mal de domaines, finalement. Faut dire qu’à Poudlard, il était plutôt l’archétype de l’élève médiocre. Et ça ne s’était pas arrangé par la suite, tout simplement parce que son seul intérêt n’a été et ne sera toujours que les potions.

Au-dessus d’un chaudron fumant duquel émanait une fumée colorée, il humait des sons à lui-même, tandis que Xenia, son cobra cracheur d’acide faisait la sieste au soleil. L’avantage du coin, aussi, c’est qu’elle avait de quoi chasser le mulot ou autres petits animaux. Sa présence avait le don de le mettre plus en confiance, bien que cela ne soit pas gagné.

Armé d’une cuillère en bois, le voici qui mélange sa préparation dans un sens particulier, puis l’inverse, avant de laisser reposer. Non loin, repose des sabliers de tailles différentes, pour des horaires différentes : il en retourne un, assez gros mais plutôt médium avant de se redresser et d’étirer toute sa hauteur d’épouvantail dans des craquements articulaires à faire verdir un squelette.
S’éloignant des chaudrons, il retire ses lunettes de protection, ses gants et son tablier, avant de les poser sur une chaise afin de se laver les mains. Et c’est alors qu’il songeait à potentiellement se faire un café ou à reprendre la rédaction de son étude sur les propriétés de la conservation de la pâte à brûlure dans le temps, qui traînait en feuilles de brouillon sur la petite table de bois au centre de la pièce, qu’on toqua chez lui.

Surpris, il s’essuie méticuleusement les mains, sans prendre la peine de se reganter afin de cacher son membre manquant : davantage curieux que prudent, il ouvre la porte, et sa face fatigué se met à esquisser des traits joyeux en voyant qui se tient sur son perron.

« - Finrod ? Il avait le sourire au bout des dents, tandis qu’il ouvrait davantage la porte pour laisser passer son grand visiteur. Je vous en prie, entrez : je vous sers un thé ? »

Avec ça, le voici qui fait demi-tour, direction la cuisine très sommaire qui ne contenait qu’un poêle et quelques ustensiles. Il remplit une casserole d’eau avant de la mettre à chauffer, tout en se demandant, un bref instant, s’il avait des végétaux autres que des ingrédients de potion dans ses placards.



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Chaudrons égotiques - Lizzie



Après un rapide tour visuel et quelques vérifications sommaires concernant ses préparations (assez sommaires aujourd’hui, puisqu’il n’avait que deux chaudrons sur le feu, dont un qui devait encore mijoter un long moment), il en conclut qu’il lui restait suffisamment de place pour accueillir sa… Compagnie ?

Reprenant une gorgée de sa boisson, il se contenta d’un « mm mmh », supposément intéressé sur le sujet du hérisson. Disons qu’il ne s’était pas attendu à ce que le patronus de Lizzie soit une bestiole aussi mignonne. Quoique c’est aussi porteur de tout un tas de maladies. Et comme elle le fait très justement remarquée, ça pique. Quelle clairvoyance. Surtout que ça enchaîne sur ses supposées prédispositions à empoisonner ses invités… Le voici qui pouffe délicatement de rire en la regardant, ne cherchant pas même à nier.

« - Un pirate en prison ? Bel oxymore. Il a les yeux qui brillent, c’est bon signe. Je suis allé écouter Der fliegende Holländer à Vienne, la semaine dernière. Et bah je te le déconseille. Léger haussement d’épaules. Je n’aime pas Wagner, trop allemand. Surtout qu’il a tout pris à Heine, sans crédits. »

Sujet délicat, s’il en est, même plusieurs siècles après.
De toute façon, il n’était pas certain que Lizzie soit amatrice d’opéra. Préjugé peut-être, mais elle n’en avait pas vraiment la dégaine, pas la tête du milieu. Elle ne sentait pas pareil. Pas comme lui, qui malgré les effluves de chaudron, continuait à porter sur lui l’odeur délicate et raffiné de son parfum favoris.

Reprenant tranquillement un peu de son thé, et observant son invité derrière ses verres fumés, l’envie de lancer un petit « pourquoi ? Tu es pressée ? » en guise de réponse le chatouilla. Mais comme il se sentait bonne âme aujourd’hui, il se contenta de répondre avec sincérité.
Sans penser à mal, promis. Mais son honnêteté ressortait souvent de façon passive-agressive. Habitude ?

« - Eh bien, j’étais en train de travailler sur mes projets de poisons, mais je crains que nos compétences en la matière ne soient pas équivalentes, et qu’ainsi, tu ne puisses me prêter assistance. Et c’était vraiment malheureux, car admettre tout cela sur le ton du soupire, lui coûtait quelques miettes d’ego. Par contre, je voulais te demander quelque chose. Vous vendez deux types de fioles à Barjow & Beurk, mais le procédé de conservation est le même, pour l’un ou l’autre. Reposer la tasse dans l’évier avant d’hausser les épaules. Et puis, les fioles ne sont pas étiquetées, justement, en parlant conservation. Vous leur dites quoi aux novices et aux curieux ? Merci de ne pas ingérer si jamais ça change de couleur ? »

Lui ? S’avancer pour donner des conseils sur la façon de tenir une boutique qui n’était pas la sienne ? Rabaisser le travail de Maîtresse des Potions de sa plus ou moins collègue universitaire de l’Allée des Embrumes ? Garder pour lui le fait que ses compétences, suite à la parution de son dernier ouvrage, allaient bien au-delà des siennes ? Autant d’hypocrisie pour aussi peu de chair ? Mais ce n’était pas du tout son genre, voyons !
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Finrod Elensar, Ven 22 Juin - 8:56


Un léger vent se leva, faisant virevolter quelques feuilles tombées par-ci par-là. Attendant qu'on lui ouvre la porte, le sorcier observait l'endroit qui n'était pas pour lui déplaire. Même si, pour rien au monde, il échangerait l'habitation qu'il comptait bien remplir petit à petit de créatures magiques plus ou moins insolites.

La porte s'ouvrit et ce fut le propriétaire des lieux qui se montra. Peu habituel, la plupart du temps, le poste de porter était pour les elfes de maison. Mais Asclépius avait parfois cette habitude de toujours aller à l'encontre des sociales, ce qui n'était pas pour déplaire au presque géant.

- BonjourRépondit Finrod à son prénom en passant le pas de sa porte accompagnée de son serpent qui siffla pour saluer le sorcier. "Oui, avec plaisir, merci."

Comme à son habitude, l'ancien Serpentard ne pouvait s'empêcher de scruter l'intérieur de la demeure, il se savait en sécurité entre ses murs mais son instinct prenait le dessus et crée une sorte de carte cognitive de l'endroit dans son cerveau avec les informations qu'il pouvait récolter.

- Vous devez être bien ici, à profiter du calme. Loin des préoccupations de la ville, c'est agréable de temps en temps.

Le sorcier suivit son hôte dans la cuisine afin de ne pas rester seul. Continuant d'observer cette demeure plutôt atypique.

- Je ne vous ai pas dérangé j'espère. Une remarque qui n'avait pas lieu d'être lorsqu'on connaissait le lien particulier qui unissait les deux hommes tout aussi particulier.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Lizzie Bennet, Sam 23 Juin - 22:46


Voilà pourquoi je déteste Asclépius. Il a toujours besoin d’étaler sa culture comme de la confiture, et franchement, les tartines dégoulinent de façon tout à fait abusée. En moins de trente secondes, il a casé la reconnaissance d’une figure de style, trois mots allemands, et deux noms qui ne me disent strictement rien.

Sérieusement, c’est quoi son problème ? S’il aimait pas Wagner, il avait qu’à pas lui rendre visite. Tout comme il devrait pas m’inviter. Faut être clair avec les gens, stp. Pis je comprenais pas trop le rapport avec Haine, surtout que je lui avais jamais dit que c’était mon deuxième prénom.

Je l’écoutais se lancer des fleurs, et pas des coquelicots non, plutôt des roses bien fades. De celles qui peuvent transmettre une sporotrichose par les épines, alors j’espérais bien qu’il s’en chope une, au moins mentalement. Cela lui irait bien, et sans décès de préférence, parce que je compte bien le terminer moi-même.

Je me bouffe le foie à mains nues tandis qu’il continue sur sa lancée. Ah ouais, je peux pas l’aider en poisons car il est trop meilleur que moi. Mais vasy continue à ce rythme tu vas jamais finir la nuit vivant. Je grogne. Sa dernière question est plus intéressante, quoique le ton en lui-même m’horripile assez.

— Nous proposons deux types de fioles car historiquement, Barjow & Beurk a toujours eu une clientèle qui aimait les produits un peu ostentatoires. Donc non, le cristal sert principalement à faire joli. Par contre, depuis quelques mois, je récupère les fioles en verre chez des artisans souffleurs de verre, et j’ai observé que les potions se conservaient légèrement mieux dans ce contenant, donc je les ai privilégiées pour le renouvellement des stocks dans les rayons.

J’expirais un peu face à sa remarque. On allait vraiment partir sur un crêpage de chignon de cet ordre ?
— Quant à l’étiquetage, ma foi… La plupart des fioles sont étiquetées, maintenant. J’ai eu une période où j’étais plus en mesure de le faire, mais avec le retour de la monophtalmie toussa toussa, bah je les étiquette à nouveau. Tu devrais passer plus souvent, tu verrais les petits changements. Maintenant, si t'arrêtais de me chercher des poux et qu'on devenait constructifs ? Y a un domaine en particulier qui t'intéresse ? Perso, j'ferais bien un truc en lien avec les rapports sexuels protégés... J'trouve que l'éventail de possibilités est quand même pas énorme actuellement et qu'il y a peu de communication dessus de la part du Ministère par rapport au nombre de parents jeunes voire très jeunes.

Allez, sois pas un gamin, essaie de voir plus loin que ton nez toujours pointé en l'air, tu me fatigues grave.
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 25 Juin - 21:04


De l'eau dans son v(en)in - Finrod



Un petit sourire, en réponse au sifflement du serpent de son grand ami. Xenia, qu’il discernait plus loin, toujours dans son coin de soleil près de la fenêtre, était occupée à dormir. Peut-être se réveillerait-elle plus tard, pour aller saluer leur invité. Ou non. Il ignorait si les deux serpents pourraient s’entendre. En toute honnêteté, son intérêt n’était pas trop porté sur les différentes espèces de créatures, magiques ou non, mais sur ce qu’il pouvait tirer de ces bestioles. Poiles, plumes, écailles, salive, venin. Et sur les animaux n’en ayant plus besoin : sang, os, dents, yeux, ongles, griffes et ainsi de suite.
Il ne le répétait jamais assez, mais l’important, c’était le dosage. Ne pas trop prendre, ne pas trop donner. Juste mesure.

Avec un sourire, il dénicha au fond de son placard une boîte de thé noir, très simple, probablement un cadeau. A l’odeur et conformément à l’étiquette, les feuilles étaient encore bonne. Tant mieux. S’il se souciait assez peu de ce qu’il pouvait bien mettre dans sa bouche, la plupart du temps, il n’en ferait pas autant avec Finrod. Disons qu’il estimait trop le bonhomme pour vouloir lui causer du tort, même involontairement.

En attendant que l’eau soit à bonne température, il se retourne, histoire de faire face à son invité, en toute politesse : « - Oui, agréable. Mais je vais assez peu en ville pour pouvoir pleinement en faire la différence. » Et il n’avait rien contre l’anonymat citadin. C’était rassurant. Vrai par contre qu’il passait la plupart de son temps entre les Alpes autrichiennes et ce coin-là, dans les alentours de Londres. Et Londres en elle-même, quand il avait à faire au Chaudron.
Mais qu’importe le lieu, ou l’endroit, ça lui passait généralement au-dessus des bouclettes, tant qu’il était en mesure de se concentrer sur ce qu’il avait à faire. Les potions, les potions, les potions, la cuisine pour Kohane histoire qu’elle mange au moins sainement de temps en temps, et le fouet pour ses employé.e.s. Rien de particulièrement éprouvant : il avait pris l’habitude.

La bouilloire siffle, et le voici qui remplit leurs tasses, laissant infuser les feuilles, en les posant sur la table. L’Elensar avait de la chance qu’il s’agisse de tasses propres et non de fioles inutilisées. Voire de la bouilloire en elle-même. Remarque, c’eut été comique.
Il s’assoit, tranquille, observant de temps à autre la belle à écailles accompagnant le grand brûlé, d’un air à la fois curieux et intéressé. Il se demande bien quelle peuvent être ses propriétés. Son poison, particulièrement. C'est qu'il avait une réputation d'universitaire, désormais.

« - Non, vous ne me dérangez pas. Renvoyer la politesse façon jeu de paume. Car jouer les apparences, ça l’amusait toujours. Pas vraiment. Heureux de vous voir ici. Les regards entre l’homme et son serpent étaient de plus insistants, jusqu’à ce qu’il se mette à cracher le morceau, le regard pétillant, et le sourire tout aussi extatique sous sa moustache blonde. Dites-moi, je ne vous ai jamais posé la question mais, quelles sont les propriétés du venin de votre serpent ? Oui, il avait oublié le nom, mais ce n’était pas important. Le venin, le venin, le venin ! Taïpan, c’est ça ? Comment se traduisent les blessures ? Vous avez pu constater sur des animaux ou sur des êtres humains les effets ? »

Sous la table, il avait la jambe qui battait la mesure de son enthousiasme. Allez, on oublie les formalités, les politesses d’usage, il y avait tout de même bien plus excitant et grisant en compagnie de son invité. Fin, de son serpent, surtout. Le bonhomme, il ne le connaissait pas encore assez pour ça, et les barrières, c’est plus rassurant.
Mais s’il pouvait en apprendre plus sur cette créature, il était tout ouïe !



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Bras croisés, posture d’écoute, un petit « mmh », histoire de montrer qu’il suit et que Bennet ne parle pas dans le vide. Et qu’il n’avait rien à redire, surtout. Il avait eu sa réponse : le cristal, c’est pour les matérialistes égocentrés à la Peter et le verre, pour ceux qui en avaient véritablement l’utilité. Il a l’air songeur, quelques instants, le regard dans le vague fixant un point sur le front de son interlocutrice. Ça avait l’air intéressant comme tuyau, ça, de se fournir directement auprès des fournisseurs de verre. Lui qui avait envie de visiter Venise, en plus, c’était parfait. Faudrait qu’il le note, pour ne pas oublier. Mais généralement, ses côtés maniaques et angoissés lui permettent de laisser passer assez peu de choses. Une véritable éponge, sans imperméabilité.

Et avec ça, il reste attentif, assez sérieux, même. Faut dire, elle a réussi à capter son attention. Pas bien difficile, étant donné qu’elle lui parle potions. Ses problèmes de vue, il s’en carre quelque peu, histoire de rester poli. S’il devait se tenir au courant de la vie trépidante de ses contemporains… Il n’en aurait pas fini. Par contre, que lesdits contemporains daignent partager avec lui les quelques ressources intéressantes dont ils disposent, là, il n’allait pas refuser.
Toujours le regard dans ce vague indéfini, il se mordille la lèvre inférieure, songeur, tandis que sa main gantée vient par réflexe tirer la peau élastique de son cou. La tourner, dans un sens puis dans l’autre, réfléchissant ainsi en s’occupant la main, occultant plus ou moins volontairement la phrase en gras dans le discours. Pas le temps, pas d’intérêt, surtout. Et il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle lui faisait un rappel à l’ordre, la Bennet. A ce qu’il sache, il n’avait pas de poux. Les seuls parasites présents en ces lieux, c’était ses angoisses. Et y avait pas de shampoing pour ça.

Un autre « mmh », tandis qu’il a toujours le regard qui phase, les pensées qui ont une voix haute, mais l’être-là qui rame un peu derrière des acquis que l’on n’a pas. Pas tous la même éducation, pas tous la même sensibilisation, pas tous les mêmes perceptions : « - J’ai commencé une thèse pour l’université de Vienne sur les poisons et antidotes. Couvrir un éventail de possibilité plus large et plus amusant, avec les plantes, les minéraux, les animaux. Lâcher la lèvre, mais pas la peau. Et aussi, classifier les potions connues selon leur durée de consommation. Alors, si tu as des étiquettes désormais, je passerai faire un tour. Toujours un lien très particulier avec la pourriture, lâcher la peau désormais rouge sur fond blanc ou brun selon l’emplacement des grains de beauté. Par contre, j’ai du mal à voir la pertinence de ton truc. C’est à chacun de se responsabiliser dans le domaine. Et s’ils ne veulent pas d’enfants, ils n’ont qu’à pas se reproduire : c'est pas à l'Etat de faire dans l'assistanat pour irresponsables. Question de bon sens. Hausser les épaules : c’était vraiment pas un truc important, effectivement. C’eut été plus intéressant de se pencher du côté de l’avortement, histoire de régler les problèmes des grossesses non désirées. Mais je n’ai pas trouvé de travaux utilisables là-dessus. Les moldus ont souvent eut tendance à brûler les documentations des sorcières, en plus des sorcières pratiquant cela. Parce qu’apparemment, la vie d’un tas de chair malformé est importante, quelque chose du genre. Donc si tu as de la documentation, je suis preneur. »

Sait-on jamais : peut-être bien que cette rencontre pourrait finalement s’avérer plus intéressante que prévue ?
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 28 Juin - 20:08


Il écoute, d'abord. Sans trop de jugement, où plutot un jugement positif, ce qui semble plus improbable encore. En ayant terminé, j'attends. Le silence nous engloutit bientôt. Et sans trop connaitre les raisons fondamentales de notre rancoeur, de notre haine reciproque, on reste là, tous les deux, à voir qui le premier saura arracher le coeur de l'autre, en ronger la chair jusqu'à l'os. Tout n'est que lutte d'orgueil, tant et si bien que convenir d'un sujet expérimental est de l'ordre du calvaire.

Pourtant, si l'on prenait le temps, on pourrait sans doute grandir plus vite. S'apprendre l'un à l'autre où trouver les meilleurs ingrédients, comment favoriser la conservation des contenus et contenants, etc etc. On préfère de loin s'écharper comme des moins que rien. Notre vie pourrait en dépendre que je resterais face à lui, pleine de méfiance, le regard des chiens de faillance. Nous sommes deux frères implacables et ne renoncerons à rien pour en découdre, dussions nous nous attirer les foudres de nos proches, du ciel, et de Jupiter en personne.

Je m'éloigne un instant de ses ondes mauvaises, de sa malveillance palpable. Mon pas semble s'alourdir dans la moiteur de ces lieux. Ou peut-être est-ce moi qui suis moite et tendue par ces circonstances. Je suis persuadée qu'au premier mot de travers ou autre Gérard, le dérapage nous attend, et qu'alors il sera impossible de nous arrêter. La promesse d'une chute endiablée.

Il parle, enfin. Mon poil se hérisse et mes insultes accourent, comme un fleuve indomptable, un tsunami derrière la langue. Une thèse ? Est-ce vraiment le format adapté aux recherches en potions ? N'est-ce pas un support si élitiste qu'il garantit de ne jamais se diffuser parmi les étudiants ? Je me retiens, contiens cette médisance, attendant au moins qu'il ait fini. Dire que nos vues sont éloignées est un euphémisme.

Il peint tout de noir quand j'ai envie de lui rappeler que tout sexe ne vise pas spécialement la reproduction, alors forcément on peut chercher les moyens d'avoir l'un sans l'autre, histoire d'éviter de créer des générations de mioches mal-aimés. En revanche, quand on sait ce qu'on veut, on peut aussi en tirer deux marmots qui t'apportent plus de joie et de reconnaissance que la plupart des éléments terrestres même réunis. J'aurais aimé savoir plus tôt que je les aimais.

Plus exactement même, j'ai envie de lui dire qu'il se trompe ; tout autour de nous est du sexe, hormi le sexe, qui est pouvoir et domination. Parce que bon, la complicité dans les rapports, c'est bon pour les adolescents ; au delà, c'est une simple lutte pour définir qui autorise qui à ressentir du plaisir. Avec un sale apriori patriarcal au milieu, bien sûr, mais ça chaton, j'y travaille. Tu peux pas comprendre ; les mecs ne voient que ce qui les concernent directement. Bref bref, on s'éloigne du sujet.

- L'avortement c'est cool comme sujet. J'ai pas vraiment de documentation là dessus, mais j'tends à penser qu'au fond, on cherche juste à faire un poison assez fort pour que le parent perde la chose, mais assez bégnin pour que l'adulte y survive ? Et ça, c'est carrément ton rayon. Non je dis pas ça pour brosser le chien dans le sens du poil, j'suis juste en train de penser à voix haute. Pourquoi les poisons, à l'origine ?
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] Ruisseau aux étoiles

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 28 Juin - 22:30


Chaudrons égotiques - Lizzie



Encore plus surprenant, ils semblent être d’accord, tous les deux, sur un sujet de discussion, un sujet d’étude. Toujours amusant de constater qu’ils se crêpent le chignon, alors que l’un et l’autre, ne sont pas dans les mêmes domaines d’étude. Parfois, très éloignés : la preuve, il avait lu le manuel dit fantaisiste de Lizzie et n’avait rien compris à tous ses travaux sur la contraception. Alors discuter composants derrière, ça s’avérait ardu. Et il doutait qu’elle soit suffisamment calée dans le domaine des poisons ou antidotes, pour que ses remarques soient véritablement pertinentes.
Pourtant…
Elle a, des remarques pertinentes.

Fa, il semble presque surpris qu’elle s’adresse ainsi à lui. Il paraît alors moins crispé, semble mieux considérer son environnement. Ou du moins, la personne en face, comme s’il remarquait sincèrement sa présence.
Mais la question surprend, et il a les sourcils songeur, tandis qu’il se lisse la moustache du pouce et de l’index toujours présent :

« - Je n’avais pas vu les choses sous cet angle… Peut-être avec une injection in-vitro. Une piste comme une autre, mais son air perdu témoignait clairement d’un fait : il n’y connaissait strictement rien sur le sujet. Et avait l’honnêteté intellectuelle de l’admettre. Peut-être pourrions-nous en parler aux médicomages de Ste Mangouste, ou ailleurs. C’était le plus logique, étant donné que Lizzie n’avait pas de documentation non plus sur le sujet. Moldus, probable. A noter le « nous », qui témoignerait presque, peut-être, d’un effort de vivre-ensemble, tandis que ses épaules semblent se détendre. Pas le regard, qui demeure ailleurs, pas concerné. Les poisons et leurs antidotes ? Pour la juste-mesure des dosages. Cette oscillation entre création et destruction. Le contrôle. C'est sous-entendu, mais audible. »

Hausser légèrement les épaules, avant de remonter ses manches, laissant ses gants, mais mettant à nue sa peau blafarde et maladive. Des veines, de l’encre, des hématomes avec traces de piqûre, et de l’encre invisible pour ceux n’étant pas Justes, donc pas Lizzie, tandis qu’il feuillette son carnet de notes, réfléchissant là encore, à voix haute. Mais cette fois-ci, en compagnie d’une… Consœur ? Très étrange, comme sonorité.

« - Et parce qu’on n’a pas toujours l’occasion de discuter avec ses matériaux de recherche. Vrai que le Fourchelang, ça aide. Mais en attendant de créer, j’aimerais en finir avec ce répertoire de péremption. Les manuels ont tendance à diverger, mais il serait tout de même préférable d’avoir quelque chose de clair. Peut-être auprès des services de santé du Ministère ? Marmonner, tandis qu’on continue sa recherche. Passer à Ste Mangouste, oui. Voir pour que ça ne s’étende pas hors de l’utérus. Peut-être une membrane, avant, tapisser pour empêcher la diffusion du potion. Application, mmh »
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